Optimisation logistique par SI
Optimisation logistique par SI
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All content following this page was uploaded by Ismahane Belkacem Bouzida on 24 July 2022.
THÈSE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE
DOCTORAT
Domaine : SEGC Filière : Sciences commerciales
Spécialité : Logistique et commerce international
Présentée par :
Ismahane BELKACEM BOUZIDA
Thème
1
Remerciements
Je tiens à remercier mon directeur de thèse, Docteur Slimane Merzoug pour les précieux
conseils et les encouragements qui m’ont permis d’achever ce travail.
Je voudrais remercier les membres du jury pour l’intérêt porté à ce travail et pour avoir
accepté de l’évaluer.
J’exprime ma reconnaissance à M. Fateh Telli du Groupe Bachir Rashid qui n’a pas hésité
à me recevoir et m’aider lors de la réalisation de l’étude empirique.
Je dois aussi être reconnaissante envers le soutien et le support de ma famille et mes amis,
notamment mon frère Oussama qui a toujours partagé mes angoisses et m’a encouragée lors de
la réalisation de ce travail.
2
Liste des abréviations
1- SC : Supply chain
2- SCM: Supply Chain Management
3- SI : Système d’information
4- SIL : Systèmes d’informations logistiques
5- ROI : Return on Investement
6- ERP: Enterprise Resources Planning
7- WMS: Warehousing Management System
8- TMS: Transportation Management System
9- CRM: Customer Relationship Management
10- APS: Advanced Planning System
11- SCE: Supply Chain Execution
12- MRP: Manufacturing Resources Planning
13- MES: Manufacturing Execution System
14- EDI: Electronic Data Interchange
15- RFID: Radio Frequency Identification
16- IT: Information technology
3
Sommaire
Introduction générale ............................................................................................................. 05
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux....... 15
Section 01 : Comprendre le concept de la logistique................................................... 17
Section 02 : Quelles sont les activités de la logistique ? ............................................. 21
Section 03 : Le rôle de la logistique ............................................................................ 52
Section 04 : Les enjeux de la logistique ...................................................................... 53
Chapitre II : Le supply chain management ......................................................................... 57
Section 01 : De la logistique à la supply chain ............................................................ 59
Section 02 : Les fondements du Supply Chain Management ...................................... 68
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des SIL ............................... 94
Section 01 : Les systèmes d’information .............................................................. 96
Section 02 : Les différents systèmes d’information logistiques .................................. 103
Chapitre IV : La mesure de la performance de la supply chain .......................................... 137
Section 01 : Généralités sur la mesure de la performance ........................................... 139
Section 02 : Typologie des indicateurs de performance de la SC ............................... 142
Section 03 : Les mesures de la performance des SIL .................................................. 159
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
............................................................................................................................................... 167
Section 01 : Etat de la logistique et des SIL dans l’échantillon de l’étude .................. 168
Section 02 : La mise en œuvre de l’ERP par les entreprises algériennes ................... 178
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils de
recherche ............................................................................................................................... 190
Section 01 : Présentation du Groupe Bachir Rashid ................................................. 191
Section 02 : Méthodologie de l’étude et outils d’analyse .......................................... 205
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid ........... 214
Section 01 : Evaluation de la logistique et du Supply Chain Management du Groupe
Bachir Rashid ............................................................................................................ 215
Section 02 : Les SIL dans le Groupe Bachir Rashid ................................................. 218
Conclusion générale .............................................................................................................. 255
4
5
Introduction générale
6
Introduction générale
6
Introduction générale
7
Introduction générale
les agents économiques qui la forment pourront réduire, voire, éliminer les barrières qui les
séparent. L’intégration de la chaine, surtout par l’usage des SIL permettent de l’optimiser par
les réductions des coûts logistiques et l’amélioration de l’efficacité des processus.
Cette recherche a pour objectif d’étudier le rôle des SIL dans l’optimisation de la SC. ainsi,
l’objet de cette thèse est de répondre à la question principale suivante : « Quel est le rôle des
systèmes d’information logistiques dans l’optimisation de la Supply Chain ? » De la question
principale découlent des questions secondaires, à savoir : est-ce que les SIL utilisés par le
Groupe Bachir Rashid contribuent-ils aux pratiques logistiques ? Améliorent-ils la Supply
Chain management et son intégration ? Et est-ce qu’ils contribuent à l’optimisation de la SC
par la réduction de ses coûts et l’amélioration de son efficacité ?
Afin de bien répondre à ces questions, nous avons établi l’hypothèse générale suivante : « Le
recours aux systèmes d’information logistique contribue directement et positivement dans
l’optimisation de la Supply Chain ». Notre recherche sera abordée, dans son volet empirique
par l’analyse de la contribution des SIL à la performance des activités logistiques et de la SC
management au sein du groupe Bachir Rashid.
Bien qu’il existe plusieurs types de SIL, comme il sera détaillé dans la partie théorique,
cependant, notre modèle conceptuel s’intéresse à l’impact de l’ERP, le WMS, le TMS, le CRM
ainsi que l’usage des réseaux dans les pratiques logistiques du Groupe Bachir Rashid et sa SC.
L’hypothèse générale sera donc testée par rapport à la contribution des SIL à la performance
des activités logistiques du Groupe, à la SC management et à son intégration. Enfin, nous
essayerons de confirmer le rôle positif joué par les SIL dans l’optimisation de la SC vis-à-vis
deux variables : la croissance de l’efficacité de la SC et la réduction de ses coûts. Le schéma
suivant précise les différentes hypothèses qui découlent de l’hypothèse générale à confirmer
par notre étude.
8
Introduction générale
La pertinence de l’étude
Dans l’intention de livrer les produits aux clients dans les délais et les endroits qu’ils
exigent et en respectant les conditions de qualité et des coûts, le SCM est confrontée à plusieurs
défis imposés par la concurrence. L’importance que les entreprises doivent accorder non
seulement aux activités logistiques, mais aussi à la SC et son intégration résident dans le sens
de répondre à la demande des clients, objectif que facilite davantage la mise en œuvre des SIL.
Les ressources financières dépensées dans ces technologies permettront aux entreprises
d’accomplir des avancés au niveau organisationnel par la standardisation des pratiques
logistiques et le partage des informations qui contribuent à la prise de décisions, mais également
à réaliser des avantages économiques par la réduction des coûts du SCM et l’amélioration de la
valeur offerte aux clients. Au final, la maitrise des couts et la satisfaction des clients permettent
à l’entreprise un avantage concurrentiel. Ainsi, l’intérêt de notre travail de recherche réside
dans la mise en lumière de l’état de la logistique et du SCM dans l’environnement algérien des
affaires, ainsi que de l’usage des SIL dans les entreprises. Plus précisément, ce travail de thèse
a pour ambition d’atteindre les objectifs suivants :
Comprendre les insuffisances des pratiques logistiques et de SCM dans les entreprises
algériennes et les facteurs qui réduisent le degré d’intégration de la SC;
Examiner l’usage des SIL dans les entreprises algériennes et déterminer les obstacles
intérieurs et extérieurs qui les empêchent à les utiliser de la manière la plus efficace ;
Déterminer les facettes de l’usage des SIL qui contribuent à l’amélioration de la
logistique, du SCM, de son intégration et son optimisation ;
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Introduction générale
Déterminer les éléments des pratiques logistiques et du SCM et son intégration qui n’ont
pas été améliorés par l’usage des SIL et en définir les causes et les solutions.
Méthodologie de la recherche
La démarche inductive a été privilégiée afin de décrire au premier lieu les variables de
l’étude par une revue de la littérature en vue de faire un diagnostic de la SC du Groupe Bachir
Rachid, décrire ses composants et analyser ses fonctions et les SIL utilisés. Pour ce faire, la
collecte des données a été réalisée à travers les observations, les entretiens structurés et semi-
structurés et un questionnaire qui a été rempli par les fonctionnaires du Groupe Bachir Rachid
pour déterminer à quel point la mise en œuvre des SIL facilite leurs tâches et s’accorde avec
leurs besoins et les besoins du Groupe à optimiser sa SC.
Le traitement des données collectées a été réalisé par le logiciel SPSS 25 (Statistical
Package for Social Sciences) qui permet de généraliser à une classe d’objets ce qui a été observé
sur quelques cas particuliers. Ensuite, le logiciel Microsoft Excel a été utilisé pour faciliter la
présentation des données.
Cette méthodologie de recherche appliquée à la phase empirique est particulièrement
développée en référence au cadre théorique dans lequel nous nous sommes focalisés d’un côté,
sur des études qui ont analysé le SCM et d’un autre, sur des études qui ont évalué l’usage des
SIL.
Parmi les études qui ont étudié l’impact des pratiques du SCM, nous citons (S. Li, Ragu-
Nathan, Ragu-Nathan, & Rao, 2006), dont les résultats obtenus de 196 organisations indiquent
que des niveaux plus élevés de pratique de SCM peuvent améliorer l’avantage concurrentiel et
la performance de l’entreprise. Pour évaluer l’impact des SCM, un instrument de diagnostic a
été mis en place par (Simon, Serio, Pires, & Martins, 2015) qui permet aux entreprises d’évaluer
leur maturité par rapport aux pratiques de SCM. À partir de ce diagnostic, les entreprises
peuvent identifier et mettre en œuvre des activités visant à améliorer le degré d’adhésion au
modèle de référence et à obtenir des avantages en matière de SCM. La méthodologie vise à
contribuer au développement de la théorie de la SCM. C’est une référence initiale, mais
structurée, pour traduire une approche théorique en aspects pratiques.
Le champ de recherche sur SCM a intégré, par ailleurs, divers concepts. Ces derniers
concernent la robustesse, la réactivité et la résilience qui sont censées former un modèle de
conception robuste du réseau de la SC (Klibi, Martel, & Guitouni, 2010). Une étude basée sur
l’étude de cas de quatre SC en Grande-Bretagne, suggère que la résilience de la SC peut être
renforcée par le modèle RALF : Robustesse, agilité, Lean management et la flexibilité (Purvis,
10
Introduction générale
2019). Une autre étude de la résilience des PME vis-à-vis des perturbations de la SC indique
l’importance du capital social à améliorer la résilience, par ses trois dimensions : le capital
structurel, le capital relationnel et le capital cognitif (Polyviou, Croxton, & Knemeyer, 2019).
Enfin, le concept de durabilité prend de plus en plus d’ampleur et touche à la pratique du SCM.
On trouve alors des études sur l’impact du SCM vert sur la performance de l’entreprise qui ont
prouvé la relation positive entre la performance opérationnelle et organisationnelle et le SCM
vert (Saad & Siddiqui, 2019). L’article de (Younis, Sundarakani, & Vel, 2016) qui a étudié un
échantillon de 971 entreprises aux Émirats Arabes Unis, confirmait également l’impact positif
des pratiques de l’approvisionnement vert sur la performance économique et opérationnelle.
En ce qui concerne les SIL, la littérature sur l’ERP a produit une multitude de recherches
qui se concentrent sur les facteurs clés de succès pour la mise en œuvre de ce système,
notamment dans le début des années 2000. Les travaux publiés représentaient des études de cas
des entreprises qui ont parcouru le processus de la mise en œuvre de l’ERP afin de détecter les
besoins de ce processus et les obstacles rencontrés (Yusuf, Gunasekaran, & Abthorpe, 2004).
Parmi ces recherches on note l’étude d’un échantillon des entreprises en Finlande qui examine
les changements de processus d’affaires qui se produisent dans les entreprises afin de mettre en
œuvre des systèmes ERP. Pour les entreprises dont le motif de la mise en œuvre est axé sur la
technologie, elles perçoivent une amélioration du temps de service dans les tâches comptables
et une réponse plus rapide au changement commercial. Les entreprises dont le motif est axé sur
les affaires, elles perçoivent des économies d’échelle et des avantages financiers en termes de
réduction des coûts d’effectif, des coûts de vente, généraux et administratifs. En général, toutes
ces entreprises signalent des changements de processus d’affaires après la mise en œuvre
(Velcu, 2007).
Les modèles d’évaluation des avantages de l’ERP commencent à apparaitre très tôt, telle
l’étude de (Shang & Seddon, 2002) qui a défini les dimensions des avantages que l’entreprise
peut tirer après la mise en œuvre de l’ERP dans 34 entreprises en Australie. Ces dimensions
sont les suivantes : opérationnelle, managériale, stratégique, d’infrastructure informatique et
organisationnelle.
L’analyse de l’expérience des entreprises avec l’ERP dans la phase post-mise en œuvre a
divers buts, comme indiqué par l’article de (Wenrich & Ahmad, 2009). L’objectif de cette étude
est de désigner les facteurs clés de succès de la mise en œuvre et les bonnes pratiques des
entreprises qui sont déjà en cours de l’utilisation du système. Les résultats de cette étude
indiquent que l’entreprise étudiée n’avait pas élaboré un plan stratégique pour la mise en œuvre
de l’ERP, mais le projet a réussi grâce à la longévité, l'expertise et le dévouement de son équipe
11
Introduction générale
de soutien, ce qui représente ses facteurs clés de succès. Dans la même vision, l’étude de
(Azevedo, Azevedo, & Romão, 2014) visait de prouver l’impact positif de l’usage de l’ERP en
comparant la performance de l’entreprise avant et après l’usage du système. Les résultats
confirment la redondance de l’information et les erreurs de saisie ainsi que la durée plus élevée
dans l’accomplissement des tâches par rapport à l’usage de l’ERP en insistant sur la nécessité
de l’intégration des SI par internet, vu l’effet positif qu’elle produira sur la gestion du service
client et la connaissance des affaires.
D’autres auteurs suggèrent d’évaluer la performance de l’ERP en tenant compte de l’avis
de ses utilisateurs. Parmi ces auteurs (Shim & Shim, 2019) ont étudié l’anxiété des utilisateurs
envers l’ERP SAP et la facilité de le manipuler et l’utiliser ainsi que leur impact sur
l'apprentissage des processus opérationnels et les compétences des utilisateurs. Les résultats
suggèrent que l'amélioration de l'aspect ludique peut aider à améliorer l'apprentissage des
processus opérationnels et les compétences de l'utilisateur à manipuler le système.
Les autres systèmes d’information à l’image de la digitalisation de la SC, des puces RFID
ont gagné aussi un intérêt considérable. La revue de littérature des articles parus entre 1995 et
2010 confirme les nombreux avantages de ces technologies, notamment dans l’intégration des
pratiques à travers la SC, la rapidité et l’automatisation des opérations ainsi que l’efficacité
opérationnelle et managériale (Lim, Bahr, & Leung, 2013). D’autres études ont étudié l’impact
de l’intégration de RFID avec d’autres technologies comme l’EDI (Bradley et al., 2018) qui
permet de réduire les coûts d’approvisionnement et les couts des ressources humaines. L’usage
du RFID a été également associé à la pratique du Lean management dans la gestion de l’entrepôt
en réduisant largement le temps de fonctionnement (79%) et le temps du traitement des charges
lors de la réception et de l’expédition (99% et 89% successivement) (J. C. Chen et al., 2013).
Enfin, l’intégration de l’ERP et le CRM a été aussi sujet de l’article de (Ruivo, Mestre,
Johansson, & Oliveira, 2014) qui examinait une trentaine d’entreprises à travers l’Europe. Cette
étude confirme la valeur intégrative des deux systèmes dans le sens que le résultat est difficile
à substituer ou à copier par les concurrents et assure l’amélioration de la performance de
l’entreprise.
Dans le contexte algérien, diverses études ont été publiées sur l’usage des SIL, nous nous
sommes intéressés aux plus pertinentes. Parmi ces études nous citons celle de (Slimani &
Boukrif, 2016) qui s’est focalisée sur le changement organisationnel suite à la mise en œuvre
de l’ERP et la résistance aux changements de la part des employés au niveau de l’entreprise
Alcost Bejaia. Une autre étude s’intéresse au choix et à la présélection des SIL comme celle de
(Fellah, 2015) qui a établi une méthodologie de sélection et de mise en place de l’ERP au sein
12
Introduction générale
de l’entreprise SAÏDAL Algérie. (Hammadi, 2016) fait une comparaison de l’état des
entreprises avant et après la mise œuvre de l’ERP dans l’objectif est de faire un benchmarking
entre trois entreprises du secteur pétrolier en Algérie, à savoir : ENAFOR, ENTP et
Schlumberger Algérie ».
D’autres études sont centrées sur l’effet des SIL sur la performance. De ces études, nous
citons celle menée par (Khalfi Ismahane & Abdallah Salima, 2018) qui se sont intéressés aux
systèmes d'information de la société « N'gaous pour les conserves » et plus précisément, l’ERP
mis en œuvre en le comparant aux systèmes utilisés précédemment. Selon l’étude, le SIL
soutient quelques processus de la prise de décision, cependant il ne fournit pas aux décideurs
des alternatives à la mise en place des résultats dans cette société. Mokhtari Hanane & Amel
Hafida (2017) ont étudié le modèle processuel d'évaluation de1'impact du SI utilisé par
l’entreprise qui est l’ERP, sur la performance organisationnelle, et plus précisément sur les
processus managériaux et opérationnels. Les auteurs concluent que l’ERP a un impact positif
sur la performance de l’entreprise. Rabeh Merouani et Belgacem Saoudi (2020) ont étudié un
échantillon d’entreprises de Sétif et de Bordj Bou Arreridj qui utilisent l’ERP. L’étude confirme
l’impact de la qualité des informations du système sur la créativité de la performance en prenant
les variables dépendantes suivantes : la qualité de l’information de l’ERP, la maximisation de
l'efficacité et de l'efficience de la planification et de l'exécution des besoins en ressources et la
maximisation de la valeur ajoutée résultant de la coordination des ressources partagées entre
les divisions de l’entreprise. Hocini Amina et Kamal Hammana (2020) confirme l’impact de
l’ERP sur la gouvernance dans les entreprises où il est nouvellement mis en œuvre. Cet impact
est mis en évidence par rapport à la fiabilité de l’ERP et son aptitude à parvenir à la gouvernance
dans l’entreprise. Khalfi Ismahane (2018) pour sa part affirme l’impact des TIC reliées à la
logistique sur l’efficacité des activités logistiques, l’intégration interne de ces activités,
l’adoption de la philosophie de la SC et l’avantage compétitif du groupe SAIDAL. Enfin,
Amara Nesrine (2018) a étudié le rôle des TIC sur la SC et son avantage concurrentiel dans un
échantillon d’entreprises algériennes. L’étude a analysé le degré de pénétration des TIC dans la
SC en déterminant les domaines privilégiés par les entreprises. L’impact des TIC est mesuré en
termes de l’évolution des chiffres d’affaires et de valeur ajoutée depuis leur introduction dans
les entreprises et de la position concurrentielle obtenue par la suite. Les résultats confirment
que l’introduction des TIC dans les PME témoigne de la croissance de ces entreprises et
l’amélioration considérable de leur position concurrentielle.
En dernier, les études précédentes nous ont permis de dégager quelques enseignements
qui nous ont permis de mener au mieux notre travail de recherche :
13
Introduction générale
Le SCM et l’usage des SIL ont un impact positif sur la performance de l’entreprise et
à son avantage concurrentiel. Une telle conclusion fait l’objet de nombreux modèles
et mesures d’évaluation mis en place. L’accent passe de la vision globale de la SC à
l’analyse approfondie de ses différentes sous-dimensions et caractéristiques, en
accordant plus d’attention aux concepts comme l’agilité, la résilience, l’adaptabilité
et la réactivité ;
Plus récemment, les recherches mettent davantage l’accent sur la durabilité des
pratiques du SCM et indiquent l’utilisation des SIL comme mesure durable, capable
de réduire les gaspillages et les coûts ;
Les travaux sur les SIL s’intéressaient au premier lieu aux besoins de ces systèmes
afin d’accomplir le processus de mise en œuvre et de limiter les obstacles rencontrés
sur le terrain. Une fois cette opération est achevée avec succès, les chercheurs
tentaient d’évaluer les avantages des SIL par divers méthodes et référentiels. Cette
évaluation implique de plus en plus l’intégration des SIL et l’impact obtenu de cette
intégration sur la performance logistique.
Enfin, dans le contexte algérien, nous constatons que le SIL le plus étudié est l’ERP
et que les études précédentes se sont intéressées à sa relation avec diverses variables.
Ces études n’ont pas touché à l’impact de l’ERP ou des SIL sur la SCM et à son
optimisation. Même si l’étude d’Amara a essayé de concrétiser l’impact des TIC, mais
il reste que l’impact positif n’est pas nécessairement relié à l’introduction des TIC
dans la SC.
Structure de l’étude :
Nos analyses sont organisées en sept chapitres. Le premier est consacré à la notion de la
logistique, le deuxième traite de la SCM, tandis que le troisième aborde la pratique du SCM par
l’usage des SIL et finalement, le quatrième chapitre est réservé à la mesure de la performance
de la SC et des SIL. Le volet empirique nous l’avons divisé en trois chapitres. Nous
commençons dans le cinquième par un diagnostic du terrain afin de déterminer l’échantillon
final de ce travail tout en mettant l’accent sur les facteurs qui ont un impact sur la mise en œuvre
des SIL dans les entreprises algériennes. Le sixième chapitre présente tout d’abord le Groupe
Bachir Rashid et la méthodologie appliquée par nos soins afin d’aboutir aux résultats souhaités.
Enfin, le septième chapitre examine les activités logistiques du Groupe, sa SC et les SIL utilisés
et l’impact exercé par les SIL dans la gestion de la SC du Groupe Bachir Rachid.
14
Chapitre I : Aspects théoriques sur le
concept de la logistique, son rôle et ses
enjeux
15
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
16
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
I- La définition de la logistique :
La logistique est un processus fondé sur la planification dont le but est d’établir un seul
plan qui regroupe tous les flux des produits et des informations de l’entreprise (Christopher,
2016).
La définition de la logistique du Council of Logistics Management 1 évolue avec le temps
afin de manifester la montée en puissance de cette fonction dans l’entreprise. Cette définition
devient encore plus simple et en y ajoute la notion de flux d’information. Selon ce conseil, la
logistique est définie par : « (…) la partie du processus de la supply chain qui planifie, met en
œuvre et contrôle le transit et le stockage efficace et efficient des biens et des services ainsi que
de l’information adjacente, de l’endroit de leurs créations jusqu’à celui de consommation, dans
le but de répondre aux exigences des consommateurs ».
L’association française de la logistique (ASLOG), dans sa définition insiste sur
l’impératif de la performance « La logistique est l’ensemble des activités ayant pour but la mise
en place, au moindre coût, d’une quantité de produit, à l’endroit et au moment où une demande
existe. La logistique concerne donc toutes les opérations déterminant le mouvement des
produits tel que localisation des usines et des entrepôts, approvisionnements, gestion physique
des encours de fabrication, emballage, stockage et gestion des stocks, manutention et
préparation des commandes, transports et tournées de livraison ».
D’une manière plus simple, la logistique englobe un ensemble complet d'activités dédiées
à la transformation et à la distribution de marchandises, allant de l'approvisionnement en
matières premières à la distribution des produits finis sur le marché, ainsi que les flux
d'informations associés (Hesse & Rodrigue, 2004).
De ce qui précède, on peut définir la logistique par la fonction qui s’occupe de la gestion
des flux des matériaux à partir des fournisseurs, qui représentent le point de départ, en passant
par l'entreprise, et qui se terminent au niveau des clients ou du consommateur final. Ce flux des
1
Le conseil de la gestion de la logistique est un conseil fondé en 1963 et dédié au progrès de la profession de la
supply chain en encourageant la recherche dans ce domaine et la collaboration entre les professionnels de la supply
chain management. [Link] consulté le : 10/10/2020
17
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
matériaux ne concerne pas exclusivement les mouvements entre l’entreprise et ses partenaires,
mais également les mouvements qui arrivent au sein de l’entreprise elle-même comme le
transfert des produits finis vers où depuis les endroits de stockage. La figure N°1 représente les
opérations successives de la logistique.
Figure 1 : La logistique
Approvisio-
Fournisseurs Opérations Distribution Clients
nnement
Source: Kain, R., & Verma, A. (2018). Logistics management in supply chain–an overview. Materials
today: proceedings, 5(2), 3811-3816.
18
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Dans ce sens, cette période a été marquée par une minimisation du mouvement des flux
physiques.
19
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
d’échelle, les SC subissent des changements. Ce réalignement apparaît notamment dans la sous-
traitance des activités connexes et auxiliaires à des parties tierces. Nous pouvons le constater
aussi dans d’autres pratiques qui envahissent les SC, notamment au niveau international comme
le transfert de l’assemblage au plus près possible des marchés finaux surtout dans les pays où
les coûts de la main d’œuvre sont les moindres. Cette méthode évite d’augmenter les niveaux
de stock des produits finis et minimise les risques, les coûts de la gestion du stock et les délais
de livraison.
20
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
du produit subit aussi l’influence de son intégration avec d’autres partenaires de la même chaîne
logistique comme les fournisseurs afin d’assurer un partage des profits.
I- L’approvisionnement :
La fonction logistique commence par l’approvisionnement qui représente le début des
relations de l’entreprise avec son environnement. Dans ce qui suit, nous allons définir ce
21
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
concept et le distinguer de l’achat, souligner les différents processus qui le forment, son
importance et ses objectifs.
I-1- Définition :
Le département d’approvisionnement est un département très important jouant un rôle
primordial dans les relations extérieures d’une entreprise. Il s’occupe de la fourniture des
matières premières ou des produits et dépend largement du flux d’informations qui permettent
à l’entreprise de survivre et de garantir sa compétitivité (Erdogan & Çemberci, 2018).
Cette activité a pour but la recherche des fournisseurs probables de l’entreprise, définir
leurs catalogues d’offre qui incluent leurs fiches des prix, la qualité, l’assurance, les différentes
garanties, les possibilités des transports et leurs coûts, …
Le Dictionnaire des termes économiques (2001) définit le mot approvisionnement par
«l’obtention de matières premières et de biens d’équipement par l’entreprise pour les utiliser
dans le processus de production».
Dans une définition plus large, l’approvisionnement fait référence au contrôle du produit,
son acceptation, au stockage, à la manutention, à l’expédition et à la consommation en interne
ainsi qu’aux processus d’achat classiques telle que la détermination des besoins de l’entreprise,
la recherche des fournisseurs potentiels, la détermination des ressources nécessaires et la
réalisation des commandes avec le fournisseur approprié après l’accord sur les détails du contrat
(Schoenherr et al., 2012).
I-2- Approvisionnement et achat, quelle différence ?
D’après les définitions de l’approvisionnement, il faut distinguer ce terme du concept de
l’achat. Ce dernier représente juste une étape de l’approvisionnement ; son efficacité dépend
des différentes fonctions de l’entreprise et du flux d’informations du service
d’approvisionnement vers les autres fonctions de l’entreprise (Feizabadi, Maloni, & Gligor,
2019).
Cependant, l’activité d’achat est en constante évolution à cause de la mise en place des
pratiques de la logistique et du supply chain management. Cette fonction qui commence par
être passive n’ayant aucun objectif stratégique et réagit juste aux besoins opérationnels, devient
indépendante en adoptant les dernières technologies et en s’impliquant à la stratégie de
l’entreprise. À ce stade, les fournisseurs deviennent un facteur clé de compétitivité. Enfin,
l’achat acquiert un caractère intégratif en s’intégrant complètement à la stratégie de l’entreprise
avec l’implémentation des équipes inter-fonctionnelles (Lu, 2011). L’évolution de son rôle est
présentée dans le tableau N°1 :
22
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
23
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
à établir les critères de la sélection des fournisseurs, dont le choix suit l’une des trois approches
suivantes (Lu, 2011) :
La première évalue le produit que peut délivrer le fournisseur selon la qualité et les
spécifications techniques requises ainsi que la capacité du fournisseur de répondre aux
conditions de livraison.
La deuxième approche se base sur les capacités du fournisseur de concevoir, de
développer des produits, et de réaliser des investissements stratégiques aux technologies
et aux compétences. Ces capacités peuvent être évaluées par divers critères comme la
possession du fournisseur de la certification ISO, son application des techniques du
Lean management ou par mise en œuvre des SIL.
La dernière approche regroupe les deux et procède à la sélection selon le produit fourni
et l’évaluation de la capacité des fournisseurs. Elle s’applique quand la production d’un
nouveau composant stratégique va être externalisée à un nouveau fournisseur. Ce
dernier doit donc répondre aux critères demandés du produit et avoir la capacité de le
produire sur le long terme (Lu, 2011, 89).
Etablir le contact initial avec les fournisseurs ayant soumis à l’appel de l’offre ;
Evaluation formelle des soumissions reçues ;
Etablir les devis et les prix des produits qui intéressent l’entreprise ;
Obtenir les données financières sur la situation des fournisseurs afin de garantir la
longévité de leur relation avec l’entreprise comme le résultat comptable, l’analyse
du fond roulant net global,… ;
Vérification des références des produits et leurs spécifications techniques ;
Visiter les fournisseurs ;
24
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Réalisation des audits, des évaluations ou des enquêtes de l’état des fournisseurs
et de leurs produits ;
Faire un test d’un échantillon des produits et de la procédure de commande et de
livraison.
c- La négociation et la sélection des fournisseurs :
À partir de la liste des fournisseurs potentiels désignés, l’entreprise procède à la
négociation et la sélection du fournisseur adéquat ou un groupe de fournisseurs qui pourrait
approvisionner l’entreprise de la manière la plus fiable et qui correspondent le mieux aux
critères requis.
Ces étapes ont comme objectif de bâtir un partenariat stratégique avec les fournisseurs,
c’est-à-dire une relation à long terme afin de renforcer les capacités stratégiques et
opérationnelles de chaque entreprise de la chaîne pour assurer l’obtention des avantages
importants et d’une manière continue. Ce partenariat est basé sur la planification et la
collaboration dans la résolution des problèmes (S. Li et al., 2006).
I-3-2- Les opérations post-achat :
Les opérations post-achat comprennent la réception et le contrôle des biens. Une fois le
processus de l’achat est achevé, l’entreprise doit passer au diagnostic continu du rôle des
fournisseurs par rapport aux critères mis en place ou aux nouveaux critères imposés par le
besoin de satisfaire la demande des clients afin de garantir le même niveau de compétitivité des
produits finaux.
I-3-3- Le processus de suivi ou d’évaluation des fournisseurs
Les conditions dans lesquelles opèrent les fournisseurs de l’entreprise peuvent varier à
cause de divers facteurs comme les fluctuations du marché, ce qui implique la nécessité de
suivre leurs activités constamment par le département d’approvisionnement à travers la
désignation des entrepôts de stockage (entrepôt central ou régional), des fournisseurs qui vont
approvisionner chaque entrepôt ainsi que les quantités nécessaires aux dates préfixées.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
26
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
II- L’entreposage :
L’entreposage est un élément essentiel pour toutes les SC. À titre d’exemple, les coûts de
tenue des stocks en 2004 aux États-Unis à savoir, les intérêts, les impôts, les amortissements,
les assurances, l’obsolescence et l’entreposage ont été estimés à 332 milliards de dollars (Gu,
Goetschalckx, & McGinnis, 2010). Dans la suite, nous allons définir l’entreposage, les
entrepôts et leurs types, et les différentes activités de l’entreposage.
