0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues18 pages

Azithromycine Sandoz : Indications et Posologie

Résumé des caractéristiques du produit

Transféré par

sarah s
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues18 pages

Azithromycine Sandoz : Indications et Posologie

Résumé des caractéristiques du produit

Transféré par

sarah s
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

RESUME DES CARACTERISTIQUES DU PRODUIT

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

Azithromycine Sandoz 200 mg/5 ml poudre pour suspension buvable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque 5 ml de suspension reconstituée contient 209,6 mg d’azithromycine dihydratée, équivalant à


200 mg d’azithromycine.
Chaque 1 ml de suspension reconstituée contient 41,92 mg d’azithromycine dihydratée, équivalant à
40 mg d’azithromycine.

Excipients à effet notoire :


Chaque 5 ml de suspension reconstituée contient 3,71 g de saccharose, 0,030 g d’aspartam (E 951),
jusqu’à 410 nanogrammes d’alcool benzylique et jusqu’à 85 nanogrammes de sulfites.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre pour suspension buvable.

Poudre cristalline blanche à blanc cassée.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1 Indications thérapeutiques

Azithromycine poudre pour suspension buvable est indiqué pour le traitement des infections suivantes,
lorsqu’elles sont causées par des micro-organismes sensibles à l’azithromycine (voir rubrique 4.4 et
5.1) :

- sinusite bactérienne aiguë (diagnostiquée de manière adéquate)


- otite moyenne bactérienne aiguë (diagnostiquée de manière adéquate)
- pharyngite, amygdalite
- exacerbation aiguë de bronchite chronique (diagnostiquée de manière adéquate)
- pneumonie communautaire légère à modérément sévère
- infections de la peau et des tissus mous
- urétrite et cervicite à Chlamydia trachomatis sans complications (voir rubrique 4.4)

Le guide officiel d’utilisation adéquate des agents antibactériens doit être pris en considération.

4.2 Posologie et mode d’administration

Adultes
Dans l’urétrite et la cervicite à Chlamydia trachomatis sans complications, la dose est de 1000 mg, à
administrer en une seule dose orale.

1/18
Pour toutes les autres indications, la dose est de 1500 mg, à administrer à raison de 500 mg par jour
pendant trois jours consécutifs. La même dose (1500 mg) peut également être répartie sur une période
de 5 jours, à raison de 500 mg le premier jour et de 250 mg du 2 e au 5e jour.

Personnes âgées
La dose pour adultes s’applique également aux personnes âgées. La prudence est toutefois de mise
chez les personnes âgées susceptibles d’être affectés par un état proarythmique, en raison du risque de
développement d’une arythmie cardiaque et d’épisodes de torsades de pointes (voir rubrique 4.4).

Enfants et adolescents (< 18 ans)


Chez l’enfant d’au moins 1 an, la dose totale est de 30 mg/kg, à raison de 10 mg/kg en prise unique
pendant trois jours, ou, si l’on opte pour une cure de cinq jours, à raison de 10 mg/kg en prise unique
le premier jour, puis de 5 mg/kg par jour pendant les 4 jours suivants, conformément au tableau ci-
dessous. Les données sont limitées en ce qui concerne l’utilisation du médicament chez des enfants de
moins de 1 an.

Azithromycine Sandoz 200 mg/5 ml:

Poids (kg) Cure de 3 jours Cure de 5 jours Contenu du flacon


Jours 1-3 Jour 1 Jours 2-5
10 mg/kg/jour 10 mg/kg/jour 5 mg/kg/jour
10 kg 2,5 ml 2,5 ml 1,25 ml 15 ml
12 kg 3 ml 3 ml 1,5 ml 15 ml
14 kg 3,5 ml 3,5 ml 1,75 ml 15 ml
16 kg 4 ml 4 ml 2 ml 15 ml
17 – 25 kg 5 ml 5 ml 2,5 ml 15 ml
26 – 35 kg 7,5 ml 7,5 ml 3,75 ml 22,5 ml
36 – 45 kg 10 ml 10 ml 5 ml 30 ml
> 45 kg 12,5 ml 12,5 ml 6,25 ml 22,5 ml + 15 ml

La dose utilisée pour le traitement d’une pharyngite causée par Streptococcus pyogenes fait exception
à cette règle : dans le traitement de la pharyngite à Streptococcus pyogenes, l’azithromycine a prouvé
son efficacité en cas d’administration aux enfants sous forme d’une dose unique de 10 mg/kg ou de
20 mg/kg pendant 3 jours, avec une dose quotidienne maximale de 500 mg. Les effets cliniques
observés à ces deux doses étaient comparables, même si l’éradication des bactéries était plus
significative avec une dose journalière de 20 mg/kg.
Cependant, la pénicilline reste le premier choix dans le traitement de la pharyngite à Streptococcus
pyogenes et dans la prévention du rhumatisme articulaire aigu y faisant suite.

Patients souffrant d’insuffisance rénale


Il n’est pas nécessaire d’ajuster la posologie chez les patients avec insuffisance rénale légère à
modérée (filtration glomérulaire : 10-80 ml/min) (voir rubrique 4.4).

Patients souffrant d’insuffisance hépatique


Il n’est pas nécessaire d’ajuster la posologie chez les patients avec insuffisance hépatique légère à
modérée (voir rubrique 4.4).

Mode d’administration
Avant utilisation, la poudre doit être reconstituée avec de l’eau de manière à former une suspension
homogène de couleur blanche à blanc cassé (voir rubrique 6.6). Après reconstitution, le médicament
peut être administré à l’aide d’une seringue en PE/PP pour administration orale.
L’arrière-goût amer peut être évité en buvant du jus de fruits juste après avoir avalé la suspension.
Azithromycine poudre pour suspension buvable doit être administré en une seule dose journalière. La
suspension peut être prise avec de la nourriture.

