Chapter 1
Table des matières
I - Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures 3
1. Objectifs .....................................................................................................................3
2. Introduction ...............................................................................................................3
3. Notion de lois de comportement, Nécessité du calcul plastique ...........................4
4. Essai de traction sur l'acier doux ..............................................................................4
5. Approches d'Élaboration des Lois de Comportement.............................................7
6. Classification des Matériaux......................................................................................8
7. Modèles Rhéologiques ..............................................................................................9
8. Choix des lois de comportement ............................................................................12
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Chapitre 1. Introduction au Calcul
Anélastique des Structures I
1. Objectifs
À la fin de ce chapitre, l'étudiant serait capable de :
Faire la différence entre le comportement élastique (réversible) et plastique (permanent) des
matériaux.
Connaître les phases de comportement d'une barre en acier doux sous traction.
Comprendre la nécessité du calcul plastique des structures.
Comprendre la notion de lois de comportement.
savoir les critères de choix des lois de comportement.
2. Introduction
Face aux forts séismes, la plupart des structures ont un comportement non linéaire avant rupture et les
effets non-linéaires, qui en découlent, sont souvent importants dans ces structures. Il est donc
nécessaire de prendre en compte le comportement anélastique (plastique et/ou endommagement) des
matériaux dans l'évaluation du comportement des structures à la rupture.
La méthode de calcul élastique, également appelée méthode de la contrainte admissible, est une
méthode de calcul conventionnelle basée sur les propriétés élastiques du matériau. Cette méthode de
conception limite l'utilité structurelle du matériau jusqu'à une certaine contrainte admissible, qui est
bien inférieure à la limite élastique. Les contraintes dues aux charges de service ne dépassent pas les
contraintes admissibles spécifiées, qui sont obtenues en appliquant un facteur de sécurité adéquat à la
limite d'élasticité du matériau. La conception élastique ne tient pas compte de la résistance du
matériau au-delà de la limite élastique. Par conséquent, la structure conçue selon cette méthode sera
plus lourde que celle conçue selon les méthodes plastiques, mais dans de nombreux cas, la conception
élastique nécessitera également moins de contreventements de stabilité.
Dans la méthode de calcul plastique des structures, la charge ultime plutôt que la limite d'élasticité est
considérée comme le critère de calcul. Le terme "plastique" s'explique par le fait que la charge ultime
est déterminée à partir de la résistance du matériau dans le domaine plastique. La résistance du
matériau au-delà de la limite d'élasticité est pleinement utilisée dans cette méthode. Cette méthode
est rapide et fournit une approche rationnelle pour l'analyse de la structure. Elle permet également de
réaliser des économies substantielles en ce qui concerne le poids des éléments structuraux, étant
donné que les sections conçues selon cette méthode sont plus petites que celles dimensionnées selon
la méthode de calcul élastique. La méthode de conception plastique trouve sa principale application
dans l'analyse et la conception de structures hyperstatiques.
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
3. Notion de lois de comportement, Nécessité du calcul plastique
Une loi de comportement d'un matériau, c'est l'interprétation mathématique de son comportement
(Contrainte – déformation) sous l'effet des forces qui lui sont appliquées. La compréhension des lois de
comportement des matériaux est cruciale en génie civil pour plusieurs raisons :
Les ingénieurs doivent sélectionner des matériaux appropriés en fonction de leurs propriétés
élastiques et plastiques pour garantir la sécurité et la durabilité des structures.
La connaissance des lois de comportement permet de prédire comment une structure réagira
sous des charges spécifiques.
Les matériaux utilisés dans les zones sismiques doivent présenter un comportement adéquat
pour absorber et dissiper l'énergie sismique.
Comprendre le comportement viscoélastique est essentiel pour concevoir des matériaux
résistant à la fatigue et à la déformation à long terme.
Qu'est ce que la plasticité ? Définition
La plasticité des matériaux est caractérisée par l'apparition des déformations élastiques et des
déformations irréversibles, qui se manifestent lorsque la contrainte atteint un certain seuil. Donc un
matériau a un comportement plastique s'il est le siège de déformations permanentes ou résiduelles sans
dommages (fissures).1
L'essai classique de traction sur une éprouvette d'un matériau, jusqu'à rupture, ayant un
comportement élastoplastique avec écrouissage permet de mettre en évidence la non-linéarité et le
phénomène d'irréversibilité caractérisant le comportement plastique. L'effet du temps est supposé
négligeable. La déformation totale est la somme des déformations élastique et plastique.
