COURS RÉSEAUX
INFORMATIQUES
Année universitaire :
2023-2024
Pr. IMANE DBIBIH
Objectif
◻ Introduction au monde des réseaux informatiques
◻ La compréhension des concepts fondamentaux
utilisés en réseaux :
Structuration d’une architecture de communication en
couches
Notion de Protocole
Principaux mécanismes de communications tel que :
routage, adressage, contrôle d’erreur, contrôle de flux,
etc.
Plan Général du Cours
◻ Introduction aux réseaux informatiques
◻ Architecture de communication en couches
◻ Couche Transport
◻ Couche Réseau
Introduction aux
réseaux informatiques
Plan
◻ Réseaux informatiques : Définition et historique
◻ Eléments d’un réseau informatique
◻ Topologies physiques
◻ Modes de transmission
◻ Modes de diffusion
◻ Modes de connexion
◻ Classification des réseaux informatiques
Réseau : définition
Un réseau est un ensemble d'objets interconnectés les uns aux autres.
Il permet de faire circuler des éléments ces objets selon des règles bien
définies.
Exemple de réseau :
• Réseau de transport : Transport de personnes (trains, bus, taxi)
• Réseau téléphonique : Transport de la voix de téléphone à téléphone
• Réseau de neurones : Cellules reliées entre elles
• Réseau informatique : Ensemble d'ordinateurs reliés entre eux pour échanger des
données numériques
Pour décrire un réseau, il faut répondre aux questions suivantes :
• Que transporte le réseau ?
• Qui assure le transport ?
• Comment le transporte-il ?
Réseau informatique : Définition
Un réseau informatique est un ensemble de
périphériques (équipements numériques)
interconnectés entre eux par des liaisons physiques.
Réseau informatique : Définition
Un réseau informatique permet l’échange de données
numériques, entre machines distantes reliées par
des équipements intermédiaires, qu’on appelle
nœuds de transfert ou équipements d’interconnexion.
Remarques : Les périphériques communicant peuvent
être situés dans différents domaines géographiques
Réseau informatique : Définition
Un réseau s’appuie sur deux notions
fondamentales :
◻ L’interconnexion qui assure la
transmission des données d’un nœud à un
autre.
◻ La communication qui permet l’échange
de données.
Réseau informatique : Finalités
Echanger des données
Travailler ensemble
Partager des ressources matérielles et logicielles
(serveur d’impression, serveur d’application, etc.)
Centraliser des données importantes (serveur de
fichier)
Accès à des services à distance : base de donnée,
programmes...
Communication : Mail, News, Talk, Téléconférence
etc.
Réseau informatique : Caractéristiques
Les caractéristiques de base d’un réseau sont :
◻ La topologie qui définit l’architecture d’un réseau : on
distingue la topologie physique qui définit la manière dont les
équipements sont interconnectés entre eux et la topologie
logique qui précise la manière dont les équipements
communiquent entre eux.
◻ Le débit exprimé en bits/s (ou bps) qui mesure la quantité de
données numériques (bits) transmises par seconde (s).
◻ La distance maximale (ou portée) qui dépend de la
technologie mise en œuvre.
Historique
◻ En 1950 : Le seul moyen d'échange des données de
station (équipement informatique) à une autre
station était la disquette.
Pour le même département d’une entreprise, cette
méthode d’échange de données ne pausait pas de
problèmes.
Cependant la taille des entreprises ne cessait pas de
croitre au fil du temps et donc il a fallu envisager un
autre mode d'échange de données.
🡪 Les Réseaux informatiques sont nés du besoin de
faire communiquer des terminaux distants avec un
site central puis des ordinateurs entre eux.
Historique
◻ Vers 1960 la naissance de la ‘carte réseau’ ou ‘carte
d'interface réseau’.
◻ Entre 1959 et 1968 : la création du projet ARPAnet
(Advanced Research Projects Agency Network.) qui a
servi dans la guerre froide pour l’interconnexion des
points stratégiques par un réseau câblé.
◻ Les réseaux informatiques filaires entre sites distants
apparaissent dans les années 1970.
◻ En 1983 : Naissance d’Internet
Avec le protocole TCP/IP, tous les réseaux
s’interconnectent.
◻ En 1986 : Les autoroutes de l’information
La NSF (National Science Foundation) décide de déployer
des superordinateurs afin d’augmenter le débit d’Internet
Eléments d’un réseau
informatique
Éléments d’un réseau informatique
Pour créer un réseau informatique nous avons besoin d’un
ensemble d’équipements physiques et logiciels :
◻ Terminal doté d’une carte de communication : carte
interface réseau (PC, serveur, imprimante, cellulaire)
◻ Supports physiques ou lignes de transfert
◻ Equipements d’interconnexion
◻ Logiciel : un navigateur, un client de messagerie, un
serveur web, ... et une Pile de protocoles
Éléments d’un réseau informatique
Éléments d’un réseau informatique
Périphérique Terminal :
Une machine ordinateur (ou en général c’est un
équipement qui utilise les ressources disponible sur le
réseau)
Imprimante
Serveur : dispose de service de bases de données, de
calcul, de fichier, mail, ….
Éléments d’un réseau informatique
Pour relier logiquement deux machines ou plus entre elles,
il faut bien utiliser un ou plusieurs "Supports
physiques" sur lesquels l'information proprement dite
va circuler.
❑ Câbles coaxiale ou paire torsadée : dans ces supports,
le signal est de nature électrique.
❑ Fibre optique : dans lequel le signal électrique binaire
est converti en signal binaire optique.
❑ Onde radio (radioélectrique) : sont des ondes
électromagnétiques dont la fréquence d'onde est par
convention comprise entre 9 kHz et 3000 GHz, ce qui
correspond à des longueurs d'onde de 33 km à 0,1 mm.
Éléments d’un réseau informatique
Périphériques d’interconnexion ou nœuds de transfert
: Ils assurent la connexion à internet et les
interconnexions entre les éléments du réseau.
◻ Répéteur : est un équipement permettant d’amplifier
un signal afin d’augmenter la taille d’un réseau.
◻ Concentrateur (Hub) : Il permet de concentrer le
trafic réseau provenant de plusieurs hôtes. Quand il
reçoit une information en provenance d'un des
ordinateurs connectés, il la diffuse à tous les autres
ordinateurs connectés, quelque soit le destinataire réel
du message.
Éléments d’un réseau informatique
◻ Pont (bridge) : Sa fonction est d'interconnecter deux
segments de réseaux distincts.
◻ Commutateur (Switch) : C’est un concentrateur filtrant.
Quand il reçoit une information en provenance d'un des
ordinateurs connectés, il la transmet à l’ordinateur
destinataire du message.
◻ Routeur (router) : C’est un dispositif d’interconnexion
permettant d’assurer le routage des paquets entre
deux réseaux distants ou plus. Il permet de déterminer le
chemin qu’un paquet de données va emprunter.
Topologies physiques
Topologies physiques
La topologie décrit l'organisation physique du réseau,
celle que l'on voit. On distingue trois topologies :
◻ Topologie en étoile
◻ Topologie en bus
◻ Topologie en anneau
Topologie en étoile
Dans cette topologie tous les postes convergent vers un
point central. Les stations sont reliées à un commutateur
ou bien un concentrateur situé au centre du réseau.
Avantages :
•Si un lien est rompu, un seul poste est
déconnecté.
•Collisions évitables.
Inconvénients :
•Câblage couteux.
•Matériel d'interconnexion nécessaire.
Topologie en étoile
Remarque :
Chaque message envoyé par un poste sur le réseau
arrive tout d’abord au point centrale. Suivant la
nature de ce point, le message est diffusé ou
envoyé directement au poste destinataire.
Topologie en bus
Dans cette topologie tous les postes (stations) sont
directement reliés à un conducteur (fil) électrique
commun dont chaque extrémité est terminée par un
bouchon ou terminateur.
Avantages : câblage
simple, économique.
Inconvénients :
•Si le bus est rompu, de
nombreux postes sont
déconnectés.
•Collisions inévitables.
Topologie en bus
Remarques :
Chaque message envoyé par un équipement sur le
réseau est reçu par tous les autres.
Topologie en anneau
Dans cette topologie les postes peuvent s’organisé en
deux représentations physiques :
◻ Dans la première, chaque poste a deux voisins; le
dernier étant rebouclé sur le premier.
◻ Dans la deuxième, ils se sont reliés à un répartiteur
appelé MAU (Multistation Access Unit) qui donne
successivement le droit de transmettre ses messages.
MAU
(A) (B)
Topologie en anneau
Avantages :
◻ Câblage relativement économique
◻ Pas de collisions;
Inconvénients : si le bus est rompu dans la deuxième
représentation (A), tous le postes seront
déconnectés;
Classification des réseaux
Classification des réseaux
Selon l’étendu géographique ou la porté, on distingue
trois catégories de réseau :
◻ LAN : Local Area Network
◻ MAN : Metropolitan Area Network
◻ WAN : Wide Area Network
Réseau LAN
LAN : (Local Area Network) ou encore appelé réseau
local, constitué d'ordinateurs et de périphériques
reliés entre eux et implantés dans une même surface
géographique.
◻ Il ne dépasse pas généralement la centaine de
machines et ne dessert jamais au-delà du kilomètre.
◻ Le partage des ressources est ici fréquent et les
vitesses de transmissions vont de 10 à 100 Mb/s.
Réseau MAN
Le MAN (Metropolitan Area Network) ou encore
réseau métropolitain, interconnecte plusieurs LAN
géographiquement proches à des débits importants.
🡪Un MAN permet à deux périphériques distants (10 à
25Km) de communiquer comme s’ils faisaient partie
d'un même réseau local.
