0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues16 pages

Antiparasitaires externes pour carnivores

article

Transféré par

fidelediobo7891
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues16 pages

Antiparasitaires externes pour carnivores

article

Transféré par

fidelediobo7891
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

EMC-Vétérinaire 1 (2004) 138–153

[Link]/locate/emcvet

Antiparasitaires externes chez les carnivores


domestiques
External antiparasitic drugs for dogs and cats
F. Beugnet (Docteur vétérinaire, docteur d’université, habilitation à
diriger les recherches, agrégé des écoles nationales vétérinaires (ENV)
en parasitologie et maladies parasitaires)
Merial Europe, animaux de compagnie et équidés, 29, avenue T. Garnier, 69007 Lyon, France

MOTS CLÉS Résumé Les antiparasitaires externes employés chez les carnivores domestiques ont
Insecticide ; évolué ces dernières années non seulement sur le plan des molécules mais aussi en ce qui
Acaricide ; concerne les formulations galéniques et la pharmacocinétique. Les anciens groupes
Rémanence chimiques au premier rang desquels les organophosphorés et les pyréthrinoïdes ont été
d’activité ; supplantés par les phénylpyrazolés (fipronil) ou les néonicotinoïdes (imidacloprid). Outre
Innovation
les insecticides-acaricides proprement dits, les inhibiteurs de croissance des insectes et
des acariens sont apparus. Ils sont représentés soit par les analogues de l’hormone
juvénile (pyriproxyfène, (S)-méthoprène) soit par les inhibiteurs de la synthèse de chitine
(lufénuron). Ces « IGR » (insect growth regulator) sont utilisés sur l’animal ou dans
l’environnement, seuls ou en association avec des insecticides-acaricides. La notion de
traitements antiparasitaires a évolué vers la notion de prévention grâce à l’apparition de
formulations ayant une persistance d’activité. Parallèlement, la facilité d’utilisation a
été améliorée par le développement des solutions cutanées pour dépôt ou spot on. Les
vétérinaires, comme les propriétaires, disposent aujourd’hui d’une diversité de choix
avec des formulations qui ont gagné en efficacité, en durée d’activité, mais aussi en
tolérance et en absence de toxicité. La combinaison des insecticides et des IGR permet
aujourd’hui d’envisager la mise en place de plans de lutte intégrée, notamment contre les
puces.
© 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés.

Abstract The external antiparasitic drugs used in pets have evolved these last years, not
KEYWORDS only regarding the active ingredients but also with respect to formulations and pharma-
Insecticide;
cokinetics. The old chemical groups like organophosphorates and pyrethroids have been
Acaricide;
Long acting;
supplanted by new compounds such as phenypyrazoles (fipronil) or neonicotoinoids
Innovation (imidacloprid). Beside insecticidal and acaricidal molecules, Insect Growth Regulators
(IGRs) have appeared and are increasingly used. They are divided in two groups, the
juvenile hormone analogues (Pyriproxyfen, (S) -methoprene) and the inhibitors of the
chitine synthetase (lufenuron). These IGRs are used either in the environment or in pets
(topically or by oral administration), alone or in the majority of cases in combination with
insecticides. The notion of insecticidal treatment has changed towards the concept of
prevention. This change was possible after the development of long-acting formulations
which provide at least one month of protection. In parallel, their utilization has been

Adresse e-mail : [Link]@[Link] (F. Beugnet).

© 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés.


doi: 10.1016/[Link].2004.05.002
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 139

facilitated by new formulations, especially the development of the “spot on”. The
veterinarians as well as the pet owners have now a wide diversity of products, with new
molecules, new formulations but also very good safety. The combination of insecticides
and IGRs allow the veterinarians to advise Integrated Pest Management Program, espe-
cially Integrated Flea Control.
© 2004 Elsevier SAS. Tous droits réservés.

Introduction Nous ne considérons pas les antifongiques


comme des antiparasitaires externes et ils ne se-
Le traitement, mais aussi la prévention, des infes- ront pas traités dans ce chapitre.
tations des carnivores par les ectoparasites Nous distinguerons, parmi les insecticides-
(Tableau 1), insectes ou acariens, reposent sur acaricides, les molécules neurotoxiques, les insecti-
cides-acaricides non neurotoxiques et les inhibi-
l’utilisation, ponctuelle ou régulière, des anti-
teurs du développement des arthropodes.
parasitaires externes.1,2,3
À côté des molécules et de leur mode d’action, il
Leur emploi se fait généralement en association est important de considérer les formulations, qui
à des mesures sanitaires évitant ou limitant les vont soit simplifier l’application des spécialités,
réinfestations : lavage des boxes en élevages pour c’est le cas des « spot on », soit modifier la phar-
éliminer les cheylétielles qui se trouvent au sol, macocinétique dans le dessein d’augmenter la ré-
aspiration régulière des maisons pour éliminer les manence d’efficacité de ces produits, c’est le cas
œufs, larves ou pupes de puces... de certains spot on ou des colliers.
Sous le terme d’antiparasitaires externes, nous
regroupons toutes les molécules ou spécialités
ayant une action sur les insectes ou acariens ecto- Présentation des familles
parasites, qu’ils soient sur l’animal ou dans l’envi- insecticides-acaricides
ronnement. Par conséquent, nous envisagerons à la
fois les traitements directs des animaux mais aussi Les insecticides-acaricides sont inclus dans l’en-
les traitements de l’environnement. semble des molécules à activité neurotoxique, à
Outre les insecticides et acaricides, il faut ajou- côté desquelles peuvent être classés des principes
ter les inhibiteurs du développement des insectes actifs à actions diverses ainsi que le groupe des
ou acariens, souvent appelés IGR pour « insect régulateurs de croissance des arthropodes ou IGR
growth regulators », qui, eux aussi, peuvent être (inhibiteurs de l’enzyme chitine synthétase et ana-
appliqués sur les animaux ou dans l’environnement. logues de l’hormone juvénile) (Tableaux 1, 2, 3).

Tableau 1 Principaux acariens et insectes parasites des carnivores domestiques.


Nom de la maladie Arthropode responsable Importance
Gale des oreilles (otacariose) Otodectes cynotis Très fréquent chez les jeunes carnivores
Gale sarcoptique du chien Sarcoptes scabiei canis Fréquent en élevage et chiens de chenil
Gale notoédrique du chat Notoedres cati Exceptionnelle
Démodécie canine Demodex canis Fréquent sur les chiots de 3 mois à 2 ans.
Prédisposition héréditaire
Démodécie féline Demodex cati Rare, souvent auriculaire
Cheylétiellose Cheyletiella yasguri (chien), C. blackei (chat) Peu fréquent, jeunes carnivores en chenil
Trombiculose Trombicula automnalis Très fréquent à la fin de l’été sur les animaux qui
sortent
Infestation par les tiques Dermacentor, Rhipicephalus, Ixodes Fréquent chez le chien, risque de transmission
de piroplasmose. Plus rare chez les chats, sou-
vent infestés par les larves et les nymphes
Infestation par les puces Ctenocephalides felis felis Commun chez le chien et le chat
Ctenocephalides canis (Ctenocephalides felis felis dans plus de 90 % des
Archeopsylla erinacei cas)
Pulex irritans
Phtiriose Trichodectes canis (chien) Assez rare
Linognathus setosus (chien)
Felicola subrostratus (chat)
140 F. Beugnet

Tableau 2 Principaux groupes d’insecticides-acaricides employés chez les carnivores.