4. Essai de traction sur l'acier doux
Nous considérerons seulement l'essai classique de traction d'une éprouvette en acier doux.
L'éprouvette est un cylindre de section circulaire, muni de deux têtes insérées entre les mâchoires de la
machine d'essai de traction. Lorsque l'on exerce un effort de traction F sur l'éprouvette, on produit sur
la partie centrale de l'éprouvette un champ de contraintes de traction simple considéré uniforme.1
La contrainte de traction dans une section transversale de l'éprouvette est donc une contrainte
normale de valeur :
(cf. Essai de traction sur éprouvette en acier doux)
σ= F
S0
S0 désigne la section initiale de l'éprouvette.
À l'aide de comparateurs on mesure l'allongement ΔL de la partie centrale de l'éprouvette. Par la suite,
on considère plus particulièrement l'allongement relatif ε :
ε= ΔL
L0
En reportant sur un graphique les résultats de l'essai, on trouve, pour l'acier doux, la courbe contrainte
– déformation, où l'abscisse représente l'allongement relatif ε, l'ordonnée la contrainte normale σ (voir
Figure 1.1).
Cette courbe comprend d'abord une partie rectiligne OA ; l'ordonnée du point A est appelée limite
élastique, notée σe. La valeur de σe est de l'ordre de 240 MPa pour l'acier doux. Tant que la contrainte
est inférieure à cette valeur, c'est-à-dire tant que l'on se trouve sur le segment OA de la courbe,
l'allongement est proportionnel à la contrainte, c'est un comportement élastique linéaire.
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
En outre, le phénomène est réversible : si l'effort de traction diminue, on reste sur la droite OA. Lorsque
l'effort de traction est supprimé, on revient au point origine O. Le système est parfaitement élastique.
Dans la zone élastique linéaire, la relation entre la contrainte et la déformation obéit à la loi de Hooke :
σ=E×ε
E est la pente de la droite OA. On l'appelle module d'élasticité longitudinal ou module de Young. Ses
dimensions sont celles d'une contrainte puisque e est un nombre sans dimension.
Au-delà du point A se situe la zone des déformations non réversibles, donc permanentes. La courbe
présente d'abord un palier AB, ce palier est quasi horizontal, décrivant un allongement continu sous un
effort sensiblement constant. Ainsi nous observons une augmentation des déformations sous
contraintes constantes. C'est la zone d'écoulement plastique (étirement). Ce palier définit une
caractéristique très importante des matériaux qui est la ductilité. Plus le palier est important plus le
matériau est ductile. A l'inverse un matériau est dit fragile s'il a un comportement qui ne possède pas
un palier d'écoulement plastique. Ce stade de déformation est dit plastique parfait.
Après le point B, on augmente la charge F à nouveau, on remarque qu'une faible augmentation de la
contrainte se traduit par un allongement (déformation) important, et la relation σ - ε est non linéaire. Si
l'éprouvette est déchargée au point E (Figure 1.2), alors la ligne de déchargement
sera parallèle à la droite de chargement, ce qui fait que l'éprouvette ne retrouve que partiellement sa
longueur d'origine. La déformation totale de l'échantillon est ON, tandis que la déformation MN a été
récupérée élastiquement et que la déformation OM demeure résiduelle (permanente).
Si le matériau reste dans la région élastique, il peut être chargé, déchargé, et chargé à nouveau sans
changer significativement son comportement. Cependant, lorsque la charge est réappliquée dans une
région plastique, la structure interne du matériau est altérée, ses propriétés changent, et le matériau
obéit à la loi de Hooke le long de la ligne droite ME ; cela signifie que la limite élastique
(proportionnelle) du matériau a été augmentée. C'est le phénomène de durcissement ou
d'écrouissage.
Le sommet C de la courbe correspond à la contrainte ultime (limite élastique maximale) σu. Ce point
marque le début du phénomène de striction : la déformation de l'éprouvette n'est plus homogène ; elle
se concentre au voisinage d'une section sensiblement centrale dont l'aire diminue rapidement jusqu'à
ce que se produise la rupture en point D.
La partie descendante n'est d'ailleurs observée que parce que le calcul de la contrainte est effectué en
considérant la section initiale de l'éprouvette ; si le calcul de la contrainte était réalisé sur la section
réelle de l'éprouvette, la courbe resterait ascendante jusqu'à la rupture réelle. (Comme le montre la
partie en pointillé de la figure 1.1).
