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Les Miracles de Jésus selon Valtorta

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Les Mille Miracles

de Jésus

selon les révélations faites


à Maria Valtorta par Jésus
Regroupés et présentés par Mario Canciani

1
Illustration de couverture :

Miracle de la résurrection de Lazare


Fresque de Giotto (1304-1306) (200x185 cm)
Église de l’Arena - chapelle Scrovegni, à Padoue
(Italie).

Personnages représentés :
les apôtres, Jean et Pierre, Jésus,
les deux sœurs à genoux, Marie de Magdala, et
Marthe
le serviteur Maximin, Lazare, la nourrice Noémi,
les notables de Jérusalem.

La scène est composée entièrement autour du


regard et du geste d’ordre de la main de Jésus.
Les expressions des visages des personnes
présentes montrent la stupéfaction à la vue de
Lazare, au visage encore mortuaire.

© Les textes de Maria Valtorta sont tirés de


L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, Éditions
Centro Editoriale Valtortiano – de ISBN 88-
7987-263-8 à ISBN 88-7987-272-0

2
SOMMAIRE GÉNÉRAL

AVANT PROPOS

INSTRUCTIONS DE LECTURE

TOME 2 : I. LES MIRACLES DE LA PREMIÈRE ANNÉE.

1. Les noces de Cana


2. Le disciple Simon le Zélote
3. L’aveugle de Capharnaüm
4. Les quatre guérisons dans la synagogue de Capharnaüm
5. La belle-mère de Pierre et le vieux Isaac de Chorazeïn
6. Le lépreux Abel
7. Le paralytique de Capharnaüm
8. La pêche miraculeuse
9. Les lames de couteaux brisées
10. L’aveugle qui ne peut se jeter dans la piscine
11. Le berger de la Nativité, Isaac
12. La mort du vieux Saül
13. La Belle de Chorazeïn
14. Le refus d’un miracle pour la tante de Jésus
15. Jeanne, la femme de l’intendant d’Hérode
16. L’enfant paralytique pendant les vendanges
17. L’enfant renversé par le cheval d’un soldat romain
18. Le lépreux interpellant Jésus
19. A la Belle Eau, les quatre premières guérisons
20. A la Belle Eau, les guérisons se multiplient
21. Le fils vaurien
22. L’enfant aux jambes fracturées
23. La mort du Pharisien Doras
24. Le jeune séducteur débauché
25. Le romain possédé
26. La belle-fille Jérusa à Docco

TOME 3 : II. LES MIRACLES DE LA DEUXIÈME ANNÉE

1. L’homme qui porte sa femme sur son dos


2. L’officier du roi Hérode et Suzanne à Cana
3. La petite fille romaine de Césarée Maritime
4. L’enfant mordu par un serpent
5. Les guérisons lors de l’élection des douze apôtres
6. Les guérisons lors des sermons sur la Montagne

3
7. Le lépreux Jean, prêtre du Temple
8. Le serviteur du centurion de Capharnaüm
9. La fillette de la bergère
10. La victime d’un crime passionnel
11. La tempête apaisée
12. Les deux possédés et le troupeau de porcs
13. La résurrection du fils d’une veuve
14. Les deux groupes de lépreux
15. Dans le jardin abandonné de Jean Baptiste
16. La fille lunatique de l’aubergiste
17. La rencontre d’enfants de Philistins
18. Les idolâtres de la femme en couche
19. Le paralytique de la piscine de Bethesda
20. La femme souffrant d’hémorragie et la fille de Jaïre
21. Les deux aveugles et le muet possédé
22. Le jugement de trois meurtriers
23. La femme au sein tari
24. Le vieillard aveugle chez les vignerons
25. L’enfant handicapé du bûcheron
26. L’homme au bras atrophié
27. Le possédé aveugle et muet
28. Les prodiges de tous les apôtres
29. La première multiplication des pains
30. Jésus marche sur les eaux
31. Le retour de mission des soixante-douze disciples
32. L’homme aux yeux atteints d’ulcères
33. Les guérisons collectives de Bozra
34. Les deux orphelins et le pommier
35. L’enfant malade de Simon, le cousin de Jésus.
36. La fillette guérie par l’enfant adoptif de l’apôtre Pierre.

TOME 4 : III. LES MIRACLES DE LA TROISIÈME ANNÉE

1. La tempête en mer Méditerranée et le matelot blessé


2. L’aveugle et le mendiant boiteux
3. Le troupeau de brebis malade
4. La femme Cananéenne et la femme à la fille paralysée
5. L’hydropique, un jour de Sabbat
6. La femme courbée
7. Les prodiges des apôtres, sauf de Judas
8. Le jeune sourd-muet
9. Le bambin transmetteur d’un miracle
10. L’accouchement difficile au château du Tétrarque
11. L’aveugle amené par ses parents
12. L’adolescent démoniaque épileptique
13. La pièce de monnaie dans la bouche du poisson
14. La seconde multiplication des pains
15. La fausse lépreuse, Rose de Jéricho