II-1- Définition :
Elle représente toutes les activités qui concernent les flux des matériaux dont : la
réception, le rangement, le stockage, la cueillette et l’expédition (Gu, Goetschalckx, &
McGinnis, 2007). On le définit aussi par la réception de larges quantités de produits et
l’expédition par la suite, de petites quantités afin d’assurer un approvisionnement constant du
marché (Mickleson, Thai, & Halim, 2019). La gestion de l’entrepôt fait face particulièrement à
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
deux défis : le temps et l’espace. Le gestionnaire doit alors maximiser l’usage de l’espace tout
en minimisant le temps nécessaire des différentes activités d’entreposage.
L’entreposage est une activité très importante et très coûteuse. Les coûts incluent la
gestion et l’exploitation de l’entrepôt, les coûts de ressources humaines déployées et le coût
d’opportunité. Le gestionnaire de l’entrepôt doit choisir les moyens appropriés pour la
préservation des produits, l’étiquetage et le nombre des « Stock Keeping Unit » à stocker.
II-2- Les entrepôts :
L’entrepôt est tout simplement un endroit où l’entreprise stocke le surplus des produits
ou certains types d’articles comme les pièces à assembler. Les entrepôts sont souvent négligés
comme ils ne contribuent pas directement à la valeur ajoutée des produits, mais il représente
une étape intermédiaire de la SC. La conception de l’entrepôt lui-même peut devenir obsolète
avec le temps à cause des nouvelles tendances émergentes dans le marché ou à cause des
stratégies changeantes de l’entreprise. Une nouvelle conception doit être mise en place en tenant
en compte une multitude d’exigences : les coûts d’investissement, les coûts opérationnels, la
flexibilité du marketing mix de l’entreprise, et de son volume, les capacités de stockage, le lead
time et la qualité de l’exécution des commandes (Yener & Yazgan, 2019).
II-2-1- Les types des entrepôts :
Plusieurs types d’entrepôts existent selon le type du stock qu’ils contiennent ou selon la
tâche qu’ils occupent dans la fonction logistique. Il faut souligner que ces entrepôts peuvent
appartenir à l’entreprise ou être loués dans le cas du besoin (Ramaa, Subramanya, &
Rangaswamy, 2012) :
Le stock des matières premières : il doit être le plus proche des points de fabrication.
Le stock des produits semi-finis : il rassemble les pièces et les articles semi-finis et prêts
à être utilisés plus tard dans la production des produits finis. Ils peuvent aussi être
vendus directement.
Le stock des produits finis : Proches aussi des lieux de fabrication pour faciliter la
réception des produits à la fin de la production.
L’entrepôt local : il se situe en terrain proche des clients afin de répondre rapidement à
leurs demandes.
Les centres d’expédition : ils maintiennent un stock des produits finis afin d’assurer
l’expédition des petites commandes aux clients surtout dans le cas du e-commerce.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Les dépôts de distribution : ils s’occupent du regroupement des flux des marchandises
venus de différentes destinations pour les mettre dans une seule expédition vers la même
destination ou le même client.
Les centres de regroupement : ils servent à recevoir des marchandises de multiples
sources dans l’objectif de réaliser le cross-docking et l’expédition des divers produits.
II-3-1- La réception :
Elle commence par la programmation des arrivées des marchandises afin de bien gérer la
zone de transit, ensuite le déchargement des articles des véhicules de transport, la vérification
de leurs identités, quantité et qualité afin de garantir l’absence de tout dommage, défaut ou
manque des articles. Au moment même de la réception, ces articles peuvent être mis dans des
lots si c’est nécessaire, appelés en anglais « Stock Keeping Unit » (SKU), comme les activités
de palettisation et la dé-palettisation. L’usage des technologies comme les systèmes
d’information logistiques permet de recevoir des avis préalables d’expédition ce qui contribue
à préparer la zone de transit et intégrer la programmation de la zone et du quai de réception.
II-3-2- Le rangement :
C’est le mouvement physique des biens reçus à partir de la zone de transit vers leurs zones
de stockage dans l’entrepôt. Le rangement inclut la vérification des lieux de stockage, le
transfert des unités vers le stock et l’enregistrement des informations relatives au niveau du
stock et le positionnement des biens. La manutention y joue un rôle fondamental ainsi que le
système de gestion de l’entrepôt. Ce dernier dépend des données comme : la taille, le poids, la
hauteur, le statut de la segmentation, les commandes actuelles, les ordres actuels de la cueillette
et les codes d’identification des produits et des endroits de stockage afin d’assurer la localisation
physique des articles selon le rayonnage et l’étiquetage donnés.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Le rangement peut aussi inclure la codification des biens reçus selon des codes
discriminants, stables et pratiques et la désignation de la nomenclature qui montre la liaison
entre chaque produit et ses différents composants.
Plusieurs approches de rangement existent, qui diffère selon le type des produits, la nature
de l’entrepôt ou les besoins de l’entreprise. Ces approches sont les suivantes (Gu et al., 2010):
Le rangement chaotique/ aléatoire : c’est un stockage aléatoire des matériaux dans des
entrepôts appelés « entrepôts chaotiques ». Il nécessite moins d’espace de stockage que les
autres types de rangement, mais afin de les bien gérer, l’entreprise doit implémenter un SI
qui lui permet d’identifier rapidement les endroits de stockage et par la suite, pouvoir
récupérer les articles de la manière la plus efficace.
Le rangement dirigé/ dédié : c’est un stockage des articles dans des entrepôts dédiés, c’est-
à-dire, chaque zone de l’entrepôt est spécialement réservée à un certain type de produits ou
d’articles. Vu que ces endroits sont bien connus par les employés, le temps de transit est
largement réduit.
Le rangement selon la période du séjour (Duration of Stay – DOS) : ces politiques étaient
difficiles à mettre en œuvre car elles nécessitent le suivi et la gestion de chaque unité stockée
dans l’entrepôt, mais les WMS modernes ont cette capacité. Elles dépendent également en
grande partie de facteurs tels que l’asymétrie des demandes, l’équilibre des flux d’entrée et
de sortie, les politiques de contrôle des stocks et les spécificités de la mise en œuvre.
Le rangement selon une analyse ABC : le stockage basé sur les classes des produits ou des
articles selon les critères définis dans le tableau N° 2.
La gestion des éléments de classe « A » peut suivre deux manières générales :
Des articles ayant un transfert rapide mais qui sont peu coûteux.
Des articles ayant un transfert lent mais qui coûtent cher.
Les articles de classe « C » ont une faible valeur ajoutée mais représentent la part du lion
des SKU. Lors de la gestion, les coûts implicites et explicites sont à prendre en considération.
Par conséquent, l’objectif est de minimiser les coûts et les efforts consacrés à cette classe par
l’entreprise. Quelque soit la politique, les économies ne seront probablement pas significatives,
les règles à concevoir doivent être simples à suivre et il est important aussi d’explorer des
possibilités de disposer des stocks. Les articles qui ne tombent pas dans ces deux catégories
sont par conséquent de classe « B ».
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Un autre principe sur lequel les entrepôts sont divisés est la priorité des commandes des
clients, le type des marchandises, l’importance des produits (selon le chiffre d’affaires de
chaque type) ou suivant les trois méthodes traditionnelles : FIFO, FEFO, LIFO (Espinoza-
Camino, Macassi-Jaurequi, Raymundo-Ibañez, & Dominguez, 2020).
Le système FIFO : « premier entré premier sorti » Il ne prend que 32% du temps
par rapport au système FEFO. Les articles sont constamment transférés pour mettre
en avant les premiers entrés.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Le système FEFO : « Premier expiré premier sorti » pour les produits périssables,
il permet de réduire le gaspillage par 50% en le comparant à la méthode FIFO. Les
articles sont rangés selon leur date de péremption.
Le système LIFO : « Dernier entré premier sorti » que les entreprises utilisent
surtout dans le cas où la qualité des articles ne risque pas de s’endommager avec le
temps.
II-3-3- Le stockage :
Le stockage est une activité qui consiste à préserver les articles dans le stock, les protéger
et les récupérer lorsque c’est nécessaire. Le gestionnaire du stock doit prendre en considération
les conditions adéquates de stockage comme dans le cas des marchandises qui exigent un degré
spécifique de température dans la zone de stockage ou un suivie des dates de péremption (Lim
et al., 2013).
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
articles est la tâche la plus coûteuse et prend plus de temps. L’effort dépensé dans les opérations
de la cueillette est divisé comme suit (Mickleson et al., 2019):
- Le déplacement : 55%
- La recherche : 15%
- La récupération : 10%
- D’autres tâches : 20%
Les stratégies de la cueillette :
1. Un seul cueilleur-Une seule commande : Cette stratégie est pratique pour un
nombre réduit des lignes ou des commandes et encore pour des trajets courts de cueillette entre
les rayons ou les zones de stockage.
2. Un seul cueilleur- Plusieurs commandes : Le temps prévu pour le déplacement
est réduit mais cette stratégie exige de faire le tri et le groupage des articles de la même
commande. Le tri peut être réalisé dans le panier de cueillette même ou après la fin de la tournée.
3. Plusieurs cueilleurs- Plusieurs commandes : Cette stratégie est adaptée aux
commandes dont le trajet passe par plusieurs lignes, le temps par article est réduit ainsi que
l’encombrement et les discussions entre les employés dans les rayons de cueillette. Chaque
cueilleur peut maîtriser une certaine zone de l’entrepôt. Un tri et un regroupement sont
nécessaires après la cueillette des articles. Cette stratégie permet d’exécuter plusieurs
commandes simultanément, mais il est difficile d’assurer l’équilibre de la charge de travail entre
les zones de l’entrepôt.
II-3-5- L’expédition :
La dernière tâche de l’activité de l’entreposage consiste à charger les biens à bord des
véhicules de transport de la manière la plus efficace. Elle passe par une série d’opérations
comme suit (Pimor & Fender, 2008):
La préparation de la marchandise :
La préparation se déroule suivant l’ordre de priorité de départ de la marchandise et cela
en assurant la palettisation, l’emballage et l’étiquetage si nécessaire. La marchandise peut être
regroupée par lots avec des allotissements en travées.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
L’affrètement du véhicule :
L’affrètement commence par le choix d’un véhicule adapté en considérant les diverses
contraintes de transport. Le prix serait ensuite négocié si l’opération était effectuée par une
partie tierce.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
L’élaboration du planning :
Le planning s’intéresse à l’organisation des opérations de chargement dans le but
d’assurer une parfaite efficacité et éviter les encombrements de la zone de transit.
Cette activité passe alors par l’inspection des retours pour confirmer leur appartenance au
flux de la logistique inverse qui est représenté sur la figure N° 3 en flèches pointillées. Il existe
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Matières
premières Fabrication Distribution Détaillants Consommateurs
Acquisition
des produits
Remise à
Recyclage Réutilisation Réparation
neuf
Collecte
Disposition Inspection
et tri
Logistique en amont
Logistique à l’inverse
Elimination
Source : Agrawal, S., Singh, R. K., & Murtaza, Q. (2015). A literature review and perspectives in
reverse logistics. Resources, Conservation and Recycling, 97, 76-92.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
À noter que l’augmentation de la quantité de retours peut réduire les coûts de fabrication,
et peut ainsi réaliser des économies suffisantes pour couvrir les incitations de l’instauration de
la logistique inverse. Ces incitations peuvent même conduire à une offre excédentaire de retours
d’articles (Ruiz-Torres, Mahmoodi, & Ohmori, 2019).
II-3-7- L’emballage :
L’activité de l’emballage peut faire partie de la gestion du transport. Le taux des
opérations de manutention nécessaires est relatif au degré de sophistication de l’emballage. Par
conséquent, les coûts de manutention s’élèvent quand les unités de chargement sont petites.
L’emballage diffère selon le type des produits. Toutefois il faut distinguer le conditionnement
de l’emballage même si les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes (Pimor &
Fender, 2008), on distingue alors :
37
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
38
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
d’une politique Just-In-Time. Pour cela la gestion intégrée des ressources est primordiale pour
les entreprises (Ptak & Schragenheim, 2003).
III-1- Les coûts du stock :
Le maintien d’un stock est une opération très coûteuse, en conséquence les entreprises
visent continuellement à réduire les niveaux des stocks. Les matières premières représentent de
60% à 70% des coûts de production depuis les années 90’, tandis que les coûts de la main
d’œuvre ne dépassent pas 10% à 20%. Nous pouvons peser l’importance de la gestion du stock
par ses coûts qui ont été estimés à l’ordre de 33% des coûts logistiques (Waller, Williams, &
Tokar, 2008).
L’équation des coûts du stock regroupe plusieurs éléments, et dépend du secteur d’activité
de l’entreprise et de ses processus elle-même. À titre d’exemple, nous pouvons trouver :
1. Les coûts d’achat de chaque article ou le coût total de tous les éléments achetés.
2. Les coûts de commande, qui sont des coûts fixes ; ils incluent les coûts de passations
des commandes, la reception et le traitement des biens y compris la facturation, l’audit,
…
3. Les coûts du maintien du stock comme le stockage (les coûts de l’exploitation de
l’entrepôt), les coûts de service (les assurances et les taxes), les coûts des risques (les
pertes, les vols, les dégâts, …) et les coûts du capital (les coûts d’opportunité des
investissements alternatifs).
4. Les coûts des pénuries, aussi appelés coûts de pénalité surviennent quand l’entreprise
n’arrive pas à satisfaire son client vu le manque du produit de son stock disponible. Ces
coûts comprennent la perte des ventes, la perte des clients et les coûts de perturbation.
Un flux idéal des matériaux se compose de mouvements continus des matériaux y compris
le traitement fait à partir des fournisseurs jusqu’aux clients. Mais cela n’est pas toujours le cas
à cause de :
- Les différences dans la vitesse des flux vu que le taux de l’approvisionnement n’est pas
le même que celui de la consommation.
- Les incertitudes de la demande, de l’approvisionnement, de la livraison et des processus
de fabrication.
- Les flux sont rarement continus.
- La couverture du temps de traitement des commandes.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
- Les différents sous-flux qui doivent être découplés les uns les autres.
- La minimisation des coûts de contrôle.
- L’anticipation et la spéculation.
de de
Stock
de
cycle
e
cycle cycle
Stock de sécurité
Le temps
Source : MIT Center for Transportation & Logistics. (2018). Supply Chain Fundamentals Key
Concepts. from MITx MicroMasters in Supply Chain Management, p. 23.
1. Stock de cycle :
Le découplage est incité par le fait que chaque commande est associée à un certain coût
quelle que soit la quantité commandée. Plus la quantité commandée est grande, moins le coût
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
de commande par unité. Dans ce cas, nous aurons besoin d’un stock de cycle qui régularise la
situation entre les livraisons.
2. Stock de sécurité :
La consommation future n’est pas toujours facile à prévoir et il existe toujours une
possibilité d’avoir des livraisons retardées, l’entreprise maintient un stock de sécurité pour
couvrir les diverses incertitudes.
3. Stock de nivellement :
Ce type de stock appelé aussi stock d’anticipation est maintenu dans l’intention de couvrir
la demande saisonnière.
5. Stock de synchronisation :
Il contient les articles qui sont simultanément demandés.
6. Stock de spéculation :
C’est un type de stock utilisé pour faire face à une hausse possible des prix au futur ou
pour affronter un manque possible des matières premières dans le marché.
41
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
43
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Source: Chalmers University, o. T. (Producer). (2018). Master Control in Supply Chain Management
and Logistics.
1. La demande indépendante : Les articles dont leur demande est indépendante n’ont pas
une liaison directe avec la demande des autres articles.
2. La demande dépendante : Cette demande concerne les articles qui constituent un
composant d’un certain produit. La demande du produit induit la demande des articles
qui le composent, sauf dans le cas où ces composants peuvent être vendus par
l’entreprise comme les pièces de rechange ou les produits semi-finis. Le même article
peut avoir alors une demande dépendante et une demande indépendante.
La nature de la demande peut aussi prendre deux formes : une demande déterministe ou
une demande stochastique. Le stock doit avoir une fonction régulatrice entre les processus de
l’offre et de la demande.
1. La demande déterministe indique que le taux de demande est connu et constant.
2. La demande stochastique indique que le taux de demande n’est ni constant ni connu
c’est-à-dire que la demande évolue dans le temps.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
V- Le transport :
La gestion des transports s’occupe de la désignation des différents modes de transport
possibles pour l’entreprise et à en choisir le meilleur selon les critères définis par les
gestionnaires. Une analyse coût /bénéfice ou bien, coût /niveau de service est souvent accomplie
pour la prise de décision dans ces cas. Cette analyse permet de :
- Fournir une vue globale des différents trajets du réseau ;
- Résumer les mouvements sur le plan financier et celui de la performance de l’entreprise ;
- Choisir une option entre plusieurs en faisant les compromis entre le niveau de service à
offrir par l’entreprise à chaque fois et les coûts qui y sont nécessaires.
46
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Les caractéristiques techniques ainsi que les avantages et les inconvénients de chaque
mode sont présentés dans le tableau suivant. Cette analyse permet de déterminer le moyen de
transport qui représente la meilleure offre pour chaque opération. Après la réalisation d’une
telle étude, l’entreprise fait le choix entre l’usage d’un seul mode de transport ou avoir recours
48
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
au transport multimodal ou même l’externalisation de cette opération à une partie tierce pour
garantir plus d’efficacité.
Possibilité de grouper
dans un même véhicule
des envois en provenance
ou à destination de
plusieurs utilisateurs
situés sur un même
parcours ou circuit.
Transport Offre d’un très large Taux de fret avantageux Délais importants.
par mer/ éventail de possibilités de
sur certaines
transport qui concerne destinations. Encombrement
fluvial aussi bien la nature des portuaire.
marchandises ainsi que Possibilités de stockage
leur tonnage. dans les zones portuaires. Rupture de charge et
manutention source
Diversité et adaptation Tous les coins du globe d’avaries
des différents types de peuvent être desservis. Assurance plus élevée
navires. et emballage plus
onéreux.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
Transport Appareils mixtes et tout Rapidité, sécurité pour la Prix élevé qui élimine
aérien cargo. marchandise. l’envoi de
marchandises denses
Chargement en unités de Emballage peu coûteux. ou de faible valeur.
chargement.
Capacité limitée.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
VI- La distribution :
La distribution est un terme général désignant les activités dont l’objectif est de livrer des
produits finis aux clients, y compris le transport. Elle est souvent alignée avec les activités du
marketing et constitue un lien important avec les activités en aval (Waters, 2003). La
distribution exige la désignation des entrepôts qui se chargeront de la distribution et les canaux
de distribution. Les coûts de cette activité représentent de 30% à 40% des coûts des ventes.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
connaissance approfondie des attentes de ses clients à travers l’établissement des relations
proches avec eux sur la base d’un partenariat dont toutes les parties seraient gagnantes. Le
même cas en aval, les fournisseurs sont choisis selon une stratégie de partenariat qui met tous
les objectifs stratégiques des parties prenantes en coordination.
4. La gestion économique de la production en supprimant les ruptures de stocks coûteuses,
grâce à une information constante sur l’état du marché ;
5. La réduction des taux de stock grâce à une rotation accélérée des marchandises
entreposées ; la réponse adaptée à une demande très volatile ; ce qui a un impact direct sur la
trésorerie de l’entreprise et l’accélération du cycle financier.
6. La mise à disposition du produit chez le client final dans les délais les plus courts et au
meilleur coût de distribution possible ; donc un paiement à temps qui se répercutera également
sur la trésorerie de l’entreprise.
7. La surveillance et l’amélioration de la qualité à partir du producteur jusqu’au
consommateur à travers l’application de la politique des cinq zéros : Stock, Délais, Papier,
Panne, Défauts et la politique Six Sigma.
8. L’augmentation du retour sur investissement (ROI) à travers une logistique efficace. Le
ROI représente le rapport entre le bénéfice net et les capitaux employés pour générer un profit
(Akbari, 2018).
I- Le marché :
Les marchés mondiaux sont actuellement caractérisés par une volatilité constante de la
demande qui a affecté largement la capacité des SC pour assurer efficacement leur réactivité.
Cette volatilité impose un problème lors de la configuration des ressources et la synchronisation
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
de la capacité ainsi que la gestion du lead time. Elle est souvent imprévisible et difficile à
contrôler.
Le façonnement de la demande des clients est largement contrôlé par le climat
économique. L’instabilité géopolitique à travers le monde joue aussi un rôle important dans
certains secteurs d’industrie. Nous constatons aussi que le développement technologique et
l’innovation des produits représentent des sources de nouveaux marchés comme ils peuvent
détruire d’autres. Les économies émergentes se rivalisent donc avec les SC déjà implémentées
au niveau de la qualité et des coûts contribuant largement aux changements de la fidélité des
clients. Le transfert des clients d’une marque à une autre revient aussi au développement des
canaux de distribution par internet et à travers d’autres moyens de marketing sur les réseaux
sociaux.
Le manque d’une prévision vigoureuse de la part de l’entreprise ainsi que l’application
des techniques avancées de planification aggravent également ce problème où les SC se
trouvent devant des changements inattendus de la demande.
II- La technologie :
La dimension de la technologie se réparties en trois sous dimensions elle-même et
représente un défi important pour la SC. La première étant le lead time du développement,
autrement dit, le temps nécessaire pour innover et utiliser proprement la nouvelle technologie
ou l’inclure dans son produit ou dans son processus de fabrication. La technologie qui se
développe chaque jour à travers le monde crée des barrières d’entrée face aux nouveaux entrants
aux marchés d’où apparaît l’importance de créer une structure flexible de la SC afin d’assurer
une adaptation rapide aux nouvelles idées.
Nous constatons le deuxième défi dans le fait que la technologie peut être une force
perturbatrice du marché, là où les clients hésitent à essayer et à s’adapter aux nouveaux produits.
L’entreprise est devant le choix d’investir dans la création du nouveau produit et de s’assurer
l’avantage du premier arrivé ou bien attendre afin que d’autres entreprises pénètrent le marché
et évalue par la suite la réaction des clients vis-à-vis de leurs produits mais au risque de perdre
le leadership du marché.
Le troisième défi réside dans le réseau de la SC. L’alignement stratégique des différents
partenaires et leur conviction qu’une nouvelle technologie remportera de la valeur ajoutée ou
réduira les coûts n’est pas chose garantie. La structure des coûts et des profits de la SC peut
limiter l’attractivité des innovations. La technologie détruit en créant de nouvelles opportunités
54
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
ce qui nécessitent des stratégies appropriées pour la survie et le succès de l’entreprise et de toute
la SC.
Le fait que les SC deviennent plus larges et touchent plus de parties dans le monde, permet
l’usage des ressources internes d’une manière plus efficace. Autrement dit, le même taux de
ressources peut satisfaire maintenant un éventail plus large de clients en ce qui concerne le
volume, la variété, la qualité et les fonctions des produits. Le défi réside donc dans la
compétitivité avec des firmes multinationales et les économies émergentes. Cependant une
restructuration du marché peut éliminer cet avantage qu’offrent ces ressources internes.
L’élargissement de la SC donnera plus d’importance à l’activité d’approvisionnement qui
permettra à l’entreprise d’obtenir certaines ressources aux moindres coûts et de garantir que la
productivité et l’efficacité opérationnelle sont capables d’utiliser ces ressources, ce qui est à
considérer lors de la mise en place de la stratégie de l’entreprise.
IV- Le temps :
Le temps et les délais représentent des critères à examiner lors de la mesure des
compétences et des coûts des entreprises. Les coûts de la gestion de stock s’élèvent avec le
temps et la réactivité de la SC peut être influencée largement par le lead time. Les décisions
faites par les partenaires de la SC pour répondre aux changements de la demande ont un impact
important sur l’agilité et la réactivité mais ces facteurs dépendent aussi du temps nécessaire
pour accomplir ces changements dans la mesure où ils garantissent la profitabilité de la SC dans
le marché.
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Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux
réalignement des flux et le besoin des plus hauts niveaux d’intégration. Ces tendances ont
touché à toutes les activités de la logistique, en conséquent, il est difficile de déterminer dans
quels sens cette science va évoluer à cause du nombre d’activités qu’elle englobe et des divers
facteurs qui l’influencent.
Le développement technologique constant contribuerait à la prospérité du commerce
international et qui conduit de la sorte, à l’internationalisation des pratiques logistiques et leur
efficacité. Il influence positivement l’activité des entreprises virtuelles dans le domaine de la
logistique réduisant les coûts de manière spectaculaire. La robotisation produira d’égaux effets.
Elle envahit les entrepôts, les activités de la distribution et de transport et incite à la
généralisation de l’automatisation industrielle.
Le marché est témoin de la création de plus d’entreprises dans le domaine des activités
logistiques, ce qui aiderait les entreprises à se spécialiser dans leurs activités principales et à
obtenir des services plus spécialisés pour des coûts moins élevés de ces entreprises de
logistique. Le développement éventuel du transport, en particulier, le transport routier,
améliorerait ces services et leurs marges.
Face à tous ces bouleversements dans l’environnement de la logistique, la pratique du
supply chain management est la solution efficace qui garantira le succès des opérations et le
partage des avantages par les partenaires économiques et que nous allons aborder au chapitre
suivant.
56
Chapitre II : Le supply chain management
57
Chapitre II : Le supply chain managemet
Cette chaine exige d’être gérée d’une manière intégrale afin de garantir le partage des
bénéfices et des risques par tous les agents économiques dans la chaîne qui agit comme une
seule entité. La pratique du supply chain management a connu un développement colossal dans
les années 90’ représente une approche utilisée dans l’intention d’améliorer le service client, de
garantir une réduction des coûts et la croissance du niveau de compétitivité de l’entreprise. Par
conséquent, la satisfaction du client est au cœur de ces pratiques, notamment dans un
environnement où les attentes de ces clients changent rapidement et leurs exigences vont vers
des produits de meilleure qualité.
58
Chapitre II : Le supply chain managemet
60
Chapitre II : Le supply chain managemet
II-4- Les fournisseurs → les fabricants → les distributeurs → Les points de vente au
détail
Les entrepôts de distribution sont détenus par les commerçants eux-mêmes ou ils sont
loués à des parties tierces. Ils sont utilisés pour stocker les marchandises avant d’être
redistribuées aux détaillants. Des économies possibles à réaliser à ce stade-là sur les stocks et
les coûts d’entreposage par la garantie d’une gestion efficace de la livraison des marchandises
aux points de vente au détail et de l’usage optimal des endroits de stockage.
II-5- Les fournisseurs → les fabricants → les distributeurs → Les points de vente →
Les clients
Les produits sont directement offerts aux clients, aux acheteurs ou aux consommateurs
finaux dans les points de vente au détail, tels que les magasins, les supermarchés et les centres
commerciaux. Les clients sont aussi de plusieurs niveaux, comme le client ou l’acheteur n’est
pas forcément le consommateur ou l’utilisateur du produit. La SC prend fin par le point où
l'utilisateur réel utilise les biens ou les services du produit de la chaîne.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
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Chapitre II : Le supply chain managemet
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Le supply chain management est traité donc en prenant en compte quatre dimensions :
1. La position qu’occupe chaque agent dans la chaîne ;
2. Les maillons de la chaîne : les différentes activités et les ressources déployées ;
3. La structure du réseau ;
4. La performance de l’ensemble du réseau.
Cette performance est évaluée par un ensemble d’indicateurs de performance mis en place
pour analyser les relations dyadiques entre deux parties. Pour la chaîne externe, l’objectif de la
mesure est de minimiser les retards des livraisons, les excès des taux de stock et la mauvaise
communication qui cause une imprécision des prévisions. Pour le réseau tout entier, sa
performance est jugée par la flexibilité de chaque agent participant dans la chaîne pour répondre
à ses objectifs communs.
Source : Morana, J. (2003). De la logistique d'entreprise au supply chain management (SCM) : vers
une intégration des processus. E-thèque ; p. 40.
Dans cette structure ultime il existe deux systèmes principaux : Un système poussé ou un
système tiré (Push ou Pull) :
a- Le système poussé (Push System) : Le taux de production est décidé conformément aux
modèles précédents. La prévision est largement importante afin d’instaurer ce système pour
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Chapitre II : Le supply chain managemet
faire face aux fluctuations de la demande et éviter d’être devant l’une des situations
suivantes :
Un sur-stockage.
Un bottleneck : un point de découplage.
Des retards.
Un niveau de service inacceptable.
L’obsolescence des produits.
b- Le système tiré (Pull System) : Il se base sur la conservation d’un minimum de stock et
la production se fait d’après la demande des clients surtout par des cartes KANABN. Il
existe toutefois une possibilité de perte de coût d’opportunité lorsque l’entreprise n’arrive
pas à satisfaire la demande comme cette dernière dépasse les quantités produites (Kain &
Verma, 2018).
Il existe un point entre les deux systèmes s’appelant un point de découplage qui
détermine à quel point la demande des clients affecte la SC. Derrière ce point, la demande n’est
plus visible. L’application d’un tel système ou d’un autre ainsi que la position du point de
découplage différent selon le type de la SC. Comme le montre la figure N° 07, dans le cas
d’expédition vers le stock établi dans d’autres pays, le point de découplage tombe bien vers
l’aval de la chaîne ; par contre, dans le cas d’une production sur commande, le point de
découplage est souvent dans l’étape de production même : au milieu de la SC.
La naissance de la stratégie de report (Postponement strategy) avait pour objectif de
garantir la réactivité aux changements du marché en produisant la variété nécessaire et le
portfolio des produits exigé aux quantités justes mais d’une manière efficace et à un prix de
production des économies d’échelle. Le point de découplage est donc reporté au plus loin
possible de la SC où la plupart de ses opérations seront mis sous la fabrication programmée de
composants génériques, qui est basée sur la demande agrégée et en mode de production de
volume, conduisant à un faible coût et une efficacité élevée. La partie de la chaîne qui précède
le point de découplage applique alors la philosophie Lean et se termine par un stock de
composants appelé stock stratégique (Lu, 2011).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
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Chapitre II : Le supply chain managemet
En considérant cette architecture de la SC, son objectif est donc la maîtrise d’un flux de
matières, coordonnée le flux d’informations et qui, selon une modalité aval/amont, permet de
détenir une position de financement défendable sur le court terme et le long terme (Morana,
2003). Le flux de la logistique inverse dépend des décisions du haut management et de la nature
des produits.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Flux d’informations
Flux physiques
Consommateurs
Fournisseur
Flux financiers
Logistique inverse
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Le supply chain management élargit l’idée de l’intégration des fonctions internes, des
départements et des processus au-delà des frontières de l’entreprise jusqu’à tout l’ensemble des
entreprises membres de la SC (Cooper, Lambert, & Pagh, 1997).
Les mêmes auteurs ont rajouté plus tard le concept de la valeur on définissant le supply
chain management par l’intégration des processus clés de l’entreprise à partir du client final
jusqu’aux fournisseurs qui offrent des produits, des services et des informations en ajoutant une
valeur pour les clients ainsi que pour d’autres parties prenantes (Lambert, Cooper, & Pagh,
1998).
The Council of Logistics Management définit le supply chain management par la
coordination systémique et stratégique des fonctions de l’entreprise ainsi que les stratégies
appliquées dans ces fonctions dans une seule entreprise et dans l’ensemble de la SC dans le but
d’améliorer la performance à long terme de l’entreprise et de toute la SC. ([Link])
Partant de la progression des pratiques logistiques, le supply chain management essaye
d’établir des liaisons et de coordonner les activités des différentes entreprises faisant partie du
même pipeline (Christopher, 2016).
