Approches Didactiques en Comptabilité
Approches Didactiques en Comptabilité
DE L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
------------------
-----------------
FORMATION DES
ENSEIGNANTS DU PRIVE
SECONDAIRE (TECHNIQUE) DU
MENETFP A L’EXERCICE DE
LEUR FONCTION
1
MODULE 1 : LA DIDACTIQUE DE LA DISCIPLINE/
LES METHODOLOGIES
L’approche par compétences développe l’idée que l’élève apprend mieux dans
l’action,
c’est-à-dire :
4
Imaginons le déroulement de la séance dans la classe « A » travaillant selon
l’approche par objectifs(PPO)
* Le maître passe dans les rangs, attire l’attention sur les erreurs, corrige
quelques énoncés, répond aux sollicitations. Le moment venu, il met fin à
l’activité. On lit les énoncés obtenus, on les commente et on les corrige
puis on range les travaux.
3- Constat
3- Constat
Les travaux terminés sont affichés. Ils sont présentés par leurs auteurs,
commentés et corrigés par les autres groupes. La mise au propre qui est une
étape très importante est prise en charge par chaque groupe qui peut mener ce
travail soit à l’école au cours d’une séance ultérieure soit hors de l’école : les
élèves ’organisent librement mais sont soumis à un contrat fixant la date de
remise des travaux et les modalités de présentation. La finalisation des travaux
se traduit par leur affichage en classe, dans la cour, leur publication dans le
journal scolaire, etc.
5- Evaluation
« …Certains diront qu’il y a une nette différence entre l’approche par objectifs
et l’approche par compétences, d’autres considéreront que l’approche par
compétences recoupe certains aspects de l’approche par objectifs. Pour ma part,
je préfère considérer l’approche par compétences comme une suite logique à
l’approche par objectifs. »
7
François Lasnier (Réussir la formation par compétences)
1- Objectifs généraux
2 – Objectifs spécifiques
- la comptabilité générale,
- la comptabilité analytique d’exploitation,
- la comptabilité des sociétés,
- le contrôle de gestion,
- l’informatique de gestion.
- Les mathématiques financières
3 – Instructions pédagogiques
8
Les contenus des différentes matières sont fournis à travers les
programmes ci- dessous et exécutés ensemble à travers les emplois spécifiques
en la matière,
BACCALAURET SERIE G2
NIVEAUX 2 G2 1 G2 T G2
ENSEIGNEMENT LITTERAIRE
FRANÇAIS 4 4 4 2 3 3
PHILOSOPHIE 2 2
ANGLAIS 3 2 3 2 3 2
LV2 3 2 2 1 1 1
CMC 3 2 3 2 3 2
TOTAL PARTIEL 13 10 12 7 12 10
ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE
MATHEMATIQUES 4 4 3 4 3 3
PHYSIQUE CHIMIE 1 1
SVT 1 1
TOTAL PARTIEL 6 6 3 4 3 3
Initiation Economique 1 2
IEJ
Initiation Juridique 1 2
TQG 3 3
9
TQG / TSP* 10 6
TQG / TPI* 11 6
INFORMATIQUE 2 2 2 2 2 2
EOE 2 2
EOE-EG-DROIT EG 2 4 2 4
DROIT 2 2
TAC/OC TAC 2 2
OC 1 1
EXPRO 2 1 1 1
MATHS FINANCIERE 1 1 1 1
TOTAL PARTIEL 12 13 20 14 20 13
AUTRES
EPS 2 1 2 1 2 1
CONDUITE 1 1 1
TOTAL PARTIEL 2 2 2 2 2 2
TOTAL GLOBAL 33 31 37 27 37 28
pendant 8 semaines. Ces travaux font l'objet d'un dossier redigé à soutenir à l'examen.
10
PROGRAMME DE COMPTABILITE
Niveau : SECONDE G2
Chapitre 4 : Le bilan
11
PROGRAMME DE COMPTABILITE
Niveau : PREMIERE G2
12
Chapitre 3 : La hiérarchie des coûts et détermination du résultat
analytique
PROGRAMME DE COMPTABILITE
Niveau : TERMINALE G2
Chapitre 3 : Provisions
13
PROGRAMME DE MATHEMATIQUES FINANCIERES
Niveau : PREMIERE G2
Définition
Durée de placement
Calcul de l’intérêt
Représentation graphique
Escompte commercial
Valeur nette
Escompte rationnel
Composantes de l’agio
Bordereau d’escompte
Notion d’équivalence
14
Date d’équivalence
Renouvellement d’effet
Thème de réflexion
15
PRORAMME DE MATHEMTIQUES FINANCIERES
NIVEAU : Terminale G2
1 la valeur acquise
2 la valeur actuelle
3 l’équivalence des effets et des capitaux
1 Notion d’investissement
2 Coût de l’investissement
3 Critères de choix d’un investissement
4 Choix entre plusieurs modes de financement
16
PROGRAMME INFORMATIQUE
1 - L’informatique
2 - L’ordinateur
3- La micro - informatique
1- Système d’information
2- Système informatique
3- Domaine d’utilisation
Leçon 3 : Micro-ordinateur
1- Définition
2- Types de micro-ordinateur
3- Composantes de l’ordinateur
1- Présentation
2- Différents formes de boîtier
3- Bloc d’alimentation
17
Leçon2 : Carte mère
1- Définition
2- Formats de carte mère
3- Composantes d’une carte mère
4- Constructeurs de cartes mères
Leçon3 : Microprocesseur
1- Définition
2- Fonctionnement du microprocesseur
3- Unités fonctionnelles
4- Constructeurs
Leçon4 : Mémoire
1- Définition
2- Caractéristiques
3- Catégories de mémoire
4- Types de mémoire
Leçon5 : Périphériques
1- Définition
2- Périphériques d’entrée
