100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
74 vues90 pages

Unité de stockage solaire à Maroua

Transféré par

Diawara Njassep
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
74 vues90 pages

Unité de stockage solaire à Maroua

Transféré par

Diawara Njassep
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

DEDICACE

A ma Feu grand-mère

«Toi qui à travers tes œuvres, m’a permis de


grandir dans un foyer et de parvenir où je
suis. Merci et que ton âme repose en Paix »

i
REMERCIEMENTS

« Scientia collectiva » La science est une œuvre collective. Pour se réaliser l’Homme
a besoin de l’aide de son entourage sociale, car nul ne peut se suffire tout seul. Ainsi au moment
où l’élaboration de ce mémoire arrive à terme, c’est pour moi un réel plaisir de m’acquitter d’un
agréable devoir, celui d’exprimer ma sincère et profonde gratitude à l’endroit de tous ceux qui
de près ou de loin ont contribué à sa réalisation. Pour la mise sur pied de cette œuvre, mes
sincères remerciements s’adressent aux personnes suivantes :
 Le Professeur DANWE RAINDANDI, Directeur de l’institut Supérieur du sahel pour
m’avoir accueilli au sein de son établissement, et pour avoir mis à ma disposition tout
l’encadrement nécessaire à mon épanouissement académique ;
 Dr DJONGYANG Noel, chef de département des Energies Renouvelables pour son
amour passionné du domaine et sa compétence avérée dans la gestion du dit
département ;
 Dr NGALE HAULIN Emmanuel, Chef de département de Traitement des Matériaux,
Architecture et Habitat (TRAMARH) pour l’encadrement de ce travail et pour ses
encouragements incessants à mon égard ;
 MONSIEUR KOUENI TOKO, enseignant au département des Energies Renouvelables
pour avoir bien voulu co-encadrer ce travail et surtout pour ses précieux conseils ;
 Monsieur KENMOGNE Sylvestre, Directeur Générale de la société Ingenium Solar
Energy, pour m’avoir favorablement accueilli au sein de son entreprise en qualité de
stagiaire, pour ses précieuses instructions durant ma période de stage et pour les
efforts qu’il déploie dans la promotion et la valorisation de l’Energies Solaire au
Cameroun.
Tous les enseignants de l’Institut Supérieur du Sahel plus particulièrement ceux du département
des Energies Renouvelables qui ont participé pleinement à ma formation ;
J’adresse enfin mes sincères remerciements à tous mes camarades de promotion et à tous ceux
dont les noms ne figurent pas ici, mais qui, d’une façon ou d’une autre, m’ont soutenu
afin que je puisse mener à bien ce travail.

ii
RESUME

Ce présent mémoire qui est avant tout une contribution pour la promotion des énergies
renouvelables, la lutte contre le sous-développement, l'exode rural et l'atténuation des
déséquilibres sociaux, est une étude de préfaisabilité visant principalement la mise sur pied
d’une unité de conservation et de stockage de masse des denrées alimentaires et qui
fonctionnera grâce à l’énergies solaire photovoltaïque. Cette unité tentera de résorber aux
problèmes d’insuffisance, de détérioration des aliments et d’absence d’un pôle de ravitaillement
permanent des denrées alimentaires dans les régions à fort potentiel mais déconnectées du
réseau électrique situé dans les coins isolés de la ville de Maroua. La démarche nous permettant
d’atteindre nos objectifs visait à :

 Déterminer les dimensions de notre chambre froide ;


 effectuer de façon minutieuse le choix et les épaisseurs des parois isolantes ;
 effectuer un bilan frigorifique global du système et de déterminer la puissance effective ;
 faire le choix des équipements principaux du système frigorifique ;
 dimensionner le champ solaire photovoltaïque ;
 mener une étude financière ;

