Séance 1 :
Introduction
Yaovi SOGLO
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Plan du cours
▪ La communication électronique
▪ Les repères historiques
▪ Introduction aux réseaux informatiques
▪ Classification LAN, WAN, PAN et Internet
▪ Classification Client-serveur et pair à pair
▪ Les modes de transfert
▪ Les modèles OSI et TCP/IP
▪ L’encapsulation
Introduction aux réseaux 2
La communication électronique
▪ La communication, c’est l’action de communiquer, de transmettre, d’informer.
▪ C’est aussi le processus d’échange de messages, d’informations et de
connaissances.
▪ Dans une communication, 6 éléments entrent en jeu, dont un élément facultatif
réparti comme suit :
✓ L’émetteur : la personne source du message
✓ Le récepteur : la personne qui perçoit le message
✓ Le message : l’information ou bien les connaissances transmises
✓ Le canal : le conduit par lequel le message est transmis
✓ Le support : le moyen utilisé pour la transmission du message
✓ Le feedback : le retour que renvoie le récepteur à l’émetteur.
Introduction aux réseaux 3
La communication électronique
▪ Selon cette structure, bien communiquer résulte de la maîtrise des éléments de la
communication, à savoir : l’identification du destinataire du message, la précision du
message, le choix du bon canal à utiliser pour chaque situation, mais aussi la
réception du feedback pour s’assurer que le message fut bien transmis.
▪ Plusieurs moyens servent à passer la communication. La communication peut être
établie à travers des outils de télécommunication ou des technologies d’information.
▪ On entend par communication électronique une communication dans laquelle les
informations sont transmises à l'aide de signaux produits par des équipements
électroniques.
▪ Le support physique peut être aussi bien:
➢ un support métallique (communication basée sur la transmission de signaux électriques),
Introduction aux réseaux 4
La communication électronique
➢ une fibre optique (communication basée sur la transmission de signaux optiques),
➢ ou encore l'air ou le vide (transmission radio par ondes électromagnétiques).
▪ Les communications électroniques constituent une évolution des
télécommunications causée par la convergence des technologies des
télécommunications, de l'informatique et des multimédias.
▪ Cette convergence résulte de la numérisation de toutes les formes de signaux (voix,
transmission de données, images fixes et mobiles, sons et musique) et de l'utilisation
des mêmes systèmes électroniques pour assurer l'émission, la transmission et la
réception de tous ces signaux.
▪ Avant toute chose, essayons de comprendre pourquoi et comment nous en sommes
arrivés là!
Introduction aux réseaux 5
Les repères historiques
▪ 1792 - 1838 : Les frères Chappe inventent le télégraphe optique en France. Les Anglais
Edward Davy, William Looke et Charles Wheastone vont inventer et mettre au point le
télégraphe. Le peintre Américain Samuel Morse invente le code qui porte son nom utilisant
des points et des traits pour représenter les caractères à transmettre.
▪ 1876 : L'Américain Graham Bell invente le téléphone et fonde la compagnie Bell Telephone
Company.
▪ 1955 : Premier réseau informatique à but commercial : SABRE (Semi Automated Business
Related Environment) réalisé par IBM. Il relie 1200 téléscripteurs à travers les Etats-Unis pour
la réservation des vols de la compagnie American Airlines.
▪ 1957 : Fondation de l’ARPA (Advanced Research Project Agency). Sa mission consiste à
préserver les communications.
▪ 1958 : La BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur
une simple ligne téléphonique.
Introduction aux réseaux 6
Les repères historiques
▪ 1970 : S. Crocker termine le protocole de communication entre ordinateurs pour le réseau
ARPANET appelé Network Control Protocol ou NCP, ancêtre du protocole TCP/IP
▪ 1971 : Louis Pouzin invente le protocole datagramme pour les réseaux à commutation de
paquets. Il est reconnu comme l’un des pionniers d’Internet.
▪ 1972 : Ray Tomlinson réalise la première application réseau majeure pour ARPANET : un
logiciel basique de courrier électronique répondant au besoin de communication des
développeurs du réseau.
▪ 1972 - 1973 : Le protocole NCP se révèle insuffisant pour transmettre les paquets
d’information (pas de contrôle d’erreur, pas de possibilité de s’adresser à des machines
hors du réseau). Bob Kahn, en collaboration avec Vinton Cerf crée le protocole TCP/IP
(Transmission Protocol, Internet Protocol). Vinton Cerf est considéré comme l’un des pères
fondateurs de l’Internet.