Réseau WAN
Le WAN (Wide Area Network) ou réseau grande
distance sert à interconnecter plusieurs LAN
géographiquement éloignés.
🡪Les grandes distances qu’un réseau WAN couvre
(plusieurs centaines de kms) font que les liaisons sont
assurés souvent par du matériel moins sophistiqué
(raisons financières) et le débit s'en trouve un peu
pénalisé
Modes de transmission
Modes de transmission
La transmission de données entre deux équipements
est caractérisée par :
◻ L’organisation des échanges
◻ Le type de liaison : le nombre de bits envoyés
simultanément
L’organisation des échanges
◻ Selon le sens des échanges, on distingue 3
modes de transmission :
◻ Mode Simplex
◻ Mode Half-duplex
◻ Mode Full-duplex
L’organisation des échanges
La liaison simplex caractérise une liaison dans
laquelle les données circulent dans un seul sens; de
l'émetteur vers le récepteur.
◻ Ce genre de liaison est utile lorsque les
données n'ont pas besoin de circuler dans les deux
sens par exemple d’un ordinateur vers
l'imprimante.
L’organisation des échanges
La liaison half-duplex caractérise une liaison dans
laquelle les données circulent dans un sens ou
l'autre, mais pas les deux simultanément.
◻ Avec ce genre de liaison chaque extrémité de la
liaison émet à son tour. Ce type de liaison permet
d'avoir une liaison bidirectionnelle utilisant la
capacité totale de la ligne.
L’organisation des échanges
La liaison full-duplex caractérise une liaison dans
laquelle les données circulent de façon
bidirectionnelle et simultanément.
◻ Chaque extrémité de la ligne peut émettre et
recevoir en même temps, ce qui signifie que la
bande passante est divisée par deux si un même
support de transmission est utilisé pour les deux
transmissions.
Le type de liaison
Le type de liaison désigne le nombre d'unités
élémentaires d'informations (bits) pouvant être
simultanément transmises sur le canal de
communication (support physique) :
❑ Liaison parallèle;
❑ Liaison série.
Liaison parallèle
Liaison parallèle désigne la transmission simultanée
de N bits. Ces bits sont envoyés simultanément
sur N voies différentes (une voie étant par exemple
un fil, un câble ou tout autre support physique).
Liaison série
Dans une Liaison série les données sont envoyées bit par
bit sur la voie de transmission.
◻ Toutefois, étant donné que la plupart des processeurs
traitent les informations de façon parallèle, il s'agit de
transformer des données arrivant de façon parallèle en
données en série au niveau de l'émetteur, et inversement
au niveau du récepteur.
Modes de diffusion
Modes de diffusion
On distingue trois modes de diffusion d’un
message envoyé par un périphérique connecté
au réseau.
◻ Unicast
◻ Multicast
◻ Broadcast
Modes de diffusion : Unicast
Le mode Unicast implique la communication entre 2 ordinateurs
identifiés chacun par une adresse réseau unique. Dans ce
mode Seul le destinataire intercepte et décode le paquet qui lui est
adressé.
■ C’est une communication point à point.
Sachant qu’une adresse IP : est une adresse réseau unique identifie
chaque machine connectée au réseau.
Modes de diffusion : Multicast
Le mode Multicast est utilisé pour transmettre l'information
d'un émetteur (source unique) vers un groupe (plusieurs
destinataires). On dit aussi diffusion multipoint ou diffusion
de groupe.
◻ Communication multipoint.
◻ Envoi de paquets à plusieurs machine (adresses IP) qui se sont
abonnés au préalable pour recevoir ces paquets.
Modes de diffusion : Broadcast
Le mode broadcast désigne la transmission d’un message
par un périphérique source à touts les périphériques
connectés au réseau.
Communication multipoint.
Envoi de paquets à toutes les machines connectés au
réseau.
Remarque : Un commutateur recevant un message de
broadcast sur l'un de ses ports le diffusera sur tous les
autres ports.
Architecture de
communication en
couches
Plan
◻ Introduction
◻ Notion de protocole
◻ Modèle OSI (Open Systems Interconnexion)
Définition du modèle
Définition de chaque couche
◻ Modèle TCP/IP
Définition du modèle
Comparaison entre OSI et TCP/IP
Introduction
Une Architecture de Communication permet de définir :
◻ La structure nécessaire
à la communication
entre les différentes
entités communicante
◻ Les règles définissant
les échanges entre les
équipements du réseau
Introduction
Normalisation de l'architecture de communication
Au début, chaque constructeur a conçu une architecture de communication
entre les équipements de sa fabrication
◻ Exemple :
IBM a défini SNA (Systems Network Architecture)
DEC a défini DNA (Digital Network Architecture)...
Inconvénient :
◻ Ces Architectures sont liées à des équipements spécifiques
◻ Pas de communication entre des équipements de différents fabricants
◻ Besoin d’une architecture universelle
🡪En 1984 : l’organisation ISO (International Standards Organization) a
publié la conception du modèle de référence pour l'Interconnexion de
Systèmes Ouverts OSI (Open Systems Interconnexion)
Introduction
Un modèle de référence est utilisé pour décrire la
structure et le fonctionnement des communications
réseaux.
◻ Le modèle OSI (Open Systems Interconnection)
correspondant à une approche plus théorique
décompose le fonctionnement en une pile de 7
couches.
◻ Le modèle TCP/IP qui répond à un problème
pratique comprenant une pile de 4 couches pour
décrire le réseau Internet (la famille des protocoles
TCP/IP).
Plan
◻ Introduction
◻ Notion de protocole
◻ Modèle OSI (Open Systems Interconnexion)
Définition du modèle
Définition de chaque couche
◻ Modèle TCP/IP yufjhv
Définition du modèle
Comparaison entre OSI et TCP/IP
Notion de protocole
Un Protocole :
◻ Est un langage de communication conçu pour permettre l’
échange réel de données entre les équipements du réseau.
◻ Est un ensemble de règles et de procédures à respecter
pour émettre et recevoir des données sur un réseau.
◻ Doit être connu et utilisé par les deux extrémités
(équipement) d’une liaison de données.
◻ Est responsable de la définition de format de message
transmis.
Architecture en couche de réseaux
informatiques
◻ Introduction
◻ Notion de protocole
◻ Modèle OSI (Open Systems Interconnexion)
Introduction
Les couche du modèle OSI
◻ Modèle TCP/IP
Définition du modèle
Comparaison entre OSI et TCP/IP
Modèle OSI : introduction
Le modèle de référence OSI propose une décomposition du
problème d'interconnexion des réseaux, en couches
superposées.
◻ C’est un modèle et non une pile de protocoles.
◻ Il a pour but de permettre la communication entre
équipements hétérogènes.
◻ Il vise à assurer le maximum d'indépendance vis à vis du
matériel.
Modèle OSI : introduction
Couche 7 Couche Application
Couche 6 Couche Présentation Couches
Orientées services
Couche 5 Couche Session
Couche 4 Couche Transport
Couches
Couche 3 Couche Réseau Orientées réseau
Couche 2 Couche liaison de donnée
Couche 1 Couche physique
Modèle OSI : introduction
◻ Le modèle OSI définit une architecture de fonctions
découpée en 7 couches distinctes.
◻ Chaque couche correspond à un niveau logique de
fonctions répondant à des besoins clairement
identifiés dans le monde des télétransmissions.
◻ L'objectif de chaque couche est d'offrir certains
services aux couches plus hautes
◻ La couche n d'une machine gère la conversation avec
la couche n d'une autre machine.
◻ Les règles et conventions utilisées pour ce dialogue
sont connues sous le nom de protocole de la couche
n.
Les couches du modèle OSI
On distingue :
◻ Les couches basses (1-4) relatives au transfert de
l'information 🡪 couches orientées réseau (ou
transport)
◻ Les couches hautes (5-7) relatives au traitement de
l'information 🡪 couches orientées traitement (ou
service)
Les couches du modèle OSI : couches
orienté service ou traitement
✔ La couche application est chargée d'offrir à l'utilisateur les
applications de communication. Ces fonctions sont le transfert de
fichier, la messagerie, etc. La couche 7 est en quelque sorte l'interface
utilisateur pour les fonctions de communication.
✔ La couche présentation met en forme les informations échangées
pour les rendre compatibles avec l’application destinatrice, dans le cas
de dialogue entre systèmes hétérogènes. Elle peut comporter des
fonctions de traduction, de compression, d’encryptage, ...
✔ La couche session permet d’établir une session tant que dure la
communication entre les stations source et destination. Une fois la
station de destination envoie un accusé de réception global, elle ferme
la session.
Les couches du modèle OSI :
couches orientées réseau
◻ La couche transport permet de transporter les messages de bout en bout,
c-à-d de la source jusqu'à la destination, sans se préoccuper du chemin à
suivre.
◻ La couche réseau permet d'acheminer les messages, de liaison en liaison
jusqu'à leurs destinations en se basant sur leurs adresses logiques. Cette
fonction est appelée le routage🡪 chercher le chemin à suivre pour
arriver au périphérique destinataire.
◻ La couche liaison de données s’occupe de l'envoi (la réception) de
messages à son proche voisin; à un équipement qui se trouve sur un lien
physique direct. 🡪Elle assure le bon déroulement d’accès au médium
physique.
◻ La couche physique joue le rôle d’intermédiaire entre le périphérique et
le réseau pour pouvoir émettre et recevoir des signaux de communication.
Ces signaux peuvent être de nature électrique, électromagnétique (radio)
ou optique. 🡪Elle assure la transmission bit par bit des trames sur le
support physique de transmission.