Une autre définition insiste sur sa performance en tant qu’une seule entité assurant la
coordination des flux définit donc le supply chain management par le fait de coordonner les
flux des matériaux et des informations dans toute l’entreprise pour mettre tous les processus
dans un ordre qualifié par un temps optimal et un coût efficace à partir de l’extraction de la
matière première, en passant par toutes les opérations de traitement et en arrivant au
consommateur final (Daxböck, Kröber, & Bergmann, 2019).
L’objectif du supply chain management est donc l’optimisation des processus tout au long
de la SC afin de répondre aux besoins dynamiques du marché (Daxböck et al., 2019). Autrement
dit, le but est d’assurer un résultat profitable pour toutes les parties de la même chaîne
(Christopher, 2016).
Dans le sens de créer un climat qui encourage la collaboration, la relation entre les
fournisseurs et les clients doit être fondée principalement sur la confiance qui permet aux
relations inter-organisationnelles d’évoluer. Cette confiance représente un facteur clé de succès
des supplys chain et un élément essentiel pour sa compétitivité (Klein, Rai, & Straub, 2007).
À noter que la différence entre le supply chain management et la logistique ou même la
gestion de la logistique résident dans le fait que le premier terme peut inclure tous les processus
de la SC, donc il implique une vision intégrée, autrement dit, la logistique au-delà des frontières
inter-organisationnelles (Cooper et al., 1997).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
II-1-1- La logistique amont : Le choix des fournisseurs, la mise en place d’un partenariat
avec les fournisseurs choisis et d’une politique du flux tendus, la réalisation d’un schéma
directeur d’échange d’informations, à travers l’EDI par exemple, la mise en place de
système d’information et des démarches de qualification.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
II-2-3- La logistique aval : Le choix d’un prestataire, la mise en place d’un système de
prévision de la demande et d’un tableau de bord pour suivre la performance de l’entreprise,
le choix d’un routage de livraison par client/ produit et la définition d’un cahier des charges.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
III-2- L’externalisation :
Tout en créant la valeur pour le client final, la logistique accroît également les coûts des
produits. Par conséquent, la gestion des coûts logistiques est de plus en plus importante pour
assurer l’optimalité de la performance de la SC. Parmi les outils utilisés par l’entreprise,
l’externalisation permet de réduire le coût de production et augmenter le volume des ventes
(Yan, 2018).
III-2-1- Définition :
L’externalisation de la logistique qui est connue dans la littérature anglo-saxonne sous le
nom de Third Party Logistics (TPL) peut être définie comme : « Les relations entre les agents
de la SC et les prestataires des services logistiques dans lesquelles des services logistiques sont
offerts sous une forme standard ou personnalisée ; à court terme ou à long terme dans le but
d’accomplir l’efficience et l’efficacité » (Bask, 2001). TPL est alors le fait d’accorder à un
prestataire des services logistiques une partie ou la totalité de la logistique dans la SC, par
exemple les activités de gestion et de planification de transport, la gestion de stock, le
groupement/ dégroupement des marchandises, …
III-2-2- Les facteurs de croissance de l’externalisation :
La croissance de la pratique d’externalisation de la logistique revient à plusieurs facteurs :
1. La mondialisation qui a causé une plus grande complexité dans les réseaux de
distribution, ce qui oblige les entreprises à recentrer leurs activités et externaliser le
transport et la distribution.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
2. Les niveaux de compétitivité sans précédent qui poussent les entreprises à se focaliser
sur leurs métiers de base.
3. La popularité des pratiques Just-In-Time et les exigences des clients vis-à-vis des
services logistiques à haute qualité.
4. La dérégulation de l’industrie de transport ainsi que la transformation digitale et la
révolution des TIC. Cette dernière est d’une importance colossale comme elle permet
d’avoir une communication plus rapide entre les différents agents de la SC et donc la
réduction des coûts de coordination. D’un autre côté, elle permet d’adopter des
stratégies de partenariat fondées sur des objectifs communs. Mais le manque d’expertise
et du financement sont des obstacles considérables face à l’usage de telles technologies
(Marasco, 2008).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Source: Yan, R. (2018). Innovation Strategies on Cost Management for Third Party Logistics
Enterprises. Paper presented at the 2017 fifth International Education, Economics, Social Science,
Arts, Sports and Management Engineering Conference (IEESASM 2017).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
d’accéder un large éventail de produits et de devenir par la suite un client satisfait et fidèle à la
marque. L’entreprise devrait donc répondre à des commandes de petites quantités dans les plus
brefs délais et dépend largement des services de courriers et de livraisons (Waters, 2003).
III-4- Le Cross-Docking :
C’est une activité qui assure la coordination des mouvements des produits entre la
réception et l’expédition dans le but d’améliorer l’efficacité, réduire les taux des stocks et les
coûts et améliorer le temps des services (Maknoon & Baptiste, 2009). Selon ce mode
d’organisation des flux logistiques, le fret venant des fournisseurs est trié souvent dans la
plateforme logistique, combiné avec d’autres livraisons reçues et expédiées par la suite vers le
point de livraison finale sans le stocker.
Le cross-docking signifie le croisement des flux lors de la préparation des commandes au
niveau des entrepôts et des plateformes logistiques, ce qui permet d’éviter le maintien de stock
dans l’entrepôt. Les colis sont regroupés sur le quai lors de la réception afin de les transiter en
appliquant le principe du zéro stock.
Ce transit parvient entre le transport en amont et le transport en aval dans le minimum du
temps, par conséquent, le premier avantage de cette méthode est la réduction considérable du
temps du traitement des commandes notamment les commandes à haute priorité comme les
produits à consommer frais. Elle permet également de minimiser des coûts de l’entreposage
mais nécessite une planification accrue et l’exactitude des opérations de réception et
d’expédition (Waters, 2003).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Les entreprises transportent leurs produits finis à travers leur réseau de distribution et
maintiennent un stock dans leurs entrepôts pour répondre aux attentes de leurs clients dans le
temps nécessaire. Mais ces attentes varient et la personnalisation des produits de base devient
nécessaire, ce qui accroît davantage les niveaux de stock. La stratégie de report consiste à
conserver un stock de produit presque fini et de réaliser les modifications demandées par les
clients au dernier moment possible. L’objectif principal est de réduire les taux de stock et
d’éviter les risques qui peuvent survenir au stock comme l’obsolescence ou la dépréciation.
III-6- L’agilité :
En raison de la volatilité accrue du marché, l’agilité est devenue un élément concurrentiel
critique et même un facteur clé de succès pour la survie de l’entreprise (Matawale, Datta, &
Mahapatra, 2016).
III-6-1- Définition :
L’agilité est définie par la réponse rapide aux changements à court terme de la demande
ou de l’offre (Lee, 2004). Une définition plus détaillée rapporte que l’agilité est la capacité de
reconfigurer efficacement les opérations, les processus et les relations d’affaires tout en
s’épanouissant dans un environnement de changement continu (Hormozi, 2001).
L’agilité est un enjeu important pour les entreprises et se traduit par l’évolution des outils,
des techniques et des initiatives permettant à une entreprise de se développer dans des
circonstances imprévisibles. La fabrication agile permet non seulement à une entreprise de
répondre rapidement aux besoins des clients, mais de réagir également avec une vitesse
imprévisible pour répondre rapidement aux opérations et aux alliances stratégiques.
L’agilité de la SC est résultat de sa capacité à identifier rapidement les changements, les
opportunités et les menaces de son environnement, autrement dit, garantir la vigilance qui
permet d’accéder rapidement aux données pertinentes. Cette accessibilité produira les décisions
nécessaires sur la manière d’agir et la rapide mise en œuvre de ces décisions notamment quand
il s’agit de modifications à implémenter sur les processus ou les opérations dans la mesure
nécessaire, de sorte à être flexible (D. Gligor, 2015). Dans cette définition, d’autres aspects sont
aussi considérés nécessaires afin d’assurer l’agilité, qui sont les facteurs de la vigilance et de
l’information.
Nous concluons que la SC dans le but d’assurer son agilité, doit tout d’abord être vigilante
dans son environnement afin d’observer les changements et les communiquer tout au long de
la chaîne ce qui permet à ses différents agents d’accomplir les modifications requises de telle
manière à répondre aux changements perçus.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Le concept de l’incertitude est donc fortement lié à l’agilité de la SC. C’est devant
l’incertitude que l’entreprise doit réagir et être flexible pour qu’elle soit agile. L’incertitude est
définie par l’état résultant du manque de l’information. Elle est analysée sous trois dimensions :
l’incertitude de la demande, du fournisseur et l’incertitude technologique. L’incertitude de la
demande représente les changements résultant de l’imprévisibilité des demandes, des attentes
et des préférences des clients. Quant à l’incertitude du fournisseur, elle est définie par
l’imprévisibilité de la qualité et du niveau de service des livraisons faites par les fournisseurs
des entreprises de la SC et les incertitudes qui proviennent de ces changements. Enfin,
l’incertitude technologique est survenue en raison de la difficulté de savoir si les nouvelles
technologies proposées par les organisations sont en mesure de répondre aux besoins qu’elles
visent à satisfaire (Güner et al., 2018).
L’incertitude a été trouvé d’avoir un effet modérateur entre la performance de la gestion
de la SC et de la performance globale de l’entreprise. L’agilité de la SC a été considérée comme
l’un des indicateurs de performance de la gestion de la SC et l’affecte d’une manière positive.
La flexibilité de la SC et l’utilisation des technologies de l’information ont un effet positif sur
l’agilité de la chaîne qui affecte elle-même la performance de l’entreprise positivement (Güner
et al., 2018).
L’incertitude dans le SC management est le facteur principal affectant l’efficacité et la
coordination et elle a tendance à affecter de manière significative les performances de la chaîne
(Peidro, Mula, & Poler, 2010).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
rapidement les changements, les opportunités et les menaces. Le deuxième antécédent souligne
l’importance des flux d’informations et comprend l’usage des réseaux virtuels qui garantissent
le partage des informations précises et à temps réel entre les agents de la SC grâce aux
technologies de l’information. Un autre antécédent principal est l’intégration des processus des
différents partenaires de la chaîne qui travaillent ensemble afin d’intégrer les processus de
développement de produits dans un climat de confiance et de coopération. Le dernier antécédent
est l’intégration du réseau. C’est la gestion et l’organisation du réseau de la chaîne afin que tous
les participants de la SC puissent travailler sur un seul réseau (Güner & Gündoğan, 2017).
Les capacités de la gestion sont aussi considérées comme des exigences pour réaliser
l’agilité de la SC. La gestion de la demande offre à l’entreprise un moyen de différenciation
continue de ses produits ou ses services tandis que la gestion de l’approvisionnement implique
une minimisation totale des coûts de la chaîne d’approvisionnement, et finalement la gestion
efficace du temps peut réduire les stocks, le gaspillage des capitaux et le recours à la stratégie
du report (D. Gligor, 2015).
III-7- L’adaptabilité :
Tandis que l’agilité permet à une SC de faire face aux changements à court terme et aux
perturbations de l’offre ou de la demande, l’adaptabilité soutient les ajustements aux
changements de marché à plus long terme (Lee, 2004).
L’adaptabilité est donc un concept à plus long terme que l’agilité et qui se manifeste
comme une approche importante pour adopter les environnements de marché volatils et
complexes résultant de la croissance économique, des changements démographiques, des
développements technologiques et des fluctuations politiques et sociales (Christopher et
Holweg, 2011 ; Lee, 2004).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
III-8- L’alignement :
L’alignement est l’incitation des partenaires de la SC à améliorer les performances de
l’ensemble de la chaîne à travers l’unification des objectifs (Lee, 2004). L’alignement se
concentre donc sur la co-création de la valeur pour le consommateur (Knemeyer & Fawcett,
2015). Il peut être défini par la capacité de coordonner et d’équilibrer les intérêts de tous les
membres de la SC à travers le partage équitable des coûts, profits, risques, connaissances et
information tout au long de la SC. Cette stratégie peut assurer la stabilité de la SC et sa
cohésivité et un avantage compétitif par l’optimisation de l’efficacité opérationnelle.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
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Chapitre II : Le supply chain managemet
III-10- La résilience :
Le concept de la résilience de la SC a émergé pour agir contre les défaillances
catastrophiques potentielles qui peuvent survenir en raison d’une perturbation dans le secteur
d’activité de l’entreprise (Purvis, 2019). Malgré les impacts profonds de ces perturbations et
qui surviennent dans l’environnement sur la performance, mais la SC résiliente détient
l’aptitude de répondre et survivre à ces changements.
D’un point de vue organisationnel, la résilience de l’organisation a été décrite comme sa
capacité dynamique d’adaptabilité qui se développe avec le temps. L’organisation peut donc
s’ajuster et maintenir ses fonctions dans des conditions difficiles (Weick, Sutcliffe, & Obstfeld,
1999).
Portant le concept dans le domaine du supply chain management, la résilience signifie la
capacité d’une SC à revenir à son état d’origine ou même à passer à un nouvel état meilleur que
le précédent après avoir subi des perturbations (Christopher & Rutherford, 2004). Elle est aussi
définie par la capacité adaptative de la SC contre des événements inattendus, à réagir aux
perturbations et à s’en remettre tout en maintenant la continuité des opérations aux niveaux
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Chapitre II : Le supply chain managemet
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Chapitre II : Le supply chain managemet
La résilience
L’agilité La robustesse
La flexibilité
Lean Management
a- La redondance :
b- La flexibilité :
La SC peut être plus adaptive si elle vise plusieurs objectifs en même temps tout en
assurant la flexibilité de ses activités dans le but de réaliser ces objectifs simultanément (H.
Chan et al., 2009). La flexibilité permet à l’entreprise de bien réagir aux changements inattendus
dans son environnement, autrement dit, la flexibilité est essentielle pour la réactivité de
l’entreprise (Q. Zhang, Vonderembse, & Lim, 2005).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
La flexibilité de la quantité est aussi l’une des stratégies implémentées selon un contrat
définissant un intervalle des quantités à délivrer. Si cette flexibilité peut encore inclure les dates
de livraison et les quantités en même temps, les deux parties peuvent réduire les conséquences
négatives de la demande aléatoire et l’incertitude de l’offre (H. Chan et al., 2009).
Toutefois, il faut noter que la flexibilité n’est pas compatible avec tous les types des
produits. Recevoir une commande partielle de certains composants d’un produit n’est pas
suffisant. Le client doit encore attendre les autres composants pour pouvoir l’utiliser.
L’entreprise peut appliquer des mesures d’audit afin de s’assurer de la capacité de ses
fournisseurs à atteindre le seuil désiré de performance et en ajouter plus tard une certaine marge
de sécurité.
c- La collaboration :
Leagile avec la
La flexibilité des ventes
flexibilité des
Agile
Agile
ventes
Management flexibilité de
l’appro.
Lean Agile
La flexibilité de l’approvisionnement
Source: Purvis, L. (2019). Strategic Choices in Creating Resilient Supply Networks Contemporary
Operations and Logistics (p. 222): Springer.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
III-11- La robustesse :
La robustesse est la capacité d’une SC pour garder son efficacité dans tous les futurs
plausibles (Klibi et al., 2010). C’est l’accommodation de n’importe quels évènements futurs ou
évènements inattendus sans avoir à adapter la SC.
Tout en gardant la même configuration stable, elle permet à la SC de subir les
changements sans avoir des conséquences négatives (Asbjørnslett, 2009), elle perdure plutôt
que de réagir (Husdal, 2010).
Autrement dit, la SC robuste résiste aux chocs plutôt que s’ajuster aux chocs (Wallace &
Choi, 2011). Ces changements dans l’environnement de la SC sont supportés sans avoir à
adapter sa configuration initiale stable (Töyli et al., 2013).
III-12- La réactivité :
La réactivité est la capacité de l’entreprise ou de la SC de s’adapter rapidement et
positivement aux fluctuations de la demande (Ouariti & Zeroual, 2017). Être réactive signifie
que l’entreprise est capable d’identifier les besoins non prévus de ses clients et de les satisfaire
à travers la mise en place des ressources matériels et immatériels nécessaires (Klibi et al., 2010).
Le but principal est de fournir aux clients une réponse rapide en appliquant une stratégie
de modularité pour permettre le report de la finition du produit. La vente se fait aux marges
élevées. Pour réaliser cette stratégie il faut créer une flexibilité de la capacité et maintenir un
stock de régularisation (Buffer stock). Le lead time est fortement réduit même si ça produira
une augmentation des coûts. Les fournisseurs sont sélectionnés selon la rapidité, la flexibilité
et la qualité. Finalement, le mode de transport préféré est le plus rapide.
C’est l’action d’intégrer toutes les fonctions de l’entreprise ainsi que ses partenaires de la
SC de manière à créer la valeur pour le client et d’obtenir par la suite un avantage concurrentiel
pour l’entreprise. Cela est fortement lié au concept de la ‘’chaîne de valeur’’ qui décompose
l’entreprises en plusieurs activités vis-à-vis le plan stratégique souligné (des activités
principales et des activités de soutien) afin de comprendre l’évolution des coûts et les
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Chapitre II : Le supply chain managemet
possibilités existant pour l’entreprise de différenciation par rapport à ses concurrents (M. E.
Porter, 1986).
L’intégration de la SC signifie la combinaison qui produit une organisation plus complète,
où chaque organisation membre, processus métier et système d’informations sont liés et
synchronisés avec soin dans un système bien coordonné comme s’il s’agissait d’une seule entité
(Teng & Hsu, 2017).
Une collaboration efficace entre les partenaires de la SC est possible une fois les flux
physiques et informationnels sont intégrés. Cette collaboration peut toucher à toutes les activités
de production accroissant par conséquent l’efficacité de la SC et également la satisfaction des
clients de la chaîne en répondant à leurs exigences (Soliman, 2015).
L’intégration de la SC est définie par la coordination interne et externe à travers les
opérations et des processus de la chaîne sous l’emblème d’une vision et des valeurs partagées
par les partenaires de la chaîne. Une chaîne bien intégrée et caractérisée souvent d’un haut
niveau de visibilité, des niveaux bas de stocks, une haute capacité d’utilisation de ressources,
des lead times courts et d’une haute qualité de produit (autrement dit, un faible taux de défaut)
(Lu, 2011).
Afin d’atteindre des niveaux supérieurs de l’intégration de la SC, il faut établir une
communication accrue entre les différents agents de la chaîne, garantir une meilleure
coordination des activités et des flux et la standardisation des pratiques logistiques entre les
activités logistiques de l’entreprise et celles de ses fournisseurs et clients (Wei, Chien, & Wang,
2005).
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Chapitre II : Le supply chain managemet
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Chapitre II : Le supply chain managemet
précises et pertinentes permet aux partenaires de la SC d’établir des relations plus fructueuses
caractérisées d’une réduction des stocks et des ruptures de stock entrainent par la suite une
baisse des coûts de la gestion de stock et des transports grâce à la réduction du nombre des
commandes urgentes et l’amélioration du service qui résulte du respect des exigences de
quantité et des dates de livraison (Vanpoucke, Vereecke, & Muylle, 2017).
Pour les tactiques d’intégration opérationnelle, elles regroupent la collaboration des
activités, des processus de travail et de la prise de décision coordonnée entre les entreprises de
la SC (Frohlich & Westbrook, 2001; Leuschner et al., 2013). À titre d’exemple, ces tactiques
vont de l’inventaire géré par le fournisseur, du réapprovisionnement continu, de l’usage des
Kanban, à la planification, la prévision et le réapprovisionnement collaboratifs entre les agents
de la SC.
Au niveau stratégique, les décisions à prendre par les gérants de la SC concernent le degré
de l’intégration de la chaîne et de l’orientation de cette intégration, c’est-à-dire en amont et / ou
en aval (Frohlich & Westbrook, 2001; Leuschner et al., 2013). L’intégration en amont signifie
intégrer les activités de l’entreprise avec celles de ses fournisseurs, par contre, en aval
l’entreprise intègre ses activités avec ses clients.
Arc étroit
Source : Frohlich, M. T., & Westbrook, R. (2001). Arcs of integration: an international study of
supply chain strategies. Journal of operations management, 19(2), 185-200.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Les fournisseurs représentent un partenaire important dans la SC car ils peuvent offrir le
soutien nécessaire afin d’améliorer la performance de l’entreprise, comme dans le cas des
principaux acteurs de l’industrie automobile comme Toyota et Ford qui ont exigé de leurs
fournisseurs d’obtenir les certifications ISO 14001 dans l’intention d’améliorer la performance
environnementale de la chaîne (Seuring & Müller, 2008).
Un haut niveau d’intégration où il existe un fort partenariat avec les fournisseurs, de
relation client et de partage d’informations peut engendrer une optimisation des coûts de la SC,
à améliorer la fiabilité de toute la chaîne ainsi que la réactivité (al Naqbi et al., 2018) et par la
suite, la SC pourrait mieux répondre aux incertitudes émergeant dans son environnement grâce
à la visibilité améliorée de l’information.
L’infrastructure technologique a un impact positif sur les performances de la SC. Elle est
considérée comme le facteur le plus important en vue de minimiser les coûts et d’assurer
l’agilité opérationnelle. La technologie améliore la transparence et par la suite réduit la
corruption (Xiao, Li, Gu, Wang, & Zhang, 2011).
IV-3-2- L’intégration du client :
Il faut distinguer le client du consommateur dans la SC, le client représente toute partie
qui achète les produits transformés, il peut être alors un fabricant, un fournisseur, ou un
détaillant. La pression qu’impose le client est considérée comme le principal moteur pour les
fabricants afin d’améliorer leurs pratiques environnementales et leur image. Leur intégration
englobe les flux d’informations, de services et de matériaux vers les clients ; il comprend
également les informations qui reviennent des clients à l’entreprise (Vanpoucke et al., 2017).
L’intégration des clients implique donc leur incorporation dans les décisions pour améliorer la
coordination des matériaux au sein de l’entreprise focale (Frohlich & Westbrook, 2001)
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Chapitre II : Le supply chain managemet
V-1- L’efficacité :
Une gestion efficace de la SC suggère de bâtir des relations de travail étroites et à long
terme avec un ou deux partenaires (fournisseurs et clients) qui dépendent l’un de l’autre pour
une grande partie de leurs activités ; développer des relations interactives avec des partenaires
qui partagent librement des informations, travaillent ensemble pour tenter de résoudre des
problèmes communs lors de la conception de nouveaux produits, qui planifient ensemble
l’avenir et qui rendent leur succès interdépendant (Spekman, Kamauff Jr, & Myhr, 1998).
Le but principal de l’efficacité est de réduire les coûts à travers une stratégie de
minimisation des coûts des produits tout en appliquant des faibles marges dans la stratégie de
prix. La production vise une haute utilisation des ressources en gardant un stock minimum.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
L’entreprise essaye de réduire ainsi le lead time à condition que cette réduction ne soit pas au
détriment du coût général. Les fournisseurs sont choisis selon la qualité de leurs produits mais
surtout, en considérant ceux qui peuvent fournir aux moindres coûts et par le mode de transport
le moins cher.
À long terme, le SC qui forge des relations de «firme virtuelle» dans les situations où
l’incertitude est la plus élevée et où le coût du succès (ou de l’échec) est le plus élevé dominera
le marché (Krause & Ellram, 1997).
Par conséquent, une SC efficace assure la livraison du bon nombre et du bon type de
produit vers la bonne destination au moment voulu tout en tenant compte de la minimisation
des coûts connexes à différents niveaux (Saad et al., 2002).
V-2- L’efficience :
L’efficience est le rapport entre l’efficacité et les coûts. C’est le fait de souligner un
certain objectif en utilisant le minimum de ressources (Ouariti & Zeroual, 2017).
Une entreprise est efficiente si elle arrive à éliminer toutes formes de gaspillage et en parallèle
elle assure les synergies entre les différents agents de la chaîne dans l’objectif de minimiser les
différents coûts opérationnels et des coûts externes de l’environnement.
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Chapitre II : Le supply chain managemet
Les acteurs d’une SC procèdent ensemble à la réalisation d’un produit selon les exigences
du consommateur ou de l’utilisateur final. Ils sont amenés à travailler ensemble, à contribuer
au partage des informations et à planifier ensemble leurs activités dont l’objectif de les
synchroniser.
La SC est dotée alors d’un caractère transversal qui la pousse vers une progression
continue en vue de coordonner les flux des matériaux et des informations. Les pratiques du SC
management doivent prendre en considération ce caractère transversal qui contribue à la
complexité de la chaîne. Cette dernière multiplie avec l’accroissement du nombre des
partenaires.
93
Chapitre III : Pratique du supply chain
management : Usage des SIL
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
95
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
intégration. Dans la deuxième section nous aborderons les différents systèmes d’informations
logistiques, les avantages qu’ils représentent et leurs inconvénients.
L’usage des systèmes d’information est le seul mécanisme qui ne produit pas des effets
négatifs entre l’incertitude et la performance de l’entreprise (Gattiker & Goodhue, 2004). Les
recherches dans le domaine du supply chain management ont un large consensus sur
l’importance de l’intégration des systèmes d’information (Zhu et al., 2010). Cette première
section commence par la définition des systèmes d’information et leurs finalités, pour passer
ensuite à l’importance des systèmes d’information logistiques et leur intégration.
96
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Contrôle
Management
Les clients
Feedback
Les systèmes d’information
Intrants : Traitement :
humaines, Produits,
arranger,
matérielles, services,
calculer,
machines, paiements,
produire,
argent, information,
développer,
installations d’autres
d’autres
énergétiques, effets
processus
données
97
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
98
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
99
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Pour l’usage d’un ERP comme SAP, des compétences de base en informatique sont
nécessaires. Mais une meilleure maîtrise contribue à acquérir une confiance en soi pour manier
le système d’une manière plus efficace (Urus, Mat, Nazri, & Fahmi, 2019).
Les investissements financiers que nécessitent les systèmes d’informations logistiques
sont de gros investissements, mais ne pourraient produire les avantages désirés s'ils ne sont pas
étayés par la volonté de partager les informations nécessaires par les partenaires de la SC
(Knemeyer & Fawcett, 2015).
Parmi les contraintes majeures de la réussite des systèmes d’informations logistiques est
le soutien de la direction, les compétences de l'équipe de projet chargée de l’implémentation du
système, la coopération et la communication entre les services de l’entreprise. Le soutien des
fournisseurs de ces systèmes est d’une grande importance, pareil à la sélection rigoureuse des
packages convenables pour l’entreprise, l’infrastructure technique déjà disponible, la formation
des utilisateurs, l’analyse et la conversion de données des anciens systèmes vers celui
nouvellement implémenté, la taille et la structure organisationnelles (Xu, Rahmati, & Lee,
2008).
L'entreprise doit être prête à modifier l'ensemble de ses processus et du stockage du
système. Dans le cas où les processus de l’entreprise sont compatibles avec le fonctionnement
du système, une réduction du taux des erreurs a été notée dues aux facteurs humains, mais cela
ne conduit pas à des économies de coûts ou à des améliorations d'efficacité (Ramaa et al., 2012).
100
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
traitées pourraient être affichées de manière uniforme via la plate-forme de reporting, et une
interface de données (L. Li & Zhao, 2019).
Elle est définie aussi par une perspective stratégique de partage d’informations et de
services entre deux (ou plus) applications grâce à la combinaison de plusieurs technologies,
permettant de déplacer et d’échanger des informations entre les applications et les processus
métier, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’organisation (Linthicum, 2004).
Le fonctionnement de la SC dépend de la coexistence d’une intégration inter-
fonctionnelle et une autre inter-organisationnelle. La première consiste à intégrer les processus
logistiques depuis l’amont jusqu’au l’aval et la deuxième implique l’établissement d’un réseau
de relations entre les partenaires dans la même chaîne afin de partager les informations, les
risques et les profits (Boubker & Chafik, 2016).
Cette intégration est l’un des objectifs principaux de l’installation et de l’usage de l’ERP
comme il peut remplacer plusieurs systèmes informatiques par un seul système qui englobe
toutes les activités et les données réduisant par la suite les coûts opérationnels (Wenrich &
Ahmad, 2009).
Le tableau N°5 présente l’utilisation des systèmes d’information logistiques aux quatre
niveaux décisionnels du SC. La multitude des tâches et des logiciels utilisés démontre
l’importance de leur intégration.
Tableau 5 : Utilisation des SIL aux différents niveaux décisionnels
Niveau Logiciel Acheter Fabriquer Stocker Transporter Vendre
décisionnel
Stratégique Quels Quelles usines Quel réseau de Quel mode de Quels
fournisseurs sous-traitantes ? distribution ? transport, quels produits ? quels
transporteurs ? clients ?
Tactique Advanced Planification Planification de Planification Planification Prévision des
planning des achats production de la des transports ventes
system distribution
APS
Opérationnel Enterprise Gestion des Gestion de la Gestion des Gestion des Administration
Resources achats production stocks transports des ventes
Planning
ERP
Exécution Supply Approvisionn- Suivi d’atelier Gestion de Gestion des Saisie des
Chain ements Manufacturing l’entrepôt tournées commandes
Execution execution Warehousing Transportation
SCE system MES 101anagement management
system WMS system TMS
Source : Adapté de : Boubker, O., & Chafik, K. (2016). Comprendre le rôle des systèmes
d’information dans l’amélioration de la performance et la maturité des processus logistiques : étude
qualitative auprès de six entreprises de l’industrie automobile et aéronautique au Maroc. European
Scientific Journal, ESJ, 12(28), 397-429.
101
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
102
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
103
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
104
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
- L’évolution du système afin de devenir plus compatible avec les exigences des SC,
permet d’obtenir des avantages comme la simple coordination inter-organisationnelle
qui peut être réalisée avec l’utilisation de systèmes EDI à la gestion de l’exécution des
commandes, à la planification avancée, à la coordination, à l’optimisation en temps réel.
II-1- Définition :
L’ERP est défini en tant qu’un système utilisé pour intégrer plusieurs logiciels dont
chacun possède une fonction spécifique dans l’entreprise et cela dans l’objectif de soutenir les
différentes activités de l’entreprise. Il peut contenir toutes les fonctions de l’entreprise ou bien
quelques-unes seulement. (Shim & Shim, 2019).
Le système comprend des modules qui sont des parties intégrantes représentant les
différentes fonctions. Ces dernières sont les tâches physiques réalisées par l’entreprise (Yusuf
et al., 2004).
Le progiciel est conçu afin d’automatiser les processus répétitifs et fournir aux managers
une vision globale et en temps réel de toutes les opérations, en résolvant les problèmes de
désintégration et de fragmentation de l’information.
L’installation et l’usage correct de l’ERP sont une opération critique pour la performance
de l’entreprise ainsi que pour sa survie dans le marché (Markus, Axline, Petrie, & Tanis, 2000).
L’importance grandissante de l’ERP vient de sa capacité d’intégrer les flux des matériaux, des
informations et les flux financiers pour soutenir la stratégie déployée par l’entreprise (Yurong
& Houcun, 2000). Un ERP est censé pouvoir améliorer l’avantage compétitif dans cette époque
caractérisée par la domination de la technologie (Shen, Chen, & Wang, 2016).