▪ 1973 : Bob Metcalfe met au point l'interface réseau Ethernet chez Xerox.
Introduction aux réseaux 7
Les repères historiques
▪ 1978 : Création d’un modèle standard de transmission de terminal à terminal, ou modèle
OSI (Open Systems Interconnect) en 7 couches afin d’harmoniser les différents types de
protocole créés par chaque société.
▪ 1979 : Création du réseau Usenet. Ce réseau est dédié à l’hébergement des groupes de
discussions.
▪ 1979 : Création du réseau CSNET. Ce réseau permet de connecter l’ensemble des
établissements publics ou privés qui se consacrent à la recherche en Informatique.
▪ 1981 : Début du réseau BITNET qui connecte les universités américaines. C’est le premier
réseau à fournir un service de messagerie electronique (mail).
▪ 1983 : Naissance du réseau Internet par l’interconnection des réseaux ARPANET et CSNET
grace au protocole TCP/IP.
Introduction aux réseaux 8
Les repères historiques
▪ 1984 : Sandy Lerner et Len Bosack fondent la société Cisco Systems dans le salon de leur
maison pour fabriquer et vendre les premiers routeurs permettant d'interconnecter divers
réseaux entre eux pour former un réseau global.
▪ 1984 : Mise en place du DNS (Domain Name Server) sur Internet. Jusque là, pour trouver une
machine sur Internet, il fallait soit connaître son adresse numérique, soit tenir à jour un unique
fichier texte contenant le nom et l'adresse numérique correspondante de toutes les machines
de l'Internet, ce qui est rapidement devenu impossible avec la rapide croissance de ce
réseau.
▪ 1986 : Lancement du réseau NFSNET, colonne vertébrale d’Internet.
▪ 1987 : Invention de l’ADSL.
▪ 1990 : Rattachement du réseau ARPANET à NFSNET. Fondation de l’EFF (Electronic Frontier
Fondation) dont l’objectif est la défense de la liberté d’expression sur Internet.
Introduction aux réseaux 9
Les repères historiques
▪ 1991 : Naissance du réseau EBONE, un des grands réseaux européens qui correspond à une
interconnexion de réseaux nationaux. Il constitue une dorsale du réseau internet.
▪ 1992 : Naissance de l’ISOC (Internet Society) qui promeut le développement des réseaux
informatiques dans le monde.
▪ 1996 : Lancement du projet Internet2, conçu pour des hauts débits grâce à un nouveau
protocole IP et IPV6
▪ 1997 : Ouverture de l’AFNIC qui gère et distribue les premières adresses en .fr
▪ 1998 : Fondation de l’ICANN, organisme à but non lucratif dont l’objectif est la gestion des
noms de domaines
▪ 1998 : Début de l’accès « gratuit » à Internet pour les particuliers avec les premières offres en
Angleterre.
Introduction aux réseaux 10
Introduction aux réseaux informatiques
▪ Un réseau informatique est un ensemble d'ordinateurs reliés entre eux qui
échangent des informations.
▪ Outre des ordinateurs, un réseau peut aussi contenir des équipements spécialisés,
comme des hub, des routeurs, et bien d'autres équipements que nous aborderons
dans ce cours.
▪ Dans les grandes lignes, un réseau est intégralement composé : d'équipements
informatiques (ordinateurs et matériel réseau) et de liaisons point-à-point qui relient
deux équipements entre eux.
▪ Mais tous les réseaux sont très différents les uns des autres.
▪ Il y a de nombreuses manières d'organiser les liaisons et ordinateurs d'un réseau,
des milliers de manières de gérer les transferts d'informations sur le réseau.
Introduction aux réseaux 11
Classification LAN, WAN, PAN et Internet
▪ Certains réseaux sont limités à une salle, voire un bâtiment; d'autres sont tellement
grands qu'ils font la taille d'une ville ou d'un quartier, quand d'autres ont une étendue
nationale.
▪ Internet est un réseau d'étendue mondiale.
▪ Et évidemment, tous ces réseaux portent des noms différents : on n'appelle pas de la
même manière un réseau qui ne contient qu'une centaine d'ordinateurs et un réseau
de taille planétaire.
