Projet d’Analyse Numérique
Optimisation de la température d’un four
Travail réalisé par:
Ben Abdeljelil Jihène
Jallouli Hamdi
1AGC1
AU: 2015 – 2016
Objectif du travail
L'objectif de ce projet et d'étudier numériquement le problème suivant :
On considère un four représenté par un domaine Ω = Ωa ∪ Ωc ∈ IR , de frontière∂ Ω,
comportant un certain nombre de résistances électriques. On se propose de
chercher la consigne en température des résistances de sorte que la température
dans une pièce placée à l'intérieur du four soit proche d'une consigne T c fixée à
l’avance.
On suppose que Ω = Ωa ∪ Ωc avec Ωc représente la pièce à cuir et Ωa = Ω \ Ωc est le
domaine occupé par l'air.
Dans un premier temps, et à partir de la valeur de chaque résistance, on se propose
de calculer la température à l'intérieur du four, et en particulier la température de
l'objet mis à cuire. Cette première approche est appelée problème direct.
Mais en réalité et dans la pratique, le problème inverse consiste à déterminer les
valeurs minimales de résistances, considérées comme inconnues, qui donnent une
température idéale au cuisson. C'est l'objet de la deuxième partie du travail.
1. Problème directe
1.1. Calcul sans ajout de résistances
1.1.1. Etude théorique
On pose k=cste sur tout l’intervalle [0,L] et on se propose de résoudre le problème
suivant :
( S 1) ¿
Il faut chercher un équivalent à T’’(xi)
x0 x1 x2 x3 xi x N −1 xN x N +1
Figure : Représentation 1D du domaine d’étude
L
Soit h ¿ , N ϵ I N* , x i=i h
N +1
{
−k T ' ' ( x i )=f ( x i) ∀ i∈ {1 … N }
( S 2) T ( x 0 ) =T g
T ( x N +1 ) =T d
En appliquant la formule de Taylor, on aura :
' h ² ''
T ( x i+ h ) =T ( x i ) +h T ( x i ) + T ( xi ) + o ( h ² )
2
h2
T ( x i−h ) =T ( x i )−hT ' ( x i ) + T '' ( x i ) +o ( h 2)
2
1
→ T ' ' ( x i )= 2 (−2 T ' ( x i ) +T ( x i +h ) +T ( x i−h ) )
h
'
'' −2T ( x i ) +T ( xi +h ) +T ( x i−h )
T ( x i) =
h2
On note T i=T ( x i )
{
2 T i−T i+1−T i−1
k 2
=f i
( S 2) ↔ h
T 0=T g
T N +1=T d
Pour i = 1
2T 1−T 2−T 0 k k
2(
k 2
=f 1 → 2T 1−T 2) =f 1+ 2 T g
h h h
Pour i = N
2T N −T N +1−T N−1 k k
2(
k 2
=f N → 2T N −T N −1) =f N + 2 T d
h h h
( )
k
f 1+ T
)( )
h² g
(
2 −1 0 ⋯ ⋯ 0 T1
⋯ f2
1 −1 2 −1 ¿ ¿ ⋱ ¿ ¿⋮ T2
⋮
D’où AT=F h ² 0 −1 ⋱ ¿ ⋱ ⋱ ¿ ¿ 0 ¿⋮ =
2 ⋮
¿⋮ ¿ ¿⋱ ¿⋯ ¿ −1 ⋮
0 −1 2 ¿ T f N−1
¿0 ¿⋯ ¿⋯ N
k
fN+ Td
h²
( )
2 −1 0 ⋯ ⋯ 0
−1 −1 ⋯ ¿⋮
1 2 ¿ ¿ ⋱ ¿¿
avec A = h ² 0 −1 ⋱ ¿ ⋱ ⋱ ¿0
¿ ⋮ ¿ ¿ ⋱ ¿ ⋯ ¿ 2 −1
¿0 ¿⋯ ¿⋯ 0 −1 2
1.1.2. Etude pratique
Application 1 :
()
1
k = 1 ; L = 2cm ; N= 40 ; T d= 0 ; T g= 0 ; f = ⋮
1
On se propose tout d’abord de tracer la courbe de la solution approchée en utilisant