Groupe chimique Principes actifs Spécialités vétérinaires (liste non exhaustive)
Organochlorés Lindane Véticide®, Acarexane®, Lindacanin® Oridermyl®,
Cortyl®
Organophosphorés Diazinon Dimpygal® ; Préventef®
Coumaphos Asuntol®
Dichlorvos + fénitrothion Tiquanis®
Fenthion Tiguvon®
Carbamates Carbaryl Carbyl®
Propoxur Bolfo® poudre
Bendiocarb Prévenpuce®
Pyréthrinoïdes Bioalléthrine Ectofug®
Perméthrine Puce stop®, Duowin®, Pulvex®, Défendog®
Deltaméthrine Scalibor®
Cyperméthrine Cypertic®, Feutratic®
Fluméthrine (+ propoxur) Kiltix Collier®
Fenvalérate Acadrex®
Néonicotinoïdes Imidacloprid Advantage®
Imidacloprid + perméthrine Advantix®
Nitenpyram Capstar®
Phényl-pyrazolés Fipronil Frontline®
Fipronil + (S)-méthoprène Frontline Combo®
Avermectines/ Milbémycines Ivermectinea Ivomec®a
Milbémycine oxime Interceptor®
Sélamectine Stronghold®
Moxidectine (+ imidacloprid) Advocate®
Formamidines Amitraze Ectodex®, Préventic®
a
Utilisation hors AMM chez les carnivores, sous la responsabilité du prescripteur.

Groupe des neurotoxiques d’où une inhibition des dépolarisations ou excita-


tion nerveuse. Un effet inhibiteur du GABA aura
Les différents groupes chimiques sont ici classés l’effet inverse soit une hyperexcitabilité des
des plus anciens vers les plus récents. insectes-acariens avec une mort avec « convul-
sions ».
Organochlorés (Fig. 1) La stimulation des canaux sodium a le même
Les organochlorés ont une action inhibitrice du effet hyperstimulant sur les arthropodes.
GABA (acide gamma aminobutyrique) et une action Les organochlorés ont un spectre d’activité
stimulante de l’ouverture des canaux de sodium. Il large, agissant à la fois sur les insectes et les
existe des variations selon les molécules au sein du acariens. Ces molécules ne sont pas dénuées de
groupe. toxicité et sont proscrites chez le chat ou le cheval.
Les organochlorés sont parmi les plus anciens Du fait d’une grande persistance dans l’environ-
insecticides-acaricides, le lindane a été découvert nement, d’effets sur les arthropodes non parasites
en 1912, son utilisation s’est développée dès 1943. et de la possibilité de stockage dans la graisse des
Le GABA est un neuromédiateur qui a un effet mammifères ou des oiseaux avec certains effets
inhibiteur de l’activité musculaire chez les insectes neurohormonaux (effets de types œstrogéniques à
et les acariens. Sa stimulation entraîne l’ouverture l’origine de stérilités ou de malformations des fœ-
des canaux chlore des neurones (motoneurones ou tus), ces molécules au premier rang desquelles
neurones des ganglions cérébraux des insectes) l’endosulfan sont de moins en moins employées
comme produit phytosanitaire, ou avec des restric-
Cl
Cl Cl tions importantes. Le dichloro-diphényl-
Cl trichloéthane (DDT), très biorémanent, est encore
employé par certains pays en voie de développe-
Cl ment, mais il est interdit d’usage en Europe, en
Amérique du Nord et dans la majorité des pays du
monde.
Cl En médecine vétérinaire, pour la raison de la
Figure 1 Lindane. présence de résidus dans le lait ou les viandes,
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 141

Tableau 3 Résumé des principaux insecticides-acaricides et insect growth regulator (IGR) employés chez les carnivores.
Principes actifs Spécialités et présentations Mode d’action Indications
Organochlorés Entrée de Na+ dans les cellules
nerveuses
Lindane Véticide®, solution Spectre insecticide-acaricide large
Organophosphorés Inhibiteurs de
l’acétylcholinestérase
Dichlorvos + Tiquanis®, spray Insecticide-acaricide non rémanent
fénitrothion
Diazinon Dimpygal®*, solution Insecticide-acaricide non rémanent
Préventef®, collier Prévention des pulicoses
Fenthion Tiguvon®, spot on systémique Prévention de l’infestation par les
puces
Carbamates Inhibiteurs de
l’acétylcholinestérase
Bendiocarb Prévenpuce®, collier Prévention des infestations par les
puces
Carbaryl Carbyl®, poudre Insecticide non rémanent
Tigal®, poudre
Propoxur Bolfo®, poudre Insecticide non rémanent
Formamidines Interaction avec le système
noradrénergique (octopamine) des
acariens
Amitraz(e) Ectodex®, solution Acaricide strict : effet tique et
Préventic®, collier Demodex
Pyréthrinoïdes Entrée Na+ des cellules nerveuses
Perméthrine Pulvex®, shampooing Insecticide-acaricide non
Puce Stop®, spray rémanent. Sensibilité particulière
du chat, risque d’intoxication
Defendog®,
Duowin® (association avec le
pyriproxyfène)
Deltaméthrine Scalibor® (collier) Action antitique (effet répulsif sur
les phlébotomes)
Fluméthrine Kiltix® (collier) Action antitique
Phénylpyrazolés Blocage des canaux ions Cl- des
cellules nerveuses, effet
antagoniste du GABA
Fipronil Frontline®, pump spray Insecticide-acaricide à large
Frontline®, spot on à effet de spectre, rémanent (activité de 1 à
surface 2 mois sur les puces).
Frontline Combo® +
(S)-méthoprène
Chloronicotinyl-nitroguanidines Fixation sur les récepteurs
nicotiniques postsynaptiques à
l’acétylcholine
Imidacloprid Advantage®, spot on à effet de Insecticide rémanent, prévention
surface de l’infestation par les puces
(activité de 1 mois), pas d’effet
Advantix®, spot on (+ acaricide sauf en association avec
perméthrine) la perméthrine. Agit par contact.
Nitenpyram Capstar®, comprimés Insecticide à action rapide, action
uniquement systémique, faible
demi-vie : mort des puces
30 minutes après le repas, durant
24 heures.
Avermectines/ Fixation sur un récepteur
milbémycines spécifique des canaux Cl- (proche
du récepteur au glutamate), effet
GABA mimétique par entrée de Cl
142 F. Beugnet

(suite page suivante)

Tableau 3 (suite)
Principes actifs Spécialités et présentations Mode d’action Indications
Moxidectine Advocate®, spot on (+ Action systémique sur les puces et
imidacloprid) certains acariens (agents de gale) +
effet sur certains nématodes
Sélamectine Stronghold®, spot-on Action systémique sur les puces et
certains acariens (agents de gale) +
effet sur certains nématodes
Milbémycine Interceptor®, comprimés Action systémique sur certains
oxime acariens (agents de gale et
Sentinel®, comprimés (association
Demodex), + effet sur certains
au lufénuron)
nématodes
IGR (Insect Growth
Regulator)
Analogue de Inhibiteur de ponte, inhibiteur des
l’hormone mues larvaires, action par contact
juvénile
Méthoprène Frontline Combo® (+ fipronil)
(S-méthoprène)
Pyriproxyfène Duowin® (avec perméthrine) Plus rémanent que les insecticides
vrais, prolonge l’action des
Cyclio® topiques insecticides, décroissance
plus rapide des populations de
puces dans l’environnement,
Advantage plus® (+ imidacloprid), augmente la durée de vie des
(non commercialisé en Europe) insecticides en inhibant
l’émergence des chimiorésistances
Inhibiteur de la Inhibiteur de l’éclosion des puces,
chitine synthétase mortalité lors des mues, action
systémique, ingestion par les
insectes
Lufénuron Program®, comprimés, suspension « Stérilisation » des puces, aide à
orale ou injectable la décroissance des populations de
Sentinel® (association avec la puces
milbémycine oxime)
GABA : acide gamma-aminobutyrique.