4
16. Le Jourdain en crue
17. Le groupe de prosélytes de la Diaspora au Temple
18. Le frère de lait de Jésus guéri d’une cécité naissante
19. Le banquet des pauvres dans un palais de Kouza
20. Le luxurieux ingrat
21. Le malheur d’une famille réparé le jour de la Pâque
22. Le piège déjoué des pharisiens et les quatre vrais miraculés.
23. Les miracles de Jésus et des apôtres près du village de Salomon
24. Le fils lépreux Elisée d’Engaddi près de la Mer Morte
25. Les deux femmes blessées réconciliées
26. La multiplication des gerbes de blé
27. La glaneuse comblée
28. Le mendiant Samaritain
29. Le disciple Joseph blessé
30. L’enfant tuberculeux et le sourd-muet
31. L’homme complètement possédé
32. La fillette d’esclave Aurea
33. L’incendie stoppé
34. Les habitants du bord du lac, la femme stérile et le lépreux Jean
35. L’esclave Romain Aquila
36. Le serviteur Elie de la veuve Sarah
37. Les multiples guérisons aux sources thermales d’Emmaüs de Tibériade
38. L’enfant aveugle-né de Sidon
39. Les deux meurtriers sauvés de la lèpre
40. Les dix lépreux de Samarie et le nouveau Ephrem
41. La bourrasque de vent anéantie
42. Les enfants du caravanier de Petra
43. L’aveugle-né envoyé à la fontaine de Siloé
44. Le soldat romain accidenté et la femme folle
45. L’enfant muet, futur lévite
46. A Jéricho, avec plusieurs malades
47. Sous les tentes, au gué du Jourdain
48. Le matelot accidenté et le petit Lévi
49. Les guérisons de la synagogue des Affranchis Romains
50. Les sept lépreux de Jérusalem
51. La fillette possédée par un démon

TOME 5 : IV. LES MIRACLES DES DERNIERS MOIS

1. La résurrection de Lazare
2. L’esclave noir muet, Calliste
3. L’homme originaire de Gaza abandonné sur la route
4. La femme Ada en couches à Ephraïm
5. L’enfant bossu
6. Le vieillard aveugle guéri et l’homme cruel aveugle
7. Les dernières rencontres sur la route vers Jérusalem
8. L’enfant handicapé qui veut mourir
9. Le figuier desséché

5
10. L’oreille replacée du serviteur du Temple
11. Le signe du rideau du Temple, le signe du suaire de Niké et le linceul de
Jésus

TOME 6 : V. LES APPARITIONS ET MIRACLES APRÈS LA RÉSURRECTION

1. L’apparition à la Vierge Marie


2. L’apparition aux Saintes Femmes
3. L’apparition à Lazare
4. L’apparition à Jeanne, femme de Kouza
5. L’apparition à Joseph d’Arimathie, Nicodème et Manahen
6. L’apparition aux bergers
7. L’apparition aux disciples d’Emmaüs
8. Les apparitions à des païens
9. Les apparitions aux apôtres
10. Les diverses apparitions à plusieurs personnes
11. L’apparition à une femme de Saron et le miracle de son fils malade
12. L’apparition à une femme de Galilée et le miracle de son mari mort

