I - LE CONCEPT DE SANTE
1 - Qu’est ce que la santé ?
• Il n’est pas aisé de définir la santé. Les définitions diffèrent selon le regard que l’on
adopte.
• La santé est « l’état de quelqu’un dont l’organisme fonctionne normalement »
(dictionnaire Larousse en cinq volumes).
Pour le Dr Leriche (chirurgien), en 1936, « La santé, c’est la vie dans le silence des
organes. »
Et selon Georges Canguilhem, la santé « C'est la capacité de surmonter les crises ». C’est
une vision dynamique de la santé.
• En 1946, pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) :
«La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne
consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité».
• La santé est un concept neutre que chacun est appelé à définir et il n’est pas possible de
définir la santé d'une seule manière, valable pour tous, en tout lieu et en tout temps. La
définition proposée par l'OMS a le mérite de décrire les différentes composantes d'un
état de santé et d'avoir contribué à l'évolution du concept de santé vers une
représentation positive de la santé.
2- L’état de « bonne santé » et les besoins fondamentaux
- L’OMS fait référence à la notion de bien-être pour définir la santé. Le bien-être, selon
l’OMS, peut être considéré comme la satisfaction des besoins et l’accomplissement des
capacités physiques, intellectuelles et spirituelles.
Ainsi, pour être en « bonne santé », les besoins fondamentaux doivent être satisfaits.
- Il s’agit, par exemple, des besoins :
• Nutritionnels : pouvoir manger et boire en quantité suffisante
• Sanitaires : propreté et hygiène
• Educatifs : instruction et éducation en lien avec notre culture
• Sociaux : être en phase dans la société dans laquelle on vit.
• Affectifs
3 - Les actions de santé:
se décomposent en 3 grandes domaines :
• - la promotion de la santé inclue toutes les actions pouvant avoir une influence sur la
santé d’une population, en insistant sur la responsabilisation de l’individu et de la
communauté pour le maintien de cette santé. Elle relève de la santé communautaire.
• - la protection de la santé recouvre tout ce qui est du ressort de la prévention. Elle relève
de la santé préventive
- la restauration de la santé relève du domaine curatif de la médecine (traitements en cas
de maladie déclarée
4- Les dimensions de la santé
- L’être humain est un être :
• Biologique (biologique, physiologique, vivant, dynamique, unique)
• Social (en interaction constante avec d’autres individus, situé dans le temps et dans
l’espace, dépendant de son environnement et agissant sur l’environnement),
• D’émotions (émotions, sensations, intentions) et de connaissances (connaissance,
rationalité, réflexions)
- La santé s’exprime et s’exerce donc dans chacune de ces dimensions, biologique, sociale et
psychologique. Mais la notion de santé varie également selon le moment, la façon dont
l’individu se perçoit et s’analyse (la perspective). La notion de santé dépend aussi des
groupes d’appartenances, de la société et de la culture de l’individu. Par exemple, la notion
de santé n’est pas la même dans les pays en voie de développement et dans les pays
développés
SYSTEME DE SANTE
1 - Définition:
Le système de santé c’est l’ensemble de moyens organisationnels, humains, structurels et
financiers destinés a réaliser les objectifs d’une politique de santé.
Une politique de santé publique : est l’ensemble des choix stratégiques des pouvoirs
publics pour choisir les champs d’intervention, les objectifs généraux à atteindre et les
moyens qui seront engagés. Elle correspond au terme anglais « Politis ». Il s’agit de
maintenir ou d’améliorer l’état de santé d’une population.
2 - Objectifs:
Le système de santé doit être en mesure de :
- Identifier les besoins de la population (rôle de l’épidémiologie)
- Déterminer les priorités
- Mettre en place les actions de santé permettant de réaliser les objectifs
prédéfinis.
3 - Les moyens du système de santé:
Restauration de la santé: consiste en une distribution de soins à l’individu malade
Prévention: a pour rôle d’éviter ou de réduire le nombre et la gravité des maladies et des
accidents
Promotion de la santé: élargit le concept de la santé en mettant à la disposition de la
population les moyens d’augmenter leur capital santé
Education pour la santé: met à portée de tous l’information nécessaire à des choix
adaptés à la santé présente et future
4 - Qualités du système de santé:
Global: ne doit négliger aucun secteur, en particulier la prévention
Accessible dans ses dimensions géographiques(proximité) et économique(coût)
Efficace: autant d’un point de vue économique et technique
Acceptable: importance de l’assentiment de la population à laquelle est appliqué un
système de santé quelconque
Planifiable et évaluable:
Souple et modifiable: doit être en mesure de s’adapter à toute nouvelle situation de
santé, le progrès technologique ou les conditions socioéconomiques.