Architecture en couche de réseaux
informatiques
◻ Introduction
◻ Notion de protocole
◻ Modèle OSI (Open Systems Interconnexion)
Définition du modèle
Définition de chaque couche
◻ Modèle TCP/IP
Définition du modèle
Comparaison entre OSI et TCP/IP
Notion d’encapsulation
Modèle TCP/IP
Le modèle TCP/IP est un modèle dédié à la description
de la communication au sein du réseau internet. Il
comprend une pile de 4 couches
Son appellation provient du protocole orienté
connexion de la couche transport (TCP) et de celui de
l’adressage de la couche réseau (IP).
Architecture du modèle TCP/IP
La famille des protocoles TCP/IP recouvre toutes les
couches du modèle OSI
Message
Segment (TCP)/ Datagramme (UDP)
Paquet
Trame
Architecture du modèle TCP/IP
FTP: File Transfert
Protocol
TCP: Transmission
Control Protocol
UDP: User Datagram
Protocol
IP: Internet Protocol
ICMP: Internet
Control Message
Protocol
ARP: Address
Resolution
Protocol
RARP: reverse ARP
Modèle TCP/IP
Communication entre deux machines de même réseau local :
Modèle TCP/IP
Communication entre deux machines de réseaux distants
La notion d'encapsulation
✔ Les données sont transmises de Haut en Bas lors de leur envoi dans le
réseau.
✔ Réciproquement elles sont transmises de Bas en Haut lors de leur réception
à partir du réseau.
✔ Chaque couche ajoute des informations de contrôle de manière à garantir
une transmission des données correcte.
✔ Ces informations de contrôle portent le nom de En-tête ( Header ). Chaque
couche traite les informations venant de la couche directement située
au-dessus d'elle comme étant des données et place son propre En-tête
devant ces informations.
✔ Cette méthode d'ajout des informations de transmission au niveau de
chaque couche s'appelle Encapsulation.
Encapsulation de données TCP/IP
Données Application
En-tête
TCP
Données Transport (TCP)
En-tête En-tête
IP TCP
Données Internet (IP)
En-tête En-tête En-tête Accès réseau
Ethernet IP TCP
Données FCS
(Ethernet)
Trame Ethernet
Couche Transport
Plan
◻ Introduction
◻ Services offerts par la couche Transport
◻ Protocole TCP
◻ Protocole UDP
Introduction
La couche transport
◻ Est la quatrième couche du modèle OSI/ troisième
couche du modèle TCP/IP
◻ Permet une connexion logique entre les
applications impliquées dans la communication
🡪Permet de faire communiquer deux processus
s’exécutant sur deux machines distants dans le
réseau
Introduction
Transmission de bout-en-bout : la couche transport
est la première à prendre en charge des connexions
directes entre les processus à l’extrémité d’une
liaison
🡪Protocoles de la couche transport s’exécutent
uniquement aux extrémités.
Introduction
Deux grands protocoles de transport :
◻ TCP (Transmission Control Protocol) :
Fiable (contrôle de flux, numéro de séquence, accusés
de réception)
Orienté connexion
◻ UDP (User Datagram Protocol) :
non fiable
Sans connexion
Plan
◻ Introduction
◻ Services offerts par la couche Transport
◻ Protocole TCP
◻ Protocole UDP
Services offerts par la couche
Transport
La couche transport fournit un ensemble de services
pour qu’elle fasse sa part de la communication :
Fragmenter les données au niveau du nœud source et
les réassembler au niveau du nœud destinataire
Identifier l'application appropriée pour chaque flux de
communication
Garantir un certain niveau d'intégrité des données, tout
en fournissant au destinataire une assurance que les
données reçues sont bien similaires aux données
émises.
Fragmentation
La fragmentation se fait au niveau de la couche transport de la machine
source :
Une fois elle reçois un SDU (service data unit) de la couche supérieure,
elle le découpe en plusieurs morceaux (chaines)
À chaque « morceau » on ajoute un en-tête🡪Encapsulation des SDU
En-tête+SDU 🡪PDU (Protocol Data Unit)
En fin elle passe ces PDU à la couche inférieure (couche Internet)
Réassemblage
◻ Dans la machine destinataire la couche transport
réassemble les PDU reçus de la couche Internet
(réseau) pour composer un seul message puis le
faire passer à la couche application.
Multiplexage / Démultiplexage
Le rôle principal de la couche transport est d’assurer
une communication entres les processus applicatifs,
qui sont identifiables par leurs numéros de port
🡪Cette fonction est garantit par le multiplexage et
le Démultiplexage
Multiplexage / Démultiplexage
◻ Le multiplexage consiste à l’encapsulation des SDU, en
spécifiant le numéro de port du processus de l'application
utilisée (N° de port source) et le numéro de port à utiliser
pour le processus de l'application réceptrice (N° de port
destinataire)
◻ Le démultiplexage est appelé dans la machine destinataire:
Une fois la couche transport reçoit les PDU de la couche
réseau, elle examine les en-têtes de ces PDU afin de
retrouver l'identifiant du processus auquel le PDU doit être
acheminé.
🡪C'est le fait de transmettre un PDU reçu au processus
applicatif destinataire
Numéro de port
◻ Le multiplexage et le démultiplexage se font à l’aide
d’un numéro de port qui sert à identifier un processus
applicatif
◻ Un nombre entier codé sur 16 bits (2 octets).
◻ Il permet de distinguer les nombreux processus
applicatifs qui s’exécutent sur une machine.
◻ Lorsqu'une application client veut dialoguer avec une
application serveur, elle a besoin de connaître le port
écouté par cette dernière.
◻ Les ports utilisés par les services devant être connus par
les clients
Numéro de port
Les numéros de port sont classés en trois catégories
principales :
◻ Ports bien connus (0-1023) : port réservés pour des
services bien connus (web, envoi de mail, etc.).
◻ Ports réservés (1024-49151) : port réservés pour être
utilisés par des application propriétaires.
◻ Ports dynamiques (49152-65535) : ports libres qu’on
peut utiliser pour n’importe quelle application.
Utilisable aussi pour tout type de requêtes TCP ou UDP
autres celle citées précédemment.
Numéro de port
Numéros de port réservés pour quelques services :
Port Service Description
20 Port de données FTP protocole de transfert de fichier
21 Port de contrôle FTP protocole de transfert de fichier
25 SMTP Courier sortant
53 DNS Domaine Name Server
68 DHCP Dynamic Host Configuration Protocol
80 World Wild Web Navigation sur internet
Remarques :
Service Transport VS Service Réseau
◻ Couche réseau: transfert de données entre machines
◻ Couche transport : transfert de données entre
processus applicatifs (Pi)
Plan
◻ Introduction
◻ Services offerts par la couche Transport
◻ Protocole TCP
◻ Protocole UDP
Protocole TCP
◻ Introduction
◻ Caractéristiques
◻ Format du segment TCP
◻ Procédure de transmission
ouverture de connexion
transfert de données
■ contrôle de séquence
■ Acquittement
■ Retransmission
■ contrôle de flux par fenêtrage
fermeture de connexion
Protocole TCP
◻ Est un protocole de la couche transport
◻ Son rôle principale est de transporter les SDU reçus
de la couche application
◻ Il garantit que les données transmises arrivent à bon
port. Cette garantie est possible grâce à ses
fonctions :
Segmentation des messages
Détection d’erreur
Contrôle de séquences
Contrôle de flux
TCP : caractéristiques
◻ Les données sont transmises en mode connecté
🡪Phase de connexion / de transfert des données /
déconnexion
◻ C’est un protocole fiable, il assure :
La délivrance des données dans l’ordre de transmission
La retransmission des segments perdus
Format du segment TCP
Format du segment TCP
◻ Port source : numéro du port source
◻ Port destination : numéro du port destination
◻ Numéro de séquence : indique le numéro de séquence
du premier octet (NS) de ce segment.
◻ Numéro d'acquittement : numéro de séquence du
prochain segment attendu par l’émetteur de cet
acquittement.
◻ Taille de l'en-tête : longueur de l'en-tête en mots de 32
bits. Il indique donc où les données commencent
◻ Réservé : réservé pour un usage futur
Format du segment TCP
◻ Indicateurs ou Flags : indique la nature du
segment
ECN : signale la présence de congestion
URG : signale la présence de données urgentes, donc
les données reçues sont remises sans délai.
ACK : signale que le segment est un accusé de
réception
PSH : données à envoyer tout de suite (push)
RST : rupture anormale de la connexion (reset)
SYN : demande de synchronisation ou établissement
de connexion
FIN : utilisé lors de la libération de la connexion
Format du segment TCP
◻ Fenêtre: indique la quantité de données que l’émetteur
de ce segment est capable de recevoir sans accusé de
réception
◻ Somme de contrôle (CHECKSUM) : permettant de vérifier
si une erreur s'est produite durant la transmission du segment
◻ Pointeur de données urgentes : indique la position d’une
donnée urgente. Ce champ n’est interprété que lorsque le
Flag URG est marqué à 1
◻ Options : Permet de négocier la taille maximale des
segments échangés. Cette option n'est présente que dans les
segments d'initialisation de connexion (avec bit SYN)
◻ Remplissage : zéros ajoutés pour aligner les champs sur 32
bits, si nécessaire
TCP : procédure de transmission
Etant TCP un protocole orienté connexion, la
transmission se fait sur trois étapes :
◻ Établissement d’une connexion
◻ La transmission des données
◻ La fermeture de la connexion
Sachant que :
Une connexion = une paire d'extrémités de
connexion
Une extrémité de connexion = couple (adresse IP, N°
de port)
Ouverture de connexion
Supposons que deux processus de deux hôtes différents veulent
s’échanger des informations. La mise en place d’une
connexion se fait en trois étapes :
Client Serveur
SYN, N°
Seq = X
K = X+1
C
q = Y, N° A
°S e
, A C K,N
SYN
ACK, N°
ACK = Y
+1
Connexion établie
Ouverture de connexion
Étape 1
◻ Dans un premier temps l’émetteur initialise la connexion
(demande de permission de communication) par la
transmission d’un segment dont le drapeau SYN est à 1
Lorsque le SYN est à 1 indique qu’il s’agit d’un segment de
synchronisation avec un numéro de séquence X, que l'on appelle
numéro de séquence initial du client
◻ Remarque : la machine qui initialise la connexion est le
client, celle qui accepte est le serveur
Ouverture de connexion
Étape 2
◻ Dans un deuxième temps le serveur reçoit le segment initial
(segment de synchronisation) provenant du client,
◻ puis lui envoie un accusé de réception 🡪un segment dont le
drapeau ACK est à 1 et le drapeau SYN est à 1
◻ Ce segment contient aussi le numéro de séquence initial du
serveur Y et le numéro d’acquittement qui vaut le numéro
de séquence initial du client incrémenté de 1 (X+1)
◻ La connexion est à semi-ouverte.