l’algorithme suivant
Cherchons la solution exacte
-T ' ' ( x )=1 '
T ( x )=¿ -x + a
−1
T ( x )= x ²+ax +b
2
T(0)=0 b=0
−L² L −x ² L
T(L)=0 + aL=0 a= D’où T ex ( x )= + x
2 2 2 2
Maintenant, on traduit les solutions obtenues (solution approchée et solution exacte)
en MATLAB pour tracer les 2 courbes dans la même figure
Les 2 courbes sont confondues l’erreur est négligeable
Remarque :
Plus on augmente N, plus la solution obtenue est optimale
Application 2 :
()
1
k =1 ; L=2 cm; N =40 ; T d=50 ; T g =100; f = ⋮
1
−1
T ex ( x )= x ²+ ax+ b
2
Soit T(0)=100 et T(L)=50
{
b=100
Donc −50 L
a= +
L 2
D’où T ex ( x )=
2 (
−x ² −50 L
+
L )
+ x +100
2
L’équation de la solution est une équation parabolique. Mais, la courbe paraît linéaire car
| |
−1
2
=0.5 est négligeable devant∨
−50 L
L
+ ∨¿ 24
2
Application 3 :
()
1
k = 1 ; L = 2cm ; N= 40 ; T g= 100 ; T’(x) = 0 ; f = ⋮
1
−1
T ex ( x )= x ²+ Lx +T g
2
1.2. Calcul avec une seule résistance
(S) : ¿
Problème homogène (sans terme source)
'' 2T i−T i+1−T i−1
On a déjà T ( x i) = 2
h
¿¿
{ {
T n−1−T n T n+1−T n −k a T n +k a T n−1+ k c T n +1−k c T n
ka =k c =0
−h h h
T −T T 3 n+1−T 3 n
k T −k T + k T −k T
3 n−1 3n a 3 n+1 a 3n c 3 n−1 c 3n
kc =k a =0
−h h h
{
−k a T n−1+(k a+ k c ) T n−k c T n+1
=0
h2
−k T + k +k T −k T
a 3 n +1 ( a c) 3 n c 3 n−1
2
=0
h
{
2 T i−T i+1−T i−1
ka =01 ≤ i≤ n−1 ou 3 n+1 ≤ i≤ 4 n
h2
2 T i−T i +1−T i−1
kc =0 n+ 1≤ i≤ 3 n−1
h2
T 0=100 T 4 n=50
−k a T n−1 +(k a +k c )T n−k c T n+ 1
2
=0
h
−k a T 3 n+1 + ( k a+ k c ) T 3 n −k c T 3 n−1
2
=0
h
( )( )
k Tg
f 1+
T
2 g ka 2
h h
f2 0
'
D o ù AT =f te que f = ⋮ = ⋮
f N−1 0
k Td
f N+ 2 T d ka 2
h h
le fichier script :
La variation de la pente de la courbe est due au changement de la résistance dans
les domaines Ωa et Ωc
En présence d’une seule résistance :
-kaT''(x)=0 , ∀x∈ ]0,L4 ∪ 3L4,L[ -kcT''x=0 , ∀
x∈ ]L4,3L4[ T0=Tg=100
TL=Td=50 -kaTg'L4=-kcTd'L4
i=n -kcTg'3L4=-kaTd'3L4 i=3n
On a choisi N =4n – 1 pour avoir une répartition régulière le long du
l’intervalle ]0,L[ et un pas de discrétisation égale à h = L/ N+1
On place la résistance en x = 0.2 L et on cherche ensuite la température du four tel
que :
−( x−x r 1 ) 2
f (x)=exp ( )
2∗0052
Le pic de la courbe correspond à la température où est placée la résistance (X = Xr1)
Puis on place une autre résistance en X = 0.8 L et on note Xr2 la position de la 2ème
résistance donc la densité linéique f(x) s’écrit de la forme :
−( x−x r 2) 2
f (x)=exp ( )
2∗0052
2. Problème inverse
On suppose qu’on a une idée sur la température de cuisson et les positions : x r 1 x r 2,…, 档rn des
résistances ri.