Il en ressort que relativement au 3000Kg de denrées alimentaires à entreposer, la chambre froide


aura une surface de 6,34m2 et un volume de 13,23m3. En raison de ses propriétés isolantes
importantes, les parois isolantes de l’enceinte seront faites à base de la mousse de polyuréthane
et fixée sur une charpente métallique en acier. Le bilan frigorifique des charges liés
respectivement à la pénétration à travers les parois, au renouvellement d’air, aux denrées
alimentaires, aux moteurs des ventilateurs, aux résistances de dégivrages nous a permis
d’estimer la demande en puissance de l’ordre de 6KW pour un fonctionnement de 18 heures
par jour. Les relevés climatologiques de la ville de Maroua nous donnent la température de l’air
pour le calcul des systèmes de production du froid s’élevant à 37°C. L’ensoleillement minimal
de la ville s’élève à 4,85KWh/m2/j et qui se révèle assez prolifique. Une étude technico-
économique nous a permis d’estimer le cout du projet à un montant de 53906452 Fcfa TTC
(cinquante trois millions neuf cent six mille quatre cent cinquante deux franc Cfa)

Mots clés : chambre froide ; bilan frigorifique ; champ solaire photovoltaïque;

iii
ABSTRACT

This present report which is before a whole contribution for the promotion of renewable
energies, the fight against the underdevelopment, the rural migration and the attenuation of
social imbalances, is a study of prefaisability aiming mainly the setting-up of a unit of
conservation and storage of mass of the foodstuffs and which will function thanks to solar
energies photovoltaic. This unit will try to reabsorb with the problems of insufficiency,
deterioration of food and absence of a pole of permanent supply of the foodstuffs in the areas
with strong potential but disconnected from the electrical supply network located in the corners
isolated from the town of Maroua. The step enabling us to achieve our goals aimed to:
 to determine dimensions of our cold room;
 to carry out in a meticulous way the choice and thicknesses of the insulating walls;
 to carry out a total refrigerating assessment of the system and to determine the effective
power;
 to make the choice of the principal equipment of the refrigerating system;
 to dimension the photovoltaic solar field;
 to undertake a financial study;
This reveals that relative with the 3000Kg of foodstuffs to store, the cold room will have a
surface of 6,34m2 and a volume of 13,23m3. Because of its significant insulating properties, the
insulating walls of the enclosure will be made containing the foam of polyurethane and fixed
on a steel metal frame. The refrigerating assessment of the loads related respectively to the
penetration through the walls, with the renewal of air, the foodstuffs, the fan motors, resistances
of de-icings enabled us to estimate the demand for power about 6KW for a 18 hours operation
per day. The climatological statements of the town of Maroua give us the temperature of the
air for the calculation of the systems of refrigeration rising with 37°C. The minimal sunning
of the city rises with 4,85KWh/m2/j and which appears rather prolific. A technico-economic
study enabled us to estimate the cost of the project at an amount of 53906452 Fcfa TTC (fifty
three million nine hundred and six thousand four hundred and fifty two CFA franc)

Keywords: cold room; refrigerating assessment; photovoltaic solar field;

iv
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Organigramme de l'entreprise Ingenium Solar Energy ........................................... xiv


Figure 2: Plan de localisation de la société Ingenium Solar Energy ....................................... xiv
Figure 3: les différents changements d’état de la matière .......................................................... 6
Figure 4: Schéma de base d’une machine frigorifique ............................................................... 9
Figure 5: Conduction à traers un mur simple ........................................................................... 13
Figure 6: Exemples de chambre froide positive ....................................................................... 20
Figure 7: Eléments d’un système photovoltaïque avec batteries ............................................. 22
Figure 8: Structure d’une cellule photovoltaïque utilisant le silicium comme matériau PV ... 22
Figure 9: Exemples d’association sécurisée de deux modules PV commerciaux en parallèles
avec leurs diodes de protections ............................................................................................... 25
Figure 10: Interface d’insertion des types et des masses des denrées entreposées .................. 27
Figure 11: Interface du logiciel rhodia ..................................................................................... 28
Figure 12: Interface des données Retscreen de la ville de Maroua .......................................... 29
Figure 13: Distribution d’air dans une enceinte ....................................................................... 41
Figure 14: Charpente métallique .............................................................................................. 47
Figure 15: assemblage des panneaux isolants sur la charpente métallique .............................. 50
Figure 16: Quelques variantes de denrées à entreposer ........................................................... 53
Figure 17: Calcul des charges liées aux denrées alimentaires ................................................. 54
Figure 18: Vue en coupe d’une installation Frigorifique ......................................................... 56
Figure 19: disposition de l’évaporateur dans l’enceinte........................................................... 57
Figure 20: disposition des étagères dans l’enceinte ................................................................. 57
Figure 21: variation mensuelle de l’ensoleillement dans la ville de Maroua ........................... 60
Figure 22: Vue panoramique de l’installation .......................................................................... 62
Figure 24: Evaporateur à niveau de ventilation (catalogue constructeur NHI,Industriel) ....... 75
Figure 25: Onduleur chargeur PWM 6000-P-SCP-96-90A ..................................................... 75
Figure 26 : schéma de raccordement électrique de l’installation ............................................. 76

