Chapitre 1: Les régimes transitoires dans les circuits
linéaires
Elh Abdo, lecture notes of Ahmed Chitnalah
September 20, 2024
1 Circuit du 1er ordre (exemple : charge d'un condensateur)
1.1 La méthode directe :
On suppose que le condensateur est déchargé.
K R
E C u(t)
Figure 1: le mentage de circuit RC
On fait basculer K à t = 0. On a :
( (
u(t = 0− ) = 0 u(t = 0+ ) = 0
;
i(t = 0− ) = 0 i(t = 0+ ) = E
R
À cause de l'énergie électrostatique de C (qui ne peut pas être discontinue), la tension
u ne peut pas non plus être discontinue (elle ne peut pas sauter directement de 0 à E ),
contrairement au courant.
• La loi des mailles :
E = uR (t) + u(t) = Ri(t) + u(t)
• La loi d'Ohm :
du
uR (t) = Ri(t) ; i=C
dt
Donc :
du
E = RC +u
dt
1
Avec : τ = RC constante de temps.
La solution particulière de cette équation est : up (+∞) = E
La solution générale de l'équation τ du
dt + u = 0 est de la forme : ug (t) = Ae ; A = cst
t
−τ
qui dépend des conditions initiales.
Alors : t
u(t) = up + ug = E + Ae− τ
On a u(0+ ) = 0 =⇒ A = −E
Donc :
t
(
u(t) = E(1 − e− τ )
− τt
i(t) = E
Re
Les variations de u en fonction du temps Les variations de i en fonction du temps
1 u(t) 1 i(t)
0.5 0.5
t t
1 2 3 4 5 1 2 3 4 5
On a : u(t1 ) = 0.99E = (1 − 100
1
)u(∞).
t1 t1
Alors : E(1 − e− τ ) = 0, 99E ⇔ 10−2 = e− τ =⇒ t1 = τ ln(100) = 4, 6τ ≈ 5τ
1.2 Transformée de Laplace :
Dénition 1 La transformée de Laplace est dénie par :
Z +∞
L(f (t)) = F(p) = f (t)e−pt dt ; f (t) = 0 ∀t < 0.
0
C'est une fonction qui lie l'espace de temps (réel) à l'espace des impulsions (complexe).
• p = variable de Laplace complexe R p : p =′ σp+ jω .
• L (F(p)) = f (t) = limω→+∞ −p F(p )e dp′ (T.L. inverse).
−1 ′t
On donne le tableau des transformées de Laplace de fonctions usuelles :
2
Tableau des transformées de Laplace des fonctions usuelles.
On a :
uR (t) = Ri(t)
Donc : Z Z
−pt
uR (t)e dt = R i(t)e−pt dt = RI(p)
3
De même :
du
i(t) = C
dt
Alors : Z Z
du −pt
i(t)e−pt dt = C e dt
dt
Z
−pt
u(t)e−pt dt
I(p) = C u(t)e +C ·p
= C [−U (0) + p · U (p)]
(En eet, u est continue et dérivable, donc cette intégrale converge.)
Par suite :
I(p) U (0)
U (p) = +
C ·p p
Schéma équivalent symbolique (non réel, juste pour simplication) :
K R R
E C e(t) C
−
+
Le schéma de circuit électrique Le schéma équivalent
(
0 t<0
e(t) = EH(t) ; H(t) = (Heaviside).
1 t≥0
On a :
du
E=τ +u
Z dt Z Z
−pt du −pt
⇔ Ee dt = τ e dt + ue−pt dt
dt
1 U (0)
E(p) = RI(p) + I(p) +
Cp p
4
donc :
1 U (0)
U (p) = I(p) +
Cp p
et :
U (0)
I(p) = (U (p) − )Cp = CpU (p) − CU (0)
p
E(p) = R [CpU (p) − CU (0)] + U (p)
= τ pU (p) − τ U (0) + U (p)
À t = 0, U (0) = 0 (C est initialement déchargé).
E(p)
U (p) =
1 + τp
On a : Z +∞
1 E
H(p) = H(t)e−pt dt = =⇒ E(p) =
0 p p
donc :
E 1 E1 1
U (p) = = 1
p 1 + τp τ pp+ τ
A
1 1 A B (A + B)p + τ
1 = + 1 =
pp+ τ
p p+ τ p(p + τ1 )
D'où : ( (
A+B =0 A=τ
A
=⇒
τ =1 B = −τ
Donc : !! !
E 1 1 1 1
U (p) = τ − 1 =E − 1
τ p p+ p
p p+ τ
par application de la Transformée de Laplace inverse (voir tableau des Transformées
inverses) :
On a :
L−1 ( p1 ) = 1
5
t
L−1 1
p+ τ1
= e− τ
D'ou : t
u(t) = (L)−1 (U (p)) = E 1 − e− τ
September 20, 2024
2 Circuit de 2eme ordre: (exemple: RLC)
2.1 Method directe :
K R L
E C
Figure 2: circuit RLC qu'on vas trité
On a :
i=0
u = 0
R
t → 0− =⇒
uL = 0 la bobine est totalement decharg ée
C est consider totalement decharg é
u = 0
C
et t → 0+ :
• C est totalement dechargé, il se comporte comme un court circuit.
• L etant completement dechargé, il se comporte comme un interpteur
overt.