Ouverture de connexion
Étape 3
◻ Enfin, le client transmet au serveur un accusé de réception,
c'est-à-dire un segment dont le drapeau ACK est à 1, le
numéro d’acquittement qui vaut le numéro de séquence
initial du serveur incrémenté de 1 (Y+1)
◻ A partir de là, la connexion est établie, donc les deux
machines peuvent commencer l’échange de données
Transmission de données
Le protocole TCP assure que les données sont bien
arrivées a destination grâce à ses fonctions:
◻ Contrôle de séquences /Acquittement
◻ Retransmission
◻ Contrôle de flux par fenêtrage
Transmission de données :
N° de séquence et d’acquittement
Client Serveur
◻ N° de séquence du
N° Seq =
premier octet de N, Len =
M
données du segment
C K = N+M
C K , N° A
A
◻ N° d’acquittement = N° Seq
= N+M
N° du séquence du , Len =
K
prochain segment que
l’émetteur de l’ACK
s’attend à recevoir
Contrôle de séquence/Acquittement
Le protocole TCP permet une livraison des segments dans
l’ordre de transmission grâce au numéro de séquence
◻ Le segment envoyé porte le numéro de séquence du premier octet
◻ Le serveur confirme au client la bonne réception du segment par la
transmission d’un accusé de réception avec :
le flag ACK = 1
N°acquittement qui indique le numéro de séquence du prochain segment
attendu
🡪Implicitement tous les octets précédents cumulés sont acquittés
Contrôle de séquence/Acquittement
◻ Une fois le client reçoit l’accusé de réception il transmet le
segment suivant (avec le numéro de séquence indiqué dans le
n°d’acquittement)
◻ Si le serveur reçoit un segment avec un numéro de séquence
supérieur au numéro de séquence attendu (bien que dans la
fenêtre), il le conserve mais l’acquittement référence toujours
le numéro de séquence attendu.
Retransmission
Pour une raison quelconque un segment aurait pu être
perdu
◻ Si le client ne reçoit pas d'accusé de réception, il
retransmet le même segment au bout d'un temps
défini (en utilisant un temporisateur)
Retransmission
Émetteur Récepteur
1. Envoyer un segment 1. Attendre un segment
2. Attendre confirmation 2. Envoyer confirmation
3. S’il n’y a pas de 3. Retour à (1)
confirmation dans un
temps T :
a. retransmettre
b. retour à (2)
4. Retour à (1)
Contrôle de flux par fenêtrage
Problématique : La technique d’acquittement pénalise les
performances du réseau
mal utilisation de la bande passante
un délai de transmission élevé
Solution : La technique du fenêtrage
Une fenêtre de taille T, permet l'émission d'au plus T octets "non
acquittés"
🡪 c’est le nombre d’octets envoyés avant la réception d’un
acquittement de la part du récepteur
Contrôle de flux par fenêtrage
Client Serveur
N° Seq =
N, Len =
M
N° Seq
= N+M
, Len =
K
+K
C K = N+M
N° A
ACK ,
Contrôle de flux par fenêtrage
Remarques :
Chaque machine annonce à l’autre la quantité d’information
qu’elle peut recevoir (le nombre d’octets qu’elle est disposée à
recevoir)
La taille de la fenêtre est indiquée dans chaque segment
échangé entre le client et le serveur
On appel fenêtre glissante lorsque le récepteur peut augmenter
ou diminuer le nombre d’octets qu’il peut recevoir avant
d’acquitter tous ce qu’il a reçu
Cette technique permet au récepteur de contrôler (+/-) le débit
de l'émetteur selon l’état du réseau
Fermeture de la connexion
Quatre segments pour fermer la connexion: chaque extrémité
doit fermer la connexion de sa part
Client Serveur
FIN
ACK
FIN
ACK
Connexion fermée
Plan
◻ Introduction
◻ Services offerts par la couche Transport
◻ Protocole TCP
◻ Protocole UDP
Protocole UDP
◻ Introduction
◻ Caractéristiques
◻ Format du datagramme UDP
UDP : Introduction
UDP (User Datagram Protocol) :
◻ Est un protocole de la couche transport du modèle
OSI
◻ Est un protocole dit orienté transaction : il se
contente de transmettre le message sans prendre en
charge son arrivé à sa destination
◻ Est un protocole de transport simple (en-tête
simplifié)
UDP : caractéristique
◻ Mode non connecté :
UDP n'utilise pas le mode orienté connexion
l’émission de messages applicatifs effectuée sans établissement
de connexion préalable
Chaque segment UDP est traité indépendamment des autres
◻ Protocole non fiable :
Il n'a pas de mécanisme de retransmission en cas de perte de
datagrammes.
Les segments peuvent être perdus ou délivrés en désordre
◻ La longueur de l'en-tête : l'en-tête d'un segment UDP est
relativement simple. Il ne vaut que 8 octets.
◻ Délai de transmission : Puisqu'il n'est pas orienté connexion, il ne
crée donc pas des délais d'attente pour établir une connexion avant
la transmission.
Format du datagramme UDP
Voila à quoi ressemble un segment UDP :
0-15 16-31
Port source Port destination
Somme de contrôle
Longueur
(Checksum)
Données
Format du datagramme UDP
◻ Longueur: spécifie la longueur de tout le
datagramme exprimé en octets.
la valeur minimum de ce champ est de 8 octets (2
octets x 4 champs), puisque chaque champ de l'en-tête
vaut 2 octets.
◻ Somme de contrôle (Checksum) : ce champs est
codé sur 2 octets, et il indique si une erreur s'est
produite durant la transmission du datagramme
Couche Réseau
Plan
115
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
◻ L’Adressage IP
◻ Le routage
Couche réseau : Introduction
116
◻ Troisième couche du modèle OSI.
◻ Son rôle principal est d’acheminer (router) les
données, souvent appelées soit paquets, soit
datagrammes, d’une machine émettrice à une autre
machine réceptrice quelle que soit la nature des
réseaux traversés.
◻ Elle permet de déterminer le chemin physique à
emprunter.
Couche réseau : Fonctions
117
Fonctions principales :
◻ Adressage : permet d’assurer une identification unique
aux machines interconnectées au réseau
◻ Routage : l’acheminement des paquet à travers des
nœud de transfert du réseau.
◻ Contrôle de congestion : permet de prendre en
considération l’état des nœuds de transferts
◻ Gérer la qualité de service : permet la transmission dans
de bonnes conditions un type de trafic donné, en
termes de disponibilité, débit, délais de
transmission, taux de perte de paquets…
Plan
118
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
Introduction
Format d’un paquet IP
Fragmentation
Adressage IP
◻ Le routage
Protocole IP : introduction
119
◻ Le protocole IP (Internet Protocol) est un protocole
de la couche Internet du modèle TCP/IP.
◻ Le flux de données provenant de la couche
transport est encapsulé dans des paquets tout en
précisant les adresses source et destinataire.
Un paquet de données :
En-tête IP + PDU de la couche transport
Protocole IP : caractéristiques
120
◻ Protocole sans connexion : le chemin qu’un paquet peut
emprunter n’est pas tracé au préalable
Les paquets IP peuvent emprunter des chemins différents pour
parvenir à leur destinataire.
Chaque paquet est acheminé de façon autonome sur le réseau (
sur la meilleure route disponible au moment de sa transmission)
◻ Protocole non fiable, il n’assure aucune garantie des services
suivants :
Retransmission en cas de corruption ou perte de données
Ordre d'arrivé des paquets (un paquet A peut être envoyé avant
un paquet B, mais le paquet B peut arriver avant le paquet A)
Il ne garanti que l’intégrité de l’entête du paquet
Plan
121
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
Introduction
Format d’un paquet IP
Fragmentation
Adressage IP
◻ Le routage
Format d’un Paquet IP
122
Format d’un Paquet IP
123
Voici la signification des différents champs :
◻ Version (4 bits) : il s'agit de la version du protocole
IP utilisée (version 4 ou 6)
◻ Longueur d'en-tête (IHL) (4 bits) : le nombre de
mots (de 32 bits) constituant l'en-tête
◻ Longueur totale (16 bits): indique la taille totale
du paquet en octets.
Il est utilisé conjointement avec la taille de l'en-tête
pour déterminer où sont situées les données.
Format d’un Paquet IP
124
◻ Type de service (8 bits) : il indique la façon selon
laquelle le datagramme doit être traité.