Figure 1.1 :Courbe typique contrainte – déformation de l'acier doux
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
Figure 1.2 :Courbe de chargement – déchargement
Figure 1.3 : Éprouvette normalisée au début de chargement et au moment de la rupture
Figure 1.4 : Comportement avant et après striction
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
Essai de traction sur éprouvette normalisée en acier doux
OA: Domaine de déformation élastique réversible (droite): R = E.ε (loi de Hooke), E: module d'Young
AC : Domaine de déformation plastique répartie
CD : Domaine de striction (déformation plastique localisée) et C : Point de rupture
A% : coefficient d'allongement (allongement après rupture), A% = 100∙(Lu -L0)/L0
σe : limite d'élasticité (ou d'écoulement) = Fe/S0 (MPa)
σu : contrainte de rupture (résistance à la traction) = Fu/S0 (MPa)
Z : coefficient de striction = 100∙( S0-Su)/S0, Su : section minimale de l'éprouvette après rupture
G : coefficient de Lamé (module de cisaillement) = E/(2∙(1+ υ)), G(MPa).
Remarque
Lorsque le point de passage du domaine élastique au domaine plastique n'est pas clair sur la courbe de
traction, on considère par convention la résistance σe0.2 (correspondant à une déformation relative de
0.2%) au lieu de la limite d'élasticité σe .
Remarque
L'énergie emmagasinée par unité de volume est égale à la surface sous la courbe.
5. Approches d'Élaboration des Lois de Comportement
Approche Micromécanique
Cette approche est basée sur une compréhension approfondie des processus microstructuraux qui
provoquent la déformation et la rupture d'un matériau. Des relations constitutives élémentaires sont
établies pour le comportement microstructural, d'où le nom de modélisation micromécanique.
L'identification directe des matériaux par l'approche micromécanique est complexe en raison des
difficultés à mesurer les variables microscopiques nécessaires à l'élaboration d'une loi de
comportement (densité des dislocations, densité des cavités, texture, etc.) ce qui explique qu'elle soit
encore en cours de développement.
Approche Phénoménologique
L'approche phénoménologique est la plus utilisée. Elle consiste à observer le comportement d'un
élément de volume du matériau (éprouvette normalisée) dans un essai standard. Les lois de
comportement macroscopiques sont établies directement à partir de ces observations, sans tenir
compte des processus microstructuraux complexes. En fait, la fonction mathématique qui représente la
relation non linéaire entre la contrainte et la déformation est établie sur la base de variables
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
observables, c'est-à-dire physiquement disponibles (telles que la contrainte, la déformation, la
température et le temps), et de variables additionnelles (internes) non observables qui représentent
l'influence globale des changements microstructuraux sur l'éprouvette. Les variables internes sont
donc définies à l'échelle macroscopique. L'objectif de la calibration des lois de comportement établies
est de minimiser la différence entre la réponse prédite et les données obtenues expérimentalement.
Approche Statistique
Les modèles statistiques sont généralement établis en tant que fonctions de réponse pour une
combinaison précise de conditions de chargement et de conditions environnantes, et leur applicabilité
au-delà de ces conditions particulières est très contestable.
6. Classification des Matériaux
Les matériaux peuvent être regroupés en deux catégories distinctes, les matériaux ductiles et les
matériaux fragiles, qui présentent des propriétés très différentes sous chargement. Nous définirons les
propriétés de ductilité et de fragilité, ainsi que d'autres propriétés qui peuvent dépendre de la charge
appliquée ou qui sont des caractéristiques de base du matériau.
1. Ductilité: Un matériau est dit ductile s'il est capable de résister à de grandes déformations sous
chargement avant de se rompre. Ces grandes déformations s'accompagnent d'un changement
visible des dimensions de la section transversale et avertissent donc d'une rupture imminente.
Les matériaux de cette catégorie comprennent l'acier doux, l'aluminium et certains de ses
alliages, le cuivre et les polymères.
2. Fragilité: Un matériau fragile présente une faible déformation avant la rupture, la déformation
étant généralement inférieure à 5%. Les matériaux fragiles peuvent donc se rompre
soudainement sans avertissement visible. Ce groupe comprend le béton, la fonte, les aciers à
haute résistance, le bois et les céramiques.
3. Matériaux élastiques : Un matériau est dit élastique si les déformations disparaissent
complètement lors de la suppression de la charge. Tous les matériaux d'ingénierie connus sont,
en outre, linéairement élastiques dans certaines limites de contrainte, de sorte que la
déformation, dans ces limites, est directement proportionnelle à la contrainte.
