Normes dans les espaces vectoriels
Normes dans les espaces vectoriels
December 8, 2022
1.1 Dénition
Une norme sur E est une application N de E dans R+ vériant les trois axiomes suivants :
Un espace vectoriel E sur lequel on a déni une norme N est noté (E, N ) et dit espace vectoriel normé.
L'inégalité suivante, dite inégalité triangulaire inverse ( ou inversée ) peut être utile ( pour obtenir une
minoration ( par exemple ):
∀x, y ∈ E, |N (x) − N (y)| ≤ N (x − y)
Preuve : c'est une conséquence de l'inégalité habituelle :
N (x) = N (x − y + y) ≤ N (x − y) + N (y) et donc N (x) − N (y) ≤ N (x − y) puis on échange les rôles...
3. Sur C 0 ([a, b] , R) on dispose également de trois normes classiques : Pour f , fonction continue sue le
segment [a, b]
(a) kf k∞ = sup {|f (x)| /x ∈ [a, b]} dite norme de la convergence uniforme
Rb
(b) kf k1 = a |f (x)| dx dite norme de la moyenne ( pas trés utilisée comme norme )
R 1/2
b 2
(c) kf k2 = a |f (x)| dx dite norme de la convergence en moyenne quadratique. ( voir plus bas )
4. SurMn (R) , la norme suivante est connue et trés utilisée : pour une matrice M appartenant à Mn (R)
t 1/2
, kM k2 = (tr( M.M )) ( elle est dite norme de Schür ou norme de Frobenius ) . Remarque : Si M a
pour terme générique mi,j on a :
1/2
X
kM k2 = m2i,j
(i,j)
2
et correspond de ce fait à la norme euclidienne sur Rn ( apprendre par coeur l'expression précédente )
( voir plus bas )
E −→ R
k.k2 : √ +
x 7−→ < x, x >
est une norme dite norme euclidienne ( associée au produit scalaire <, >)
n
En particulier , sur R , la norme euclidienne associée au produit scalaire usuel est la norme dénie par
n
!1/2
X
kxk2 = |xk |2
k=1
Exercice :
L'application :
Mn (R) −→ p R+
N:
A 7−→ tr (AT .A)
est une norme sur Mn (R).
Le programme ociel de la section PSI ne la considère pas comme usuelle !
Elle gure pourtant dans tous les sujets qui nécessitent une norme sur Mn (R) :
Soit il est admis que c'est bien une norme ou bien on vous demande de le démontrer
Preuve :
On n'a pas le choix : il faut partir du produit scalaire correspondant :
Posons :
Mn (R) × Mn (R) −→ R
ϕ:
(A, B) 7−→ tr AT .B
Montrons que ϕ est un produit scalaire sur Mn (R).
La symétrie :
∀A, B ∈ Mn (R) ,
T
ϕ(B, A) = tr B T .A = tr B T .A = tr AT .(B T )T = tr AT .B
et ce en utilisant les propriétés de la transposition.
ϕ est linéaire par rapport au second argument ( par linéarité de l'application trace et distributivité du
produit matriciel )
Donc, par symétrie ϕ est bilinéaire.
Positivité :
∀A ∈ Mn (R) ,
n n n
! n n
!
X X X X X
ϕ(A, A) = tr AT .A = AT .A T
a2j,i
i,i
= A i,j
(A)j,i = ≥0
i=1 i=1 j=1 i=1 j=1
La caractère déni-positif
:
Pn Pn
si ϕ(A, A) = 0 alors i=1 j=1 a2j,i =0 et par suite, ∀i, ∀j , aj,i = 0 et donc A est nulle.
Conclusion : ϕ est bien un produit scalaire et par conséquent N est la norme euxlidienne associée à ce
produit scalaire.
Ce point est la source de beaucoup d'exercices d'oraux . Exemples
Pour retrouver le produit scalaire présumé on fait ce que l'on appelle un dédoublment des
carrés
( évidemment on peut également le retrouver par la formule dite de polarisation mais c'est un peu plus
long )
Rb
Posons pour f et g dans C 1 ([a, b] , R) , ϕ(f, g) = f (a).g(a) + a
f 0 (x)g 0 (x)dx
On montre alors qu'il s'agit bien d'un produit scalaire sur E
Par conséquent N est une norme.
Second exemple
Exercice
1:2
Soit N l'application de R2 dans R+ dénie par : N (f ) = (x2 + xy + y 2 )
2
Montrer que N est une norme sur R
Mêmes remarques que pour le premier exemple. Il faut juste retrouver le présumé produit scalaire .
On le fait
par dédoublement symétrique des termes.
R2 × R2 −→ R
Soit ϕ :
((x, y), (x , y ) 7−→ xx + 2 (x y + xy 0 ) + yy 0
0 0 0 1 0
≤ λN (x − a) + (1 − λ)N (y − a) ≤ λr + (1 − λ)r = r
Ceci prouve que λx + (1 − λ)y appartient bien à A
Pour une boule ouverte preuve analogue à ceci prés : on souhaite que l'inégalité reste stricte
Or le produit par 0 engendre une égalité
On peut alors observer que λ et 1 − λ ne peuvent être nuls en même temps et donc l'une des inégalités est
stricte ce qui sut pour que la somme donne une inégalité stricte
Ou encore les cas λ=0 et λ=1 dans la dénition de la convexité sont triviaux : on peut se contenter de
prendre λ ∈ ]0, 1[
proposition : Si une suite (xn )n∈N converge vers l alors toute suite extraite converge vers la même limite l
Preuve : Soit ε > 0. il existe un rang n0 tel que pour tout n ≥ n0 , on ait kxn − lk ≤ ε
Si φ est une extraction alors , pour tout n ≥ n0 , et comme φ(n) ≥ n , on a donc φ(n) ≥ n0
Il s'en suit donc que , pour tout n ≥ n0 , on a xφ(n) − l ≤ ε .
Proposition : Une suite à valeurs dans un produit ni d'espaces vectoriels normés converge si et seulement
si chacune de ses composantes converge.
L'espace des nombres complexes étant aisément identiable au produit R×R , une suite complexe converge
de ce fait si et seulement si ses parties réelles et imaginaires convergent.
Preuve : le cas d'un produit de deux sut à comprendre
Si (xn , yn )n∈N est telle que xn ∈ (E1 , N1 ) et yn ∈ (E2 , N2 ) et si (l1 , l2 ) ∈ E1 × E2
Rappelons que la norme dénie par convention sur le produit E1 × E2 est : k(x, y)k = max (N1 (x), N2 (y))
pour tout vecteur (x, y) de E1 × E2 .
Si la suite (xn , yn )n∈N converge dans (E1 × E2 , k.k) vers le couple (l1 , l2 )laors
∀ε > 0, ∃n0 ∈ N / ∀n ≥ n0 , k(xn , yn ) − (l1 , l2 )k ≤ ε
Or k(xn , yn ) − (l1 , l2 )k = k(xn − l1 , yn − l2 )k = max (N1 (xn − l1 ), N2 (yn − l2 ))
Le fait que k(xn , yn ) − (l1 , l2 )k ≤ ε est équivalent au fait qu'à la fois N1 (xn − l1 ) ≤ ε et N2 (yn − l1 ) ≤ ε
D'où la conclusion.