Champ Priorité (3bits) : la priorité que possède le paquet
Champ Délai (1 bit) : l’importance du délai
d’acheminement du paquet; il doit arriver le plus
rapidement possible
Champ Débit (1bit) : le paquet fait partie d’une
communication ayant besoin d’un gros débit
Champ Fiabilité (1 bit) : indique qu’il faut privilégier la
fiabilité; donc un effort particulier doit être fait pour
acheminer correctement ce datagramme, notamment en
empruntant si possible des réseaux à faible taux d’erreur
Champ MBZ (Must Be Zero) (2bits): Comme son nom
l’indique, il doit être mis à 0. il est réservé pour de future
utilisation
Format d’un Paquet IP
125
◻ Identification (16 bits): représente l’identifiant du paquet;
utilisé pour reconstituer les différents fragments. Tous les
fragments d’un paquet possède le même numéro
d’identification. Ce champ facilite le réassemblage d’un
paquet à son arrivé au récepteur.
◻ Drapeau (Flags) (3 bits) : indique l’état de la fragmentation.
Voici le détail des différents bits constituant ce champ :
Reserved : est réservé et positionné à 0
DF (Don’t Fragment) : indique si la fragmentation est autorisée.
🡪Le flag DF =1 signifie que le paquet ne doit pas être fragmenté
MF (More Fragments) : s’il est à 1, indique que le fragment n’est
pas le dernier. Lorsqu’il est à 0 cela signifie qu’il s’agit du
dernier fragment.
Format d’un Paquet IP
126
◻ Décalage fragment (13 bits) : permet de connaître la position du
fragment par rapport au paquet initial.
L'unité de mesure de ce champ est de 8 octets
Le premier fragment ayant une valeur de zéro
◻ Durée de vie (TTL) (8 bits) : indique la durée de vie maximale du
paquet.
A chaque fois le paquet passe par un routeur, ce dernier décrémente le
TTL de 1
◻ Protocole (8 bits) : permet de savoir de quel protocole est issu le
PDU
1 : ICMP
2 : IGMP
6 : TCP
17 : UDP
Format d’un Paquet IP
127
◻ Somme de contrôle de l'en-tête (16 bits) : permet
de contrôler l'intégrité de l'en-tête afin de
déterminer si celui-ci n'a pas été modifié pendant la
transmission
◻ Adresse IP source (32 bits) : c’est l'adresse IP de la
machine émettrice
◻ Adresse IP destination (32 bits) : c’est l’adresse
IP du destinataire du message
Plan
128
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
Introduction
Format d’un paquet IP
Fragmentation
Adressage IP
◻ Le routage
Fragmentation IP
129
Problématique :
◻ Théoriquement la taille maximale d'un paquet est de 65535 octets
Cette valeur n'est jamais atteinte car les réseaux n'ont pas une capacité
suffisante pour envoyer de si gros paquets
◻ Les réseaux sur Internet utilisent différentes technologies, donc la
taille maximale d’un paquet varie selon le type du réseau traversé
Solution :
◻ L’adaptation de la taille des paquets suivant le nombre maximal
d’octet qu’un réseau peut transporter. Cette fonction est appelée
fragmentation IP
◻ La taille maximale d'un fragment est appelée MTU (Maximum
Transfer Unit), elle entraînera la fragmentation du paquet si celui-ci a
une taille plus importante que le MTU du réseau.
Fragmentation IP
130
◻ La fragmentation d'un datagramme se fait au
niveau des routeurs, lors de la transition d'un réseau
dont le MTU est important à un réseau dont le
MTU est plus faible.
◻ Si le datagramme est trop grand pour passer sur le
réseau, le routeur va le découper en fragments de
tailles inférieures au MTU du réseau.
Fragmentation IP
131
◻ Une fois le paquet initial est découpé en plusieurs fragments
respectant le MTU, la couche réseau doit les encapsuler à
nouveau
Ajouter un en-tête à chaque fragment
◻ Identification, drapeaux (flags) et Décalage fragment sont
les champs de l’entête IP qui permettent la fragmentation et
le réassemblage du paquet initial
Le champ identification reste le même dans tous les fragments
Le champ longueur totale est recalculé pour chaque fragment.
◻ Le réassemblage est fait uniquement par le destinataire final
Plan
132
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
Introduction
Format d’un paquet IP
Fragmentation
Adressage IP
◻ Le routage
Adressage IP
Plan
◻ Introduction
◻ Format de l’adresse IP
◻ Classes d’adresses IP
◻ Masque de sous-réseaux
◻ Les sous-réseaux
Introduction
Le rôle principal de la couche réseau est de:
Transporter des paquets de la source vers la
destination via les différents nœuds de transfert, en
se basant sur l’adresse logique (adresse IP).
Les fonctions de la couche réseau :
◻ Adressage
◻ Routage (acheminement des paquets)
◻ Régulation et répartition de la charge (contrôle de
congestion)
Introduction
◻ La communication entre deux ordinateurs peut être
comparée à l’envoi d’un courrier postal entre un expéditeur
(A) et un destinataire (B).
◻ Si A veut envoyer un courrier à B, il a besoin d’une adresse
postale.
◻ Et parce que le réseau postal est divisé en plusieurs
sous-réseaux, l’expéditeur A doit mentionner sur le dos de
l’enveloppe
Nom du destinataire
Nom de la rue ou nom du quartier
Code postal de la ville
Ville
Pays
Introduction
En réseau informatique, si PC1 veut envoyer un message à
PC2, il a besoin d’une adresse réseau (adresse IP)
L’adresse IP fonctionne selon le même
principe que l’adresse postale, elle permet
de localiser la machine sur un réseau
d’ordinateurs, qui peut être composé de
plusieurs sous-réseaux.
🡪 Le but de l’adressage est de fournir un service de communication universel
permettant à toute machine de communiquer avec toute autre machine.
Plan
◻ Introduction
◻ Format de l’adresse IP
◻ Classes d’adresses IP
◻ Masque de sous-réseaux
◻ Les sous-réseaux
Protocole IP (Internet Protocol)
Le protocole IP a été conçu pour permettre
l’identification des machines. Il assure la
transmission des paquets de données (appelés
souvent datagrammes) entre un ordinateur source
et un autre de destination. Chaque datagramme
circulant sur le réseau possède un entête qui
contient l’ensemble des informations nécessaires à
son acheminement vers sa destination.
Format de l’adresse IP
Notation :
Une adresse IP (Internet Protocol) est constituée d’un
nombre binaire de 32 bits, divisé en quatre octets qui
sont séparés par des points.
Pour faciliter la lecture et la manipulation de cette adresse
on la représente plutôt en notation décimale.
Notation décimale
Format de l’adresse IP
Structure :
Une adresse IP contient à la fois un identifiant réseau
(NetID) et un identifiant hote (HostID)
Adresses particulières
◻ Identifiant machine : lorsque les bits réservés au réseau sont
remplacés par des zéros, on obtient l’identifiant machine.
◻ Adresse réseau : lorsque les bits réservés à l’identifiant de la
machine sont tous mis à 0, on obtient l'adresse réseau.
🡪Cette adresse ne peut être attribuée à aucun des ordinateurs
du réseau.
◻ Adresse de diffusion : lorsque tous les bits de la partie
HostID sont à 1, l'adresse obtenue est l'adresse de diffusion.
Il s'agit d'une adresse spécifique, permettant d'envoyer un
message à toutes les machines connectées au réseau spécifié par
le NetID.
Adresses particulières
Résumons :
Deux combinaisons ne sont pas attribuable :
Quand les bits de la partie HostID sont tous mis à
0🡪Adresse réseau
Quand les bits de la partie HostID sont tous mis à
1🡪Adresse de diffusion
Adresses particulières
◻ L'adresse [Link] est appelée adresse de
rebouclage (en anglais loopback), car elle désigne
la machine locale (en anglais localhost).
◻ L'adresse [Link] est une méta-adresse non-routable
utilisée pour désigner une destination invalide,
inconnue ou non-atteignable
Dans le contexte de routage, [Link] signifie
généralement la route par défaut.
Plan
◻ Introduction
◻ Format de l’adresse IP
◻ Classes d’adresses IP
◻ Masque de sous-réseaux
◻ Les sous-réseaux
◻ Adresse privées
Classes d’adresses IP
◻ Pour faciliter la gestion des réseaux, les adresses IP
sont regroupées en classes.
◻ Il existe cinq classes d'adresses IP.
◻ Chaque classe est identifiée par une lettre allant de
A à E.
Classes d’adresses IP
Le format d’une adresse IP selon sa classe est le
suivant :
1 8 32
Adresse de classe A 0 ID. RESEAU ID. MACHINE
1 16 32
Adresse de classe B 1 0 ID. RESEAU ID. MACHINE
1 24 32
Adresse de classe C 1 1 0 ID. RESEAU ID. MACHINE
1 4 32
Adresse de classe D 1 1 1 0 Adresse de diffusion de groupe
1 5 32
Adresse de classe E 1 1 1 1 0 Réservé pour utilisation future
Classes d’adresses IP
◻ En fonction du nombre d’équipements pouvant être
connectés à un réseau, les adresses IP appartiennent
à la classe A, B ou C.
◻ Les adresses IP de classes D et E correspondent à
des adresses IP à utilisation particulières.
◻ Ces différentes classes ont chacune leurs
spécificités en termes de répartition du nombre
d'octet servant à identifier le réseau ou les
ordinateurs connectés à ce réseau.
Classe A
Le premier octet commence toujours par le bit 0.
Une adresse IP de classe A dispose d'un seul octet pour
identifier le réseau🡪 Soit 27 -2 réseaux = 126
Trois octets pour identifier les machines d’un réseau
appartient à la classe A 🡪soit 224-2 (23×8-2) postes, soit
16 777 214 combinaisons.
La plage des adresses réseau s'étend de [Link] à
[Link]
Classe B
Le premier octet commence toujours par la séquence de
bits 10.
Une adresse IP de classe B dispose de deux octets pour
identifier le réseau🡪 Soit 214 réseaux = 16384
Deux octets pour identifier les machines d’un réseau de
la classe B 🡪soit 216 -2 (22×8-2) postes, soit 65 534
combinaisons.