l’emploi des organochlorés est restreint au lindane rés ne sont pas rares et sont décrits partout dans le
ou hexachlorocyclohexane. monde, vis-à-vis des mouches, des insectes ram-
Seul le chien est concerné, avec la possibilité pants, mais aussi des tiques ou des puces.
d’utiliser des solutions de lindane pour le traite- Les organophosphorés, en dehors de formes galé-
ment de la gale sarcoptique, de l’infestation par les niques particulières, n’ont pas une grande réma-
tiques ou d’autres acarioses : cheylétiellose, trom- nence (de l’ordre de quelques jours), par consé-
biculose. Le lindane reste également présent dans quent ils n’ont pas le risque d’engendrer des
de nombreuses spécialités destinées au traitement résidus dans l’organisme des animaux traités ou de
des otites et plus spécifiquement de la gale des polluer l’environnement. Ils sont assez rapidement
oreilles à Otodectes cynotis. hydrolysés dans l’environnement (rémanence de
quelques semaines sur des surfaces inertes, beau-
Organophosphorés (Fig. 2) coup plus courte en cas de présence de matières
Les organophosphorés ont une action anticholines- organiques).
térasique qui se solde par une accumulation d’acé-
tylcholine. Ce neuromédiateur a une activité de Ils ne sont pas dénués de toxicité (activité de
stimulation postsynaptique. Les acariens et insec- type parasympathomimétique) chez les mammifè-
tes présentent donc une hyperactivité précédent res et il faudra veiller à éviter tout surdosage ou
leur mort. Leur spectre d’activité est large incluant ingestion accidentelle, pour les colliers par exem-
à la fois les insectes et les acariens. Du fait de leur ple.
utilisation depuis de nombreuses années (première L’antidote spécifique de l’intoxication par les
commercialisation dans les années 1950), les phé- organophosphorés est l’atropine. Le chat y est
nomènes de chimiorésistance aux organophospho- beaucoup plus sensible que le chien.
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 143

coumaphos Les molécules du groupe sont très nombreuses.


Les formes galéniques également puisque l’on
H3C trouve sur le marché des solutions, des sprays, des
CH2 CH3 poudres, des « spot on » ou des colliers :
O CH2 • chlorpyriphos (groupe des thiophosphates) ;
O
• coumaphos (groupe des thionophosphates) ;
P
O O O O • cythioate (groupe des thionophosphates) ;
S • diazinon = dimpylate (groupe des thionophos-
phates) ;
Cl • dichlorvos (groupe des phosphates).
CH3
• fénitrothion (groupe des thionophosphates) ;
diazinon • fenthion (groupe des thionophosphates) ;
• malathion (groupe des thionophosphates) ;
• propétamphos (groupe des phosphoramides).
CH3
• trichlofon = métrifonate (groupe des phospho-
S O CH2 CH3
CH3 CH ramides) ;
N P Les organophosphorés sont également employés
N O O CH2 CH3 dans certaines spécialités non vétérinaires desti-
nées aux traitements de l’environnement ou des
CH3 jardins.
fenthion
Carbamates (Fig. 2)
S O CH3 Les carbamates, esters de l’acide carbamique et
P
classés en méthylcarbamates ou diméthylcarbama-
tes sont proches des organophosphorés par leur
S O O CH3 action anticholinestérasique. En dehors de formes
CH3
galéniques particulières, ils n’ont pas de réma-
CH3 nence, de l’ordre de quelques jours (2 à 4) et ne
sont pas stockés dans les tissus des animaux, ni dans
Trichlorfon
l’environnement. Ils sont peu toxiques car rapide-
CH3O O ment hydrolysés.
Les carbamates ont une action essentiellement
P CI
insecticide bien qu’ils puissent agir sur les acariens.
Ils sont aujourd’hui employés en médecine vété-
CH3O CH C CI rinaire essentiellement sous forme de colliers, éga-
lement sous forme de poudres :
OH CI • bendiocarb ;
Carbaryl
• carbaryl ou naphtyl-méthyl-carbamate ;
• propoxur ou phényl-méthyl-carbamate.
O
Amitraze (Fig. 3)
C CH 3
N L’amitraze est un acaricide du groupe des formami-
O
H dines.4 Il est sélectif vis-à-vis des acariens et est
utilisé depuis la fin des années 1960 dans la lutte
contre les tiques du bétail, ce qui fut sa première
destination.
Propoxur À l’inverse des autres insecticides/acaricides qui
O sont directement neurotoxiques : anticholinestéra-
siques pour les organophosphorés, dépolarisant
C CH 3 membranaire pour le lindane, inhibiteur de la dé-
O N
H polarisation membranaire comme les endectoci-
O des, ou inhibiteur du GABA pour le fipronil ; l’ami-
traze n’agit pas directement sur la conduction
nerveuse.
Il induit un changement de comportement des
Figure 2 Organophosphorés et carbamates. acariens, qui a notamment été étudié chez les
144 F. Beugnet

CH3

HC N N N CH 3
3

CH 3 CH 3

amitraze: N,N-di-(2, 4-xylyliminométhyl)


méthylamine (800 mg/kg)

HO
CH3
CH3 N NH HO CH NH 2

CH 3

amitraz hydrolysis product octopamine


U-40481 ou BTS-27271
Figure 3 Amitraze.

tiques au cours de leur gorgement. Il interfère avec Un traitement spécifique est possible avec un
le système adrénergique, en provoquant une inhi- a2-antagoniste. L’atipamézole est employé à la
bition des monoamineoxydases, bloquant ainsi la posologie de 0,2 mg kg–1 par voie intramusculaire,
synthèse de l’octopamine, au rôle neurohormonal un relais est ensuite pris avec la yohimbine (0,1 mg
important chez les acariens. kg–1 per os pendant 5 jours). Un traitement symp-
Les parasites arrêtent de se nourrir, les tiques tomatique y est associé.
stoppent leur repas puis se détachent et tombent. Si des intoxications sont observées chez les
La reproduction est altérée, la prolificité est forte- chiens lors d’ingestion accidentelle des colliers im-
ment réduite et la plupart des œufs pondus ensuite prégnés d’amitraze, elles sont exceptionnelles lors
n’éclosent pas. L’amitraze agit plus lentement que de l’emploi en lotion acaricide, aux posologies thé-
les autres insecticides/acaricides, par un effet sub- rapeutiques. Il est néanmoins déconseillé de l’em-
létal. ployer sur les femelles gestantes ou allaitantes, les
L’interaction de l’amitraze avec le système chiots de moins de 3 mois et sur les animaux débi-
adrénergique se retrouve lors d’intoxication des lités.
carnivores. L’amitraze a un effet a2-agoniste chez Le chat est très sensible à l’amitraze et il est
les mammifères. Il se place en première place des
déconseillé de l’employer dans cette espèce. Le
accidents médicamenteux chez les carnivores do-
léchage et un passage transcutané peuvent entraî-
mestiques avec environ 14 % des cas recensés par
ner des troubles marqués.
les centres de pharmacovigilance. Cependant, il
Les rongeurs (rats, souris, cochons d’Inde) n’ont
s’agit quasi exclusivement des colliers à l’amitraze
pas de sensibilité particulière à l’amitraze. Seule
qui en sont responsables, lors d’ingestion, de mâ-
chonnement ou de succion. L’intoxication se carac- l’ingestion de fortes doses entraîne des symptômes
térise par un effet a2-agoniste, proche de celui équivalents à ceux décrits chez les carnivores.
observé avec la xylazine ou la médétomidine. Les L’amitraze est aujourd’hui employée chez le
principaux symptômes sont : une hyperglycémie, un chien soit sous forme de colliers destinés au traite-
effet neurosédatif, plus rarement des troubles car- ment et à la prévention de l’infestation par les
diovasculaires (bradycardie, hypotension) et diges- tiques, soit sous forme de lotions destinées aux
tifs (vomissements, météorisme, anorexie). L’effet traitements des acarioses et en particulier de la
est persistant du fait du relargage progressif de démodécie canine.
l’amitraze contenu dans les colliers et de la demi-
vie du produit (environ 12 heures, soit une élimina- Pyréthrines et pyréthrinoïdes (Fig. 4)5
tion de 80 % en 4 jours environ, par voie urinaire Les pyréthrines naturelles sont des composés ex-
essentiellement). Du fait de son effet hyperglycé- traits à l’aide de solvants des capitules floraux du
miant, l’amitraze est contre-indiqué chez les ani- pyrèthre (espèce de chrysanthème, Chrysanthe-
maux diabétiques. Pour la même raison, les pro- mum cinerariaefolium, le pyréthtre de Dalmatie).
priétaires diabétiques doivent éviter tout contact Ces molécules sont des esters de l’acide chrysan-
avec le principe actif. thémique (pyréthrine I, jasmoline I et cinérine I) et
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 145