2/18
4.3 Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, à l’érythromycine, à n’importe quel antibiotique macrolide ou


kétolide, ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi

Hypersensibilité
Comme pour l'érythromycine et d'autres macrolides, des réactions allergiques sévères et rares, y
compris l’œdème angioneurotique et l’anaphylaxie (rarement mortelle), des réactions cutanées, y
compris la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), le syndrome de Stevens-Johnson
(SJS), la nécrolyse épidermique toxique (NET) (rarement mortelle) et l’éruption médicamenteuse avec
éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été rapportées. Certaines de ces réactions
observées à Azithromycine Sandoz ont provoqué des symptômes récurrents et ont nécessité une
période d’observation et un traitement plus longs.

Si une réaction allergique se produit, l’administration du médicament doit être interrompue et un


traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent être informés de la possibilité de
réapparition des symptômes allergiques lors de l’interruption du traitement symptomatique.

Hépatotoxicité
Comme le foie est la principale voie d'élimination de l'azithromycine, celle-ci doit être utilisée avec
prudence chez les patients présentant une maladie hépatique significative. On a rapporté avec
l'azithromycine des cas d'hépatite fulminante entraînant une insuffisance hépatique potentiellement
létale (voir rubrique 4.8). Certains patients peuvent avoir une maladie hépatique préexistante ou ont
peut-être pris d'autres médicaments hépatotoxiques.

S'il y a des signes et symptômes de dysfonction hépatique tels qu'une asthénie se développant
rapidement associée à une jaunisse, une urine foncée, une tendance au saignement ou une
encéphalopathie hépatique, des tests fonctionnels hépatiques / investigations doivent être réalisés
immédiatement. L'administration d'azithromycine doit être arrêtée si une dysfonction hépatique
apparaît.

Une fonction hépatique anormale, une hépatite, une jaunisse cholestatique, une nécrose hépatique et
une insuffisance hépatique ont été rapportées, certaines ayant entraîné le décès. Arrêtez
immédiatement l’azithromycine en cas de signes et symptômes d’hépatite.

Sténose hypertrophique du pylore (SHP) chez l’enfant


Suite à l’utilisation d’azithromycine chez des nouveau-nés (traitement jusqu’à 42 jours de vie), des cas
de sténose hypertrophique du pylore (SHP) ont été rapportés. Il convient d’informer les parents et
soignants de prendre contact avec leur médecin en cas de vomissement ou d’irritabilité lors des repas.

Colite pseudomembraneuse
Des cas de colite pseudomembraneuse ont été rapportés suite à l’utilisation d’antibiotiques macrolides.
Ce diagnostic doit donc être envisagé chez les patients présentant une diarrhée après avoir débuté un
traitement par l’azithromycine.

Dérivés de l’ergot
Chez les patients qui reçoivent des dérivés de l’ergot, un ergotisme a été provoqué par l’administration
concomitante de certains antibiotiques macrolides. Il n’existe pas de données concernant la possibilité
d’une interaction entre l’ergot et l’azithromycine. Toutefois, en raison de la possibilité théorique d’un
ergotisme, l’administration concomitante d’azithromycine et de dérivés de l’ergot doit être évitée (voir
rubrique 4.5).

3/18
Surinfection
Comme c'est le cas pour toute préparation antibiotique, il est recommandé de surveiller le patient sous
l'angle des signes de surinfection par des microorganismes non sensibles, y compris des champignons.

Résistance croisée
Il existe une résistance croisée entre l’azithromycine et d’autres macrolides (érythromycine,
clarithromycine, roxithromycine), les lincosamides et la streptogramine B (phénotype MLSB).
L’utilisation concomitante de plusieurs médicaments appartenant au même groupe ou à des groupes
apparentés d’agents antibactériens n’est pas recommandée.

Diarrhée associée à Clostridoides difficile


On a rapporté une diarrhée associée à Clostridoides difficile (CDAD) avec presque tous les
antibactériens, y compris l'azithromycine, et la sévérité de cette diarrhée peut aller d'une diarrhée
légère à une colite fatale. Un traitement par antibactériens altère la flore normale du côlon, ce qui se
traduit par une prolifération de C. difficile.

C. difficile produit des toxines A et B qui contribuent au développement d'une CDAD. Les souches de
C. difficile produisant une hypertoxine peuvent induire une morbidité et une mortalité, parce que ces
infections peuvent être réfractaires au traitement antimicrobien et peuvent nécessiter une colectomie.
Une CDAD doit être envisagée chez tous les patients présentant une diarrhée après l'utilisation
d'antibiotiques. Une anamnèse médicale soigneuse est nécessaire compte tenu des rapports faisant état
de la survenue d’une CDAD pendant les deux mois qui suivent l’administration d’antibactériens.

Insuffisance rénale
Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (GFR < 10 ml/min), on a observé une
augmentation de 33 % de l'exposition systémique à l'azithromycine (voir rubrique 5.2).

Evénements cardiovasculaires
Un allongement de la repolarisation cardiaque et de l’intervalle QT, conférant un risque de développer
une arythmie cardiaque et des torsades de pointes, a été observé lors de traitement par macrolides, y
compris l’azithromycine (voir rubrique 4.8). Dès lors, comme les situations suivantes peuvent mener à
un risque accru d’arythmies ventriculaires (y compris de torsade de pointes) qui peuvent entraîner un
arrêt cardiaque, l’azithromycine doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant des états
proarythmiques en cours (en particulier les femmes et les patients âgés), par exemple les patients :
 Présentant un allongement congénital ou documenté de l’intervalle QT
 Recevant à ce moment un traitement par d’autres substances actives connues pour allonger
l’intervalle QT, telles que les antiarythmiques de classe IA (quinidine et procaïnamide) et de
classe III (dofétilide, amiodarone et sotalol), le cisapride et la terfénadine (voir rubrique 4.5) ; les
agents antipsychotiques tels que le pimozide ; les antidépresseurs tels que le citalopram ; et les
fluoroquinolones telles que la moxifloxacine et la lévofloxacine
 Présentant un trouble électrolytique, en particulier dans les cas d’hypokaliémie et
d’hypomagnésiémie
 Présentant une bradycardie cliniquement pertinente, une arythmie cardiaque ou une insuffisance
cardiaque sévère.