La plage des adresses réseau s'étend de [Link] à
[Link]
Classe C
Le premier octet commence toujours par la séquence
de bits 110.
Une adresse IP de classe C dispose de trois octets pour
identifier le réseau🡪 Soit 221 réseaux = 2097152
Un seul octet pour identifier les machines d’un réseau
de la classe C 🡪Soit 28-2 postes, soit 254
combinaisons.
La plage des adresses réseau s'étend de [Link] à
[Link]
Classe D
◻ Les adresses de la classe D sont utilisées pour les
communications multicast.
◻ Le premier octet d'une adresse IP de classe D
commence toujours par la séquence de bits 1110, le
premier octet est donc compris entre 224 et 239.
Classe E
◻ Les adresses de classe E sont réservées par IANA à
un usage non déterminé.
◻ Les adresses de classe E commencent toujours par
la séquence de bits 1111, le premier octet est donc
compris entre 240 et 255.
Plan
◻ Introduction
◻ Format de l’adresse IP
◻ Classes d’adresses IP
◻ Masque de sous-réseaux
◻ Les sous-réseaux
◻ Adresse privées
Masque de sous-réseaux
Une adresse IP est toujours associée à un « masque de
sous-réseau », c’est grâce à celui-ci qu’on peut extraire
de l’adresse IP :
L’adresse ou le N° de la machine
L’adresse du réseau ou le sous réseau auquel elle appartient.
Par défaut, lorsqu’il n’y a pas de sous réseaux, les
masques sont :
◻ Masque de réseau de classe A: [Link]
◻ Masque de réseau de classe B: [Link]
◻ Masque de réseau de classe C: [Link]
Masque de sous-réseaux
◻ Pour déterminer l’adresse réseau à partir d’une
adresse IP, on effectue l’opération logique suivante :
🡪Adresse réseau = (Adresse IP) ET (masque)
Masque de sous-réseaux
Exemple :
◻ l’adresse IP « [Link] » s’écrit en binaire :
11000000.00111010. 01111000.00101111
◻ Son masque par défaut est donc [Link]
Donc l’adresse réseau = [Link]
Exercice
Quelles sont les classes des adresses réseaux
suivantes ? Combien d’adresses machines peuvent
être utilisées par chacune ?
– [Link]
– [Link]
– [Link]
– [Link]
Plan
◻ Introduction
◻ Format de l’adresse IP
◻ Classes d’adresses IP
◻ Masque de sous-réseaux
◻ Les sous-réseaux
◻ Adresse privées
Les sous-réseaux
Problématique
◻ La distribution de l'espace d'adressage selon trois classes effectifs
(A, B, C) a souffert de plusieurs problèmes.
On ne dispose pas de classe intermédiaire entre A et B alors que
l'écart entre le nombre d'hôtes par réseau est énorme.
◻ En premier temps les adresses IP ont souvent été attribuées sur
simple demande sans corrélation avec les besoins effectifs de
l’entreprise🡪Un grand gaspillage
Solution
La première solution utilisée a consisté à découper
une adresses IPv4 de classe A, B ou C en
sous-réseaux. Cette technique est
Les sous-réseaux
Exemple pratique
◻ Supposons qu’on dispose de l’adresse suivante [Link] dont le
masque par classe est [Link].
◻ Dans ce cas, on peut avoir jusqu'à 254 terminaux (clients) dans le même
réseau, donc 254 adresses IP.
◻ Ce qui veut dire que si on a qu’un réseau de 10 ordinateurs, on dispose
toujours de 254 adresses IP. 🡪adresses IP gaspillées.
Solution
◻ Dans ce cas on doit diviser le domaine de diffusion suivant les besoins du
réseau
🡪 C’est une adresse de la classe C, donc on a le droit d’utiliser juste le
4ème octet
🡪On réserve 4 bits pour la partie HostID et 4 bits pour les sous-réseaux
🡪De cette façon on augmente la partie NetID de l'adresse et on diminue
la partie HostID.
Les sous-réseaux
Masque de sous-réseau avant le découpage :
Octet 1 Octet 2 Octet 3 Octet 4
11111111 11111111 11111111 0000 0000
Partie NetID Partie HostID
Masque de sous-réseau après le découpage :
Octet 1 Octet 2 Octet 3 Octet 4
11111111 11111111 11111111 1111 0000
Partie
HostID
Partie NetID
Les sous-réseaux
Subdivision de réseaux
Lorsque nous avons besoin de découper un réseau, il y a deux
approches possibles. On divise soit sur la base du nombre de
sous-réseaux que nous voulons obtenir, soit sur la base du nombre
de machines par sous-réseaux.
◻ Subdivision sur base du nombre de sous-réseaux
Dans ce cas, nous allons agrandir le masque de sous réseau d'autant
de bit qu'il est nécessaire pour obtenir le nombre de sous-réseaux
voulu. 🡪mettre plus de bits à gauche à 1
◻ Subdivision sur base du nombre d'hôtes
Dans ce cas, nous allons garder pour la partie machine autant de bit
qu'il est nécessaire pour obtenir le nombre de machine voulu.
🡪garder plus de bits à droite à 0
Plan
◻ Introduction
◻ Format de l’adresse IP
◻ Classes d’adresses IP
◻ Masque de sous-réseaux
◻ Les sous-réseaux
◻ Adresse privées
Adresses privées
◻ Les adresses privées sont des adresses "non
routables" sur Internet. Elles sont utilisées
seulement par les réseaux privés.
◻ Ces adresses ne sont pas uniques, plusieurs réseaux
pouvant utiliser les mêmes adresses.
◻ Leur utilisation dans les réseaux privés est
encouragée pour éviter l’utilisation des adresses
publiques enregistrées.
Adresses privées
Chaque classe possède une plage d’adresses IP
prévue pour une utilisation privée :
Classe A : [Link]
Classe B : [Link] à [Link]
Classe C : [Link] à [Link]
Remarque : Une adresse IP dite « publique » est une
adresse qui est unique au niveau mondial et qui est
attribué à une seule machine.
Routage
Plan
168
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
◻ Le routage
■ Introduction
■ Le routeur
■ Mécanisme de routage
■ La table de routage
Le routage statique
Le routage dynamique
■ Protocole de routage
Routage : introduction
169
◻ Le routage est l’action de router des paquets d’un
sous-réseau à un autre.
◻ C’est l’adresse IP du destinataire qui précise s’il
s’agit d’une communication intra-réseau ou
inter-réseau.
Quand il s’agit d’une transmission en dehors du réseau,
les paquets sont transmis au routeur qui se charge du
reste d’acheminement
◻ Il y a deux types de routage : le routage statique et
le routage dynamique
Routage : Equipement
170
◻ Le routage fait appel à des machines spécialisées,
appelées routeurs.
◻ Un routeur (Passerelle / Gateway):
Est un équipement intermédiaire (nœud de transfert)
Son rôle est de relier les réseaux distants.
Ne comporte que les trois premières couches du modèle
OSI
Assure le choix de la route que le message transmit va
emprunter, en se basant sur la stratégie de routage utilisée
Est le responsable de transfert des données au routeur
suivant ou à sa destination selon l’adresse IP.
◻ Un routeur doit avoir des interfaces réseaux lui
permettant de se relier à chacun des réseaux auxquels il
est connecté
Routage : Table de routage
171
◻ La table de routage d'un routeur est une table qui
contient des correspondances entre les adresses des
réseaux destinataires et les routes qui mènent à ces
réseaux
◻ Elle comporte :
les adresses des réseaux de destination
le masque associé à chaque réseau
l’adresse de passerelle qui indique le saut suivant (routeur)
auquel le message doit être envoyé
l'adresse de l’interface physique (la carte réseau) par
laquelle le paquet doit sortir du routeur.
le coût de la route (en fonction de nombre de sauts, de
débit, délai…)
Mécanismes de routage d’un
172
paquet IP
A chaque fois un routeur reçoit un paquet de données, il
suit les étapes suivantes afin de le router :
◻ Extraire l’adresse IP de destination (IP-D)
◻ Chercher dans la table de routage :
Si IP-D appartient à un réseau directement connecté,
envoyer le paquet à sa destination, sur ce réseau.
Sinon, s’il existe une route qui mène au réseau destinataire
de IP-D, le routeur transmet le paquet selon les
informations indiquées.
Sinon, s’il existe une route par défaut, router le paquet vers
la passerelle de cette route.
Sinon déclarer une erreur de routage (détruire le paquet)
Mécanismes de Routage d’un
173
paquet IP
◻ La route par défaut est utilisée par le routeur si :
une adresse de destination n'appartient à aucun des
réseaux indiqués dans la table de routage, dans ce
cas il faudra envoyé le paquet à la passerelle
indiquée dans la route par défaut.
◻ Si le datagramme est acheminé vers une autre
passerelle, il est à nouveau router de la même
manière, et ainsi de suite jusqu’à sa destination
finale
Plan
174
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
◻ Le routage
■ Introduction
■ Le routeur
■ Mécanisme de routage
■ La table de routage
Le routage statique
Le routage dynamique
■ Protocole de routage
Routage statique
175
◻ C’est une stratégie de routage qui consiste à
configurer tous les routeurs d’un réseau
manuellement par des administrateurs.
◻ La configuration consiste à compléter la table de
routage par toutes les routes qui mènent aux autres
sous-réseaux distants, afin d’assurer une
connectivité complète du réseau
Routage statique
176
Le routage statique présente plusieurs avantages :
◻ Économie de bande passante : l’absence de
partage de mises à jour
La bande passante n'est pas encombrée avec des
messages d'information et de routage.
◻ Sécurité : Contrairement aux protocoles de routage
dynamique, le routage statique ne diffuse pas
d'information sur le réseau puisque les informations
de routage sont directement saisies par
l'administrateur.