TOME 6 : VI. LES DERNIERS ÉVÈNEMENTS MIRACULEUX

1. La Pâque supplémentaire
2. L’ascension de Jésus
3. La descente de l’Esprit Saint
4. L’Assomption de la Vierge Marie

TOME 6 : CONCLUSION

TOME 6 : REMERCIEMENTS

BIBLIOGRAPHIE

6
AVANT PROPOS

Vers le sommaire général


Tout le monde, dans sa vie, entend, au moins une fois, parler d’un livre,
appelé la Bible, qui comporte une partie s’intitulant « l’Évangile », traduction
de « Bonne Nouvelle », et qui rassemble les faits et gestes et surtout la doctrine
de Jésus de Nazareth donnée par lui durant sa vie terrestre en Palestine. La
plupart des hommes sait que cette dernière œuvre écrite et achevée, il y aura
bientôt deux mille ans, résulte d’écrits réalisés principalement par quatre
« écrivains » différents. On connaît moins les commentaires généraux qu’en on
fait chacun de ces quatre Evangélistes :
"Jésus allait par les villes et les villages prêchant et annonçant la
Bonne Nouvelle et le Royaume de Dieu et avec Lui étaient les douze et
quelques femmes qui avaient été délivrées des esprits malins et des
infirmités" dit Luc
"...et le suivaient de grandes foules de la Galilée, de la Judée, de
Jérusalem, de l'Idumée et d'au-delà du Jourdain. Même des environs
de Tyr et de Sidon venaient à Lui, ayant entendu parler des choses
qu'il faisait... " écrit Marc.
Deux évangélistes étaient des apôtres présents aux côtés de Jésus. Matthieu,
le percepteur d’impôts a écrit :
"Et Jésus allait par toutes les villes et par tous les villages, les
enseignant dans leurs synagogues, prêchant l'Évangile du Royaume et
guérissant toutes les langueurs et les maladies".
"Allez rapporter à Jean (le Baptiste) ce que vous voyez et entendez : les
aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les
sourds entendent, les morts ressuscitent, aux pauvres est annoncée la
bonne nouvelle".
"Malheur à toi, Corozaïn, malheur à toi, Bethsaïda, car si à Tyr et à
Sidon étaient survenus les miracles faits au milieu de vous, depuis
longtemps déjà, dans le cilice et la cendre, ils auraient fait pénitence...
Et toi, Capharnaüm, tu seras peut-être exaltée jusqu'au ciel ? Tu
descendras jusque dans l'enfer : car si à Sodome étaient survenus les
miracles opérés chez toi, peut-être elle subsisterait encore".
Quant à Jean, le plus jeune et le premier appelé des douze apôtres, il a
rapporté :
"Après cela, Jésus alla au-delà de la Mer de Galilée et une grande foule
le suivait parce qu'elle voyait les prodiges opérés par Lui sur les
infirmes".
Son évangile se termine par ce témoignage illimité, confirmé par Jésus :
"C'est ce même disciple qui a vu ces choses et les a écrites. Nous
savons que son témoignage est vrai… Il y a aussi d'autres choses faites
par Jésus. Si on les écrivait une par une, je crois que le monde ne
pourrait contenir les livres qu'il faudrait écrire".

7
Même s’il y a sûrement un peu d’exagération dans cette dernière affirmation, il
est certain que l’Évangile ne se veut pas être un récit complet de la vie de
Jésus, car il n’a été fait mention que des faits les plus marquants, pour les
gens de l’époque, couvrant cette période de trois années, dite de « la vie
publique » de Jésus. Parmi ces faits marquants, se trouvent les miracles qui
ont pu être constatés aussi bien par des sympathisants de Jésus que par les
opposants dont certains restés totalement incrédules devant les faits. C’est
ainsi que l’Évangile ne relate qu’un peu moins d’une trentaine de miracles
différents, survenus durant cette période. L’évangéliste le plus prolixe,
Matthieu en cite une quinzaine et le moins loquace, peut-être parce que plus
sensible au spirituel, Jean, en rapporte moins d’une dizaine, alors que tous
deux ont toujours assisté Jésus.
Y a-t-il vraiment eu d’autres miracles et de véritables miracles d’une portée
indiscutable sur les pouvoirs de ce Galiléen, issu de Nazareth que ses
concitoyens ont vu grandir chez eux et qui se disait pourtant être le Fils de
Dieu?
On peut répondre aujourd’hui à cette interrogation car on est en mesure de
pouvoir confirmer qu’il y a certainement eu un millier de miracles
différents ayant directement touché un millier de personnes et que les
bénéficiaires, ayant reçus le don d’un miracle, ont certainement dépassé les
dix mille personnes, notamment à la suite des deux multiplications de pains
où la foule était considérable.
Outre son propre modèle de vie qui est un exemple de spiritualité et de
sainteté pour ceux qui l’approchèrent, notamment pendant la prière et la
méditation, Jésus a rempli sa mission en s’appuyant sur deux éléments
majeurs, souvent liés entre eux, la prédication et les miracles. Ces derniers
résultent, la plupart du temps, d’un sentiment de compassion face à la
détresse physique et morale des personnes simples qu’il rencontre ou qu’on lui
amène. Or ses déplacements sont multiples et nombreux à travers toute la
Palestine, débordant même dans des régions limitrophes. Jésus a parcouru
plusieurs milliers de kilomètres, une estimation indique une dizaine de milliers
d’après les cartes qui ont pu être établies, revenant plusieurs fois dans les
villes et les villages, plus de deux cents, et les hameaux déjà visités. C’est
alors l’occasion, pour les malades en particulier, de venir demander une
guérison ou une grâce. D’où le nombre important de cas très divers où Jésus
est intervenu, touchant parfois jusqu’à plusieurs milliers de personnes comme
pour la multiplication des pains.
Il est certain que les miracles ont largement contribué à faire connaître Jésus,
bien que ce ne soit pourtant pas le but principal recherché car parfois Jésus en
demande même le secret. Pourtant, sa notoriété s’est assez vite répandue,
telle ces habitants de Gamala qui se regroupent pour le voir, début mai de l’an
29 et qui disent de lui :
« C’est le Rabbi de Galilée. Celui qui commande aux maladies, aux
vents, aux eaux et aux démons et change les pierres en pain et rien ne
Lui résiste. Courons le dire à la ville…», ville située à l’est du lac de
Tibériade. (T6, p 454)