acide alcool
F
tefluthrin
F CH3
(20-35 mg/kg)
CF3 O
O
C F
Cl F

Type 1: descyano, nonphénoxybenzyl

phenoxybenzyl alcohol

perméthrine O
Cl O
(4000 mg/kg) C O
Cl

Type 1: descyano, 3-phénoxybenzyl

R1 O
O
C O
R2 CN

cyperméthrine : R1 = R2 = Cl (250 mg/kg)


lambda cyhalothrine : R1 = Cl, R2 = CF3 (79 mg/kg)

O O
Cl CH C R CF3 NH CH C R

Cl

fenvalérate (451 mg/kg) fluvalinate (260 mg/kg)

Type 2: α-cyano-3-phénoxybenzyl
Figure 4 Pyréthrinoïdes.

des esters de l’acide pyréthrique (pyréthrine II, Dans les années 1970, une seconde génération de
cinérine II, et jasmoline II). pyréthrines, photostables, a vu le jour. Elles sont
Des modifications de l’acide chrysanthémique douées d’une rémanence de plusieurs semaines sur
ont conduit, dès les années 1950, à l’apparition des le tégument ou dans l’environnement. En revan-
premières pyréthrines synthétiques : che, l’absence de stockage dans les tissus animaux
• alléthrine ; permet leur emploi sans délai d’attente ou avec des
• bioalléthrine ; délais courts chez les animaux de rente.
• tétraméthrine ; Les principales pyréthrinoïdes de 2e génération
• resméthrine ; sont :
• bioresméthrine ; • perméthrine ;
• kadéthrine. • cyperméthrine ;
Cette première génération regroupe des molécu- • fenvalérate ;
les peu photostables, vites dégradées à la lumière. • flucythrinate ;
Leur rémanence de quelques jours en a restreint • deltaméthrine ;
l’utilisation à des sprays insecticides essentielle- • fluméthrine ;
ment employés dans les habitations. • cyfluthrine.
146 F. Beugnet

Les pyréthrines et pyréthrinoïdes agissent par tale, extrait de légumineuses exotiques (Derris el-
contact ou ingestion sur les insectes et acariens. liptica et Lonchocarpus nicou). Son mode d’action
Leur mode d’action semble très proche de celui des se fait sur les mitochondries, provoquant un décou-
organochlorés, avec une ouverture des canaux so- plement des phosphorylations oxydatives. On re-
dium d’où une dépolarisation membranaire. L’ac- trouve cette molécule sous forme de lotions ou de
tion rapide sur les ganglions cérébraux des insectes, poudres. La roténone est photosensible et a une
en particulier pour les pyréthrines naturelles ou de action très fugace.
première génération, se solde par une première
phase dite de « stupeur » des insectes qui sont Néonicotinoïdes (ou chloronicotinylguanidines) :
« tétanisés ». C’est l’effet knock-down, qui peut imidacloprid et nitenpyram (Fig. 5)
être réversible. La seconde phase, qui, seule, peut Les néonicotinoïdes agissent comme des agonistes
être présente avec les pyréthrines de seconde gé- sur les récepteurs postsynaptiques nicotiniques à
nération est une hyperexcitation liée à l’action sur l’acétylcholine, principalement au niveau des mo-
les nerfs périphériques, entraînant des mouve- toneurones.6 Il s’agit de molécules insecticides spé-
ments rapides, brefs et incohérents, et se soldant cifiques qui n’ont pas d’action sur les acariens. Ils
par la mort de l’insecte. sont dérivés de l’observation de l’activité insecti-
L’effet knock-down a essentiellement été étudié cide de la nicotine, qui ne pouvait être utilisée du
sur les mouches. Il n’est pas connu chez les aca- fait de sa toxicité sur les mammifères. Ces compo-
riens. sés induisent une dépolarisation membranaire in-
Les pyréthrinoïdes sont à la fois insecticides et tense, d’où une paralysie spastique des insectes.
acaricides, avec des variations selon les molécules. L’imidacloprid comme le nitenpyram ont pour cible
La perméthrine est assez mixte tandis que la delta- un récepteur spécifique des insectes, ce qui expli-
méthrine et la fluméthrine sont avant tout acarici- que leur très grande marge de sécurité chez les
des. mammifères, chat, chien et homme.
Ces molécules sont assez volatiles et leur pré- L’imidacloprid est apparue dans le domaine phy-
sence autour des animaux traités est à l’origine tosanitaire en 1992. Cette molécule est lipophile et
d’un effet répulsif (« repellent ») vis-à-vis des H3C O
insectes volants (moustiques, phlébotomes) ou des
tiques. Cet effet « repellent » est variable selon les C
H3 C N+ CH3
molécules, les formulations et les conditions : ani- O
mal à l’intérieur dans un petit ou un grand volume,
animal à l’extérieur, présence de vent ou non... CH3
Les pyréthrinoïdes ont une relativement faible acétylcholine
toxicité chez les mammifères (sauf cas particuliers)
mais sont en revanche très toxiques pour les verté- N
CH3
brés poïkilothermes, en particulier les poissons.
N
La métabolisation des pyréthrinoïdes fait appel à
une première phase oxydative (notamment à l’aide
des oxydases hépatiques à fonction mixte, cyto- nicotine
chrome P450 dépendantes), puis à une phase de
conjugaison, en particulier de glucuronoconjugai- NH
sons. Les félins, dont le chat domestique, ont une O
-
N
déficience physiologique en enzyme de glucurono- +
Cl N N
conjugaison, ce qui explique leur sensibilité aux
N O
pyréthrinoïdes, tout particulièrement à la per-
méthrine, ce qui n’est pas le cas chez le chien, les imidaclopride
rongeurs-lagomorphes ou même l’homme. O
Les pyréthrinoïdes sont employées sur les chiens
sous forme de sprays, de shampooings, de lotions ou
de spot on. Elles sont utilisées dans l’environne- N
O
ment, parfois associées à des inhibiteurs de déve- N
loppement des insectes, sous forme de sprays, de
N R1 R2
diffuseurs, ou parfois de solutions pour les bâti- Cl
ments ou les jardins.
Proche des pyréthrines naturelles, il faut signa- nitenpyram
ler la roténone qui est un acaricide d’origine végé- Figure 5 Imidaclopride et nitenpyram.
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 147