Les résultats des études épidémiologiques s’intéressant au risque de survenue d’effets indésirables
cardiovasculaires liés aux macrolides sont variables. Certaines études observationnelles ont mis en
évidence un risque de survenue rare à court terme d’arythmie, d’infarctus du myocarde et de mortalité
cardiovasculaire associés aux macrolides, notamment la clarithromycine. Lors de la prescription de la
clarithromycine, ces résultats doivent être pris en compte par rapport aux bénéfices du traitement.

Myasthénie grave
Des exacerbations des symptômes de la myasthénie grave et la première survenue d'un syndrome
myasthénique ont été rapportées chez des patients recevant un traitement par azithromycine (voir
rubrique 4.8).

4/18
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité pour la prévention ou le traitement du Mycobacterium avium complex n'ont
pas été établies chez les enfants.

Avant de prescrire de l’azithromycine, il faut tenir compte de ce qui suit :

Infections graves
Azithromycine poudre pour suspension buvable ne convient pas pour le traitement des infections
graves, lorsqu’une concentration élevée d’antibiotique dans le sang est rapidement nécessaire.

L’azithromycine n’est pas le premier choix pour le traitement empirique des infections dans des zones
où la prévalence d’isolats résistants est de 10 % ou plus (voir rubrique 5.1).

Dans les zones où il existe une incidence élevée de résistance à l’érythromycine A, il est
particulièrement important de prendre en compte l’évolution du schéma de sensibilité à
l’azithromycine et autres antibiotiques.

Comme avec les autres macrolides, des taux élevés de résistance du Streptococcus pneumoniae
(> 30 %) ont été signalés pour l’azithromycine dans certains pays européens (voir rubrique 5.1). Il faut
en tenir compte lors du traitement d’infections causées par Streptococcus pneumoniae.

Pharyngite/amygdalite
L’azithromycine n’est pas la substance de premier choix pour le traitement de la pharyngite et de
l’amygdalite causées par Streptococcus pyogenes. Pour ces infections et pour la prophylaxie de la
fièvre rhumatismale, la pénicilline est le traitement de premier choix.

Sinusite
Souvent, l’azithromycine n’est pas la substance de premier choix pour le traitement de la sinusite.

Otite moyenne aiguë


Souvent, l’azithromycine n’est pas la substance de premier choix pour le traitement de l’otite moyenne
aiguë.

Infections de la peau et des tissus mous


L’agent causatif principal d’infections des tissus mous, Staphylococcus aureus, est fréquemment
résistant à l’azithromycine. Par conséquent, des tests de sensibilité sont considérés comme une
condition préalable au traitement des infections des tissus mous par l’azithromycine.

Plaies de brûlures infectées


L’azithromycine n’est pas indiquée pour le traitement des plaies de brûlures infectées.

Maladies sexuellement transmissibles


En cas de maladies sexuellement transmissibles, il faut exclure toute infection concomitante par T.
pallidum.

Maladies neurologiques ou psychiatriques


L’azithromycine doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints d’affections neurologiques
ou psychiatriques.

Azithromycine Sandoz contient du saccharose, du sodium, de l’aspartam, de l’alcool benzylique


et des sulfites

Prudence chez les patients diabétiques : 5 ml de suspension reconstituée contiennent 3,71 g de


saccharose.

5/18
Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du
galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce
médicament.

Azithromycine Sandoz contient 0,030 g d'aspartam par 5 ml de suspension.


L’aspartam contient une source de phénylalanine. Il n’existe aucune donnée clinique ou non clinique
concernant l’utilisation de l’aspartam chez les enfants âgés de moins de 12 semaines.

Azithromycine Sandoz contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est
essentiellement « sans sodium ».

Azithromycine Sandoz contient jusqu’à 410 nanogrammes d’alcool benzylique par 5 ml de


suspension.
L’alcool benzylique peut provoquer des réactions allergiques.
L’alcool benzylique est associé à un risque d’effets secondaires graves y compris des problèmes
respiratoires (appelés « syndrome de suffocation ») chez les nouveau-nés. Par conséquent, il ne doit
pas être utilisé chez un nouveau-né (jusqu’à 4 semaines).
En raison d’un risque accru d’accumulation, il ne doit pas être utilisé pendant plus d’une semaine chez
les jeunes enfants (moins de 3 ans).
Les volumes élevés doivent être utilisés avec prudence et en cas de nécessité uniquement, en
particulier chez les personnes atteintes d’insuffisance hépatique ou rénale ou chez les femmes
enceintes ou allaitantes en raison du risque d’accumulation et de toxicité (acidose métabolique).

Azithromycine Sandoz contient jusqu’à 85 nanogrammes de sulfites par 5 ml de suspension.


Il peut, dans de rares cas, provoquer des réactions d’hypersensibilité sévères et des bronchospasmes.

4.5 Interaction avec d’autres médicaments et autres formes d’interaction

Antiacides
Dans une étude pharmacocinétique évaluant les effets de l’administration simultanée d’antiacide et
d’azithromycine, on n’a pas observé d’effet sur la biodisponibilité totale, même si les pics sériques ont
été réduits d’environ 24 %. Chez les patients recevant à la fois de l’azithromycine et des antiacides, les
médicaments ne doivent pas être pris simultanément, mais avec un intervalle d’environ 2 heures.

Cétirizine
Chez des volontaires sains, l’administration concomitante d’un schéma de 5 jours d’azithromycine et
de 20 mg de cétirizine n’a pas entraîné à l’état d’équilibre d’interaction pharmacocinétique ni de
modifications significatives de l’intervalle QT.

Didanosine (Didésoxyinosine)
L’administration concomitante de 1200 mg/jour d’azithromycine avec 400 mg/jour de didanosine chez
6 sujets VIH-positifs n’a pas semblé affecter la pharmacocinétique à l’état d’équilibre de la
didanosine, comparativement au placebo.