v
LISTE DES TABLEAUX

Tableau1 : Dimension de la chambre froide ........................................................................................ 49


Tableau 2: Données météorologique de la ville de Maroua ............................................................. 58
Tableau 3: ensoleillement de la ville de Maroua ................................................................................ 59
Tableau 4: Récapitulatif de l’installation Photovoltaïque................................................................. 61
Tableau 5: Couts des équipements de l’installation frigorifiques ................................................... 63
Tableau 6: Coût des équipements solaire ............................................................................................. 63
Tableau 7: Coût de construction des bâtiments .................................................................................. 64
Tableau 8: Bilan financier ....................................................................................................................... 64
Tableau 9: comparaison installation solaire photovoltaïque et un groupe électrogène de
même puissance ......................................................................................................................................... 65
Tableau 10: Critère d’étude économique ............................................................................................. 66
Tableau 11: Comparaison entre l’énergie PV et groupe électrogène ............................................. 66
Tableau 12 : Résistances thermiques superficielles 1/he et 1/hi en m2.K/W des parois d’une
chambre froide ........................................................................................................................................... 69
Tableau 13: coefficients de conductibilité thermique des matériaux utilisés pour les murs des
chambres froides traditionnelles ............................................................................................................ 69
Tableau 14: Coefficients de conductibilité thermique de quelques isolants utilisés pour les
murs des chambres froides ...................................................................................................................... 70
Tableau 15: Coefficient de transmission thermique K d'une paroi type sandwich composée
d'une âme en mousse rigide de polyuréthanne et de deux revêtements métalliques ................... 70
Tableau 16: Coefficient de transmission thermique K d'une porte isolante de chambre froide
composée d'une âme en mousse rigide de polyuréthanne et de deux revêtements métalliques 70
Tableau 17: Densité d'entreposage ........................................................................................................ 71
Tableau 18: Coefficient d'occupation du sol d'une chambre froide en fonction du type
d'entreposage des marchandises. ............................................................................................................ 71
Tableau 19: Quantité de chaleur dégagée par unité de temps par une personne relativement à
son activité dans une chambre froide .................................................................................................... 72
Tableau 20: Nombre et durée des périodes de dégivrage à prévoir pour différentes chambre
froide ............................................................................................................................................................ 72
Tableau 21: Propriétés thermiques des types de produits à conserver ........................................... 73

vi
LISTE DES ABREVIATIONS

Cdte:Tellure de Cadmium ;

CIS: Diséléniure de cuivre et indium ;

CL : Chaleur Latente;

CM: Chaleur Massique ;

CS: Chaleur Sensible ;

EFG: Edge defined Film Fed Growth ;

FF : Fluide Frigorigène ;

GaAs :Arséniure de gallium ;

MF : Machine Frigorifique ;

PV : Photovoltaïque ;

SARL : Société à Responsabilité Limité ;

SC : Surchauffe ;

SI : Système International ;

SR : Sous Refroidissement ;

SBU : Système Back-Up ;

