Théorie et Méthodes de Sondage
Théorie et Méthodes de Sondage
1
CONTENTS 2
5 Le tirage systématique 35
5.1 Cadre d’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
5.1.1 Définition: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
5.1.2 Aspect Probabiliste de la méthode: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
5.2 Estimation de la moyenne dans un sondage à grappe systématique . . . . . . . . . . . . . . . 37
5.3 Estimation de la variance de y sys . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
5.3.1 Prise en compte des variances successives: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
5.3.2 Utilisation de la formule du tirage aléatoire simple en lieu et simple du tirage systématique 38
5.3.3 Conséquence de l’ordre des individus dans la base: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.3.4 Population à trend linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.3.5 Population à variabilité périodique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.4 Choix du nombre de grappes (k) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.4.1 Cas de listage circulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.4.2 Utilisation d’intervalle fractionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
CONTENTS 3
1.1.4
FF
1
1.1.2
1.1.3
5
CHAPTER 1. GENERALITE SUR LA THEORIE DE SONDAGE 6
En général, étudier une population consiste à vouloir déterminer la valeur d’une ou de plusieurs carac-
téristiques quantitatives de cette dernière.
Enquête
On appelle enquête ou sondage l’opération qui consiste à observer une partie de la population
totale. C’est une opération légère par rapport au recensement mais aussi moins coûteuse. Le
sondage permet de fournir des informations complémentaires au recensement
. Il est fondé sur la loi des grands nombres. Ce qui constitue une limite car il faut enquêter un nombre
d’individus suffisamment grand.
Chaque banque détient un fichier qui répertorie l’ensemble des personnes qui détiennent
au moins un compte chez elle; ce fichier peut être considéré comme une base de sondage
pour la population des clients de la banque.
Dans une étude, on ne dispose pas toujours une base de sondage. Par exemple, si on désire mener une
étude sur la population des sans-abris présents au Sénégal pour une période donnée, il n’y a aucun moyen de
retrouver une base de sondage pour cette population.
Une bonne base de sondage de la population doit avoir une correspondance avec la grande population ;
C’est-à-dire pour chaque individu de la population, il existe un et un seul numéro qui lui correspond.
Un échantillon est un sous ensemble de la population. Pour une enquête par sondage l’échantillon doit être
représentatif c’est-à-dire que la répartition de certaines catégories de variables est similaire à celle de ces
catégories dans la population. Par exemple, si la population est constituée de 35% des femmes, on doit
retrouver un pourcentage similaire dans l’échantillon. En résumé, l’échantillon, pour être représentatif, doit
être un modèle réduit de la population. Un sondage doit toujours se baser sur un bon échantillon.
CHAPTER 1. GENERALITE SUR LA THEORIE DE SONDAGE 7
Il existe principalement deux méthodes de sondages: les méthodes probabilistes ou aléatoires et les méthodes
empiriques.
Les méthodes de sondages aléatoires nécessitent la disponibilité d’une base de sondage pour le prélèvement
de l’échantillon. Les résultats issues de sondage peuvent être extrapolés sur l’ensemble de la population.
Quant aux méthodes empiriques, elles ne nécessitent pas une base de sondage et les résultats ne peuvent être
extrapolés sur l’ensemble de la population car contrairement aux méthodes probabilistes le prélèvement de
l’échantillon ne suit pas une procédure aléatoire.
8
CHAPTER 2. LES DIFFÉRENTES MÉTHODES DE SONDAGE 9
• La donnée de l’ensemble S de tous les échantillon qui est a priori possible de sélectionner avec la
méthode de tirage.
• La probabilité pour chaque échantillon d’être sélectionné: cette probabilité est notée p(s) et est
appelé
X probabilité de sélection de l’échantillon. La probabilité p(s) est strictement positive et
P(S) = 1
s∈S
Pour avoir ainsi, il faut nécessairement disposer une base de sondage complète (base dans laquelle toutes
les unités y sont) de sorte que chaque individu ait une probabilité d’être tiré. Le plan de sondage permet
de calculer pour chaque individu la probabilité pour qu’il fasse partie de l’échantillon, cette probabilité est
appelée probabilité d’inclusion de l’individu. Après avoir
Xdéfinit la plan de sondage, on calcule la probabilité
d’inclusion de l’individu I par la formule P(i ∈ S) = P (s): c’est la somme des probabilités de tous les
i∈s
échantillons contenant l’individu. Si tous les individus de la population ont la même probabilité, on parle
de sondage aléatoire à probabilité égale. Par contre, si la probabilité d’inclusion diffère d’un individu à un
autre, on parle de sondage aléatoire de probabilité inégale.
Dans la catégorie des méthodes aléatoires on distingue:
• le sondage aléatoire simple
• le sondage stratifié
• le sondage par grappe
Methode de quotas
Ces quotas doivent être fixés sur la base de statistiques fiables et disponibles. Les variables de quotas
les plus utilisées sont:
• Pour un échantillon d’individu on a le sexe l’âge, la région et les caractères socioprofessionnels
du chef de ménage.
l
’erreur total = erreur d’échantillonnage + erreur de couverture + erreur de mesure + erreur de non
réponses
2.4.3 L’échantillonnage
C’est l’étape où l’on choisit les unités à enquêter. Il existe plusieurs algorithme pour le tirage de l’échantillon.
Tout dépend du plan de sondage
3.1 Définition
Définition
Le SAS est la méthode de base des sondages probabiliste. Il est très peut utiliser dans la pratique
mais constitue un point de départ pour la maîtrise des autres méthodes d’aléatoire de sondage. C’est
un sondage à un seul degré où l’unité échantillonné coïncide avec l’unité d’observation. Pour cette
méthode tous les unités ont la même probabilité d’être tiré. Dans le mode de tirage on distingue deux
cas:
Le tirage des unités se faite avec remise, On parle de probabilité égale avec remise (PEAR)
Le tirage se fait sans remise, on parle de probabilité égale sans remise(PESR).
Dans le première cas un individu peut être tiré deux fois et dans le second cas on obtient un échantillon
sans répétition
13
CHAPTER 3. LE SONDAGE ALÉATOIRE SIMPLE 14
3.2 Notation
Dans la suite du cours on adoptera les notations suivantes:
n
1 X
Y = Yi :la moyenne de la variable d’intérêt Y dans la population.
N i=1
n
1 X
σY2 = (Yi − Y )2 : La variance ou la dispersion de Y dans la population
N i=
N : la taille de la population
TY = N Y : le total Y dans la population
n
2 1 X
SY = (Yi − Y )2 : la variance corrige ou la quasi-variance
N − 1 i=1
N
SY2 = σ2
N −1 Y
Ces valeurs dépendent de l’échantillon tirés. Ce sont donc des variables aléatoires.
Le rapport n/N = f est le taux de sondage.
1 − πi = p(i 6∈ S)
= (N − 1)/N × (N − 1)/N × . . . (N − 1)/N
n
= [(N − 1)/N ]
1 − πi = P (i 6∈ S)
= (N − 1)/N × (N − 2)/(N − 1) × (N − 3)/(N − 2) × · · · × (N − n)/(N − n − 1)
1 − πi = (N − n)/N
2. Calculer π1 , π2 et π3
3. Calculer π12 et π23
4. Quel est le π-estimateur de Y (on notera Y1 , Y2 et Y3 les valeurs respectives de la
variable Y)
3.4.2 La variance de Y
n
!