▪ Réseaux locaux (LAN et PAN): Les réseaux les plus petits contiennent entre 2 et 100
ordinateurs, qui sont reliés avec des câbles ou une connexion sans fil. Ces réseaux sont
appelés des réseaux locaux ou encore des réseaux LAN (Local Area Network). Les réseaux
internes aux entreprises ou aux écoles sont de ce type : par exemple, les ordinateurs d'une
salle informatique peuvent généralement communiquer entre eux.
Introduction aux réseaux 12
Classification LAN, WAN, PAN et Internet
▪ Réseaux locaux (LAN et PAN): Comme autre exemple, vous avez tous chez vous un réseau
local qui comprend votre box internet et tout ce qui est connecté dessus. Un tel réseau local,
qui tient dans une simple chambre, est appelé un PAN : Personnal Area Network. Un PAN
comprend généralement des équipements qui appartiennent à une même personne ou
famille, qui sont regroupés dans la même maison, sur une étendue d'une dizaine de mètres.
▪ Réseaux interconnectés ( MAN et WAN): À côté de ces réseaux assez petits, on trouve les
réseaux de taille moyenne, qui permettent d'interconnecter des réseaux locaux proches :
• Les MAN, pour Metropolitan Area Network ont généralement la taille d'une ville.
• Les WAN, pour Wide Area Network, permettent de relier entre eux des réseaux locaux dans des
villes différentes.
▪ Réseaux mondiaux: Internet est une interconnexion de réseaux à l'échelle mondiale. C'est
d'ailleurs ce qui lui a valu son nom : internet est l'abréviation de interconnection of networks.
Introduction aux réseaux 13
Classification LAN, WAN, PAN et Internet
▪ Réseaux mondiaux: Environ 47000 réseaux de grande envergure, des réseaux autonomes,
sont interconnectés pour former internet. Ces 47000 réseaux sont souvent des réseaux
appartenant à des fournisseurs d'accès. Les informations qui transitent sur internet passent
par des câbles en fibre optique. Les câbles qui relient ces 47000 réseaux parcourent le monde
entier : pour donner un exemple, il y a environ 6 à 7 câbles qui traversent l’Atlantique qui
permettent aux réseaux américains de communiquer avec les réseaux européens.
• Au début, Internet n'était pas disponible pour le grand public, mais servait essentiellement aux
grandes organisations. En ce temps, internet servait surtout à échanger des données,
télécharger de grands volumes de données. C'est dans les années 1990 que sont apparues les
technologies qui ont permis la conception des sites web, à savoir l'HTML, les adresses URL et
le protocole HTTP. De nos jours, internet est surtout utilisé par les particuliers pour consulter
des sites web. L'ensemble des sites web accessibles sur internet est ce qu'on appelle le web :
il faut ainsi faire la différence entre le web et internet, internet étant un réseau et le web un
ensemble de sites web.
Introduction aux réseaux 14
Classification Client-serveur et pair à pair
▪ Les réseaux informatiques peuvent aussi être catégorisés selon la manière dont les
ordinateurs échangent des données.
▪ On peut ainsi classer les réseaux en trois grands types :
▪ les architectures un tiers: Les premiers réseaux locaux datent des années 1960. A cette
époque, les ordinateurs étaient très cher et prenaient énormément de place. Seules les
grandes entreprises et services publics d'état pouvaient se payer ces ordinateurs. Il n'y avait
donc pas un poste par personne : les organisations n'avaient qu'un seul ordinateur qu'il fallait
se partager. Les utilisateurs n'avaient pas accès à l'ordinateur directement. Ils devaient passer
par des terminaux, des systèmes qui permettaient d'afficher des informations et de saisir des
commandes et du texte : ils étaient constitué d'un clavier, d'un écran, et de quelques circuits
rudimentaires. Ces terminaux se contentaient d'envoyer ou de recevoir des informations au
gros ordinateur central, qui traitait les demandes des terminaux une par une.
Introduction aux réseaux 15
Classification Client-serveur et pair à pair
▪ les architectures un tiers: Cette organisation avec un seul ordinateur relié à des terminaux
a survécu, et s'est même adaptée à l'ère internet. En effet, de nombreuses organisations
utilisent encore des terminaux qui communiquent avec des serveurs via internet. Pensez à un
distributeur automatique de billets : celui-ci n'est ni plus ni moins qu'un terminal assez évolué
qui communique avec un serveur de la banque, via des connections internet. L'architecture un
tiers correspond au cas où plusieurs terminaux sont reliés à un ordinateur central, peut
importe que cette connexion se fasse via internet ou via un réseau local.
