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Relation Sujet-Objet en Connaissance

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Séparation :

Identification de l'Objet à Connaître : On commence par définir clairement ce que l'on veut étudier
ou comprendre. C'est la phase de séparation, où l'on isole l'objet de connaissance du reste.

Connexion :

Relation avec le Sujet Connaissant : Ensuite, on établit une connexion entre cet objet de
connaissance et la personne qui cherche à comprendre (le sujet connaissant). Cela implique
d'appliquer des méthodes, des analyses, et de mettre en relation ces connaissances avec notre
propre compréhension, expérience et perspective.

En d'autres termes, la séparation consiste à cibler et à définir clairement ce que l'on cherche à
connaître. La connexion intervient lorsque l'on intègre ces connaissances dans notre propre
compréhension, établissant ainsi une relation entre l'objet de connaissance et nous-mêmes en tant
que chercheurs. C'est un processus cyclique et itératif dans le développement de la
connaissance scientifique.

Dans le contexte de la réflexion philosophique ou épistémologique, la distinction entre "sujet" et


"objet" est fondamentale. Voici comment ils diffèrent :

Sujet :

Le "sujet" se réfère généralement à la personne, à l'observateur ou à la conscience qui perçoit,


pense, ou expérimente quelque chose. C'est la perspective individuelle ou le point de vue de celui qui
connaît.

Objet :

L'"objet", d'autre part, est ce sur quoi le sujet dirige son attention, observe, pense, ou expérimente.
C'est ce qui est étudié, perçu ou analysé par le sujet.

Ainsi, la phrase que vous avez citée ("le sujet doit d’une manière ou d’une autre entrer en relation
avec l’objet") souligne l'idée que pour acquérir une connaissance ou une compréhension, le sujet (la
personne qui cherche à connaître) doit établir une connexion ou une relation avec l'objet (ce qui est
étudié ou observé). C'est ce processus de connexion entre le sujet et l'objet qui constitue une partie
essentielle de la construction de la connaissance.

Dans le domaine de la connaissance scientifique, la réflexion centrale concerne la relation entre ce


que nous voulons connaître (l'objet) et la personne qui cherche à connaître (le sujet). Pour acquérir
une connaissance, le sujet doit établir une connexion avec l'objet.

Deux débats majeurs, le réalisme contre le constructivisme, émergent dans cette réflexion. Le
premier concerne la nature objective ou relative de la connaissance produite. Le second se penche
sur les critères de validité de la connaissance, oscillant entre une approche vérité-correspondance et
vérité adéquation.

Aucune perspective épistémologique moderne, même en sciences naturelles comme la physique, ne


prétend que la connaissance est identique à la réalité. Toutes reconnaissent que la connaissance est
une construction mentale, confirmant la distinction établie par Kant entre la réalité en soi (noumène)
et la réalité pour nous (phénomène).

Bien que le réalisme et le constructivisme s'accordent sur le caractère construit de la connaissance,


ils diffèrent sur la nature et le statut de cette connaissance. La métaphore "la carte n'est pas le
territoire" illustre cette idée que bien que la distinction entre la connaissance (carte) et la réalité
(territoire) soit acceptée, des débats persistent sur la nature de la carte et sa relation avec le
territoire, reflétant l'opposition entre l'objectivisme et le relativisme

Considérons la physique, qui étudie la nature inanimée. L'homme obtient une connaissance en
utilisant ses cinq sens pour percevoir le monde, en en parlant, et en développant des théories à son
sujet. On a d'un côté le monde concret que l'on peut toucher, voir, entendre, etc. (le monde
sensible). De l'autre côté, il y a un ensemble de déclarations faites par une personne à propos du
monde sensible (des énoncés).

Il existe une séparation entre la réalité physique qui existe indépendamment du langage (ce que l'on
peut toucher et ressentir sans mots) et les déclarations ou affirmations que les personnes font à
propos de cette réalité (exprimées à travers le langage). Lorsque ces déclarations décrivent
correctement la réalité physique, on les considère comme vraies.

En résumé, les principales oppositions dans la question de la connaissance scientifique se situent


entre le monde concret et indépendant du langage (pôle extra-linguistique) d'un côté, et les
affirmations et déclarations sur ce monde (pôle linguistique) de l'autre. Lorsque ces déclarations
correspondent fidèlement à la réalité, on les considère comme vraies.

Cette conception objectiviste de la connaissance repose sur deux hypothèses : 1) La

préexistence et l’extériorité d’une réalité (objet de connaissance) disposant d’une

essence propre à expliquer (hypothèse ontologique essentialiste) ; 2) La capacité du

sujet connaissant à produire une connaissance sur cet objet extérieurement à lui-même

(hypothèse épistémique d’une indépendance entre sujet et objet).