1X
V ar(y) = V ar yj
n i=1
n
1 X
= [V ar(yj )]
n2 i=1
N
1 X 2
V ar(yj ) = Yi − Y = σ 2
N i=1
σ2
1
Pn
Alors V ar(y) = n2 i=1 σ2 = n
CHAPTER 3. LE SONDAGE ALÉATOIRE SIMPLE 16
La variance de y ne dépend pas de la taille de la population N . Comme y est sans biais, l’erreur totale est
2
égale à la variance σn .
La variance est inconnue, on peut cependant l’estimer à partir de l’échantillon pour avoir une idée de la
précision de l’estimateur.
s2 1
Pn
Vb (y) = n , où S 2 = (n−1 j=1 (yj − y)2 est E.S.B de σ 2
1
Pn
Montrons que s2 = n−1 i=1 (yi − y)2 est un estimateur sans biais de σy2
Comme σy est inconnue, on l’estime par s2 et donc un intervalle de confiance au niveau α de l’estimateur
de la moyenne y est:
√ √
IC(y) = y − z1− α2 s/ n; y + z1− α2 s/ n
avec z1− α2 est la quantité d’ordre (1 − α2 ) de la loi normale centrée réduite N (0, 1)
Y ) = E(N y) = N E(Y ) =
En effet on E(Tc yi .
i=1
Donc la moyenne de l’echantillon multipliée par la taille N de la population est l’estimateur sans biais du
total de Y dans la population
Ici les yj ne sont pas indépendantes car le tirage est sans remise
V (y) = E(y − E(y))2
(
1 si i∈ s n
Soit εi P (εi ) = πi = N
0 sinon
n n
∆kk = V ar(1k (S)) = N 1− N = f (1 − f )
n(n−1) n n f (1−f )
∆kl = cov(1k (S), 1l (S)) = N (N −1) − N N = − N −1
n N
1
X 1X 1
PN
y= n yi = Yi εi et Y = n i=1 Y εi Ainsi
i=1
n i=1
N N
!2
2 1X 1X
y−Y = Yi εi − Y εi
n i=1 n i=1
N
!2
1 X
= 2 (Yi − Y )εi
n i=1
N
1 X X
= 2 (Yi − Y )2 ε2i + (Yi − Y )(Yj − Y )εi εj
n i=1 i,j
N
1 X X
E(y − Y )2 = 2 (Yi − Y )2 E(εi ) + (Yi − Y )(Yj − Y )E(εi εj )
n i=1 i,j
or
n
E(i ) = P (i ∈ s) =
N
n(n − 1)
E(εi εj ) = P (i et j ∈ s) = d’autre part
N (N − 1)
X n
X
(Yi − Y )(Yj − Y ) = − (yi − Y )2
i,j i=1
"N n
#
1 X n n(n − 1) X
V (y) = 2 (Yi − Y )2 − (yi − Y )2
n i=1 N N (N − 1) i=1
n
N −n X
= (yi − Y )2
nN (N − 1) i=1
s2
=(1 − f )
n
On en déduit ainsi les intervalles de confiances pour le total et la moyenne au seuil de α%
q q
s 2 s 2
IC(Y ) = y − U1− α2 (1 − f ) n ; y + U1− α2 (1 − f ) n
CHAPTER 3. LE SONDAGE ALÉATOIRE SIMPLE 18
On donne N = 4
i 1 2 3 3
Y 11 10 8 11
1. Déterminer la distribution de Y
2. Calculer E(Y ), var(Y ) et SY2
3. On considère un échantillon n = 2 sans remise à probabilité égale
s2
V ar(y2 ) =(1 − f ) −
n
N − n σ2
=
N −1 n
N −n
= V ar(y1 )
N −1
• Si n > 1, alors V (y2 ) < V (y1 ) Le tirage sans remise est meilleur que le tirage avec remise.
(N −n)
• Lorsque n est très petit devant N , (N −1) ≈ 1, dans ces conditions les deux tirages sont peu près pareils.
La variance dépend beaucoup plus de n que de N . Ainsi, un échantillon de taille 1000 sera pratiquement
aussi performant pour étudier une variable dans une population de taille 100.000 ( 1 − f ≈ 0, 99 ) que dans
une population de taille ( 1.000.000) : (1 − f = 0, 999) 1 − f est appelé coefficient de correction finie ou
coefficient d’exhaustivité
De manière générale Y peu représenter ou pas le fait de posséder une certaine caractéristique. La
proportion p à estimer le nombre d’individus présentant la caractéristique sur la population totale:
PN
p = N1 i=1 Yi
or
n
1 X
s2y = (yi − pb1 )
n − 1 i=1
" n #
n 1X
= (yi − pb1 )
n − 1 n i=1
pb1 (1 − pb1 )
=
n−1
L’intervalle de confiance pour la proportion à estimer est:
" r #
pb1 (1−p 1)
IC(p1 ) = pb1 ± µ1−α/2
c
n−1
ce qui donne
" r #
IC(p2 ) = pb2 ± µ1−α/2 (1 − f ) pb2 (1− p 2)
c
n−1
Plus la proportion à estimer est faible plus n est grand; si se fixe l’erreur relative a un niveau donné (10%).
Autrement dit si on a un seul échantillon de taille n on ne peut pas estimer plusieurs proportions avec la
même précision. Il devient donc difficile d’observer les individus rares au moyen d’enquête par sondage de
manière aléatoire simple. Quand n est grand T.L.C nous permet d’avoir :
√ pb − p
np →T CL N (0, 1
p(1 − p)
Si l’on cherche un intervalle de confiance à partir de cette formule, on aura
CHAPTER 3. LE SONDAGE ALÉATOIRE SIMPLE 20
√
p−p
P n √b ≤α =1−α
p(1−p)
√ p p √
p − p| ≤ α p(1 − p) = 1 − α or p(1 − p) ≤ 12 ⇐⇒ P p − p| ≤ α 21 ≥ 1 − α
P n|b n|b
L’intervalle de confiance de niveau 1 − α
h i
IC 1−α = Pb ± µ1− α2 × 2√1 n
On veut estimer le taux de couverture vaccinale des enfants de 12 à 23 mois avec une
erreur relative de 10% prés. Le taux estimé lors d’une enquête antérieure est de 40%.
La même moyenne de ménage est mn =6 personnes.
Les enfants de 12 à 23 mois représentent 4% de la population. Calculer la taille de
l’échantillon des ménages pour que l’estimation donne soit dans une marge d’erreur de
10% de la vraie proportion P avec un IC de 95%.