Digoxine et colchicine (substrats de la P-gp)


On a rapporté que l’administration concomitante d’antibiotiques macrolides, dont l’azithromycine, et
de substrats de la glycoprotéine P tels que la digoxine et la colchicine, se traduisait par une
augmentation des taux sériques du substrat de la glycoprotéine P. En conséquence, si l’azithromycine
et des substrats de la glycoprotéine P tels que la digoxine sont administrés concomitamment, il faut
envisager la possibilité de taux sériques élevés du substrat

Dérivés de l’ergot
En raison de la possibilité théorique d’un ergotisme, l’utilisation concomitante d’azithromycine et de
dérivés de l’ergot est déconseillée (voir rubrique 4.4).

6/18
Zidovudine
Des doses uniques de 1000 mg et des doses multiples de 1200 mg ou 600 mg d’azithromycine ont eu
peu d'effet sur la pharmacocinétique plasmatique ou sur l’excrétion urinaire de la zidovudine ou de son
métabolite glucuronide. Toutefois, l’administration d'azithromycine a augmenté les concentrations de
la zidovudine phosphorylée, le métabolite cliniquement actif, dans les cellules mononucléées du sang
périphérique. La signification clinique de cette observation n’est pas claire, mais elle pourrait s’avérer
bénéfique pour les patients.

L'azithromycine n'interagit pas de manière significative avec le système du cytochrome P450


hépatique. On ne pense pas qu'elle subisse les interactions médicamenteuses pharmacocinétiques
observées avec l'érythromycine et les autres macrolides. L'induction ou l'inactivation du cytochrome
P450 hépatique via un complexe cytochrome-métabolite ne se produit pas avec l'azithromycine.

Des études pharmacocinétiques ont été réalisées avec l'azithromycine et les médicaments suivants
connus pour subir une métabolisation significative médiée par le cytochrome P450.

Astémizol, alfentanil
Il n’existe pas de données concernant des interactions avec l’astémizol ou l’alfentanil. Il est
recommandé de faire preuve de prudence lors de la co-administration de ces médicaments avec
l’azithromycine en raison de l’effet amplifiant de ces médicaments lorsqu’ils sont utilisés en
concomitance avec l’antibiotique macrolide érythromycine.

Atorvastatine
L’administration concomitante d’atorvastatine (10 mg par jour) et d’azithromycine (500 mg par jour)
n’a pas modifié les concentrations plasmatiques de l’atorvastatine (selon un test d’inhibition de
l’HMG CoA-réductase). Toutefois, des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés après la
commercialisation chez des patients recevant de l’azithromycine avec des statines.

Carbamazépine
Dans une étude d'interaction pharmacocinétique menée chez des volontaires sains, aucun effet
significatif n'a été observé sur les taux plasmatiques de la carbamazépine ni de son métabolite actif
chez des patients recevant simultanément de l'azithromycine.

Cisapride
Le cisapride est métabolisé dans le foie par l’enzyme CYP 3A4. Les macrolides inhibant cette
enzyme, l’administration concomitante de cisapride peut entraîner l’augmentation de l’allongement de
l’intervalle QT, des arythmies cardiaques et des torsades de pointes.

Cimétidine
Dans une étude pharmacocinétique évaluant les effets d'une dose unique de cimétidine, administrée
2 heures avant l'azithromycine, sur la pharmacocinétique de l'azithromycine, aucune modification de
la pharmacocinétique de l'azithromycine n'a été observée.

Anticoagulants oraux coumariniques


Dans une étude d'interaction pharmacocinétique, l'azithromycine n'a pas eu d'influence sur l'effet
anticoagulant d'une dose unique de 15 mg de warfarine administrée à des volontaires sains. Depuis la
mise sur le marché du produit, des rapports ont fait état d'une potentialisation de l'effet anticoagulant
suite à l'administration concomitante d'azithromycine et d'anticoagulants oraux coumariniques. Bien
qu'une relation de cause à effet n'ait pas été établie, il faut prendre en considération la fréquence du
monitorage du temps de prothrombine lorsque l'azithromycine est utilisée chez des patients recevant
des anticoagulants oraux coumariniques.

7/18
Cyclosporine
Dans une étude pharmacocinétique chez des volontaires sains auxquels on a administré une dose orale
d'azithromycine de 500 mg/jour pendant 3 jours, puis une dose orale unique de 10 mg/kg de
cyclosporine, la Cmax et l'AUC0-5 de la ciclosporine qui en ont résulté se sont révélées
significativement élevées. Par conséquent, la prudence s'impose avant d'envisager l'administration
concomitante de ces médicaments. Si l'administration concomitante de ces médicaments s'avère
nécessaire, les taux de cyclosporine doivent être surveillés et la posologie doit être adaptée en
conséquence.

Efavirenz
L’administration simultanée d’une dose unique de 600 mg d’azithromycine et de 400 mg par jour
d’éfavirenz pendant 7 jours n’a entraîné aucune interaction pharmacocinétique cliniquement
significative.

Fluconazole
L'administration concomitante d'une dose unique de 1200 mg d'azithromycine n'a pas modifié la
pharmacocinétique d'une dose unique de 800 mg de fluconazole. L’exposition totale et la demi-vie de
l’azithromycine sont restées inchangées lors de l’administration simultanée de fluconazole, même si
on a observé une diminution cliniquement non significative (18 %) de la Cmax de l’azithromycine.

Indinavir
L’administration simultanée d’une dose unique de 1200 mg d’azithromycine n'a pas eu d'effet
statistiquement significatif sur la pharmacocinétique de l’indinavir administré à raison de 800 mg trois
fois par jour pendant 5 jours.

Méthylprednisolone
Dans une étude d'interaction pharmacocinétique chez des volontaires sains, l'azithromycine n'a eu
aucun effet significatif sur la pharmacocinétique de la méthylprednisolone.

Midazolam
Chez des volontaires sains, l'administration concomitante de 500 mg/jour d'azithromycine pendant
3 jours n'a pas induit de modifications cliniquement significatives de la pharmacocinétique et de la
pharmacodynamie d'une dose unique de 15 mg de midazolam.

Nelfinavir
L'administration concomitante d'azithromycine (1200 mg) et de nelfinavir à l’état d'équilibre (750 mg
trois fois par jour) a entraîné une augmentation des concentrations d'azithromycine. Aucun effet
indésirable cliniquement significatif n'a été observé et aucune adaptation de la posologie n'a été
nécessaire.