8
Bien que des miracles parmi les plus importants aient été rapportés par les
quatre évangélistes, même avec un récit parfois réalisé de façon plutôt
succincte, Jésus parlant même « de version de ses paroles très réduites, voire
squelettiques », on peut se demander s’il est bien utile d’élargir ses
connaissances dans le détail ou à d’autres cas. En fait, chaque miracle est
différent notamment dans son approche, même si le résultat final conduit aux
mêmes réactions. Mais surtout, chaque miracle apporte son lot
d’enseignements dont l’intensité et la profondeur ne peuvent être que divines,
comme l’acte lui-même. De plus, c’est une plus grande compréhension de la
mission que Jésus avait à accomplir sur la terre.
Car, à chaque fois, Jésus donne ou laisse voir les raisons qui l’ont poussé à
réaliser le miracle. Parfois, il se sert du miracle effectué sous les yeux des
présents ou alors en projet d’exécution, pour adapter le thème de la
prédication qui précède ou qui suit le miracle. C’est dire l’importance de
chacun des miracles effectués.
Jésus lui-même en donne une explication très claire :
« Tout ce qui vient de Dieu est moyen d’élévation, de transformation et
d’union plus intime à lui. Même les miracles de toutes sortes, les
miracles de guérison du corps et de l’âme, surtout ces derniers,
servent à la transformation et à l’union à Dieu. Combien d’incrédules
ou de pécheurs purent devenir croyants et furent sauvés par le prodige
d’un miracle !
Il ne faut pas nier les miracles par souci de rationalisme. Ni celui de la
création, ni celui de la guérison d’une âme ou d’un corps…Tout ce qui
vient de Dieu est moyen d’élévation…Même les miracles.» (Cahier
1950, p 602)
Comment ne pas rester insensible à cette profonde réflexion de Jésus qui
confirme également la dernière phrase de l’Évangile de Jean ? :
« Vous ne voulez tout de même pas penser qu’en trois ans je n’ai fait
que le peu de miracles racontés ? Vous ne voulez pas penser qu’il n’y a
eu de guéries que le petit nombre de femmes qui y sont citées, ou que
les prodiges racontés sont les seuls qui aient été accomplis ?...
Une puissance miraculeuse sortait de Moi, continuellement. J’étais
venu pour amener à Dieu et pour ouvrir les digues de l’Amour, fermées
depuis le jour du péché. Des siècles d’amour se répandaient à flot sur
le petit monde de la Palestine. Tout l’amour de Dieu pour l’homme, qui
finalement pouvait se répandre comme il aspirait à racheter les
hommes par l’Amour avant de le faire par le Sang. »
Tout d’abord, cette explication donne tout son sens au mot « miracle » défini
comme un prodige religieux d’ordre physique, dépassant toute loi connue
spatio-temporelle et destiné au service de l’œuvre de Dieu et au Salut de
l’homme.
Ensuite, ce commentaire, extraordinaire et surprenant, accordé par Jésus lui-
même, résulte d’une révélation privée que Jésus a donnée à une femme
italienne, le 21 août 1944.

9
Que sont les révélations privées ?

À la différence de l’action progressive révélatrice de Dieu, qui s’est fait


connaître aux hommes par l’intermédiaire de la Bible, et qui s’est terminée par
le Nouveau Testament et donc par les Évangiles canoniques retenus et bien
connus, des révélations complémentaires sont venues guider l’homme vers une
meilleure connaissance de l’approche de Dieu et de sa destinée. Ces
révélations, souvent des visions, ont été perçues par des personnes pures,
parfois totalement inexpérimentées comme des enfants, ou également par des
mystiques ayant une profonde vie intérieure, mais toujours à des personnes
faisant preuve d’une grande humilité. Jésus lui-même l’a révélé à l’intéressée
de cet ouvrage :
« Mes porte-paroles se trouvent, ou parmi les purs, ou parmi les
pécheurs réellement convertis…Les seules choses qui entravent la
venue de ma Parole, ce sont l’orgueil et le péché…Etre mon porte-
parole est un don…, une souffrance…, une gloire, mais non de la
terre.»
C’est donc aux chrétiens de saisir toute la portée de ces révélations dans le
cours des siècles. L’Eglise officielle peut donc être amenée à reconnaître ces
révélations qui doivent être en conformité avec la Révélation directement
donnée aux hommes par Dieu lors de sa venue parmi eux. Quelques cas,
même récents, ont abouti à des reconnaissances souvent posthumes allant
jusqu’à la béatification de ces « messagers » de Dieu.
Cependant, il n’est nullement obligatoire de faire usage de cette aide qui
pourtant peut être considérée comme une nourriture pour la foi. Mais quelle
aide quand on désire approfondir sa propre foi, en toute simplicité !
Malgré cela, ceux qui prétendent bien connaître Jésus à travers les écrits
évangéliques connus depuis deux mille ans, peuvent-ils se satisfaire d’avoir
une connaissance suffisante et un degré d’amour irréprochable sans ne pas
vouloir partager le don que vient leur offrir leur plus grand Ami ?
N’oublions pas ces paroles prononcées par Jésus, de son vivant :
« J’aurais encore beaucoup de chose à vous dire, mais pour l’instant,
vous n’avez pas la force de les porter. Quand l’Esprit de Vérité viendra,
il vous guidera vers la vérité toute entière qu’il vous fera connaître.»
Or, de toutes les révélations connues depuis l’acte final de la venue de Jésus
sur terre, c’est certainement une des plus importantes révélations récentes que
nous venons de connaître, car revêtant un caractère absolument
extraordinaire, s’apparentant aux caractéristiques d’un véritable miracle qui
implique une intervention spéciale et gratuite de Dieu. Et il peut être ajouté que
ce miracle a bien eu lieu, à notre époque, au milieu du vingtième siècle bien
que cette révélation ne soit encore que très peu connue des hommes. D’autres
révélations ont concerné de grandes mystiques mais aucune aussi récente
rapportée directement par ces intermédiaires. On peut tout de suite dire qu’il
n’existe rien de comparable dans la littérature mondiale, concernant cette
Œuvre qui vient d’être révélée.

