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Politique commerciale stratégique expliquée

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1.

RECAPITULONS:
Les fondements théoriques des échanges que l'on retrouve dans la littérature économique
découlent des différences technologiques. des différences en dotation de ressources. des
différences dans la demande. de l'existence Economies d’échelle dans la production et des
politiques publiques .La théorie du commerce international est fondée sur la pensée classique
inspirée des mercantilistes: bullionisme dans les pays de la méditerranée, colbertisme en

France et le nationalisme dans les pays anglo-saxons et la Hollande et des classiques anglais :
Adam Smith qui a développé la théorie des avantages absolus. et David Ricardo la théorie des
avantages comparatifs. Les prolongements de ces théories sont celles de Hecksher-Ohlin : la
théorie des proportions de facteurs et celle de la politique commerciale stratégique

2. EXERCICES D'AUTOEVALUATION
1. Pourquoi un pays doit-il s’engager dans le commerce avec les autres pays ?

2. Quelle différence établissez-vous entre la théorie des avantages absolus et celle des

Avantages comparatifs ?

Quelles sont les argumentations de la politique commerciale stratégique ?


Chapitre 5 : LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX (K)

Analyse théorique. En principe, les K devraient s’investir du Nord, où les rendements sont
moindres, vers le Sud où les perspectives de développement & de rentabilité sont supérieures.
Les mouvements de K se substituant en principe à ceux du L, peu mobile. La situation
géopolitique actuelle devrait accentuer cette tendance : Nord possédant les technologies avancées
et du capital en abondance, mais peu de L (voir cours Démographie) ; le Sud ayant une
population jeune, mais manquant de K et de technologies.

§ 1 : Les capitaux privés. A long terme : IDE (Investissements directs à l’étranger ; FDI ;
Foreign Direct Investments). Trois périodes.

1° mondialisation, 1860-1914 :+importants, liés à l’immigration et aux colonies de peuplement


(USA, Canada, Australie) et aux innovations provoquant de lourds investissements (train, ports).
Principal investisseur : le RU. Mouvement conjoint de k et L des pays avancés vers nouveaux
pays, liés à l’industrialisation & à la transition démographique de l’Europe (voir cours
Démographie).

Retrait de 1920 à 1980 : contrôle des mouvements de K, non convertibilité de certaines


monnaies.

1 : 2° mondialisation : forte croissance depuis 1980 : libéralisation des mouvements K OCDE


et certains PED, fin du Grand schisme. Surtout entre pays OCDE : quasi-totalité des sorties de K,
2/3 des entrées ; concentrations des firmes transnationales vers leurs filiales, surtout firmes
européennes s’internationalisant fin années 1990 et sont aujourd’hui les plus internationalisées.
Pour une large part profits réinvestis des entreprises multinationales. Support des fusions &
acquisition (M & A), sous forme d’OPE (prix payé en actions) dans les années 1990 ;
aujourd’hui plus d’opérations de fonds d’investissements en cash. => traduisent la rationalisation
& la nouvelle DIT.
On constate une amorce de prises de participations de firmes indiennes ou chinoises (Tata,
Mittal, Baosteel...) et des fonds souverains dans les entreprises occidentales. Ce mouvement
pourrait prendre une grande ampleur compte tenu des différences de taille entre les populations
concernées et des moyens financiers des fonds souverains. Ex : China Investment corporation

CIC, fonds d’Etat (200 Mds de $) constitué pour diversifier et rentabiliser une partie des réserves
de change de la Chine (1400 Mds de $).

Forte croissance des IDE de 1994 à 2000 (200 à 1200 Mds $), puis décrue à 650 Mds en 2004
pour revenir à 1300 Mds$ en 2006. A apprécier en proportion du PIB et du CI mondiaux

(tableau). Premiers pays de destination : USA, RU & France (3°) dans les PI ; Chine & Russie
dans les PED. Premiers pays investisseurs : USA, France (2°) & RU.
IDE présentent de nombreux avantages : stables, transferts de technologie et formation de la
main d’œuvre. Mais, posent la question du contrôle des industries considérées comme
stratégiques, compte tenu de l’ampleur des moyens financiers détenus par les pays producteurs
de matières premières dégageant un fort excédent de BPC. Ex : Acier (Mittal =>Arcelor) ; ports
USA (tentative puis renoncement de Dubaï Ports World) ; Armement ; centrales nucléaires ?
Question des industries stratégiques.
PIB monde 2006 48 300 Mds$
CI (X+M)/2 14 000
Investissement 10 000
IDE 1 300

Forte croissance vers Pays développés et entre eux : 860 Mds. Vers PED : 380 ; vers PECO et
CIS : 70 (chiffres 2006). Très concentrés : pays très peuplés ou/et à fort potentiel de
développement :

Brésil, Chine, Mexique, Inde, Russie & PECO. Graphiques par région & pays, FMI. Pour les
IDE, le Nord est apporteur net de capitaux.

Placements financiers & capitaux à court terme : l’inversion des flux de capitaux. Depuis une
dizaine d’années, les capitaux vont du Sud vers le Nord, au contraire de l’intuition et de la
théorie économique dont les 2/3 pour financer le déficit BPC USA. Les K à court terme &
portefeuille sont volatils et dangereux ; ils provoquent souvent des bulles immobilières ou des
spéculations et repartent quand les anticipations s’inversent : Ex. SEA en 1997/98. A l’avenir,
les mouvements de population pourraient se substituer aux flux financiers pour exploiter mieux
le capital et la technologie ? C’est déjà ce qui se passe aux USA.