L’ERP est alors un outil permettant l’automatisation des processus et de la collecte des
données d’une manière intégrée dans l’entreprise et aussi avec ses partenaires ce qui fournit des
informations à temps avec une meilleure visibilité cela à travers la standardisation des processus
et l’usage d’une base de données commune.
L’ERP Open-source est un système ouvert à la personnalisation et à l'autonomisation.
Son code-source est accessible au public ce qui permet à l’entreprise de le personnaliser elle-
105
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
même selon ses besoins. Ces systèmes proposent généralement une solution initialement
gratuite et sont considérés plus rentables comme ils nécessitent moins de support technologique
et des activités de maintenance. L'ERP open source attire particulièrement les PME qui
souhaitent mettre à niveau leurs systèmes ERP sans payer de frais considérables de licence et
d'assistance (weDevs, [Link]
consulté le : 13/02/2022 à 09.00)
Ressources
humaines
Production Planification
Vente et
Modules Gestion des
marketing stocks
de l'ERP
Finance et
CRM
comptabilité
Rapports
107
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
108
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
III-1- Définition :
C’est un système qui utilise des algorithmes mathématiques afin de mettre en place un
plan optimal pour programmer les ressources de l’entreprise et pour trouver des solutions
stratégiques dans les contraintes de l’entreprise à travers l’automatisation et l’informatisation
des processus (Hvolby & Steger-Jensen, 2010). Ce système peut être un logiciel installé
indépendamment ou bien il ferait partie intégrée de l’ERP (Ivert & Jonsson, 2010). L’APS
comprend plusieurs modules, chacun s’occupe de la planification d’une activité spécifique.
(Meyr, Wagner, & Rohde, 2015).
Le système de planification avancée est un logiciel conçu pour soutenir les processus de
planification dans l’entreprise ou dans toute la SC comme la gestion de la demande et la
réalisation des prévisions et de la planification de la production. Vu son interconnexion avec
l’ERP, il peut y être intégré afin de faciliter le transfert et l’usage des données.
Les données utilisées par l’APS pour objectifs d’optimisation sont obtenues de l’ERP. Ce
système est mis en place principalement pour des tâches de planification déterministe (dans des
conditions et des circonstances connues). Mais parfois, il faut prendre en considération des
incertitudes qui reviennent aux fournisseurs par exemple ou qui sont dues aux pannes du cycle
de production causées par les machines ou d’autres facteurs. Une autre source de l’incertitude
est la demande inconnue du client. Des méthodes sont donc implémentées par l’entreprise afin
de faire face à l’incertitude, comme les stocks de sécurité, ou les délais de sécurité (Ivanov et
al., 2017).
109
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
110
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
La figure n° 16 nous montre les matrice des modules de l’APS et les modules du SCE qui
fonctionnent en parallèle mais en temps réel ; pour l’approvisionnement, le SCE assure la sortie
des commandes et transfère les données de cette taches pour la planification de l’achat et de
besoins des matériaux qui se fait sur un horizon court terme. Pareil pour le pilotage de l’atelier
dont les données sont utilisées plus tard pour l’ordonnancement et la planification de la
production. Quant à la distribution, le SCE exécute les expéditions des véhicules qui a une
relation étroite avec la planification du transport et de la distribution, assurées par les modules
de l’APS. Finalement, la gestion des commandes en temps réel par le SCE fournit les
informations nécessaires à l’APS pour planifier la demande et sa satisfaction.
111
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
En
temps Sortie des Pilotage de l’atelier Expédition des Gestion des
réel commandes (shop floor) véhicules commandes
Source: Meyr, H., Wagner, M., & Rohde, J. (2015). Structure of advanced planning systems
Supply chain management and advanced planning (pp. 99-106): Springer.
112
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
remplit les mêmes fonctions mais détient un caractère intégratif primordial qui commence à
réduire l’usage de l’EDI.
IV-1- Définition :
C’est une communication standardisée interorganisationnelle entre des systèmes
d’information indépendants. C’est un système qui permet le transfert des informations entre des
ordinateurs à travers un système informatisé standardisé. C’est un moyen pour intégrer des
systèmes internes qu’externes d’une organisation, ce qui lui permet d’établir e-commerce
surtout entre les partenaires de commerce. Le transfert des données peut se faire par des réseaux
internes ou externes comme l’internet. Donc l’EDI fournit des données en temps réel aux
moindres coûts (Lyytinen, 2001).
C’est une transmission d’un ordinateur à un autre des transactions commerciales
standardisées (Walton & Marucheck, 1997).
L’EDI est un transfert de données et des documents sans avoir recours au papier entre les
entreprises dont l’avantage principal par rapport à l’usage des emails est la structure organisée
de ce système et son statut juridique.
Comme l’EDI relie plusieurs entreprises entre elles, il n’est pas géré alors par aucune
autorité centrale.
Il réduit les barrières entre les entreprises et dans l’entreprise elle-même.
La disponibilité d’une infrastructure technologique adéquate est importante pour l’usage
de l’EDI pareille pour les installations de réseautage.
La nécessité d’utiliser l’EDI représente un facteur de croissance pour l’entreprise.
En considérant la nature inter-organisationnelle de ce type de communication, il est
impératif de standardiser les processus par les différentes entreprises qui l’utilisent.
L’usage de l’internet ou d’autres opérateurs tiers qui fournissent le réseau nécessaire
peut être une source de complexité.
113
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Ces avantages fournissent une base pour adopter une politique de production Just-in-time
et permettent également d’améliorer la compétitivité de l’entreprise et de créer des barrières
d’entrée devant des nouveaux concurrents possibles (Bhandari, 2014).
Etape 1 : Usage du Master Schedule pour trouver les besoins généraux des articles ;
2
Une association internationale formée en 1957 sous le nom « American Production and Inventory Control
Society ». L'APICS a fusionné avec le Supply-Chain Council en 2014, et l'American Society of Transportation
and Logistics en 2015 et est devenue « l'Association for Supply Chain Management ». La mission initiale était de
définir un langage commun pour décrire et modéliser les chaînes d'approvisionnement.
114
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Etape 2 : Soustraction du stock disponible et des commandes reçues pour indiquer les
besoins détaillés et planifier la production, avec des heures de début de production pour
répondre à ces besoins.
Etape 3 : Usage du Bill of Materials pour convertir les besoins détaillés en besoins
généraux.
Etape 4 : Traitement de chaque article à la fois et soustraire le stock disponible et les
livraisons programmées pour désigner les matériaux nécessaires. Cela est suivi par la
prise en considération du délai d’exécution (lead time) et de toute autre information
pertinente pour définir la taille et le calendrier de ces commandes. Ensuite, s’il y a plus
de niveaux de matériaux nécessaires à planifier, la troisième étape est à refaire.
Etape 5 : Finalisation du calendrier, en ajoutant des éventuels ajustements.
115
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
- La réduction des niveaux des stocks et la réalisation des économies dans les capitaux,
l’espace et les activités de l’entreposage.
- L’augmentation de la rotation des stocks.
- Offrir un meilleur service client avec le respect des délais et la réduction des pénuries
de matériaux.
- La réduction des délais de livraison et les délais nécessaires pour la réponse aux
commandes rapides et urgentes.
- La coordination avec d’autres systèmes logistiques dans des objectifs de planification
comme les alertes précoces des problèmes potentiels de pénuries qui peuvent affecter
les autres services comme le service client.
116
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Le WMS est alors un logiciel de la gestion de l’entreposage via le contrôle des inventaires,
des flux de matières et d’informations, des ressources humaines liées à cette activité et des
espaces de l’entreposage, qu’il soit intégré ou non à l’ERP. Il représente un soutien aux
différentes activités de l’entreposage : la réception, le contrôle, le rangement, la gestion de stock
et les divers transferts, la préparation multimode, la consolidation de préparations,
l’expédition,…
Source : [Link]
in-2018-to-usd-481-billion-by-2025-cagr-151-1657601518493942 consulté le: 17/08/2021 à 20 :00
VI-3-Les avantages de l’application du WMS :
La mise en œuvre du WMS offre à l’entreprise plusieurs avantages que nous résumons
dans les points suivants (Helo & Szekely, 2005; L. Li & Zhao, 2019; Ramaa et al., 2012) :
118
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
119
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
pourrait intervenir dans son activité d’une manière nuisible à sa performance et surtout dans
l’absence des ressources humaines qualifiées appartenant à l’entreprise.
120
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
121
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Source: Giaglis, G. M., Minis, I., Tatarakis, A., & Zeimpekis, V. (2004). Minimizing logistics risk
through real‐time vehicle routing and mobile technologies. International Journal of Physical
Distribution & Logistics Management.
122
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
La planification et la prise de décision : Le TMS définit les plans de transport les plus
efficients selon des paramètres donnés comme les coûts de transport, un lead time moins court,
moins d’arrêts possibles afin d’assurer la qualité, le regroupement des flux et l’efficacité des
schémas de transport. Grâce à cette fonction l’entreprise peut générer des économies des coûts
de transport par :
L’optimisation et la conception des schémas de transport.
Le choix et l’optimisation des fournisseurs en coûts et délais.
La planification inclut aussi la réalisation et le suivi des budgets de transports.
123
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
- Le manque d’adoption des TMS revient aux raisons économiques ou financières qui se
reflètent dans la difficulté apparue à prendre le risque d'investissement par les
124
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
125
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Source: Helo, P., & Szekely, B. (2005). Logistics information systems: an analysis of software
solutions for supply chain co-ordination. Industrial Management & Data Systems, 105(1), 5-18.
126
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
IX-1- Définition :
Le système de la gestion des relations des clients vise à améliorer la relation entre
l’entreprise et ses clients. Son objectif principal est l’établissement d’une relation avec des
clients, la développer et la maintenir (Alshawi, Missi, & Irani, 2011; King & Burgess, 2008).
Il consiste à établir une relation de proximité avec les clients afin de satisfaire leurs
besoins et d’obtenir les informations nécessaires pour innover, adapter leurs préférences et
atteindre des degrés d’efficacité plus élevés (Payne & Frow, 2005).
Le CRM est apparu dans les années 90 pour répondre au besoin d’alignement de la gestion
et de la technologie pour simplifier les processus métiers et en consolidant le modèle
économique centré sur les clients. Les systèmes de planification des ressources d’entreprise
(ERP) sont les ancêtres du CRM, mais ce dernier crée une relation directe avec les
consommateurs (Heredero & Gómez, 2014), est considéré plus facile à implémenter et à
utiliser, et il permet d’intégrer les informations collectées par l’ERP tout au long de la SC (Iriana
& Buttle, 2007; Payne & Frow, 2006).
La valeur créée par un CRM revient à l’entreprise ainsi que pour ses clients à travers
l’usage correct des moyens technologiques, des données et de la connaissance des clients
(Alshawi et al., 2011; Payne & Frow, 2006).
127
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
exigences du client. Dans ce cas, le délai de la livraison est plus compliqué et des discussions
plus profondes sont réalisées entre le client et son fournisseur afin de bien négocier la
production et les délais de la livraison ainsi que les prix dans chaque cas.
Le système calcule constamment le taux des produits disponibles à délivrer aux clients,
ce qui s’appelle « Available to Promise » ATP et la commande du client peut etre délivrée
directement des produits disponibles. Dans l’autre cas, elle sera transférée aux unités de
l’assemblage et de la fabrication. Par la suite, le processus passe à l’emballage du produit et
son expédition. Un avis de livraison est envoyé au client afin de lui notifier que sa commande
est en route. Le processus se termine par la facturation du produit et son paiement par le client.
Figure 20 : Processus du traitement des commandes des clients
Fournisseur Client
La demande du client
La commande du client
L’assemblage Préparation de
La fabrication la commande
L’emballage
L’avis de
L’expédition livraison
La livraison
La facture
Source : Chalmers University, o. T. (Producer). (2018). Master Control in Supply Chain Management
and Logistics.
128
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
L’établissement d’une stratégie commerciale rentable à long terme par l’entreprise qui
l’utilise afin de développer des liens avec ses clients (Nguyen & Mutum, 2012).
Le rendement principal est la satisfaction de la clientèle et sa fidélisation. Il permet de
détecter et d’être centré sur des utilisateurs rentables, la mise en place de stratégies de
fidélisation pour améliorer encore cette rentabilté et la fidélisation de nouveaux clients suivant
les informations disponibles sur eux, les produits qu’ils achètent, de quels endoits et quels
horaires à titre d’exemple (Heredero & Gómez, 2014).
Il aide l’entreprise à générer plus de revenus grace aux nouveaux produits conçus selon
les besoins des clients, la réduction des coûts de transaction et d’acquisition des clients et le
taux des affaires répétées avec des clients importants (Dong & Zhu, 2008).
129
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Plus les exigences du CRM ne se retrouvent pas dans l’entreprise, plus le coût de sa mise
en œuvre est élevé. La complexité de ces exigences est d’ordre technologique comme les
composants logiciels ou matériels nécessaires pour son fonctionnement, l’instauration de bases
de données et l’installation d’une infrastructure technologique adéquate comme le réseautage.
Les obstacles devant son usage touchent aussi aux coûts de l’embauche de professionnels
de l’informatique, la formation des employés et les coûts de la liaison avec la base de données
des clients. Les clients disposent souvent de plusieurs façons de communiquer avec l’entreprise
et ses différents départements. La multitude de ces canaux de communication est également
source de complexité.
Dans l’objectif d’assurer l’efficacité de l’usage du CRM, une expertise dans l'analyse des
différentes données sur les clients est obligatoire comme la segmentation des clients ou
l’analyse du taux de leur désabonnement. Cette expertise provient du secteur de marketing
direct, mais d’autres domaines peuvent également être nécessaires (Kumar & Reinartz, 2018)
X- Le code barre :
X-1- Définition :
Le code-barres est une série de barres et des espaces dont le caractère peut être reconnu à
l’œil nu. Il indique certaines informations sur le produit sur lequel il est attaché selon la
combinaison des chiffres, la largeur de la barre et de l’espace. Le code-barres est utilisé dans
différentes industries, notamment la fabrication, l’entreposage, l’éducation, la santé et enfin les
services sur le terrain. La grande utilité et la popularité des scanners ont conduit à l’introduction
de nombreuses variétés (Hong-Ying, 2009).
Le code-barres a été utilisé pour la première fois dans un supermarché aux États-Unis en
1952. Les informations imprimées dans le code à barres comprennent comme le montre la
figure 21 : le code du pays, le nom du fabricant, les détails du produit, la date de fabrication, le
contenu du matériau, etc. qui sont nécessaires à l’utilisateur pour la gestion des stocks. Chaque
code à barres est lié avec une sorte de marchandises, de sorte que nous pouvons obtenir des
informations sur les marchandises grâce à une lecture rapide du code à barres, ainsi l’efficacité
de la gestion des marchandises peut être améliorée.
130
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Figure 21 : Le code-barres
132
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Les informations collectées sont transmises au middleware RFID pour traitement afin de
les utiliser dans diverses applications. Chaque étiquette comprend une identification unique de
l’objet auquel elle est attachée (Makhija, 2020).
133
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
produits. Grâce aux informations enregistrées sur chaque étiquette, nous obtenons un historique
des mouvements de l’article avec des informations à temps (Makhija, 2020). Elle représente un
élément essentiel pour l’amélioration de l’efficacité et de l’efficience des processus (D. Q.
Chen, Preston, & Xia, 2013) et elles permettent aussi de réduire largement les coûts de la main-
d’œuvre et de bien controler les ressources de l’entreprise (Bradley et al., 2018).
Exprimant ces impacts d’une manière quantitative, l’application du RFID mène à (Lim et
al., 2013) :
Des réductions de l’ordre de :
50% aux coûts de la main d’œuvre ;
58% des coûts globaux de la SC ;
17% des coûts de la manutention ;
Et une amélioration de :
50% de la précision des données ;
50% de la gestion des actifs ;
52% de la traçabilité des articles ;
40% de la gestion des ressources.
Les avantages de cette technologie sont pérçus notamment dans le secteur du commerce
de gros, la logistique, les industries, le secteur militaire, la santé, le secteur pharmaceutique et
les services (Makhija, 2020), elle est alors utilisée dans maintes tâches et activités telles que :
- La gestion des stocks (Cachon & Fisher, 2000; Mills-Harris, Soylemezoglu, & Saygin,
2005).
- Le suivie et la maintenance des actifs de fabrication (Lampe, Strassner, & Fleisch, 2006;
Strassner & Chang, 2003).
- Le suivie des processus de la SC (G. Q. Huang, Zhang, & Jiang, 2008).
- La planification de la production (Brewer, Sloan, & Landers, 1999; D. Li, Kehoe, &
Drake, 2006).
- L’usage des informations à temps fournies par l’RFID permet la reprogrammation
parfaite des taux de production (Hozak & Hill, 2009).
- L’amélioration de l’efficacité et de la flexibilité des flux des informations dans la
gestion des matériaux (Wang, 2008).
134
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Même si l’entreprise peut supporter les coûts d’un système RFID, il existe toutefois
plusieurs facteurs qui ont un impact sur cette technologie. L’étude de faisabilité dépasse le côté
financier et doit encore toucher à certains aspects fonctionnels dans le but d’assurer l’efficacité
de cette procédure. Ces aspects peuvent être :
- La nature de la zone de capture et sa superficie, les besoins d’orientation du matériel de
manutention, la performance des puces collées au matériel de manutention, la
performance de la puce quand elle est attachée aux différents conteneurs et les articles
dedans (J. D. Porter, Billo, & Mickle, 2004).
- Cela dépend aussi de la vitesse des convoyeurs et le type des produits (Kabadurmus,
Kilinc, Behret, & Uygun, 2007).
- Le type du matériel de manutention et la manière suivie afin de gerber les palettes ainsi
que la vitesse des chariots (Singh, Olsen, Vorst, & Tripp, 2009).
- La possibilité d’intégrer le système RFID directement dans le système de gestion de
l’entrepôt WMS (Lim et al., 2013).
135
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des systèmes d’information
logistiques
Le troisième chapitre de notre étude a été consacré aux SIL. L'utilisation de ces systèmes
est considérée comme un outil efficace qui aide les managers à atteindre leurs objectifs
stratégiques en menant une analyse approfondie et en prenant des décisions stratégiques.
Malgré les exigences des systèmes d’informations logistiques, que ce soit les coûts, les
ressources humaines spécialisées, la durée de la mise en œuvre ou les infrastructures nécessaires
pour accueillir et faciliter leur fonctionnement, mais les entreprises ayant conscience de
l’importance des SIL et de l’obligation de les utiliser pour garantir le niveau requis de
compétitivité, n’hésitent pas à aller vers la mise en oeuvre de ces technologies.
Nous avons donc présenté les SIL les plus utilisés et les plus pertinents, tout en abordant
le rôle et les avantages de chaque systèmes et les besoins de leur implémentation. La multitude
de ces technologies pose donc le problème de leur intégration afin d’éviter la redondance de
l’information et des efforts de traitement des opérations. L’évaluation de leur rôle est
primordiale afin de garantir leur bon fonctionnement et leur impact positif sur la performance
de la SC. Dans le chapitre suivant nous allons aborder la mesure de cette performance, son
importance et les différents outils utilisés à cette fin.
136
Chapitre IV : La mesure de la performance
de la supply chain
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
En vue de bien gérer la SC, il faut déterminer les lacunes de sa performance. Or, ces
lacunes ne peuvent être identifiées et corrigées sans la mesure de la performance. Cette dernière
signifie le niveau qui reflète comment les SC rivalisent au plus haut niveau avec leurs
concurrents dans leurs processus d'affaires et comment elles atteignent leurs objectifs à chaque
stade à la suite de ces opérations.
Les entreprises peuvent alors s’étalonner par rapport aux résultats d’un groupe
d’entreprises suivant un référentiel bien déterminé de mesures de performance, ce qui leur
permet de lier les différents niveaux de décisions. Le problème de la limitation de l'analyse
revient au fait que certaines mesures financières telles que le retour sur investissement (ROI)
ne peuvent interpréter tous les aspects de la performance, et des avantages de l'utilisation de ces
systèmes sont parfois difficiles à quantifier en raison de leur intangibilité (Shang & Seddon,
2002).
Dans le présent chapitre, nous allons d’abord examiner la notion de la performance dans
la première section, la mesure de la performance, son importance et la définition d’un indicateur
de performance. La deuxième section est consacrée à la typologie des différents indicateurs de
performance mis en place afin de mesurer la performance de la SC. Finalement, la troisième
138
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
section est dédiée à la mesure de la performance des SIL en abordant les modèles les plus
pertinents dans la littérature.
I- La Notion de la performance :
Beaucoup de recherches s’intéressaient à étudier non seulement la performance de
l’entreprise, mais l’impact des différents paramètres constituant l’environnement de l’entreprise
sur la performance. Plusieurs études ont essayé de mettre en place une définition de la
performance, nous illustrons quelques-unes dans le tableau suivant :
Tableau 7 : Définitions de la performance
139
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
On peut définir donc la performance de l’entreprise par sa capacité de réaliser les objectifs
vis-à-vis de son marché et ses objectifs sur le plan financier.
Quant à la performance logistique, l’AFNOR (Association française de Normalisation,
2015) la définit par la mesure du rapport entre la valeur obtenue par le client et les ressources
utilisées afin de la fournir. La satisfaction du client est donc un indicateur d’une logistique
performante mais à condition d’assurer la minimisation des moyens déployés.
De son côté, la mesure de la performance d’un seul partenaire de la SC revient à
l’accomplissement de certains objectifs soulignés selon la stratégie de la SC. Ces objectifs sont
reliés aux niveaux de décisions déjà abordés : stratégiques, tactiques et opérationnels.
140
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
141
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
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145
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
146
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
A travers cet indicateur, l’entreprise peut se comparer aux autres entreprises dans son
secteur d’activité et même à ses partenaires. Elle soulignera plus tard ses propres objectifs selon
les données recueillies.
147
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
5- Le service de l’entreprise est mesuré par la disponibilité des produits ou par l’indicateur
suivant :
% de commandes ponctuelles et completes
« OTIF »: On Time in Full = / × 100.
N° de livraisons demandées
1- Evolution des coûts d’achat des matières premières ou de production des produits finis
vendus est mesurée par rapport au budget total de l’entrepôt :
2- La saisonnalité des activités est prise en compte. Sa tendance peut être mensuelle,
hebdomadaire ou quotidienne.
3- La qualité du service de l’entrepôt peut être mesurée selon le taux des articles mal
adressés :
4- La productivité des ressources humaines qui travaillent dans l’entrepôt est mesurée par
le nombre de palettes ou de commandes reçues, rangées, préparées ou expédiées par
heure pour chaque agent.
148
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
N° de km à vide
Taux de transport à vide =
N° total de km réalisés durant la même période
3- La qualité de transport tient en compte les écarts de livraison, le nombre des commandes
en litige et leur montant.
V-1-5- Les indicateurs des retours :
Nous citons le coût de la logistique inverse et le rapport entre les flux de la logistique
inverse par rapport au flux total au coût des ventes comme exemples des indicateurs des flux
des retours.
V-2- Les Indicateurs des Achats / Approvisionnements :
Les indicateurs des approvisionnements sont à l’ordre de deux catégories :
l’approvisionnement et les fournisseurs.
149
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
Le deuxième type des mesures concerne les activités de maintenance et inclut le coût de
maintenance, le taux des maintenances planifiées ou non planifiées par rapport au nombre total
des activités de maintenance et le temps d’arrêt.
V-4- Indicateurs Système d’Information
Les systèmes d’information peuvent être évalués en considérant leurs coûts d’exploitation
qui sont comparés au chiffre d’affaires ou au nombre des employés. L’entreprise suit également
les coûts et le temps de leur développement, le délai moyen de remplacement des équipements,
le temps consacré par l’effectif informatique à la formation des employés et la fiabilité du
budget mis en place, en comparant le cout réel au budget initial.
Les pannes de ces systèmes influencent l’activité de l’entreprise qui doit calculer le temps
des arrêts comme suit :
150
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
que la culture de travail dans le but d’obtenir des sources de productivité et un avantage
compétitif. Ce modèle met en place les étapes à suivre pour analyser la qualité et qui sont dans
l’ordre de trois étapes (Villarreal, González, Madero, & Prieto, 2004):
151
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
152
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
À ces quatre processus s’ajoute un autre aussi important qui est la gestion des retours pour
des besoins de e-commerce. D’après le modèle SCOR, les indicateurs se répartissent selon trois
niveaux :
Le niveau des processus ;
Le niveau des tâches ;
Le niveau des activités.
Les critères selon lesquels ce modèle analyse la performance sont de l’ordre de cinq :
La fiabilité ;
La réactivité ;
La flexibilité ;
Les coûts ;
Les actifs.
153
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
154
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
7. Le coût de la supply chain management : Une gestion efficace doit produire plus de
revenus pour le moindre des coûts. Il se calcule en pourcentage mesurant le rapport entre
les coûts et le revenu du SCM.
8. Le coût de la garantie : La garantie offerte au client des produits qu’ils ont achetés à
un coût calculé sous forme de pourcentage par rapport aux revenus de l’entreprise. Ces
coûts influencent directement le résultat de deux manières : par les frais de la garantie
eux-mêmes et la perte de la bienveillance du client et de sa satisfaction dans l’absence
de la garantie ou dans le cas où elle ne remplit pas ses besoins.
9. La valeur ajoutée par employé : Améliorer la performance financière globale de
l’entreprise dépend de l’amélioration de la valeur ajoutée par employé.
10. La période couverte par le stock en jours : Cet indicateur mesure la période que le
stock de l’entreprise pourrait couvrir dans le cas où toutes les sources
d’approvisionnement sont coupées. Néanmoins, une SC agile doit avoir un chiffre très
réduit pour cet indicateur comme elle minimise le taux des stocks afin de réagir
rapidement aux changements du marché.
11. La durée du cycle de transformation du cash-en-cash : C’est le temps nécessaire
pour que l’entreprise transforme sa liquidité en stock et par la suite en liquidité en
prenant en considération les comptes débiteurs et créditeurs.
12. La rotation des actifs : Ce taux calcule combien de fois les actifs peuvent être utilisés
pour produire des revenus et des profits.
155
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
Les avantages du modèle SCOR résident dans leur format standard qui facilite la
communication et permet de réaliser des opérations de benchmarking dans les entreprises qui
adoptent le modèle SCOR. Des gains financiers significatifs et également des gains au niveau
opérationnel ont été obtenus par les SC qui ont eu recours au modèle SCOR par rapport aux
autres chaînes (Geary & Zonnenberg, 2000).
Le modèle SCOR est l’un des référentiels les plus utilisés afin d’évaluer la performance
logistique. Il combine divers critères de mesures au niveau interne, à savoir les couts et les
actifs, qu’au niveau externe vis-à-vis des clients de la SC. Tous ces critères sont quantifiés ce
qui facilite son application et par la suite, de faire le benchmarking. Cependant, pour garantir
la pertinence de certains critères, le benchmarking avec d’autres SC est le seul facteur qui
pourrait vraiment indiquer l’évolution de la performance logistique de la SC. À titre d’exemple,
la réduction du temps de la réactivité aux changements du marché par rapport aux cycles
financiers précédents ne signifie pas nécessairement que la SC est la plus compétitive, ses
concurrents peuvent toujours être plus réactifs. Une cellule de veille stratégique, par la collecte
des données fiables et exactes, permettra aux gestionnaires de la SC de se situer par rapport aux
concurrents et à mieux identifier leurs objectifs.
VI-4- L’approche de tableau de bord équilibré :
L’approche par tableau de bord équilibré a été proposée afin d’intégrer des mesures
stratégiques, opérationnelles et financières. Les objectifs ont quatre axes : le client, les
processus internes, l’innovation ou l’apprentissage et l’axe financier. Pour chaque axe, les
gestionnaires mettent en place des mesures spécifiques (Kaplan & Norton, 1996). Le modèle
se base sur l’interaction des objectifs stratégiques et de la performance opérationnelle de
l’entreprise. Sachant qu’un seul axe ou qu’une seule mesure n’est capable de garantir le niveau
de performance désiré ; l’appellation de ce modèle indique que chaque mesure contribue dans
la performance globale. Sans elle, le modèle ne soit pas équilibré.
Les indicateurs de performance sont classés selon quatre axes comme le montre la figure
N° 24 :
VI-4-1- L’axe « performance financière» :
Il comprend des indicateurs quantitatifs tels que les prix des produits ou les coûts des
matériaux, les salaires, les coûts de transports, la valeur ajoutée de la production, le taux de
rotation de capitaux. Les indicateurs financiers sont relativement faciles à mesurer mais ne
fournissent pas une image assez complète du bon déroulement des activités de la SC.
156
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
157
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
La mise en œuvre du modèle tient compte de l’image de la SC aux yeux de ses clients et
ses actionnaires. Des critères quantitatifs et qualitatifs évaluent la performance logistique ce qui
permet au modèle d’être plus pertinent, notamment vu qu’il inclut des indicateurs qui ne
figurent pas dans les autres référentiels, comme l’évaluation de la capacité de l’entreprise à se
développer et à accepter les nouveautés. Néanmoins, garantir un équilibre total entre les axes
du modèle n’est pas toujours évident. Les conditions où la SC exerce son activité pourraient
empêcher de satisfaire tous les axes ce qui doit être considéré lors de l’élaboration de la stratégie
du SCM.
VI-5- Le benchmarking :
La performance est aussi mesurée par le Benchmarking dont l’objectif est de définir les
meilleures pratiques dans un domaine précis. C’est un outil puissant qui contribue à
l’amélioration de la performance en identifiant les entreprises qui ont les meilleurs pratiques et
en se comparant avec elles pour s’adapter par la suite aux pratiques les plus performantes.
Le Benchmarking aussi bien interne (entre les différentes sections de l’entreprise ou entre
les performances actuelles et passées) qu’externe. Il peut fournir des données précieuses qui
contribuent largement dans l’amélioration de la performance et l’identification de l’unité de
l’entreprise la plus exemplaire.
Le benchmarking représente la succession des étapes suivantes (Waters, 2003) :
1. La mesure de la performance de l’entreprise et celle des entreprises de référence ou des
concurrents, dans l’intention d’accomplir des comparaisons et des améliorations ;
2. La comparaison des niveaux de performance obtenus ;
3. L’identification des bonnes pratiques au niveau des entreprises concurrentes afin
d’introduire des améliorations au sein de sa propre entreprise ;
4. L’adaptation de l’entreprise aux pratiques performantes et l’introduction des
améliorations dans les processus.
158
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
Bien que les coûts soient difficiles à quantifier après la mise en œuvre d’un ERP, les
avantages sont plus faciles à identifier et à quantifier (Shang & Seddon, 2002). D’autres études
confirment la difficulté de mesurer le ROI de l’installation d’un ERP et de sa mise à jour
(Wenrich & Ahmad, 2009).
159
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
Les avantages de l’ERP peuvent être atteints lorsque l’utilisateur est satisfait envers
l’usage de cette technologie suivant ses expériences favorables en travaillant avec l’ERP (Urus
et al., 2019). La performance du système peut être aussi mesurée selon le point de vue de
l’utilisateur. L'anxiété envers l’usage du système a un effet significatif et négatif sur
l'apprentissage des processus et des compétences pour utiliser l’ERP. L'amélioration de
l’interface du système ERP peut aider à améliorer l'apprentissage par l'utilisateur des processus
et des compétences (Shim & Shim, 2019).