Dans ce cadre une connaissance objective implique de mettre en place les

procédures méthodologiques permettant au chercheur de connaître cette réalité

extérieure et d’assurer l’indépendance entre l’objet (la réalité) et le sujet qui

l’observe ou l’expérimente. Le positivisme, tel qu’exprimé dans la méthodologie


sociologique proposée par Durkheim, s’inscrit dans cette conception du réalisme

Préexistence et Extériorité de la Réalité (Objet de Connaissance) :

L'hypothèse ontologique essentialiste soutient que la réalité (ce que nous cherchons à connaître)
existe indépendamment de nous et possède une essence propre qui peut être expliquée. En d'autres
termes, il y a une réalité objective qui existe par elle-même, avec des caractéristiques inhérentes
expliquer moi ca simplement

ChatGPT

Prenons un exemple simple pour illustrer l'hypothèse ontologique essentialiste :

Exemple :

Imaginez que vous observiez une pomme sur une table. Selon l'hypothèse ontologique essentialiste,
cette pomme a une existence indépendante de votre observation. Peu importe que vous la regardiez
ou non, la pomme continue d'exister avec ses caractéristiques propres, comme sa forme, sa couleur
et son goût. En d'autres termes, cette pomme a une réalité objective qui n'est pas déterminée par le
fait que vous la perceviez. L'essence de la pomme (ses caractéristiques fondamentales) existe par
elle-même, quelle que soit votre interaction avec elle.

Objectivité et Indépendance Sujet-Objet :

L'idée ici est que lorsqu'on observe quelque chose (l'objet), cette observation ne devrait pas altérer la
nature de l'objet. Popper définit l'objectivité comme une connaissance totalement indépendante des
croyances ou des opinions de quiconque. Il la décrit comme une connaissance sans "connaisseur",
c'est-à-dire une connaissance qui existe indépendamment de celui qui la connaît.

Principe d'Objectivité selon Popper :

Selon Popper, la connaissance est objective lorsqu'elle garantit l'indépendance du sujet (celui qui
observe ou connaît) par rapport à l'objet de connaissance. Cela signifie que la connaissance doit
limiter les interférences entre le sujet et l' :::objet. L'idéal est d'atteindre une connaissance objective
en découvrant les règles et les lois qui régissent la réalité "en soi".

Positivisme et Connaissance Objective :

Dans la perspective positiviste, la connaissance objective implique la découverte des lois universelles
qui expliquent la réalité, indépendamment de l'individu et du contexte d'interactions. C'est une
vision idéalisée de la science qui vise à révéler la vérité objective.

Réalisme Critique et Adaptation Méthodologique :

Le réalisme critique, en revanche, reconnaît que dans les sciences sociales, les objets d'étude
évoluent dans des systèmes complexes difficiles à reproduire en laboratoire. Ainsi, au lieu de
méthodes strictement quantitatives, les partisans du réalisme critique préconisent des approches
qualitatives. Celles-ci permettent de formuler des hypothèses et de mettre en évidence les
mécanismes sous-jacents du réel, tout en reconnaissant la complexité des interactions sociales.

L'objectif principal est de discuter de l'objectivité en science, en particulier dans le contexte des
sciences sociales. Selon l'approche positiviste, la connaissance objective est considérée comme
indépendante du sujet qui l'observe. Cela signifie que l'observation d'un objet extérieur ne devrait
pas altérer la nature de cet objet. L'idéal positiviste vise à découvrir les lois universelles de la réalité,
indépendantes de l'individu et du contexte social.

Cependant, les épistémologies réalistes contemporaines, en particulier le réalisme critique,


remettent en question cette vision idéalisée. Ils reconnaissent que les objets d'étude en sciences
sociales évoluent dans des systèmes ouverts difficiles à reproduire en laboratoire. Par conséquent, ils
suggèrent des méthodes qualitatives plutôt que des approches strictement quantitatives. Ces
méthodes permettent de formuler des hypothèses et de mettre en lumière les mécanismes sous-
jacents de la réalité, en tenant compte de la complexité des interactions sociales.

En résumé, l'extrait souligne la tension entre l'approche positiviste, qui recherche des lois
universelles indépendantes du contexte, et le réalisme critique, qui reconnaît la complexité des
systèmes sociaux et favorise des méthodes plus qualitatives pour comprendre les mécanismes sous-
jacents de la réalité sociale.

Les schèmes d’intelligibilité naturalistes des sciences sociales

Les approches en sciences sociales du "pôle naturaliste" considèrent que les phénomènes sociaux
peuvent être expliqués de manière similaire aux phénomènes naturels. Trois façons courantes de
comprendre ces phénomènes sont les suivantes :

Le schème causal : On cherche à expliquer un phénomène en identifiant les facteurs qui y


contribuent. Par exemple, on peut analyser les facteurs qui contribuent à la réussite scolaire, tels que
l'engagement des parents, le temps d'étude, etc.