▪ les architectures client-serveur: L'architecture client-serveur est une amélioration de
l'organisation précédente, la différence étant que les terminaux sont de véritables ordinateurs.
Elle fait intervenir au minimum deux ordinateurs : un serveur et un ou plusieurs clients. Le
serveur est un ordinateur qui contient des données utiles et très importantes à traiter, comme
un site web, des données partagées sur internet, les documents d'une entreprise, etc. Les
clients veulent avoir accès aux données présentes sur le serveur : pour cela, ils doivent
envoyer une demande au serveur.
Introduction aux réseaux 16
Classification Client-serveur et pair à pair
▪ les architectures client-serveur: Le serveur traitera cette demande après réception, et
renvoie le résultat de la demande. La grosse différence entre un terminal et un client est que le
terminal n'est pas un ordinateur, mais un matériel sans intelligence et qui n'a aucune capacité
de calcul. Cette méthode est utilisée pour les sites web et les applications web : le site web est
stocké sur le serveur, tandis que le client reçoit ces fichiers et affiche le site sur votre
ordinateur.
▪ les architectures pair à pair: L'architecture pair à pair, aussi notée P2P, peut être vu
comme une sorte d'amélioration du client-serveur. Dans le client serveur, les rôles de serveur
et de client sont attribués définitivement. Mais avec le pair à pair, tout ordinateur peut
alternativement être serveur et client. Pour mieux comprendre ce que cela signifie, on peut
prendre l'exemple d'utilisation la plus connue du P2P : le transfert de fichiers. De nombreux
logiciels utilisent des protocoles P2P, comme BitTorrent, pour permettre l'échange de fichiers
entre utilisateurs. Ces protocoles permettent le téléchargement de fichiers demandés à partir
d'autres "serveurs", ou alors envoyer des morceaux de fichiers aux autres clients.
Introduction aux réseaux 17
Classification Client-serveur et pair à pair
▪ les architectures pair à pair: Ainsi, chaque ordinateur peut, avec ce logiciel, servir de client
ou de serveur. Attention, cependant : c'est l'échange de fichiers qui est décentralisé, mais
d'autres parties du protocole peuvent faire intervenir un serveur. La découverte des sources de
téléchargement en est un bon exemple : selon le protocole, il peut être effectué en pair à pair
ou en client-serveur.
Introduction aux réseaux 18
Les modes de transfert
▪ Une transmission sur le réseau peut prendre
différentes formes suivant le nombre de
destinataires.
▪ Un ordinateur peut en effet vouloir communiquer
avec un ordinateur bien précis, ou envoyer une
donnée à plusieurs PC différents.
▪ Suivant le nombre de destinataire, on peut faire la
différence entre Unicast, Anycast, Multicast et
Broadcast.
▪ Avec l'unicast, un ordinateur émet des données à
destination d'un autre ordinateur bien identifié.
Unicast
Introduction aux réseaux 19
Les modes de transfert
▪ Avec l'anycast, un ordinateur émet
des données vers un ordinateur qu'il
ne connaît pas : l'émetteur ne
connaît pas la destination de la
donnée. L'ordinateur de destination
n'est cependant pas choisi au
hasard : c'est le protocole de
routage qui choisit vers quel
ordinateur émettre la donnée.
Anycast
Introduction aux réseaux 20
Les modes de transfert
▪ Avec le multicast, les données émises sont
envoyées à un groupe d'ordinateur qui
veulent recevoir cette donnée. Les
ordinateurs qui veulent revoir la donnée se
connectent à un serveur et s'inscrivent à un
groupe de diffusion. Tous les ordinateur
inscrits dans ce groupe recevront la donnée
émise. C'est notamment utilisé lors du
streaming d'évènements en live : on émet la
donnée une fois, et celle-ci sera recopiée
par les routeurs à toutes les personnes
inscrites au groupe que le routeur connaît.
Multicast
Introduction aux réseaux 21
Les modes de transfert
▪ Avec le broadcast, le paquet émis est envoyé à tous les ordinateurs d'un réseau ou
sous-réseau (un réseau local le plus souvent). Selon que le paquet se propage dans
un réseau local ou sur internet, on distingue deux formes de broadcast:
➢ Le broadcast limité a une portée limitée au réseau
local de l'émetteur. Le paquet est envoyé aux voisins de
l'ordinateur émetteur, mais reste confiné dans le réseau
local : il ne passe pas les routeurs, mais est propagé par
les commutateurs/concentrateurs.