3- Périphériques de sortie
4- Périphériques d’entrée –sortie
1- Définition
2- Caractéristiques du langage binaire
3- Conversions binaires
4- Opérations binaires
18
Leçon2 : Système d’exploitation
1- Définition
2- Types de système d’exploitation
3- Principales fonctions d’un système
d’exploitation
4- Exemples de systèmes d’exploitation
1- Définition
2- Types de logiciels d’application
3- Exemples de logiciels d’application
4- Classification des logiciels
Chapitre 4 : L’Internet
1- Définition
2- Composantes d’un réseau
3- Catégories de réseaux
4- Avantages d’un réseau
Leçon 2 : Internet
1-Définition
2-Historique
3-Conditions d’accès
4-Avantages et inconvénients
19
Leçon3 : Principaux services de l’internet
2-Moteurs de recherche
3-Courrier électronique
4-Réseaux sociaux
20
PROGRAMME INFORMATIQUE
1- Définition
2- Démarrage et arrêt de l’ordinateur
3- Présentation
- Les icônes
- L’arrière plan
- L’écran de veille
- Démarrage d’un programme
- Le menu démarrer
1- Le poste de travail
2- Mes documents
3- Création et suppression de fichiers
1- Définition
2- Présentation
3- Démarrage et arrêt de Microsoft- Word
4- Création de dossiers
5- Suppression de dossiers
6- Affichage et suppression d’outils standards
1- Présentation du clavier
2- Saisie d’un texte
3- Notion de pointeur
4- Notion de curseur
5- Astuces pour aller plus vite
6- Parcourir un document
21
7- Sélection d’un texte
8- Déplacement, copie et collage d’un texte
9- Orthographe, synonyme et traduction
1- Taille et disposition
2- Marges
3- Orientation
4- Page de garde
5- Arrière-plan et bordures
6- En-tête et pied de page
7- Disposition et colonnes
22
PROGRAMME D’INFORMATIQUE
1 –Définition
1-Sélection de cellules
23
3-Insérer une ou plusieurs lignes
6-Enregistrer un classeur
1-Mise en forme
2-Mise en page
• Marges
• Orientation
• Thème
• Entête et pied de page
4- Impression
1- Les opérateurs
2- Les références relatives ou absolues
1-Types de graphiques
2-Création et modification
25
MODULE 3 : LA PREPARATION DE FICHES DE
LEÇONS
INTRODUCTION :
La mission d’un enseignant (formateur) est de dispenser des savoirs, savoir-faire et savoir-être
à des apprenants afin d’assurer leur formation et/ou leur éducation.
REMARQUE IMPORTANTE :
Nous allons être le plus pratique possible, en ne nous attardant pas trop sur les notions
théoriques : Pédagogie Par Objectif (PPO), Formation Par Compétence (FPC) ou Approche
Par Compétence (APC). En tout état de cause, le second est le prolongement du premier.
26
- OBJECTIF GENERAL (O.G) ……………………………..FONCTION
- OBJECTIF INTERMEDIAIRE (O.I)……………………..TACHE
- OBJECTIF PEDAGOGIQUE (O.P)……………………..HABILETE
NOTABENE : Un O.P n’a de raison d’exister que s’il permet d’évaluer un apprentissage.
PERTINENCE : Un O.P doit correspondre à une habilité qui doit être acquise par le formé
parce que utile pour l’exercice de son métier.
REALISATION : Un O.P est réalisable :
• S’il peut être atteint pendant la durée normale consacrée à l’apprentissage.
• S’il peut être techniquement atteint avec les moyens dont on dispose pour assurer la
formation.
• S’il correspond au niveau des formés.
PRECISION : Un O.P doit avoir un caractère univoque (même sens pour tous).
CONCISION : Un O.P ne doit pas être trop long.
Un O.P doit comporter les trois éléments suivants :
• Un verbe à l’infinitif traduisant un comportement observable ;
• Une ou des conditions de réalisation ;
• Un ou des critères de performances (pas toujours indispensable, parfois sous entendu).
L’O.P se décompose en M.O (Micro-Objectif).
Le M.O est un énoncé décrivant le comportement observable de l’élève à une étape du cours.
Un M.O se traduit par un verbe à l’infinitif exprimant un comportement observable, mais il
n’est pas nécessaire d’ajouter des conditions de réalisation et un critère de performance.
27
explique, donne des exemples, traduit, etc.
• Utilise l’information et utilise des méthodes
3. APPLICATION • Applique, calcule, construit, pratique, Combien ? Lequel ? Que ?
Qu’est-ce que cela est ? Ecrit un exemple d’une question
• Voit des modèles et organise les parties
4. ANALYSE • Analyse, évalue, catégorise, compare, conclue, contraste, critique,
Pose un diagnostic, différencie, etc. Pourquoi ?
• Utilise de vieilles idées pour en créer de nouvelles
• Assemble, compose, crée, améliore, synthétise, Et si, etc. Comment
5. SYNTHESE
pouvons-nous nous améliorer ? Qu’est-ce qui arriverait si ? Comment
pouvons-nous résoudre ? Questions
• Compare et discrimine les idées
6. EVALUATION • Evalue, argumente, choisit, certifie, critique, décide, déduit, défend,
distingue, évalue, recommande, etc.