5 – les différents systèmes de santé:
Ils sont caractérisés par leur diversité et sont fonction de l’histoire et des
caractéristiques socioculturelles propres à chaque pays
Il existe deux types:
Le système de sécurité sociale: système universel couvrant toute la population
Le système des assurances sociales: basé sur le versement préalable des cotisations, il est
le plus souvent à prédominance publique
Elle doit être réservée à des catégories sociales particulières (personnes âgées, handicapées,
sans ressources ou atteintes de certaines maladies
6 – Financement du système de santé:
Financement par l’impôt
Financement par les cotisations sociales, provenant soit des employeurs, soit des assurés
Autres modes moins importants: les assurances privées, les mutuelles, les collectivités
publiques et le patient
7 – Les producteurs de soins:
Les établissements de soins: publics ou privés et dont le mode de financement se fait par:
- Paiement à la journée d’hospitalisation
- Dotation globale
- Paiement à la pathologie
Les médecins: rémunérés selon quatre modes:
- A l’acte
- A la captation
- Par pathologie
- Par salaire
8 – Les pouvoirs publics:
Définir la politique de santé est du ressort de l’état, cependant son rôle dans le contrôle et la
gestion du système de santé varie d’un pays à l’autre.
ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE EN ALGERIE
1/ORGANISATION ADMINISTRATIVE :
Services Centraux de l’Etat.
Décret exécutif n° 11-380 du 21 novembre 2011 portant organisation de
l’administration centrale du ministère de la santé, de la population et
de la réforme hospitalière.
Services déconcentrés de l’Etat.
Services décentralisés de l’Etat.
A/SERVICES CENTRAUX DE L’ETAT :
1- Secrétaire général + (2) directeurs d’études
2- Chef de cabinet + (8) chargés d’études et de synthèse
3- L’inspection générale
4- Les directions générales (10 DG)
- la DG de la prévention et de la promotion de la santé
- La DG des services de la santé et de la réforme hospitalière,
- La DG de la pharmacie et des équipements de santé
- la DG de la population,
- la DG des études et de la planification
- DG de la réglementation, du contentieux et de la coopération
- la DG des ressources humaines,
- la DG de la formation,
- la DG des finances et des moyens,
- la DG des systèmes d’information et de L’informatique
B/SERVICES DECENTRALISES DE L’ETAT :
La décentralisation consiste à transférer certaines compétences de l’autorité centrale (ou
d’instance hiérarchiquement subordonnées) à des organes locaux qui ne dépendent pas
d’elle.
La décision est prise au nom et pour le compte de la personne morale de droit qui bénéficie
du transfert de compétence et non plus au nom de l’état ;
ANDS : Agence Nationale de Documentation de la Santé
ANS : Agence Nationale du Sang
CNT : Centre National de Toxicologie
ENMAS : École Nationale de Management et de l'Administration de la Santé
INPFP : Institut National Pédagogique de Formation Paramédicale
INSP : Institut National de Santé Publique
IPA :Institut Pasteur d'Algérie
LNCPP : Laboratoire National de Contrôle des Produits Pharmaceutiques
PCH: Pharmacie Centrale des Hôpitaux
C/SERVICES DECENTRALISES DE L’ETAT :
- DIRECTION DE LA SANTE ET DE LA POPULATION (48)
- CHU
- EHU
- EHS
- EPH
- EPSP ( polyclinique, salle de soins de base)
2/PERSONNEL DE SANTE : le personnel est de la santé est composé de :
1- Le corps technique :
- Les médecins
- Les paramédicaux
2- Le corps commun :
- le Personnel administratifs
- le Personnel techniques et de services (ambulanciers, chauffeurs et agents
de sécurité et femmes d’hygiène)
3/ETABLISSEMENTS DE SANTE PUBLIQUE :
Depuis la réorganisation de 2007 supprimant le secteur sanitaire et individualisant
les structures hospitalières du système avec :
àun établissement hospitalo-universitaire (EHU),
àdes centres hospitalo-universitaires (CHU),
àdes établissements hospitaliers spécialisés (EHS),
àdes établissements publiques hospitaliers (EPH)
àet des établissements publics de santé et de proximité (EPSP),
Le secteur sanitaire étatique en plein essor et dominant avec un
secteur privé (cabinets ,laboratoires et cliniques) en développement
spectaculaire
a/ structures hospitalières :
àLes structures universitaires :accueillent les étudiants en médecine
durant leur cursus. Il existe un établissement hospitalo-universitaire à Oran,
dont le statut est différent du statut des centres hospitalo-universitaires.