10
En quoi consiste cette révélation ?

La connaissance de la vie de Jésus, pratiquement au jour le jour pendant les


trois années de sa vie publique, avec toutes les actions menées par Jésus et
leurs commentaires et tous les dialogues de l’époque avec toutes les personnes
qu’il a rencontrées voici maintenant deux mille ans ! Mais également des
réflexions, des instructions et des conseils, donnés directement par Jésus, sa
Mère et quelques grands saints sur le comportement récent de l’humanité.
Une multitude de questions se pose alors à l’esprit rationnel de l’homme
d’aujourd’hui :

« Comment est-ce possible ? »

À cette question, l’homme ne peut répondre avec ses actuelles connaissances


trop insuffisantes. Un seul exemple : Comment peut-on envisager qu’une
parole prononcée ou un dialogue établi il y a presque deux mille ans puisse
être exactement rapportée de nos jours dans l’esprit complet de l’époque ?
Personne ne peut remonter le temps. Seul le caractère divin peut confirmer ce
prodige.
Or Jésus l’a bien confirmé, lui-même, à sa visionnaire :
« Ne te trouble pas, Maria…Laisse les autres se creuser les méninges à
leur gré. Tu sais que Dieu est la source de tes écrits, qu’ils viennent de
Dieu. Cela te suffit. Tu ne travailles pas pour une gloire humaine, mais
pour ma gloire. Reste calme dans ton bonheur qui vient de la
transformation dans le Bien et qui est le plus beau signe de la
provenance de ces écrits…»

Quelle valeur peut-on accorder à ce prodige ?

L’homme peut répondre à cette question. Comment ? En vérifiant, un par un,


tous les éléments, révélés et décrits dans le temps et l’espace, de ce que les
spécialistes de plusieurs disciplines ont approfondi, aujourd’hui, pour cette
époque et dans cette région. Ces « sachants » ont décortiqué cette révélation
dans des domaines très divers allant de l’histoire ancienne, à la géographie, la
géopolitique, l’ethnologie, l’archéologie, l’astronomie, la météorologie, la
métrologie avec toutes les unités de mesure de l’époque, la médecine, la
botanique et la zoologie, les arts et la musique, les techniques militaires
romaines et toutes les croyances religieuses ou philosophiques du moment.
Près de douze milles points différents ont été étudiés. Tout ce qui a été révélé
correspond bien aux connaissances de ces spécialistes qui ont même pu
entreprendre des découvertes totalement nouvelles grâce à ces révélations
appliquées sur le terrain.
En outre, sur le plan religieux, les plus grands théologiens qui se sont penchés
sur le contenu de ces révélations, peuvent affirmer qu’il n’y a aucune
contradiction majeure avec les récits déjà connus, et notamment avec ceux de
l’Évangile canonique.

11
Qui serait capable de nos jours, même avec les puissants moyens
informatiques disponibles, de ne pas défaillir dans l’exactitude de dizaines de
milliers d’éléments rapportés ? Personne.

À qui a été donnée cette révélation ?

À une femme ordinaire du vingtième siècle, infirme et alitée, peu versée dans
les Saintes Ecritures, qui a reçu et accepté un ordre divin de rapporter les
visions qui allaient se présenter à son esprit et de mettre par écrit les dictées
qui seraient entendues ! Qui est cette heureuse élue ? Jésus lui-même a donné
des explications en ordonnant la dictée suivante à l’écrivaine :
« Que le don que je t’ai fait ne t’induise jamais à l’orgueil, te faisant
croire que tu es quelque chose que tu n’es pas. Tu n’es rien d’autre
qu’un porte-parole et un canal dans lequel coule la vague de ma Voix,
mais comme je t’ai prise toi, je pourrais prendre n’importe qu’elle autre
âme. Le simple fait de la prendre la rendrait capable d’être canal et
porte-parole de la voix du Christ, car mon toucher opère le miracle.
Mais toi tu n’es rien. Rien de plus qu’une amoureuse… »
« Mais vous vous dites peut-être : « Mais pourquoi à elle, qui est une si
misérable chose ? » …Vous mériteriez le silence que j’ai gardé devant
Hérode. Mais je veux essayer de vous racheter, vous que l’orgueil rend
les plus difficiles à persuader…»
Celle qui a reçu ce don de Dieu, ce miracle, et que certains ont surnommée « la
penna di Dio, le porte plume de Dieu » s’appelle Maria Valtorta.