NIVEAU ACTIVITES
Reformuler les parties d’un sujet ensemble mais d’une toute nouvelle
5. SYNTHESE
manière en se basant sur plusieurs sources
28
TAXONOMIE DE BLOOM : DOMAINE COGNITIF
Être capable Être capable de Être capable Être capable Être capable Synthétiser. Être
de se saisir le sens d’utiliser des de décomposer de juger de la capable de
remémorer, littéral d’une idées, des un tout en ses valeur d’une fusionner les
de se communication, principes, des parties et idée, d’une parties ou les
souvenir de d’exprimer avec théories dans d’étudier les méthode, éléments d’un tout.
données ou ses propres mots des situations rapports que d’une C’est le niveau qui
de faits ce qu’on sait particulières et ces parties ont technique, etc. fait appel à la
appropriés concrètes entre eux à l’aide de créativité c’est –à-
critères dire générer de
appropriés nouveaux produits,
idées ou façons de
faire
29
2- LES STRATEGIES D’APPRENTISSAGE
2-1- DEFINITION :
La stratégie est la manière d’organiser les moyens et les méthodes pédagogiques facilitant les
apprentissages.
2-2- CATEGORIES D’APPRENANTS
Certaines études ont montré que les êtres humains peuvent être classés en trois catégories
d’apprenants à savoir :
• les auditifs ou audio
• les visuels
• et les audio-visuels.
Dans l’élaboration des stratégies, il faut tenir compte de chaque catégorie en plus des lois
d’apprentissage. En effet, les audio retiendront plus facilement ce qu’ils ont entendu, alors
que les visuels seront « marqués » par ce qu’ils ont pu observer.
2-3- LES LOIS D’APPRENTISSAGE
Il s’agit des principes généraux guidant l’apprentissage :
• Loi de l’activité de l’apprenant :
Un apprenant actif apprend mieux qu’un apprenant passif.
• Loi de l’effet :
Tout comportement renforcé positivement a tendance à se reproduire.
• Loi de la connaissance des résultats :
La connaissance immédiate des résultats favorise l’apprentissage.
• Loi des petites étapes :
La décomposition d’une difficulté en difficultés élémentaires favorise l’apprentissage.
• Loi du rythme d’apprentissage :
Chaque apprenant apprend à son propre rythme et selon des cheminements qui lui sont
propres.
• Loi de l’exercice :
La répétition d’un apprentissage favorise cet apprentissage.
• Loi de la pertinence :
La situation d’apprentissage doit avoir un sens pour l’individu qui veut apprendre.
• Loi de la motivation :
Tout apprenant doit être motivé, quelque soit le moyen utilisé pour le motiver.
30
- Les techniques : animation de groupe, exposé, expérience par le professeur,
démonstration gestuelle, enregistrement programmé, exposé d’élèves, étude de cas,
résolution de problème, utilisation de l’élève….
- Les supports et moyens : verbal, écrit, schéma, documentation, photo, film, diapo,
objet réel, maquette, tableau à craie et à papier, rétroprojecteur, document élève.
- Taille du groupe : individuel, à deux, petit groupe (3 à 7), groupe moyen (8 à 10),
groupe classe.
EXEMPLES :
- DOMAINE COGNITIF
• Leçons théoriques ordinaires
OP1 : Donner les généralités sur les systèmes économiques
OP2 : Décrire les éléments essentiels d’un ordinateur
• Leçons type résolution de problème
OP1 : Calculer le prix de revient d’un vêtement cousu dans votre atelier, à partir du prix
des intrants et des facteurs de réalisation.
OP2 : Calculer les heures supplémentaires effectuées par un employé ayant travaillé
5heures le dimanche nuit.
• TP (travaux pratiques) expérimentaux
OP1 : préparer le colorant en vue de la teinture d’un tissu à l’aide d’eau et de produits
chimiques.
OP2……………………………………………………………………………..
- DOMAINE PSYCHOMOTEUR
OP1 : Réaliser la coupe d’une jupe adaptée à la mode dans un tissu en soi à l’aide des
instruments appropriés.
OP2………………………………………………………………………………………………
.
32
3-2-2- Leçon du domaine Psychomoteur ou leçon Pratique
N° ELEVE PROFESSEUR
01 Ecoute et observe Explique et exécute
02 Explique Exécute
03 Explique et exécute Ecoute, observe et contrôle
04 Exécute Contrôle
3-3- STRUCTURED’UNELECON
Entée :
• Motivation
• Titre
• Objectif pédagogique
• Vérification des pré-requis
Déroulement :
• Micro-objectif (MO1) – Production élève 1 (PE1)
Démarche pédagogique 1
• M.O.2- PE2
Démarche pédagogique 2
• MO3, 4, etc - PE3, 4, etc
Sortie :
• Synthèse finale
• Evaluation formative
3-4- NOTIONDECONGRUENCE
L’Objectif Pédagogique (OP) et l’Outil d’Evaluation (OE) doivent être congruents. L’OE
mesure l’atteinte ou le degré d’atteinte de l’OP.
Au moment de sa conception, on peut s’apercevoir que l’OE peut entraîner un retour sur l’OP
et sa modification.
33
N.B : On peut aussi modifier l’O.E pour qu’il s’adapte à l’O.P.
3-5- Questions qu’un formateur doit se poser pour préparer une leçon
1- Que devront savoir-faire mes élèves à la fin des cours quant au sujet en question ?
2- Comment vais- je vérifier que mon objectif est atteint ?
3- Quel est l’état de la question à l’heure actuelle ?
4- Quelles sont les compétences que doivent posséder mes élèves pour que les
apprentissages prévus dans cette leçon se déroulent sans difficulté ?
5- Quelles sont les étapes par lesquelles il est souhaitable de passer ?
6- Comment saurai-je que mes élèves ont effectivement atteint chacune des étapes ?