Rifabutine
L’administration simultanée d’azithromycine et de rifabutine n’a pas affecté les taux sériques des deux
médicaments.

Une neutropénie a été observée chez des sujets recevant un traitement concomitant par azithromycine
et rifabutine. Bien que la neutropénie ait été associée à l’utilisation de rifabutine, une relation de cause
à effet liée à la combinaison à l'azithromycine n’a pas été établie (voir rubrique 4.8).

Sildénafil
Chez des volontaires sains normaux de sexe masculin, on n’a pas constaté d'effet de l'azithromycine
(500 mg par jour pendant 3 jours) sur l'AUC et la Cmax du sildénafil ou de son principal métabolite
circulant.

8/18
Terfénadine
Les études pharmacocinétiques n’ont montré aucun signe d'interaction entre l’azithromycine et la
terfénadine. On a rapporté de rares cas dans lesquels la possibilité d'une telle interaction ne pouvait
être totalement exclue; toutefois, aucun indice spécifique d'une telle interaction ne s'est manifesté.

Théophylline
Il n'existe pas de données concernant une interaction pharmacocinétique cliniquement significative
entre l'azithromycine et la théophylline lors d'administration concomitante de ces substances à des
volontaires sains.

Triazolam
Chez 14 volontaires sains, l'administration concomitante de 500 mg d'azithromycine au Jour 1 et de
250 mg au Jour 2 avec 0,125 mg de triazolam au Jour 2 n'a pas eu d'effet significatif sur les variables
pharmacocinétiques du triazolam, comparativement au triazolam associé au placebo.

Triméthoprime/sulfaméthoxazole
L’administration concomitante de triméthoprime/sulfaméthoxazole DS (160 mg/800 mg) pendant
7 jours et de 1200 mg d’azithromycine au Jour 7 n'a pas eu d'effet significatif sur les concentrations
maximales, l’exposition totale ou l’excrétion urinaire du triméthoprime ou de la sulfaméthoxazole. Les
concentrations sériques de l’azithromycine ont été similaires à celles observées dans d’autres études.

Hydroxychloroquine
L’azithromycine doit être utilisée avec prudence chez les patients recevant des médicaments connus
pour allonger l’intervalle QT avec un potentiel d’induire une arythmie cardiaque, par ex.
l’hydroxychloroquine.

Médicaments connus pour allonger l’intervalle QT


L’azithromycine ne doit pas être co-administrée avec d’autres médicaments connus pour allonger
l’intervalle QT (voir rubrique 4.4).

4.6 Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse
Il n’existe pas d’études pertinentes et bien contrôlées concernant l’utilisation d’azithromycine chez la
femme enceinte. Les études de toxicité sur la reproduction menées chez des animaux ont montré que
l’azithromycine traverse le placenta, mais on n’a pas observé d’effets tératogènes. La sécurité de
l’azithromycine n’a pas été confirmée en ce qui concerne l’utilisation de la substance active pendant la
grossesse. Dès lors, l’azithromycine ne doit être utilisée pendant la grossesse que si le bénéfice
l’emporte sur le risque.

Allaitement
L’azithromycine est excrétée dans le lait humain. En raison de sa longue demi-vie, une accumulation
dans le lait est possible. Les informations disponibles dérivées de la littérature publiée montrent que
lors d’une utilisation de courte durée, elle n’entraîne pas de quantités cliniquement pertinentes dans le
lait. Aucun effet indésirable grave induit par l’azithromycine n’a été observé chez les enfants nourris
au sein.
La décision portant sur l’arrêt de l’allaitement ou sur l’arrêt/l’initiation du traitement doit être prise en
tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéfice du traitement pour la femme.

Fertilité
Dans les études de fertilité menées chez le rat, on a constaté une diminution des taux de grossesse
après administration d’azithromycine. La pertinence de cette observation pour l’être humain est
inconnue

9/18
4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Rien ne permet de penser que l'azithromycine puisse influencer la capacité d'un patient à conduire un
véhicule ou à utiliser une machine. Des troubles visuels et une vision floue peuvent avoir une
influence sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines (voir rubrique 4.8).

4.8 Effets indésirables

Le tableau ci-dessous reprend les effets indésirables identifiés lors de l’expérience acquise pendant les
études cliniques et la pharmacovigilance, par classe de système d'organes et de fréquence.
Le regroupement des fréquences est défini en utilisant la convention suivante:
très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1.000 à < 1/100) ; rare
(≥ 1/10.000 à < 1/1.000) ; très rare (< 1/10.000) et indéterminée (ne peut être estimée sur la base des
données disponibles).

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de
gravité.

Effets indésirables présentant une relation possible ou probable à l'azithromycine, sur la base de
l’expérience acquise dans les études cliniques et la pharmacovigilance:

Très Fréquent Peu fréquent Rare Fréquence


fréquent (≥ 1/100 à (≥ 1/1000 à < 1/100) (≥ 1/10 000 à indéterminée
(≥ 1/10) < 1/10) < 1/1 000)
Infections et Candidose Colite
infestations Infection vaginale pseudomembraneuse
Pneumonie Infection (voir rubrique 4.4)
fongique
Infection bactérienne
Pharyngite
Gastroentérite
Affections
respiratoires
Rhinite
Candidose buccale
Affections Leucopénie Thrombocytopénie
hématologiques Neutropénie Anémie hémolytique
et du système Éosinophilie
lymphatique
Affections du Angio-œdème Grave (pouvant être
système immunitaire Hypersensibilité fatal) réaction
anaphylactique, par
exemple choc
anaphylactique
(voir rubrique 4.4)
Troubles Anorexie
du métabolisme
et de la nutrition
Affections Nervosité Agitation Agressivité
psychiatriques Insomnie Anxiété
Délire
Hallucination
Affections du Maux de tête Sensations Syncope, convulsion
système nerveux vertigineuses Hypoesthésie
Somnolence Hyperactivité
Dysgueusie psychomotrice
Paresthésie Anosmie
Agueusie
Parosmie
Myasthénie grave
(voir rubrique 4.4)
Affections oculaires Altération de la vue Troubles visuels,