Peut –on déterminer les valeurs des résistances ri pour atteindre Tc sur Ωc ce qui revient à
minimiser la fonction suivante :
J : r ∈ IR → J ( r )=
1
∫ ( T −T c )2 dx
2Ω g
PI min J(r)
c
2.1. Détermination d’une seule résistance notée r1
Xr1 = 0.2 , Tc=250 °C Tg=Tc sur ]L/4,3L/4[
3L 3L
4 4
1
J ( r 1 )= ∫
2 L
(T g−T c )2 dx=∫ (T 0 +r 1 T 1 −T c )2 dx
L
4 4
On a: J ( r 1 )=
3L
4
1
∫
2 L
(T 0¿ ¿2+ r 12 T 12 +T c 2+2 r 1 T 0 T 1−2 r 1 T 0 T c −2 T 0 T c )dx ¿
4
1
J ( r 1 )= ¿
2
2
J ( r 1 )=a r 1 + b r 1+ c
J ' ( r 1 )=2 ar 1+ b
−b
J ' ( r 1 )=0 r 1= :la valeur optimale de r 1
2a
a=∫ (T 1 ) dx =
3L
4 3 n−1
h
2
2
∑ (T 1 )2(k )
L k=n
4
Ici la résistance est située au pt X = 0.2
2.2. Détermination de deux résistances r1 et r2
x r 1=0.2 x r 2=1.8
x−x ri
F i ( x )=exp ( 2
)
2 ( 0.05 )
3L
4
1
Min J ( r 1 , r 2 )= ∫
2 L
(T 0+ r 1 T 1+ r 2 T 2−T c )2
4
T 02 dx + r 12 ∫ T 12 dx + r 22 ∫ T 22 dx + ∫ Tc2 dx+ r 1 ∫ T 0 T 1 dx +
3L 3L 3L 3L 3L
4 4 4 4 4
1 1 1 1
J ( r 1 , r 2 )= ∫
2 L 2 2 2 L
L L L
4 4 4 4 4
r 2 ∫ T 0 2 dx + r 1 r 2 ∫ T 1 T 2 dx- r 1 ∫ T 1 T c dx - r 2 ∫ T c T 2 dx -∫ T 0 T c dx
3L 3L 3L 3L 3L
4 4 4 4 4
L L L L L
4 4 4 4 4
La fonction quadratique objective J s’écrit :
J(r) =
1 ~ ~
¿ A r , r >+¿ b , r >+ c
2
~ ~
Avec la matrice A=( aij ) ∈ M 2(IR) et le vecteur b ∈ IR 2 sont donnés par
3L 3L 3L
4 4 4
1
a ij= ∫ T i T j , b i=∫ (T 0−¿ T c )T i et c= ∫ (T 0−T c )2 ¿
L L 2 L
4 4 4
Après discrétisation on obtient :
a ij=¿ h ∑ T i (x k ) T j (x k ) , b i = h ∑ (T 0 ( x k )−T 㠼 (x k ))T i (x k )
3 n−1 3 n−1
k=n k=n
et c=
3 n−1
h
2 ∑ (T 0 ( x k )−T c (x k ))2
k=n
Comme la matrice A est symétrique, définie et positive, alors r = ()
~ r1
est minimum de J sur
r2
2
IR si et seulement si r est solution du système suivant :
~r = ~
A b
Ainsi la résolution du système précédent nous permettra d’obtenir r = ()
r1
optimale nommée
r2
r optimale ou r op .
Fichier script :
Ce qui nous donne la courbe suivante
2.3. Problème chaleur
{ ( )
d d d
T (x ,t )− k T ( x ,t)=f ( x )
dt dx dx
T ( 0 , t )=T g ; T ( L ,t )=T d
T ( x , 0 ) =¿
2.3.1. Régime stationnaire
{ ( )
−d d
k T ( x , t)=f ( x )
dx dx
T ( 0 )=T g
T ( L )=T d
T st (x) = T t h(x) + r 1 T 1 (x) + r 2 T 2 (x)
2.3.2. Régime transitoire
{ ( )
d d d
Ttr (x ,t)− k Ttr (x , t)=0
dt dx dx
Ttr ( 0 , t )=T g ; Ttr ( L, t )=0
Ttr ( x , 0 )=¿−Tst
2.3.3. Conclusion
La solution de l’équation de chaleur est :
T(x,t)=Ttr(x,t)+Tst(x,t)
Discrétisation
(1) schémas explicites :
d n
( t )+ AT ( t n )=0
Ttr(t0)=T0-Tst
dt
: ( tn )=
d T ( tn+1 )−T (tn)
On note T(tn)=Tn
dt ∆t
Le schéma es explicite
Tn+ 1−Tn
+ A Tn=0
∆t
T(0)=T0-Tst=T°
T n+1= (I-∆ tA ¿ T n
T°=T0-Tst