7- A quel type d’apprentissage correspond chacune des étapes prévues ?
8- Quelle est la meilleure stratégie pour que chaque apprentissage s’effectue ?
9- Quels sont les moyens nécessaires pour faciliter chaque apprentissage ?
10- Où pourrai-je trouver ces moyens dont j’ai besoin ?
11- Comment sera organisé mon tableau final ?
1- Fiche d’identification
2- Fiche de déroulement
3- Fiche tableau
4- Préambule motivant
5- Fiche de stratégie
34
LES FICHES DE PREPARATION DE LECON
FICHE D’IDENTIFICATION
PROFESSEUR : SPECIALITE :
MATIERE :
ETABLISSEMENT :
OBJECTIF PEDAGOGIQUE :
TITRE :
TAXONOMIE : DOMAINE :
NIVEAU :
PREREQUIS :
SUPPORTS PEDAGOGIQUES :
BIBLIOGRAPHIE :
35
FICHE TABLEAU
OBJECTIF
BROUILLON
PEDAGOGIQUE
36
FICHE DE DEROULEMENT
MOTIVER TITRE :
MO1 : 1-
MO2 : 2-
MO3 : 3-
MO4 : 4-
EVALUER
37
PREAMBULE MOTIVANT DUREE :
38
FICHE DE STRATEGIE
MICRO-OBJECTIF : DUREE :
TYPE D’APPRENTISSAGE :
METHODE :
DEMARCHE :
TRANSITION :
39
MODULE 4 : L’EVALUATION DES
APPRENTISSAGES
Une préparation de cours peut être bien réalisée mais si l’apprentissage n’est pas facilité par le
déroulement de l’enseignement, les apprenants peuvent ne pas retenir grand-chose.
Les objectifs dans ces conditions peuvent permettre de vérifier l’atteinte des objectifs. C’est
pourquoi cette deuxième partie apparait comme un complément indispensable de la première.
1- Généralités :
1-1- Définition :
- délimitation du champ,
- collecte de données
- et fourniture de résultats (informations).
Tout cela conduit à une appréciation des jugements afin de prendre une décision.
Stufflebeam définit ainsi l’évaluation : l’évaluation en éducation est le processus par lequel
on délimite, obtient et traite des informations utiles permettant de juger des décisions
possibles.
Exemples :
J’ai acheté des tomates à 1000 francs (mesure), elles sont chères (évaluation).
Mesure :
• Dans le domaine scolaire, la mesure consiste en toute activité qui vise à recueillir des
résultats ou des indices relatifs à des performances ou des opérations. C’est un constat
ou une observation.
Evaluation :
• c’est une activité qui vise à analyser et à interpréter des résultats ou des indices
provenant de la mesure afin de prendre des décisions. Elle conduit à une décision.
• Les éléments de distinction :
L’évaluation se sert du résultat de la mesure. Dans l’évaluation, on accorde une valeur au
résultat de la mesure d’où l’expression « jugement de valeur ». On situe ce résultat de la
mesure par rapport à une norme ou à un critère.
40
1-3- Types et systèmes d’évaluation
1-3-1- Types
Il existe deux types d’évaluation : l’Evaluation normative (EN) et l’Evaluation critériée (EC).
1-3-2- Systèmes
Comparaison
2- Terminologie
- Test : opération témoin permettant de juger.
• Test initial
• Test intermédiaire
• Test final
• Test de pré - requis.
- Item : question ou questionnaire, support d’évaluation.
3- Objet et fonction de l’évaluation
- Objet : ce sur quoi porte l’évaluation
• Programme
41
• Méthodes
• Les apprentissages (produits et processus).
- Fonctions :
• Sociale
• Pédagogique (au service de la formation)
• Pronostic et prédictive (test d’entrée)
4- Les qualités d’une évaluation :
• Fidélité : même résultat quelque soit le correcteur
• Validé : évalue effectivement ce qu’il est censé évaluer (adéquation avec l’OP ou
congruence).
5- ELABORATION D’UN OUTIL D’EVALUATION
Un outil d’évaluation a :
• Item Rédaction,
• Item Réponse courte,
• Item A choix multiples,
• Item Vrai ou faux
• Item A apparier
Item particulier en raison de la longueur de la réponse à donner. Il est très précieux pour
mesurer l’aptitude des élèves à rédiger mais il est difficile à noter objectivement.
Il faut bien se rappeler que l’on va obligatoirement mesurer la maîtrise des mécanismes de
l’expression écrite ;
42
5-2- Item réponse courte (question fermée)
43
5-5- ITEM VRAI OU FAUX
44
MODULE 5 : ANIMATION D’UNE LECON
1- DEFINITION
Une préparation complète étant réalisée (ou faite), animer la leçon, signifie mettre en œuvre
des comportements appropriés en vue d’obtenir l’apprentissage attendu ;
2- LOIS D’APPRENTISSAGE
Voir première partie
- Le questionnement
• Les questions simples
• Les questions d’investigation (hypothèse, suggestion, clarification, justification
synthèse…)
• Les questions échos, relais, miroir….
• La relance …
• L’expression : orale, gestuelle, vestimentaire
• L’utilisation des différents supports
45
5- LES STYLES D’ANIMATION
- Style autocratique : impose se solutions
- Style débonnaire : laisse faire, pas de directive
- Style démocratique : échange, partage sous la supervision du formateur.