Donc le schema-equivalent est :
R L
E C
Figure 3: Circuit equivalent a t → 0+
6
Alors :
i(t → 0+ ) = 0
u(t → 0+ ) = 0
t → 0+ =⇒
u2 (t → 0+ ) = 0
u (t → 0+ ) = E
L
On a :
ur = Ri(t)
Par la loi d'Ohm : di
uL = L dt
du
i = c dt
Par la loi des mailles: E = uR (t) + uL (t) + u(t)
On developpe alors les calcules comme suit, pour obtenir l'[Link] verier par u(t) :
di
E = Ri(t) + L +u
dt
du d2 u
= RC + LC 2 + u
dt dt
d2 u R du u E
=⇒ 2
+ + =
dt L dt LC LC
d2 u dU
⇔ 2 + 2mω0 + ω02 u = ω0 E
dt dt
q
Avec : ω0 = √1
LC
pulsation a la résonance et m = 2Lω0 = 2 CL traduit l'amortissement.
R R
La solution de cette equation est de forme : u(t) = uG (t) + up (t), une solution par-
ticuliere est déja connue: uP (t) = E .
Il nous rest a resoudre :
d2 u du
2
+ 2mω0 + ω02 = 0
dt dt
On a :
r2 + 2mω0 r + ω02 = 0
On pose : λ = mω0
Le descriminant reduite ∆′ alors s'ectrit :
∆′ = λ2 − ω0
On a trois types de régime celen ∆′ , alors on a :
q
• 1ere cas : ∆′ > 0 =⇒ (m2 − 1)ω02 > 0 =⇒ m > 1 =⇒ R
2
C
L > 1, C'est
le régime Apériodique.
7
Les racines du polynomes s'ecrivent alors :
√
r1 = −λ − ω0 √m2 − 1 = −λ − σ p
σ = ω0 m2 − 1
r2 = −λ + ω0 m2 − 1 = −λ + σ
=⇒ uG (t) = Aer1 t + Ber2 t
D'ou :
u(t) = E + Aer1 t + Ber2 t
A et B sont des constantes determinés aparire des conditions initiales (t → 0+ ).
du
i(t) = C = C(Ar1 er1 t + Br2 er2 t )
dt
( (
u(t → 0+ ) = 0 E+A+B =0
(∗) =⇒ Ce systeme est important pour avoir A et B.
i(t → 0+ ) = 0 Ar1 + Br2 = 0
q
• 2eme cas : ∆′ = 0 =⇒ m = 1 =⇒ R2 C L = 1. C'est le régime critique.
q
On note RC = 2 CL la resistance critique.
Dans ce type de régime la solution générale c'écrit :uG (t) = (A + tB)e−λt
Donc : u(t) = E + (A + tB)e−λt
Remarque : A et B dans ce cas se determinent par le meme systeme (*)
q
• 3eme cas : ∆′ < 0 =⇒ m < 1 =⇒ R
L
C
L < 1, C'est le régime pseudoperi-
odique.
Les racines dans ce cas sont :
r1 = −λ − jω p
ω = ω0 1 − m2
r2 = −λ + jω
Alors :
uG (t) = Aer1 t + Ber2 t
et en n :
u(t) = E + Aer1 t + Ber2 t
(
A = − r1r2−r
E r2 E
= − 2jω
(∗) =⇒ 2 0
B = r2r1−r
E
1
= r1 E
2jω
8
E
−r2 e−jωt + r1 eiωt e−λt
u(t) = E +
2jω
E
(λ − jω)e−jωt − (λ + jω)ejωt e−λt
=E+
2jω
E −jωt
− ejωt ) − jω(e−jωt + ejωt ) e−λt
=E+ λ(e
2jω
E
=E− [2λj sin(ωt) + 2jω cos(ωt)] e−λt
2jω
λ
=E−E sin(ωt) + cos(ωt) e−λt
ω
= E + M cos(ωt + φ)e−λt
= E + [M cos(φ) cos(ωt) − M sin(φ)sin(ωt)] e−λt
Avec : ( r
M cos(φ) = −E λ2
=⇒ M = E 1+
M sin(φ) = −E ωλ ω2
λ λ
tan(φ) = − =⇒ φ = − arctan( )
ω ω
les graphes de ces régimes sont : On a :
réponse apériodique critique
1.5 réponse pseudo-périodique
réponse apériodique
u(t) (en V)
0.5
0
0 10 20 30 40 50
t (en ms)
u(t0 ) − E = M cos(ωt0 + φ)e−λt0
et :
u(t0 + T ) − E = M cos(ω(t0 + T ) + φ)eλ(t0 +T )
le décrément logarithmique est dénie par :
u(t0 ) − E
δ= = eλT
u(t0 + T ) − E
9
2π √ 2π
=⇒ ln(δ) = λT ; T = ω =
ω0 (1−m2 )
√
Donc : ln(δ) = ω 2πmω
√ 0
2
=⇒ ln(δ) 1 − m2 = 2πm =⇒ ln(δ)2 (1 − m2 ) = 4π 2 m2 .
0 1−m
On trouve une equation de 2eme degrée verié par m, si on ne connait pas par exempleq
l'un des parametres de RLC on peut le determiné a l'aide de la valeurs de m, (m = R2 CL ).
Si on s'interesse a visualisé ce régime pseudoperiodique, on applique au circuit un tension
carré de periode susament grande que celle de régime (T = ω √2π 1−m2
).
0
R L
Le signale aché est de la forme suivante :
10