TTC : Tout Taxe Compris ;

vii
TABLE DES MATIERES

DEDICACE .................................................................................................................................................... i
REMERCIEMENTS ..................................................................................................................................... ii
RESUME ....................................................................................................................................................... iii
ABSTRACT .................................................................................................................................................. iv
LISTE DES FIGURES.................................................................................................................................. v
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................................ vi
LISTE DES ABREVIATIONS................................................................................................................... vii
TABLE DES MATIERES ......................................................................................................................... viii
AVANT-PROPOS ........................................................................................................................................ xi
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE .................................................................................................. xii
INTRODUCTION GENERALE.................................................................................................................. 1
CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTERATURE ET PROBLEMATIQUE .......................................... 3
I.1. Modes de production du froid et applications ........................................................................................... 3
I.2. La réfrigération ......................................................................................................................................... 4
I.3. Quelques éléments de physique ................................................................................................................ 4
I.3.1. La température ....................................................................................................................................... 4
I.3.2. La chaleur............................................................................................................................................... 5
I.3.2.1. Chaleur sensible et chaleur latente ...................................................................................................... 5
I.3.2.2. Quantité de chaleur ............................................................................................................................. 5
I.3.3. La puissance ........................................................................................................................................... 6
I.3.4. La pression ............................................................................................................................................. 6
I.3.5. Le changement d'état.............................................................................................................................. 6
I.3.5.1. Fusion et solidification ........................................................................................................................ 7
I.3.5.2. Vaporisation ........................................................................................................................................ 7
I.4. Organes principaux d'une chambre froide ou d’une machine frigorifique ................................................ 9
I.6. Transmission de chaleur.......................................................................................................................... 11
I.6.1. Transmission de chaleur par conduction .............................................................................................. 12
I.6.1.1. Conduction à travers un mur homogène plan.................................................................................... 12
I.6.2. Transmission de chaleur par rayonnement ........................................................................................... 13
1.6.3. Transmission de chaleur par convection ............................................................................................. 13
I.7 Coefficient global de transmission thermique.......................................................................................... 14
I.7.1. Cas d'un mur plan homogène ............................................................................................................... 14
I.7.2. Cas d'une paroi plane composée .......................................................................................................... 14
I.8. Propriétés générales des gaz ................................................................................................................... 14
I.8.1. Caractéristiques de l'air humide ........................................................................................................... 15
I.8.1.1. Composition de l'air humide ............................................................................................................. 15
I.8.1.2. Variétés de l'air humide .................................................................................................................... 15
I.8.1.2. Grandeurs caractéristiques de l'air humide ....................................................................................... 16
I.8.1.3. La température .................................................................................................................................. 16
I.9 Généralité sur les aliments entreposés ..................................................................................................... 18
I.9.1. groupes d’aliments ............................................................................................................................... 18
I.9.2 Agents responsables de l’altération des aliments .................................................................................. 19
I.9.3 Chaîne du froid ..................................................................................................................................... 20
I.9.3 problèmes d’incompatibilités d’entreposage......................................................................................... 20