Remarque
46
LES ATTITUDES D’UN ENSEIGANT PENDANT L’ANIMATION
47
ORGANISATION DU POSTE DE TRAVAIL
• Apprêter tous les supports pédagogiques nécessaires à • Interrompre le cours pour mettre en place un
l’apprentissage (craie, tableau, appareils, documents, appareil ou aller chercher un support hors de la
objets réels, etc…) salle de cours
• Disposer les supports de sorte à faciliter leur • Improviser l’occupation du tableau en oubliant la
utilisation fiche tableau
48
EXPLOITATION DES SUPPORTS PEDAGOGIQUES
CE QU’IL FAUT FAIRE CE QU’IL NE FAUT PAS FAIRE
• Utiliser tous les supports prévus et nécessaires Oublier un support pourtant nécessaire
• Exploiter toutes les possibilités du support Utiliser le support uniquement pour « orner » son cours
• Exploiter le tableau tel que le prévoit la fiche-tableau Improviser l’occupation du tableau en oubliant la fiche-tableau
LOGIQUE DE DEROULEMENT
• Aborder les étapes ou parties du cours nécessaires à l’attente de • Laisser constater une inadéquation entre l’objectif et le
l’objectif pédagogique nombre d’étape
• Aborder les étapes dans un ordre logique • Oublier des parties, ce qui peut perturber la
• Récapituler les parties quand il le faut compréhension
• Créer une transition entre les étapes du cours • Enchaîner les différentes parties du cours sans les
différencier
• Aborder les parties sans montrer le lien qui existe, entre
elles
SOLLICITATION DE LA PARTICIPATION DES ELEVES
• Poser les questions n’appelant que les réponses attendues • Poser des questions imprécises, équivoques, ambiguës ou
• Varier les questions non adapté au niveau des élèves
• Renvoyer la question d’un élève à la classe • Utiliser la même force de question
• Faire justifier la réponse donnée par son auteur ou d’autres • Se précipiter pour répondre à la question d’un élève
élèves • Considérer une réponse juste d’un élève comme le reflet
• Solliciter la participation de l’ensemble de la classe de la compréhension de tous
• Envoyer l’élève au tableau pour une démonstration o une • Interroger une seule partie de la classe
résolution de problème, chaque fois que cela est possible • Envoyer un élève au tableau pour simplement copier
quelque chose
49
MOTIVATION
1- GENERALITES
1-1- DEFINTION
Motiver quelqu’un c’est créer chez lui un besoin, ou si celui-ci existe, c’est
l’activer.
Le sujet motivé :
2- TYPES DE MOTIVATIONS
• Motivations intrinsèques
Ce sont des motivations dont l’origine est interne, à forte implication du
sujet, forte adhésion aux objectifs à atteindre. C’est une motivation
permanente ou à long terme.
• Motivations extrinsèques
Ce sont des motivations engendrées par des stimuli externes pour éveiller
et capter l’attention. Elles sont liées à la personnalité de l’enseignant.
L’efficacité de courte durée.
50
3- STRATEGIES DE MOTIVATION
• Motivation de départ
Présenter une situation problème en rapport avec le cours du jour. Faire en sorte
que le problème ait un sens pour les apprenants. Il faut les impliquer en faisant
appel à :
- Leur vécu
- Leur situation professionnelle
- Leurs connaissances antérieures
……………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………
51
MODULE 6 : LA TENUE DES DOCUMENTS DE
CLASSE
INTRODUCTION
52
Le professeur doit toujours faire l’appel lui-même à chaque séance. Il doit
y mentionner à chaque séance, les absences (A) et les retards (R) des élèves,
puis sa signature.
Remarque :
2. LE CAHIER DE TEXTE
a)- Présentation
Le cahier de textes est aussi un registre attaché à une classe. C’est le baromètre
du travail quotidien ou le cahier de bord de la classe. Il est le reflet du travail du
Professeur. C’est aussi le premier document de référence pour évaluer le
Professeur.
Le cahier de textes est constitué de :
- une page de garde réservée à l’administration ;
- une page d’instructions pour la tenue ;
- une page pour inscrire les noms et prénoms des Professeurs de la classe par
discipline et leur jour de réception (à remplir obligatoirement)
- une page réservée aux dates de contrôle des connaissances par discipline et
per trimestre ;
- deux pages ou indiquer l’emploi du temps lié au travail personnel des
élèves (devoirs de maison, durée des leçons, exercices) par discipline ;
- une page ou coller l’emploi du temps de la classe;
- quelques pages réservées à chaque discipline.
b)- Importance
53
- le rythme et la nature des évaluations ;
- le suivi de la progression ;
- la régularité du professeur aux cours ;
- la rigueur pédagogique du professeur.
En plus du professeur, le Chef d’établissement qui vise le cahier de textes et
même les Encadreurs Pédagogiques chargés de la formation continue du
professeur sont évalués à travers ce seul document.
c) - Le contenu du cahier de textes
Le cahier de textes doit contenir :
- le plan annuel de travail du professeur (la progression) ;
- l’organisation du travail du professeur ;
- les dates des événements qui ont eu des répercussions sur les activités
pédagogiques.
Le cahier de textes doit indiquer tout ce que le professeur a fait et dit d’officiel
en classe.
Il doit indiquer aussi les raisons des absences du professeur ou de la non tenue
des cours, les jours où il a normalement cours avec la classe.
d)- Utilisateurs du cahier de textes
Ont droit et peuvent avoir recours au cahier de textes, tous les acteurs et
partenaires du système éducatif.
Il s’agit :
- du professeur ;
- du chef d’établissement (évaluer ou défendre le professeur et
l’établissement) ;
- des élèves (pour s’informer des tâches programmées);
- des Encadreurs Pédagogiques (APR et CP) ;
- de l’inspection générale (IES et IGEN) ;
- des parents d’élèves (pour s’informer des actions menées par les
professeurs).