➢ Le broadcast dirigé est similaire au précédent, sauf que
le paquet n'est pas confiné dans un réseau local et peut
passer les routeurs pour se déplacer sur internet. Broadcast
▪ L'ensemble des ordinateurs qui reçoit une transmission broadcast porte un nom :
c'est le domaine de diffusion.
Introduction aux réseaux 22
Les modèles OSI et TCP/IP
▪ Les ordinateurs d'un réseau n'ont pas à être identiques : les différences de systèmes
d'exploitation, de logiciels utilisés pour naviguer sur le net, et les autres différences
du genre ne doivent pas avoir le moindre impact sur la communication entre deux
machines.
▪ Par exemple, on peut parfaitement connecter des ordinateurs sous Windows avec
des ordinateurs sous Linux.
▪ Pour cela, il a fallu inventer un certain nombre de standards réseau, appelés
protocoles réseaux.
▪ Des organismes publics supranationaux s'occupent d'établir et de normaliser ces
protocoles : ils consultent les grandes entreprises du web (Microsoft, Apple, et ainsi
de suite), et les négociations sur ce qui doit être mis dans les protocoles sont
souvent longues.
Introduction aux réseaux 23
Les modèles OSI et TCP/IP
▪ Chaque protocole gère plein de détails comme le routage, la transmission des bits,
l'adressage logique ou physique, et bien d'autres choses.
▪ Cependant, tous les protocoles ne se situent pas au même "niveau d'abstraction".
▪ Il existe deux classifications importantes qui décrivent ces niveaux d'abstraction: le
modèle OSI et le modèle TCP/IP.
▪ Les modèles OSI et TCP/IP permettent de classer divers protocoles réseaux, à savoir
des standards qui décrivent telle ou telle fonctionnalité que le réseau doit respecter.
▪ Le modèle OSI: Le modèle OSI est de loin le plus complet. Il décrit sept couches portant
les noms de couche physique, liaison, réseau, transport, session, présentation et
application. Les divers protocoles qui définissent le réseau et les communications sont
donc répartis dans chaque couche, selon leur utilité.
Introduction aux réseaux 24
Les modèles OSI et TCP/IP
▪ Il est d'usage de diviser ces sept couches en deux : les couches basses, qui se limitent à
gérer des fonctionnalités de base, et les couches hautes, qui contiennent les protocoles
plus élaborés.
▪ Les couches basses, aussi appelées couches matérielles, s'occupent de tout ce qui a
trait au bas-niveau, au matériel. Elles permettent d’envoyer un paquet de données sur un
réseau et garantir que celui-ci arrive à destination. Elle est généralement prise en charge par
le matériel et le système d'exploitation, mais pas du tout par les logiciels réseaux. Les
couches basses sont donc des couches assez bas-niveau, peu abstraites. Les couches
basses sont au nombre de trois. Pour résumer, ces trois couches s'occupent
respectivement des liaisons point à point (entre deux ordinateurs/équipements réseaux),
des réseaux locaux, et des réseaux Internet.
➢ La couche physique s'occupe de la transmission physique des bits entre deux
équipements réseaux. Elle s'occupe de la transmission des bits, leur encodage, la
synchronisation entre deux cartes réseau, etc.
Introduction aux réseaux 25
Les modèles OSI et TCP/IP
➢ La couche physique: elle définit les standards des câbles réseaux, des fils de cuivre, du
WIFI, de la fibre optique, ou de tout autre support électronique de transmission.
➢ La couche liaison s'occupe de la transmission d'un flux de bits entre deux ordinateurs,
par l'intermédiaire d'une liaison point à point ou d'un bus. Pour simplifier, elle s'occupe
de la gestion du réseau local. Elle prend notamment en charge les protocoles MAC, ARP,
et quelques autres.
➢ La couche réseau s'occupe de tout ce qui a trait à internet : l'identification des différents
réseaux à interconnecter, la spécification des transferts de données entre réseaux, leur
synchronisation, etc. C'est notamment cette couche qui s'occupe du routage, à savoir la
découverte d'un chemin de transmission entre récepteur et émetteur, chemin qui passe
par une série de machines ou de routeurs qui transmettent l'information de proche en
proche. Le protocole principal de cette couche est le protocole IP.