àLes établissement hospitaliers spécialisés : ont en principe pour
vocation d’accueillir des patients relevant d’une spécialité. En fait, ces
hôpitaux qui abritent différentes spécialités (cardiologie, maladies infectieuses,
neurologie, orthopédie, psychiatrie, rééducation…) peuvent héberger des
services universitaires.
àLes établissements publiques hospitaliers : sont des hôpitaux qui n’ont
pas de fonction universitaire et sont équipés pour faire face aux besoins
d’hospitalisation de la population. Ils regroupent au moins quatre services
cliniques de base (chirurgie, gynécologie-obstétrique, médecine interne), un
plateau technique et des consultations
à les maternités : peuvent être autonomes, intégrées dans une
polyclinique ou un centre de santé.
b/structures extrahospitalières =EPSP
les Etablissements Publics de Santé et de Proximité englobent des polycliniques
, des centres de santé et des salles de soins ainsi que certaines maternités
publiques.
STATUT
Les établissements publics de santé sont dotés d’une personnalité morale de
droit public et disposent de la capacité juridique (ils peuvent acquérir,
vendre, posséder, et ester en justice)
Ils sont placés sous la tutelle de l’Etat et de la DSP de Wilaya.
Ils ont l’autonomie administrative et financière.
a/Classification des structures sanitaire : Le système national de santé doit
être organisé pour prendre en charge les besoins en santé de la population de
manière globale, cohérente et continue.
• CHU/EHU
• EPH
• EPH
• MATERNITE
• Polycliniques et Centres de santé
• Unités de soins
ETABLISSEMENTS USC Soins de santé de base
PUBLICS DE SANTE CENTRE DE SANTE Accouchement en
DE PROXIMITE POLYCLINIQUE milieu assisté
MATERNITE
ETABLISEMENTS EPH Soins hospitaliers
HOSPITALIERS EHS Soins psychiatriques
ETABLISSEMENTS EHU Vocation régionale
HOSPITALIERS CHU haute technicité
UNIVERSITAIRES EHS spécialisation
b/organes des établissements publics de sante :
EPSP/EPH/EHS/CHU/EHU
1- Le Conseil d’administration : c’est un organe délibérant
2- Un directeur, Sous directeurs : c’est des organes d’exécution
3- conseil médical, Conseil scientifique, Comités des soins infirmiers,
de rééducation et médico-techniques : c’est des organes
consultatifs
Décret exécutif n° 07-140 du 2 Joumada El Oula 1428correspondant au
19 mai 2007 portant création, organisation et fonctionnement des
établissements publics hospitaliers et des établissements publics de
santé de proximité.
1/L’ETABLISSEMENT PUBLIC HOSPITALIER
Art. 2. . L’établissement public hospitalier est un établissement public à caractère
administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est
placé sous la tutelle du wali.
Art. 3. . L’établissement public hospitalier est constitué d’une structure de
diagnostic, de soins, d’hospitalisation et de réadaptation médicale couvrant la
population d’une ou d’un ensemble de communes.
2/[Link] PUBLIC DE SANTE DE PROXIMITE
Art. 6. . L’établissement public de santé de proximité est un établissement public à
caractère administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie
financière. Il est placé sous la tutelle du wali.
Art. 7. . L’établissement public de santé de proximité est constitué d’un ensemble
de polycliniques et de salles de soins couvrant un bassin de population.
Organisation et fonctionnement
Art. 10. L’établissement public hospitalier et l’établissement public de santé de
proximité sont administrés chacun par un conseil d’administration et dirigés par
un directeur. Ils sont dotés d’un organe consultatif dénommé " conseil médical ".