Pour le
Corriger
Date (ou prochain Textes Signature
le
cours)
• Activités menées ce
jour : plan du cours ;
La date du Date du Date à
textes des évaluations ;
jour où se prochain cours laquelle un
numéros et références
déroule la contrôle
ou date à des exercices traités.
séance. fait ce jour Signature
laquelle on va
va être • Activités du
contrôler le
programmées : textes professeur
travail corrigé.
ou numéros et
demandé aux
références des exercices
élèves.
à faire.
• Justifications de
55
l’absence du professeur
ou de la non tenue des
cours.
56
Exemple d’une page de cahier de textes réservée au Enseignants
A
Date rendre
Pour Plan du cours - Textes des devoirs ou Signature ou
de la le ou à
le Interrogations écrites- Exercices Emargement
séance corriger
le
57
Conclusion
b)- Utilisation
Sur les pages attribuées à sa discipline, le Professeur :
- reporte les notes obtenues par les élèves après chaque évaluation en précisant
le total sur lequel a porté la notation (Ex : /10 ou /20) ;
- indique la nature de l’évaluation : devoirs surveillés (DS) ; interrogation
écrite (IE) ; interrogation orale (IO) ; travaux pratique (TP) chaque remplissage.
58
- émarge au bas de la colonne de notes après
Le Professeur doit :
- éviter les ratures, les surcharges et l’utilisation du blanco pour ne pas éveiller
les soupçons ;
- remplir lui-même régulièrement et correctement le registre de notes ;
- indiquer la date du report des notes ;
- inscrire la moyenne et le rang de l’élève à la fin de chaque trimestre ou
semestre.
6/11/10 noté
8/11/10 noté
Nom et prénoms des Moyenne
15/10/10
02/11/10
18/10/10
14/12/10
noté /20
noté /20
IE2- /10
noté /10
rang
élèves sur /20
DS1-
DS2-
TP1-
TP2-
IE1-
noté
/10
/10
Elève 1
Elève 2
Elève 3
Elève 4
Elève 5
Elève 6
Elève 7
59
5) - LE LIVRET SCOLAIRE
Document mémoire de la scolarité de chaque élève, il doit contenir tous les
éléments de son cursus scolaire. Comme le bulletin scolaire, chaque professeur
doit remplir le livret scolaire (la partie qui le concerne) avec la même rigueur.
Le livret scolaire doit se remplir progressivement, à la fin de chaque trimestre
(ou semestre), pour éviter les oublis ou le remplissage à la hâte, toutes choses
qui sont à la base des erreurs.
Remarque :
A la différence du cahier de texte, du cahier de notes et du cahier d’appel, le
bulletin de notes et le livret scolaire dans leurs versions actuelles, ne sont pas
accessibles pour tous. Si le parent reçoit les bulletins pour être informé du travail
de l’élève, c’est l’administration qui conserve le livret scolaire. L’élève n’y a
pas accès avant la fin de son cycle secondaire.
60
MODULE 7 : LA DEONTOLOGIE DE LA FONCTION
ENSEIGNANTE
TRODUCTION
La déontologie est un ensemble de règles et de devoirs. Elle est le code moral propre à
une profession. Elle a pour but de faire de l’individu, de l’employé un citoyen qui sert
son pays avec loyauté, dévouement et conscience professionnelle. Les lois et les règles
qui y sont définies sont à observer avec dignité, abnégation et respect dans le souci
constant d’un meilleur rendement de l’entreprise ou du service.
Aussi, tombent-ils sous le coup des sanctions disciplinaires tous ceux qui n’observent
pas les règles déontologiques de leurs métiers.
1- DEFINITION
61
Les normes de déontologie de la profession enseignante fournissent une vue
d’ensemble de la pratique professionnelle. L’engagement envers les élèves et leurs
apprentissages occupe une place fondamentale dans une profession enseignante solide
et efficace.
Ils jouissent dans l’exercice de leur fonction, d’une entière liberté de pensée et
d’expression, dans le strict respect de conscience et d’opinion des élèves et des
étudiants. Cette liberté ne doit en aucun cas aller à l’encontre des objectifs assignés
aux établissements et des principes de tolérances et d’objectivité.
Le droit est la faculté d’accomplir une action, de jouir d’une chose, d’y prendre, de
l’exiger. Le droit de l’enseignant est donc tout ce qu’il peut exiger de l’Etat ou encore
de ce qu’il fait et consent pour l’Etat ou pour l’employeur.
62
- Liberté d’opinion et de pensée ;
- Liberté d’expression ;
- Liberté d’aller et venir ;
- Liberté de vie privée…
NB : tous ces droits lui sont garantis par l’Etat dans les limites de la loi.
L’obligation ou le devoir est ce à quoi l’on est obligé par la loi, la morale. En
contrepartie de tous les droits que lui garantit l’Etat, l’enseignant à l’instar des autres
fonctionnaires ou autres a des devoirs envers l’Etat. Il s’agit de :
63
• l’obligation de du remplissage, en début d’année scolaire, du
certificat de prise ou de reprise de service qui atteste qu’il démarre ou
poursuit ses activités dans l’établissement.
2-3 Les attributions
L’enseignant est chargé de dispenser aux élèves des connaissances mais également de
contribuer à l’éducation de ses enfants qui lui sont confiés. Pendant son cours il est
également responsable de chacun registre d’appel (arrêté n°2471 /AP du 27 juillet
1968).