Routage statique
177
Mais aussi des désavantages :
◻ La configuration de réseaux de taille importante peut devenir
une tache assez longue et complexe pour l’administrateur
◻ La nécessité d’avoir une vision intégrale sur la topologie du
réseau
◻ A chaque fois que le réseau évolue, il faut mettre à jour
manuellement tous les routeurs
◻ Les routes doivent être modifiées selon la nouvelle évolution
🡪Le routage statique peut être intéressant pour des réseaux à
petite taille et qui n’évoluent pas souvent
Plan
178
◻ Introduction
◻ Le protocole IP
◻ Le routage
■ Introduction
■ Le routeur
■ Mécanisme de routage
■ La table de routage
Le routage statique
Le routage dynamique
■ Protocole de routage
Routage dynamique : introduction
179
◻ Le routage dynamique est une stratégie de routage
permettant la maintenance automatique
du routage d'un réseau
◻ Le routage dynamique s’appuie sur des protocoles
de routage
◻ La mise en place des protocoles de routage permet
aux routeurs d’un réseau de communiquer et
échanger des informations de routage afin que
chaque routeur ait une vision sur les réseaux
distants, sans aucune intervention manuelle.
Routage dynamique : introduction
180
◻ L’automatisation du routage permet aux routeurs de
s’adapter facilement avec les modifications qui
peuvent survenir dans la vie d’un réseau :
addition ou suppression de nouveaux réseaux,
pannes de liens,
ajout de liens de secours,
etc.
Protocoles de routage : définition
181
◻ Les protocoles de routage sont destinés au routage dynamique
◻ Un protocole de routage consiste à un ensemble de processus,
d’algorithme et de messages de contrôle utilisés pour
échanger en permanence, entre routeurs, des informations de
routage (relatives à la topologie et à l'état des liens).
◻ Ces informations permettent :
de maintenir les tables de routage à jour
de déterminer, pour chaque réseau destinataire, la
meilleure route en fonction de l’état du réseau.
Protocoles de routage
182
◻ Fonctions de base d’un protocole de routage :
Déterminer la table de routage
Mettre à jour la table de routage
Echanger des informations de routage
Déterminer les meilleurs routes en se basant sur une
mesure propre à chaque protocole
Maintenir des information sur les critères qui déterminent
le coût d'une route
◻ Fonctions avancées, liées à la qualité de service
Définir des classes de trafic, ordonnancement,
Instaurer la sécurité,
Qualité de service: temps-réel, multimédia, etc.
Protocoles de routage
183
Les composants d’un protocole de routage :
◻ Structures des données : Pour fonctionner, les protocoles
de routage utilisent des tables et/ou des bases de données.
◻ Algorithme : est une liste d’étapes permettant d’accomplir
une tâche. Les protocoles de routage utilisent des
algorithmes pour déterminer la meilleure route.
◻ Messages de contrôle : Les protocoles de routage utilisent
différents types de messages pour la découverte des nœuds
voisins et des réseau distants, l’échange d’informations, etc.
Protocoles de routage
184
Il y a deux classes de protocoles de routage :
◻ Les protocoles de routages externe : permettent le routage entre
les système autonomes appelés Border Gateway Protocol (BGP)
◻ Les protocoles de routage interne : permettent le routage au
sein du même système autonome, appelés Interior Gateway
Protocol (IGP). Cette catégorie de protocoles est divisée en deux
sous-classes :
Protocoles à vecteur de distance qui ne diffusent que leurs meilleures
routes sur leurs interfaces, comme RIP ou EIGRP
Protocoles à état de lien qui transmettent la totalité des informations
de routage à tous les routeurs du réseau, c'est le cas du protocole OSPF
Routage : Convergence
185
◻ Un réseau arrive à un état de convergence lorsque :
les tables de routage de tous les routeurs atteignent un
état de cohérence.
lorsque tous les routeurs disposent d’informations
complètes et précises sur le réseau.
◻ Le temps de convergence est le temps nécessaire
aux routeurs pour échanger les informations de
routage, déterminer les meilleurs routes et mettre à
jour leurs tables de routage.
Routage : Mesure
186
◻ La mesure est utilisée pour déterminer quel chemin est
meilleur en présence de plusieurs chemins vers le
même réseau distant
◻ Elle permet l’évaluation de la qualité des routes
disponibles
◻ Une mesure est une valeur calculée et utilisée pour
affecter des coûts d’accès aux réseaux distants.
◻ Chaque protocole de routage utilise sa propre mesure
◻ Les protocoles de routage déterminent le meilleur
chemin en fonction de la route ayant la mesure la plus
faible
Routage : Distance Administrative
187
Problématique : Sources multiples de routage
routes statiques
routes déterminées à l’aide d’un protocole de routage
réseaux directement connectés
Solution : Distance administrative
La distance administrative (AD) détermine la
préférence d’une source de routage
Routage : Distance Administrative
188
◻ Les routeurs utilisent la distance administrative
(AD) pour sélectionner la meilleur route s’il se
dispose de deux chemins ou plus, issus de sources
de routage différentes, et menant au même réseau
destinataire.
◻ La distance administrative est un entier compris
entre 0 et 255. Plus la valeur est faible, plus la
source de routage est privilégiée.
◻ Une distance administrative de 0 est idéale (le cas
d’un réseau directement connecté).
Protocole RIP
Plan
◻ Protocole à vecteur de distance
Introduction
Mise à jour
◻ Protocole RIP
Introduction
Fonctionnement
Transition de la version 1 à la version 2
Protocoles à vecteur de distance :
introduction
◻ Vecteur de distance signifie que les routes sont déterminées
en tant que vecteurs (direction ou sens) et distance.
◻ La distance est définie en terme de mesure (comme le
nombre de sauts) et la direction est simplement le routeur
suivant ou l’interface de sortie.
◻ L’utilisation d’un protocole de routage à vecteur de distance
permet au routeur de connaître seulement :
la direction ou le routeur auquel les paquets doivent être
transmis
la distance qui lui sépare du réseau de destination
◻ Les protocoles à vecteur de distance sont basés généralement
sur l’algorithme Bellman-Ford
Protocoles à vecteur de distance :
introduction
Protocoles à vecteur de distance :
introduction
◻ Les routeurs utilisant un routage à vecteur de
distance ne connaissent pas la topologie complète
du réseau.
Le routeur connait seulement les réseaux auxquels
appartiennent ses propres interfaces physiques et les
réseaux distants qu’il peut atteindre via ses voisins.
Les voisins sont des routeurs connectés sur le même
réseau et qui sont configurés de manière à utiliser le
même protocole de routage.
Protocoles à vecteur de distance :
Mise à jour
◻ Des mises à jour régulières sont envoyées aux voisins à
intervalles fixes.
À chaque réception d’un message de mise à jour, le routeur
modifie la table de routage s’il y a lieu de nouvelles
informations dans ces mises à jour.
◻ En plus des mises à jour régulières, il ya les mises à
jour déclenchées.
◻ Les protocoles de routage à vecteur de distance
implémentent généralement la technique de découpage
d’horizon. Cette dernière empêche l’envoi de mise à
jour via l’interface via laquelle il les a reçues.
Plan
◻ Protocole à vecteur de distance
Introduction
Mise à jour
◻ Protocole RIP
Introduction
Fonctionnement
Transition de la version 1 à la version 2
Protocole RIP : introduction
◻ Le RIP (Routing Information Protocol) est un
protocole de routage à vecteur de distance.
◻ La seule mesure qu’il utilise pour le choix du
chemin d’accès est le nombre de sauts.
◻ Les routes annoncées dont le nombre de sauts est
supérieur à 15 sont inaccessibles.
◻ Les messages de mise à jour sont diffusés toutes les
30 secondes.
Protocole RIP : fonctionnement
Au démarrage d’une interface configuré par le
protocole RIP, le routeur utilise deux types de
messages : un message de requête et un message de
réponse.
◻ Un message de requête est envoyé, par le routeur,
demandant aux voisin de lui envoyer leurs tables
complètes
◻ Les voisins répondent par un message de type
réponse.
Protocole RIP : fonctionnement
◻ Une fois le routeur, à l’origine de la requête, reçoit les
réponses , il évalue les entrées de chaque réponses :
S’il trouve une nouvelle route, il l’installe dans sa propre
table de routage
Si la route existe déjà dans la table, l’entrée existante est
remplacée par la nouvelle si son nombre de sauts est
meilleur
Le routeur ensuite envoie une mise à jour déclenchée via
toutes les interfaces configurées par le protocole RIP,
contenant sa propre table de routage
Protocole RIP : Mises à jour
Deux types de mises à jour envoyées par les routeurs
configuré par le protocole RIP :
◻ Mises à jour régulières : qui permet au routeur de
communiquer sa table de routage à un intervalle
prédéfini.
Ces mises à jour sont envoyées toutes les 30 secondes par
diffusion.
◻ Mises à jour déclenchées : qui n’attendent pas
l’expiration de l’intervalle de temps de 30s.
Elles sont envoyées une fois le routeur détecte une
modification au niveau du réseau.
Protocole RIP : Mises à jour
Le protocole RIP définit trois minuteur pour contrôler les route
installé dans la table de routage :
◻ Minuteur de temporisation : Si dans 180 secondes le routeur n’a
reçu aucune mise à jour à propos d’une route, cette dernière est
marquée comme non valide.
◻ Minuteur d’annulation : la route est supprimée de la table de
routage, si au bout de 240 secondes le routeur n’a pas encore reçu
une mise à jour.
◻ Minuteur de mise hors service : Si une route est identifiée
comme étant inaccessible, toute autre information concernant cette
route ayant le même statut (ou un statut encore pire) est ignorée
pendant une durée prédéterminée. Le minuteur de mise hors
service à une valeur de 180 secondes.