Qui est Maria Valtorta ?

En voici un bref aperçu tiré de sa biographie :


Maria Valtorta est née près de Naples en 1897. Elle est la fille unique d’un
couple d’un milieu relativement modeste, un père militaire sous-officier qu’elle
aimait et une mère enseignante de français au caractère acariâtre,
défavorable à la pratique religieuse. Jusqu’à l’âge de 16 ans, elle est
pensionnaire heureuse près de Milan, dans un collège tenu par des
religieuses. En 1917, elle soigne les blessés de guerre en tant qu’infirmière
auxiliaire. A l’âge de 23 ans, ses projets de jeune fille sont interrompus à la
suite d’une agression dans une rue de Florence qui lui laissera de graves
séquelles. En 1924, elle s’établit alors avec sa mère à Viareggio, ville balnéaire
proche de Pise. Mais sa santé se détériore rapidement, la maintenant clouée
au lit pendant 27 années, à partir de 1934, durant toute la seconde guerre
mondiale et au-delà, Elle souffre d’une dizaine de graves maladies différentes
diagnostiquées par des médecins très pessimistes. Après son père, sa mère
meurt en 1943, la laissant aux soins permanents d’une voisine devenue son
assistante et confidente. A la suite des bombardements aériens de la guerre,
elle doit quitter son domicile pour y revenir en en décembre 1944.
Elle meurt en 1961, âgée de 64 ans après de longues années de multiples
douleurs acceptées et de digne pauvreté.

12
Et sur le plan religieux ?

Comme tous les enfants baptisés de l’époque, Maria Valtorta reçoit le


sacrement de confirmation et fait sa communion solennelle. C’est juste avant
son départ du collège, presque à seize ans, qu’elle entreprend une retraite
spirituelle d’une intense ferveur où elle ressentira quel est le but de sa vie,
même si sa foi de jeune fille vacillera parfois. Sa vocation de la souffrance par
amour repose sur le thème du « sacrifice et devoir en toute chose et en tout
temps ».
À l’âge de 25 ans, elle découvre le message de François d’Assise et elle lit
l’Évangile complet. Deux ans plus tard, elle renonce au monde en faisant un
voeu de chasteté. Et entretient un lien très étroit avec Thérèse de Lisieux
À partir du Vendredi Saint 1930 et à la suite d’une première attaque d’angine
de poitrine, elle entre dans une période de grande détresse physique, morale
et spirituelle.
En 1943, elle est clouée au lit depuis neuf ans et espère une fin prochaine. Le
Vendredi-Saint, elle entrevoit sa première vision de Jésus. Le 31 mars1944,
elle a noté dans son calendrier mystique, une prise d’habit et une profession
dans le tiers-ordre des Servites de Marie, un ordre mendiant, dont fait partie le
prêtre confesseur qui vient la voir.
Elle débute alors un dialogue intérieur de plus en plus intime avec Jésus. Elle
vit intensément les épisodes douloureux de la passion du Christ. En octobre
1945, elle reçoit le sacrement de l’Extrême Onction mais elle ne mourra que
seize ans plus tard, L’épreuve de santé qu’elle subit lui fera comprendre le
sens de sa mission religieuse axée sur l’acceptation de « vivre sa propre croix
pour amener le regards des autres vers la Croix ».
Les dernières années sont « une vie d’âme victime » dans la souffrance, même
si on vient la consulter, car elle dit : « Je me rends compte que c’est Dieu qui
agit en moi, depuis des années, depuis que j’ai supprimé mon moi humain et
que je me suis faite reconstruire par Dieu. »
Une supplique personnelle termine son autobiographie résumant bien sa
mission malgré ses maladies et ses souffrances : « A cause de mon sacrifice
caché de chaque instant, ô Père, donne-moi des foules d’âmes à t’offrir. Fais-
les avancer, et moi aussi, dans la Lumière. »
Maria Valtorta est une grande mystique car elle en a possédé les deux piliers
que sont l’abandon à Dieu et une grande humilité.
Une demande de béatification est en cours d’étude, mais la route est longue,
même pour de grandes mystiques…

Où repose-t-elle ?

Depuis 1973, un transfert des restes de son corps a eu lieu dans une chapelle
du cloître de l’église Santissima Annunziata à Florence où a été fondé en 1233
l’Ordre des Servites de Marie. Sa plaque tombale mentionne en latin :

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« Membre du Tiers ordre des Servites de Marie ; Hostie (âme victime)
agréable à Dieu, Historienne des choses divines »
Des pèlerins viennent s’y recueillir ainsi que dans sa maison de Viareggio,
siège d’une fondation à son nom.
Même si l’évocation de Maria Valtorta n’a pas encore suscité de miracle direct,
il n’en reste pas moins que, malgré les graves maladies qui auraient dû
l’anéantir, son âme mystique s’est offerte au don des autres.