3 Comparaison de normes.
Dénition :
Dénition : Deux normes N1 et N2 sont dites équivalentes sur un même espace vectoriel E s'il existe deux
constantes strictement positives α et β telles que :
∀x ∈ E ,
N1 (x) ≤ αN2 (x)
et ∀x ∈ E ,
N2 (x) ≤ β.N1 (x)
Preuve :
Preuve :
Si deux normes N1 et N2 sont telles que , il existe une constante α>0 telle que , ∀x ∈ E , N1 (x) ≤ αN2 (x) ,
cette constante n'est , évidemment, pas unique. Le matheux est alors en mesure de se demander quelle est
la constante optimale dans ce cas ( sous-entendu la plus petite ).
n o
N1 (x)
Comme remarqué ci-dessus , α n'est qu'un majorant de l'ensemble
N2 (x)
/x ∈ E \ {0} .
Le meilleur des majorants n'est autre que la borne supérieure de l'ensemble en question :
N1 (x)
αop = sup /x ∈ E \ {0} .
N2 (x)
Dans certains cas ( disons le tout de suite: si l'espace est de dimension nie ) , la borne sup est atteinte .
Autrement dit , ayant trouvé une constante α > 0 telle que , ∀x ∈ E , N1 (x) ≤ αN2 (x) et si jamais on
trouve un vecteur x0 non nul tel que N1 (x) = αN2 (x) alors α est bien la constante optimale. ( insistons sur
le fait que x0 doit être non nul , le vecteur non nul fournissant l'égalité universellement triviale 0 = 0 )
Remarque importante :
Deux normes ne sont pas équivalentes si l'une (au moins ) des majorations est impossible , disons par exemple
N1 (x)
que le quotient ne peut être majoré et pour ce faire il faut et il sut de trouver une suite de vecteurs
N2 (x)
N1 (xn )
non nuls (xn )n∈N telle que le quotient tend vers +∞
N2 (xn )
Seconde remarque :
Pour trouver des normes non équivalentes il faut absolument se placer dans le cadre d'un espace de dimension
innie : on prouvera, en n de chapitre , que , sur un espace de dimension nie, toutes les normes sont
équivalentes.
Exemple :
Remarque importante :
La situation suivante est fréquente : l'une des majorations est possible mais pas la deuxième . evidemment
les normes ne sont pas équivalentes mais la majoration trouvée peut être utile
0
Exemple : Soit E = C ([a, b] , R). Pour tout f appartenant à E on a les trois majorations suivantes :
kf k1 ≤ (b
√ − a). kf k∞
kf k1 ≤ √ b − a. kf k2
kf k2 ≤ b − a. kf k∞
La seconde inégalité découle de l'inégalité de Cauchy - Schwarz ( produit scalaire usuel sur les fonctions
continues )
peu plus haut que c'est une norme provenant d'un certain produit scalaire ) . On souhaite la comparer à la
norme de la convergence uniforme.
Le raisonnement : la norme de la convergence uniforme ( kf k∞ ) mesure la bornitude de la fonction (
entre quelles valeurs elle est coincée ). La dérivée mesure sa vitesse de variations dans son intervalle de
variations. S'il est bien connu ( depuis le collège ) que l'on peut contrôler les écarts d'une fonction gràce à
ses variations ( inégalité des accroissement nis ) , le contraire est faux : une fonction peut varier dans un
intervalle réduit mais avoir des variations rapides. Morale de l'histoire : on peut espérer majorer kf k∞ par
N (f ) , mais pas l'inverse.
Commençons par la négative
:
[0, 1] −→ R
Posons, ∀n ∈ N , fn : ( vieille connaissance passe-partout ) , qui est bien dans l'espace
x 7−→ xn
E ( et qui varie rapidement du coté de 1 , pour n assez grand , faites un graphe ) . On a : ∀n ∈ N , kfn k∞ = 1
p n N (fn )
par N (fn ) = et le quotient est de limite innie.
2n−1 kfn k ∞
Nous positivons pour nir :
Rx
Soitx ∈ [0, 1] xé arbitrairement. On a , pour f ∈ E : f (x) = f (0) + 0 f 0 (t)dt
Posons g(t) = t + 1 , pour tout t ∈ [0, x] , de sorte que :
Z x Z x
0
f (x) = f (0) + f (t)dt = f (0)g(0) + f 0 (t)g 0 (t)dt
0 0
Z x 1/2 Z x 1/2
2 0 2 2 0 2
|f (x)| ≤ (g(0)) + (g (t)) dt . (f (0)) + (f (t)) dt
0 0
Z 1 1/2 Z 1 1/2
2 0 2 2 0 2
≤ (g(0)) + (g (t)) dt . (f (0)) + (f (t)) dt
0 0
√
≤ 2.N (f )
√
et ceci pour tout x ∈ [0, 1] . Il s'en suit alors que kf k∞ ≤ 2.N (f )
La question de l'optimalité de cette majoration nous incite à réaliser l'égalité dans l'inégalité de Cauchy-
Schwarz . Or ceci se produit si et seulement (f, g) est liée. Autant, si possible , les prendre égaux.
Considérons alors la fonction dénie par g(t) = t + 1 , pour tout t ∈ [0, 1]. ( g est bien un élément de
√ √
l'espace considéré ) et on a : kgk∞ = 2 , alors que N (g) = 2 . L'égalité kf k∞ = 2.N (f ) est donc bien
réalisée par la fonction non nulle g . La majoration est bien optimale.
Ok
Exercice ( Oral Centrale )
1
Posons E = {f ∈ C ([0, 1] , R) /f (0) = 0} ( qui est bien un espace vectoriel )
Pour tout f ∈ E , on note n(f ) = kf 0 + f k∞ et N (f ) = kf 0 k∞ + kf k∞
1) Montrer que n et N sont deux normes sur E
2) Montrer qu'elles sont équivalentes.
Une bonne solution consiste à se dire : comment répercuter l'information dont je dispose sur la quantité
f + f et l'exploiter sur la fonction f ? L'idéal ça serait d'exprimer f en fonction de cette quantité f 0 + f ,
0
0
autant lui donner un nom : g =: f + f et , du coup ( expression dont le jury raole ) f est solution d'une
équation diérentielle avec second membre et du coup on peut exprimer f en fonction du second membre
et du coup on peut espérer montrer le résultat ( vous avez compris du coup pourquoi le jury en raole )
puis, le frère siamois du précédent, donné pobablement par le même examinateur. ( Oral Centrale )
le seul hic avec ce demi-frère est la méthode de variation des constantes ( cours de Spé sur les équations
diérentielles , donc Patience !!! ) ( malheureusement disparue des nouveaux programmes !)
Du fait que le complémentaire d'une réunion est l'intersection des complémentaires et que le complémen-
taire d'une intersection soit la réunion des complémentaires ( rappelez-vous : la négation du et c'est le ou
et inversement ) on a :
Proposition :
1/ le vide et E sont des fermés de E
2/ Une réunion nie de fermés est un fermé
3/ Une intersection quelconque de fermés est un fermé
Attention : pour ne pas vous embrouiller , retenir seulement le résultat sur les ouverts ( par exemple )
Remarque : un ensemble peut être à la fois ouvert et fermé. comme quoi fermé n'est pas le contraire
d'ouvert.