NB : l’expérience a montré que pour ce genre d’enquête le taux de non réponse est de
8%.
s2
Eα ≤ E0 =⇒ µ21−α/2 (1 − f ) ≤ E02
n
=⇒ nE02 ≥ µ21−α/2 (1 − f )s2
n
µ21−α/2 (1 − N )s
2
=⇒ n ≥
E02
N S 2 µ1−α/2
=⇒ n ≥
N E02 + S 2 µ1−α/2
CHAPTER 3. LE SONDAGE ALÉATOIRE SIMPLE 21
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
22
4SONDAGE PAR STRATIFICATION
23
CHAPTER 4. SONDAGE PAR STRATIFICATION 24
Interpretation
• - les strates auront les mêmes poids dans l’échantillon que dans la population, c’est-à-dire ∀h =
1, . . . , K, nnh = NNh
• - le taux de sondage est le même dans toutes les strates,
∀h = 1, . . . , K, nnh = NNh =⇒ N
nh
h
n
=N =⇒ fh = f ,
Ce sondage est aussi appelé sondage représentatif mais on préfère l’expression, « sondage auto-
pondéré » à cause du résultat suivant :
CHAPTER 4. SONDAGE PAR STRATIFICATION 26
PK PK Pnh PK N 1 Pnh
Désignons ys par y prop = h=1 NNh yh = h=1 NNh N1 j=1 yhj or Nh N
nh n =⇒ y prop = h=1 n N j=1 yhj
PK Pnh
y prop = n1 h=1 j=1 yhj
On constate l’extrême simplicité de cette somme. Bien que le sondage stratifié, il se dépouille comme un
recensement.
• Le gain par rapport au SAS est d’autant plus grand que la corrélation entre la variable d’intérêt et
la variable de contrôle est élevée. C’est la raison pour laquelle on cherchera toujours une variable de
contrôle fortement liée à la variable d’intérêt. Cependant, on n’est souvent pas libre dans le choix de
la variable de contrôle car tout simplement l’information n’est pas disponible. On est donc conduit à
retenir des critères de contrôle tels que le sexe, l’Age, la taille des unités économiques . . .
On cherchera donc à construire des strates avec des moyennes aussi hétérogènes que possibles entre les strates
(variance inter élevée) et des individus aussi homogènes que possible à l’intérieur de chaque strate (variance
intra faible).
Quoiqu’il en soit , en pratique, le gain est relativement faible et peut être obtenu moyennant une augmentation
de la taille de l’échantillon ( si cette augmentation est possible).
En effet
CHAPTER 4. SONDAGE PAR STRATIFICATION 27
K
X Nh 2 S2
V (yp ) = ( ) (1 − fn ) n
N nh
h=1
D’où le résultat
Si Nh est grand alors Sh2 ' σh2 donc
1 2 1
V (yp ) = n (1 − f )σintra ≤ n (1 − f )σ 2
1
Dans le cas d’un SAS, on a V (yp ) = n (1 − f )σ 2 donc
V (yp ) ≤ V (ys )
D’où l’allocation proportionnelle donne de meilleures précisions que le SAS.
Ce résultat est d’autant plus vrai que le variable des stratification (variable auxiliaire) est liée à la variable
d’intérêt. Il faut donc toujours stratifier selon une variable liée à la variable d’intérêt
Remarque
I
l est difficile d’approcher les fonctions de cout par strate. Il serait donc préférable de déterminer la taille
de l’échantillon à partir du budget disponible tout en faisant abstraction des Ch (Ch =constante= C).
La méthode Neymann n’est conseillée que si les Sh sont très différentes p entre elles. Elles n’est donc
pas adaptée à l’estimation d’une proportion car on aura Sh = ph (1 − ph ) , ce qui varie lorsque
ph ∈ [0, 1; 0, 9]
La méthode est par contre recommandée lorsque le critère de stratification est une mesure de la
taille de l’échantillon. Il faut par ailleurs noter que l’allocation optimale pour une variable Y ne
l’est pas forcément pour une variable Z. Ainsi, dans de telle situation, on cherchera un compromis,
c’est-à-dire un dénominateur commun aux variables et on fera notre stratification selon cette variable.
L’allocation de l’échantillon pour le calcul de la moyenne générale.
p1 = {i ∈ p/Xi ≤ x1 }
p2 = {i ∈ p/x1 ≤ Xi ≤ x2 }
ph = {i ∈ p/xh−1 ≤ Xi ≤ xh } . . .
pK = {i ∈ p/Xi > xk−1 }
Si xh est proche de xh−1 , la strate ph sera homogene au regard de la variable x et du coup, homogène
par rapport à y. La variable x sera donc choisi comme une mesure de la taille des unités d’échantillonnage
fortement corrélée à d’autres variables (souvent économiques). Par exemple, les entreprises seront classées
selon le nombre d’employés. Or, le nombre d’employés est fortement corrélé au chiffre d’affaire. Dans le cas
des ménages, ils sont classés selon le nombre d’adultes.
Répartition de Neymann
S 2 +(X −X ) S2 +(X −X
h h+1)
Neymann propose de choisir h de telle sorte que : h Shh h = h+1 Sh+1 Sur le plan théorique, la
question du choix des limites de strates est d’une importance très limitée. Car on a généralement pas de
grandes possibilités de choix entre plusieurs variables de contrôle. Les critères de contrôle seront généralement
de types qualitatifs définissant les domaines géographiques et /ou une répartition géographique.
• K≤n
n
• Il faut au moins 02 individus par strate pour estimer Sh2 =⇒ K ≤ 2
• Si la précision augmente avec le nombre de strate, le gain devient de plus en plus faible lorsque K
augmente, ce qui justifie qu’à partir d’un certain niveau, l’Investissement nécessaire a la construction
d’une strate supplémentaire devient supérieur au gain. Il faut noter que tout ceci s’applique lorsque la
stratification est faite pour gagner en précision.
Si les variables d’intérêt Y , Z et T sont liées à la variable de contrôle X, on prendra l’allocation optimale
pour l’estimation de la moyenne X et X.
• Les variables Y , Z et T sont qualitatives
Il s’agit donc d’estimer des proportions. En général, on fait recours à la répartition de Neymann dans le cas
de l’estimation des proportions.
Les variables Y , Z et T sont quantitatives et qualitatives;
On peut prendre la répartition optimale pour les variables quantitatives;
Examiner la précision de cet échantillon pour les variables qualitatives. Si la précision est bonne, on garde
l’échantillon ; Sinon, on augmente la taille de l’échantillon dans les strates où la variance est trop grande pour
atteindre le niveau de précision souhaité. On ramène ainsi par homothétie, l’échantillon à la taille désirée
pour l’ensemble des variables.
CHAPTER 4. SONDAGE PAR STRATIFICATION 30
i) Le recours à la programmation
On peut par exemple fixer pour chaque variable le niveau de précision souhaité.
V (ys ) ≤ t1 (1)
V (Zs ) ≤ t2 (2)
V (ts ) ≤ t3 (3)
( PK
M in h=1 nh
S/C(1), (2), (3)
Si le niveauPde précision est fixé pour chaque strate, on ressoude le programme dans les strates et on aura nh
K
donne n = h=1 nh
Si le niveau de précision est fixé au niveau global, on aura par exemple dans le cas d’une allocation propor-
tionnelle et pour une seule variable.