4. La plasticité : Un matériau est parfaitement plastique si aucune déformation ne disparaît après
la suppression de la charge. Les matériaux ductiles sont élastoplastiques et se comportent de
manière élastique jusqu'à ce que la limite d'élasticité soit atteinte, puis ils se comportent de
manière plastique. Lorsque la contrainte est supprimée, la composante élastique de la
déformation est récupérée, mais la déformation plastique reste permanente.
5. Matériaux isotropes : Dans de nombreux matériaux, les propriétés élastiques sont les mêmes
dans toutes les directions en chaque point du matériau, bien qu'elles puissent varier d'un point
à l'autre ; un tel matériau est dit isotrope. Un matériau isotrope ayant les mêmes propriétés en
tout point est dit homogène, par exemple l'acier doux.
6. Matériaux anisotropes : Les matériaux dont les propriétés élastiques varient dans différentes
directions sont dits anisotropes.
7. Matériaux orthotropes : Bien qu'un matériau structurel puisse posséder des propriétés
élastiques différentes selon les directions, cette variation peut être limitée, comme dans le cas
du bois qui n'a que deux valeurs du module d'Young, l'une dans le sens des fibres et l'autre
perpendiculairement aux fibres. Un matériau dont les propriétés élastiques sont limitées à trois
valeurs différentes dans trois directions mutuellement perpendiculaires est dit orthotrope.
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
7. Modèles Rhéologiques
La construction des modèles du comportement non linéaire des matériaux comporte deux volets :
L'étude des propriétés rhéologiques et la définition de la forme des équations pour un chargement
tridimensionnel.
La rhéologie, étude des écoulements, permet de relier les contraintes, les déformations, et leurs
dérivées, et caractérise la nature des comportements, par le biais d'équations mathématiques ; c'est la
loi de comportement. Certains comportements fondamentaux ont été identifiés. Chacun va se
caractériser ici par un modèle élémentaire. Dans un premier temps, rappelons le vocabulaire relatif aux
phénomènes observés et aux principales techniques d'essai.
Mécanismes physiques de déformation
Les différents phénomènes observés peuvent être classifiés comme suit :
1. Déformations visqueuses : Elles correspondent à la poursuite de la déformation alors que la
charge est constante, il n'y a plus équilibre. Le temps et les vitesses de déformation jouent un
rôle important dans les lois de comportement d'un matériau visqueux. Lors de ce phénomène
favorisé par l'activation thermique, on parle d'écoulement de fluage.
2. Déformations permanentes : Elles correspondent à des mouvements irréversibles des
dislocations. Ces déplacements se font par glissement dans les plans cristallographiques (plan
de plus grande densité d'atomes). En pratique ces déplacements ne modifient pas la structure
cristalline et le volume reste inchangé, on parle d'incompressibilité plastique. (Plan
cristallographique : plan de plus grande densité d'atomes).
3. Écrouissage : Ce phénomène aussi appelé consolidation correspond à une augmentation du
nombre de point de blocage du mouvement des dislocations. Il vient contrecarrer
l'augmentation du nombre de dislocations, et modifie le seuil au-delà duquel les déformations
ne sont plus réversibles.
4. Restauration : Ce phénomène aussi appelé recouvrance correspond à une recristallisation par
regroupement de dislocations de signe opposé. Il se produit dans le temps et est favorisé par
l'activation thermique.
Techniques d'Essais
La méthode phénoménologique globale est l'étude des relations de cause à effet qui existent entre les
variables physiquement accessibles, qui sont :
Les déformations et leurs vitesses. C'est en fait souvent des déplacements que l'on mesure et il
convient de traiter l'information pour aboutir à des déformations,
les contraintes. On peut aussi constater que souvent l'information directe est une valeur d'effort.
la température. Ce paramètre n'est pas forcément distribué de façon homogène,
le temps. Cette variable peut aussi prendre des formes diverses et variées (nombre de cycles
...etc.).
Les essais classiques de caractérisation se font essentiellement en traction ou en traction-compression
simples à température constante. L'éprouvette est soumise à une sollicitation axiale. La forme de
l'éprouvette est calculée de telle sorte que l'on obtienne un état de contrainte ou de déformation
uniformes dans le volume utile. Il existe plusieurs façons de piloter l'essai. L'objectif des essais est de
fournir à l'ingénieur les caractéristiques mécaniques du matériau nécessaires aux calculs qu'il compte
mener. Dans ces essais on observe les déformations que subit une éprouvette sous l'action d'un
système donné de contraintes. Nous présentons ci-dessous trois types d'essais à température
constante.