photostable. Après application sur la peau, elle va Le spectre d’activité est très large, comprenant
se diffuser, via la couche superficielle lipidique, sur les insectes (puces, poux) mais aussi les acariens
l’ensemble du pelage en approximativement (agents de gales, cheylétielles, aoûtats et tiques).
24 heures. Elle est ensuite stockée dans les lipides Cette molécule est lipophile et photostable.
et les glandes sébacées, avec un effet de relargage Après application d’un spot on sur la peau, elle va
continu. En formulation « spot on », la rémanence diffuser via la couche superficielle lipidique sur
d’activité sur le pelage des chats ou des chiens est l’ensemble du pelage en approximativement
de l’ordre de 1 mois. Sa lipophilie permet à la 24 heures. Elle est ensuite stockée dans les lipides
molécule de conserver son activité sur des animaux et les glandes sébacées, qui servent de réservoir,
soumis à la pluie ou à des shampooings. avec un effet de relargage continu. En formulation
Elle agit par contact et les insectes, puces ou « spot on » ou en spray, la rémanence d’activité sur
poux, meurent rapidement. La majorité des publi- le pelage des chats ou des chiens varie de 15 jours
cations indiquent une mortalité des puces en envi- (tiques chez le chat) à 2 mois (puces chez le chien).
ron 8 heures, en tous les cas avant 24 heures. Elle est de 1 mois pour les puces chez le chat et les
Le nitenpyram est apparu plus récemment.7,8 tiques chez le chien. La lipophilie du fipronil per-
Bien qu’il agisse par le même mode d’action, c’est met à la molécule de conserver son activité sur des
un insecticide systémique et non de contact. Il est animaux soumis à la pluie ou à des shampooings
administré aux carnivores par voie orale, sous fréquents.
forme de comprimés. Il est très rapidement ab- Agissant par contact, les insectes, puces ou
sorbé, avec un pic plasmatique obtenu entre 30 mi- poux, et les acariens (tiques) meurent rapidement.
nutes et 2 heures après administration. Il est en La majorité des publications indiquent une morta-
revanche éliminé très rapidement via les urines lité des puces en environ 6 heures, en tous les cas
(demi-vie de 4 heures chez le chien et de 8 heures avant 24 heures et des tiques en 8 à 12 heures, en
chez le chat) et disparaît en environ 2 jours. Lors de tous les cas avant 48 heures.
leur repas sanguin, les puces ingèrent le nitenpy-
ram et meurent dans les 15 à 30 minutes qui sui- Macrolides antiparasitaires
vent. Il s’agit donc d’un insecticide systémique non (avermectines/milbémycines) (Fig.7)
À côté des insecticides-acaricides au sens strict,
rémanent à action rapide.
une nouvelle classe de molécules est apparue dans
les années 1980 chez les animaux de rente puis
Phénylpyrazolés : fipronil (Fig. 6)
s’est développée. Il s’agit des avermectines/
Le fipronil a d’abord été employé dans le domaine
milbémycines ou macrolides antiparasitaires.10 Ces
phytosanitaire, ensuite en médecine vétérinaire à
molécules sont qualifiées d’endectocides car elles
partir du milieu des années 1990.5,9 Il agit par
ont un spectre d’action sur les nématodes parasites
fixation sur le récepteur à GABA entraînant un
internes des mammifères, mais aussi sur certains
blocage de l’ouverture des canaux chlore et par
parasites externes comme les poux ou les agents de
conséquent une hyperactivité neuronale. Il agit par
gales, parfois les puces.
contact sur les arthropodes qui meurent par hyper-
Les avermectines/milbémycines ont une action
excitation.
GABA mimétique par fixation sur un récepteur au
Les récepteurs cibles sont spécifiques des arthro-
podes d’où une marge de sécurité très élevée chez OCH 3
les mammifères. HO
CH 3 CH 3
F
F F
O O O
C H3C
O S CN O

H3C
H2 N N O O
N
OH
Cl Cl

O
CH 3
H
CF3 NOH
fipronil sélamectine
Figure 6 Fipronil. Figure 7 Avermectines/milbémycines.
148 F. Beugnet

glutamate situé près des canaux chlore. Par consé- ment douvicides, peuvent avoir une efficacité sur
quent, les canaux chlore sont ouverts et les neuro- les arthropodes hématophages.
nes inhibés d’où une mortalité par paralysie. C’est le cas du closantel et du nitroxinil. Ils sont
Après administration par voie sous-cutanée ou en utilisables chez les carnivores dans le traitement de
spot on, les avermectines ont une circulation plas- parasitoses particulières comme la linguatulose (in-
matique et un stockage dans les cellules graisseu- festation par un crustacé parasite, Linguatula
ses. L’élimination se fait progressivement, essen- rhinaria) ou certaines myiases.
tiellement par voie fécale. Le butoxide de pipéronyle est un inhibiteur des
Hors autorisation de mise sur le marché (AMM), oxydases qui se retrouve dans la majorité des for-
l’ivermectine a été beaucoup utilisée dans le trai- mulations insecticides-acaricides dont le principe
tement des gales sarcoptique ou des oreilles. Par actif est une pyréthrinoïde. Il est employé seul dans
voie injectable ou par voie orale, elle l’est encore quelques solutions auriculaires destinées à traiter
pour le traitement des démodécies réfractaires à la gale des oreilles.
l’amitraze. Action mécanique : dans certains pays, des trai-
Depuis peu, la sélamectine est utilisable chez le tements de l’environnement à base de poudre com-
chien et le chat, sous forme de spot on dans le posée de sels de silicate sont commercialisés. Leur
traitement et/ou la prévention de certaines ecto- activité repose sur leur pouvoir abrasif de l’épicu-
parasitoses (pulicose, gale sarcoptique du chien, ticule des insectes.
gale des oreilles). La moxidectine sera disponible
en association avec l’imidacloprid pour les mêmes Inhibiteurs de croissance (IGR, « Insect
indications. Growth Regulator ») ou de développement
La milbémycine oxime est employée sous forme des arthropodes5 (Fig. 8)
de comprimé dans le traitement de la démodécie
canine. Les régulateurs de croissance des insectes (IGR)
Les antiparasitaires externes disponibles sur le sont des molécules interférant avec les hormones
marché sont nombreux (Tableau 2), néanmoins, ou certaines enzymes et à l’origine d’une inhibition
excepté l’imidacloprid, le nitenpyram et le fipro-
nil, la majorité des molécules sont anciennes. Inhibiteur de la chitine synthétase : lufénuron
En termes de marché, trois molécules (fipronil,
imidacloprid et sélamectine) font plus de 80 % de F F
l’ensemble des antiparasitaires externes vendus F
O F C
par les vétérinaires. F
C O Cl F CH
À côté des spécialités basées sur un principe
actif, des combinaisons sont aujourd’hui dévelop- N C C
pées comme : F H N O F
• l’association fipronil + (S)-méthoprène per- H
mettant un meilleur contrôle des puces par une Cl
rémanence prolongée et une action sur les
Analogues de l’hormone juvénile :
stades larvaires ;
O
• la combinaison imidacloprid + perméthrine,
permettant d’acquérir un spectre d’activité
O
sur les tiques que l’imidacloprid n’a pas ; O
• la combinaison imidacloprid + moxidectine*, Hormone juvénile III
permettant d’obtenir un spectre d’action
élargi aux nématodes parasites internes mais O O
aussi aux agents de gale (gale sarcoptique, gale
des oreilles). O
méthoprène
Insecticides non neurotoxiques2,3 O
O
Certains inhibiteurs des phosphorylations oxydati- N O
H
ves, utilisés comme anthelminthiques, essentielle-
O
Fenoxycarb
* non encore commercialisée en Europe
Figure 8 Insect growth regulator (IGR).
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 149