viii
I.9.3.1 problèmes d’incompatibilités thermiques .......................................................................................... 21
I.10. Le générateur photovoltaïque................................................................................................................ 21
I.10.1 Principe de fonctionnement de la cellule photovoltaïque ................................................................... 22
I.10.2 Les différentes technologies des cellules photovoltaïques .................................................................. 23
I.10.3 Constitution d’un générateur photovoltaïque ...................................................................................... 25
I.10.4 Eléments de protection du générateur PV ........................................................................................... 25
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES ..................................................................................... 27
II.1 Matériel................................................................................................................................................... 27
II.2 Méthodes ................................................................................................................................................ 29
II.2.1 Dispositions Constructives .................................................................................................................. 30
II.2.1.1 conditions de température ................................................................................................................. 30
II.2.1.2 Epaisseurs des isolants ...................................................................................................................... 30
II.2.1.3 Détermination des dimensions de l'entrepôt ..................................................................................... 31
II.2.2 Bilan Frigorifique ................................................................................................................................ 31
II.2.2.1 Charges thermiques externes ............................................................................................................ 32
II.[Link] Charge thermique par transmission à travers les parois Qtr .......................................................... 32
II.[Link] Charge thermique due au renouvellement d'air Qre ...................................................................... 33
II.[Link] Charge thermique par ouverture des portes Qop ........................................................................... 34
II.2.2.2 Charges thermiques internes ............................................................................................................. 35
II.[Link] Charges thermiques internes indépendantes des produits entreposés ............................................ 35
II.[Link].1 Charge thermique due à l'éclairage ............................................................................................. 35
II.[Link].2 Charge thermique due aux personnes ......................................................................................... 35
II.[Link].3 Charge thermique due au matériel roulant .................................................................................. 36
II.[Link].4. Charge thermique due à des machines diverses ......................................................................... 36
II.[Link] Charges thermiques internes dépendantes des denrées entreposées .............................................. 36
II.[Link].1 Charge thermique due aux denrées entrantes Qde ...................................................................... 36
II.[Link].2 Charge thermique due à la respiration des denrées Qres ............................................................ 37
II.[Link].3 Charge thermique due à la fermentation des denrées Qferm ...................................................... 38
II.[Link].4 Puissances frigorifiques de l’évaporateur ................................................................................... 38
II.[Link].5 Charge thermique due aux moteurs des ventilateurs des évaporateurs ....................................... 39
II.[Link].6 Charges thermiques dues aux résistances de dégivrages ............................................................ 39
II.[Link].7 Puissance frigorifique effective de l’évaporateur ....................................................................... 40
II.3. Choix des équipements de l’installation frigorifique ............................................................................. 40
II.3.1. Choix de l’évaporateur ....................................................................................................................... 40
II.3.1 Choix du compresseur ou du groupe de condensation......................................................................... 41
II.3.2. Choix du condenseur .......................................................................................................................... 41
II.3.3. Choix du détendeur thermostatique .................................................................................................... 42
II.4. Dimensionnement du système Photovoltaïque ...................................................................................... 42
II.4.1 Quantité d’énergie nécessaire pour alimenter les composants de l’installation frigorifique. .............. 43
II.4.2 Détermination de la taille des composants .......................................................................................... 43
II.4.2.1 La puissance crête ............................................................................................................................. 43
II.4.2.2 Dispositions des modules ................................................................................................................. 44
II.4.2.2 détermination de la capacité de stockage .......................................................................................... 44
II.4.2.3 choix du régulateur ........................................................................................................................... 45
II.4.2.4 Section des câbles ............................................................................................................................. 45
CHAPITRE III: RESULTATS INTERPRETATION ET DISCUSSION SCIENTIFIQUE ............... 46
III.1. Disposition constructives ..................................................................................................................... 46
ix
III.1.1 Conditions aux températures .............................................................................................................. 46
III.1.2 Epaisseurs des isolants ....................................................................................................................... 47
III.1.3. Détermination des dimensions de l'entrepôt ...................................................................................... 49
III.2. Bilan Frigorifique ................................................................................................................................. 50
II12.1. Calcul des charges thermiques externes ............................................................................................ 50
III.2.1.1. Quantité de chaleur journalière par transmission à travers les parois (Qtr).................................... 50
III.2.1.2. Quantité de chaleur journalière par renouvellement d'air (Qre) ..................................................... 51
III.2.1.3. Charges dues à l'ouverture des portes (Qop) .................................................................................. 51
III.2.2 Charges thermiques internes .............................................................................................................. 51
III.2.2.1 Charges thermiques internes indépendantes des produits entreposés.............................................. 51
III.[Link] Charge thermique due à l'éclairage............................................................................................... 51
III.[Link] Charge thermique due aux personnes (Qpe)................................................................................. 52
III.[Link] Charge thermique due au matériel roulant ................................................................................... 52
III.2.3.1. Charges dépendantes des produits entreposés ................................................................................ 53
III.[Link]. Charge due aux denrées entrantes (Qde) ..................................................................................... 53
III.[Link]. Puissance frigorifique intermédiaire ............................................................................................ 54
III.[Link]. Charge thermique due aux moteurs des ventilateurs des évaporateurs ....................................... 54
III.[Link] Charge thermique due aux résistances de dégivrage .................................................................... 55
III.[Link] Contrôle de la puissance frigorifique effective Qo de l'évaporateur ............................................ 55
III.3 Dimensionnement du système Photovoltaïque ...................................................................................... 58
II.3.1 Quantité d’énergie nécessaire pour alimenter les composants de l’installation frigorifique. .............. 58
III.3.2 Détermination de la taille des composants ......................................................................................... 58
III.3.2 Analyse Financière ............................................................................................................................. 62
III.3.2.1 Coûts d'investissement de l'installation frigorifique ........................................................................ 62
III.3.2.2 Coûts d'investissement de l'installation solaire................................................................................ 63
III.3.2.3 Coûts de construction des bâtiments ............................................................................................... 64
III.3.2.4 Total des couts à mettre à dispositions (Ctd)................................................................................... 64
III.2. comparaison entre l’énergie PV et le groupe électrogène ................................................................... 65
CONCLUSION ET PERSPECTIVES ...................................................................................................... 67
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................................... 68
ANNEXE A: Paramètres de calculs des chambres froides ........................................................................... 69
ANNEXE B :Diagrammes, Equipements et schema de raccordement ......................................................... 74