K
1 − f X Nh
V (Y prop ) = × Sh2
n N
h=1
K
1 − f X Nh
Kα2 V (Y prop ) = Kα2 × Sh2 ≤ E02
n N
h=1
PN
N h=1 Nh × Sh2
nprop = 2 P
E0 N
N2 K α
+ h=1 Nh × Sh2
P 2
N 2
N
h=1 h × Sh
nN ey = 2 P
E0 N
N2 K α
+ h=1 Nh × Sh2
√ PN 2 √
(Nh Sh Ch )
h=1
Nh ×Sh / Ch
si l’on dispose d’un cout Ch : nN ey (cout) = E0 2
PN
N 2 ( Kα ) + h=1 Nh ×Sh2
4.9.1 Exemple
On constate que la stratification a posteriori est à recommander lorsque nnh est très
diffèrent de NNh , autrement dit, la distribution de l’échantillon est très différente dans
la population.
E(y post ) = EE y post /n1 . . . nk
"K #
X Nh
=E × E y post /n1 . . . nk
N
h=1
"K #
X Nh
= yh
N
h=1
= E[Y ]
=Y
CHAPTER 4. SONDAGE PAR STRATIFICATION 32
La variance de y post
V (y post ) = E V (y post /nh ) + V E(y post /nh )
Or E(y post /nh ) = 0 et V E(y post /nh ) = 0
On a donc
K
X Sh2
V (y post /nh ) = (1 − fh )
nh
h=1
" K #
X Nh
=V × yh /nh
N
h=1
K 2
X Nh 1 1
= − Sh2
N nh Nh
h=1
or
PK Nh 1−f PK
D’où V (y post ) = EV (y post /nh ) = 1−f n−Nh
2
n h=1 N × Sh + n2 h=1 N × Sh2
Le premier terme est la V (y prop ) (cas d’une allocation proportionnelle). Le second terme, Nh est infiniment
petit de n toujours positive, d’où une stratification a priori est toujours meilleure qu’ne stratification a
posteriori. Cependant, une stratification a posteriori peut être de la stratification a priori lorsque la taille de
l’échantillon n est grand. y prop est meilleure que y2 surtout lorsque la distribution de la variable de contrôle
est déformée dans l’échantillon. Enfin, la post-stratification fait partie des méthodes de redressement de la
moyenne.
CHAPTER 4. SONDAGE PAR STRATIFICATION 33
La variable d’intérêt est le chiffre d’affaire moyen réalisé par un ensemble de 1060 en-
treprises. Celles-ci étant de tailles très différentes, on a constitue 5 strates en fonction
du nombre de salariés dans chaque entreprise:
Nombre de salariés 0à9 10 à 19 20 à 49 50 à 499 500 et +
Nombre d’entreprise 500 300 150 100 10
H 1 2 3 4 5
µ
ch 5 1 30 150 600
Sh2 1.5 4 8 100 2500
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
34
5Le tirage systématique
35
CHAPTER 5. LE TIRAGE SYSTÉMATIQUE 36
..
.
..
.
..
.
..
.
..
.
..
.
Ce tableau permet de voir que le tirage de l’échantillon de taille n équivaut au tirage d’une ligne du
tableau. Ici, l’unité d’échantillonnage n’est pas l’individu mais la ligne du tableau que l’on appelle grappe.
On a πi = k1 ∀ i ∈ P et πii0 =0 si i et i’ n’appartiennent pas à la même ligne.
Ainsi, on aura beaucoup d’échantillons qui seront éliminés ce qui n’est pas le cas du tirage aléatoire simple.
Remarque (choix des k): N ne se met pas toujours sous la forme nk+c avec 0 < c< k
Pk
T = 1
k iTL = Y est la moyenne par ligne.
1
Pk k 2 1 Pk Y 2
V (L) = k L=1 (TL − T ) = k L=1 (TL − k ) est la variance des totaux par ligne.
Soit l le nombre au hasard tiré entre 1 et k, tl le total de Y sur la ligne (l) obtenue.
Pk
On a: E (tl ) = k1 i TL = overlineT = Yk = N.Y k
k
y sys = N tl est un ESB de Y . Par ailleurs, on a:
k 2
k
Pk 2
V (y sys )= N 2 V (tl )= N 2 L=1 (TL − T ) . Nous avons donc:
k
Pk Y 2
V y sys = N2 L=1 (TL − k )
On observe cependant que cette formule ne permet aucune précision quant à la comparaison de y sys et de
y 2 . D’autre part, on ne sait pas qu’en augmentant la taille de l’échantillon n, on améliore la précision de
l’estimateur y sys .
m
1 X
V y sys = 2 V (y h )
m
h=1
m
1 X 2 Sh2
= 2 (1 − )
m 2k 2
h=1
m
1 X 1 Sh2
= (1 − ) d’où
m2 k 2
h=1
m
1 1 X Sh2
V y sys = 2 (1 − )
m k 2
h=1
Cependant, cet estimateur est légèrement biaisé vers une surestimation de la variance.
CHAPTER 5. LE TIRAGE SYSTÉMATIQUE 38
2
n Sh
Pn (k−1)(N +1)
1. y 2 = n1 j=1 yj ; V (y 2 ) = (1 − N) n ce qui implique V (y 2 ) = 12
k(n−1)
2. y sys = 1
n[ l + l + k + . . . . . . . . . · · · + l + (n − 1)k ] d0 où y sys =l + 2
l est le premier individu tiré. La valeur de y sys fluctue en fonction de l. Sa variabilité est d’amplitude
commune pour toutes les variables.
V y sys = V l + k(n−1)
2 = V (l)
Ainsi
2 Pn Pn Pn
V y sys = V (l)= k 12−1 car l ∈ [1, k] y s = h=1 y h NNh = 1 1
(1 − k1 ) Sh2
n h=1 yh .V (y s ) = n2 h=1
Donc Sh2 est la variance dans la strate h ∀ h, Sh2 est une constante, donc nous avons:
n
1 X 1
V (y s ) = 2
(1 − )Sh2
n k
h=1
1 1
= 1− Sh2
n k
1 k−1
V (y s ) = Sh2
n k
1
V (y s ) = V (k)
n
1 k2 − 1
=
n 12
En conclusion, on a : V (y 2 ) ≥ V y sys ≥ V (y s ) dans une tendance linéaire.
CHAPTER 5. LE TIRAGE SYSTÉMATIQUE 39
Soit α le premier nombre. Il est clair que si k est proche de la période, tous les individus
auront la même valeur de Y. Si k est proche de la demi-période et que le nombre α désigne
une valeur extrême, la situation est beaucoup plus favorable. Il est donc nécessaire de
faire un investissement au préalable. De façon générale, un échantillon dans le temps
nécessite un investissement préalable qui permettra de savoir s’il existe oui ou non une
variation périodique. Si oui, de déterminer la période.
K
1
2
N −2 3
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
41
6
SONDAGE PAR GRAPPE
42
7Sondage à probabilité inégale et sans
remise
7.1.2 Méthode 2:
Une seconde méthode s’inspire du tirage systématique. Les unités i = 1 à N sont de taille Xi et on veut un
échantillon de taille n. On forme les cumules successifs des nXi . la plage de taille nXi étant attribuée à
l’unité i. Exemple on suppose que n = 2 P
On tire un nombre aléatoire λ entre 1 et Xi = X. Dans ce cas, l’échantillon est constitué de λ, λ +
X, . . . ., λ + (n − 1)X
43
CHAPTER 7. SONDAGE À PROBABILITÉ INÉGALE ET SANS REMISE 44
1. Ou bien la population est d’effectif important, l’ordre initial est considéré comme acquis et les πii0 sont
ce qu’ils sont pratiquement impossible à calculer ;
2. Ou bien l’effectif de la population est très modeste auquel cas les N permutations peuvent être consid-
érées pour les calculs des πii0 .