du bon déroulement de l’organogenèse ou de la L’isomère (S) est le seul actif. Ses propriétés de
reproduction chez les insectes et/ou les acariens. lipophilie et de rémanence lui permettent d’avoir
Leur première utilisation fut dans la lutte contre une action persistante et d’agir sur les œufs issus
les insectes nuisibles (blattes) et les insectes vec- de puces qui, en fin d’activité du fipronil, ne sont
teurs d’agents pathogènes (moustiques), puis plus tuées en totalité et peuvent donc pondre.
contre les insectes parasites ou prédateurs de végé- Le pyriproxyfène est employé seul en spot on
taux. (Cyclio®) ou en combinaison avec la perméthrine
Plus récemment des utilisations vétérinaires sont (Duowin spot on®, Duowin Spray®). Par ses caracté-
apparues, destinées aux animaux d’élevage (lutte ristiques de lipophilie et de rémanence, il agit
contre les diptères se reproduisant à partir des également sur les œufs issus des puces non tuées
fientes d’oiseaux, des lisiers de porcs, ou des fèces par la perméthrine.
de ruminants), aux carnivores domestiques, et plus
précisément à la lutte contre les puces. Inhibiteurs de la chitine synthétase
Les IGR peuvent être répartis en trois groupes : Ce sont des IGR qui agissent par un mode d’action
• les analogues de l’hormone juvénile ; non hormonal. Ils inhibent l’éclosion des œufs puis
• les inhibiteurs de la chitine synthétase ; les mues larvaires. Ils ont également une activité
• les autres IGR (inhibiteurs de l’hormone juvé- sur la fécondité et la prolificité des femelles. Ils
appartiennent à la famille des benzoyl-phényl-
nile, les analogues et les inhibiteurs de l’hor-
urées.12
mone de mue ou ecdysone, les inhibiteurs de la
En médecine vétérinaire, ces molécules sont uti-
synthèse protéique comme la cyromazine, es-
lisées dans l’environnement ou par administration à
sentiellement efficace sur les diptères).
l’animal.
Dans l’environnement est utilisé le flufénoxuron,
Analogues de l’hormone juvénile
Tiquanis habitat diffuseur et pulvérisateur®. Son
Ils entraînent une inhibition de la mue, par consé- action est rémanente de 4 à 6 mois. Il a une activité
quent l’apparition de larves hypertrophiées, géan- sur les puces, mais aussi sur les acariens de maison
tes, puis de nymphes et d’adultes non viables. Ce et les blattes.
sont les premières IGR à avoir été développées Pour l’administration à l’animal, on utilise le
(emploi du méthoprène sous forme de mélange lufénuron, Program®. C’est un IGR à action systé-
racémique dans la lutte anticulicidienne en 1970). mique en prise mensuelle. Du fait de sa rémanence
Les analogues de l’hormone juvénile agissent par (stockage dans les tissus graisseux et fixation aux
contact et par ingestion. Ils se retrouvent dans les protéines plasmatiques), toute puce prenant son
œufs des puces via les puces adultes ayant été en repas ingère une quantité suffisante de lufénuron
contact avec les principes actifs ou par passage pour s’en trouver stérilisée.
direct à travers la cuticule des œufs. La première Chez les bovins, le fluazuron, Acatak®, est em-
action est une inhibition d’éclosion des œufs. En- ployé en spot on dans la lutte contre la tique du
suite, ces analogues de la néoténine inhibent la bétail, Boophilus microplus, dans les pays de l’hé-
dernière mue larvaire (L3) qui conduit à la forma- misphère Sud ou de la ceinture intertropicale, en
tion des pupes. particulier l’Australie.
Ces analogues sont utilisés soit dans l’environne-
ment, sous forme de sprays ou de diffuseurs, soit Autres « insect growth regulator »
par application sur l’animal.11 Ils ne sont pas utilisés en pratique dans la lutte
Dans les habitations, on utilise : fenoxycarb, contre les arthropodes parasites des carnivores.
Parastop diffuseur®, Parastop aérosol® ; métho- Plusieurs voies de recherches sont actuellement
prène, Siphotrol spray®, Siphotrol pump spray® et explorées :
Siphotrol fogger®. Ils sont utilisés dans l’environne- • inhibiteurs des synthèses protéiques (notam-
ment, souvent associés à des insecticides classi- ment au niveau de la cuticule) ;
ques, en particulier des pyréthrinoïdes, et exercent • triazine (cyromazine), utilisée en élevage bo-
une activité rémanente de plusieurs mois (3 à vin, porcin ou aviaire. Elle peut être adminis-
6 mois). Des échecs sont souvent constatés, ils sont trée per os et se retrouve dans les fèces des
en fait dus à une mauvaise diffusion des produits animaux, inhibant alors le développement des
(par exemple dans les moquettes épaisses) et une moucherons nuisibles ;
difficulté d’atteindre les stades larvaires des para- • antagonistes de l’hormone juvénile = précocè-
sites (sous les fauteuils, entre les lattes de par- nes. Ces molécules ne sont pas commerciali-
quet...). sées ;
Sur l’animal, on peut utiliser la combinaison • inhibiteurs ou analogues de l’hormone de mue.
fipronil + (S)-méthoprène du Frontline Combo®. Ils ne sont pas commercialisés aujourd’hui.
150 F. Beugnet