Cependant, le problème avec l'évaluation d'un système d’information est que de telles
perceptions du succès sont basées sur les besoins et les intérêts de personnes effectuant la
mesure de performance. Leurs perceptions se basent peut-être sur le taux de réalisation des
objectifs organisationnels tels que les économies de coûts, l'amélioration de la productivité et
l'amélioration du service client (Shang & Seddon, 2002).
160
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
161
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
voit dans l’automatisation des processus répétitifs, réduire par conséquent les coûts et
augmenter le taux de la production. Les changements de processus offrent des avantages en
termes de réduction des coûts, de réduction du temps de cycle, d’amélioration de la productivité,
d’amélioration de la qualité et d’un service client amélioré.
162
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
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Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
164
Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
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Chapitre IV : La mesure de la performance de la chaîne logistique
166
Chapitre V : État des lieux de la logistique
et des SIL : Etude d'un échantillon
d'entreprises
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Dans l’objectif d’assurer la pertinence de notre recherche et de mieux canaliser nos efforts
vers le vif du sujet, l’échantillon final doit être conforme à notre problématique, c’est-à-dire,
qu’ils en existent des pratiques logistiques et du supply chain management, ainsi que l’usage
des systèmes d’information logistiques.
Le présent chapitre sera donc consacré à la présentation de l’étude diagnostic du terrain
qui visait de mettre sous la lumière l’état de l’art de la logistique et des systèmes d’information
logistiques dans un échantillon des entreprises algériennes. Pour ce faire, nous avons répartis
ce chapitre en deux sections, nous présenterons dans la première, l’étude menée auprès de ces
entreprises et dans la deuxième, nous aborderons les résultats de l’analyse approfondie des
facteurs ayant un impact sur a mise en œuvre de l’ERP, étant donné qu’il est le plus utilisé et le
plus valorisé au sein de ces entreprises, tout en mettant la liaison entre l’usage de ce système
avec d’autres systèmes d’information logistiques et d’autres technologies.
168
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
169
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
22
Blida
9
Bejaia Batna
3
Private Public Mixed
501-1000 employees 2
251-500 employees 4
51-250 employees 7
< 50 employees 13
0 2 4 6 8 10 12 14
170
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
171
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
La coordination des processus par les TIC est confirmée par les réponses au questionnaire
tandis que d’autres critères, même qu’ils aient des bonnes moyennes, mais on constate que les
réponses par « «Neutre » sont élevées comme la formalisation des processus par les TIC et le
partage des travaux des groupes par les TIC. Cela revient à la difficulté d’estimer l’impact des
TIC par les employés, surtout par ceux qui ne faisaient pas partie de l’entreprise avant la mise
en place de ces technologies. Dans certains cas, les employés craignent de se prononcer contre
l’entreprise et préfèrent de répondre par « «Neutre ». Pareil pour le cas où ils estiment qu’ils
peuvent divulguer des informations sensibles.
V-2- L’influence des SIL sur les stratégies opérationnelles :
L’usage des SIL est considéré comme un facteur permettant la réduction des coûts de
production avec une moyenne de 3,59, et qui améliore la flexibilité de fabrication et des
opérations : 3,50. Les SIL peuvent également renforcer la relation avec les clients : 3,68,
contribuent à offrir des services à valeur ajoutée : 3,68, et améliorent aussi les produits ou les
services existants : 3,62. Ces systèmes permettent la création de nouveaux produits ou de
nouveaux services : 3,35, et enfin, ils offrent l’opportunité de pénétrer de nouveaux marchés :
172
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
3,53. Toutes les moyennes sont proches en valeur et sont légèrement au-dessus de la moyenne;
le mode est toujours 3 "Neutre" mais l'écart type est inférieur à 1 pour les éléments N°1, 2, 5 et
6 indiquant moins de dispersion de données.
173
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Cette analyse nous permet de souligner que les SIL sont plus utilisés dans la performance
logistique par les entreprises de notre échantillon, ce qui tombe dans la logique que ces systèmes
sont créés en premier lieu afin de servir les activités logistiques.
V-4- Corrélations :
Les corrélations ont été mesurées par le coefficient de Spearman après avoir vérifié si la
distribution des données était normale. Les résultats pour chaque section sont présentés ci-
dessous.
Nous avons constaté qu'il existe une corrélation entre l’usage de l'ERP et tous les éléments
de la coordination des activités sauf la formalisation des processus. Quant à la Gestion de la
Relation Client, elle est en corrélation avec une meilleure coordination entre les différents
services, une formalisation des processus par la mise en place de l'informatique, et la facilitation
de la communication avec les partenaires externes de l'entreprise. Les systèmes de planification
avancée et le système informatisé de l'échange de données n'ont pas de corrélations
significatives. Enfin, le code-barres a des corrélations avec la consultation des salariés sur leurs
besoins en informatique, l'accès direct aux travaux du groupe dans le système d'information et
la facilitation de la communication avec les partenaires externes de l'entreprise.
174
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Tous les coefficients indiquent une relation faible à moyenne ; le plus qu’ils s’approchent
de 1 ils représentent une relation forte et vice-versa. Néanmoins, si on élimine de notre analyse
les entreprises qui n’utilisent pas les SIL, les coefficients de corrélations seront plus forts, c’est-
à-dire ils vont dépasser 0.5. D’une lecture globale, on constate que l’ERP est le système le plus
important pour la coordination des activités. L’usage du code-barres y joue également un rôle
important, ses coefficients de corrélation sont plus élevés, donc il remplit sa fonction de
traçabilité des matériaux, de standardisation et le partage efficace des données.
L'utilisation de l'ERP est également cruciale pour cette section, car elle a des corrélations
avec tous ses éléments, à l'exception de l'amélioration de la relation client. De nombreuses
entreprises qui utilisent l'ERP n’accordent pas l’accès à ce système à leurs clients pour des
mesures de discrétion. Par contre, le CRM est corrélé à la réduction des coûts de production, à
l'amélioration de la relation client, à l'offre de services à valeur ajoutée et à la pénétration de
nouveaux marchés. Quant à l’APS, il est lié à l'amélioration de l'offre actuelle, à la création de
nouveaux produits ou services et à la pénétration de nouveaux marchés. Cela s'explique
logiquement par le fait que ces activités nécessitent une planification stratégique, qui est la
fonction principale de l'APS. L’EDI et le code-barres n'ont pas de corrélations significatives
avec les stratégies opérationnelles des entreprises.
175
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Code à
ERP CRM APS EDI
barres
Corr. Sig. Corr. Sig. Corr. Sig. Corr. Sig. Corr. Sig.
Réduire les coûts de production -,504** 0,002 -,363* 0,035 -0,282 0,106 -0,127 0,475 -0,049 0,782
Avoir la flexibilité de fabrication /
-,382* 0,026 -0,142 0,424 -0,183 0,301 -0,127 0,473 0,015 0,934
opérations
Renforcement des liens avec la clientèle -0,293 0,093 -,419* 0,014 -0,327 0,059 -0,231 0,189 -0,217 0,217
Fournir des services à valeur ajoutée -,471** 0,005 -,463** 0,006 -0,318 0,067 -0,141 0,426 -0,159 0,369
Améliorer les produits / services
-,441** 0,009 -0,339 0,05 -,372* 0,031 -0,194 0,272 -0,112 0,528
existants
Création de nouveaux produits / services -,340* 0,049 -0,334 0,053 -,465** 0,006 0,149 0,4 0,083 0,64
Pénétrer de nouveaux marchés -,410* 0,016 -,535** 0,001 -,345* 0,046 -0,249 0,155 -0,007 0,969
Source : Elaboré par nos soins en se basant sur l’analyse de SPSS
Les corrélations entre les SIL et les stratégies opérationnelles sont plus élevées par rapport
à la section précédente ce qui nous permet de conclure qu’ils sont mieux valorisés et utilisés
par la suite dans les activités d’exploitation des entreprises qu’à la coordination des processus.
Même si la corrélation ne nous permet pas de déterminer quelle est la variable dépendante ou
indépendante, mais nous pouvons conclure que l’ERP est le plus important pour les stratégies
opérationnelles.
Contrairement à la coordination des processus, le CRM et l’APS sont corrélés aux
stratégies opérationnelles ce qui indique la prise de conscience des gestionnaires qui les utilisent
afin d’améliorer l’offre, réduire les coûts et de mieux satisfaire les besoins des clients.
En ce qui concerne les corrélations entre les SIL, le tableau N°14 nous indique
l’importance de l'utilisation de l'ERP ; il est positivement corrélé à tous les éléments des
activités logistiques, à savoir la logistique sortante, à la production et à la fabrication, à la
distribution, aux ventes et aux services à la clientèle, à l'exception de la logistique entrante. Le
CRM est corrélé au service client, mais les autres logiciels n'ont été trouvés en corrélation avec
aucune des activités logistiques.
176
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Code à
ERP CRM APS EDI
barres
Corr. Sig. Corr. Sig. Corr. Sig. Corr. Sig. Corr. Sig.
Logistique interne (achat) -0,281 0,107 -0,234 0,183 -0,161 0,363 -0,156 0,379 -0,304 0,08
Logistique externe
-,402* 0,018 -0,237 0,178 -0,225 0,201 -0,329 0,058 0,199 0,258
(entreposage et stockage)
Fabrication / opérations -,431* 0,011 -0,279 0,11 -0,231 0,189 -0,172 0,332 0,133 0,452
Commercialisation -,542 ** 0,001 -0,2 0,256 -0,261 0,136 -0,169 0,34 -0,003 0,985
Ventes -,575** 0 -0,338 0,05 -0,286 0,101 -0,203 0,25 -0,158 0,374
Service client -,355 * 0,039 -,374 * 0,03 -0,26 0,138 -0,089 0,618 -0,124 0,485
Source : Elaboré par nos soins en se basant sur l’analyse de SPSS
VI- Conclusions :
Cette étude nous a permis d’étudier le terrain et de connaître l’état de l’art de la logistique
et des SIL pour les entreprises de notre échantillon. Nous avons conclu qu’il existe une prise de
conscience au niveau des entreprises algériennes de l’importance de la logistique et du supply
chain management, ainsi que la nécessité de soutenir ces pratiques par des SIL.
Les entreprises de notre échantillon ont intégré différents SIL, tel que l’ERP, le
CRM, le SCM et l’APS.
Les codes-barres sont plus utilisés que la RFID, ce qui revient à plusieurs facteurs
comme mentionnés par les répondants au questionnaire : leurs coûts, leur
disponibilité, la méconnaissance de cette technologie ou l’idée qu’elle ne
représente aucune valeur ajoutée pour l’entreprise.
La corrélation entre l’ERP et les installations de stockage et les réseaux de partage
d'informations nous indique l’importance de ces infrastructures technologiques
afin de mettre en œuvre l’ERP et l'utiliser correctement.
L’ERP semble être le système le plus important par rapport aux autres SIL vu son
impact sur la coordination, les stratégies opérationnelles et les activités
logistiques.
L'utilisation des SIL est corrélée avec la coordination interne et externe, les
stratégies opérationnelles des entreprises ainsi que les activités logistiques ; cela
revient notamment à l'utilisation de l'ERP.
Le CRM ne contribue qu'aux activités liées au service client qui est sa fonction
principale.
177
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Idem pour l'APS qui est relié positivement avec les activités de planification
stratégique telles que la planification de la création de nouveaux produits ou de
la pénétration de nouveaux marchés.
Toutes les hypothèses de cette étude ont été donc confirmées. De cela, nous pouvons
affirmer que les SIL ont un impact sur la coordination interne et externe, ils contribuent aux
différentes activités opérationnelles et stratégies logistiques de l’entreprise. Par conséquent, ils
influencent directement et positivement la performance logistique globale de l'entreprise.
L’entrée en contact avec les employés et avec quelques chefs des entreprises nous aidera
à choisir l’outil de notre étude en considérant le possible niveau de collaboration de la part de
ces entreprises et les limites du partage de l’information. Néanmoins, afin de désigner notre
échantillon d’étude pour répondre à la question principale de notre thèse, nous allons tout
d’abord passer par une analyse plus profonde de cet échantillon sur les facteurs qui ont un
impact sur la mise en œuvre de l’ERP vu son importance par rapport aux autres SIL.
178
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
d’un ERP, étant donné qu’il soit le SIL le plus important. Les résultats de cette analyse ont été
publiés dans un second article intitulé : « Implementation of Enterprise Resources Planning by
Algerian Companies : Case Study » (Ismahane Belkacem Bouzida & Slimane Merzoug, 2021b).
L’objectif de cette étude est d’estimer l’importance de l’ERP pour les entreprises en
Algérie. Cette importance ne touchera pas seulement aux entreprises qui procèdent à la mise en
œuvre de l’ERP, leurs fournisseurs, leurs clients et leurs concurrents, mais elle aura des
répercussions sur le marché du travail, qui doit être capable de fournir l'expertise nécessaire
afin de maîtriser ce type de technologie et les technologies pareilles. Cela touchera également
aux entreprises qui peuvent en bénéficier de sa large mise en œuvre et utilisation en devenant
fournisseur de ce système ou de ses services associés comme sa maintenance ou la formation
du personnel qui l’utilise.
Par conséquent, nous avons essayé de préciser dans quelle mesure les entreprises
algériennes mettent-elles en œuvre le système ERP et les divers facteurs qui ont un impact sur
cette décision, à savoir les facteurs technologiques et les caractéristiques des entreprises. Nous
allons également déterminer si l'utilisation de l’ERP par les entreprises de notre échantillon
d’étude leur a permis d'abandonner d'autres logiciels obsolètes.
179
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Lors de la présentation du cadre théorique, nous avons constaté que les facteurs pouvant
influencer l'utilisation de l'ERP sont de trois types : des facteurs liés au système lui-même,
d’autres liés à l'entreprise et des facteurs liés à l’utilisateur. En raison de problèmes de
confidentialité rencontrés sur le terrain, nous n'avons pas inclus ces derniers dans notre étude.
180
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Nous avons également constaté que l'utilisation de l'ERP est positivement corrélée à
l'existence d’un service informatique dans les entreprises, à la formation offerte aux employés
pour l'utilisation de l'infrastructure technologique, et à l'utilisation des techniciens
informatiques des entreprises pour former les employés. La mise en œuvre de l'ERP est aussi
corrélée au type de formation, que les employés la reçoivent lors de leur embauche ou qu'elle
soit régulièrement programmée.
181
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Nous commençons notre analyse par les facteurs institutionnels, à savoir les
caractéristiques des entreprises en tant que variables indépendantes, qui sont la wilaya où elles
exercent leurs activités, la taille de l'entreprise, le secteur d'activité, et la nature de sa propriété,
qu'il soit privé, public ou mixte comme évoqué précédemment. Le tableau N° 17 indique la
correspondance du modèle aux données de notre échantillon. Nous constatons que la valeur du
coefficient de corrélation est moyenne, R=0.492.
R-deux est une mesure de l’ajustement du modèle qui explique le taux de la variance de
la variable dépendante à cause de la variable indépendante. Il peut prendre une valeur de 0 à 1
qui s’accroit avec la croissance de la variance produite par la variable indépendante sur la
variable dépendante. Pour notre modèle, la valeur est de 0.243 ce qui indique que les variables
indépendantes à savoir les facteurs institutionnels (la taille de l’entreprise, le secteur, la wilaya
et la nature de propriété) expliquent 24.3% de la variance dans la variable dépendante, qui est
la mise en œuvre de l’ERP.
L'analyse de variance indique une valeur acceptable du test F, mais la valeur de p dépasse
le seuil de significativité (0,072>0,05). Néanmoins, nous évaluons les coefficients du tableau
N°19 pour vérifier si tous les éléments du modèle sont insignifiants.
182
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Les éléments du modèle de régression dans leur ensemble sont significatifs avec une
valeur t supérieure à 2 (t=6.623, Sig.= 0.000). Le seul élément ayant une valeur significative
pour le test t va au secteur de l'entreprise où nous avons trouvé t=2.009>2 avec le seuil de
significativité =0.054. Quant aux autres caractéristiques, elles n'étaient pas significatives pour
la mise en œuvre l'ERP. Par conséquent, nous pouvons exprimer la relation entre le secteur de
l’entreprise et la mise en œuvre de l’ERP par la fonction suivante : y=1.573+0.028x
En ce qui concerne le test de colinéarité, nous avons trouvé les valeurs largement dans les
limités recommandées : la tolérance est toujours supérieure à 0,3 et les facteurs d'inflation de la
variance sont tous inférieurs à 3,3. Cela veut dire que les variables sont peu corrélées indiquant
la bonne qualité du modèle.
183
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
Le tableau N°21 ci-dessous indique que la valeur du test F est élevée (F=7.196) et
significative à 0,000. Le modèle des facteurs technologiques a un bon pouvoir prédictif de la
mise en œuvre de l’ERP aux niveaux des entreprises de notre échantillon ce qui nous permet de
conclure déjà de l’impact de ces facteurs sur l’ERP. On peut alors lire le tableau des coefficients
pour identifier la nature de la relation.
Tableau 21 : Analyse de la variance entre l’ERP et les facteurs technologiques
Les coefficients sont significatifs pour l'utilisation d'applications mobiles et sans fil
(t=2,883>2, Sig.=0,007) et des entrepôts de données centralisés (t=4,727, Sig.=0,000). La
valeur du B la plus élevée a été trouvée pour l'impact de l'entrepôt de données centralisé
indiquant que cet élément a le plus fort impact sur l'ERP. Les niveaux de tolérance sont tous
acceptables (> 0,3) ainsi que les facteurs d'inflation de la variance (< 3,3), ce qui signifie
l’absence des problèmes de colinéarité entre les variables.
184
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
La fonction qui exprime la relation entre l’ERP et ces deux facteurs technologiques, à
savoir, les applications mobiles et sans fil (x1) et les entrepôts de données centralisés (x2) est la
suivante : Y=0.852+0.382x1+0.706x2
Les capacités intégratives de l’ERP qui permettent de grouper toutes les fonctions de
l’entreprise sur une seule base de données ont un impact sur d'autres logiciels, ce qui est le cas
des logiciels indépendants de comptabilité, de facturation, de gestion des stocks et des
ressources humaines. Pour évaluer cet impact, nous avons réalisé une analyse de régression
multiple où nous avons mis l'ERP dans la variable indépendante. La valeur du test F est élevée
(F= 8,976) et elle est significative à 0,000. Le modèle s’ajuste aux données de notre étude et
permettent de poursuivre l’analyse.
D'après le tableau 23 ci-dessous, le test t était significatif pour tous les éléments, sa valeur
a été trouvée toujours supérieure à 2 et significative (Sig. > 0,05). En analysant les valeurs de
Beta, nous observons que sa valeur est négative ce qui nous permet de conclure que les
entreprises de notre échantillon qui ont mis en œuvre l'ERP l'utilisent de manière intégrative.
En d'autres termes, l'ERP remplace les logiciels indépendants et intègre les fonctions de
l'entreprise dans un seul et même système.
185
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
3
SAP ERP est un progiciel de planification des ressources de l’entreprise crée par l’entreprise allemande SAP SE.
Il est parmi les ERP les plus utilisé au niveau mondial. [Link]
vendors-and-market-forecast/ Consulté le 14/02/2022 à 10.00.
186
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
187
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises
secteur privé et par les grandes entreprises. L’usage du système par des entreprises qui ne
tombent pas dans cette catégorie peut indiquer une prise de conscience de la part des chefs des
entreprises de l’importance des SIL et les horizons qu’ils offrent malgré leurs coûts élevés et
l’absence du soutien technique nécessaire.
Compte tenu des résultats de ces études, l’échantillon cible doit donc être de préférence
du secteur privé et d’un caractère homogène afin de s’assurer de la significativité des données.
Par conséquent, nous avons désigné le Groupe Bachir Rashid des industries sidérurgiques
comme notre échantillon final afin d’analyser l’impact des SIL sur l’optimisation de la SC.
188
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe
Bachir Rashid: Présentation du groupe et
des outils de recherche
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Mais, comme tout projet dont le but est d’améliorer la performance jusqu’à en arriver à
l’optimalité, il faut d’abord commencer par la mesure et la caractérisation de ses différentes
variables. Donc, afin d’assurer l’optimisation de l’efficacité des processus nous devrons
connaitre avant tout les axes et les pistes d’actions. Les outils de mesures de performance nous
permettent de déterminer si la mise en œuvre des systèmes d’information logistiques, qui traduit
d’habitude une volonté de contrôle et d’amélioration de la performance de la part des
gestionnaires, a vraiment réussi d’être intégrée dans une démarche structurante qui permet de
réaliser les buts soulignés.
Pour ce faire, nous avons réparti le présent chapitre en deux sections, la première est
consacrée à la présentation du Groupe Bachir Rashid, les différentes entreprises qui le
composent et leurs différentes activités. Dans la deuxième section, et afin d’analyser le cadre
de l’étude, nous commençons par la présentation de la méthodologie du travail, les outils de
l’analyse et de la collecte des informations et les obstacles rencontrés sur le terrain.
190
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
of Logistics Information Systems on Supply Chain optimization : Case Study of Group Bachir
Rashid » (Ismahane Belkacem Bouzida & Slimane Merzoug, 2021)
191
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
II- Les entreprises de production :
Le Groupe Bachir Rashid a commencé son activité par SARL SPL Métal, établie à Ain
Yagout- Batna. La production sidérurgique se fait dans trois entreprises : SARL SPL Métal-
Batna, SPA Protuil- Annaba, et SARL Steelor- Oran.
Ces entreprises suivent un rythme de travail d’une rotation de 8 heures (1x8) ou de deux
rotations de 8 heures (2x8) selon l’état du marché sidérurgique et du taux de sa demande. Les
matières premières sont des bobines d'acier noir et galvanisé ainsi que du fil-machine qui sont
achetés sur le marché local ou importés sur la base des prix les plus bas sur les marchés
internationaux.
II.1. SARL SPL Métal :
Siège social : Zone industrielle Ain Yagout, Batna
Capital social : 622.298.000 ,00 DA
« Société de profilage et laminage » SARL SPL Métal fut la première entreprise créée par
Bachir Rashid. Elle détient des lots éparpillés à travers la zone industrielle de Ain Yagout d’une
superficie totale de 25.000m², dont 14.000m² de cette surface sont bâtis. Son activité
principale est la production des tubes électro-soudés et des treillis soudés, tandis que son activité
secondaire est la production du métal déployé et le cisaillage des tôles.
Le tableau suivant indique des chiffres de son activité des années 2015, 2016 et 2017 tel
que la quantité produite annuellement et sa valeur ainsi que le chiffre d’affaires réalisé.
Production
2015 2016 2017
Quantité Valeur Quantité Valeur Quantité Valeur
10.048 T 548.843 KDA 9383T 512.519 KDA 12209T 589.478 KDA
Chiffre d’affaires
2015 2016 2017
/ 2.230.000.000DA 1.681.000.000DA
Source : Document interne du Groupe Bachir Rashid
192
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
SPA Protuil a été créée après la dissolution de la société-mère Prosider « Entreprise
Nationale de Promotion de Produits Sidérurgiques » au mois de mars 1998. Elle fut bâtie par le
groupe Batimetal et acquise en 2008 par le Groupe Bachir Rashid. L’entreprise occupe une
superficie totale de 69.990 m2, dont 75% est non bâtie. L’entreprise se spécialisait dans la
fabrication de tuiles métalliques, d’où l’origine de son appellation (Voir annexe 03) et la
galvanisation à chaud jusqu'en 2008 où elle se limite à la production et la vente des produits
métalliques d’une capacité de 600.000 unités/an ainsi que la galvanisation (Voir annexe 04).
La galvanisation représente d’ailleurs un souci environnemental pour cette entreprise à
cause du déversement des eaux usées de cette usine dans le lac Fetzara par un canal en béton à
ciel ouvert (Sayada, Djabrib, Drouichec, Chaffaib, & Hanib, 2017). Malgré cela SPA Protuil
est la seule entreprise du groupe qui est certifiée ISO 9001 et c’est la seule qui possède une
section de galvanisation.
193
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Eléments de structure en métal pour la construction comme les poutres et les poutrelles
métalliques soudées.
Tubes, tuyaux, gaines et canalisations en métaux ferreux galvanisé, en tôle ou en acier.
Tubes et tuyaux en métaux non-ferreux soudés et en aluminium.
Collecte et recyclage des métaux ferreux.
Importation et exportation Importateurs et exportateurs de ferrailles, déchets,
marchandises de rebuts.
II.4. Les activités de production :
Les entreprises de production disposent des départements suivants : département de
production et de maintenance qui utilise diverses machines pour le profilage, le refendage, le
cisaillage et une machine à tréfiler. Les autres départements sont le département des ventes, de
l'approvisionnement et de la logistique, l'administration et la comptabilité, et le département de
l'hygiène et de la sécurité comme présenté sur l’annexe N°02. Ce dernier représente
l’organigramme de SARL SPL Métal dont la structure est similaire aux autres entreprises avec
quelques exceptions.
[Link] fabrication des treillis soudés par tréfilage :
a- Le Tréfilage :
Le tréfilage consiste à fabriquer des fils métalliques appelés fils-machine afin de les
utiliser plus tard dans les treillis, en commençant par l’étirement du fil et en réduisant son
diamètre progressivement. Ce processus permet d'obtenir des fils de diamètres inférieurs à
5mm. Le matériel utilisé dans cette activité est l’acier (Voir annexe 05).
b- La Soudure :
À la fin de l’opération du tréfilage, les fils sont alignés par rangée et sont ensuite soudés
par la machine Schlatter (Voir annexe 06).
c- Découpage et Stockage :
Une fois que les treillis sont soudés, ils seront roulés et découpés par une machine
programmée de découpage. Les treillis seront arrangés et stockés (Voir annexe 07).
Les bobines d’acier noir représentent la matière première pour la fabrication des tubes
(Voir annexe 08). Ces bobines qui seront tout d’abord transformées en feuilles ou feuillards que
l’entreprise utilise dans les processus de production ou elle les vend aux clients dans cette forme
(Voir annexe 09).
194
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Le processus de la fabrication des tubes commence par le laminage de ces bobines. Cette
opération permet d’obtenir des bobines de tôle dont l’épaisseur varie entre 0.1 à 3mm ; ils seront
découpés sous forme de feuilles ou de feuillards (Voir annexe 10).
La production des feuillards est obtenue par le refendage de la bobine. Ce dernier consiste
à découper la tôle selon les dimensions désirées ; il passe par les étapes suivantes :
Le déroulement de la bobine à refendre par la refendeuse.
Le refendage de la bobine par coupe dans le sens de la largeur.
L’enroulement de feuilles produites.
Les bobines des feuillards obtenues du processus du refendage sont montées sur le
dérouleur des bobines de la profileuse afin de commencer le profilage de l’acier et la production
des tubes.
La profileuse est une machine industrielle munie d’un dérouleur de bobines (Voir annexe
11), d’un support d’entrée pour le feuillard, des outils de coupe et de poinçonnage et enfin, d’un
appareil de commande numérique (Voir annexe 12).
En passant par les galets (Voir annexe 13), les feuilles ou les feuillards sont transformés
en profilés, principalement de trois types :
Les profilés larges
Les profilés tubes
Les profilés étroits
Les tubes en acier sont fabriqués sur des lignes automatiques à partir de produits laminés
à froid.
[Link] fabrication d’un tube d’acier :
Les étapes de la fabrication d’un tube d’acier avec soudure commencent par le
déroulement à froid d’une bobine d’acier, puis son passage à travers les galets de la machine
dans la deuxième étape, qui lui donne la forme cylindrique au diamètre désiré. Enfin, les deux
rives de la bande métallique sont rapprochées et soudées (Voir annexe 14).
Vu que la production des tubes est automatique et continue, le découpage est également
réglé par l’appareil de commande qui désigne à la tronçonneuse programmée par ordinateur la
longueur des tubes (Voir annexe 15). Les tubes et les barres sont finalement stockés dans les
zones de stockage. A noter que la production des barres ou des cornières suit le même processus
(Voir annexe 16).
195
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
III- Les entreprises commerciales :
Afin d’assurer un stock suffisant pour répondre aux commandes des clients du Groupe,
les rotations de stock sont calculées à la fin de chaque mois. L’importation des matières
premières prend en considération le taux annuel des ventes et le lead time de la procédure
d’importation, qui touche généralement à six mois. Les sources des produits ou des matières
premières importées sont : le Moyen Orient, l’Europe Centrale / Europe de l'Est, l’Europe
Occidentale, la région de l’Asie-Pacifique, la Turquie, l’Ukraine, l’Italie, la Chine, l’Allemagne
et la France.
Activité :
C’est une entreprise de « Fabrication, commercialisation des produits sidérurgiques et
transformés ». Son activité consiste à :
a- Importation des équipements liés à :
La construction immobilières et aux travaux publics,
La fabrication des matériaux de construction (ciment, plâtre, mortier réfractaire, …),
Importation des portes et fenêtres en toutes matières,
Importation d’ouvrages en toutes matières (escaliers, rampes d’escalier, …),
Importation des produits sidérurgiques (Cornière, fer rond, articles en fil métallique,
grillages métalliques…).
b- Importation de métaux et des produits métalliques et sidérurgiques :
Import de produits de base présentés sous forme de grenailles ou en poudre,
Import de métaux non ferreux (aluminium et ouvrages en aluminium, cuivre).
c- Importation d’articles en caoutchouc et en plastique destinés à tout usage :
Import d’articles et demi produits en caoutchouc destinés à tous usages (plaques,
feuilles, bandes, tissus caoutchoutés, articles d’hygiène et de pharmacie en caoutchouc),
Import d’ouvrages en caoutchouc à usage industriel (fils, courroies, tubes).
d- Importation de tôles galvanisés ou inoxydables.
III.2. SARL Comprosid :
Siège social : Zone de dépôt Hamrouche Hamoudi, Hamadi Krouma, 21000 Skikda.
Capital social : 50.000.000DA
196
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
C’est une entreprise d’importation et de commercialisation des équipements, matériels et
produits liés au domaine du bâtiment et des travaux publics.
Activité :
SARL Comprosid assure l’importation des équipements liés à :
La construction immobilières et aux travaux publics,
La fabrication des matériaux de construction (ciment, plâtre, mortier réfractaire, …),
Importation des portes et fenêtres en toutes matières,
Importation d’ouvrages en toutes matières (escaliers rampes d’escalier, …)
Importation des produits sidérurgique (Cornière, fer rond, articles en fil métallique,
grillages métalliques…)
Activité :
a- Récupération des matières métalliques recyclables :
Récupération des métaux ferreux et non ferreux,
Découpage et compactage de ferrailles et des vieux véhicules usagés.
b- Commerce de gros des métaux :
Commerce de gros de tous métaux (acier, fer, aluminium, cuivre,…) conditionnés
en plaques, barres et profilés et destinés à tout usage,
Commerce de gros de brocanterie.
c- Commerce de gros des déchets industriels divers et autres produits recyclables en toutes
matières.
Aciers inoxydables fins, spéciaux et à outils,
Importation et exportation de métaux et de produits métalliques.
d- Importation et distribution des métaux en tous genres :
Poutrelles,
Tôle, tôle galvanisée et tôle forte,
Cornière,
Fer carré, plat et rond,
Tube carré, rond et rectangle,
Commercialisation en gros des métaux.