1 - Le conseil d’administration comprend : C’est un organe de délibération, il est
composé de :
. Le représentant du wali, président ;
. Un représentant de l’administration des finances ;
. Un représentant des assurances économiques ;
. Un représentant des organismes de sécurité sociale ;
. Un représentant de l’assemblée populaire de la wilaya ;
. Un représentant de l’assemblée populaire de la commune siège de
l’établissement ;
. Un représentant des personnels médicaux élu par ses pairs ;
. Un représentant des personnels paramédicaux élu par ses pairs ;
. Un représentant des associations des usagers de la santé ;
. Un représentant des travailleurs élus en assemblée générale ;
. Le président du conseil médical.
2 – Le conseil médical : C’est un organe consultatif, il est compose de :
. Les responsables des services médicaux ;
. Un pharmacien responsable de la pharmacie ;
. Un chirurgien-dentiste ;
. Un paramédical élu par ses pairs dans le grade le plus élevé du corps des
paramédicaux.
3 – Le directeur et les sous directeurs : c’est un organe d’exécution
Le directeur est assisté de 04 sous directions :
- Direction des ressources humaines (DRH)
- Direction des finances et moyens (DFM)
- Direction des services sanitaires (DSS)
- Direction de la maintenance et du matériel (DMM)
PROTECTION SOCIALE
1° Définition de la Protection sociale:
La protection sociale désigne tous les mécanismes de prévoyance collective qui
permettent aux individus ou aux ménages de faire face financièrement aux
conséquences des risques sociaux.
Il s’agit de situations pouvant provoquer une baisse des ressources ou une hausse
des dépenses (vieillesse, maladie, invalidité, chômage, charges de famille...)
2°Les risques de la protection sociale:
Les risques de la protection sociale sont les suivants :
Ø la santé, qui comprend la maladie, l’invalidité, les accidents du travail
et les maladies professionnelles,
Ø la maternité – famille, qui intègre les prestations familiales
(allocations familiales, aides pour la garde d’enfants), les indemnités
journalières et prestations liées à la maternité...
Ø la vieillesse et la survie, qui incluent principalement les pensions et les
pensions de réversion,
Ø le logement, qui comprend essentiellement les allocations de
logement,
Ø l’emploi, qui comprend divers dispositifs liés à l’insertion et à la
réinsertion professionnelle ainsi que l’indemnisation du chômage,
Ø la pauvreté et l’exclusion sociale, qui regroupent des prestations
diverses en faveur des personnes démunies (RMI essentiellement).
83,6% de ces prestations sont versés par des organismes
de sécurité sociale
LE SYSTEME ALGERIEN DE PROTECTION SOCIALE
Introduction : Les systèmes de protection sociale tels qu’ils sont
connus aujourd’hui sont issus de l’évolution des systèmes
bismarckiens et beveridgien.
- Le premier basé sur le principe d’assurance a vu le jour en Allemagne
en 1883,
- le second basé sur le principe d’assistance a été créé par Beveridge en
Grande Bretagne en 1941. Ce dernier était financé principalement par
l’impôt et avait comme objectif de couvrir la plus grande partie de la
population contre les risques sociaux
Le système "Bismarck", est appliqué par l’Allemagne et l’Europe
centrale.
- Il se rapproche d’un système d’assurances : il est fondé sur le
remboursement de prestations fournies par des praticiens librement
choisis, et financé par des cotisations préalables.
-L’ouverture de droits aux prestations dépend de la qualité de cotisant
de l’intéressé (et donc de ses revenus).
Beveridge, économiste anglais est l'auteur d'un rapport sur la sécurité
sociale en1941. Son plan de sécurité sociale s'inscrivait dans une
politique d'ensemble à dominante économique visant à éliminer la
pauvreté.
- Le principe du système était de couvrir tous les citoyens
automatiquement, sans obligation de cotisations préalables et sans lien
avec la profession, la protection sociale étant majoritairement financée
par l'impôt.
Ce mécanisme s’observe actuellement en Algérie à travers les emplois
temporaires crées par le ministère de travail et le ministère de solidarité
dans le but d’offrir une certaine expérience professionnelle et un accès
plus facile au marché de travail pour les jeunes chômeurs primo
demandeurs d’emploi.
- En Algérie, le système de sécurité sociale a été fondé en 1949 sur
le principe de l’assurance.
L'accès au système était destiné aux travailleurs en contre partie de
prélèvements sur leurs salaires.
- Le système était corporatiste-conservateur (Esping Anderson, 1990) de
doctrine bismarckienne.