Proposition : une boule fermée est un fermé. Une sphère est un fermé
Dénition : Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé. Soit A une partie de E et e un élément de E.
le vecteur e est dit adhérent à A si toute boule ouverte centrée en e rencontre A :
i.e. , ∀ε > 0, B(e, ε) ∩ A 6= Ø
Dénition : Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé. Soit A une partie de E .
La frontière de A est la diérence entre l'adhérence de A et son interieur:
∂A = A \ Å
Exemple A = [0, 1[ alors ∂A = {0, 1}( ensemble réduit à deux points )
La frontière de la boule fermée est la sphère.
Proposition : Soit (E, k.k) un espace vectoriel normé. Soit A une partie de E et e un élément de E.
e est adhérent à A si et seulement si il existe une suite d'éléments de A qui converge vers e
Preuve: Condition nécessaire: si e est adhérent à A
∀ε > 0, B(e, ε) ∩ A 6= Ø
1
Pour tout entier naturel non nul n , en prenant ε= n
, on a donc B(e, n1 ) ∩ A 6= Ø
il existe donc xn élément de A tel que ke − xn k < n1
La suite d'éléments de A ainsi construite converge bien vers e.
Condition susante :
S'il existe une suite (xn ) d'éléments de A qui converge vers e
Alors ∀ε > 0 , il existe un rang n0 tel que ∀n ≥ n0 , ke − xn k < ε
Le vecteur xn0 , en particulier , est à la fois dans A et dans la boule ouverte centrée en e de rayon ε
Donc ∀ε > 0, B(e, ε) ∩ A 6= Ø
Théorème : Une partie A d'un espace vectoriel normé (E, k.k) est un fermé de E si et seulement si toute
suite convergente d'éléments de A admet sa limite dans A
Autrement dit A est fermé ssi A est égale à son adhérence.
Dénition : Soient (E, k.k) et (G, k.k) deux espaces vectoriels normés ( les deux normes sont abusivement
notés de la même façon )
SoitB une partie de E , a un point de E adhérent à B et soit l un vecteur de G
Soitf une application dénie sur B à valeurs dans G .
On dit que f admet pour limite l au point a si :
∀ε > 0 , il existe θ > 0 tel que , ∀x ∈ B , on a :
Dénition : Soient (E, k.k) et (G, k.k) deux espaces vectoriels normés ( les deux normes sont abusivement
notés de la même façon )
SoitB une partie non bornée de E et soit l un vecteur de G
Soitf une application dénie sur B à valeurs dans G .
On dit que f admet pour limite l lorsque kxk tend vers +∞ si :
∀ε > 0 , il existe A > 0 tel que , ∀x ∈ B , on a :
Preuve :
Remarquons d'abord que des suites d'éléments de B qui converge vers a , il en existe car a est adhérent à
B .
Condition nécessaire : avec les notations ci-dessus
Soit ε > 0 xé. il existe θ > 0 tel que , ∀x ∈ B , on a :
(kx − ak < θ)=⇒(kf (x) − lk < ε)
Soit , à présent, une suite (xn )n∈N d'éléments de B qui converge vers a
il existe donc un rang n0 tel que pour tout n ≥ n0 , on ait kxn − ak < θ
Il s'en suit alors que , pour ces entiers , on a :kf (xn ) − lk < ε
Ceci prouve bien que la suite image (f (xn ))n∈N converge vers l .
Condition susante : par contraposition
La négation de l'assertion f admet pour limite l au point a se traduit de la façon suivante :
∃ε > 0 , tel que ∀θ > 0 tel que , ∃x ∈ B , tel que (kx − ak < θ)et(kf (x) − lk ≥ ε)
On a donc , pour tout entier naturel non nul n , en prenant θ = n1 , il existe xn dans B tel que
kxn − ak < n1 et(kf (x) − lk ≥ ε)
la suite (xn ) ainsi constuite à éléments dans B converge vers a mais sa suite image (f (xn ))n∈N ne converge
pas vers l .
Proposition : Soient (E, k.k) et (G, k.k) et (H, k.k) trois espaces vectoriels normés ( les trois normes sont
abusivement notés de la même façon )
Soit B une partie de E , a un point de E adhérent à B et soit (l1 , l2 ) un vecteur de G × H
Soit f une application dénie sur B à valeurs dans G × H (pour tout vacteur x de B , f (x) = (f1 (x), f2 (x)),
avec f1 et f2 étant ce qu'on appelle les composantes de f )
f admet pour limite (l1 , l2 ) au point a si et seulement si f1 a pour limite l1 et f2 a pour limite l2
C'est une conséquence directe de la norme prise par convention sur le produit , à savoir , le max des deux
normes.
Bien entendu ceci se généralise à un produit ni de p espaces vectoriels normés ( au liu de 2) à l'arrivée.
En ce qui concerne les opérations algébriques sur les limites ( somme , produit par un scalaire , produit
quand l'arrivée est Rou C ) c'est du pareil au kif-kif qu'en Sup .... passons....
Idem pour la composition des limites .....circulez...
Pour la continuité en un point , remplacer la limite par la valeur de f au point en question .....Terminus
Le résultat classique suivant est fondamental ( voir cours ultérieur pour des applications classiques )
Exercice : Soient (E, k.k) (G, k.k) deux espaces vectoriels normés.
et
Soit B une partie dense de E et soient f et h deux applications dénies sur E à valeurs dans G.
Si f et h sont continues sur E et coïncident sur la partie dense B alors elles sont égales sur l'espace E tout
entier.
Preuve: Soit x un vecteur de E. Du fait de la densité de B dans E , il existe une suite (xn ) d'éléments de
B qui converge vers x.
Du fait que f et h soient continues , les suites images (f (xn )) et (h(xn )) convegent vers f (x) et h(x)
Mais ces deux suites sont égales ( vu que f et h conncident sur la partie B )
Il s'en suit alors que les limites sont égales.
Le théorème suivant est le must du must pour montrer qu'un bidule est fermé ou ouvert
Théorème : Soient (E, k.k) et (G, k.k) deux espaces vectoriels normés .
Soit f une appication continue de E dans G .
−1
Si F est un fermé de G alors f (F ) est un fermé de E .
−1
Si Ω est un ouvert de G alors f (Ω) est un ouvert de E .
( En français Patois , l'image réciproque , par une application continue d'un fermé ( resp. ouvert ) à l'arrivée
est un fermé ( resp. ouvert ) au départ.
et corollaire :
Théorème : Soient (E, k.k) un espace vectoriel normé .
Soit f une appication continue de E dans R .