A- La conscience professionnelle
La conscience professionnelle est le fait d’assumer ses devoirs professionnels avec
honnêteté, dévouement et dignité.
a- L’honnêteté
L’enseignement a le devoir de faire son travail dans l’honnêteté à travers :
b- Le dévouement
64
L’enseignant doit exercer son métier avec amour, joie et abnégation en faisant preuve
d’initiative et de créativité.
c- La dignité
L’enseignant doit être dans sa parole, dans sa tenue dans sa conduite et dans toute sa
personnalité, un bon modèle pour l’enfant dont l’éducation lui a été confié par l’Etat. Il
doit être ouvert avec ses élèves tout en se gardant de toute familiarité. Il doit avoir une
moralité irréprochable, éviter la drogue, l’alcool, éviter de s’endetter et de se quereller.
65
b- Respect de la confidentialité et de la vie privée
• Respecte le caractère confidentiel des informations sur les
apprenants
• Respecte le caractère confidentiel des informations sur l’équipe
école ;
• Il est lié à l’obligation de discrétion professionnelle (conseil de
classe, conseil de discipline, jury d’examen)
c- Respect de la justice
• respecte et reconnait le droit de chacun à un traitement équitable
et juste ainsi que l’importance d’éviter tous conflits d’intérêt ;
• il doit cultiver l’esprit d’impartialité de justice et d’équité
d- respect de la sécurité des apprenants
Respecter le droit de chacun à demander que le futur des pratiques qui assurent la
sécurité publique, psychologique et émotionnelle de l’apprenant.
Tout d »lit de droit commun commis hors de l’exercice de ses fonctions par le
fonctionnaire et mettant en cause son honorabilité, sa respectabilité et le crédit de
l’administration peut entrainer également des sanctions disciplinaires.
Il s’agit d’actes réprimés par code pénal et commis par le fonctionnaire ou salarié du
privé dans l’exercice de ses fonctions :
- la corruption
- le détournement de deniers ou de biens publics, tec.
2-2 Infraction de droit commun commise en dehors du service
Il s’agit d’actes réprimés par code pénal sans lien direct avec le service, et qui mettent
en cause l’honorabilité du fonctionnaire ou du salarié du salarié du privé, sa
respectabilité et de l’admission :
- l’escroquerie ;
- le vol ;
- le meurtre ;
- l’attentat à la pudeur ;
- le détournement de mineur ;
- le harcèlement.
III- DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES
67
1- LES SANCTIONS DE PREMIER DEGRE
- L’avertissement ;
- Le blâme ;
- Le déplacement d’office.
Ces sanctions sont celles infligées au fonctionnaire ou au salarié du privé à l’occasion
d’une faute de gravité moyenne, laissée à l’appréciation du ministre technique, du
préfet ou du directeur de l’établissement public ou privé.
La sanction du second degré est celle, qui est infligée au fonctionnaire par le ministre
chargé de la fonction publique à l’occasion d’une faute grave telle que :
- L’abandon de poste
- Le refus d’assurer le service ;
- Le manque de discrétion professionnelle ;
- L’insubordination caractérisée ;
- Les absences irrégulières répétées
- La corruption
- Le détournement de deniers ou de bien publics ;
- L’abus de confiance, etc
De manière générale tous les actes qualifiés de crimes ou délit par le code pénal.
68
Le ministre chargé de la fonction publique ne se prononce en matière disciplinaire que
lorsqu’il a été saisi par le ministre employeur, par le préfet ou par le directeur de
l’établissement public ; après que le dossier individuel a été communiqué à l’individu
et que le conseil de discipline a été consulté.
Dans le cas contraire, elle est transmise par voie hiérarchique au ministre technique
lorsqu’il s’agit d’un agent de l’administration centrale, au préfet lorsqu’il s’agit d’un
agent de l’administration départementale ou du directeur de l’établissement public
avec un avis ou une proposition de sanction.
Les chefs de service, quelque soient les fonctions qu’ils occupent, sont tenus de
signaler les abandons de poste dans le strict respect des dispositions ci-dessus
indiquées, sous peine de répondre du manquement à leur devoir de contrôle dans la
gestion des personnels placés sous leur autorité.
La procédure disciplinaire est engagée dès qu’une demande d’explication écrite est
adressée à l’église à l’agent auquel une faute disciplinaire est reprochée (art 80 du
décret n°93-607 du deux juillet 93 portant modalité communes d’application du statut
général de la fonction publique). Cette procédure connait des aménagements selon
qu’il s’agit d’une sanction du premier ou second degré, ou d’une infraction n’ayant
aucun lien avec le service.
69
1- CONDUITE A TENIR EN CAS DE SANCTION DU PREMIER
DEGRE
Dès que la faute est constatée, le chef de service doit engager la procédure par une
demande d’explication écrite adressée au fonctionnaire.
La demande est transmise par le chef de service par voie hiérarchique au ministre
technique, au préfet ou au directeur de l’établissement public avec avis et proposition
de sanctions.
La faute est constatée, le chef de service doit engager la procédure disciplinaire par
une demande d’explication écrite adressée au fonctionnaire. Celui-ci doit y répondre
dans un délai fixé.
Dès que la faute est constatée, le chef de service doit engager la procédure par une
Cette demande d’explication accompagnée d’un rapport circonstancier est adressée au
ministre technique, au directeur de l’établissement ou au préfet.
70
Si le chef de service a connaissance de la poursuite judiciaire, engagée contre le
fonctionnaire il doit en informer le ministre technique, le directeur de l’établissement
ou le préfet qui son tour, rend compte de cette situation au ministre chargé de la
fonction publique qui appréciera.
CONCLUSION
Aucun métier ne peut s’exercer sans code moral. Cela est encore plus vrai pour
l’enseignant dont la fonction est de travailler sur les jeunes âmes. Connaître et
respecter la déontologie du métier de l’enseignant, c’est connaître ses droits et devoirs
afin de les mieux exercer.