- Il a vu plusieurs réformes de l’indépendance à nos jours. Des lois visant
à étendre la couverture sociale à une plus large partie de la population
ont été introduites dans le système.
- Pour atteindre cet objectif, les pouvoirs publics ont créé d’autres
composantes dans le système de protection sociale à côté du système
d’assurance en place depuis 1949.
- Cela donna un changement de nature du système algérien de
protection sociale.
PRESENTATION DU SYSTEME ALGERIEN
DE SECURITE SOCIALE
1-Fondements
• Le système algérien de sécurité sociale est fondé sur le principe de la répartition
et de la solidarité
• L’affiliation est obligatoire pour tous les travailleurs salariés et non salariés ainsi
que pour les catégories particulières d’assurés sociaux
• Le système comprend toutes les branches de la sécurité sociale prévues par les
conventions internationales ( l’assurance maladie , l’assurance maternité ,
l’assurance invalidité , l’assurance décès, l’assurance sur les accidents
du travail et les maladies professionnelles , l’assurance vieillesse
(retraite),l’assurance chômage , les prestations familiales ).
2 - Architecture du Système
Cinq caisses de sécurité sociale, à compétence nationale, largement
déconcentrées :
-La caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS)
-La caisse nationale des retraites (CNR)
-La caisse nationale de sécurité sociale des non salariés (CASNOS)
-La caisse nationale d’assurance chômage (CNAC)
-La caisse nationale de recouvrement des cotisations de sécurité sociale (CNRSS)
Ces caisses ont développé leurs structures de proximité en 2011, il existe plus de
1430 structures relevant des organismes de sécurité sociale réparties sur le
territoire national.
3 -Personnes couverte par e système :
1/ les assurés sociaux
• Les travailleurs salariés ;
• Les travailleurs non salariés, exerçant une activité pour leur propre compte ;
• Les catégories particulières
- les travailleurs assimilés à des travailleurs salariés ( ex: travailleurs à
domicile , artistes , marins et patrons pêcheurs à la part , apprentis >50%
snmg…);
-les personnes n’exerçant aucune activité ( ex: étudiants , handicapés , les retraités
, les titulaires de rentes AT/MP …personnes indemnisées en chômage…les
bénéficiaires d’allocations de solidarité nationale AFS..)
- les porteurs de bagages autorisés, gardiens de parking non payants autorisés,
• les bénéficiaires des dispositifs d’insertion professionnelle et sociale DAIP…
2/ les ayants droit d’assurés sociaux
- Le conjoint
- Les enfants à charge de moins de 18 ans
- Les enfants à charge de moins de 25 ans en contrat
d’apprentissage avec rémunération < à 50% du SNMG
- Les enfants à charge de moins de 21 ans qui poursuivent leurs études
- Les enfants à charge malades chroniques ou souffrant d’infirmités les mettant
dans l’impossibilité d’assurer une activité rémunérée
- Les enfants à charge et les collatéraux du 3°, de sexe féminin sans revenus
- Les ascendants de l’assuré ou du conjoint de l’assuré lorsque leurs ressources
personnelles ne dépassent pas 75% SNMG
INDICATEURS DE SANTE
- Généralités:
La connaissance de l’état de santé d’une population s’exprime par l’intermédiaire d’indicateurs
de santé qui sont des variables reflétant diverses composantes de l’état de santé.
• Les indicateurs de mortalité renseignent sur la fréquence des décès
• Les indicateurs de morbidité renseignent sur la fréquence des problèmes de santé
- Définition:
• C’est un paramètre ou instrument qui permet de mesurer l’état de santé d’une
population
• ce sont des données numériques qui permettent de représenter diverses composantes
de l’état de santé d’une population à un moment données
- Caractéristiques:
• Un bon indicateur de santé doit être:
• Pertinent: est construit selon un but précis
• Quantifiable: donne un résultat chiffré
• Sensible: aux variations du phénomène étudié
• Reproductible:dans la même situation, fournit le même résultat
• Acceptable: admis par les utilisateurs
• Accessible: les éléments pour le construire ne doivent pas nécessiter des
investigations très lourdes et coûteuses
• Compréhensible: pour ceux qui l’utilise et pour les autres
• Valide: on doit savoir ce que l’indice mesure exactement, par rapport à une
situation par exemple.