R
P
emarque: En général Ple pas des tirages Xi = X est supérieur à l’amplitude de toutes les plages,
c’est-à-dire nX i P
< Xi = X. Un problème peut se poser lorsque certains Xi sont trop grand et
telle que nX i > Xi = X ; de telles unités sont forcément tirées, c’est-à-dire Pi = 1, voir plusieurs
fois, ce qui peut déranger dans une procédure de tirage sans rémise. Une solution pratique est alors
de constituer une strate de (grosse) unités qui seront retenu exhaustivement. Dans cette strate, il n’y
aura donc pas d’erreur d’échantillonnage, mais l’effectif ne doit pas être trop important de sorte que
dans les autres strates il y ait suffisamment d’unités.
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
45
8SONDAGE A PLUSIEURS DEGRES
46
CHAPTER 8. SONDAGE A PLUSIEURS DEGRES 47
8.1.2 Remarque
• Si la définition du sondage à plusieurs degrés s’inspire du sondage par grappe il faut tout de même noté
que les UP sont souvent plus grosses que les grappes. Ainsi un ménage peut être considéré comme une
grappe d’individus mais ne sera jamais retenu comme UP. En effet il convient de pouvoir tirer dans
chaque UP échantillon un échantillon assez grand d’US
• Le sondage à 2 degré présente un avantage non négligeable lorsque l’on ne dispose pas d’une base
de sondage des unités d’observation. En effet il suffit de disposer d’une base de sondage des unités
primaires (District de Recensement DR) quitte à constituer pour chaque unité primaire d’échantillon
une base de sondage des unités secondaires (ménages)
• On peut à priori imaginer toute sorte de procédure de tirage pour chaque degré . Cependant en pratique
on réalise souvent une stratification des unités primaire de façon à faire diminuer la part de variabilité
des estimateurs du au premier degré de tirage. Cette stratification étant réalisé on procèdera le plus
souvent de l’une des 2 façons suivantes.
Méthode1 : au premier degré on tire les UP avec probabilité égale et on pose f1 le taux de sondage au
premier degré. Au second degré on tire dans chaque UP échantillon un échantillon d’US à probabilité égale
au taux de sondage des (UP) et on pose f2i le taux de sondage dans (UP) . Un cas particulier est celui ou le
taux de sondage au second degré est indépendant des UP et est constant f2 =constante. Le taux de sondage
final des unités d’observation est donc f = f1 f2 . Ce cas particulier ce dépouille comme un recensement
c’est-à-dire l’estimateur de la moyenne est égale à la moyenne des échantillons.
Méthode2 : on tire au premier degré les unités primaires avec probabilité inégale le plus souvent propor-
tionnelle à la taille des UP et cette taille est exprimée en nombre d’US. Au second degré on tire dans chaque
échantillon d’UP un échantillon d’US à probabilité égale.
Un cas particulier est celui ou on tire les même nombre d’US dans chaque UP échantillon alors le sondage
va se dépouiller comme un recensement. La première méthode sera préférable à la seconde lorsque l’on ne
dispose pas d’information sur les unités primaires en particulier lorsque le nombre d’US par UP est inconnu
ce qui ne permet pas l’application de la seconde méthode. On préfèrera encore la première méthode lorsque
le premier degré est commun à plusieurs plans de sondage destinés à obtenir des échantillons. Par exemple
les exploitations agricoles ; les ménages etc. . .
Les modalités d’étude (estimation de la moyenne ; calculs de la variance etc. . . ) sont communes aux deux
méthodes. Cependant nous étudierons dans ce chapitre la première méthode ; la seconde méthode sera
étudiée au prochain chapitre.
• les UP ne doivent pas être trop dissemblable (une condition nécessaire mais pas suffisante est que les
UP doivent avoir les même US pour pouvoir se ressembler)
• on doit avoir une hétérogénéité autant que possible à l’intérieur de chaque UP
8.3.3 Estimation de Y
N
1 X
On a Y = Mi Y i
N ∗ M i=1
n
1 X
Yb = mj y j avec
M ∗ n j=1
mj
1 X
yj = ylj
mj i=1
y D2 = Y
b
n mj
1 X Mj X
= ylj y D2
N ∗ M j=1 mj l=1
n
1 X
= ybj
N ∗ M j=1
n
1 NX
= ∗ ybj y D2 est un ESB de Y car on a :
M n j=1
E(y D2 ) = E 1 E 2 (y D2 )
mj
n
" #
1 X Mj X
= E1[ ∗N E2 ylj ]
N ∗M j=1
mj
l=1
n
1 X
= E1 ∗N Yj
M ∗n j=1
n
N X
= ∗ Yj
M N j=1
n
1 X
= ∗ Yj = Y
M j=1
1
Pn 1
Pmj
En fonction des taux de sondage y D2 = f1 ∗M j=1 f2j l=1 ylj Dans le cas particulier ou f2j = cst = f2
1
Pn Pmj
y D2 = f1 ∗f2 ∗M j=1 l=1 ylj f2 ∗ f1 = f taux de sondage global
f2 ∗ f1 ∗ M : la taille de la population en US
Pour ce cas particulier le sondage à 2 degrés se dépouille comme un recensement et le nombre d’US
échantillon est une variable aléatoire qui ne sera pas comme avant l’échantillonnage.
8.3.4 la variance de y D2
V (y D2 )=V1 [E2 (y D2 )] + E1 [V2 (y D2 )] calculons terme par terme
n n
1 X N X
E2 (y D2 ) = N E2 (ybj ) = Yj
Mn 1
Mn 1
N2 n S21
V1 [E2 (y D2 )] = 1 −
M2 N n
CHAPTER 8. SONDAGE A PLUSIEURS DEGRES 50
n n n
N2 1 N2 1 N2 1 X mj S 2 2j
X X
2
V2 (y D2 )] = V 2 ( Y
b j ) = V 2 ( M Y
j j ) = M j 1 −
M 2 n2 1
M 2 n2 1
M 2 n2 1 Mj mj
N2 1
Pn 2 mi S 2 2i
E1 [V2 (y D2 )] = M 2 nN 1 Mi 1− M i mi on pourra ensuite simplifier le N au dénominateur
On obtient finalement 2
n S2 1 n
Pn 2 mi S 2i
V(y D2 )= M12 [N 2 1 − N
n +N 1 Mi 1− M i mi ]
Et pour le cas particulier
où f =cst=
2j 2 f 2 on a
Pn
V(y D2 )= + 1 Mi 2 1 − M mi
i
S 2i
mi ]
L’expression de la variance met en évidence la part de la variabilité dû à chaque degré de tirage. S 2 1 la
dispersion des totaux dans chaque UP est à concevoir assez forte est ce d’autant plus forte que les UP sont de
taille différente. On retrouve ainsi le résultat énoncé au niveau de l’introduction à savoir que l’effort fournit
en terme d’unité tiré devra surtout porter sur les UP
En comparant les variance des estimateurs consécutifs au sondage à deux degré ; tirage stratifié et au
tirage en grappe on constate que:
1. le sondage stratifié est un sondage à deux degré mais exhaustif au premier degré (UP =strate et n=N)
2. le sondage en grappe est un sondage à deux degré mais exhaustif au second degré
(US=unités d’observation et mi )
V2 (y D2 ) dépend de tous le mi ce qui veut dire que les mi doivent etre connue à priori
2. L’estimateur de S 2 1 obtenu par differencec peut prendre des valeurs négatives ce qui car est gênant car
S 2 1 est positive
3. Le calcul de l’erreur n’est pas un fin en soit il doit viser à améliorer les enquêtes futures qui exige
d’estimer les deux termes de ce V(y D2 ) afin de juger de leur poids respectifs
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
51
9SONDAGE AVEC PROBABILITE PRO-
PORTIONNELLE A LA TAILLE
9.1 Introduction:
On a jusqu’à présent étudié des sondages ou les unités d’échantillonnage ont toutes la même probabilité d’être
tiré et ceux principalement dans 2 cas :
1. Une unité «en vaut» bien une autre il n’y a aucune raison à priori de privilégier une par rapport à une
autre dans le tirage. C’est le cas notamment des personnes individuelles, des ménages. . .