10/18
Très Fréquent Peu fréquent Rare Fréquence
fréquent (≥ 1/100 à (≥ 1/1000 à < 1/100) (≥ 1/10 000 à indéterminée
(≥ 1/10) < 1/10) < 1/1 000)
vision floue
Affections Troubles de l'oreille Déficit de l’audition
de l'oreille Vertiges incluant surdité et/ou
et du labyrinthe acouphènes
Affections Palpitations Torsades de pointes
cardiaques (voir rubrique 4.4)
Arythmie (voir
rubrique 4.4) dont
tachycardie
ventriculaire
Allongement de
l’intervalle QT (voir
rubrique 4.4)
Affections Bouffées congestives Hypotension
vasculaires
Affections Dyspnée,
respiratoires, Épistaxis
thoraciques et
médiastinales
Affections Diarrhée Vomissements Constipation Pancréatite
gastro-intestinales Douleur Flatulence Décoloration de la
abdominale Dyspepsie, langue
Nausées Gastrite
Dysphagie
Distension
abdominale
Bouche sèche
Éructation
Ulcération buccale
Ptyalisme
Affections Anomalie de la Insuffisance hépatique
hépatobiliaires fonction (ayant rarement
hépatique entraîné la mort) (voir
Ictère rubrique 4.4)
cholostatique Hépatite fulminante
Nécrose hépatique
Affections de la peau Éruption cutanée Réaction de Syndrome de
et du tissu Prurit photo-sensibilité Stevens-Johnson
sous-cutané Urticaire Pustulose Nécrolyse épidermique
Dermatite exanthématique toxique
Sécheresse cutanée aiguë généralisée Érythème multiforme
Hyperhidrose (PEAG)
DRESS
(syndrome
d’hypersensibilité
médicamenteuse)

Affections Ostéoarthrite Arthralgie


musculo- Myalgie
squelettiques Douleur dorsale
et systémiques Cervicalgie
Affections Dysurie Insuffisance rénale
du rein et des Douleur rénale aiguë
voies urinaires Néphrite interstitielle
Affections des Métrorragie,
organes Trouble testiculaire
de reproduction et
du sein

Troubles généraux Douleur au Œdème

11/18
Très Fréquent Peu fréquent Rare Fréquence
fréquent (≥ 1/100 à (≥ 1/1000 à < 1/100) (≥ 1/10 000 à indéterminée
(≥ 1/10) < 1/10) < 1/1 000)
et anomalies au site niveau du Asthénie
d’administration site d’injection Malaise Fatigue
* inflammation Œdème du visage
au niveau du site Douleur thoracique
d’injection Pyrexie
Douleur
Œdème périphérique
Investigations Diminution de Augmentation du
la numération taux d’aspartate
Lymphocytaire aminotransférase
Augmentation Augmentation du
de la numération taux d’alanine
des éosinophiles aminotransférase
Diminution de
Augmentation du
la concentration
en bicarbonates taux de bilirubine
dans le sang dans le sang
Augmentation Augmentation de
du taux de l’urémie
basophiles Augmentation de la
Augmentation créatininémie
du taux de Concentration
monocytes anormale de
Augmentation potassium dans le
du taux de sang
neutrophiles Augmentation de la
phosphatase alcaline
dans le sang
Augmentation des
chlorures
Augmentation du
glucose
Augmentation des
plaquettes
Diminution de
l’hématocrite
Augmentation des
bicarbonates
Taux de sodium
anormal
Lésions et Complication
intoxications post-opératoire

Effets indésirables présentant une relation possible ou probable à la prophylaxie ou au traitement de


Mycobacterium Avium Complex, sur la base de l’expérience acquise dans les études cliniques et après
la commercialisation. Ces effets indésirables diffèrent de ceux rapportés avec les formulations à
libération immédiate ou à libération prolongée, que ce soit en type ou en fréquence:

Très fréquent Fréquent Rare


(≥ 1/10) (≥ 1/100 à < 1/10) (≥ 1/10000 à < 1/1000)
Troubles du métabolisme Anorexie
et de la nutrition
Affections du Étourdissements Hypoesthésie
système nerveux Maux de tête
Paresthésie
Dysgueusie
Affections oculaires Déficit de la vue
Affection de l’oreille Surdité Déficit de l’audition
et du labyrinthe Acouphènes
Affections cardiaques Palpitations
Affections Diarrhée

12/18
gastro-intestinales Douleur
abdominale
Nausée
Flatulence
Gêne abdominale
Selles liquides
Affections Hépatite
hépatobiliaires
Affections de la peau et Éruption cutanée Syndrome de Stevens-Johnson
du tissu sous-cutané Prurit Réaction de photosensibilité
Affections Arthralgie
musculo-squelettiques
et systémiques
Troubles généraux et Fatigue Asthénie
anomalies au Malaise
site d’administration

Déclaration des effets indésirables suspectés


La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante.
Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels
de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via l’Agence fédérale des médicaments et des
produits de santé, Division Vigilance, Boîte Postale 97, 1000 BRUXELLES Madou, Site internet :
[Link], e-mail : adr@[Link].

4.9 Surdosage

Les effets indésirables survenus avec des doses supérieures aux doses recommandées étaient similaires
à ceux observés avec des doses normales.

Symptômes
Les symptômes usuels d’un surdosage par un antibiotique macrolide comprennent la perte réversible
de l’audition, de graves nausées, des vomissements et une diarrhée.

Traitement
En cas de surdosage, l’administration de charbon médicinal et d’un traitement général symptomatique,
ainsi que des mesures de soutien sont indiquées si nécessaire.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1 Propriétés pharmacodynamiques

Propriétés générales

Classe pharmacothérapeutique : antibactériens à usage systémique ; macrolides ; azithromycine.


Code ATC : J01FA10

Mode d’action
L’azithromycine est un azalide, une sous-classe des antibiotiques macrolides. En se liant à la sous-
unité ribosomique 50S, l’azithromycine empêche la translocation de chaînes peptidiques d’un côté à
l’autre du ribosome. La conséquence est la prévention de la synthèse protéique ARN-dépendante dans
les organismes sensibles.