Il existe trois catégories:
• Indicateurs démographiques
• Indicateurs sanitaires
• Indicateurs socio-économiques
1 - Taux Brut de Natalité: TBN
NB de Naissances vivantes au cours de l’année
TBN = ----------------------------------------x 1000
• Pop Moyenne
Population moyenne de référence:
C’est la population au 30 Juin ou au 1erJuillet de l’année
Pop au 01.01.20.. + Pop au 31.12.20..
PM = ---------------------------------------------------
2
2 - Taux Brut de MORTALITE: TBM
NB de décès au cours de l’année
TBM = ------------------------------------------------- x 1000
Pop Moyenne
3 - Taux d’Accroissement Naturel: TAN
TAN = TBN – TBM
Actuellement : 19%
4 - Taux Global de Fécondité : TGF
NB de naissances vivantes de l’année
TGF = ------------------------------------------------------- x 1000
Pop. Féminine âgées de 15 – 49 ans
Pop. Féminine âgées de 15 – 49 ans : FAR (Femmes en Age de Reproduction ou de procréer) qui
représente 25% de la population générale
Indicateurs Sanitaires:
Morbidité
Sont représentés par :
Mortalité
1 - Mortalité:
• La mortalité se définit comme la fréquence des décès dans une population, c’est à dire le
nombre de décès pendant une période donnée rapporté à la population étudiée pendant
cette même période.
• La mortalité est le risque individuel de mourir.
2 - Morbidité:
• La morbidité se définit comme la fréquence des pathologies dans les populations c'est-à-
dire le nombre de malades rapporté à la population étudiée pendant une période
donnée
1 – TAUX D’INCIDENCE: TxI
Taux d’Incidence (TxI): c’est le rapport du nombre de nouveaux cas de maladies apparues dans
la population à une période donnée à la population de référence. Elle est exprimée en pour
1000 ou 100000 habitants
Nombre de nouveaux cas
TxI = …………………………………………….. X 100000
Pop. Moyenne
2– TAUX DE PREVALNCE: TxP
Taux de Prévalence (TxP): c’est l’ensemble des cas de maladies apparues à une période
donnée à la population de réfé[Link] comprend les anciens et les nouveaux cas et
s’exprimée également en pour 1000 ou 100000 habitants
Nombre de cas (Total)
TxP = …………………………………………….. X 100000
Pop. Moyenne
- Indicateurs Sanitaires:
- Taux de Mortalité Infantile: TMI
- Taux de Mortalité Maternelle: TMM
- Taux de Mortalité Périnatale: TMP
- Taux de Mortalité Néonatale: TMN
- Taux de Mortalité Néonatale Précoce: TMNP
- Taux de Mortalité Néonatale Tardive: TMNT
- Taux de Mortalité Post Natale: TMPN
- Taux de Mortinatalité: TMi
EPIDEMIOLOGIE
• DEFINITIONS
L’épidémiologie est une discipline scientifique dont l’objet est l'étude de la distribution
des problèmes de santé dans une population et le rôle des facteurs qui la déterminent
• L'Organisation mondiale de la santé (OMS) la définit en 1968 comme « une étude de la
distribution des maladies et des invalidités dans les populations humaines, ainsi que des
influences qui déterminent cette distribution ».
• L’épidémiologie étudie des groupes de personnes et non des individus. L’analyse porte
sur les individus en bonne santé et sur les individus frappés par la maladie.
• L’épidémiologie mesure et compare
OBJECTIFS
- L’épidémiologie permet de:
- Recueillir,
- Interpréter,
- Utiliser
l’information sur les problèmes de santé.
Ses objectifs sont la promotion de la santé et la réduction des problèmes de santé
Pour cela, il faut :
• Surveiller l’état de santé pour :
– détecter une épidémie,
– identifier une nouvelle maladie,
– décrire les risques auxquels est exposée une population dans un environnement
donné.
– Rechercher les causes des affections
– Evaluer l’importance d’un problème,
– Formuler des hypothèses et les vérifier,
– Evaluer les soins (techniques diagnostiques et de dépistage, traitement,
programmes de santé publique),
– Evaluer les progrès grâce à la chute de la mortalité ou de la morbidité.