197
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
III.4. SARL Seel Metal:
Capital social: 1.000.000DA
Siège social : Zone industrielle Kechida, Batna
Activité :
La vente des tubes d’acier soudés ou sans soudures et les récipients en acier pour gaz
comprimé ou liquéfié,
Le laminage et le profilage à froid de l’acier courant,
Le tréfilage et l’étirage de l’acier courant,
Ferraillage industriel,
Entreposage non-frigorifique,
Exploitation de lieux de stockage (entrepôts, silos, hangars, …),
Autres transformation de l’acier courant (étamage, galvanisation).
Le module du TMS sur Oodoo permet d’avoir les détails suivants de chaque cargaison :
Le type de l’article
Les détails techniques
La source et la destination
L’heure de départ et l’heure probable de l’arrivée
Une image de la marchandise peut même être intégrée au système
Le type de transfert : transfert interne ou facturable à un client externe
198
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Le suivi par le TMS indique aussi le nombre des véhicules en cours de chargement et en
route ainsi que le pourcentage de l’accomplissement de la tâche de transport. À la fin de
l’opération, la facture est réalisée automatiquement pour le client et également pour le chauffeur
qui bénéficie des primes selon la nature du produit et le kilométrage parcouru.
Comme les véhicules sont toujours pesés à l’arrivée et au départ aux entreprises de
production, le Groupe compte relier les ponts-bascules à l’ERP afin de réduire les saisies à
réaliser par ses agents et éviter par conséquent les erreurs. Le tableau N°26 présente les engins
de manutention et les véhicules de transport qui appartiennent au Groupe. Nous constatons que
les ponts-bascules et les grappins sont utilisés par les entreprises de production tandis que toutes
les entreprises, à part SARL Nouveau Pole ont besoin des chariots élévateurs afin de gerber les
produits et les marchandises. En ce qui concerne les camions, toute la flotte du Groupe est
utilisée dans les transferts internes et externes des marchandises.
4
Dispositif de pesage, du type bascule, servant à peser de lourdes charges (camions, wagons, etc.).
5
Accessoire d'appareils de levage (grue, pont roulant, etc.) permettant de saisir des objets ou des matériaux.
[Link]
199
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
nombre des dépôts et des points de vente établis par le Groupe afin d’être le plus près de ses
clients.
SARL Nouveau Pole assure donc le transfert des marchandises et des matières premières
ou même des déchets de production en guise de recyclage, entre les entreprises du Groupe
Bachir Rashid, les dépôts de stockage, les points de vente et les clients. Ces transferts sont donc
d’ordre externe : achat des marchandises et des matières premières, ou interne : transfert des
matières premières vers les entreprises en besoin ou à partir des dépôts de stockage vers les
ateliers de production. Les transferts internes peuvent aussi inclure des marchandises
transférées afin d’être vendue à une marge plus élevée par une autre entreprise ou afin de couvrir
la demande des clients. À titre d’exemple, certains produits sont plus demandés à l’ouest du
pays vu la tendance de suivre la construction par charpente métallique.
Par contre, les matières ou les biens importés sont transportés par un prestataire de
services externe comme le parc roulant du Groupe suffit uniquement pour assurer les activités
de transport régulier et que les importations sont d’ordre exceptionnel. La figure suivante nous
permet de constater l’étendue géographique du réseau logistique et des opérations de transport
qui pourraient survenir entre les différentes filiales.
200
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Figure 28 : L’étendu du réseau du Groupe Bachir Rashid
Les flux qui forment la SC commencent par les fournisseurs du Groupe qui se situe au
niveau national ou international et peuvent prendre trois directions par la suite : ils seront
transférés vers les entreprises, les points de vente ou les dépôts de stockage. Ces trois maillons
fournissent directement des matières premières, des marchandises achetées ou des produits finis
pour remplir la demande des clients. Les matières premières seront également transférées vers
les sites de production selon le besoin afin de les transformer en produits finis ou semi-finis.
Ces flux physiques sont accompagnés par des flux d’informations omnidirectionnels gérés par
l’ERP du Groupe. La figure N°41 démontre les différents flux physiques qui se produisent au
niveau du réseau logistique du Groupe Bachir Rashid.
201
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Figure 28 : Flux physiques du réseau du Groupe Bachir Rashid
Client
202
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
N°29 : il est facile à utiliser par rapport à plusieurs ERP open-source et il offre un champ
d’activité très large avec divers modules et applications.6
6
Site officiel de l’entreprise « Odoo », consulté le 08/01/2022 à 17.00.
[Link]
203
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Figure 30 : Modules de l’ERP du Groupe Bachir Rashid
Gestion de
projets
Planificateur
budgétaires
de RH Importation
Archivage
Pointage Ressources Vente
humaines
Gestion de
Paie
ERP l’entrepôt
« Oodoo »
Trésorerie Achats
Comptabilité
Relations
Production clients
Finance
HSE
Prestations
Transport de services
204
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
La formation offerte aux employés pendant et après la mise en œuvre de l’ERP n’est pas
jugée tellement efficace en raison de son attachement aux aspects techniques du système et de
leur utilisation pratique ; elle n'a pas impliqué les modalités permettant de faciliter l'intégration
des salariés et leur adaptation au système. Le coaching fourni était insuffisant pour éviter la
résistance au changement organisationnel et aucun plan de motivation n'a été mis en place pour
encourager les employés concernés par l'utilisation de l’ERP à participer positivement au projet
de mise en œuvre ou à l'utilisation efficace du système.
La formation offerte aux employés pendant et après la mise en œuvre de l’ERP n’est pas
jugée tellement efficace en raison de son attachement aux aspects techniques du système et de
leur utilisation pratique ; elle n'a pas impliqué les modalités permettant de faciliter l'intégration
des salariés et leur adaptation au système. Le coaching fourni était insuffisant pour éviter la
résistance au changement organisationnel et aucun plan de motivation n'a été mis en place pour
encourager les employés concernés par l'utilisation de l’ERP à participer positivement au projet
de mise en œuvre ou à l'utilisation efficace du système.
Toute résistance au changement empêche d’optimiser l’efficacité des processus et le
Groupe doit prendre en considération les sources de la résistance au changement après la mise
en œuvre de l’ERP et comprendre les facteurs qui conditionnent cette résistance afin de les
éliminer ou de savoir les manipuler au profit du Groupe.
I- Objectifs de l’étude :
Bien que les avantages tangibles et intangibles des SIL soient reconnus, leur adoption en
Algérie est lente ; elle est principalement poussée par les collaborations avec des partenaires
étrangers puisque les entreprises craignent la perte d'éventuels partenariats en raison de la non-
utilisation de ces technologies.
Avec la complexité plus élevée des activités qui caractérise principalement le secteur
manufacturier, la nécessité d'utiliser le SIL pour faire face à cette complexité est assez
importante. Pour affiner notre recherche, nous étudions l'utilisation des SIL dans un groupe
205
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
d'industries sidérurgiques en Algérie. À partir de ce qui précède, nous formulons le problème
de notre thèse comme suit :
L'utilisation des Systèmes d'Information Logistique contribue-t-elle à l'optimisation de
la supply chain ?
À travers cette question principale, nous formulerons quelques hypothèses qui nous
permettront de diriger notre travail de recherche, en commençant par l’évaluation de la
contribution des SIL aux activités logistiques et passer au niveau plus élevé de ces pratiques
qui est le supply chain management. Ce dernier implique la gestion de la logistique d’une
manière intégrale à travers toute la chaîne, ce qui est facilité par les SIL. L’enchaînement
logique de ces pratiques conduit les entreprises à intégrer leurs SC aux niveaux interne et
externe, donc nous allons évaluer la contribution des SIL à l’intégration de la SC. Suite à cette
intégration, l’entreprise peut optimiser sa SC en agissant sur deux facteurs : la réduction des
couts de la SC et l’amélioration de l’efficacité. Les hypothèses formulées sont les suivantes :
H1 : Les SIL contribuent à l’amélioration de la performance des activités logistiques
1. Le climat politico-économique :
Le premier échantillon choisi pour répondre à nos hypothèses était Global Group. Deux
des entreprises qui appartiennent à ce groupe étaient parmi les répondants au questionnaire de
notre première étude. Ce contact nous a permis de constater le poids stratégique de ce groupe
dans l’industrie automobile et le progrès de son organisation.
Nous avons commencé notre étude de Global Group au mois de septembre 2019 dans
l’objectif d’analyser l’impact des systèmes d’information logistiques sur l’optimisation de leur
206
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
réseau logistique. Nous avons réalisé plusieurs entretiens avec des employés de différents
services et de différentes entreprises appartenant au Groupe. Cependant, l’instabilité qu’a
connue l’Algérie à partir de l’année 2019 et le changement dans les autorités publiques ont eu
comme résultat l’arrêt de l’activité de Global Group et par la suite, l’impossibilité d’avoir accès
aux données et de réaliser une étude de terrain.
2. La crise Covid-19 :
Depuis le début de la crise et surtout l’entrée dans la phase du confinement imposé par
l’État, l’accès aux entreprises était quasi impossible. Les entreprises étaient dans l’obligation
de prendre des mesures de prévention très strictes dans l’objectif de garantir la non-propagation
du virus au milieu ouvrier et d’arrêter par la suite leurs activités. Certaines entreprises ont arrêté
totalement la réception de toute personne qui ne figurent pas sur la liste de leurs employés et
d’autres ont même empêché leurs personnels de se déplacer entre les différents services ou entre
les ateliers et les bureaux de l’administration.
Par conséquent, nous n’étions pas dans la mesure de réaliser une étude de cas dans ces
circonstances et la susceptible propagation du virus par l’intermédiaire des mains nous a
empêchés également de distribuer des questionnaires. Ce n’est qu’après l’allègement des
procédures du confinement que nous avons pu reprendre notre recherche.
207
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
référentiels tel le modèle SCOR, peuvent identiquement dépendre de données quantitatives
comme le nombre des commandes. Pour les entreprises que nous avons abordées dans le cadre
du diagnostic du terrain ou pour le Groupe Bachir Rashid, de telles informations ont un
caractère très confidentiel. Par conséquent, nous n’avons pas pu accéder à ces données, soit les
données du moment présent (lors de la réalisation de notre étude du terrain) ni celles des cycles
comptables précédents.
4- Le benchmarking :
Pour établir un benchmarking, maintes informations sont obligatoires afin de comparer la
performance du groupe avec ses concurrents, telles les ventes annuelles du marché algérien, la
part du marché de chaque entreprise ou les prix des produits. À travers notre étude, nous avons
trouvé peu d’informations sur la position concurrentielle du Groupe Bachir Rashid et de ses
concurrents.
208
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Les facteurs susmentionnés nous ont conduits à choisir le questionnaire comme outil de
collecte de données, accompagné par des entretiens structurés et non-structurés afin de garantir
une information complète.
III-1- Le questionnaire :
Nous avons préparé un questionnaire dans l’objectif d’évaluer la performance des
systèmes d’informations logistiques et leur contribution à l’optimisation de la SC. Un
questionnaire préliminaire a été préparé en adaptant les éléments d’évaluation du CRM, le
système de la gestion des relations clients de (Garrido-Moreno et al., 2014; Heredero & Gómez,
2014), l’intégration de la SC de (Prajogo & Olhager, 2012) l’évaluation du supply chain
management du (Simon et al., 2015).
209
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Cependant, après avoir pris contact avec le responsable de la section logistique du Groupe
Bachir Rashid qui nous a expliqué que le groupe n’utilise que l'ERP, le TMS, le WMS et le
CRM ; nous avons exclu les autres systèmes de l'étude.
Comme nous l'avons vu précédemment, le TMS, le WMS et le CRM peuvent être utilisés
indépendamment ou comme partie intégrante du progiciel ERP, ce qui est le cas du groupe.
III.1.2. La population et l’échantillon :
La population représente le groupe de sujets sur lesquels le chercheur souhaite obtenir
des informations et à partir duquel il sélectionne un échantillon en raison de la difficulté ou de
l’impossibilité d’étudier toute la population à cause des contraintes de temps, des coûts ou des
contraintes bureaucratiques. La population représente donc les employés du Groupe Bachir
Rashid qui ont des clés d’accès au SIL et qui sont à l’ordre de 150 employés. Nous n’avons pas
pris en considération les directeurs et les actionnaires dans cette population à cause de la nature
de leur contact vis-à-vis des SIL. Les employés sont en contact quotidien avec ces systèmes ;
leur expérience peut engendrer des résultats plus fiables.
Un échantillon est alors un sous-ensemble de la population qui est effectivement examiné
pour recueillir les données nécessaires. Il nous aide à tirer des conclusions au sujet de la
population. Par conséquent, nous avons besoin d’une taille d’échantillon appropriée pour
pouvoir faire des inférences sur la population en fonction de cet échantillon (Stockemer,
Stockemer, & Glaeser, 2019).
L’échantillon sélectionné a été calculé par la formule suivante :
𝒛²×𝒑(𝟏−𝒑)
𝒆²
𝒛𝟐 ×𝒑(𝟏−𝒑)
𝟏+( )
𝒆𝟐 𝑵
e : La marge d’erreur acceptée = 10 %
z : Le degré de confiance = 80 %
N : La taille de la population =150
P : La répartition des réponses = 50 %
La taille de l’échantillon = 33
La marge d’erreur acceptée généralement est 5%, tandis que le degré de confiance
souvent appliqué est de 90 à 95%. Mais tenant compte de la taille probable que nous pourrions
étudier et de la rotation des employés durant la période de notre recherche à cause de la crise
Covid-19, nous avons réduit le degré de confiance et augmenté la marge d’erreur. Trente-cinq
210
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
questionnaires ont été distribués et trente ont été récupérés par la suite, ce qui indique un taux
de réponse de 85.71%.
Les salariés sont issus de l'ensemble du groupe et représentent les différents niveaux
hiérarchiques des entreprises et différents services, à savoir : la logistique, le service
commercial, le service approvisionnement, la gestion du stock et même du service finance et
comptabilité. Ils ont été choisis par le responsable de la section logistique.
L’évaluation des pratiques logistiques et de l’usage des systèmes d’information
logistiques par les répondants a été mesurée par l’échelle de Likert. Cette échelle est souvent
utilisée à des réponses de cinq à sept dont le milieu est un point neutre (Stockemer et al., 2019).
Nous avons opté pour une échelle de cinq réponses allant de « Fortement en désaccord » jusqu’à
« Fortement d’accord ». La moyenne calculée a été interprétée selon le tableau ci-dessous.
1 2.5 3.5 5
Evaluation Faible Moyenne Forte
Source : Carricano, M., & Poujol, F. (2008). Analyse des données avec SPSS : Collection
Synthex.
211
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
Nous pouvons constater des résultats obtenus de l’analyse du coefficient d’Alpha
Cronbach présenté dans le tableau N°29, que la fiabilité totale est assurée en ayant un coefficient
supérieur à 0.6. Cependant, les détails des résultats de chaque section nous montrent qu’ils
existent deux sections dont le coefficient est au-dessous du seuil requis, à savoir, l’intégration
de la SC et l’usage des réseaux dont le test d’Alpha Cronbach est 0.679 et 0.620 successivement.
Nous devrons donc prendre les résultats et les analyses de ces sections avec discrétion.
Nous avons également obtenu de l’analyse SPSS les valeurs d’Alpha Cronbach en cas de
suppression de chaque élément. Ces valeurs sont toutes inférieures au coefficient général obtenu
ce qui indique que tous les éléments contribuent à la fiabilité de notre outil de mesure.
212
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils
de recherche
3- La moyenne qui est la mesure de la tendance centrale la plus utilisée, afin d’évaluer les
réponses des répondants envers les variables de l’étude.
4- L’écart type qui mesure la dispersion autour de la moyenne, vu que cette dernière est
sensible aux valeurs extrêmes.
5- Les coefficients de corrélation dont les résultats sont résumés dans les annexes.
6- Test des hypothèses par le test de Kruskal-Wallis H, un test non-paramétrique choisis
à cause de la non-normalité de la distribution.
L’étude diagnostique du Groupe Bachir Rashid ainsi que les résultats tirés des chapitres
théoriques et de l’étude du terrain nous ont permis de bien discerner les objectifs de notre étude
et la manière d’aborder notre échantillon final. En dépit des obstacles de divers types que nous
avons rencontrés sur le terrain, nous avons déterminé les outils de la collecte de l’information
et la méthodologie de l’analyse de ces données et nous avons également justifiés nos choix. Ces
derniers ont été avant tout, le résultat des obstacles du terrain. Le chapitre suivant s’occupera
de l’application des méthodes choisies et de l’évaluation de la performance logistique et des
SIL du Groupe Bachir Rashid.
213
Chapitre VII : Evaluation de la supply
chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
214
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
215
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
quantité importante de matières premières dans ses entrepôts du fait que ce stock ne risque pas
de devenir obsolète ou de périr. La rotation des stocks est constamment mesurée pour assurer
l'approvisionnement en matières premières à temps, notamment lorsqu'elles doivent être
importées de l'étranger, ce qui prend en général six mois. Le lead time prend en considération
la durée nécessaire pour l'importation et la durée de production.
Quant au réseau du groupe, les entreprises produisent à peu près les mêmes produits
sidérurgiques et utilisent conjointement leurs entrepôts ; la demande des clients peut être
satisfaite depuis n'importe quel entrepôt, point de vente ou hangars de stockage des entreprises
avec une flotte totale de 64 camions. Ainsi, même les entrepôts d'une certaine entreprise sont
pleins, des produits ou des matières premières supplémentaires peuvent être délocalisées dans
un autre entrepôt en raison de leur grande capacité de stockage, ce qui permet au groupe de
répondre en permanence à la demande.
Concernant la manutention, l'emballage et la disposition des produits et des matières
premières sont considérés comme adéquats, mais le type d'équipement de manutention a la
moyenne la plus faible parmi les activités logistiques (3.43) en ce qui concerne sa capacité à
réduire les coûts. Pareil pour la minimisation des coûts de transport (3,63). L'évaluation
générale des activités logistiques est de 3,76, considérée comme élevée avec un écart type de
0,930.
Tableau 30 : Evaluation des activités logistiques
Moyenne Ecart
Type
1. L’entreprise utilise des techniques de prévision de la demande afin de 3.57 1.104
planifier la production et l’approvisionnement.
2. L’entreprise planifie précédemment l’achat pour réponde à la demande. 4.03 0.809
3. L’entreprise fait des études de marchés pour identifier les besoins des 3.83 1.020
clients.
4. L’entreprise assure les commandes clients à temps. 4.07 0.868
5. L’entreprise peut fournir la quantité demandée par ses clients. 3.80 0.887
6. Le réseau de l’entreprise lui permet de livrer ses produits au moment et à 3.67 0.884
l’endroit demandés.
7. L’entreprise prend en considération la minimisation des coûts de 3.63 1.189
transports.
8. L’entreprise possède des entrepôts convenables pour le stockage et le 4.03 0.850
transfert des produits et des matières premières.
9. L’entreprise assure un stock des produits et des matières premières 3.60 1.037
suffisant pour réponde à la demande.
10. L’entreprise choisit le matériel de manutention qui minimise les coûts. 3.43 0.971
11. L’entreprise utilise un emballage convenable pour la qualité des produits.3.60 0.855
12. L’emballage accélère la manutention et le rangement des produits. 3.87 0.681
3.76 0.930
Source : Elaboré par nos soins en se basant sur l’analyse de SPSS
216
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
217
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
(4,00) et procède au partage d'informations sur l'état du marché (3,20), recueille périodiquement
les changements de demande des clients (3,90) et essaie de minimiser la durée de réponse aux
réclamations des clients (3.30). Même si la moyenne des partenariats en chaîne bâtis sur la
confiance mutuelle est de 3,50, mais son écart type est supérieur à un, ce qui indique que les
relations ne sont pas toutes fondées sur une base de confiance. Enfin, les moyennes des activités
d’intégration logistique et de distribution sont au-dessus de la moyenne, mais la réduction des
coûts de la SC n’est que de 3,07, ce qui nous permet de conclure qu’il existe des domaines à
améliorer afin d’accroitre le niveau de compétitivité du Groupe, notamment vis-à-vis des coûts.
218
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
I-1- ERP :
Toutes les moyennes sont supérieures à 3,50 indiquant le bon impact de l'ERP dans
l'intégration des activités logistiques, la standardisation des flux d'informations, la réduction du
temps, des efforts et de la redondance des informations. Il améliore la simultanéité des activités,
le contrôle de la saisie des données, l'accès et la gestion des informations. Le système est facile
à manipuler grâce à une interface similaire aux réseaux internet (L’interface de l’ERP Odoo est
rédigée en langage HTML), et qui est également accessible à leurs clients ; cependant, cet accès
est limité et ne permet au client que de passer des commandes et de les suivre (3.33).
219
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
D'autres corrélations positives existent entre le contrôle de l'ERP de la saisie des données
(.562), la gestion des informations (.562) et l'élimination de la redondance (.394) avec
l'utilisation du réseau du groupe pour fournir ses produits à temps.
La détermination des niveaux de stocks de produits et des matières premières pour
répondre en permanence à la demande est liée à la maîtrise de l'ERP de la saisie des données
(.455) et de l'accès aux informations (.455). Enfin, les aspects mentionnés de l'ERP dans le
tableau N°33 sont tous corrélés au choix adéquat des équipements de manutention qui
minimisent les coûts. Pour mettre en évidence cette idée, nous pouvons donner un exemple
d'utilisation de deux chariots élévateurs, l'un pouvant soulever jusqu'à cinq tonnes et l'autre trois
tonnes, plus la capacité est grande plus la consommation d'énergie est élevée ; par conséquent,
l’accès à temps aux informations sur la nature de la livraison à recevoir permet d'allouer le bon
chariot élévateur à temps.
220
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
I-2- Le WMS :
Le WMS améliore l'automatisation des activités de stockage et l'identification de
l'emplacement de stockage adéquat. Il améliore la précision des informations sur les stocks et
la détermination des niveaux de stock, contribuant ainsi à réduire la durée des commandes.
Toutes les moyennes sont supérieures à 3.50.
221
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
I-3- Le TMS :
Le TMS est utilisé pour planifier les ressources de transport, contribue à organiser la zone
de transit et aide à suivre les véhicules et les produits. Le groupe utilise un système de gestion
des transports, un GPS, une application Google Maps et des puces embarquées sur les véhicules
de transport.
L'utilisation de TMS assure le suivi des véhicules de l'entreprise en temps réel avec toutes
les spécifications techniques du transport, telles que le nom du client et sa nature (partenaire ou
client normal), le nom du chauffeur, le poids du camion, la distance et le type de produit. Le
système peut également assurer un suivi automatique constant de l'état des camions, tel que le
temps de l'entretien régulier et leurs documents d'assurance.
222
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
I-4- Le CRM :
Le CRM permet d'attirer de nouveaux clients et de maintenir le contact avec eux ; il est
utilisé pour demander des informations en temps réel sur les clients et faciliter la circulation de
223
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
224
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
par le CRM (.381), au contrôle de leurs points de contact (.388) et à la facilitation du flux
d'informations par le CRM (.508). Enfin, la minimisation du temps de réponse aux plaintes des
clients est corrélée à tous les aspects du CRM avec des corrélations allant de 0,423 à 0,631.
I-5- Les réseaux :
En ce qui concerne l'utilisation des réseaux, le groupe dépend du réseau internet et des
emails pour les transactions d'informations. Le réseau internet est également utilisé dans les
activités d'achat et de distribution, tandis que les réseaux sociaux aident à identifier les
fournisseurs et les clients et à reconnaître leurs besoins. L'intranet est également utilisé dans les
activités internes et l'extranet dans les transactions externes. La moyenne la plus basse
correspond à l'entreprise proposant à ses employés des smartphones utilisés dans les
transactions (3.03) car ces appareils et leur utilisation sont proposés à un nombre limité
d'employés.
225
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
corrélé à l’utilisation d’extranet pour communiquer avec les fournisseurs, les clients et les
partenaires (.430).
226
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
227
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Moyenne Ecart
Type
Ressources 1. L’entreprise forme son personnel pour utiliser les SIL. 3.50 1.000
consacrées
2. L’entreprise investit des ressources dans le développement, la mise à jour 3.50 0.827
des SIL et leur intégration.
Efficacité 3. L’intégration des SIL aide l’entreprise à augmenter la valeur offerte aux 3.45 0.999
de la SC clients.
4. L’intégration des SIL aide à développer de nouveaux produits ou de 3.50 0.761
nouveaux services.
5. L’intégration des SIL permet la standardisation des processus entre les 3.50 0.688
partenaires de la chaîne logistique.
6. L’intégration de SIL facilite l’instauration des approches collaboratives 3.35 0.813
avec les fournisseurs / clients.
7. L’intégration des SIL améliore le processus de la prise de décision 3.40 0.681
commune avec les fournisseurs / client.
8. L’intégration des SIL permet l’adaptation aux situations d’incertitudes. 3.60 0.754
9. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de réduire 3.75 0.716
les délais.
10. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de mieux 3.55 0.759
répondre aux demandes des clients.
11. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet d’assurer 3.80 0.768
des meilleurs profits.
Réduction 12. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de réduire 3.45 0.759
des coûts de les coûts d’approvisionnement.
la SC 13. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de réduire 3.45 0.759
les coûts de stockage.
14. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de réduire 3.50 0.688
les coûts de production.
15. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de réduire 3.45 0.759
les coûts de distribution.
16. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de réduire 3.50 0.889
les coûts du service client.
3.52 0.789
228
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
229
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
230
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Kolmogorov-Smirnova Shapiro-Wilk
Statistiques ddl Sig. Statistiques ddl Sig.
Activité Logistique 0.131 30 0.198 0.955 30 0.226
SCM 0.134 30 0.180 0.924 30 0.035
Intégration SC 0.152 30 0.073 0.934 30 0.064
ERP 0.285 30 0.000 0.711 30 0.000
WMS 0.216 30 0.001 0.853 30 0.001
TMS 0.182 30 0.012 0.897 30 0.007
Réseaux 0.132 30 0.193 0.926 30 0.040
LIS 0.233 30 0.000 0.891 30 0.005
CRM 0.146 30 0.103 0.920 30 0.026
Réduction Coûts SC 0.295 30 0.000 0.833 30 0.000
Efficacité SC 0.220 30 0.001 0.871 30 0.002
a. Correction de signification de Lilliefors
Source : Elaboré par nos soins en se basant sur l’analyse de SPSS
231
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Afin de tester l’hypothèse, nous mettons en place deux hypothèses : l’hypothèse nulle
H0 et l’hypothèse alternative H1 qui a pour objectif de réfuter l’hypothèse nulle comme suit :
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : C6, C9, C10, C11, C12.
L’ERP contribue donc à la fourniture des produits au temps demandé par le client à travers le
réseau du Groupe, il contribue également au maintien du stock suffisant pour répondre aux
exigences des clients, au choix du matériel de manutention, à la préservation de la qualité des
produits par un emballage approprié et la rapidité des opérations de manutention et de stockage.
Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative
qui indique l’ERP contribue à l’amélioration des activités logistiques.
232
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : C9, C10. Le WMS joue
un rôle positif quant au maintien du stock suffisant afin de bien répondre aux exigences des
clients et au choix du matériel de manutention qui permet de réduire les coûts. Nous rejetons
ainsi l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui indique le WMS contribue
à l’amélioration des activités logistiques.
233
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : C1, C2, C4, C5, C9,
C10, et C12. Le TMS contribue largement aux activités logistiques. Son usage est lié à la
planification de la production et des achats, la livraison des commandes des clients à temps, la
capacité du groupe à fournir les quantités demandées par ses clients, le maintien du stock
suffisant afin de bien répondre aux exigences des clients et au choix du matériel de manutention
qui permet de réduire les coûts et d’accélérer la manutention et le stockage. Nous rejetons ainsi
234
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui indique le TMS contribue à
l’amélioration des activités logistiques.
Le test est significatif pour les éléments suivants : C2, C3 et C7. Le CRM contribue à la
panification des achats dans l’objectif de répondre à la demande des clients, à l’étude du marché
pour identifier les exigences des clients et la prise en considération de la réduction des coûts de
235
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
transport. Nous rejetons ainsi l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui
indique le CRM contribue à l’amélioration des activités logistiques.
L’usage des réseaux est uniquement significatif pour l’élément C8 : Le maintien des
dépôts de stockage appropriés pour le stockage et le transfert des produits et des matières
236
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
premières. Nous rejetons ainsi l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui
indique que les réseaux contribuent à l’amélioration des activités logistiques.
Tableau 44 : L’impact des réseaux sur les activités logistiques
L'impact du LIS sur la gestion du SC n'est significatif que pour le CRM P=0.0019. Cela
indique l'importance de traiter les relations clients via le CRM pour prendre des décisions
concernant la gestion de la chaîne d'approvisionnement.
237
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : D2, D3, D4, D6, D7et
D8. L’ERP contribue donc la plupart des pratiques du supply chain management.
Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative
qui indique l’ERP contribue à l’amélioration de la performance du supply chain management.
238
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : D2, D3, D6, D7 et D8.
Le WMS contribue aux efforts de l’amélioration de la satisfaction des clients, la consultation
des fournisseurs envers la qualité des produits et les flux physiques, l’établissement des
alliances et des partenariats avec les concurrents, l’adaptation aux changements de la demande
et la mesure régulière de la rotation du stock.
Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative
qui indique le WMS contribue à l’amélioration de la performance du supply chain management.
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : D1, D4, D6, et D9. Le
TMS contribue à la part que représente le groupe des ventes de ses fournisseurs, au traitement
239
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
des flux d’information pour des raisons de planification, à l‘établissement des alliances et des
partenariats avec les concurrents et la réduction des transferts de stock lors de la production.
Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative
qui indique le TMS contribue à l’amélioration de la performance du supply chain management.
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : D4, D5, et D9. Le CRM
contribue au traitement des flux d’information pour des raisons de planification, à
l’externalisation de certaines activités et la réduction des transferts de stock lors de la
production. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse
alternative qui indique le CRM contribue à l’amélioration de la performance du supply chain
management.
240
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les résultats du test sont significatifs pour l’élément D3 qui représente la prise en
considération des points de vue des fournisseurs concernant la qualité des produits et des flux
physiques. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse
alternative qui indique les réseaux contribuent à l’amélioration de la performance du supply
chain management.
241
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Comme les sous-hypothèses de la deuxième hypothèse ont été tous confirmé, nous
pouvons accepter H2 : les SIL améliorent les pratiques du supply chain management.
L’ERP contribue à la plupart des éléments de l’intégration de la SC. Les résultats du test
sont significatifs pour les éléments suivants : E4, E6, D7, E8, E9, E10, E11 et E12. Par
conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui
indique l’ERP contribue à l’amélioration de l’intégration de la SC.
242
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
243
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
De sa part, le TMS contribue à six des éléments de l’intégration de la SC. Les résultats
du test sont significatifs pour : E2, E4, E5, E9, E10 et E11. Par conséquent, nous rejetons
l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui indique le TMS contribue à
l’amélioration de l’intégration de la SC.
244
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Le CRM contribue à cinq des éléments de l’intégration de la SC. Les résultats du test sont
significatifs pour : E2, E5, E9, E10 et E11. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et
nous acceptons l’hypothèse alternative qui indique le CRM contribue à l’amélioration de
l’intégration de la SC.
