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Analyse Linéaire du Poème "Roman" de Rimbaud

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Analyse Linéaire : ROMAN (Rimbaud)

Intro : Le poème Roman qui figure dans le 1er Cahier est composé de 8 quatrains d’Alexandrins.
Ainsi le vers comme la strophe semble appartenir à une poésie assez traditionnelle. Cependant
Rimbaud habitué à l’art de la satire et de la dérision se sert certe en apparence du forme
traditionnelle mais en réalité moderne et novatrice.
Ces 8 quatrains sont groupés 2 à 2 dans des partis signalés par des chiffres Romains. Cela peut
rappeler la numérotation d’un roman. Le titre du poème trouve donc son sens dans la forme,
cependant tire paradoxal puisqu’il s’agit d’un poème.
PB : Ainsi on se demandera comment ce poème participe t-il a une émancipation poétique
1er mouvement : Sous les Tilleuls de la promenades (v.1-16)
2nd : Un roman d’amour (v.17-28)
3ème : Épilogue (v.29-32)

1er mvnt : Sous les Tilleuls de la promenades

L’âge est particulièrement mis en valeur au premier vers à la rime et au vers 13 à la césure.
Au vers 13, il est situé entre 2 points d’exclamations qui forcent donc les pausent à la lecture et
souligne l’enthousiasme et l’insouciance sucité par cette période de la vie Rimbaux définit
également cet age par son manque de sérieux, adjectif mis en valeur par la diérèse.
La légereté du garçon de 17ans est souligné par les activité habituelle liée à cette période de la vie :
« la fréquentation de cafés tapageurs » ainsi que la consommation de bière. Mais précisément le
jeune poète semble renoncer à ces activités habituelles pour lui préférer « les tilleul verts de la
promenade ». La couleur des arbres ainsi que le moment de l’année choisie pour situer l’action sont
symboliquements en lien avec la jeunesse et son insouciance : Le mois de « Juin » est mis en valeur
au vers 5 à la rime et au vers 13 par l’emploi du point d’exclamation.
La nature est préferé au café tapageur et c’est à travers cette nature que le poète va ressentir la
griserie de l’ivresse non pas offerte pas la bière qui n’arrive plus que porter par son parfum mais
offerte par la nature.
Ainsi les « tilleuls verts » sentent bons v.5 et chargent l’air de leur parfum. Le poète s’enivre des
senteurs de la nature qui devient alcool, souligné par la métaphore « la sève est du champagne et
vous monte à la tête ». Dans ce 1er mvnt on remarque également que le poète est sensible à tout ce
qu’il peut observer à travers le cadre des branches des arbres v.9-10. Ses sens sont alors en eveil et
particulièremment sollicités : ainsi la vue, l’odorat et l’ouïe sont sollicités. Il perçoit donc comme
dans ma bohème le bruit des étoiles. On peut noter associé au sensations des perceptions intérieures
et imaginaires « on se sent aux lèvres un baiser ». Les sens et les perceptions sont ainsi à l’origine
du sentiment amoureux qui naît dans la seule compagnie de la nature (parallèle avec sensation) et
qui rend donc le poète ouvert à la rencontre qui va fairre dans la partie suivante.

2ème : Un roman d’amour (v.17-28)