Quelle a été sa mission ?

Dans une dictée du 19 décembre 1945, Jésus lui a fait écrire :


« …Tu as eu pour mission d’être une voix mondiale. Tu dois chanter
l’hymne de la Miséricorde et de l’Amour, de la Sagesse et de la
Perfection ; pour toutes les oreilles et pour tous les cœurs, pour toutes
les intelligences et toutes les âmes… Voilà pourquoi, après t’avoir
préparé à cette capacité – n’en tire pas orgueil car tout ce que tu as, je
te l’ai donné pour cette mission, même la maladie, même la solitude,
absolument tout -- j’ai fait de toi une « voix » parfaite, un géant, toi qui
es pygmée. Mais ce n’est pas toi, c’est moi en toi. C’est donc moi le
géant…»

Comment a-t-elle écrit ?

Maria Valtorta est alité depuis 1934, à l’âge de 37 ans. Elle échange alors
quelques lettres notamment avec des membres de sa famille. En 1942, son
confesseur lui demande de rédiger son autobiographie, son premier ouvrage.
En 1943, elle commence à recevoir les premières visions de Jésus et elle les
met par écrit avec les dialogues entendus. Dans une dictée du 10 septembre
1943, Jésus l’interpelle :
« Mon « Petit Jean », je te confie ma Parole. Transmets-la aux maîtres
afin qu’ils s’en servent pour le bien des créatures. »
Tout cela selon les instructions données par Jésus lui-même, comme celles
d’août 1944 :
« Tes écrits doivent être utilisés de la façon suivante : La partie qui est
de toi, aura l’habituelle valeur informative pour la curiosité humaine
qui veut toujours sonder les secrets des âmes. La partie qui est de moi
et qui doit être séparé de la tienne, aura une valeur formative, car il y
a en elle la voix évangélique qui possède toujours une valeur de
formation spirituelle…»
Jésus n’a donné à Maria Valtorta que la liberté de décrire les conditions de
déroulement des épisodes reçus avec la latitude d’apporter quelques brefs
ressentiment personnels dans certains cas ou pour décrire certaines
personnes ou divers paysages. A plusieurs reprises, Jésus a insisté pour que

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Maria Valtorta détaille finement le descriptif des scènes qu’elle voyait. De son
côté, celle-ci a fait quelques confidences :
« Le médecin grommelle parce que j’écris. Il pense sûrement que mes
écrits sont « du romantisme de vieille fille »…Il prétend que je
« phosphore ». En réalité, c’est Jésus qui « phosphore ». Moi, je ne fais
qu’inscrire des signes sur le papier pour y noter ce qu’il « phosphore »,
Lui. » (5 octobre 1945)
À la différence d’autres mystiques ayant eu des révélations et les ayant
formulées à d’autres personnes, c’est Maria Valtorta elle-même qui a écrit de
sa main, sans aucune rature et en rajoutant parfois des croquis, rapportant
toutes les visions, les sensations, comme celles olfactives avec des parfums se
dégageant dans sa chambre, les dictées entendues et suivies à la lettre selon
l’ordre qu’elle avait reçu de Jésus. Cette Œuvre n’est donc pas un roman mais
la transcription exacte de ce que l’écrivaine reçoit de l’auteur réel de cette
révélation qui n’est autre que Jésus lui-même.

Qu’a écrit Maria Valtorta ?

C’est un total de122 cahiers d’écoles qui lui seront nécessaires pour couvrir
l’ensemble de son Œuvre, ce qui représente près de quinze mille pages
manuscrites actuellement disponibles. Les visions, les dictées et les dialogues,
non seulement avec Jésus, mais aussi avec la Vierge Marie et quelques saints
ont duré près d’une dizaine d’années.
L’ensemble des écrits concerne plusieurs centaines de visions de la vie de
Jésus avec une multitude de détails de son époque. Maria Valtorta a décrit,
depuis son lit dans sa chambre, près de 750 personnages différents, 220
villages, 110 sites géographiques, 70 groupes ethniques, des centaines
espèces animales, végétales et minérales.
L’œuvre principale, qui a pour titre français : « L’Évangile tel qu’il m’a été
révélé », a été écrite de 1944 à 1947 et publiée après 1956.
Les Cahiers de 1943 à 1950 ont été publiés à partir de 1976. Ces écrits
comportent des conseils directs et sévères de vie spirituelle pour les situations
d’aujourd’hui.
Tous ses cahiers sont écrits de sa main en italien, parfois phonétiquement
pour des noms propres de lieux, et sa correspondance est conservée et
disponible.

Quelle est la position de l’Église ?

La publication initiale des écrits de Maria Valtorta a commencé, avant 1960,


dans un climat de suspicion, dû notamment au non-respect de
recommandations reçues et données par la grabataire. Pourtant, Jésus avait
demandé que l’Œuvre soit « connue, diffusée, utilisée par les consacrés et les
fidèles » après sa mort.