Présentation des formes galéniques Certains spot on sont uniquement de surface,


utilisées chez les carnivores c’est le cas du Frontline® ou de l’Advantage®, avec
domestiques et dans l’environnement une diffusion cutanée des principes actifs. D’autres
spot on sont systémiques, c’est le cas du Tiguvon®,
L’évolution des antiparasitaires externes ou inter- avec une pénétration transcutanée et une réparti-
nes ne se fait pas que par la recherche de nouveaux tion plasmatique du fenthion. Enfin certains sont
principes actifs, aux modes d’action ou aux phar- mixtes, c’est le cas du Stronghold®, avec à la fois
macocinétiques innovantes. La formulation galéni- une présence cutanée de la sélamectine et une
que est indiscutablement un élément clé du succès circulation plasmatique.
de ces produits. Les colliers sont des polymères plastiques dont la
Quatre objectifs sont poursuivis : matrice est imprégnée par l’insecticide-acaricide.
• la facilité d’administration pour les propriétai- Le frottement sur la peau et le contact entraînent
res avec un minimum de manipulation (terme une libération continue et progressive des principes
anglo-saxon : « convenience »). La dilution de actifs. Pour cette raison, l’efficacité est optimale si
solutions concentrées d’organophosphorés les colliers sont assez « serrés » autour du cou des
dans de l’eau afin de traiter un chien contre la carnivores. De la même façon, sur des animaux
gale est chose que les propriétaires rechignent ayant une activité extérieure intense, une usure
à faire lorsqu’une formulation en spray ou un rapide peut être constatée.
spot on vont donner des résultats équivalents ;
• l’amélioration de la persistance d’activité, de
façon à éviter les traitements répétés, mais
surtout à évoluer d’une notion curative vers Présentation des principaux protocoles
une notion de prévention des infestations para- de traitements antiparasitaires externes
sitaires, en particulier par les puces ou les employés chez les carnivores
tiques ;
• un spectre large incluant à la fois les insectes
domestiques
et les acariens. Il est plus difficile de prescrire
un antiparasitaire qui n’est actif que sur les Nous résumons ici les principaux protocoles de trai-
puces qu’un antiparasitaire à la fois insecticide tement des infestations des carnivores domestiques
et acaricide ; par les ectoparasites.5 Seules les molécules ayant
• une innocuité, à la fois pour l’animal et pour une AMM pour l’indication sont mentionnées.
les propriétaires. Les IGR ont à ce titre une
sécurité d’emploi liée à leur cible spécifique
des arthopodes. Mais les dernières familles in- Traitement de la gale des oreilles
secticides et/ou acaricides dans lesquelles se
trouvent le fipronil, l’imidacloprid et le ni- Agent étiologique : Otodectes cynotis.
tenpyram montrent des marges de sécurité Modalité de traitement :
très grandes aussi bien pour l’animal que pour • nettoyer l’oreille à l’aide d’un liquide net-
les propriétaires. Ce qui n’était pas le cas avec toyant, de solution à base de chlorhexidine ou
les organophosphorés ou les pyréthrinoïdes. d’alcool à 30°, pour enlever le cérumen ;
Ainsi les formulations antiparasitaires externes • instiller un acaricide puis masser la base de
sont nombreuses (Tableau 3) et il est possible de l’oreille avec :
distinguer : C benzoate de benzyle : sept instillations à
• poudres ; 3 jours d’intervalle (cycle des acariens de
• aérosols ; 3 semaines environ) ;
• lotions à diluer ; C butoxyde de pipéronil : une instillation tous
• shampooings ; les 3 jours sept fois ;
• colliers ; C lindane ou carbaryl (préparation suffisam-
• sprays liquidiens (pump spray) ; ment dosée) : une instillation tous les 2 jours
• spot on. pendant 20 jours ;
Si les poudres, aérosols, shampooings et lotions C crotamiton : 1 fois tous les 2 jours pendant
n’ont en général pas de rémanence (ou inférieure à 20 jours ;
4 jours), les spot on recherchent une rémanence C sélamectine (Stronghold®) ou moxidectine
d’activité en induisant une diffusion et un stockage (Advocate®) : deux applications en spot-on à
des principes actifs sur le pelage des animaux et 1 mois d’intervalle sont nécessaires, ce qui
dans les couches lipidiques de l’épiderme. réduit la manipulation de l’animal.
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 151

Traitement de la gale sarcoptique Lutte contre les tiques


chez le chien
Agents étiologiques : Rhipicephalus sanguineus,
Agent étiologique : Sarcoptes scabiei var. canis. Dermacentor reticulatus, Ixodes ricinus.
Modalité de traitement : Modalité de traitement :
• tonte préalable, associée à un simple net- • infestations minimes et/ou occasionnelles
toyage de la peau ; (quelques tiques) :
• emploi d’un acaricide : C étiquage manuel en vérifiant que le rostre ne
C organochloré : lindane en dilution à 0,1 %. reste pas dans la plaie (coton imbibé
Trois traitements à 8 jours d’intervalle. Pos- d’éther) ;
sibilité de procéder par moitié de corps ; C application d’un acaricide sur la tique à
C organophosphoré : diazinon ou dimpylate : l’aide d’un applicateur imprégné de pyréth-
dilution à 0,1 % (soit 5 ml par litre). Trois rinoïde : cyperméthrine, (Feutratic®, Cyper-
traitements à 8 jours ; tic®) ;
C fipronil (Frontline Spray®) : deux applica- • infestations massives ou régulières :
tions espacées de 15 jours ; C bain acaricide (nettoyer le chien ou le chat
C sélamectine (Stronghold®) ou moxidectine avec un gant imprégné de l’acaricide) : lin-
(Advocate®) : deux applications spot on à dane, diazinon ou dimpylate ;
1 mois d’intervalle. C shampooing acaricide : perméthrine, delta-
métrhine, très efficace sur les tiques ou tout
Traitement de la gale notoédrique du chat
arthropode, mais non rémanent ;
C spray acaricide : permétrhine, fipronil (cf.
Agent étiologique : Notoedres cati.
infra, traitement contre les puces) ;
Modalité de traitement :
C spot on : perméthrine, fipronil. Prévention
• lavage des lésions ;
de l’infestation par les tiques pendant 1 mois
• application d’un acaricide : organophosphoré :
chez le chien, 15 jours chez le chat avec le
diazinon, frotter à l’aide d’une éponge imbi-
fipronil. La permétrhine est contre-indiquée
bée de produit, une fois par semaine trois fois.
dans l’espèce féline ;
Il est probable que la sélamectine ou la moxidec-
tine appliquées en spot on soient actives. C collier antitique : à base d’amitraze, de del-
taméthrine, ou de fluméthrine. Persistance
Traitement de la démodécie canine d’efficacité de 3 à 4 mois.

Agent étiologique : Demodex canis. Traitement de la pulicose13,14,15,16,17,18


Modalité de traitement :
• traitement acaricide : Agent étiologique : Ctenocephalides felis (puce du
C amitraze (Ectodex®) : diluer pour obtenir chat et du chien), plus rarement Ctenocephalides
une solution à 0,05 %, réaliser une applica- canis, Archeopsylla erinacei, Pulex irritans.
tion deux fois par semaine pendant 2 mois. Modalité de traitement : traiter l’animal et le
Poursuivre le traitement par la pose d’un milieu.
collier antitique à l’amitraze. La fin de trai- Traitement et prévention chez l’animal :
tement est justifiée par l’absence de Demo- • chien ou chat : aérosols, poudres, sprays, spot
dex lors de plusieurs raclages successifs ; on. Les poudres ou aérosols insecticides sont
C milbémycine oxime (Interceptor®) : posolo- très nombreux. Ils utilisent des organophos-
gie de 0,5 à 1 mg kg–1 par jour pendant phorés, des carbamates ou de la perméthrine.
6 semaines jusqu’à négativation de deux ra- Ils ne sont pas rémanents et doivent être appli-
clages successifs ; qués une fois par semaine quatre fois puis
• traitement adjuvant : traiter la séborrhée respecter la rémanence du produit (appliquer
grasse à l’aide de shampooings antiséborrhéi- tous les quinze jours). Les pump sprays de
ques à raison d’un shampooing deux fois par fipronil ou de perméthrine ont une rémanence
semaine puis une fois par semaine pendant de 1 mois. Les spot on de fipronil, imidaclo-
5 semaines ; prid, sélamectine ont une rémanence d’effica-
• traiter la pyodermite en cas de pyodémodécie cité de 1 mois (2 mois chez le chien pour le
par une antibiothérapie prolongée (> 3 semai- fipronil). Les shampooings sont non rémanents
nes). Choix varié des antibiotiques : clindamy- et s’avèrent peu efficaces sur les puces du fait
cine, amoxicilline/acide clavulanique, céfa- d’une réinfestation quasi immédiate à partir
lexine, marbofloxacine... du milieu. Les colliers sont généralement peu
152 F. Beugnet