245
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les résultats du test sont significatifs pour E8. Les réseaux contribuent uniquement à un
seul élément de l’intégration de la SC qui est le contact périodique avec les clients afin de noter
le changement dans leur demande. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous
acceptons l’hypothèse alternative qui indique que les réseaux contribuent à l’amélioration de
l’intégration de la SC.
246
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Toutes les sous-hypothèses qui formulent la troisième hypothèse ont été confirmées, nous
acceptons ainsi H3 : les SIL contribuent à l'intégration de la supply chain.
247
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
La première sous-hypothèse :
H0 : L’ERP ne contribue pas à l’amélioration de l’efficacité de la SC.
H1 : L’ERP contribue à l’amélioration de l’efficacité de la SC.
La deuxième sous-hypothèse :
248
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Le WMS contribue à la plupart des éléments de l’efficacité de la SC. Les résultats du test
sont significatifs pour les éléments suivants : N1, N3, N4, N6, N7 et N8. Par conséquent, nous
rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui indique le WMS
contribue à l’amélioration de l’efficacité de la SC.
Tableau 56 : L’impact du WMS sur l’efficacité de la SC
La troisième sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : N1, N2 et N6. Le TMS
contribue à augmenter la valeur offerte aux clients, à développer de nouveaux produits ou de
nouveaux services et permet l’adaptation aux situations d’incertitudes. Par conséquent, nous
rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui indique que le TMS
contribue à l’amélioration de l’efficacité de la SC.
249
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
La quatrième sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour les éléments suivants : N1, N2, N3, N6, N7 et
N9. Comme le WMS, le CRM contribue également à six éléments de l’efficacité de la SC. Par
conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui
indique le CRM contribue à l’amélioration de l’efficacité de la SC.
250
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
La cinquième sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour l’élément N4. L’usage des réseaux n’est
significatif que pour l’instauration des approches collaboratives avec les fournisseurs et les
clients. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse
alternative qui indique le CRM contribue à l’amélioration de l’efficacité de la SC.
251
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
La première sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour M2, M4 e M5. L’ERP contribue donc à la
réduction des coûts de stockage, de distribution et du service client.
Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative
qui indique l’ERP contribue à la réduction des coûts de la SC.
252
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
La deuxième sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour M2, M4 e M5. Pareil à l’ERP, le WMS
contribue également à la réduction des coûts de stockage, de distribution et du service client.
Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse alternative qui
indique le WMS contribue à la réduction des coûts de la SC.
Tableau 61 : L’impact du WMS sur la réduction des coûts de la SC
La troisième sous-hypothèse :
Les résultats du test ne sont pas significatifs. Le TMS ne contribue pas à la réduction de
la SC. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse alternative et nous acceptons l’hypothèse nulle
qui indique le TMS ne contribue pas à la réduction des coûts de la SC.
Tableau 62 : L’impact du TMS sur la réduction des coûts de la SC
La quatrième sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour M5. Le CRM contribue seulement à la
réduction des coûts du service client. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous
acceptons l’hypothèse alternative qui indique le CRM contribue à la réduction des coûts de la
SC.
254
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
La cinquième sous-hypothèse :
Les résultats du test sont significatifs pour M1, M2, M3 et M4. Les réseaux contribuent
donc à la réduction des coûts d’approvisionnements, de stockage, de production et de
distribution. Par conséquent, nous rejetons l’hypothèse nulle et nous acceptons l’hypothèse
alternative qui indique que les réseaux contribuent à la réduction des coûts de la SC.
Tableau 64 : L’impact des réseaux sur la réduction des coûts de la SC
255
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Les cinq sous-hypothèses de la deuxième hypothèse secondaire ont été confirmées sauf
la troisième. Mais nous pouvons accepter que les SIL contribuent à la réduction des coûts de la
SC. Prenons compte que tous ces modules sont intégrés à l’ERP Oodoo, nous acceptons alors
également H4 : les LIS contribuent à l'optimisation du SC.
256
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid
Afin de réaliser nos objectifs, des entretiens structurés et semis structurés ont été établis
avec les employés du groupe de divers niveaux hiérarchiques et de différents services. Les
données récoltés par ces entretiens ont été utilisées afin de construire le questionnaire de l’étude
qui a été analysé par le logiciel SPSS 25 et dont les résultats ont été simplifiés et présentés par
Microsoft Excel 2013.
Les résultats nous permettent d’accepter toutes les hypothèses de l’étude. Les SIL
contribuent à améliorer les pratiques logistiques, du supply chain management et son
intégration. Les SIL contribuent également à réduire les coûts de la SC et à améliorer
l’efficacité. De la sorte ils jouent un rôle positif dans l’amélioration de la performance même si
cette contribution n’est pas optimale dans le moment présent. Donc ils permettent au Groupe
d’aller vers l’optimisation.
257
Conclusion générale
258
Conclusion générale
Dans le sens d’éclaircir aux entreprises que la compétitivité exige la collaboration de tous
les agents de la SC ; la réduction des coûts d’un seul maillon peut être en dépit d’un autre :
réduire les niveaux des stocks et par la suite, les coûts de cette activité peut accroître les coûts
de transport ou de production. Notre choix du secteur de sidérurgie, qui a des marges
bénéficiaires considérables, met l’accent sur le défi qu’affronte ce secteur précisément, afin de
comprendre et de mettre en place des pratiques du supply chain management qui peuvent
améliorer leur efficacité et réduire leurs coûts logistiques.
La collaboration entre les partenaires de la SC est renforcée par la mise en place et l’usage
correct des systèmes d’information logistiques qui permettent le partage et la standardisation
des informations et des processus logistiques entre les entreprises et leurs services en facilitant
par la suite, la prise de décision et la réactivité à la demande des clients.
Dans cette conclusion, nous allons faire le point des résultats obtenus, des contributions
théoriques et pratiques de ce travail, de ses insuffisances et des perspectives de l’étude.
Le but de notre revue de littérature était de déterminer les dimensions et les facteurs qui
régissent la logistique. L’importance accordée à la logistique est née dans le domaine
militaire, mais son introduction dans le secteur économique a bénéficié de l’apport des
recherches opérationnelles contribuant largement à son développement. Ce dernier est
259
Conclusion générale
260
Conclusion générale
premier lieu le point de vue des clients qui est le cœur du supply chain management.
Les référentiels de leur côté, ont un caractère intégratif et touchent à toutes les
dimensions de la SC, néanmoins, ils dépendent du soutien du haut management et la
participation positive des employés.
La pratique du supply chain management dans le contexte algérien se décline comme suit :
261
Conclusion générale
Les décisions stratégiques concernant l’activité de transport ont permis aux entreprises
du Groupe de se recentrer sur le cœur métier par l’accord de cette activité à SARL
Nouveau Pole et la sous-traitance uniquement lors de l’importation des matières
premières. Cependant, la collaboration est insuffisante entre les partenaires de la chaîne
vis-à-vis du transport qui peuvent agir d’une façon indépendante cherchant la
profitabilité de l’entreprise au dépit de la profitabilité de toute la chaîne.
Le développement et la mise en œuvre des SIL par le Groupe Bachir Rashid ont eu
comme résultat l’appropriation de cette compétence. Il devient ainsi un fournisseur de
ce service. Trois entreprises ont procédé à la mise en œuvre du système développé ce
qui permet au Groupe d’acquérir une expérience dans d’autres domaines et de continuer
le processus d’apprentissage et de maîtrise de cette technologie.
La mise en place des pratiques de supply chain management jugées utiles par expérience
dans le marché et non par étude et analyse. Accorder l’importance méritée par ces
pratiques permettrait aux chefs des entreprises d’être proactives au lieu d’être réactives.
La formulation des hypothèses de l’étude touchait à l’impact des SIL d’une manière
générale, mais nous avons testé ces hypothèses par rapport à chaque système d’information et
les réseaux utilisés par le Groupe. Les résultats du test de Kruskal-Wallis ont été significatifs
par contre, les SIL ne contribuent pas à tous les éléments testés.
Nous avons confirmé la première hypothèse ainsi que ses sous-hypothèses ce qui
affirme la contribution des SIL à l’amélioration de la performance des activités
logistiques mais cette contribution n’a pas le même degré. Le TMS est le système qui
contribue le plus aux activités logistiques suivi par l’ERP, le CRM et le WMS.
La deuxième hypothèse a été également acceptée indiquant la contribution des SIL à
l’amélioration de la performance du supply chain management, où l’ERP a le plus grand
impact, suivi par le WMS, le TMS et le CRM.
Nous avons également accepté la troisième hypothèse en confirmant la contribution des
SIL à l’amélioration de l’intégration de la supply chain. L’ERP et le WMS sont les
systèmes ayant le plus d’impact sur l’intégration de la SC, suivi par le TMS et le CRM.
Concernant la quatrième hypothèse, nous l’avons divisée en deux hypothèses
secondaires afin d’examiner l’impact des SIL à l’optimisation de la SC. La première
hypothèse secondaire a été acceptée, confirmant la contribution des SIL à l’amélioration
de l’efficacité de la SC. Les résultats indiquent que l’ERP est le système qui a le plus
grand impact sur l’efficacité de la SC suivi par le WMS, le CRM et le TMS.
262
Conclusion générale
L’usage des réseaux est presque insignifiant pour le supply chain management et son
intégration comme pour les activités logistiques et l’efficacité de la SC. L’usage des réseaux
est significatif pour la réduction des coûts. Ce qui nous mène à déduire le manque de la maîtrise
des SIL par les utilisateurs du Groupe ou un comportement de résistance au changement exhibé
dans le refus de les utiliser ou en préférant d’utiliser la communication par les réseaux.
Les SIL utilisés par le Groupe Bachir Rashid contribuent aux activités logistiques du
groupe, au supply chain management, à l’intégration de la chaîne et à son optimisation. En
conséquence, nous acceptons l’hypothèse de base de notre thèse par la confirmation de l’usage
des SIL par le Groupe Bachir Rashid à l’optimisation de la SC. A souligner que le système le
plus contribuant à l’efficacité de la performance logistique est l’ERP vu qu’il contribue à
l’amélioration du plus grand nombre des critères évalués, suivi par le WMS, le TMS et le CRM.
Mais tenant compte du fait que ces systèmes sont des modules intégrés à l’ERP, cela nous
amène à confirmer le succès du projet du développement et de mise en œuvre su système
« Odoo » par le Groupe.
Ce travail confirme les résultats antérieurs sur l’impact des SIL à l'optimisation de la
logistique et de supply chain management en Algérie, et plus précisément, dans le secteur de la
sidérurgie. Nous avons affirmé que les SIL contribuent à la performance des activités
logistiques, à l'intégration de la SC, à l'amélioration de son efficacité et à la réduction de ses
coûts.
La taille de notre échantillon des répondants qui s’explique par la réduction du nombre
des employés à cause de la crise Covid-19. Même si d’autres employés venaient de
remplacer ceux qui ont été licenciés, ils ne pouvaient répondre objectivement à notre
questionnaire vu le peu d’expérience qu’ils ont dans le Groupe.
263
Conclusion générale
L’impossibilité de réaliser une étude quantitative nous restreint dans l’étude qualitative
qui peut être influencée par la subjectivité des répondants.
Plusieurs types de mesure de performance ont été abordés dans la partie théorique, mais
à cause de plusieurs obstacles comme la confidentialité de l’information et les limites
de temps, nous avons uniquement utilisé le questionnaire et les entretiens pour la
collecte des données.
Bien que notre étude vise la confirmation de la contribution des SIL dans l’optimisation
des SC dans le climat économique algérien, cependant, les résultats de notre étude ne
peuvent être généralisés à toutes les entreprises algériennes. Le cas des entreprises du
Groupe Bachir Rashid sous une seule tutelle qui les oblige à suivre les mêmes processus
et à utiliser les mêmes systèmes d’informations n’est pas identique à toutes les
entreprises.
Malgré les diverses limites de notre étude, cette recherche menée au sein du Groupe
Bachir Rashid nous sa permis de formuler quelques recommandations susceptibles d’améliorer
l’efficacité des SIL de ce Groupe, mais aussi dans les entreprises similaires :
Le marché sidérurgique est peu volatil mais de nouvelles pratiques doivent être mises
en place par les entreprises afin d’améliorer la compétitivité de la SC et la rentabilité du
Groupe comme le Lean Management qui permet de réduire les gaspillages et d’assurer
l’utilisation optimale des ressources des entreprises.
Bâtir davantage d’alliances et de partenariats avec les partenaires dans la SC, sur la base
de la confiance et de partage de l’information dans l’intention d’accroitre la visibilité à
travers la chaîne et le taux d’intégration des pratiques du supply chain management.
L’utilisation de la production mécanique a permis au Groupe de reproduire facilement
les machines de production et leur maintenance, mais le passage à la production
numérique facilitera l’intégration des SIL au processus de production, ainsi la
standardisation des processus et le partage des informations exactes seront garantis. De
telle manière, le Groupe pourrait réduire le taux des stocks, la consommation de
l’énergie, les couts logistiques et le gaspillage.
Etablir des enquêtes de terrain auprès des employés qui utilisent les SIL afin de détecter
les difficultés qu’ils rencontrent en utilisant ses systèmes et les points à améliorer au
niveau de sa programmation. Ces enquêtes seront suivies par des formations qui visent
l’élimination des résistances aux changements en aidant les employés à mieux utiliser
les SIL afin d’assurer leur efficacité.
264
Conclusion générale
Renforcer l’efficacité des SIL par l’usage des appareils plus développés tels que les
smartphones et les tablettes qui seront utilisés par les employés pour effectuer des
transactions internes et externes contribuant ainsi à l’intégration des SIL et le partage
de l’information.
La mise en place de l’APS surtout en ce qui concerne les opérations de transport afin
d’optimiser l’usage de la flotte des véhicules disponibles et de satisfaire les besoins
équitablement de toutes les parties du réseau.
Appliquer des techniques de prévision et d’analyse afin de garantir l'efficacité de
l'utilisation des ressources et garantir des économies d'échelle.
La grille d’analyse, les résultats et les limites identifiées dans le présent travail de
recherche nous mènent à formuler quelques pistes qui constituent les axes des recherches
futurs :
L’évaluation du SCM et des SIL par des indicateurs quantitatifs. Ces indicateurs
serviront à déterminer les pistes à améliorer dans le but d’accroître la résilience de la
SC face à des crises comparables à celle du Covid-19 ;
Une étude de la satisfaction des utilisateurs des SIL suivant le modèle d’acceptation de
la technologie dans le but de déterminer les sources de l’insatisfaction des employés et
qui ont comme conséquences des résistances aux changements organisationnels et la
sous-utilisation des SIL ;
La mise en place d’un référentiel de mesure de la performance de la SC et des SIL en
tenant compte des obstacles rencontrés dans l’environnement algérien des affaires.
L’application du référentiel à un large échantillon des entreprises des secteurs
économiques différents dans l’intention de sensibiliser les chefs d’entreprises de
l’importance des pratiques de la SCM et des SIL dans l’amélioration de la performance
logistique des entreprises.
265
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279
280
Liste des tableaux
N° Titre Page
1 Le nouveau rôle des achats 23
2 Les critères de la classification ABC du stock 31
3 La planification de la demande 45
4 Analyse comparative des différents modes de transport 49
5 Utilisation des SIL aux différents niveaux décisionnels 101
6 Définitions de la performance 139
7 Les indicateurs de performance du SCOR 155
8 Les dimensions et sous-dimensions de l’évaluation selon le point de vue du chef 163
d'entreprise
9 L’infrastructure technologique et la coordination des activités 172
10 L’infrastructure technologique et les stratégies opérationnelles 173
11 L’infrastructure technologique et les activités logistiques 174
12 Corrélations entre les SIL et les activités de coordination 175
13 Corrélations entre les SIL et les stratégies opérationnelles 176
14 Corrélations entre les LIS et les activités logistiques 177
15 Corrélations entre l’ERP et les autres technologies 181
16 Corrélations entre l’ERP et les ressources humaines disponibles 181
17 Modèle de la régression entre l’ERP et les facteurs de l’entreprise 182
18 Analyse de la variance entre l’ERP et les facteurs de l’entreprise 183
19 Coefficients de la régression entre l’ERP et les facteurs de l’entreprise 183
20 Modèle de la régression entre l’ERP et les facteurs technologiques 184
21 Analyse de la variance entre l’ERP et les facteurs technologiques 184
22 Coefficients de la régression entre l’ERP et les facteurs technologiques 185
23 Paramètres de la régression multiple 186
24 Les entreprises appartenant au Groupe Bachir Rashid 191
25 Activités de SARL SPL Metal 192
26 Les engins de manutention et de transport du Groupe Bachir Rashid 199
27 Points de vente et dépôts de stockage du Groupe Bachir Rashid 200
28 Les valeurs d’Alpha Cronbach 211
29 Les coefficients d’Alpha Cronbach du questionnaire 212
30 Evaluation des activités logistiques 216
31 Evaluation du Supply chain management 217
32 Evaluation de l’intégration de la Supply chain 218
33 Evaluation de l’impact de l’ERP 219
34 Evaluation de l’impact de WMS 221
35 Evaluation de l’impact de TMS 223
36 Evaluation de l’impact de CRM 224
37 Evaluation de l’usage des réseaux 225
38 Evaluation de l’intégration des SIL 228
39 Test de Kolmogorov-Smirnov 231
281
40 L’impact de l’ERP sur les activités logistiques 233
41 L’impact du WMS sur les activités logistiques 234
42 L’impact du TMS sur les activités logistiques 235
43 L’impact du CRM sur les activités logistiques 236
44 L’impact des réseaux sur les activités logistiques 237
45 L’impact de l’ERP sur le supply chain Management 238
46 L’impact du WMS sur le supply chain Management 239
47 L’impact du TMS sur le supply chain Management 240
48 L’impact du CRM sur le supply chain Management 241
49 L’impact des réseaux sur le supply chain Management 242
50 L’impact de l’ERP sur l’intégration de la SC 243
51 L’impact du WMS sur l’intégration de la SC 244
52 L’impact du TMS sur l’intégration de la SC 245
53 L’impact du CRM sur l’intégration de la SC 246
54 L’impact des réseaux sur l’intégration de la SC 247
55 L’impact de l’ERP sur l’efficacité de la SC 248
56 L’impact du WMS sur l’efficacité de la SC 249
57 L’impact du TMS sur l’efficacité de la SC 250
58 L’impact du CRM sur l’efficacité de la SC 251
59 L’impact des réseaux sur l’efficacité de la SC 252
60 L’impact de l’ERP sur la réduction des coûts de la SC 253
61 L’impact du WMS sur la réduction des coûts de la SC 253
62 L’impact du TMS sur la réduction des coûts de la SC 254
63 L’impact du CRM sur la réduction des coûts de la SC 255
64 L’impact des réseaux sur la réduction des coûts de la SC 255
282
Liste des figures
N° Titre Page
1 La logistique 18
2 Répartition des charges dans un véhicule de transport 34
3 Les flux de la logistique inverse 36
4 Les catégories du stock 40
5 Les maillons de la SC 62
6 La structure de la SC 64
7 Le point de découplage de la SC 66
8 Les flux de la SC 68
9 Processus d'exploitation sur des entreprises de logistique tierces 74
10 Les antécédents de la résilience de la SC 83
11 La coordination dynamique de la flexibilité du vendeur en externalisant la 85
flexibilité pour assurer le lean management, l’agilité ou la leagilité du réseau
12 L’arc d’intégration 89
13 Le système d’information dans l’entreprise 97
14 Modules de l’ERP 106
15 Les logiciels des modules couvrant la matrice de planification de la SC 111
16 La relation entre l’APS et SCES 112
17 Procédure MRP 115
18 Les outils du WMS 118
19 Architecture d’un TMS 122
20 Couverture des SIL dans une SC 126
21 Processus du traitement des commandes des clients 128
22 Le code à barres 131
23 Une puce d’identification par fréquences radio 133
24 Le modèle SCOR 154
25 Le tableau de bord équilibré 157
26 Caractéristiques de l’échantillon 170
27 L’infrastructure technologique disponible 171
28 L’étendu du réseau du Groupe Bachir Rashid 201
29 Flux physiques du réseau du Groupe Bachir Rashid 202
30 Comparaison entre Odoo et d’autres ERP 203
31 Modules de l’ERP du Groupe Bachir Rashid 204
283
Les annexes
284
Annexe 01 : Questionnaire de l’étude de l’impact des systèmes d’information logistiques sur
les activités logistiques
1. Les technologies digitales contribuent à la performance de votre entreprise pour appuyer chacune des stratégies
commerciales suivantes :
Fortement
En Fortement
en Neutre D’accord
désaccord d’accord
désaccord
Réduire les coûts de production
Avoir la flexibilité de fabrication / opérations
Renforcement des liens avec la clientèle
Fournir des services à valeur ajoutée
285
Améliorer les produits / services existants
Création de nouveaux produits / services
Pénétrer de nouveaux marchés
2. Les technologies digitales contribuent à la performance de votre entreprise pour exécuter chacune des activités
suivantes par rapport à d’autres entreprises de votre propre secteur :
Fortement
En Fortement
en Neutre D’accord
désaccord d’accord
désaccord
Logistique interne (achat/stockage)
Logistique externe (Préparation de commandes/Distribution)
Fabrication / opérations
Commercialisation
Ventes
Service client
286
Source : Fourni par l’entreprise
287
Annexe 03 : Tuiles produites par SPA Protuil
288
Annexe 05 : Les rouleaux d’acier
289
Annexe 08 : Une bobine
291
Annexe 14 : Processus de fabrication d’un tube d’acier
292
Annexe 15 : Découpage automatique d’un tube d’acier
293
Annexe 17 :
Guide d’entretien :
Dans le cadre de la préparation d’une thèse du 3ème cycle LMD sur la thématique :
294
1. L’entreprise a-t-elle un nombre bien défini de fournisseurs ?
2. L’entreprise a-t-elle conclut des contrats avec ses fournisseurs ?
3. L’entreprise définit-elle des critères afin d’identifier ses clients à priorité ? Si oui, quelles
sont ces critères ?
4. Existent-ils d’autres partenaires de l’entreprise à part ses clients et ses fournisseurs ? quel
est leur rôle ?
5. L’entreprise réalise-t-elle une gestion de stock planifiée par ses systèmes d’information
logistiques ?
6. Quelles ont été les raisons pour lesquelles l'entreprise a décidé de mettre en œuvre des
systèmes d’information logistiques ?
7. Quels sont les systèmes d’information logistiques que vous avez mis en œuvre dans votre
entreprise ?
8. Quel a été le coût de la mise en œuvre ?
9. Combien de temps la mise en œuvre a-t-elle nécessitée ?
10. Quelle est votre opinion sur le degré d'utilisation des capacités du système ERP ?
11. Comment le projet de mise en œuvre a-t-il été géré ? (spécialistes de l’entreprise ou du
fournisseur)
12. Les employés ont-ils reçu une formation spécifique afin d’apprendre l’usage des systèmes
d’information logistiques ?
13. Quels sont les processus de l’entreprise que les systèmes d’information logistiques ont-t-ils
changé ?
14. Comment les systèmes d’information logistiques ont-t-ils changé les processus de
l’entreprise ?
15. Y a-t-il eu des paramètres établis pour déterminer dans quelle mesure l'entreprise a réalisé
les objectifs de la mise en œuvre des systèmes d’information logistiques ? Une analyse coûts
/ avantages a-t-elle été effectuée avant ou après la mise en œuvre ?
16. Quels sont les avantages financiers résultant de l'utilisation systèmes d’information
logistiques ?
17. Quels avantages du côté des clients que l'entreprise tire-t-elle de l'utilisation systèmes
d’information logistiques ?
18. Y a-t-il des avantages perçus en termes d'efficacité et d'efficience des processus internes ?
Si oui, veuillez les énumérer.
19. Pensez-vous que les systèmes d’information logistiques contribuent à l'amélioration des
processus et à la création de valeur dans l’entreprise ? Si oui, veuillez décrire comment.
20. Comment les avantages sont-ils mesurés ?
21. Existent-ils de futurs projets concernant les TIC dans l’entreprise ?
22. Veuillez décrire les fonctions existant dans l’entreprise ou attacher l’organigramme détaillé.
295
Annexe 18 :
Présentation
Ce questionnaire s’inscrit dans le cadre d’une préparation d’une thèse de Doctorat LMD
en Sciences Commerciales. Ce travail de thèse vise à étudier et analyser le rôle des systèmes
d’information logistiques dans l’optimisation de la chaine logistique des entreprises.
Nous vous assurons qu’en plus du caractère anonyme du questionnaire, les informations
fournies seront exclusivement exploitées à des fins purement scientifiques. À cet égard, nous
sommes très reconnaissants de votre contribution à l’enrichissement de notre étude, comme
nous tenons à vous remercier pour avoir pris soin et consacré un peu de votre temps à le remplir.
Réalisé par :
Sous la direction de :
Dr. MERZOUG Slimane, Enseignant chercheur à l’université de Bejaia, Faculté SECSG, laboratoire
Economie & Développement (LED)
296
Présentation de l’entreprise
297
8. L’entreprise possède des entrepôts convenables pour le stockage et
le transfert des produits et des matières premières.
9. L’entreprise assure un stock des produits et des matières premières
suffisant pour répondre à la demande.
10. L’entreprise choisit le matériel de manutention qui minimise les
couts.
11. L’entreprise utilise un emballage convenable pour la qualité des
produits.
12. L’emballage accélère la manutention et le rangement.
La gestion de la chaine logistique
Fortement En Neutre D'accord Tout à
en désaccord fait
désaccord d'accord
1. L’entreprise détient une part importante des ventes de ses
fournisseurs.
2. L’entreprise essaye d’améliorer la satisfaction de ses clients finaux.
3. L’entreprise prend en considération l’avis et les idées de ses
fournisseurs en ce qui concerne la qualité des produits et le flux des
matières.
4. L’entreprise traite les flux d’informations pour planifier toutes ses
activités d’achat, de production, de distribution, …
5. L’entreprise externalise quelques activités comme le stockage et le
transport.
6. L’entreprise bâtit des alliances et des partenariats avec ses
concurrents pour améliorer ses activités.
7. L’entreprise peut s’adapter aux changements de la demande.
8. L’entreprise mesure régulièrement la rotation des stocks.
9. L’entreprise minimise le mouvement de stock pendant la
production.
L’intégration de la chaine logistique
1. L’entreprise conclut des partenariats à long terme avec un groupe
bien spécifique de fournisseurs.
2. L’entreprise bâtit des relations à long terme avec ses clients.
3. Les partenariats de la chaîne sont basés sur une confiance mutuelle.
4. L’entreprise partage les informations de niveau de stock avec ses
fournisseurs.
5. L’entreprise partage les informations de planification de la
production et de prévision de la demande avec ses fournisseurs.
6. L’entreprise conclut des accords sur la fréquence de livraison avec
ses fournisseurs.
7. L’entreprise partage des informations sur le marché avec ses
clients.
8. L’entreprise a des contacts périodiques avec ses clients pour suivre
les changements dans leurs demandes.
9. L’entreprise minimise le délai de réponse aux réclamations des
clients.
10. Pour l’entreprise, la distribution regroupe toutes les activités
logistiques assurant le transfert des produits depuis l’entreprise
jusqu’aux clients.
11. Les activités logistiques sont intégrées depuis l’achat de la matière
première jusqu’à la livraison des produits aux clients.
12. L’entreprise traite le cout global de l’activité logistique d’une
manière globale sans considérer chaque activité séparément.
298
1. L’entreprise dépend de son ERP pour intégrer ses activités
logistiques.
2. L’ERP standardise le flux des informations dans l’entreprise.
3. L’ERP réduit le temps et les efforts.
4. L’ERP assure la simultanéité des activités de l’entreprise.
5. L’ERP contribue au contrôle de la saisie des données.
6. L’ERP facilite l’accès et la gestion des informations.
7. L’ERP élimine la redondance de l’information.
8. L’ERP fournit une interface pareille à celle du réseau internet.
9. L’entreprise assure un accès à l’ERP à ces fournisseurs et ses
clients.
Le système de gestion de l’entrepôt
(WMS)
Fortement En Neutre D'accord Tout à
en désaccord fait
désaccord d'accord
1. L’entreprise utilise le WMS pour l’automatisation des activités de
stockage.
2. L’entreprise utilise WMS pour identifier la localisation des
endroits appropriés de stockage.
3. L’entreprise utilise le WMS pour améliorer le niveau d’exactitude
des informations de stock.
4. Le WMS est utilisé pour déterminer les niveaux de stock.
5. Le WMS aide à réduire Order Time (le temps découlant à partir de
la réception de la commande jusqu’à la livraison).
Le système de gestion de transport (TMS)
1. L’entreprise utilise le TMS pour planifier les ressources de
transport.
2. Le TMS contribue à l’organisation de la zone de transit et des
quais.
3. Le TMS améliore l’activité de transport par le tracking des
véhicules et des marchandises.
Le code-barres
1. Le code barre réduit les erreurs pendant la saisie des données.
2. Le code barre aide à identifier les types de stock pendant leurs
mouvement dans l’entrepôt.
3. Le code barre aide à déterminer les niveaux de stock.
4. Le code barre contribue dans la traçabilité des objets.
L’échange électronique des données (EDI)
1. L’entreprise utilise l’EDI pour échanger des informations
standards entre différents systèmes d’information.
2. L’entreprise utilise l’EDI pour élargir sa base de données
(fournisseurs, clients, …)
3. L’EDI est utilisé pour négocier avec ses clients sur :
La facturation
Les ventes
Les prix
La promotion
Les avis d'expédition avancés
Les avis de réception de commande
Les informations de planification
4. L’EDI est utilisé pour négocier avec les fournisseurs sur :
La facturation
Les ventes
Les prix
La promotion
Les avis d'expédition avancés
Les avis de réception de commande
299
Les informations de planification
5. L’entreprise utilise l’EDI pour standardiser les procédures.
Les systèmes de planification avancée
(APS)
1. L’entreprise utilise l’APS pour planifier à long terme son réseau de
distribution.
2. L’entreprise utilise l’APS pour étudier la prévision des futures
ventes.
Les réseaux
1. L’entreprise dépend du réseau internet pour échanger les
informations
2. L’entreprise utilise l’émail pour l’échange des informations parmi
ses employés.
3. L’entreprise utilise le réseau internet dans ses activités d’achat, de
production, de distribution,….
4. L’entreprise utilise les réseaux sociaux pour connaitre les besoins
de ses fournisseurs et ses clients.
5. L’entreprise offre à ses employés des smartphones pour accomplir
des transactions internes et externes.
6. L’entreprise utilise l’extranet pour communiquer avec ses
fournisseurs, ses clients et ses partenaires.
7. L’entreprise utilise l’intranet dans ses activités internes.
Le système de gestion des clients (CRM)
Fortement En Neutre D'accord Tout à
en désaccord fait
désaccord d'accord
1. Le CRM sert à attirer de nouveaux clients et les préserver.
2. Le CRM sert à contrôler les points de contacts avec les clients.
3. L’entreprise utilise le CRM pour demander des informations sur
les clients en temps réel.
4. L’entreprise utilise le CRM pour faciliter et accélérer le flux des
informations.
5. L’entreprise utilise le CRM pour avoir des suggestions
automatiques concernant le service clients.