Arthur Rimbaux créer un verbe (néologisme, création d’un nouveau mot) à partir du célèbre Roman
de Daniel Defoe : Robinson Crusoe. Il s’agit d’un roman d’aventure qui est relié au poème en vers
et à son titre, cela est d’autant plus vrai que le vers 17 s’achève sur le mot Roman qui se trouve au
pluriel et comme une sorte de complément circonstanciel de lieu pour le coeur du poète qui
« Rombinsonne » à travers les romans (v17). Cela suggère que le poète va vire des aventures
certainement d’ordre amoureux puisque c’est « le cœur fou » qui va évoluer dans cet espace.
Q7 : L’utilisation du connecteur temporel « lorsque » au v18 marque l’annonce d’un
évênement:celui de la jeune fille qui passe sur la promenade. Cela donne l’impression que cet
evenement fonctionne comme un élément perturbateur comme on en trouve dans le schéma narratif
des comtes et des romans.
C’est par ailleur ce qui va faire basculer le récit et qui va introduire l’aventure amoureuse vécue par
le jeune poète (parallele avec le topos romanesque de la 1ère rencontre)
Cette strophe 5 est donc celle de l’apparition de la demoiselle : celle ci reste anonyme d’où l’article
indéfini « une « son portrait reste très vague et très impreci : ce flou est vraisemblablement dû « à
la clarté d’un pâle réverbère » (parallèle avec le portrait dépressiatif des bourgeois dans à la
musique ». On peut remarquer d’ailleur la rime interne entre charmant et effrayant, rime qui met en
valeur la satire antibourgeoise : le père est représenté dans un aspect assez guindé du père qui
n’abandonne pas « son costume de bourgeois » alors qu’on est au mois de Juin. Ce père rappelle
effectivement les bourgeois de A la Musique qu’étrangle les chaleurs. De plus Rimbaud associe le
statut de bourgeois du père à a son air effrayant : c’est ce que l’on appelle un hypallage , où
l’adjectif effrayant et accolé à faux col mais qualifie en réalité le père.
Les vers 21 à 23 dessinent vaguement l’image d’une jeune fille espiègle, vivace et sans doute plus
expérimentée que le poète : l’allitération en T développe une certaine harmonie dans le ver, en
adéquation avec le bruit que font les bottines sur les pavés et en adéquation avec l’image charmante
qui nous donne de la jeune fille. Le poète est définitivement sous son charme : commencer avant
cette strophe avec l’adj « charmant » au sens du 17ème siècle à savoir celui ou celle qui envoûte. De
plus les points de supsensions laissent deviner que le jeune homme est séduit. Le rythme des vers
montre la fugacité de la rencontre et l’effet coup de foudre en effet le ver 21 se décompose en 1 syl
+ 11 et le vers 23 en 4+8. Ce rythme donne une certaine rapidité à la strophe et à la rencontre.

Dans ce passage on peut noter également (à partir du v24) le poète passe de on a vous, plus
précisemment « vos » « vous ». On peut ici s’interroger sur le vous : désigne t-il le lecteur ? Ou bien
le lecteur qui se parlerait à lui-même et ferait ainsi preuve d’auto dérision. Le « on » généralise
alors que le vous personnalise.
La répétition de hémistiche au v25-26 fige le nouvel état émotionnel du poète. Dans ce passage, on
voit poindre l’auto-dérision du jeune poète en particulier dans la construction des 2 premiers vers
(anaphore + rupture du rythme qui met en valeur l’état émotionnel mais aussi se moque de lui
même). L’auto dérision porte également sur la production littéraire « vos sonnets la font rire », au
ver 26 on entend clairement le rire de la demoiselle qui se moque du poète et le jugement de ses
amis et tout aussi ironique. La strophe se clôt sur des points de suspension… et un point
d’exclamation. De façon plus générale, le poète paraît ici comme un être changeant, c’est ce que va
souligner ici le volte face du poète dans le dernier quatrain.

3ème : Épilogue (v.29-32)

La dernière strophe ressemble fortement à la première mais avec qlq différences notables. A savoir :
le vers d’ouverture (on n’est pas serieux qd…) et répété de façon identique à l’avant dernier ver il
sonne comme un refrain. Il explique également que le poète renonce dans un premier temps un café
tappageur, au tilleuls mais surtout à la jeune fille. Les indicateurs de temps ont eux aussi été modifié
(un beau soir devient ce soir là) et ils servent tout deux à introduire un événement marquant. Ils
mettent également en valeur la fracture qui oppose la situation initiale à la situation finale : à la fin,
le poète choisit les cafés tapageurs les bocs et la limonade. Il semblerait que le poète après avoir
séduit la jeune fille renonce aussitôt à elle. On peut parler ici d’un effet de chute mis en œuvre par
les différences entre le quatrain d’ouverture et le quatrain de clôture. La structure du poème, sa
longueur, la mise en place d’une intrigue amoureuse à la manière des romans sentimentaux conduit
le lecteur a penser à un idylle entre le poète et la jeune fille après avoir passé les obstacles devant
eux. Mais en réalité il n’en ai rien.
Si le ver 31 répete le 1er ver on peut imaginer que le ver 1 correspondrait à un jugement de valeur
souvent porté par les gens plus âgés, alors que le ver 31 est plutôt un constat un peu ironique et qlq
peu désabusé du jeune poète

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