efficaces sur les puces. Par voie systémique, actifs, en particulier le fipronil, l’imidacloprid, et
utilisation possible des comprimés de nitenpy- les avermectines milbémycines.19 Les molécules
ram, à action rapide mais non rémanente. Rap- plus anciennes restent encore utilisées, particuliè-
pelons que la perméthrine ou tout autre py- rement la permétrhine, principalement du fait de
réthrinoïde ne doivent pas être utilisés sur les leur caractère générique et accessible à un faible
chats ; coût.20 L’autre part de l’évolution s’est faite vis-à-
• administration de régulateur de croissance des vis du développement de galéniques associant faci-
insectes chez l’animal : lufénuron par voie lité d’utilisation et rémanence d’activité, comme
orale ou combinaison insecticide-IGR en spot les spot-on.
on ([S]-méthoprène, Frontline Combo®, pyri- Les nouveaux produits sont également plus sûrs,
proxyfène, Duowin®). à la fois pour les animaux et les propriétaires.
Action dans le milieu environnant : utilisation de
Une nouvelle tendance est le développement de
différents insecticides rémanents, associés à des
spécialités endectocides,19 associant un spectre
régulateurs de croissance des insectes :
d’activité sur des parasites externes et des parasi-
• sous forme de spray :
tes internes. Lorsque les spectres seront complets,
C Parastop environnement® : chlorpyriphos,
une nouvelle « révolution » dans le traitement des
pipéronylbutoxyde, perméthrine + pyriproxi-
carnivores domestiques pourrait avoir lieu.
fène, inhibiteur de l’hormone de mue, réma-
nence de 4-6 mois ; Aujourd’hui, ces endectocides ne sont pas actifs sur
C Tiquanis habitat® : perméthrine + flufénoxu- les tiques ni sur les cestodes.
ron, inhibiteur de la synthèse de chitine (chi- Diverses recherches sont également menées vers
tine synthétase). Existe aussi sous la forme le développement de vaccins contre les parasites
de pulvérisateur ; externes : antipuces ou antitiques, sans succès chez
• sous forme de diffuseur : les carnivores domestiques.
C Parastop diffuseur®, rémanent 6 mois, per- Diverses publications font également état de la
méthrine, pipéronylbutoxyde et fénoxycarb ; possibilité à moyen terme d’employer des parasi-
C Tiquanis habitat diffuseur®, perméthrine et toïdes ou « parasites de parasites », comme des
IGR (flufénoxuron) ; helminthes (Steinernema) parasites de puces dans
C Siphotrol® : fogger et minifogger ; libération le cadre de lutte biologique dans l’environnement.
de méthoprène. Nul doute que les possibilités de lutte contre les
insectes et les acariens ne feront que se dévelop-
Traitement de la dermatite allergique per, permettant la mise en place de luttes inté-
par piqûre de puces grées (c’est-à-dire associant l’ensemble des mesu-
res médicales et sanitaires disponibles) vers une
Il faut traiter la pulicose (généralement, il y a peu
meilleure efficacité et un meilleur confort des pro-
d’ectoparasites lors de dermatite allergique) par
priétaires. Ces mesures intégrées, notamment l’as-
action sur l’animal et dans le milieu environnant.
sociation d’insecticide et d’IGR, permettent déjà
Association de mesures médicales et sanitaires :
d’éviter l’émergence d’insectes ou d’acariens chi-
nettoyage des couvertures, paniers, ne pas oublier
miorésistants.
les tapis de voiture ...).
Traitement antiallergique (possibilité de confir-
mation par tests cutanés) :
• phase aiguë (prurit intense) : utilisation raison- Références
née des corticoïdes, préférer une action locale
à une administration systémique ; 1. Bloomquist JR. Insecticides : chemistries and characteris-
• phase chronique : tics. 2002 Course of Entomology, Minnesota University.
2. Bourdeau P. Les topiques insecticides et acaricides, 1re
C utilisation possible des antihistaminiques
partie. Point Vétérinaire 1987;19(104):133–142.
(efficacité variable chez le chien) ;
3. Bourdeau P. Les topiques insecticides et acaricides, 2e
C traitement du syndrome kératoséborrhéi- partie. Point Vétérinaire 1987;19(105):237–246.
que ; 4. Beugnet F. L’amitraze, un acaricide de référence. Action
• essais de désensibilisation à l’aide d’antigènes Vétérinaire 1999;1484:26–31.
de puces (résultats controversés). 5. Melhorn H. Encyclopedic Reference of Parasitology. 2nd
Ed. Diseases, Treatment, Therapy. Berlin: Springer-Verlag;
2000 678p.
Conclusion 6. Fourth International Flea&Tick Control Symposium. Comp
Contin Educ Pract Vet 2003;25(5A) Suppl.
Les antiparasitaires externes ont évolué ces derniè- 7. Clinical Advances : Nitenpyram, Capstar®. Comp Contin
res années avec l’arrivée de nouveaux principes Educ Pract Vet 2001;23(3A) Suppl.
Antiparasitaires externes chez les carnivores domestiques 153

8. Dobson P, Tinembart O, Fisch RD, Junquera P. Efficcay of 14. Dryden MW, Deneberg TM, Bunch S. Control of fleas on
nitenpyram as a systemic flea adulticide in dogs and cats. naturally infested dogs and cats and in private resisdences
Vet Rec 2000;147:709–713. with topical spot applications of fipronil or imidacloprid.
9. MacDonald JM. Flea control : An overview of treatment Vet Parasitol 2000;93:69–75.
concepts for North America. Vet Dermatol 1995;6(3):
15. Franc M, Cadiergues MC. Utilisation du lufénuron dans le
1221–1230.
contrôle des infestations du chien par Ctenocephalides
10. Beugnet F, Bourdoiseau G. Intérêts et risques de
felis. Méd Vét 1995;146:481–484.
l’utilisation des macrolides antiparasitaires chez les carni-
vores domestiques. Point Vét 1997;28:1529–1534. 16. International Flea Control Symposium. Comp Contin Educ
11. Jacobs DE, Hutchinson MJ, Krieger KJ, Bardt D. A novel Pract Vet 2000;22(4A) Suppl.
approach to flea control on cats, using pyriproxyfen. Vet
17. Jacobs DE, Hutchinson MJ, Ryan WG. Control of flea popu-
Rec 1996;139:559–561.
lations in a simulated home environment model using
12. Blagburn BL, Hendrix CM, Vaughan JL, Lindsay DS, Bar-
lufenuron, imidacloprid or fipronil. Med Vet Entomol 2001;
nette SH. Efficacy of lufenuron against developmental
25:73–77.
stages of fleas (Ctenocephalides felis felis) in dogs house in
simulated home environments. Am J Vet Res 1995;56: 18. Second International Flea Control Symposium. Comp Con-
464–467. tin Educ Pract Vet 2001;23(4A) Suppl.
13. Cadiergues MC, Caubet C, Franc M. Comparison of the
19. Selamectin : A novel endectocide for dogs and cats. Special
activity of selamectin, imidacloprid and fipronil for the
Issue. Vet Parasitol 2000;91:1–410.
treatment of dogs infested experimenntally with Cteno-
cephalides canis and Ctenocephalides felis felis. Vet Rec 20. Zerba E. Insecticidal activity of pyrethroids on insects of
2001;149:704–706. Medical importance. Parasitol Today 1988;4(7):S3–S7.

Vous aimerez peut-être aussi