2. Ou bien on prétend que les unités ne sont pas régulièrement substituables entre elles. Qu’il y a lieu d’en
privilégier certaines, mais on en dispose d’aucune information permettant d’effectuer ce genre de tirage.
C’est le cas des grappes de tailles inégales, d’UP de tailles différentes, d’exploitation agricole de tailles
inégales. Plaçons-nous dans ce cas ou les unités sont de tailles résolument et nettement différentes. Une
première façon d’en prélever un échantillon à probabilité inégale est de stratifier les unités suivant leur
taille (Grosse, moyenne, petite. . . ) puis de retenir dans chaque strate un taux de sondage différent. On
utilise ainsi de façon assez sommaire l’information supplémentaire que représente la taille des unités.
Le sondage à probabilité inégale consiste à utiliser de façon beaucoup plus fine cette connaissance et
réponde de façon plus intuitive qu’une unité à plus de chance d’appartenir à l’échantillon qu’une autre.
De façon générale on essayera d’attribuer à chaque unité une probabilité d’inclusion proportionnelle à la
taille. Cela peut ne pas être possible tout le temps, souvent même impossible.
52
CHAPTER 9. SONDAGE AVEC PROBABILITE PROPORTIONNELLE A LA TAILLE 53
1. Si l’unité j est obtenu au premier tirage et le tirage est «avec remise», le second tirage se présente en
terme de probabilité comme le premier et il en est tout à fait différent ;
2. Si l’unité j est tiré au premier tirage et le tirage est « sans remise », le second tirage se présente
en terme différent de probabilité. En effet, la nouvelle population comporte N − 1 individus pour ,
i = 1 à N et i 6= j. L’individu i qui dans la population total avait un poids Pi se retrouve avec un
Pi
poids 1−P j
. Dans ce cas le tirage d’une nouvelle unité modifie le schéma probabiliste d’une façon que
le statisticien ne peut pas contrôler. C’est la difficulté de l’étude d’un sondage à probabilité
inégale sans remise. Nous disons probabilité inégale et non probabilité proportionnelle à la taille
(PPT) car à ce niveau le statisticien (ou la statisticienne) ne maitrise pas la situation.
1. recenser tous les échantillons afin de tirer ceux dans lesquels on retrouve l’individu i;
2. choisir un jeu initial de probabilité (les Pi ) qui assure au moins approximativement que les Pi possèdent
effectivement les valeurs souhaitées à priori.
Remarque:
CHAPTER 9. SONDAGE AVEC PROBABILITE PROPORTIONNELLE A LA TAILLE 54
PN PN 1 si i ∈ s
1. On remarque que i=1 πi = n .En effet, i=1 εi = n avec εi =
0 sinon
PN PN PN
Et On a: E( i=1 εi ) = i=1 E(εi ) = i=1 πi = n
P P
Démontrer que: i i6 =i πii0 = n(n − 1)
P P
Pour la démonstration on utilisera i i6 =i εii0 L’attribution d’une probabilité d’inclusion à chaque unité
doit être conçue en terme relatif, telle qu’une unité aura α fois plus de chance qu’une autre d’appartenir à
léchantillon. Dans un second temps les poids ainsi attribués seront normés, lissés de façon à ce que leur somme
valle n. Cependant tout systéme de poids ne permet pas la constitution d’un échantillon «sans remise» de
taille quelconque. En effet, supposons avoir fixé un systémePquelconque de poids wi pour i = 1 à N . La
N
normalisation s’écrit πi = λwi pour i = 1 à N . Et on a i=1 πi = n. De (1) on a: 0 < λwi ∀i = 1 à
1
PN n 1 Nw
N =⇒ λ ≤ M axwi De (2) on a i=1 λwi = λN w = n ⇒ λ = N w ≤ M axwi On a donc : n ≤ M axwi Si n
augmente on peut être amené à modifier les poids wi . On retient donc qu’un système de poids donné à priori
n’est pas toujours normalisable par rapport à n.
Si non on réitère la procédure en 2 temps. On procède ainsi en remettant chaque fois l’unité tiré jusqu’à
X
l’obtention des n individus. P (uj : j soit désigné dans une procédure) = N1 ∗ X0j = πj
N
X X
P (la procédure soit inf ructueuse) = 1 − πj = 1 − =q
i=1
X0
1 1 Xi 1 Xi
P (ui ) = Pi = πi + qπi + q 2 πi + · · · = πi ∗ 1−q = N ∗ X0 ∗ X
= NX
Cette méthode attribue à chaque
X0
individu une probabilité Pi proportionnelle à sa taille. Elle peut cependant nécessiter un certain nombre de
rejets d’autant plus que les Xi sont dispersés.
1 PN c = PN Y =
9.4.2 Estimation de la moyenneY = N i=1 Yi et du total Y i=1 i
NY = Y
- On a un échantillon de taille n
Tirage ave remise (Pi )i=1àN
y
Soit la variable aléatoire pjj dans { PY11 , . . . , PYN
N
} comme les pj sont connues , on a :
N
yj X Yi
E = Pi ∗ ( )=Y
pj i=1
Pi
yj
Comme est E.S.B. de Y alors l’estimateur du total pour échantillon de taille n est :
pj
1
Pn yj
Y piar = n
b
i=1 pj (Estimateur de : Hansen-Horwitz)
Ce estimateurPest un E.S.B du total d’où l’estimateur de la moyenne est :
n y
y piar = N1n i=1 pj C’est un E.S.B de Y .
j
c) La variance de y piar
n N 2
1 X yj 1 X Yi
Var ypiar = 2 2 var( ) = 2 Pi ( − Y )
N n j=1 pj N n i=1 Pi
Yi0 2
Montrer que Var ypiar = 2N12 n i i0 6=i Pi Pi0 ( PYii −
P P
Pi0 )
Cette expression montre que si les Pi sont proportionnelles à Yi . On aura PYii = constante alors
Var ypiar = 0 Ce qui ne doit pas surprendre : les Pi sont connues en avance, par définition leur proportionnal-
PN
ité aux Yi implique la connaissance de celles-ci et le sondage est sans objet. (Pi = k×Yi et comme i=1 Pi = 1 = k × Y ⇒
1
k . Si nous avons connaissance d’une variable X qui soit à peu près proportionnelle à Y on retiendra des
probabilités Pi proportionnelles aux Xi ce qui nous assurera une variance petite.