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Les théologiens ont analysé et même décortiqué tous les écrits. L’Œuvre obéit
bien au trois critères imposés, l’absence d’hérésie, l’apport positif dans le
domaine de l’évangélisation, la preuve charismatique venant de Dieu comme
pour un miracle.
Or, il est bien évident que ces écrits stupéfiants ne peuvent provenir d’une
inspiration personnelle, ni d’une autre personne et encore moins d’un esprit
malin.
Même si quelques papes, quelques dignitaires, quelques saints récents, comme
sœur Térésa et Padre Pio, conseillent de prendre connaissance de cette
révélation récente, l’Eglise Catholique avance avec prudence, face à cette
nouveauté d’une portée imprévue, impliquant peut-être une nouvelle forme
d’évangélisation plus adaptée de notre temps.
Jésus lui-même a conseillé de faire preuve de beaucoup de prudence pour
commencer la diffusion de l’Œuvre et d’une grande patience, la hâte humaine
n’étant pas du domaine compatible avec l’enseignement divin. De fait, la
diffusion de cette révélation divine se fait progressivement et continuellement
dans presque tous les pays du monde.
Pourtant Jésus s’est montré très sévère vis-à-vis de ceux qui n’acceptent pas
cette révélation. Il le dit dans une dictée donnée le 2 décembre 1943 à «son
petit enfant», comme il l’appelle :
« Les lumières de Dieu sont inépuisées et inépuisables et il n’y en a pas
une qui soit inutile ou inexacte. Ceux qui «savent» sont donc des demi-
analphabètes, pour qui je ne puis être un Maître, car dans leur orgueil
stupide, ils croient ne pas avoir besoin de maître et ils se permettent de
critiquer l’œuvre de Dieu, lequel se sert d’un enfant pour instruire ses
savants.»
Suivons plutôt la recommandation sur cette Œuvre du Pape de l’époque, Pie
XII :
« Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à l’origine, qu’elle soit
extraordinaire ou non. Ceux qui liront, comprendront. »
À vous, lecteurs, de saisir le sens profond de ce qu’a voulu nous révéler Jésus
de Nazareth, en approfondissant tous ses miracles réalisés, mais aussi en
méditant tout l’enseignement profond qu’il nous a offert dans cette Œuvre
appelée à révéler la Grâce qu’il est venu apporter aux hommes.

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INSTRUCTIONS POUR LA LECTURE

Vers le sommaire général


Tous les miracles ont été en totalité tirées de « l’Œuvre », comme l’appelle
Jésus, écrite de la main même de Maria Valtorta, et portant le titre italien « Il
poema del Uomo-Dio » et le titre français de :
« L’Évangile tel qu’il m’a été révélé ».
C’est pour respecter entièrement la révélation qui a été faite à Maria Valtorta
que le texte complet du récit de chacun des miracles qu’elle a décrit, est
rapporté, en caractères d’imprimerie normaux et placés entre guillemets. Tous
les écrits complémentaires sont en caractères d’imprimerie italiques, comme
cette instruction.
Notamment la datation des miracles, car Maria Valtorta n’a pas reçu
d’indications de datation dans son travail. Des études poussées de
spécialistes dans ce domaine ont pu établir une datation précise, à partir de
toutes les indications contenues dans l’ouvrage et selon la disposition indiquée
par Jésus lui-même. En effet, les différentes visions et dictées ont été écrites
sur des cahiers d’écolier dans un ordre chronologique dispersé puis remis en
place selon les indications fournies à l’écrivaine par Jésus. La datation
retenue a été mise en place à partir des calendriers juifs et romains de
l’époque en l’adaptant à une correspondance avec le calendrier grégorien
actuel, en tenant compte notamment du très précieux calendrier lunaire.
L’emploi du nom français des jours sert à une meilleure compréhension car les
juifs de l’époque ne désignaient pas les jours de la semaine, excepté le Sabbat
et la Parascève qui en est la veille.
Les miracles rapportés sont donc tous dans leur ordre chronologique et sont
regroupés en quatre périodes correspondant aux trois années de la vie
publique de Jésus et au dernier trimestre avant sa mort. Il a été également
inclus la période peu connue des apparitions de Jésus, après sa Résurrection,
avec, en particulier, deux véritables miracles réalisés par le Ressuscité ainsi
qu’un résumé d’évènements à caractère miraculeux, de l’Ascension de Jésus à
l’Assomption de la Vierge Marie qui clôture ce livret.
Ce récit des « Mille Miracles de Jésus » s’appuie donc entièrement sur l’Œuvre
écrite par Maria Valtorta. À la fin de chaque épisode miraculeux, une référence
indique la date de réception et d’écriture, pratiquement instantanée, de la
vision, avec l’indication permettant de retrouver le texte d’origine, sur l’un des
dix tomes de la seconde édition française actuelle, à partir de son numéro de
paragraphe et l’indication de sa première page. En correspondance, il est
également fait mention, lorsqu’ils existent, des récits connus du Nouveau
Testament, rapportés par les quatre Évangélistes.

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