71
MODULE 8 : TRAVAUX PRATIQUES DE PREPARATIONDE LECON ET
ANIMATION DE COURS
- Objectif général(OG)
- Objectif intermédiaire(OI)
- Objectif pédagogique( OP)
- Miro-objectif)
72
Dans l'approche par compétences, l'enseignant joue un rôle de facilitateur, supervisant les activités des groupes d'élèves, intervenant en tant que ressource et procédant à des régulations immédiates si nécessaire . En revanche, dans l'approche par objectifs, l'enseignant dirige davantage l'activité, garantissant la compréhension des consignes et corrigeant les erreurs individuellement avant de poursuivre dans la même voie pour tous . Cette différence peut impacter la capacité des élèves à développer des compétences autonomes et transversales, car l'approche par compétences encourage davantage l'idée d'auto-organisation et de responsabilité collective.
L'approche par objectifs se focalise sur des produits répondant à une consigne précise, centrée sur l'acquisition de savoirs et savoir-faire spécifiques. Elle tend à homogénéiser les activités d'élèves conduits à réaliser la même tâche dans les mêmes conditions . En revanche, l'approche par compétences vise à intégrer les savoirs pour résoudre des situations-problèmes significatives, en prenant en compte les apprentissages nécessaires pour développer des compétences au-delà du cadre strictement disciplinaire, comme la coopération et la pensée critique . Bien que ces approches aient des différences notables, certaines théories pédagogiques les considèrent comme complémentaires, l'approche par compétences pouvant être vue comme une évolution naturelle de l'approche par objectifs .
Le cahier d'appel est essentiel pour une gestion efficace des élèves car il permet de vérifier la présence et l'assiduité des élèves, facilitant ainsi le suivi par l'administration scolaire et par les parents . Ce registre est crucial pour situer les responsabilités en cas d'absences répétés ou de situations litigieuses et contribue à une connaissance socio-affective détaillée des élèves par le professeur .
La tenue rigoureuse des documents de classe, notamment le cahier de textes, est cruciale pour assurer l'efficacité pédagogique et administrative. Ce cahier permet de contrôler le respect des programmes, de suivre la progression des cours, et d'assurer la conformité des évaluations avec le programme en vigueur . En fournissant une documentation claire et détaillée des activités de classe, il permet également d'évaluer le travail de l'enseignant et offre une base pour juger ou défendre ses pratiques en cas de contentieux . Ainsi, un cahier de textes bien tenu devient un outil de référence essentiel pour tous les acteurs du système éducatif.
Les enseignants peuvent remédier aux lacunes identifiées lors des activités pédagogiques par des interventions immédiates et ponctuelles pour corriger les erreurs sur le moment . Ils doivent également planifier des remédiations ciblées à court, moyen ou long terme, en fonction de la gravité des lacunes constatées . Cela peut inclure un suivi personnalisé des élèves concernés, l'organisation d'ateliers supplémentaires ou la révision des objectifs pédagogiques pour intégrer les compétences non maîtrisées.
La tenue du cahier de notes impacte la gestion des conflits académiques et la transparence des évaluations, car il permet un enregistrement précis des notes obtenues par les élèves après la correction des réclamations éventuelles . Le cahier de notes sert à garantir que les notes sont attribuées de manière cohérente et justifiée, facilitant le contrôle du rythme et de la nature des évaluations par l'administration. Sa rigueur contribue à éviter les contestations non fondées et assure une traçabilité qui protège à la fois les enseignants et les élèves contre des erreurs potentielles.
Une approche pédagogique axée sur la résolution de situations-problèmes peut transformer l'expérience éducative des élèves en rendant l'apprentissage plus significatif et motivant. Elle pousse les élèves à mobiliser divers savoirs et savoir-faire pour résoudre des problèmes concrètement liés à des contextes réels ou simulés, ce qui les implique activement dans leur processus d'apprentissage. En favorisant l'intégration des connaissances au sein de projets collaboratifs, elle développe la capacité à travailler en groupe, à exercer une pensée critique, et à s'adapter à des contextes variés .
Les exercices centrés sur une micro-compétence disciplinaire, tels que la formulation d'énoncés injonctifs, permettent de répondre à des consignes précises et de consolider des savoirs spécifiques . Cependant, ils peuvent limiter le développement de compétences de communication plus larges, car l'activité tend à être convergente, et les élèves travaillent seuls sans nécessairement comprendre l'application de ce savoir à des situations variées . Ainsi, bien que ces exercices renforcent certaines compétences précises, ils ne favorisent pas une expérimentation plus globale ou créative.
L'approche par compétences favorise le développement de compétences transversales en impliquant activement les élèves dans des activités qui nécessitent une coopération et une réflexion collective pour résoudre des situations-problèmes. Par exemple, dans la classe suivant cette approche, les élèves travaillent en groupes pour réaliser des projets tels que des affiches ou des dialogues, ce qui stimule le travail en coopération et la pensée critique par le biais de discussions sur l'originalité et la faisabilité de leurs propositions .
La motivation joue un rôle clé dans l'efficacité des pratiques pédagogiques des enseignants, car elle influence directement leur capacité à engager et motiver les élèves. Les enseignants motivés adaptent leurs méthodes pour renforcer positivement les bonnes réponses, rendent les supports attrayants, et investissent l'espace de manière dynamique . Cette motivation se traduit par une reconnaissance accrue des efforts des élèves, ce qui peut se refléter dans une meilleure participation et une assimilation plus profonde des connaissances par les élèves.