x
AVANT-PROPOS

L’Institut Supérieur du Sahel (ISS) est un établissement de l’Université de Maroua qui a été
créé par décret présidentiel N° 2008/281 du 09 août 2008 portant organisation académique de
l’Université de Maroua. Son objectif principal est la formation professionnelle des jeunes
Camerounais ainsi que ceux des pays étrangers, particulièrement ceux de la zone CEMAC. Il
dispose d’une offre de formation impressionnante repartie en dix Départements :
 Département d’Agriculture, Elevage et Produits Dérivés (AGEPD)
 Département des Beaux-Arts et Sciences du Patrimoine (BEARSPA)
 Département de Climatologie, Hydrologie et Pédologie (CHP)
 Département des Energies Renouvelables (ENREN)
 Département du Génie du Textile et Cuir (GTC)
 Département d’Hydraulique et Maitrise des Eaux (HYMAE)
 Département d’Informatique et Télécommunications (INFOTEL)
 Département des Sciences Environnementales (SCIENVI)
 Départements des Sciences Sociales pour le Développement (SCISOD)
 Département de Traitement des Matériaux, Architecture et Habitat (TRAMARH)
L’ISS comporte deux cycles de formation : le cycle d’Ingénieurs des Travaux et le cycle
d’Ingénieurs de Conception. La durée de la formation est de 3 ans pour les Ingénieurs de
Travaux et de 2 ans pour les Ingénieurs de Conception.
Les étudiants intégrés dans la formation des Ingénieurs de Travaux sont tenus d’effectuer
deux stages ouvriers obligatoires d’un mois chacun (première et deuxième années) et un stage
de fin d’études de 6 mois en troisième année. Pour ce qui est des Ingénieurs de Conception, ils
sont tenus également d’effectuer un stage ouvrier de 2 mois (niveau 4) et un stage de fin
d’études de 6 mois (niveau 5). Le but étant d’aider l’étudiant à s’imprégner des réalités d’une
vie en entreprise. Pendant cette période il aura à démontrer son savoir-faire, sa maitrise des
techniques et des enseignements qui lui ont été dispensés. A l’issue du stage de fin d’études,
l’étudiant aura à rédiger un mémoire lié à la résolution d’un problème en entreprise.
A cet effet, dans le cadre de nos travaux de fin de formation, nous avons travaillé pendant
04 mois (3 Mars au 3 juillet 2015) à Ingenium Solar Energy qui est une entreprise qui fait
dans l’Etude et l’installation des systèmes Solaire.