6. L’entreprise utilise le CRM pour mesurer l’efficacité de l’activité
marketing et le taux des ventes.
7. L’entreprise utilise le CRM pour prendre des décisions
convenables pour ses clients.
Intégration des systèmes d’information
logistiques SIL
1. L’entreprise forme son personnel pour utiliser les SIL.
2. L’entreprise investit des ressources dans le développement, la mise
à jour des SIL et leur intégration.
3. L’intégration des SIL aide l’entreprise à augmenter la valeur
offerte aux clients.
4. L’intégration des SIL aide à développer de nouveaux produits ou
de nouveaux services.
5. L’intégration des SIL permet la standardisation des processus
entre les partenaires de la chaine logistique.
6. L’intégration de SIL facilite l’instauration des approches
collaboratives avec les fournisseurs / clients.
7. L’intégration des SIL améliore le processus de la prise de décision
commune avec les fournisseurs / client.
8. L’intégration des SIL permet l’adaptation aux situations
d’incertitudes.
9. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de
réduire les couts :
D’approvisionnement
300
De stockage
De production
De distribution
De ventes
Du service client
10. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de
réduire les délais.
11. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet de
mieux répondre aux demandes des clients.
12. L’intégration des SIL avec les fournisseurs / clients vous permet
d’assurer des meilleurs profits.
301
Annexe 19 : Les tableaux de corrélations de l’étude : Impact des SIL dans l’optimisation de la supply chain du Groupe Bachir Rashid
The company delivers The company can supply The company's network allows it The company maintains a The company chooses
customer orders on the quantity requested for to deliver its products on the sufficient stock of products and material handling equipment
time. its customers. time and requested location. raw materials to meet demand. that minimizes costs.
ERP standardizes the flow Corr. 0.276 0.339 0.233 0.204 .453*
of information in the 0.139 0.067 0.216 0.280 0.012
Sig.
company.
ERP reduces time and effort. Corr. .453* .464** 0.321 0.352 .473**
Sig. 0.012 0.010 0.084 0.056 0.008
The ERP ensures the Corr. .453* .464** 0.321 0.352 .473**
simultaneity of the activities 0.012 0.010 0.084 0.056 0.008
Sig.
of the company.
The ERP contributes to the Corr. .592** .539** .562** .455* .631**
control of data entry. Sig. 0.001 0.002 0.001 0.011 0.000
ERP makes it easier to Corr. .592** .539** .562** .455* .631**
access and manage 0.001 0.002 0.001 0.011 0.000
Sig.
information.
ERP eliminates information Corr. .595** .437* .394* 0.341 .490**
redundancy. Sig. 0.001 0.016 0.031 0.065 0.006
The ERP provides an Corr. .453* .464** 0.321 0.352 .473**
interface similar to that of 0.012 0.010 0.084 0.056 0.008
Sig.
the Internet network.
302
Table 2: Correlation between ERP and SC management
The company tries to improve the The company can adapt to The company regularly The company minimizes the
satisfaction of its end customers. changes in demand. measures inventory turnover. movement of stock during production
303
Table 3: Correlation between ERP and SC integration
The company shares The company The company has periodic The company The company treats distribution as The company treats the overall cost
stock level shares market contact with its customers to minimizes the all logistics activities ensuring the of logistics in a comprehensive
information with its information with register changes in their response time to transfer of products from the manner without considering each
suppliers. its customers. requests. customer complaints. company to customers. activity separately.
The company depends Corr. -0.018 .561** -0.173 0.289 0.333 .384*
on its ERP to integrate 0.925 0.001 0.360 0.121 0.072 0.036
its logistics activities. Sig.
ERP standardizes the -0.110 .382* -0.052 0.100 .458* .439*
Corr.
flow of information in
the company. Sig. 0.564 0.037 0.785 0.600 0.011 0.015
ERP reduces time and -0.090 .444* -0.116 0.197 .458* .417*
Corr.
effort.
Sig. 0.638 0.014 0.542 0.298 0.011 0.022
The ERP ensures the -0.090 .444* -0.116 0.197 .458* .417*
Corr.
simultaneity of the
activities of the 0.638 0.014 0.542 0.298 0.011 0.022
Sig.
company.
The ERP contributes to -0.179 0.310 -0.100 0.211 .478** 0.231
Corr.
the control of data
entry. Sig. 0.344 0.096 0.600 0.262 0.007 0.219
ERP makes it easier to -0.179 0.310 -0.100 0.211 .478** 0.231
Corr.
access and manage
information. Sig. 0.344 0.096 0.600 0.262 0.007 0.219
ERP eliminates -0.033 .424* -0.103 0.248 .470** .448*
Corr.
information
redundancy. Sig. 0.864 0.020 0.587 0.186 0.009 0.013
The ERP provides an 0.062 0.293 -0.116 0.197 .458* .417*
Corr.
interface similar to that
of the Internet network. Sig. 0.745 0.116 0.542 0.298 0.011 0.022
The company provides .419* 0.087 -.697** .450* 0.162 0.015
Corr.
access to the ERP to
these suppliers and its 0.021 0.647 0.000 0.013 0.393 0.939
Sig.
customers.
304
Table 4: Correlation between WMS and logistics activities
The company plans the purchases previously to meet demand. Corr. .459*
Sig. 0.011
The company trains its LIS integration contributes to increase LIS integration with suppliers / customers
staff to use LIS. the delivered value to customers. allows you to reduce customer service costs.
The company uses WMS for the Corr. .420* .417* .444*
automation of storage activities. Sig. 0.021 0.022 0.014
The company tries to improve the The company takes into account the opinions and ideas of The company minimizes the
satisfaction of its end customers. its suppliers regarding product quality and material flow. movement of stock during production
The company uses WMS for the automation of Corr. .538** 0.161 0.317
storage activities. Sig. 0.002 0.396 0.088
The company uses WMS to identify the location of Corr. .509** 0.135 .374*
appropriate storage locations. Sig. 0.004 0.478 0.042
The company uses WMS to improve the accuracy of Corr. 0.295 .469** 0.277
inventory information. Sig. 0.113 0.009 0.138
305
Table 7: Correlation between WMS and SC integration
The company shares The company shares production The company has periodic contact with The company treats distribution as all
stock level information planning and demand forecasting its customers to register changes in their logistics activities ensuring the transfer of
with its suppliers. information with its suppliers. requests. products from the company to customers.
The company uses WMS for the Corr. 0.300 .422* 0.269 0.278
automation of storage activities. Sig. 0.107 0.020 0.151 0.138
The company uses WMS to identify the Corr. 0.360 .426* 0.220 0.232
location of appropriate storage 0.050 0.019 0.244 0.217
Sig.
locations.
The company uses WMS to improve Corr. 0.241 0.105 .478** 0.058
the accuracy of inventory information. Sig. 0.199 0.582 0.008 0.759
WMS is used to determine stock levels. Corr. .532** .441* 0.142 .429*
Sig. 0.002 0.015 0.455 0.018
WMS helps reduce Order Time (the Corr. .371* 0.286 -0.066 0.032
time from receipt of order to delivery). Sig. 0.043 0.125 0.728 0.866
The company uses TMS to plan The TMS contributes to the organization TMS improves transport activity by
transportation resources. of the transit area and the docks. tracking vehicles and goods.
306
Table 9: Correlation between TMS and SC Management
The company uses TMS to plan The TMS contributes to the organization of TMS improves transport activity by
transportation resources. the transit area and the docks. tracking vehicles and goods.
The company uses TMS to plan The TMS contributes to the organization TMS improves transport activity by
transportation resources. of the transit area and the docks. tracking vehicles and goods.
The company shares production planning and Corr. .390* .517** 0.129
demand forecasting information with its suppliers. Sig. 0.033 0.003 0.498
The company minimizes the response time to Corr. .411* 0.259 0.123
customer complaints. Sig. 0.024 0.167 0.518
The company treats distribution as all logistics Corr. .647** .533** .430*
activities ensuring the transfer of products from the 0.000 0.002 0.018
Sig.
company to customers.
307
Table 11: Correlation between networks and logistics activities
The company depends The company uses emails The company uses Internet in The company offers its employees The company uses the extranet to
on internet to to exchange information its purchasing, production, smartphones to perform internal communicate with its suppliers,
exchange information among its employees. distribution ... activities. and external transactions. customers and partners.
The company plans the purchases Corr. .411* 0.243 .367* -0.015 -0.197
previously to meet demand. Sig. 0.024 0.196 0.046 0.938 0.296
The company can supply the Corr. 0.306 0.281 .631** -0.110 0.094
quantity requested for its 0.100 0.133 0.000 0.562 0.622
Sig.
customers.
The company's network allows it Corr. 0.280 0.225 .534** 0.291 0.113
to deliver its products on the time 0.133 0.232 0.002 0.118 0.552
Sig.
and requested location.
The company maintains a Corr. 0.360 0.314 .522** -0.211 0.315
sufficient stock of products and 0.050 0.091 0.003 0.262 0.090
Sig.
raw materials to meet demand.
The company chooses material Corr. .500** .413* .729** 0.025 0.297
handling equipment that 0.005 0.023 0.000 0.895 0.111
Sig.
minimizes costs.
The company uses suitable Corr. -0.206 -0.279 -0.129 .377* 0.097
packaging for the quality of the 0.275 0.135 0.497 0.040 0.612
Sig.
products.
The packaging speeds up handling Corr. -0.099 -0.133 0.207 .519** .430*
and storage. Sig. 0.602 0.484 0.272 0.003 0.018
308
Table 12: Correlation between networks and SCM
309
Table 13: Correlation between networks and SC integration
The company depends The company uses emails to The company uses Internet in The company offers its employees
on internet to exchange exchange information among its purchasing, production, smartphones to perform internal
information its employees. distribution ... activities. and external transactions.
The company takes into account the opinions and ideas of Corr. .438* .380* 0.293 -0.199
its suppliers regarding product quality and material flow. Sig. 0.016 0.038 0.116 0.292
The company shares market information with its Corr. 0.290 0.352 .529** -0.220
customers. Sig. 0.120 0.056 0.003 0.244
For the company, distribution includes all logistics Corr. .433* .408* .444* -0.152
activities ensuring the transfer of products from the 0.017 0.025 0.014 0.423
Sig.
company to customers.
Logistics activities are integrated from the purchase of the Corr. -0.073 -0.165 -0.209 .549**
raw material to the delivery of products to customers. Sig. 0.700 0.383 0.268 0.002
The company treats the overall cost of the logistics .363* .369* .364* 0.202
activity in a comprehensive manner without considering Corr.
each activity separately.
Sig. 0.049 0.045 0.048 0.283
CRM is used to attract and retain The CRM is used to control the points of
new customers. contact with customers.
310
Table 15: Correlation between CRM and SCM
The business uses CRM to facilitate and accelerate the flow of information.
The company shares stock Corr. 0.301 0.356 0.261 0.351 0.337 0.251 .400*
level information with its 0.106 0.053 0.164 0.057 0.069 0.182 0.029
Sig.
suppliers.
The company shares Corr. .468** .537** 0.277 0.326 0.167 0.111 0.145
production planning and 0.009 0.002 0.138 0.079 0.379 0.559 0.445
demand forecasting Sig.
information with its suppliers.
The company shares market Corr. .405* 0.336 0.354 .424* 0.253 0.125 0.052
information with its 0.026 0.070 0.055 0.020 0.178 0.511 0.787
Sig.
customers.
The company minimizes the Corr. .532** .486** .538** .584** .631** .475** .423*
response time to customer 0.002 0.006 0.002 0.001 0.000 0.008 0.020
Sig.
complaints.
For the company, distribution Corr. .381* .388* 0.255 .508** 0.221 0.061 0.107
includes all logistics activities 0.038 0.034 0.174 0.004 0.241 0.750 0.575
ensuring the transfer of
Sig.
products from the company to
customers.
311
Table 17: Correlation between LIS integration and logistics
The The company invests LIS integration LIS integration LIS integration with LIS integration LIS integration with LIS integration
company resources in the contributes to LIS integration allows suppliers / customers with suppliers / suppliers / customers with suppliers /
trains its development, increase the helps develop adaptation to allows you to reduce customers allows allows you to customers allows
staff to updating of LISs and delivered value new products situations of customer service you to reduce respond better to you to ensure
use LIS. their integration. to customers. or services. uncertainty. costs. lead times. customer demands. better profits.
The company uses Corr. 0.169 .475** 0.202 -0.065 0.054 0.179 0.066 0.304 0.182
demand-forecasting 0.373 0.008 0.284 0.731 0.777 0.345 0.728 0.102 0.336
techniques to plan Sig.
production and supply.
The company can Corr. .394* .442* .400* 0.041 -0.141 0.216 0.112 0.216 0.115
supply the quantity 0.031 0.015 0.028 0.832 0.459 0.251 0.554 0.251 0.545
requested for its Sig.
customers.
The company's network Corr. .418* .661** .498** 0.234 0.141 0.353 .396* .537** .400*
allows it to deliver its 0.022 0.000 0.005 0.213 0.457 0.056 0.030 0.002 0.029
products on the time Sig.
and requested location.
The company takes Corr. 0.231 0.319 0.321 0.357 0.023 0.072 0.293 0.072 .379*
into consideration the 0.220 0.086 0.084 0.052 0.902 0.706 0.116 0.706 0.039
minimization of Sig.
transport costs.
The company 0.327 0.355 .564** 0.044 -0.121 .402* -0.118 0.126 -0.081
maintains a sufficient Corr.
stock of products and
raw materials to meet 0.078 0.054 0.001 0.819 0.523 0.028 0.535 0.506 0.672
Sig.
demand.
The company chooses .383* .516** .560** 0.102 -0.153 0.290 -0.066 0.290 -0.010
material handling Corr.
equipment that
minimizes costs. 0.036 0.004 0.001 0.592 0.418 0.120 0.728 0.120 0.958
Sig.
The packaging speeds Corr. 0.129 0.202 0.147 .528** .366* 0.043 .398* -0.041 .502**
up handling and 0.497 0.284 0.438 0.003 0.047 0.820 0.029 0.831 0.005
Sig.
storage.
312
Table 18: Correlation between LIS integration and SCM
The company invests LIS integration LIS integration LIS integration with LIS integration with LIS integration with
resources in the contributes to increase helps develop suppliers / customers suppliers / customers allows suppliers / customers
development, updating of the delivered value to new products allows you to reduce you to respond better to allows you to ensure
LISs and their integration. customers. or services. lead times. customer demands. better profits.
The company represents significant Corr. 0.006 0.265 .634** 0.217 -0.248 0.309
share of sales for its suppliers. Sig. 0.976 0.157 0.000 0.250 0.186 0.096
The company tries to improve the Corr. .463** 0.293 -0.138 -0.058 0.333 -0.037
satisfaction of its end customers. Sig. 0.010 0.117 0.469 0.762 0.072 0.846
The company processes the flow of Corr. 0.311 0.297 .514** .488** 0.115 .534**
information to plan all its 0.094 0.111 0.004 0.006 0.547 0.002
purchasing, production, Sig.
distribution activities, etc.
The company outsources some Corr. 0.001 0.273 .586** 0.258 -0.191 0.342
activities such as storage and 0.996 0.145 0.001 0.169 0.313 0.064
Sig.
transportation.
The company can adapt to changes Corr. .369* .454* 0.012 0.094 0.330 -0.011
in demand. Sig. 0.045 0.012 0.949 0.620 0.075 0.953
The company regularly measures Corr. .436* .507** 0.045 0.116 .364* 0.009
inventory turnover. Sig. 0.016 0.004 0.814 0.541 0.048 0.964
313
Table 19: Correlation between LIS integration and SC integration
The The company invests LIS integration LIS LIS integration LIS integration facilitates LIS integration LIS integration
company resources in the contributes to integration allows processes the establishment of improves the process allows
trains its development, updating increase the helps develop standardization collaborative approaches of joint decision- adaptation to
staff to of LISs and their delivered value new products between supply with suppliers / making with suppliers situations of
use LIS. integration. to customers. or services. chain partners. customers. / customers. uncertainty.
Chain partnerships are based on Corr. 0.156 0.011 0.333 -0.059 .414* 0.229 0.066 -0.148
mutual trust. Sig. 0.410 0.952 0.072 0.755 0.023 0.224 0.730 0.436
The company shares production Corr. 0.243 .376* 0.219 -0.165 0.028 0.180 0.139 -0.224
planning and demand 0.196 0.041 0.244 0.382 0.882 0.342 0.463 0.233
forecasting information with its Sig.
suppliers.
The company builds Corr. .545** 0.304 .615** 0.243 .629** .464** .442* 0.087
agreements regarding the 0.002 0.103 0.000 0.195 0.000 0.010 0.015 0.649
frequency of delivery with its Sig.
suppliers.
The company has periodic Corr. 0.000 -0.006 0.101 .546** -0.199 -0.337 -0.038 0.070
contact with its customers to 0.999 0.974 0.596 0.002 0.292 0.069 0.842 0.715
register changes in their Sig.
requests.
For the company, distribution Corr. .469** 0.324 .395* -0.068 0.298 0.130 0.018 -0.265
includes all logistics activities 0.009 0.080 0.031 0.722 0.109 0.495 0.926 0.157
ensuring the transfer of products Sig.
from the company to customers.
Logistics activities are -0.070 -0.108 -0.293 0.114 -0.071 -0.086 0.134 .372*
integrated from the purchase of Corr.
the raw material to the delivery
of products to customers. Sig. 0.712 0.572 0.116 0.550 0.707 0.653 0.480 0.043
The company treats the overall Corr. .447* 0.312 0.280 -0.035 .433* 0.308 .501** -0.073
cost of the logistics activity in a 0.013 0.093 0.134 0.855 0.017 0.098 0.005 0.702
comprehensive manner without
Sig.
considering each activity
separately.
314
Table 20: Correlation between LIS integration and SC integration
LIS integration with LIS integration LIS integration LIS integration with LIS integration LIS integration with LIS integration
suppliers / with suppliers / with suppliers / suppliers / customers with suppliers / suppliers / customers with suppliers /
customers allows customers allows customers allows allows you to reduce customers allows allows you to customers allows
you to reduce you to reduce you to reduce customer service you to reduce lead respond better to you to ensure
storage costs. production costs. distribution costs. costs. times. customer demands. better profits.
Chain partnerships are based on mutual Corr. 0.225 0.111 0.225 .364* -0.145 0.118 -0.244
trust. Sig. 0.231 0.558 0.231 0.048 0.446 0.534 0.194
The company builds agreements Corr. .547** .464** .547** .689** 0.089 0.324 0.139
regarding the frequency of delivery with 0.002 0.010 0.002 0.000 0.640 0.080 0.464
Sig.
its suppliers.
The company has periodic contact with Corr. -0.289 -0.203 -0.289 -0.105 .419* -0.105 .393*
its customers to register changes in their 0.121 0.281 0.121 0.581 0.021 0.581 0.032
Sig.
requests.
Logistics activities are integrated from Corr. -0.045 0.099 -0.045 -0.105 .384* 0.075 0.272
the purchase of the raw material to the 0.813 0.603 0.813 0.580 0.036 0.695 0.147
Sig.
delivery of products to customers.
The company treats the overall cost of Corr. .394* 0.295 .394* .412* 0.038 .480** 0.008
the logistics activity in a comprehensive 0.031 0.114 0.031 0.024 0.840 0.007 0.968
manner without considering each activity Sig.
separately.
315
Tables des matières
Dédicace ..................................................................................................................................... 1
Remerciements ........................................................................................................................... 2
Liste des abréviations ................................................................................................................. 3
Sommaire ................................................................................................................................... 4
Introduction générale .................................................................................................................. 6
Chapitre I : Aspects théoriques sur le concept de la logistique, son rôle et ses enjeux............ 15
Introduction au premier chapitre : ............................................................................................ 16
Section 01 : Comprendre le concept de la logistique .................................................................... 17
I- La définition de la logistique : ............................................................................................ 17
II- Historique de la logistique : ............................................................................................ 18
III- Les tendances de la logistique : ...................................................................................... 19
Section 02 : Quelles sont les activités de la logistique ?................................................................ 21
I- L’approvisionnement : ........................................................................................................ 21
II- L’entreposage : ................................................................................................................ 27
III- La gestion du stock : ........................................................................................................ 38
IV- La gestion de la production : .......................................................................................... 43
V- Le transport : ................................................................................................................... 46
VI- La distribution : ............................................................................................................... 51
VII- Les services après-vente : ................................................................................................ 52
Section 03 : Le rôle de la logistique................................................................................................ 52
Section 04 : Les enjeux de la logistique ......................................................................................... 53
I- Le marché : .......................................................................................................................... 53
II- La technologie : ................................................................................................................ 54
III- Les ressources : ................................................................................................................ 55
IV- Le temps : ......................................................................................................................... 55
Conclusion du premier chapitre : ............................................................................................. 55
Chapitre II : Le supply chain management .............................................................................. 57
Introduction au deuxième chapitre : ......................................................................................... 58
Section 01 : De la logistique à la supply chain .............................................................................. 59
I- Qu’est-ce qu’une supply chain ? ........................................................................................ 59
II- Les maillons de la Supply Chain .................................................................................... 60
III- L’évolution de la structure de la supply chain : ........................................................... 62
IV- Les flux de la supply chain : ........................................................................................... 66
Section 02 : Les fondements du Supply Chain Management ...................................................... 68
I- Définition et rôle du SCM ................................................................................................... 68
316
II- Les niveaux de décisions dans la chaîne logistique :..................................................... 70
III- Les nouveaux concepts et stratégies dans la supply chain : ......................................... 71
IV- L’intégration de la supply chain .................................................................................... 86
V- L’optimisation de la supply chain : ................................................................................ 91
Conclusion du deuxième chapitre : .......................................................................................... 93
Chapitre III : Pratique du supply chain management : Usage des SIL..................................... 94
Introduction au troisième chapitre : ......................................................................................... 95
Section 01 : Les systèmes d’information ....................................................................................... 96
I- Définition d’un système d’information .............................................................................. 96
II- Les finalités des systèmes d’information ....................................................................... 97
III- L’importance des systèmes d’information logistiques ................................................. 98
IV- Les besoins des systèmes d’information : ...................................................................... 99
V- L’intégration des systèmes d’information :................................................................. 100
Section 02 : Les différents systèmes d’information logistiques ................................................. 103
I- Le système de l’exécution de la supply chain (Supply Chain Execution-SCE) :.......... 103
II- La planification des ressources de l’entreprise (Enterprise Resources Planning-
ERP) : 105
III- Le système de planification avancée (Advanced Planning System-APS) : ............... 109
IV- L’échange électronique des données (Electronic Data Interchange- EDI) : ............ 112
V- La planification des ressources de fabrication (Manufacturing Resources Planning-
MRP) : ........................................................................................................................................ 114
VI- Le système de gestion de l’entreposage (Warehousing Management System- WMS) :
117
VII- Le système de gestion des transports- (Transportation Management System-TMS) :
120
VIII- Le système de la gestion de la supply chain- (Supply Chain Management System-
SCMS) : 126
IX- La gestion des relations clients (Customer Relationship Management-CRM) : ...... 127
X- Le code barre : ............................................................................................................... 130
XI- L’identification par radiofréquences- (Radio Frequency Identification- RFID) : .. 132
Conclusion du troisième chapitre : ......................................................................................... 136
Chapitre IV : La mesure de la performance de la supply chain ............................................. 137
Introduction au quatrième chapitre : ...................................................................................... 138
Section 01 : Généralités sur la mesure de la performance ......................................................... 139
I- La Notion de la performance : ......................................................................................... 139
II- La mesure de la performance :..................................................................................... 140
III- Importance de la mesure de la performance : ............................................................ 141
317
IV- Qu’est-ce qu’un indicateur de performance : ............................................................. 142
Section 02 : Typologie des indicateurs de performance de la SC.............................................. 142
I- Les mesures financières : .................................................................................................. 143
II- Les mesures de performance par objectifs : ............................................................... 143
III- Les mesures non-financières : ...................................................................................... 144
IV- Les mesures qualitatives quantifiées : ......................................................................... 145
V- Quels indicateurs pour quelles fonctions ? .................................................................. 146
VI- Etat des lieux des modèles de performance existants :............................................... 150
Section 03 : Les mesures de la performance des SIL ................................................................. 159
I- Pour quels buts mesure-t-on la performance des systèmes d’information ? ............... 159
II- La théorie de l’ajustement de la technologie aux tâches :.......................................... 160
III- Évaluation selon le point de vue du chef d'entreprise :.............................................. 161
IV- Le tableau de bord équilibré (The Balanced Scoreboard) : ...................................... 163
V- Le modèle d’acceptation de la technologie (TAM) : ................................................... 165
Conclusion du quatrième chapitre : ........................................................................................ 165
Chapitre V : État des lieux de la logistique et des SIL : Etude d'un échantillon d'entreprises167
Introduction au cinquième chapitre : ...................................................................................... 168
Section 01 : Etat de la logistique et des SIL dans l’échantillon de l’étude ............................... 168
I- Présentation de l’étude et des objectifs : ......................................................................... 168
II- L’outil de l’étude et la méthodologie : ......................................................................... 169
III- Présentation de l’échantillon : ...................................................................................... 169
IV- L’infrastructure technologique disponible : ............................................................... 170
V- Les résultats de l’étude : ............................................................................................... 171
VI- Conclusions : .................................................................................................................. 177
Section 02 : La mise en œuvre de l’ERP par les entreprises algériennes : ............................... 178
I- Présentation de l’étude et des objectifs : ......................................................................... 178
II- L’outil de l’étude et la méthodologie : ......................................................................... 179
III- Présentation de l’échantillon : ...................................................................................... 180
IV- Résultats de l’étude : ..................................................................................................... 180
Conclusion du cinquième chapitre : ....................................................................................... 188
Chapitre VI : Étude de cas du Groupe Bachir Rashid: Présentation du groupe et des outils de
recherche ................................................................................................................................ 189
Introduction au sixième chapitre : .......................................................................................... 190
Section 01 : Présentation du Groupe Bachir Rashid .................................................................. 190
I- L’organisation du Groupe Bachir Rashid : .................................................................... 191
II- Les entreprises de production : .................................................................................... 192
318
III- Les entreprises commerciales :..................................................................................... 196
IV- Les entreprises de services –SARL Nouveau Pole :.................................................... 198
V- Le réseau logistique du Groupe Bachir Rashid : ........................................................ 199
VI- Les systèmes d’information logistiques du Groupe Bachir Rashid : ........................ 202
Section 02 : Méthodologie de l’étude et outils d’analyse ............................................................ 205
I- Objectifs de l’étude : ......................................................................................................... 205
II- Obstacles de l’étude :..................................................................................................... 206
III- Méthodologie et outils : ................................................................................................. 207
Conclusion du sixième chapitre : ........................................................................................... 213
Chapitre VII : Evaluation de la supply chain et des SIL du Groupe Bachir Rashid .............. 214
Introduction au septième chapitre : ........................................................................................ 215
Section 01 : Evaluation de la logistique et du Supply Chain Management du Groupe Bachir
Rashid ............................................................................................................................................. 215
I- Les activités logistiques : ................................................................................................... 215
II- Le supply chain management : ..................................................................................... 217
III- L’intégration des supply chain dans le Groupe Bachir Rashid : .............................. 217
Section 02 : Les SIL dans le Groupe Bachir Rashid .................................................................. 218
I- Etat des lieux des systèmes d’information logistiques utilisés :..................................... 219
II- Test des hypothèses et discussion des résultats : ......................................................... 230
Conclusion du septième chapitre : ......................................................................................... 257
Conclusion générale ............................................................................................................... 258
Liste bibliographique.............................................................................................................. 266
Liste des tableaux ................................................................................................................... 281
Liste des figures ..................................................................................................................... 283
Les annexes ............................................................................................................................ 284
Tables des matières ................................................................................................................ 316
Résumé : ................................................................................................................................. 320
319
Résumé :
L’objectif de cette thèse est de souligner le rôle positif joué par les systèmes d’informations logistiques dans
l’optimisation de la chaîne logistique à travers la réduction de ses coûts et l’amélioration de son efficacité. La
recherche est menée sur un groupe spécialisé dans les industries sidérurgiques (Groupe Bachir Rashid) en évaluant
le rôle des systèmes d’informations logistiques sous l’angle des activités logistiques, du Supply Chain
management, de l’intégration et finalement, de l’optimisation de la performance de la chaîne.
En nous appuyant sur des indicateurs de performance, nous avons orienté notre recherche via un questionnaire et
des entretiens structurés et semi-structurés, ce qui nous a permis de constituer une base de données traitées et
analysées par SPSS 25 et Excel 2013. Les résultats nous permettent de conclure au rôle central des systèmes
d’informations logistiques dans l’optimisation de la chaîne logistique et notamment une nette contribution de
l’ERP suivi par le TMS, le WMS et le CRM à l’efficacité de la chaîne logistique et à la réduction de ses coûts au
sein du groupe étudié.
Mots-Clés : Contraintes de Marché et technologiques ; Performance de la Fonction Logistique ; Supply Chain
Management.
Abstract:
The aim of this thesis is to highlight the positive role played by Logistic Information Systems in optimizing the
supply chain by reducing costs and improving efficiency. The research is carried out on a group specialized in the
steel industries (Bachir Rashid Group) by assessing the role of Logistics Information Systems in terms of logistics
activities, supply chain management, integration and finally, the optimization of chain performance.
Based on performance indicators, we conducted our research through a questionnaire and structured and semi-
structured interviews, which allowed us to build a database processed and analyzed by SPSS 25 and Excel
2013. The results allow us to conclude on the central role of Logistics Information Systems in the optimization of
the supply chain and in particular a clear contribution of the ERP followed by the TMS, the WMS and the CRM
to the efficiency of the supply chain and to the reduction of its costs within the studied group.
Keywords: Market and technological constraints; Performance of the Logistics Function; Supply Chain
Management.
:الملخص
الهدف من هذه األطروحة هو إبراز الدور اإليجابي الذي تلعبه أنظمة المعلومات اللوجستية في تعظيم أداء سلسلة التوريد من خالل تقليل تكاليفها
تم إجراء البحث على مجمع متخصص في الصناعات الفوالذية (مجمع بشير رشيد) من خالل تقييم دور أنظمة المعلومات اللوجستية.وتحسين كفاءتها
.من منظور األنشطة اللوجستية وإدارة سلسلة التوريد والتكامل وأخيراً تعظيم أداء سلسلة اإلمداد
مما مكننا من بناء قاعدة بيانات تمت معالجتها، قمنا بإجراء دراستنا عبر استبيان ومقابالت موجهة ونصف موجهة،استنادًا إلى مؤشرات األداء
سمحت لنا النتائج بتأكيد الدور األساسي ألنظمة المعلومات اللوجستية أنظمة في تحسين سلسلة التوريد.Excel 2013 وSPSS 25 وتحليلها بواسطة
( ونظام تسيير المخازنTMS) ) متبوعة بنظام تخطيط النقلERP( المساهمة الجلية ألنظمة تخطيط موارد المؤسسة،وعلى وجه الخصوص
.( في كفاءة سلسلة التوريد وتقليل تكاليفها داخل المجمع المدروسCRM) ( ونظام إدارة عالقات العمالءWMS)
. قيود السوق والتكنولوجية؛ أداء الوظيفة اللوجستية؛ ادارة سلسلة االمداد:الكلمات المفتاحية
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