L'esnsmble suivant : {x ∈ E/f (x) > 0} est un ouvert de E
les ensembles dénis par : {x ∈ E/f (x) ≥ 0} et {x ∈ E/f (x) = 0} sont des fermés de E
Dénition : une application dénie sur une partie A d'un espace vectoriel normé (E, kk) à valeurs dans un
espace (G, kk) est dite lipscitzienne s'il existe α > 0 tel que
Exemple basique : Une fonction de classe C1 sur un segment[a, b] de R à valeurs dans K est lipschtzienne
0
. En eet par l'inégalité des accroissements nis il sut de prendre α = sup {|f (t)/t ∈ [a, b]|} ( ce sup existe
0
bien puisque f est continue sur le segment [a, b] )
Exemple usuel :
Exercice : L'application norme :
(E, kk) −→ R
x 7−→ kxk
est continue ( car lipschitzienne )
Exercice : Soient (E, k.k) et (G, k.k) deux espaces vectoriels normés ( les deux normes sont abusivement
notés de la même façon ) et soit f une application linéaire de E dans G
f est continue sur E si et seulement si il existe C > 0 tel que :
∀x ∈ E , kf (x)k ≤ C kxk
Preuve : On montre ( mais c'est juste pour la preuve , donc inutile d'en faire un théorème ) que les quatre
assertions suivantes sont équivalentes :
1) ∃C > 0/ ∀x ∈ E , kf (x)k ≤ C kxk
2) f est lipschitzienne sur E
3) f est continue sur E
4) f est continue en 0
Les implications 1) =⇒ 2) =⇒ 3) =⇒ 4) étant évidentes ( la première implication utilisant la linéarité ) Il
ne reste plus qu'à montrer l'implication 4) =⇒ 1)
Nous traduisons la continuité en 0 , en prenant un cas particulier pour ε ( les inégalités intervenant dans
la dénition de la continuité peuvent être larges )
Pour ε = 1 , il existe θ > 0 tel que , ∀x ∈ E , (kx − 0k ≤ θ) =⇒ (kf (x) − f (0)k ≤ 1)
∀x ∈ E , (kxk ≤ θ) =⇒ (kf (x)k ≤ 1)
i.e. ,
θ
Pour tout vecteur non nul x le vecteur x est de norme égale à θ
kxk
θ θ
On a donc : f ( kxk x) ≤ 1 et donc
kxk
kf (x)k ≤ 1 ou encore kf (x)k ≤ 1θ kxk ( il sut de poser C= 1
θ
)
Cette majoration étant triviale pour le vecteur nul, elle est donc vraie pour tout vecteur de E .
Remarque :
Il y en qui rajoute les assertions tout aussi équivalentes :
5/ f est bornée sur la boule unité
6/ f est bornée sur la sphère.
Et ceci ne fait qu'enfoncer un peu plus la gabéji dans la tête des élèves !
Non et mille fois Non !
Notation : Lc (E, G): espace des applications linéaires continues de E dans G ( c'est un sous-espace de
L(E, G) )
En particulier Lc (E) : espace des endomorphismes continus de E .
0
Exemple : Soit E = C ([a, b] , R) muni de la norme de la convergence uniforme ( k.k∞ )
E −→ R
Soit ϕ : Rb 2
f 7−→ a t .f (t)dt
ϕ est bien linéaire. R
Rb 2 Rb 2 b 2
On a : ∀f ∈ E , |ϕ(f )| =
a
t f (t)dt ≤ a
t |f (t)| dt ≤ a
t dt kf k∞ = 13 (b3 − a3 ). kf k∞
Ceci prouve que ϕ est continue.
Exemple : On change de norme
0
Soit E = C ([a, b] , R)muni de la norme de la convergence en moyenne quadratique ( k.k2 )
E −→ R
Soit ψ: Rb 2
f 7−→ a t .f (t)dt
ψ est bien linéaire.
Rb R 1/2 R 1/2 1/2
b b 2
On a : ∀f ∈ E , |ψ(f )| = a t2 f (t)dt ≤ a t4 dt a
f (t)dt = 51 (b5 − a5 ) . kf k2
Ceci prouve que ψ est continue. ( Une inégalité qui tombe de nulle part c'est forçément ???? )
Rendez-vous en n de chapitre pour des compléments sur ce paragraphe ( en gros pour faire ce qui a
disparu des programmes ) ♦♠♥♣
Preuve : On montre la contraposée. C'est à dire : une partie non fermée ne peut être compcate , et une
partie non bornée ne peut être compcate.
Si K n'est pas fermé : il existe une suite (xn ) d'éléments de K qui converge mais dont la limite l n'appartient
pas à K . N'importe quelle suite extraite de (xn ) converge vers l mais le problème est que l n'appartient pas
à K . Et donc K n'est pas compact.
Si K n'est pas borné , cette fois c'est l'extraction d'une sous-suite convergente qui risque de ressembler
à une Césarienne :
Traduisons le fait que K n'est pas borné :
∀C > 0, il existe x ∈ K tel que kxk > C
∗
En particulier , ∀n ∈ N , il existe xn ∈ K tel que kxn k > n
∗
Pour n'importe quelle extraction φ , on a alors , ∀n ∈ N , xφ(n) > φ(n) ≥ n
La suite extraite (xφ(n) ) est donc non bornée et ne peut donc converger.
K n'est donc pas compacte.
Exemple : R n'est pas un compact de R car est non borné.
Proposition : Une partie fermée incluse dans un compact est un compact
Preuve :Si F ⊂ K, avec F fermé et K compact , alors , pour toute suite d'éléments de F , vue comme
une suite d'éléments de K, on peut extraire une sous-suite convergente et vu comme suite de F qui est fermé
) cela assure l'appartenance de la limite à F ( rappelez-vous les deux volets de la dénition )
Le résultat suivant peut être utile dans des situations théoriques .......
Proposition : Une suite d'éléments d'une partie compacte converge si et seulement si elle admet une unique
valeur d'adhérence ( i.e. limite d'une suite extraite )
Preuve : La condition nécessaire est triviale ( Attention : ne faites pas comme votre prof , ne pas abuser
de ce vocabulaire , les examinateurs peuvent être sensibles )
La condition est susante :
Si(xn ) est une suite d'éléments de K ( compact ) admet une seule valeur d'adhérence l ) , montrons qu'elle
converge ( vers l naturellement )
Pour cela supposons le contraire et traduisons la négation :
Il existe ε>0 tel que , pour tout entier p > n tel que kxp − lk ≥ ε
n , il existe
On peut donc construite une suite extraite de la suite (xn ) ( pour l'entier φ(n), il existe p > φ(n), et
prendre p = φ(n + 1) ) telle que xφ(n) − l ≥ ε et ce pour tout n
La suite (xφ(n) ) étant elle même dans le compact K on peut en extraire une sous-suite convergente de
0 0 0
limite l . On a alors kl − lk ≥ ε et donc l 6= l
0
l est alors une deuxième valeur d'adhérence de la suite initiale ( car limite d'une suite extraite de la suite
extraite ( pour le fun de l'extraction composée voir juste un peu plus loin )
Et ceci est donc absurde.
Prposition : Un produit ni de compacts est un compact de l'espace produit.
Preuve : un produit de deux espaces sut amplement pour comprendre.
SiK1 (resp K2 ) est un compcat d'un espace vectoriel normé (E1 , k.k1 ) ( resp. (E1 , k.k1 ) ) , montrons que
le produit K1 × K2 est un compact de E1 × E2 :
Soit un =(xn , yn ) une suite de K1 × K2 . On souhaite donc en extraire une suite qui converge dans K1 × K2
Mais attention une telle suite est de la forme uφ(n) =(xφ(n) , yφ(n) ) , autrement dit la même extraction doit
être appliquée aux deux suites (xn ) et (xn ) ( un esprit simple (pour ne pas dire un simple d'esprit ) est tenté
d'extraire de chacune à part )
Comme la suite (xn ) est à éléments dans le compact K1 , il existe une extraction φ telle que la suite (xφ(n) )
converge vers un élément a appartenant à K1
Considérons alors la suite (yφ(n) ) ( et non pas (yn ) )
Comme elle est dans le compact K2 , on peut donc en extraire , par une extraction ψ , une suite convergente
dans K2 ( de limite b appartenant à K2 )
La suite obtenue ainsi est en fait la suite (yφ◦ψ(n) ) ( contrairement aux apparences , ce n'est pas l'ordre
contraire de composition )( pour vous en convaincre , notez vn = yφ(n) , et il vient immédiatement vψ(n) =
yφ(ψ(n)) , mais rasurez-vous , vous n'êtes ni les premiers ni les derniers à faire l'erreur )
La suite (xφ◦ψ(n) ) converge naturellement vers a car elle est extraite de (xφ(n) ) qui est déjà convergente.