xi
PRESENTATION DE L’ENTREPRISE

A. HISTORIQUE
INGENIUM SOLAR ENERGY est une initiative d’un Camerounais du nom de
KEUMOGNE Sylvestre qui, en 1991 a cogité sur un moyen de rendre service à la nation à
travers le domaine de l’énergie. Conscient de toutes les difficultés que rencontre le domaine
énergétique camerounais, cet entrepreneur a choisi de trouver des solutions pouvant permettre
aux camerounais les plus démunis et domiciliés dans les zones les plus enclavées d’obtenir de
l’énergie électrique fiable et non polluante. INGENIUM a pour ce fait commencé par des
solutions anti-délestage pour résoudre le problème des coupures intempestives de lumière. Au
fil du temps, INGENIUM a élargi son champ d’action qui aujourd’hui concerne en grande
partie l’énergie solaire, les solutions anti-délestage et même l’énergie éolienne.

B. PRINCIPALES ACTIVITES

INGENIUM SOLAR ENERGY est spécialisée dans la commercialisation, l’installation


et la maintenance du matériel électrique depuis une quinzaine d’années. Aujourd’hui,
INGENIUM étend ses activités sur deux grands principaux axes.

B.1. Les installations solaires

INGENIUM s’est tourné il y a quelques années vers l’énergie solaire en tant qu’énergie
propre et d’appoint. Pour cela des études ont été faites pour offrir des installations solaires
fiables et satisfaisantes. Les partenaires occidentaux d’INGENIUM produisent des
équipements adéquats qui prennent en compte toutes les spécificités climatiques du Cameroun.
INGENIUM SOLAR ENERGY en se lançant dans le domaine de l’énergie solaire aura au
préalable étudié tous les contours possibles pour des installations durables ainsi que des
équipements qui obéissent à l’environnement climatique camerounais. Ainsi donc, INGENIUM
commercialise, installe et entretien des kits solaires photovoltaïques et thermiques constitués:
de panneaux photovoltaïques, d’onduleurs solaires, de batteries solaires, de contrôleurs de
charge, de pompes solaires immergées ou de surface, de chauffe-eau solaire, de lampes et
lampadaires solaires et bien d’autres.

xii
B.2 Les solutions anti-délestage

Le réseau national de distribution de l’énergie électrique au Cameroun est caractérisé par


beaucoup d’interruptions (délestages) plus ou moins fréquentes en fonction des régions. Or
plusieurs foyers et structures (Pharmacies, Banques, Hôpitaux, Cyber café …) ont besoin de
l’énergie à plein temps. INGENIUM face à ce problème propose des solutions pour continuer
de disposer de l’énergie même pendant les coupures. Ces solutions consistent au stockage de
l’énergie pendant que l’énergie du réseau électrique est présente, et d’utiliser ce stock pendant
les périodes de coupure. Il s’agit en réalité des kits de systèmes Back-Up composés de batteries
et de convertisseurs (onduleur-chargeur) chargés de prendre la relève d’alimentation électrique
en cas de coupures.

B.3 Les autres activités

Etant donné que les formations des principaux acteurs de cette entreprise innovante tournent
autour du génie électrique, INGENIUM est aussi spécialisée dans la réparation des appareils
électriques et électroniques. On y vent et entretien entre autre des disjoncteurs, des circuits de
commande des portes. On y conçoit aussi diverses sortes de dispositifs électromécaniques.

Dans le soucis d'améliorer la qualité de ses services, INGENIUM a dernièrement d'ouvrir en


son sein un bureau d'étude afin de pouvoir soumissionner aux projets d'envergure dans les
domaines du froid et climatisation mais surtout dans les Energies renouvelables en général.

C. Organisation structurelle

INGENIUM, société à responsabilités limitées (SARL) est une entreprise en pleine


émancipation et en pleine restructuration. Aujourd’hui elle dispose uniquement d’une grande
salle d’exposition située à Yaoundé dans la rue 2040 Sébastien ESSOBA AB (montée aurore)
magasin N° 425 un atelier pour les travaux à « NKOMKANA ». Ces instances sont sous la
bienveillante surveillance de techniciens très qualifiés et d’ingénieurs ; tous ces derniers sous
la supervision du promoteur M. KEUMOGNE Sylvestre.