Montrer que
La variance est estimé sans biais par:
1
Pn y 2
Var ypiar = N2 n(n−1) j=1 pj ( pjj − N ypiar )
CHAPTER 9. SONDAGE AVEC PROBABILITE PROPORTIONNELLE A LA TAILLE 56
Yb HT = y pisr
1
= YbHT
N
n
1 X yj
= qui est un E.S.B de Y .
N j=1 πj
et
N
!
1 X Yi
V ar y pisr = V ar εi
N2 π
i=1 i
N
1 X πi (1 − πi ) 2 X X πii0 − πi πi0
= Yi + Yi Yi00
N 2 i=1 πi 2 0
i i 6=i
π i π i0
N
!
1 X Yi
V ar y pisr = 2
V ar εi
N π
i=1 i
2
1 X X Yi Yi0
= (πi πi0 − πii0 )( − ) :
2N 2 i 0i 6=i
π i π i0
Si les πi sont proportionnelles à Yi alors Yb HT se réduit à une constante et sa variance est nulle V ar Yb HT =
0. D’où l’intérêt de retenir un critère de taille X proportionnel à Y et πi proportionnel à Xi .
Remarque:
1. La méthode requière qu’aucune πi ne soit nulle faute de quoi il n’y a pas d’estimateur sans biais ;
2. Sauf lorsque la population est d’effectif très réduit, la probabilité d’inclusion πii0 d’ordre 2 ne se calcul
pas aisément ;
3. La dernière formule de V ar y pisr permet de voir que dans le sondage PIAR toute paire d’individu
i et i0 apporte une contribution positive à la variance, dans le sondage PISR, toute paire d’individu
telle que πi πi0 < πii0 apporte une contribution négative à la variance.
4. Estimation de V ar y pisr
Pn πj (1−πj ) 2
πj 2
yj Pn
j=1 (1−πj ) 2
La première partie de V ar y pisr peut être estimée par ; πj = j=1 π j 2 yj
π 0 −π π 0
La seconde partie par: j j 0 6=j jjπj π j0 j yj yj 0 /πjj 0
P P
j
CHAPTER 9. SONDAGE AVEC PROBABILITE PROPORTIONNELLE A LA TAILLE 58
hP i
1 n (1−πj ) 2 P P πjj 0 −πj πj 0 yj yj 0
c1 y pisr =
Finalement On aura: V N2 j=1 πj 2 yj + j j 0 6=j πjj 0 πj πj 0
H.T. (1952)
1
P P (πj πj0 −πjj0 ) y y 0 2
V
c2 y pisr =
2N 2 j j 0 6=j πjj 0 ( πjj − πj 0 ) :
j
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
59
10
SONDAGE A DEUX DEGRES A
PROBABILITE INEGALE
Le sondage à probabilité inégale est utilisé lorsque les unités sont de taille très différentes ceci est vraie
pour une population d’entreprise dont on prend généralement un échantillon à un degré, c’est également
vraie dans un sondage à plusieurs degrés (par exemple à deux degrés). Les unités primaires seront presque
toujours tirées avec probabilité proportionnelle à la taille exprimée en nombre d’US (dans le cas d’un sondage
en deux degrés). Le tirage d’un nombre fixe d’US par UP échantillon assure alors la même probabilité
d’inclusion à toutes les US des UP.
60
CHAPTER 10. SONDAGE A DEUX DEGRES A PROBABILITE INEGALE 61
10.1.1 Notation:
2
M, Yi , Y, Y , Y , Y i , Y i , S2i Sont les mêmes que dans le sondage à probabilité égale de même que Yik
et yjl
10.1.2 Estimateur de Y
PN h P i
1 N 1 N PN PN
Y = M i=1 Yi = M N i=1 Yi On remplace N1 i=1 Yi par son estimateur or nous savons que i=1 Yi
Pn y PN Pn y
est estimé par Ybpiar = i=1 npj d’où N1 i=1 Yi est estimé par N1 i=1 npj or yj n’est pas connu quand on
j j
M Pmj
tire l’UP j il faut dons l’estimé par : ybj = mjj l=1 yjl . Notre estimateur final de la moyenne est donc :
n n mj
1 X ybj 1 X 1 Mj X
y D2 = = yjl
M i=1 npj M i=1 npj mj
l=1
V ar(y D2 ) = V1 E2 (y D2 ) +E1 V2 (y D2 )
1
Pn E(b yj )
V1 E2 (y D2 ) =V1 M i=1 np or E(by j ) =yj
j
h P i 2
1 n yj 1 1
P N Yi
V1 E2 (y D2 ) =V1 M i=1 npj = M 2 n i=1 Pi ( pi −Y ) et
2
PN −mi S2i
E1 V2 (y D2 ) = M12 n1 i=1 P1i Mi2 ( MiM
i
) mi On aura donc :
"N 2 XN
#
2
1 1 X Yi 1 2 Mi −mi S2i
V ar y D2 = V1 E2 y D2 +E1 V2 y D2 = 2 Pi −Y + M ( )
M n i=1 pi P i
i=1 i
Mi mi
\ \ \
On déduit que : V1 E 2 (y D2 ) =V ar y D2 − E1 V2 (y D2 )
Si la liaison entre X et Y est approximativement linéaire et que la droite de régression passe «loin» de
l’origine (B > Y2 ) , il est préférable d’utiliser l’estimation par régression plutôt que l’estimation par le
quotient (l’estimation par la régression n’est pas souvent utilisée car les calculs sont compliqués) .
i=1 Ui = 0
62
CHAPTER 11. ESTIMATION PAR LA REGRESSION 63
Ybreg
Yb reg = =y+a X−x
N
On remarque que Y pouvait être régressé par plusieurs variables on a :
Yb reg =y+a X−x +b Z−z + . . . .
Ybreg
Yb reg = =y+a X−x =Y + (a−A) x−X +u
N
Pour un grand échantillon a → A d’où (a − A) = 0 on adonc : Yb reg − Y = U =⇒ E Yb reg − Y = E (u) =
E (Ui ) = 0
Ainsi Yb reg est
assymptotiquement sans biais.
2
Su PN
: V ar Y reg = V ar U = (1 − f ) n avec Su2 = N 1−1 i=1 Ui2
b
s2
Pn 2
1
Et Vdar Yb reg = (1 − f ) ne avec s2e = n−2 i=1 ei on divise par (n − 2) au lieu de (n − 1) à cause du
P P
degré de Liberté n − N ombre de contre et ici on a deux contrainte ej = 0 et Xj ej = 0
Par définition des MCO on V ar Yb reg < V ar (y) donc Yb reg est meilleur que y
S2
V ar Yb reg = V ar U = (1 − f ) nu Or Su2 = (1 − ρ2xy )SY2 d’où si n → N
V ar Yb reg = (1 − ρ2xy )V ar (y) < V ar (y)
2 1−f 2
E(y q − Y ) = (SY − 2RSXY + R2 SX
2
)
n
2 2
D’où V ar Yb reg < E(y q − Y ) ⇒ (1 − ρ2xy )SY2 < SY2 − 2RSXY + R2 SX 2
⇒ 0 < (ρSY − RSX ) ce qui est
toujours vraie donc la régression est toujours meilleure que l’estimation par le quotient.