L’apport des travailleurs migrants. Forte croissance du rapatriement salaires/épargne des


travailleurs migrants 170 Mds $ en 2004 ; double de l’aide publique ; seconde position après
IDE. Jouent un rôle majeur pour certains PED (Inde, Chine, Mexique). De France surtout vers
Portugal & Maghreb. Coût transfert : 10/12%.

§ 2 : L’aide au développement. Objectif des années 1960 : 1% du PIB pays Nord.


Objectif non respecté et redéfini par l’accord de Monterrey en 2002 : 0,7% du PIB des pays
riches. En fait très < : 0,3% PIB Nord et inversement proportionnel à la richesse des pays : DK
1% ; France 0,4% ; USA 0,1%. 70 Mds $ en 2004Cette aide, juste compensation des
bénéficiaires de la mondialisation, reste faible et peu efficace ; les pays en ayant le plus bénéficié
ne sont ni ceux qui en ont le plus besoin ni qui se sont le plus développé.
Enfin, il faudrait comptabiliser dans l’aide les annulations de dette importantes dont ont bénéficié
certains Peco après 1990 (Pologne) et de manière récurrente les pays les plus pauvres (Afrique,
Haïti) dans un cadre soit multilatéral soit bilatéral (France).

Vers une fiscalité internationale ? Plusieurs propositions de taxe mondiale pour financer le
développement. Le projet ancien de taxe de Tobin (0,05% sur les opérations de change) ; celui
de la France sur le transport aérien (billets d’avion ; effectif en 2006 ; risque de détournements
de voyages) ou maritime ou les ventes d’armes (objectif moral, mais faible base); de l’UE sur les
émissions de CO2. Pour ne pas introduire de distorsion sur les marchés il faut une taxe faible et
une base la plus large et mondialisée possible (opérations sur cartes bancaires). Aucun accord en
ce sens aujourd’hui : difficulté de mise en œuvre, réticences des Etats. Graphique ensemble
apports pour PED.

. Créés par les accords de Bretton Woods en 1944. Le FMI pour contribuer à la stabilité
financière mondiale & la BM pour la reconstruction & le développement, sont des acteurs
majeurs. Le FMI gérait les ajustements de taux de change dans le système de Bretton Woods
jusqu’en 1971. Il gère aujourd’hui les crises de change, surtout dans les PED (Russie, Argentine,
SEA) ; apporte des K à court terme pour dénouer les situations d’endettement ; il négocie les
programmes conditionnels de redressement accompagnant cet apport. Il intervient au niveau
macroéconomique.
La BM finance les investissements des PED, en particulier infrastructure, et depuis 1990,
éducation et santé qui font partie du capital humain, enfin la lutte contre la pauvreté. Elle
intervient au niveau structurel. Leurs principes d’interventions sont critiqués pour imposer une
vision libérale du développement dite « Consensus de Washington », définie dans les années

1990 pour l’Amérique du Sud par John Williamson, et faite de quatre principes :
1. stabilité macroéconomique & bancaire ;
2. budget public en équilibre, inflation modérée et résorption de l’endettement externe ;
3. privatisations des grands groupes d’Etat ;
4. liberté des mouvements de capitaux.
Les reproches récent concernent la gestion des crises financières du SEA de 1997 (crise sociale
et économique en Asie et Amérique Latine) et celle de la transition des pays communistes vers le
libéralisme après 1990 (échec de la Thérapie de choc en Russie et dans les anciennes républiques
d’URSS), enfin l’échec global du développement en Afrique. La BERD, Banque européenne
pour la reconstruction & le développement a été créée pour financer la reconversion des PECO
après 1990. Enfin des banques régionales interviennent : Banque de développement asiatique. La
Banque du Sud (BS, 2007) pour l’Amérique du Sud6.

En principe les apports multilatéraux sont plus égalitaire car l’aide au développement est réservé
aux pays pauvres.

Liberté ou contrôle des mouvements de K ? La réponse diffère selon leur nature. Les IDE
(balance de base) ont un effet stabilisant favorable au développement : expertise technique et
formation de la main d’œuvre, ouverture des marchés étrangers, apport de capitaux et transfert
de technologie ; enfin ils sont à long terme en principe ; question de rythme. Les mouvements de
capitaux flottants sont réversibles, favorisant les investissements immobiliers &/ou spéculatifs et
la formation de bulles, ils sont pro-cycliques (entrées en période de forte croissance, sorties en
période de récession), donc déstabilisants. Ils sont enfin très inégalitaires et volatils. Le contrôle
des entrées et sorties de capitaux flottants permet de combiner politique monétaire indépendante
et taux de change fixe ; il évite les sorties de capitaux spéculatifs et les crises de change. =>
Contrôle justifié du bas de la balance des paiements (portefeuille & capitaux à court terme)
approprié pour préserver les IDE et décourager la spéculation. Plusieurs pays d’Asie l’imposent :
la Chine.
IDE & transferts privés sont très inégalitaires : un nombre limité de pays en attirent la majorité ;
ils récompensent les pays en forte croissance et ayant des populations émigrées productives. Les
apports de la BM sont en principe dirigés vers les pays pauvres et/ou acceptant des politiques à
priori favorables au développement.

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