LES ENQUETES EPIDEMIOLOGIQUES
1- Les enquêtes descriptives
2- Les enquêtes analytiques ou étiologiques
3- Les enquêtes évaluatives ou expérimentales
1-LES ENQUETES DESCRIPTIVES
L’enquête descriptive est l’étude permettant de décrire la fréquence des maladies dans
une population et ses variations temporelles et spatiales. Pour cela, il faut rechercher,
rassembler, recueillir de l’information et l’analyser en vue de répondre à une ou
plusieurs questions spécifiées à l’avance Ex : mortalité par cancer du sein dans une
région.
A - Enquête de prévalence ou enquête transversale
• L’enquête de prévalence est un « instantané photographique » d’un facteur ou d’une
maladie dans une population donnée à un moment précis. On parle d’enquête
transversale puisqu’elle s’applique sur le court terme.
• Ce type d’enquête permet d’évaluer la fréquence d’une maladie dans une population, de
définir un groupe à risque et d’orienter ainsi les programmes de santé publique.
Ex : enquête de prévalence « un jour donné » des infections nosocomiales en
établissements de santé
• la prévalence: est le nombre total de cas observés (nouveaux + anciens) à un moment
donné sur la population dont sont issus ces cas.
B - Enquête d’incidence ou enquête longitudinale
• Ce type d’enquête permet de suivre une population ou une cohorte (groupe de
personnes ayant des caractéristiques communes) sur une période donnée pendant
laquelle on observe l’apparition d’une ou plusieurs maladies (un même individu est
enquêté plusieurs fois).
• L’enquête longitudinale permet aussi d’évaluer l’évolution d’une maladie et l’impact de
mesures préventives. Il s’agit d’enquête longitudinale car elle se pratique à long terme.
Ex : Registre des cancers présents dans certains départements.
• l’incidence: est le nombre de nouveaux cas observés pendant une période donnée
rapporté à la population exposée au risque pendant la période donnée
2-LES ENQUETES ANALYTIQUES
• L’enquête analytique (ou étiologique) cherche à associer exposition à un facteur de
risque et survenue d’une maladie. Ces enquêtes sont toujours comparatives, descriptives
et de type longitudinal.
A - Enquête exposés / non exposés
• Ces études comprennent deux cohortes d’individus (définis à partir de caractéristiques
personnelles) constituées de façon distincte. L’une est exposée au facteur de risque,
l’autre est non exposée. Le suivi se fait pendant une période donnée (ex : tabagisme et
maladies associées). Ces études sont prospectives
B - Enquête cas témoins
• C’est une étude rétrospective où sont associés des individus, issus d’une même
population, souffrant d’une maladie donnée pour les uns (les cas) et non atteints par
cette maladie pour les autres (les témoins). On cherche dans le passé des deux groupes la
fréquence d’exposition au facteur de risque étudié.
3-LES ENQUETES EVALUATIVES
• Étude permettant d’évaluer les interventions pour prévenir les maladies et leurs
complications (enquête en aveugle ou en double aveugle par exemple).
Conclusion
• Ces enquêtes si elles se veulent exhaustives sont lourdes et coûteuses.
• Elles se font donc le plus souvent par sondage ; c’est donc un échantillon de la
population étudiée qui est observé.
• L’échantillon doit être représentatif de la population étudiée et d’effectif suffisant pour
pouvoir tirer des conclusions valides
LEXIQUE
1- Epidémie
• Une Epidémie: est la propagation rapide d'une maladie infectieuse transmissible dans
une région définie durant un temps limité.
Ex : la peste.
2- Endémie
• Une Endémie: est la présence habituelle d’une maladie dans une région déterminée, soit
de façon constante, soit à des époques particulières. pendant différentes périodes.
Ex : le paludisme.
3- Pandémie
• Une Pandémie: est une épidémie atteignant un grand nombre de personnes dans une
zone géographique très étendue.
Ex : la grippe.
4 – Le Risque
• Le Risque: d’un évènement est la probabilité qu’il se produise. Il est exprimé le plus
souvent en pourcentage(%)
5 – La Population à risque
• La Population à Risque: est l’ensemble des personnes qui ont une probabilité plus
importante de présenter un évènement morbide.
6 – Echantillon
• Un Echantillon: est un sous groupe extrait d’une la population.
• Quand il est constitué au hasard, il s’agit d’un échantillon aléatoire
• Seul un échantillon aléatoire peut être réellement représentatif de la population ciblée,
c’est à dire que les résultats obtenus sur cet échantillon peuvent etre extrapolés à
l’ensemble de la population