Relation PC/PD
Pour l’azithromycine, l’ASC (l’Aire Sous la Courbe) / CMI (Concentration Minimale Inhibitoire) est
le paramètre PC/PD le plus important en relation avec l’efficacité de l’azithromycine.

13/18
Suite à l’évaluation des études réalisées chez les enfants, l’utilisation de l’azithromycine n’est pas
recommandée dans le traitement du paludisme, que ce soit en monothérapie ou en association avec des
médicaments à base de chloroquine ou d’artémisinine, dans la mesure où la non-inférriorité du
médicament par rapport aux antipaludéens recommandés dans le traitement du paludisme non
compliqué n’a pas été déterminée.

Mécanisme de résistance
La résistance à l’azithromycine peut être intrinsèque ou acquise. On dénombre trois principaux
mécanismes de résistance dans les bactéries : modification du site cible, modification du système de
transport de l’antibiotique et modification de l’antibiotique.
Il existe une résistance croisée complète entre les Streptococcus pneumoniae, les streptocoques bêta-
hémolytiques du groupe A, les Enterococcus faecalis et les Staphylococcus aureus, y compris les
staphylocoques dorés résistants à la méthicilline, pour l’érythromycine, l’azithromycine et d’autres
macrolides et lincosamides.

Concentrations critiques

EUCAST (European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing)

Pathogènes sensibles (mg/l) résistants (mg/l)


Staphylococcus spp.1 1 >2
Streptococcus spp. (Groupes A, B, C, G)1  0,25 > 0,5
Streptococcus pneumoniae1  0,25 > 0,5
Haemophilus influenzae Note2 Note2
Moraxella catarrhalis1  0,25 > 0,5
Neisseria gonorrhoeae Note3 Note3
1) L’érythromycine peut être utilisée pour déterminer la sensibilité à l’azithromycine.
2) Les données cliniques sur l’efficacité des macrolides dans les infections respiratoires à H. influenzae sont
contradictoires en raison des taux élevés de guérison spontanée. En cas de nécessité d’une analyse d’un quelconque
macrolide vis-à-vis de cette espèce, les seuils épidémiologiques (epidemiological cut-offs, ECOFF) doivent être utilisés
pour détecter les souches présentant une résistance acquise. Les ECOFF pour l’azithromycine sont de 4 mg/l.
3) L’azithromycine est toujours utilisée en association avec un autre agent efficace. Pour les besoins d’analyses visant à
détecter les mécanismes de résistance acquise, les ECOFF sont de 1 mg/l.

Sensibilité

La prévalence d’une résistance acquise peut varier géographiquement et temporellement pour les
espèces sélectionnées. C’est pourquoi les informations locales sont souhaitées, en particulier pour le
traitement d’infections sévères. Si nécessaire, il faudra demander l’avis d’un expert lorsque la
prévalence locale des résistances est telle que l’efficacité du produit est douteuse, au moins dans
quelques types d’infections.
Des pathogènes pour lesquelles une résistance peut poser une problème : la prévalence de résistance
est égale à, ou plus grand que 10% dans au moins un pays dans l’Union Européenne.

Tableau de sensibilité

Espèces habituellement sensibles


Micro-organismes anaérobies Gram-négatifs
Haemophilus influenzae*
Moraxella catarrhalis*
Autres micro-organismes
Chlamydophila pneumoniae
Chlamydia trachomatis
Legionella pneumophila
Mycobacterium avium
Mycoplasma pneumonia*
Espèces pour lesquelles la résistance acquise peut poser problème
Micro-organismes anaérobies Gram-positifs
Staphylococcus aureus*

14/18
Streptococcus agalactiae
Streptococcus pneumoniae*
Streptococcus pyogenes*
Autres micro-organismes
Ureaplasma urealyticum
Organismes à résistance inhérente
Microorganismes aérobies à Gram positif
Staphylococcus aureus – souches résistantes à la méthicilline et souches résistantes à l’érythromycine
Streptococcus pneumoniae – souches résistantes à la pénicilline
Microorganismes aérobies à Gram négatif
Escherichia coli
Pseudomonas aeruginosa
Klebsiella spp.
Microorganismes anaérobies à Gram négatif
Groupe de Bacteroides fragilis

* L’efficacité clinique est démontrée sur des organismes isolés sensibles dans les indications cliniques approuvées.

5.2 Propriétés pharmacocinétiques

Absorption
Après administration orale, la biodisponibilité de l’azithromycine tourne autour de 37 %. Les pics de
concentration plasmatique sont atteints entre 2 et 3 heures après l’ingestion du médicament.

Distribution
Après administration orale, l’azithromycine est distribuée dans l’ensemble du corps. Les études
pharmacocinétiques ont montré des concentrations nettement plus élevées d’azithromycine dans les
tissus que dans le plasma (jusqu’à 50 fois la concentration maximale observée dans le plasma). Cela
indique que la substance se lie en quantités considérables dans les tissus.
Les concentrations relevées dans les tissus infectés, comme les poumons, les amygdales et la prostate,
sont supérieures à la CMI90 des agents pathogènes les plus courants après une dose unique de 500 mg.
La liaison protéique de l’azithromycine dans le sérum est variable. Selon la concentration sérique, elle
oscille entre 52 % à 0,05 mg/l et 12 % à 0,5 mg/l. Le volume de distribution à l’état d’équilibre est de
31,1 l/kg.

Elimination
La demi-vie terminale d’élimination plasmatique suit de près la demi-vie de déplétion tissulaire, qui
est de 2 à 4 jours.
Environ 12 % d’une dose d’azithromycine administrée en intraveineuse sont excrétés dans les urines
sous forme inchangée sur une période de 3 jours. De fortes concentrations d’azithromycine sous forme
inchangée ont été retrouvées dans la bile humaine. On y a également détecté dix métabolites
(formés par N- et O-déméthylation, par hydroxylation de la désosamine et des noyaux aglycones, et
par déconjugaison du cladinose). Une comparaison des méthodes de chromatographie en phase liquide
et d’évaluation microbiologique montre que les métabolites sont microbiologiquement inactifs.
Dans les modèles animaux, on a retrouvé des concentrations élevées d’azithromycine dans les
phagocytes. Il a également été montré que les concentrations d’azithromycine libérée sont plus élevées
durant la phagocytose active que durant la phagocytose inactive. Les modèles animaux ont révélé que
ce processus contribuait à l’accumulation d’azithromycine dans le tissu infectieux.