Le schème fonctionnel : On pense qu'un phénomène résulte d'un système qui remplit certaines
fonctions pour survivre. Par exemple, dans une équipe de travail, on peut examiner comment chaque
membre remplit un rôle nécessaire pour atteindre les objectifs de l'équipe.

Le schème dialectique/évolutionniste : On examine un phénomène comme le résultat d'une


dynamique influencée par des forces contradictoires. Par exemple, dans la société, les théories
marxistes peuvent étudier les tensions entre les classes sociales, comme les capitalistes et les
travailleurs.
Ces schèmes offrent des cadres conceptuels pour comprendre et expliquer différents aspects de la
vie sociale, allant de la recherche de causes à l'analyse des fonctions et des dynamiques
contradictoires.

Les différentes approches réalistes partagent le même objectif de comprendre les causes des
phénomènes. L'explication au sens fort selon SOLER vise à identifier précisément les causes et les
processus causaux en reconstruisant la chaîne de causes à effets de manière déductive. En sciences
humaines et sociales, Berthelot identifie trois schèmes d'intelligibilité qui offrent des explications au
sens faible, reliant les faits sans dégager de lois universelles ni permettre une prédiction complète.
Malgré cela, la recherche d'une connaissance objective reste possible sans nécessairement postuler
que toutes les lois explicatives sont de nature causale.

Cette partie du texte explore la relation entre la conception de la connaissance et les différents
paradigmes, en mettant en évidence les distinctions entre le réalisme et le relativisme.

Conception de la Connaissance :

La conception de la connaissance peut varier en fonction de l'approche réaliste ou relativiste


adoptée. Les paradigmes positiviste, post-positiviste et réaliste critique s'inscrivent dans une
orientation réaliste, suggérant que la réalité connaissable a un sens en elle-même, indépendant des
préférences personnelles des observateurs.

Réalisme vs. Relativisme :

Réalisme : Les approches réalistes soutiennent l'idée d'une connaissance absolue, c'est-à-dire une
connaissance indépendante du sujet qui l'observe. La réalité a un sens intrinsèque, et ce sens ne
dépend pas des préférences individuelles des observateurs.

Relativisme : Les approches constructivistes, orientées vers le relativisme, adoptent une conception
plus flexible de la connaissance. Elles considèrent que la réalité humaine et sociale est contingente
des contextes dans lesquels elle se construit. Ainsi, la connaissance produite sur cette réalité est
relative à ces contextes, intentions et processus de construction de sens.

Nature de la Connaissance :

Réalisme : Dans le réalisme, la connaissance aspire à des principes universels, lois et causes
indépendantes des contextes particuliers.

Nature de la Connaissance :

Réalisme : Dans le réalisme, la connaissance aspire à des principes universels, lois et causes
indépendantes des contextes particuliers.
Relativisme : Le relativisme, au contraire, reconnaît la nature contingente de la réalité humaine et
sociale, ce qui rend la connaissance produite sur cette réalité nécessairement relative à ces contextes
spécifiques.

La conception ontologique non essentialiste du constructivisme suppose une interdépendance entre


le sujet connaissant et l'objet de connaissance, ce qui influence la méthodologie adoptée pour saisir
les spécificités humaines et sociales

La philosophie des sciences distingue l'explication des phénomènes naturels de la compréhension


des phénomènes humains. L'explication cherche les causes (approche réaliste), tandis que la
compréhension explore les significations et intentions (également réaliste). Cette distinction conduit
à deux orientations philosophiques : le réalisme, avec une approche explicative (causes) et une
approche interprétative (significations). L'orientation réaliste soutient l'existence d'un contexte
unique déterminant, tandis que l'orientation constructiviste reconnaît la variété des définitions du
contexte basées sur les choix du chercheur. En résumé, la philosophie des sciences offre différentes
approches pour aborder les phénomènes naturels et humains.

L'interprétativisme cherche à comprendre plutôt qu'à expliquer. Il se concentre sur des études
approfondies de cas singuliers pour saisir la réalité des personnes étudiées. La connaissance ainsi
obtenue est considérée comme relative et unique.

Contrairement au postmodernisme, l'interprétativisme vise une certaine objectivité en rendant


compte de manière impartiale des processus subjectifs de construction de sens. Il ne rejette pas la
possibilité de généralisation, mais souligne la nécessité d'examiner attentivement les similitudes
entre les contextes.

Le postmodernisme se distingue en mettant l'accent sur la déconstruction du langage et en


soulignant l'instabilité de la réalité, adoptant une vision relativiste de la connaissance.

Le constructivisme ingénierique affirme que la réalité est construite par l'acte de connaître et que le
chemin de la connaissance se construit en marchant. Il insiste sur l'impossibilité de l'indépendance
entre le sujet et l'objet de connaissance, soulignant l'importance de l'intentionnalité et de la finalité
dans la compréhension des comportements humains.

En résumé, chaque approche offre une perspective unique sur la connaissance et la réalité,
influençant la manière dont la recherche scientifique est menée.

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