Au nal la suite uφ◦ψ(n) =(xφ◦ψ(n) , yφ◦ψ(n) ) est bien convergente vers (a, b) ∈ K1 × K2 .
2
Exemple basique : le pavé [a, b] × [c, d] est un compact de R
Attention donc, élèves de la section PSI , le jour où un auteur de sujet un peu trop zélé, décide de passer
par des extractions en dimension deux , est tout à fait capable de vous guider vers la démarche ci-dessus (
quitte à admettre le théorème de bolzano-weierstrass de la section MPSI)
Sinon, le principe de dichotomie....devrait être un procédé familier pour vous, Mr Cheikh.
Exercice : L'image ( directe ) d'une patie compacte par une application continue est un compact.
f : (E, k.k) −→ (G, k.k)
i.e si est une application continue et si K est un compact de E alors f (K) est un
compact de G .
Preuve: Soit (yn ) une suite de f (K) : pour tout n , il existe xn appartenant à K tel que yn = f (xn )
La suite (xn ) étant à éléments dans le compact K , il existe une extrcation φ telle que la suite extraite
(xφ(n) ) converge dans K ( notons l sa limite )
Comme , f est continue , la suite image (f (xφ(n) )) converge vers f (l)
Mais cette suite n'est autre que (yφ(n) )
On a ainsi extrait de la suite (yn ) une suite convergente de limite f (l) qui appartient bien à f (K) ( vu
que l∈K ) .
Le théorème précédent est à rapprocher du théorème de Sup : l'image , par une application continue ( de
R dans R) d'un segment de R est un segment . ( un segment étant un compact , et le théorème des valeurs
intermédiaires en sus )
La version suivante est la plus utilisée :
Théorème : si f : (E, k.k) −→ (R, |.|) est une application continue ( à valeurs réelles ) si K est un compact
de E alors f est bornée sur K et atteint ses bornes.
Preuve :
L'image directe f (K) est compacte et ce d'aprés le théorème ci-dessus . C'est donc une partie bornée. (
c'est la dénition même d'une fonction bornée )
f admet donc une borne supérieure et une borne inferieure.
Notons M = sup {f (x)/x ∈ K} et montrons qu'elle est atteinte. ( preuve analogue pour la borne inf ou
alors il sut de raisonner sur −f )
Traduisons le fait que M soit la borne superieure :
Pour tout ε > 0 , il existe y ∈ f (K) tel que M − ε < y ≤ M
i.e Pour tout ε > 0 , il existe x ∈ K tel que M − ε < f (x) ≤ M
1 ∗ 1
Pour ε = ( avec n ∈ N ) , il existe xn ∈ K tel que M − < f (xn ) ≤ M
n n
La suite (xn ) ainsi construite étant dans le compact K , on peut en extraire une sous-suite convergente
(xφ(n) ) de limite l appartenant à K
∗ 1
On a alors , ∀n ∈ N , M − < f (xφ(n) ) ≤ M
φ(n)
En passant à la limite et par continuité de f on obtient : f (l) = M
Ce qui prouve que M est atteint .
Corollaire : si f : (E, k.k) −→ (G, k.k) est une application continue ( à valeurs réelles ) si K est un compact
de E alors les bornes suivantes existent et sont atteintes :
sup {kf (x)/x ∈ Kk} et inf {kf (x)/x ∈ Kk}
Preuve : il sut de composer f par l'application norme ( qui est rappelons le, continue ) , l'espace d'arrivée
devient ainsi R et on applique le théorème précédent.
Rappelons ici le théorème de classe de Sup :
Théorème de Heine: toute application continue sur un segment de R à valeurs dans K, est uniformément
continue sur le segment.
Comme un segment de R est le compact par excellence , le même théorème s'étend à une fonction
continue sur un compact d'un espace vectoriel normé:
Théorème de Heine: toute application continue sur un compact , est uniformément continue sur ce compact.
Le théorème initial a servi une fois aux concours de Prépas ( Mines MP 2015 ) ( et dans le cours
d'intégration ) , le théorème général ? je n'ai pas le souvenir d'avoir fait sa rencnotre dans un quelconque
sujet .
Proposition : Soit A une partie non vide d'un espace vectoriel normé (E, k.k)
La relation dénie sur A par : ∀x, y ∈ A × A , xRy s'il existe un chemin continu reliant x à y , est une
relation d'équivalence sur A . Ses classes d'équivalence sont appelées les composantes connexes par arcs de
A
Preuve : La relation est réexive : tout élément est en relation avec lui même : il suut de prendre le
chemin constant égal à ce vecteur.
La relation est symétrique : si xRy , et si γ est un chemin continu déni sur [0, 1] reliant x à y , alors
l'application déni par : λ(t) = γ(1 − t) est un chemin continu reliant y à x .
La relation est transitive : Si xRy et si xyRz , si γ1 est un chemin continu déni sur [0, 1] reliant x à y et
si γ2 est un chemin continu déni sur [1, 2] reliant y à z ( la remarque ci-dessus permet de choisir le segment
[1, 2] )
alors l'application suivante :
[0, 2] −→ E
γ: t 7−→ γ1 (t) si t ∈ [0, 1] est un chemin continu reliant x à z ( le seul point à vérier est la
γ2 (t) si t ∈ [1, 2]
continuité en t = 1 )
Exemple : La partie A = [0, 1]∪{2}∪[3, 4] admet trois composantes connexes par arcs , à savoir le segment
[0, 1] , le singleton {2} et le segment [3, 4]
2
Exemple : Notons H = {(x, y) ∈ R /yx = 1}. H admet deux composantes connexes à savoir les deux
branches de l'hyperbole.
Exemple : le complémentaire de l'hyperbole admet trois composantes connexes à savoir , la partie du plan
située au dessus de la branche de droite , la partie située en dessous de la branche de gauche et la partie
entre les deux .....
( y aller avec une gure c'est largement susant )
Dénition : Une partie d'un espace vectoriel normé est dite connexe par arcs si elle admet une seule com-
posante connexe par arcs
Autrement si tout couple de vecteurs de cette partie peut être relié par un chemin continu.
Extrait du programme : Dans des cas simples, une gure convaincante vaut preuve de connexité par arcs.
Les convexes ( voir plus haut ) sont des connexes par arcs : le chemin exigé étant le segment reliant les deux
vecteurs.
Dénition : une partie A d'un espace vectoriel normé est dite étoilée s'il existe un vecteur e de A tel que
pour tout vecteur x de A , le segent reliant x à e reste dans A
Une partie étoilée est donc connexe par arcs puisque tous les points sont en relation avec e (par la relation
d'équivalence ci-dessus ) et ainsi A admet une seule composante connexe par arcs.