Protocole RIP : Message de mise à
jour
◻ Un message RIP contient essentiellement les champs
suivants :
Commande : pour spécifié le type du message (requête
ou réponse)
Version : indique la version du protocole RIP (1 ou 2)
Entrées de route que chacune comporte principalement :
■ Adresse IP : adresse du réseau de destination
■ Mesure : nombre de sauts pour atteindre le réseau destinataire
RIP V1🡪V2 : Routage par classe
Le RIP version 1 est un protocole de routage par
classe : les mises à jour envoyées ne comporte pas
des informations sur le masque de sous-réseau
🡪Par conséquent, le routeur qui reçoit ces mises à
jour, utilise le masque de sous-réseau configuré sur
l’interface de réception ou applique le masque de
sous-réseau par classe de l’adresse IP.
RIP V1🡪V2 : Réseaux
discontinuent
RIP V1🡪V2 : RIP V2
Les modifications apportées par la version 2 concernent le
message des mises à jour.
◻ Les mises à jour du RIP version 2 contiennent en plus de
l’adresse IP et la mesure, le masque du sous-réseau et le
saut suivant.
◻ Le masque de sous-réseau permet d’éviter les problèmes du
routage par classe
◻ L’adresse du tronçon suivant permet d’identifier une adresse
de tronçon suivant mieux adaptée que l’adresse du routeur
émetteur.
Si le champ contient uniquement des zéros ([Link]), l’adresse du
routeur émetteur constitue la meilleure adresse de tronçon
suivant.
Protocole OSPF
Plan
◻ Routage d’état des liaisons
Introduction
L’algorithme SPF
Fonctionnement
■ Envoie de paquet Hello aux voisins
■ Création de LSP (paquet d’état des liaisons)
■ Diffusions des LSP aux voisins
■ Base de données d’état des liaisons
◻ Le protocole OSPF
Types de paquets OSPF
Mesure OSPF
Routage d’état des
liaisons
Introduction
◻ Les protocoles de routage à état de liens sont
appelés protocoles SPF (Shortest Path First)
◻ Ces protocoles sont essentiellement conçus sur la
base de l’algorithme SPF (Dijkstra).
◻ Les protocoles de routage à état de liens :
protocole OSPF (Open Shortest Path First)
protocole de routage IS-IS.
L’algorithme SPF
◻ L’algorithme de Dijkstra est en général désigné
sous le nom SPF (shortest path first - chemin le
plus court d’abord).
◻ Cet algorithme cumule les coûts de chaque chemin,
de leur source jusqu’à leur destination.
◻ Chaque routeur est censé de déterminer son propre
coût vers chaque destination de la topologie.
L’algorithme SPF : exemple
◻ Dans le schéma, chaque chemin est étiqueté avec
une valeur de coût arbitraire.
◻ Le coût du plus court chemin pour que R2 envoie
un paquet au réseau local rattaché à R3 est de 27.
Fonctionnement
Pour atteindre la convergence du réseau, chaque routeur
effectue le processus suivant :
Etape 1 : Chaque routeur prend connaissance de ses
propres liaisons, et donc de ses propres réseaux
directement connectés.
Etape 2 : Chaque routeur détecte ses voisins, sur les
réseaux directement connectés, à l’aide des paquets
Hello
Etape 3 : Chaque routeur crée un paquet LSP (Link-State
Packet) contenant l’état de chaque liaison directement
connectée.
Fonctionnement
Etape 4 : Chaque routeur diffuse son LSP à
l’ensemble de ses voisins, qui stockent tous les LSP
qu’ils reçoivent dans une base de données, puis le
diffusent ensuite à leurs voisins, jusqu’à ce que tous
les routeurs de la zone aient reçu le LSP.
Etape 5 : Chaque routeur utilise la base de données
pour élaborer une carte complète de la topologie.
Ensuite, il calcule le meilleur chemin vers chaque
réseau de destination à l’aide de l’algorithme SPF.
Étape 2 : Paquet Hello
Les routeurs configurés par le même protocole de routage
d’état des liaisons, échangent des paquets Hello afin de
détecter leur voisins.
◻ En premier temps un routeur transmet le paquet Hello
sur toutes ses liaisons
◻ Une fois un routeur reçoit un paquet Hello, il répond
par son propre paquet Hello, afin d’informer le routeur
transmetteur par son existence
◻ Si le routeur transmetteur ne reçoit pas un paquet Hello
d’une de ses liaisons, il arrête le processus de routage
sur cette interface (liaison).
Étape 3 : État des liaisons
Les informations relatives à l’état d’une liaison incluent :
Adresse IP réseau et le MSR
Type de réseau, par exemple Ethernet ou liaison série
point-à-point
Coût de la liaison
Eventuels routeurs voisins sur cette liaison
Étape 3 : État des liaisons
Étape 3 : Création de paquet LSP
Chaque routeur crée un paquet d’état des liaisons
(LSP) contenant l’état de chacune de ses liaisons
directement connectées.
Étape 4 : Diffusion de paquet LSP
◻ Chaque routeur diffuse le LSP à l’ensemble de ses
voisins
◻ Lorsqu’un routeur reçoit un LSP d’un routeur du
voisinage, il l’envoie immédiatement à toutes les
autres interfaces, à part à celle par laquelle qui l’a
reçu.
◻ Ce processus crée un effet de diffusion de LSP de
tous les routeurs voisins
Étape 5 : Base de donnée d’état
des liaisons
Chaque routeur utilise sa base de données d’état des
liaisons pour créer une carte topologique complète
et calcule le meilleur chemin vers chaque réseau de
destination :
Chaque routeur peut maintenant utiliser l’algorithme
SPF pour construire l’arborescence SPF
Étape 5 : Base de donnée d’état
des liaisons
Plan
◻ Routage d’état des liaisons
introduction
L’algorithme SPF
Fonctionnement
■ Envoie de paquet Hello aux voisins
■ Création de LSP (paquet d’état des liaisons)
■ Diffusions des LSP aux voisins
Base de données d’état des liaisons
◻ Le protocole OSPF
Types de paquets OSPF
Mesure OSPF
Protocole OSPF
◻ Le protocole OSPF est un protocole d’état de
liaison
◻ Les routes sont évaluées en se basant sur les coûts
attribués à chacune des liaisons constituant cette
route
◻ La valeur de la distance administrative est 110
Plan
◻ Routage d’état des liaisons
introduction
L’algorithme SPF
Fonctionnement
■ Envoie de paquet Hello aux voisins
■ Création de LSP (paquet d’état des liaisons)
■ Diffusions des LSP aux voisins
Base de données d’état des liaisons
◻ Le protocole OSPF
Types de paquets OSPF
Mesure OSPF
Types de paquets LSP
◻ Le protocole OSPF différencie cinq types de
paquets LSP :
◻ 1. Hello : il sert à établir puis à maintenir la
contiguïté avec d’autres routeurs OSPF.
◻ 2. DBD (Database Description ) : un paquet DBD
contient une liste abrégée de la base de données d’
état des liaisons du routeur expéditeur
Types de paquets LSP
◻ 3. LSR (Link-State Request) : les routeurs de
destination peuvent demander plus d’informations
sur n’importe quelle entrée de la DBD, en envoyant
une requête LSR
◻ 4. LSU (Link-State Update) : est utilisé pour
répondre à un paquet LSR, ainsi que pour annoncer
de nouvelles informations.
◻ 5. LSAck (Link-State ACK) : lors de la réception
d’une LSU, le routeur envoie un LSAck; Accusé de
réception d’état des liaisons pour confirmer la
bonne réception de cette LSU.
Détection de voisinage et contigüité
Intervalles des paquets Hello et Dead OSPF :
◻ L’intervalle Hello : indique la fréquence à laquelle
un routeur OSPF envoie des paquets Hello. Par
défaut, les paquets OSPF Hello sont envoyés toutes
les 10 secondes sur les segments à accès multiple et
point à point.
🡪Ainsi un routeur OSPF établit des contiguïtés avec
ses voisins
Détection de voisinage et contigüité
◻ L’intervalle Dead est la période après laquelle un
routeur déclare son voisin hors service, s’il n’a pas
reçu un paquet Hello. Par défaut c’est 40s.
Un voisin hors service est supprimé de la base de
données d’état des liaisons.
Le routeur diffuse alors l’information d’état des
liaisons concernant le voisin « hors service » vers
toutes les interfaces OSPF.
Création de la table de routage
◻ Une fois qu’un routeur a reçu toutes les LSU et
créé sa base de données d’état des liaisons locale, il
utilise l’algorithme du plus court chemin de
Dijkstra (SPF) pour créer une arborescence SPF
◻ L’arborescence SPF est ensuite utilisée pour fournir
à la table de routage IP les meilleurs chemins vers
chaque réseau.
Création de table de routage
Mesure OSPF
◻ La mesure OSPF s’appelle le coût.
◻ Un coût est associé au niveau de la sortie de chaque
interface de routeur.
◻ Ce coût est configurable par un administrateur
système.
◻ Plus le coût est faible, plus l’interface sera utilisée
pour acheminer le trafic de données.
Mesure OSPF
◻ Pour calculer la mesure d’une route, un routeur Cisco
cumule les coûts des interfaces de sortie jusqu’à la
destination.
◻ Chaque routeur calcule le cout de chacune de ses
interfaces OSPF :
On divise 10 à la puissance 8 par la bande passante de
l’interface pour que les interfaces dont les valeurs de bande
passante sont les plus hautes obtiennent un coût inférieur.
◻ La route ayant le coût le moins élevé est la route
préférée
Mesure OSPF
Le tableau montre les coûts OSPF par défaut de
plusieurs types d’interfaces.