Essai d'écrouissage :
Essai pour lequel la déformation ε est imposée à vitesse constante ;
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
Essai d'écrouissage
Essai de fluage + recouvrance :
Essai pour lequel la contrainte σ est imposée grâce à une fonction échelon suivi d'attente à contrainte
nulle. La courbe de réponse caractérise la déformation retardée, (déformation continue sous
contrainte constante).
Essai fluage + recouvrance
Relaxation :
Essai pour lequel la déformation ε est imposée selon une fonction échelon. La courbe de réponse
caractérise la viscosité. (Diminution des contraintes sous déformation constante).
Essai relaxation
Modèles Analogiques
Ces modèles permettent d'avoir une image concrète simplifiée des équations traduisant les lois de
comportement générales qui elles sont tensorielles. Les trois éléments mécaniques le plus utilisés sont
:
Modèles élémentaires :
Ressort : Ce modèle (analogique) représente le solide Hookéen : comportement mécanique
purement élastique.
Amortisseur : Ce modèle représente le fluide newtonien : comportement visqueux (ou liquide)
newtonien.
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
Patin : Ce modèle introduit une non linéarité dans les modèles ; il décrit un comportement
plastique (déformation irréversible), il modélise l'apparition de déformations permanentes
lorsque la charge est suffisante. Si le seuil d'apparition de la déformation permanente n'évolue
pas avec le chargement, le comportement est dit plastique parfait. Si, de plus, la déformation
avant écoulement est négligée, le modèle est rigide-parfaitement plastique.
Modèles élémentaires
Ces éléments peuvent être combinés entre eux pour former des modèles rhéologiques.
Modèles rhéologiques ou assemblages :
Modèles linéaires :
Ces modèles sont constitués d'assemblage de ressorts et d'amortisseurs linéaires.
Solide élastique parfait σ = f(ε) :
la réversibilité est instantanée, le tableau suivant donne l'allure caractéristique des courbes de
réponses aux 3 types d'essais évoqués précédemment.
Élasticité parfaite
Ce modèle convient bien pour les métaux, les roches et les bétons lorsque les sollicitations sont faibles
(ne pas dépasser la limite d'élasticité).
Viscosité parfaite :
Dans ce cas, les contraintes dépendent seulement de la variation temporelle des déformations.
Viscosité parfaite
Viscoélasticité :
Dans ce cas, les contraintes dépendent à la fois des déformations et de leur variation temporelle.
Différents modèles peuvent être proposés. Les deux plus simples sont constitués d'un montage en
série ou en parallèle.
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
Modèle de Maxwell :
Modèle de Maxwell
Modèle de Kelvin-Voigt :
Modèle de Kelvin-Voigt
Modèles non linéaires
La non-linéarité peut venir du comportement du ressort ou de l'amortisseur et l'introduction d'un
patin, par exemple. Toute combinaison comportant un élément non linéaire aura un comportement
non linéaire. Nous nous intéressons ici au non linéarité caractérisant la plasticité (patin). Dans le
tableau suivant nous donnons l'allure de la courbe de réponse à l'essai d'écrouissage pour les modèles
que nous rencontrerons par la suite.
Modèles de non linéaires
8. Choix des lois de comportement
Comportements viscoélastique :
pour les polymères thermoplastiques au voisinage de la température de fusion,
pour les verres au voisinage de la température de transition,
pour les bétons frais.
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Chapitre 1. Introduction au Calcul Anélastique des Structures
Comportements rigides-parfaitement plastiques :
pour l'étude des sols,
pour l'analyse limite,
pour la mise en forme des métaux.
Comportements plastiques :
pour les métaux à des températures inférieures au quart de la température de fusion,
pour les sols et roches.
Comportements viscoplastiques
pour les métaux à moyenne et haute température,
pour le bois, les sols (dont le sel),
pour les céramiques à très haute température.
Attention
Il faut noter que chacun de ces types de modèles est approché, et que le choix de l'une ou l'autre
modélisation du comportement va dépendre de l'application visée. Ainsi un acier à température
ambiante peut être considéré comme élastique linéaire pour le calcul des flèches d'une structure
mécanique, viscoélastique pour un problème d'amortissement de vibrations, rigide-parfaitement
plastique pour un calcul de charge limite, élasto-viscoplastique pour l'étude de contraintes résiduelles.
Un polymère peut être considéré comme un solide pour un problème de choc, et comme un fluide pour
l'étude de sa stabilité sur de longues durées.
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