Preuve: Si f : (E, k.k) −→ (G, k.k) est continue , et si C est une partie de E connexe par arcs.
Montrons que f (C) est une partie connexe par arcs de G :
Soient donc y1 et y2 deux éléments de f (C) : il existe x1 et x2 dans C tels que y1 = f (x1 ) et y2 = f (x2 )
Comme C est connexe par arcs , il existe un chemin continu γ déni sur [0, 1] reliant x1 à x2 et tel que
pour tout t appartenant à [0, 1] , γ(t) reste dans C
L'application f ◦ γ , dénie sur [0, 1] est continue et telle que : f ◦ γ(0) = f (x1 ) = y1 , f ◦ γ(1) = f (x2 ) = y2
, et pour tout t ∈ [0, 1], f ◦ γ(t) = f (γ(t)) appartient à f (C) ( puisque γ(t) reste dans C ) : c'est donc un
chemin continu reliant y1 et y2 et restant dans f (C ) .
Une belle application ( que j'ai déniché dans un exercice d'Oral ) :
Exercice :
Soit n un entier naturel, n≥2 .
On note ( )
n
X
4= A ∈ Mn (R) /∀i {1, ..n} , ai,i > |ai,j |
j=1,j6=i
Théorème : Sur un espace vectoriel de dimension nie toutes les normes sont équivalentes.
Proposition : une suite bornée d'un espace vectoriel normé de dimension nie converge si et seulement si
elle a une unique valeur d'adhérence.
Un air de déjà vu : une suite bornée est incluse dans une boule fermée qui est un compact. Passons...
Théorème : Un sous-espace de dimension nie d'un espace vectoriel normé est fermé
Preuve /?
Théorème : toute application linéaire dont l'espace de départ est de dimension nie est continue.
Preuve : reprenons la norme N∞ dénie ci-dessus (une fois xée une base ) ( toutes les normes étant
équivalentes on peut choisir la norme que l'on veut )
Soit f une application linéaire de (E, N∞ ) dans (G, k.k)
Pn
On a , pout tout vecteur x =
Pnk=1 xk ek ,
kf (x)k = k k=1 xk f (ek )k ≤ k=1 kxk f (ek )k = nk=1 |xk | . kf (ek )k ≤ ( nk=1 kf (ek )k).N∞ (x)
Pn P P
Le scalaire jouant le rôle d'une constante α , on a ainsi prouvé une majoration du type :
∀x ∈ E , kf (x)k≤ α.N∞ (x) , ce qui prouve que l'application linéaire f est continue.
Le solde continue ,
Corollaire : toute application polynômiale des coordonées dans une base donnée d'un espace de dimension
nie est continue.
Preuve : si (e1
, .., en ) est une base xée dun tel espace E , pour tout indice i compris entre 1 et n ,
l'application :ϕi :
E Pn −→ K
est continue car linéaire de départ un espace de dimension
x = k=1 xk ek 7−→ xi
nie.
Le produit des ϕi
est donc continue ( ce produit est possible car les arrivent dans K ) : or ce produit
donne les monômes ( exemples x 7−→ xi x2j ..)
Une combinason linéaire des monômes est donc continue : on obtient les fonctions polynômiales.
Exemple basique : L'application déterminant est continue. vous connaissez tous la célèbre formule (
qui vous a tant enthousiasmé en Sup ) : pour une matrice M = (mi,j )1≤i,j≤n de Mn (K) , on a det(M ) =
P Qn
σ∈Sn ε(σ). i=1 mi,σ(i)
Ainsi l'application déterminant est-elle polynômiale des coécients de la matrice ( que sont ses coordonnées
dans la base des matrices élémentaires )
Théorème : toute application multilinéaire dont l'espace de départ est un produit d'espaces vectoriels
normés de dimensions nies est continue.
( on peut donc justier la continuité de l'application déterminant par son caractère multilinéaire )
Preuve du théorème :
Nous le prouvons pour une application bilinéaire , c'est ammplement susant
Pour cela on énonce le lemme suivant ( qui gurait dans l'ancien testament (pardon , programme )
Lemme : Soit B : (E, k.k) × (F, k.k) −→ (G, k.k) une application bilinéaire.
S'il existe une constante C telle que ∀(x, y) ∈ E × F , kB(x, y)k ≤ C. kxk . kyk , alors B est continue sur
E×F
( en fait c'est même une condition nécessaire , mais çà , même l'ancien programme l'ignore) kk
Et cela ressemble évidemment au cas linéaire :
Soit(x0 , y0 ) de E × F . On a , pour tout (x, y) de E × F ,
B(x, y) − B(x0 , y0 ) = B(x − x0 , y) + B(x0 , y − y0 ) ( et ce par bilinéarité )
Donc , kB(x, y) − B(x0 , y0 )k ≤ kB(x − x0 , y)k + kB(x0 , y − y0 )k
≤ C. kx − x0 k . kyk + C kx0 k . ky − y0 k
Le majorant tend vers 0 quand le couple (x, y) tend vers le couple (x0 , y0 )
Proposition : La convergence d'une suite ( ou l'existence de la limite d'une fonction, ou la continuité d'une
fonction ) à valeurs dans un espace vectoriel normé de dimension nie équivaut à celle de chacune de ses
coordonnées dans une base.
Ceci découle du fait, que si (e1 , ..en ) est une base de E alors l'application :
N∞ :
E P −→ R+
x = nk=1 xk ek 7−→ max(|xk | /1 ≤ k ≤ n)
est une norme sur E. ( et toutes les normes étant équivalentes on peut donc considérer celle là )
Théorème : toute application linéaire dont l'espace de départ est de dimension nie est continue
Preuve:
reprenons la norme N∞ dénie ci-dessus (une fois xée une base ) ( toutes les normes étant équivalentes
on peut choisir la norme que l'on veut )
Soit f une application linéaire de (E, N∞ ) dans (G, k.k)
Pn
On a , pout tout vecteur x =
Pnk=1 xk ek ,
kf (x)k = k k=1 xk f (ek )k ≤ k=1 kxk f (ek )k = nk=1 |xk | . kf (ek )k ≤ ( nk=1 kf (ek )k).N∞ (x)
Pn P P
Le scalaire jouant le rôle d'une constante α , on a ainsi prouvé une majoration du type :
Remarque
Des questions relatives à la continuité des applications linéaires dénies au départ d'un espace de dimension
innie, il y en a, même en section PSI ( Oui Monsieur ) :
Alors Quésaco ?
Vous êtes censés être susamment intelligent pour dire :
Je fais comme dans la preuve ci-dessus : je trouve une majoration du type ∀x ∈ E, kf (x)k ≤ α.N∞ (x) , j'en
déduis ( par linéarité ) qu'elle est lipschitzienne et par suite elle est continue.
C'est le summum de l'intelligence exigé de votre part et c'est le comble de la malhonnêteté de certains
auteurs !