Introduction aux réseaux 26
Les modèles OSI et TCP/IP
▪ Les couches hautes, aussi appelées couches logicielles, contiennent des protocoles
pour simplifier la programmation logicielle. Elles requièrent généralement que deux
programmes communiquent entre eux sur le réseau. Elles sont implémentées par des
bibliothèques logicielles ou directement dans divers logiciels. Le système d'exploitation ne
doit pas, en général, implémenter les protocoles des couches hautes. Elles sont au nombre
de quatre :
➢ La couche transport permet de gérer la communication entre deux programmes, deux
processus. Les deux protocoles de cette couche sont les protocoles TCP et UDP.
➢ La couche session, comme son nom l'indique, permet de gérer les connexions et
déconnexions et la synchronisation entre deux processus.
➢ La couche présentation se charge du codage des données à transmettre. Elle s'occupe
notamment des conversions de boutisme ou d'alignement, mais aussi du chiffrement ou
de la compression des données transmises.
Introduction aux réseaux 27
Les modèles OSI et TCP/IP
➢ La couche application prend
en charge tout le reste.
Introduction aux réseaux 28
Les modèles OSI et TCP/IP
▪ Modèle TCP/IP: Le modèle
TCP/IP est plus simple qu'OSI, avec
seulement quatre couches :
liaison, Internet, transport et
application. La différence avec OSI
est simplement que certaines
couches ont été fusionnées. La
couche liaison de TCP/IP regroupe
notamment les couches physiques
et liaison d'OSI. De même, la
couche application de TCP/IP
regroupe les couches session,
application et présentation d'OSI.
Introduction aux réseaux 29
L’encapsulation
▪ Les données ne sont pas transmises telles quelles sur le réseau, car chaque
protocole a besoin d'informations bien précises pour faire son travail.
▪ Par exemple, les protocoles de couche liaison ont besoin d'informations
particulières, non présentes dans la donnée transmise, pour détecter les erreurs ou
indiquer le récepteur.
▪ Même chose pour les protocoles TCP et UDP de la couche transport, qui ont besoin
d'informations sur le processus émetteur et récepteur, qui ne sont pas dans la
donnée transmise.
▪ Et ce problème nous amène à parler de l'encapsulation.
▪ Pour résoudre ce problème, chaque protocole ajoute les informations dont il a
besoin à la donnée transmise.
Introduction aux réseaux 30
L’encapsulation
▪ Ces informations sont regroupées dans un en-tête, placé au début des données à
transmettre.
▪ Plus rarement, certains protocoles ajoutent
leurs informations devant, mais aussi
derrière la donnée à transmettre : l'en-tête
est complété par un pied (le terme anglais
est : footer).
▪ Lorsqu'un protocole prend en charge un
paquet de données, il lui ajoute un en-tête à
son début.
▪ Avec cette méthode, les en-têtes de chaque
couche sont séparés, placés les uns à côté
des autres.
Introduction aux réseaux 31
L’encapsulation
▪ Lors de la réception, cet en-tête sera enlevé : les couches supérieures n'ont pas
besoin des en-têtes des couches inférieures.
▪ Si la couche physique s'occupe de la transmission de bits individuels, ce n'est pas le
cas des autres couches, qui traitent des paquets (données + en-tête/pied) contenant
plusieurs bits.
▪ Les couches réseau, liaison et transport traitent des paquets de données de taille
fixe (leur nombre de bits est fixé).
▪ Au-delà de la couche transport, les données ne sont pas structurées en paquets de
taille fixe, mais en paquets de taille variable, qui dépendent du logiciel utilisé.
▪ Pour les couches liaison, réseau et transport, les paquets sont appelés des protocol
data unit (PDU, unités de données d'un protocole, en français).
Introduction aux réseaux 32
L’encapsulation
▪ Ils portent des noms différents selon la couche, vu qu'ils contiennent des en-têtes
différents.
➢ Pour la couche liaison, l'unité est la trame.
➢ Pour la couche réseau, l'unité est le paquet.
➢ Pour la couche transport, l'unité est le segment pour le protocole TCP et le datagramme
pour le protocole UDP.
COUCHES OSI Unité de transfert de données (PDU) Taille du PDU
Physique Bit ou Symbole Bit/symbole unique
Liaison Trame
Taille fixe, plusieurs bits, dépend
Réseau Paquet
du protocole utilisé
Transport Segment (protocole TCP) Datagramme (protocole UDP)
Session
Présentation Paquets de taille variable
Application
Introduction aux réseaux 33
Merci pour votre attention!
Introduction aux réseaux 34