Remarque : Yb reg = y + a X − x dans le cas particulier ou a = 1 on parle d’estimation par la différence.
EXERCICES
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
64
12
ESTIMATION PAR LE QUOTIENT
12.1.2 Opportunité
On distingue principalement deux cas relevant de l’estimation par le quotient :
1. Jusqu’à présent les différents estimateurs de la moyenne que nous avons étudié nécessitaient générale-
ment la connaissance de l’effectif total de la population N, supposé connu a priori. Cependant, en
65
CHAPTER 12. ESTIMATION PAR LE QUOTIENT 66
1
Pn yj
pratique on ne connait pas toujours N, qui intervient au dénominateur de y P IAR = nN j=1 Pj .
1
Pn yj
Pn n pj
Si N est inconnue, il faudra l’estimer par : N
b = 1
n
1
j=1 pj y P IAR =
d’oùl’estimateur e 1= Yb
Pj=1
n 1
n Nbj=1 pj
qui est un estimateur de la moyenne dont les propriétés ne sont pas les mêmes que celles de y P IAR . Un
cas particulier est celui de l’estimateur d’une proportion, le numérateur et le dénominateur étant estimés
séparément.
Reprenons l’exemple ci-dessus et supposons que l’on veut estimer Y . La solution spontanée si l’échantillon
est aléatoire est d’utiliser y. Mais si X est connue (la vraie moyenne du chiffre d’affaire total) un autre
estimateur possible de Y qui relève de la règle de trois est : Yb = y ∗ X = R
x
b∗X
Cet estimateur est l’estimation par le quotient de Y et sa mentalité est la suivante : le rapport de
deux variables aléatoires est souvent moins fluctuant que chacune des deux variables aléatoires considérées
isolément.
Cependant les statistiques X et x doivent être homogènes. Globalement l’estimation par le quotient
comme méthode d’utilisation de l’information supplémentaire consiste en quelque sorte à redresser l’estimateur
y
y par le coefficient X
x . On aura donc Y = x ∗ X
b
L’hypothèse étant que la déformation de Y à y induit par la procédure de tirage et d’estimation est la
même que celle qui existe entre X et x.
Dans le cas du sondage aléatoire simple on aura intérêt à ce que les variables X et Y soient de corrélation
aussi étroite que possible et s’annulent en même temps.
Y Y
Le problème général est d’estimer le rapport R = X =X
ỹ
Soit ỹ un estimateur de Y et x̃ un estimateur de X. Considérons r = x̃ un estimateur de R.
Donc
E (ỹ) − cov (r, x)
E (r) = B (r)
E(x̃)
= E (r) − R
E (ỹ) − cov (r, x) Y
= −
E (x̃) X
cov (r, x̃) E (ỹ) Y
=− + −
E (x̃) E (x̃) X
Si ỹ et x̃ sont sans biais alors B (r) = − cov(r,x̃)
X
. C’est en cela qu’en général on dit que «l’estimateur par le
quotient» est généralement biaisé. Il faut remarquer que cette affirmation dépend des procédés des tirages
ayant donné ỹ et x̃.
B (r) = − cov(r,x̃)
X
Si on a une connaissance suffisante sur le caractère X qui est le caractère de référence, on peut affirmer
que le biais est faible devant la variance si CV = σXx̃ est faible. Il faut noter qu’il existe des modes
de tirage qui permettent d’avoir un estimateur sans biais de R, donc l’estimateur par le quotient peut
être sans biais.
Donc
" #
(ỹ − x̃R)δ(x)
e
B (r) = −E 2
X
1
=− 2 cov(ỹ − x̃R; δ (x̃))
X
1
=− 2 cov ỹ − x̃R; x̃ − X
X
1
=− 2 [cov (ỹ; x̃) − RV ar (x̃)]
X
D’où
1
B (r) = 2 [RV ar (x̃) − cov(ỹ; x̃)]
X
1
Ici l’erreur totale est un infiniment petit en n et elle peut être obtenue de façon grossière en remplaçant
chaque terme par son estimateur.
CHAPTER 12. ESTIMATION PAR LE QUOTIENT 69
RSX 1 SX /X
R2 SX
2
− 2RρSX SY < 0 ⇐⇒ ρ > 2SY = 2 SY /Y avec R >0
12.4.1 Interprétation
: On se place dans la population P et on considère la relation: Yi = AXi + B + ui i = 1, . . ., N
Avec la méthode MCO on a:
cov(Y ;X)
A= V (X) et B = Y − AX
Si les variables X et Y représentent le même caractère mesuré à des dates différentes, on peut considérer que
le coefficient de variation n’a pas varié et la condition revient à : ρ > 12
H
X Nh
Y = Yh
N
h=1
H
X Nh
ys = y
N h
h=1
H
X Nh
y qs = y et
N qh
h=1
y qh = rh × X h
Yh
Rh =
Xh
La méthode suppose X h est connue pour chaque strate et l’erreur totale de y qs se déduit facilement à partir
de ce qui précède de même que son estimation.
h i hP 2 i PH h i
2 H Nh Nh 2 2 2
E (y qs − Y ) = E h=1 N X (r
h h − Rh ) = h=1 N X h E (rh − R h )
Car les strates sont indépendantes donc les doubles sommes sont nulles.
CHAPTER 12. ESTIMATION PAR LE QUOTIENT 70
H
X Nh
ys = y
N h
h=1
H
X Nh
xs = xh
N
h=1
ys
y qs = × X = rs × X
xs
La méthode suppose que X ne soit connue que globalement. xs et y s sont sans biais ; ainsi tous les calculs
valables lorsque x̃ et ỹ sont sans biais sont valables ici :
h 2
i
ET = E (y qs − Y ) = V ar (y s ) − 2Rcov (xs ; y s ) + R2 V ar(xs )
2
PH Nh 2
Avec cov (y s ; xs ) = h=1 N cov (y h ; xh )
On ne dispose pas de X mais de X 0 l’estimation issue d’un échantillon important (important par la taille
de l’échantillon) ; indépendant de l’échantillon considéré.
On a alors: y q0 = x0 r
E y q0 = E (r.x0 ) = E (r) ∗ E (x0 ) = X 0 E(r) car r et X 0 sont indépendants et x0 est un estimateur sans
biais.
Ainsi le biais n’est donc pas modifié
par rapport à la situation oùX est connue.
La variance de y q0 est: V y q0 = V (rx0 ) = E1 [V2 (rx0 )] + V2 [E1 (rx0 )]
Exercice 1
1 t
2 s
a a
3 t
4 d
5 c
6 v
7 h
8 k
9 t
71
CORRECTION DES EXERCICES
12.1 Solution
sh
12.2 Solution
sh
12.3 Solution
sh
12.4 Solution
sh
72
PRATIQUE DE SONDAGE AVEC
LOGICIEL R
73