Voilà, vous êtes prévenus comme l'ont été vos prédécesseurs ( malheureusement l'un ( une ) d'entre eux a
été le summum ( le comble ) de l'ingratitude en vers son prof )
je passe !
puis
Théorème : toute application multili-linéaire dénie sur un produit ni d'espaces de dimensions nies est
continue
Preuve:
Le cas bilinéaire est amplement susant
Si (E1 , N1 ) et (E2 , N2 ) sont deux espaces vectoriels normés de dimension nie et si B : E1 × E2 −→ (G, kk)
est bilinéaire . Notons (e1 , ..en ) une base de E1 et (u1 , ..up ) une base de E2 . Notons, pour un vecteur
x = nk=1 xk ek , kxk∞ = max {|xk | /1 ≤ k ≤ n} et pour y = pk=1 yk uk , kyk∞ = max {|yj | /1 ≤ j ≤ p}
P P
Les normes étant équivalentes, on peut remplacer N1 et N2 par ces deux normes.
On a alors, par bilinéarité :
p
n X
X
∀(x, y) ∈ E1 × E2 , B (x, y) = xk yj B(ei , uj )
k=1 j=1
De sorte que
p p
n X n X
!
X X
kB (x, y)k ≤ |xk | . |yj | . kB(ei , uj )k ≤ kB(ei , uj )k . kxk∞ . kyk∞
k=1 j=1 k=1 j=1
n
X
t
∀A ∈ Mn (R) , AA i,j
= ak,i .ak,j
k=1
qui est donc polynomiale des coordonnées de A dans la base des matrices élémentaires et donc elle est continue.
Exemple :
Soit M une matrice xée de Mn (R). L'application :
Mn (R) −→ Mn (R)
A 7−→ t AM A
est continue.
On pourrait faire comme ci-dessus.
Mais c'est bien connu, un examinateur ne pose jamais la même question deux fois !! ( en général, il attend
donc une nouvelle réponse )
Soient :
Mn (R) −→ Mn (R) × Mn (R)
f:
A 7−→ (t A, A)
et
Mn (R) ×Mn (R) −→ Mn (R)
g:
(X, Y ) 7 →
− XM Y
l'application en question n'est autre que la composée g◦f
Il sut donc de justier que g et f sont continues.
f est continue car chacune de ses composantes l'est ( chacune est linéaire sur un espace de dimension nie
)
g est continue car bilinéaire sur un produit d'espaces de dimensions nies.
et ..........Hasta la vista
12 Compléments :
12.1 Notion de norme subordonnée
Rappelons le théorème du cours ( programme ociel ) :
Théorème : Soient (E, k.k) (G, k.k) deux espaces vectoriels normés ( les
et deux normes sont abusivement
notés de la même façon ) et soit f une application linéaire de E dans G
f est continue sur E si et seulement si il existe C > 0 tel que :
∀x ∈ E , kf (x)k ≤ C kxk
Evidemment une telle constante n'est pas unique ( toute constante supérieure à C fonctionne encore )
Il est donc naturel de penser à chercher la meilleure constante possible vériant une telle inégalité et c'est
évidemment la plus petite.
Remarquons d'abord que la majoration peut être réecrite de manière équivalente comme suit :
∀x ∈ E \ {0} , kfkxk
(x)k
≤C
Et ce pour la simple raison que , pour le vecteur nul l'inégalité est triviale (
n 0≤0) o
kf (x)k
Ainsi la continuité de f se traduit par le fait que l'ensemble
kxk
/x ∈ E \ {0} est majoré. Une
constante C telle que ci-dessus est alors un majorant de cet ensemble. Quel est donc le plus majorant d'un
ensemble majoré ? mais oui bien sûr : c'est sa borne supérieure.
Dénition : Si
n f est une
o application linéaire continue de (E, k.k) dans (G, k.k) alors la quantité suivante
kf (x)k
sup kxk /x ∈ E \ {0} est bien dénie . On la note en général k|f |k et dite norme subordonnée de
l'application linéaire f
Pourquoi subordonnée ? car elle dépend du choix des normes sur les espaces de départ et d'arrivée.
Pourquoi Norme ? car on a le résultat suivant ( question posé aux Mines MP 2015 , nouveau programme
)
Proposition : Soient (E, k.k) (G, k.k) deux espaces vectoriels normés ( les deux
et normes sont abusivement
notés de la même façon ) . On note Lc (E, G) l'espace des applications linéaires continues de E dans G (
c'est bien espace vectoriel ).
Lc (E, G) −→ R+
L'application k||k : est une norme .
f 7−→ k|f |k
Preuve : n o
Si f ∈Lc (E, G) est telle que k|f |k = 0 alors sup kfkxk
(x)k
/x ∈ E \ {0} = 0
Il s'en suit donc que, pour tout vecteur non nul , on a : , kf (x)k = 0 et donc f (x) = 0 et naturellement
f (0) = 0 . Donc f est bien l'application nulle.
n o n o
kλf (x)k kf (x)k
Pour tout scalaire λ , l'ensemble
kxk
/x∈ E \ {0} e st obtenu de l'ensemble ∈ E \ {0} , kxk
/x
en multipliant tous ses termes par |λ . Il en est donc de même pour leurs bornes supérieures i.e. k|λf |k=
|λ k|f |k
Si f et g appartiennent à Lc (E, G) , alors pour tout vecteur non nul x de E , on a :
k(f +g)(x)k
kxk
= kf (x)+g(x)k
kxk
≤ kfkxk
(x)k
+ kg(x)k
kxk
≤ k|f |k + k|g|k
On prend alors le Sup sur le membre de gauche ( celui de droite étant une constante ) , on obtient alors
l'inégalité triangulaire : k|f + g|k ≤ k|f |k + k|g|k
Cette norme apparaît sous quatre formes dans les sujets et ce gràce au résultat suivant
Exercice : Soient (E, k.k) et (G, k.k) deux espaces vectoriels normés ( les deux normes sont abusivement
notés de la même façon ) et soit f une application linéaire de E dans G continue alors les quatres bornes
supérieures
n suivantes existentoet sont égales :
M1 = sup kfkxk
(x)k
/x ∈ E \ {0}
n o
kf (x)k
M2 = sup kxk /x ∈ E \ {0} / kxk ≤ 1
n o
kf (x)k
M3 = sup{kf (x)k /x ∈ E/ kxk = 1} = sup kxk
/x ∈ E/ kxk = 1
M4 = sup{kf (x)k /x ∈ E/ kxk ≤ 1}
Preuve : L'existence des quatre bornes est acquise par la continuité de f ( et l'existence d'une constante
C telle que...)
C'est en fait l'égalité des quatres bornes qui nous intéresse ici.
Il faut d'abord se rappeler que A et B sont deux parties non videset majorées de R telles que A ⊂ B alors
sup(A) ≤ sup(B)
∗
Notons E = E \ {0} ( aucune confusion avec le dual n'est possible ici ) , B la boule unité fermée , et S
∗
la sphère unité et B la boule unité fermée privée du vecteur nul.