Propriétés pharmacocinétiques dans les populations particulières

Insuffisance rénale
Après administration orale d’une dose unique de 1 g d’azithromycine, la Cmax et l’ASC 0-120 moyennes
connaissaient une hausse respective de 5,1 % et 4,2 % chez les sujets souffrant d’insuffisance rénale
légère à modérée (filtration glomérulaire de 10-80 ml/min) par rapport à une fonction rénale normale
(filtration glomérulaire > 80 ml/min). Chez les sujets atteints d’insuffisance rénale sévère, la C max et
l’ASC0-120 moyennes connaissaient une hausse respective de 61 % et 35 % par rapport à la normale.

15/18
Insuffisance hépatique
Chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique légère à modérée, il n’y a aucune preuve
d’altération marquée de la pharmacocinétique sérique de l’azithromycine par rapport à une fonction
hépatique normale. Chez ces patients, les concentrations d’azithromycine dans les urines étaient
augmentées, probablement pour compenser une clairance hépatique réduite.

Sujets âgés
La pharmacocinétique de l’azithromycine chez les hommes âgés était similaire à celle chez les jeunes
adultes. Toutefois, on a observé des pics de concentration supérieurs (augmentation de 30-50 %), mais
aucune accumulation significative, chez les femmes âgées.

Nourrissons, bambins, enfants et adolescents


La pharmacocinétique a été étudiée chez des enfants âgés de 4 mois à 15 ans, qui prenaient des
capsules, des granulés ou une suspension d’azithromycine. A 10 mg/kg au jour 1, puis 5 mg/kg aux
jours 2-5, la Cmax atteinte est légèrement inférieure à celle des adultes, avec une valeur de 224 µg/l
chez les enfants de 0,6 à 5 ans et après 3 jours d’administration, et de 383 µg/l chez les enfants de
6 à 15 ans. La t1/2 de 36 h chez les enfants les plus âgés se situait dans l’intervalle escompté pour les
adultes.

5.3 Données de sécurité précliniques

Les études sur animaux, où les doses utilisées étaient jusqu’à 40 fois supérieures aux doses
thérapeutiques, ont révélé que l’azithromycine causait une phospholipidose réversible. Mais, de
manière générale, aucune conséquence toxicologique réelle n’a été observée en association avec cela.
On ne connaît pas la pertinence de cette observation chez l’être humain qui prend de l’azithromycine
en se conformant aux recommandations.

Les investigations électrophysiologiques ont montré que l’azithromycine allonge l’intervalle QT.

Potentiel mutagène
Les modèles de tests in vivo et in vitro n’ont révélé aucune preuve d’un potentiel de mutations
génétiques et chromosomiques.

Toxicité sur les fonctions de reproduction


Les études d’embryotoxicité réalisées sur des souris et des rats n’ont pas relevé d’effet tératogène.
Chez les rats, des posologies d’azithromycine de 100 et 200 mg/kg poids corporel/jour entraînaient de
légers retards dans l’ossification fœtale et une prise de poids chez la mère. Dans les études péri-
/postnatales chez les rats, on a observé de légers retards dans le développement physique et un retard
dans le développement des réflexes suite à un traitement par 50 mg/kg/jour (ou par une dose
supérieure) d’azithromycine.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1 Liste des excipients

Saccharose
Gomme xanthique (E 415)
Hydroxypropylcellulose
Triphosphate de sodium anhydre
Silice colloïdale anhydre (E 551)
Aspartam (E 951)
Arôme banane (contient des sulfites)
Arôme crème vanille (contient de l'alcool benzylique)
Arôme cerise (contient des sulfites)

16/18
6.2 Incompatibilités

Sans objet.

6.3 Durée de conservation

Flacon contenant la poudre sèche (avant ouverture) : 3 ans.

Suspension reconstituée : 10 jours.

Stabilité de la suspension reconstituée : à conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.4 Précautions particulières de conservation

Flacon avant ouverture : A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.


Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.

6.5 Nature et contenu de l’emballage extérieur

Flacons en HDPE, munis d’une fermeture en PP / PE et d’un anneau de retenue.


Seringue (10 ml) en PE / PP, graduée tous les 0,25 ml.

Emballages de poudre équivalents à 600 mg d'azithromycine. Contenu du flacon après reconstitution :


15 ml.
Emballages de poudre équivalents à 900 mg d'azithromycine. Contenu du flacon après reconstitution :
22,5 ml.
Emballages de poudre équivalents à 1500 mg d'azithromycine. Contenu du flacon après
reconstitution : 37,5 ml.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6 Précautions particulières d’élimination et manipulation

Préparation de la suspension :
Agiter la poudre sèche pour la dégager. Ajouter la quantité d’eau purifiée à la poudre, comme
mentionnée ci-dessous.

Pour la suspension reconstituée de 15 ml (600 mg) : ajoutez 8,0 ml d’eau.


Pour la suspension reconstituée de 22,5 ml (900 mg) : ajoutez 11,0 ml d’eau.
Pour la suspension reconstituée de 37,5 ml (1500 mg) : ajoutez 18,5 ml d’eau.

Bien agiter jusqu’à obtention d’une suspension homogène, de couleur blanche à blanc cassé. Pour
l’administration, l’adaptateur de seringue doit être inséré dans le col du flacon et le bouchon doit être
ouvert.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Sandoz nv/sa
Telecom Gardens
Medialaan 40
B-1800 Vilvoorde

17/18
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

BE311017

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION / DE RENOUVELLEMENT DE


L'AUTORISATION

Date de première autorisation : 07 janvier 2008


Date de dernier renouvellement : 09 juillet 2012

10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

Approbation: 02/2023

18/18

Vous aimerez peut-être aussi