∗ ∗
Des inclusions S ⊂ B ⊂ E , on a alors M3 ≤ M2 ≤ M1
De l'inclusion S ⊂ B on a également M3 ≤ M4
Reste à monter que M1 ≤ M3 ( ce qui entraînera l'égalité M3 = M2 = M1 ) et M4 ≤ M3 ( ce qui achèvera
la preuve )
Remarque : ça serait trop beau si on avait l'égalité mais faut pas rêver !! ( car il faudrait une coincidence
providentielle pour que les deux sup soient atteints simultanément )
Preuve :
Pour ne pas à avoir à diviser par des quantités suceptibles de s'annuler, il convient ici d'exploiter l'inégalité
suivante pour une application linéaire continue :
∀x ∈ E ,
kf (x)k ≤ k|f |k . kxk
On a donc ∀x ∈ E , kh ◦ g(x)k = kh(g(x))k ≤ k|h|k . kg(x)k ≤ k|h|k . k|g|k . kxk
kh◦g(x)k
Donc pour tout vecteur non nul , on a :
kxk
≤ k|h|k k|g|k
En prenant la borne supérieure sur le membre de gauche , on obtient la majoration souhaitée:
k|h ◦ g|k ≤ k|h|k . k|g|k
En particulier , nous avons le résultat suivant :
Version matricielle :
Pour une matrice A de Mn (K) , on note f l'endomorphisme de Kn canoniquement associé ( i.e. celui dont
n
la matrice relative à la base canonique de est la matrice
K donnée A )
n
Cet endomorphisme est continu ( l'espace K étant de dimension nie )
n o
Sa norme subordonnée étant k|f |k = sup kfkxk
(x)k
/x ∈ Kn \ {0} où [Link] une norme sur Kn ( en général
l'une des trois normes usuelles : k.k1 , k.k2 ou k.k∞ )
x1
x2
n
Pour un vecteur x = (x1 , .., xn ) de K , on note X = . la matrice colonne formée de ses coordonnées
.
.
xn
dans la base canonique . On sait alors que le vecteur f (x) est représenté dans la même base par la colonne
AX . n o
n kAXk n
En identiant alors l'epace des matrices colonnes et l'espace K , on a donc k|f |k = sup /X ∈ K \ {0}
kXk
On note alors cette quantité k|A|k et ce an d'éviter tout ce passage inutile par les endomorphismes.
n
Dénition : pour toute matrice A de Mn (K) et pour toute norme k.k sur K , on note k|A|k =
n o
sup kAXk
kXk
/X ∈ Kn \ {0} , quantité dite norme subordonnée de la matrice A
L'un des exercices classiques calcule explicitement cette norme en fonction des coécients de la matrice
et ce pour les trois normes usuelles surKn .
On obtient ce résultat Exercice:
1. On munit l'espace E de l'une des trois normes usuelles k.k1 , k.k2 et k.k∞ . Montrer que l'application
ϕ est continue dans les trois cas
Preuve : La négation de l'assertion ci-dessus se traduit par l'existence d'un réel strictement positif ε tel
que , toute réunion nie de boues ouvertes de rayon ε ( centrés en des éléments de K ) ne recouvre K
Soit x1 un élément quelconque de K . La boule centrée en x1 de rayon εne recouvre pas K : il existe donc
x2 appartenant à tel que kx2 − x1 k ≥ ε.
K
2
On recomence : ∪i=1 B(xi , ε) ne recouvre pas K : il existe donc x3 tel que kx3 − x1 k ≥ εet kx3 − x2 k ≥ ε.
Ainsi de suite , on contruit une suite (xi )i∈N∗ telle que , pour tout entier n , kxn − xi k ≥ ε et ce pour tout
i compris entre n−1 .1 et
Ce qui implique que kxi − xj k ≥ ε pour tout i 6= j
Pour toute extraction φ , on a donc xφ(n) − xφ(n+1) ≥ ε et ce pour tout n
La suite extraite (xφ(n) ) ne peut donc converger ( car sinon en passant à la limite , on trouve 0 > ε
Ainsi on ne peut extarire aucune suite coonvergente de la suite (xn ) , ce qui contredit la compacité de K
Exercice 2 : Soit K un compact d'un espace vectoriel normé (E, k.k) .
On suppose qu'une famille d'ouverts (Ωi )i∈I constitue un recouvrement de K (i.e. K ⊂ ∪i∈I Ωi )
Montrer qu'il existe ε > 0 tel que , ∀x ∈ K , il existe i ∈ I / B(x, ε) ⊂ Ωi .
Remarque on peut faire une démonstration directe de ce théorème sans passer par la propriété de Borel-
Lebesgue ( en utilisant celle de Bolzano-weierstrass )
Exemple basique : la fonction x 7−→ −ln(x) est strictement convexe sur ]0, +∞[
Exercice de base : Montrer que pour tous réels strictements positifs a et b et tout couple (p, q) de réels
1
strictements positifs conjuguées (
p
+ 1q = 1) , on a :
1 1
ab ≤ ap + bq
p q
( inégalité restant vraie si a ou b
est nul )
p
L'égalité est réalisée si et seulement si a = bq
1
Preuve : De la convexité évoquée ci-dessus de la x 7−→ −ln(x) , pour λ= p
qui est bien dans ]0, 1[ et
1
1−λ= q
, on a donc , −ln( p1 a + 1q b) ≤ − p1 ln(a) + 1q ln(b)
ou encore : a
1/p 1/q
b ≤ p1 a + 1q b
En prenant a1/p = x et b1/q = y , on a alors
1 1
xy ≤ xp + y q
p q
Avec égalité si et seulement si les xk yk sont tous de même signe et le vecteur noté |x|p = (|x1 |p , .., |xn |p ) et
|y|q = (|y1 |q , .., |yn |q ) sont proportionnels.
( Dans le cas p = q = 2, c'est évidemment l'inégalité de qui vous savez . Dont on rappelle qu'elle est la
base de la preuve de l'inégalité tiangulaire dans ce cas.
Preuve : D'aprés l'exercice de base ci-dessus , on a , |xk | . |yk | ≤ 1
p
|xk |p + 1q |yk |q , pour tout k
On a donc
n
∀x, y ∈ R ,
p p p n
X X 1X 1X
x k yk ≤ |xk | . |yk | ≤ |xk |p + |yk |q
k=1 k=1
p k=1
q k=1
1 1
= (kxkp )p + (kykq )q
p q
On a donc, dans un premier temps obtenu la majoration suivante :
∀x, y ∈ Rn ,
p
X 1 1
xk yk ≤ (kxkp )p + (kykq )q
k=1
p q
1 1
Mais , dans la majoration souhaitée , les facteurs et n'apparaissent pas explicitement : la seule façon
p q
1 1
de les faire disparaître c'est de les sommer :
p
+ q
= 1et donc de prendre x et y tels que kxkp =kykq Par
Pour x et y
becteurs non nuls il sut alors de les normaliser :
1 1
les vecteurs
kxkp
x et kyk y sont donc dans la situation prédente
q
Pp 1 1
On a donc : k=1 kxkp xk . kykq yk ≤1 et par conséquent
p
X
xk .yk ≤ kxkp . kykq
k=1
, c'est a à dire
p p
X X
|xk | .wk + |yk | .wk = kzkp . kwkq
k=1 k=1
Pp Pp
Or k=1 |xk | .wk ≤ kxkp . kwkq et k=1 |yk | .wk ≤ kykp . kwkq ( Holder )
On a donc kzkp . kwkq ≤ kxkp . kwkq + kykp . kwkq et comme kwkq est strictement positif on a alors
kzkp ≤ kxkp + kykp . qui est bien l'inégalité recherchée. ( i.e. l'inégalité triangulaire )
( il y en a que celaamuse de faire faire ceci à leurs éléves de Sup au mois d'Octobre !!! ) ( et la pédagogie
Bordel !)