les figures 1 et 2 présentent respectivement l'organigramme de l'entreprise Ingenium Solar Energy

et le plan de localisation de ladite société.

xiii
Figure 1: Organigramme de l'entreprise Ingenium Solar Energy

Figure 2: Plan de localisation de la société Ingenium Solar Energy

xiv
INTRODUCTION GENERALE

Dans un contexte où le taux global d’accès à l’électricité est de 11,8% [1], soit 30% pour
les ménages urbains contre 5% en zone rural, la situation énergétique à l’Extrême-Nord
Cameroun reste préoccupante. Depuis le protocole de Kyoto en 1997, les énergies à flux local
issues de l’activité solaire gagnent un regain d’attention. De par sa position géographique, le
Cameroun dispose de presque toutes les formes d’énergies renouvelables (l’énergie solaire,
l’énergie éolienne, l’énergie hydroélectrique, la biomasse). Située dans la zone Soudano-
Sahélienne, la région de l’extrême-Nord possède un potentiel solaire estimé à 5,8 kwh/m²/j [2],
le développement de la filière solaire photovoltaïque y serait donc très favorable, de par les
nombreuses applications qu’elle renferme et dont l’intérêt économique et social n’est plus à
démontrer. Malheureusement, cette filière connait une intégration quelque peu timide à cause
du faible pouvoir d’achat de la population et du manque de vulgarisation. Sur le plan agricole,
des estimations ont montré que dans certaines villes à l’instar de Maroua, ou les activités
prépondérantes sont l’agriculture et l’élevage, près de 40% [5] des denrées alimentaires
disponibles sont perdues entre le moment de la production et celui de la consommation.
Les agents destructeurs les plus importants étant les rongeurs, les insectes, les
microorganismes (champignons et bactéries) et l’homme par des manipulations inadéquates
(par méconnaissance ou négligence) qui place les produits dans des endroits favorisant diverses
altérations. Dans le souci de lutter contre la détérioration de masse des denrées alimentaires et
d’assurer un approvisionnement permanent et durable aux populations de la ville de Maroua et
ceux d’ailleurs, l’entreprise Ingénium Solar Energy décide de mener une étude visant à
installer une unité d’entreposage de masse des denrées alimentaires. La méthode a consisté dans
un premier temps à déterminer les dimensions de la chambre froide conformément au types de
denrées à entreposer ensuite un bilan thermique nous a permis de faire le choix des équipements
principaux de l’installation frigorifique et de déterminer la puissance électrique nécessaire au
bon fonctionnement de la chambre froide et que devra fournir le champ solaire photovoltaïque.
La structure du mémoire est organisée comme suit :
Le chapitre I présente dans un premier temps l’état des lieux de la technologie du froid,
des propriétés des aliments entreposés et de la technologie photovoltaïque. Dans un deuxième
temps, il présente les avantages et les inconvénients des différentes technologies utilisés.
Le chapitre II illustre la démarche élaborée pour le dimensionnement de l’installation
frigorifique et du champ solaire photovoltaïque

1
Le chapitre III présente les résultats des calculs énumérés au deuxième chapitre et met en
exergue la plus-value technologique à travers une discussion scientifique.

2
CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTERATURE ET PROBLEMATIQUE

Dans ce chapitre, il est question de présenter dans un premier temps la revue de la


littérature sur les techniques et procédés de production du froid dans des chambres froides ainsi
que ses propriétés physiques. Dans un deuxième temps, on présente les avantages et les
inconvénients des différentes technologies utilisés, des types d’aliments et des modes
d’entreposages et enfin une brève revue sur la technologie photovoltaïque.

I.1. Modes de production du froid et applications

La production du froid qui consiste à absorber la chaleur contenue dans un milieu peut être
obtenue suivant plusieurs modes. De même, les applications du froid sont très variées. Parmi
les différents modes de production du froid, on peut citer:
 la détente d'un gaz comprimé
 la dissolution de certains sels
 la vaporisation d'un liquide en circuit fermé
La détente d'un gaz comprimé repose sur le principe de l'abaissement de la température d'un
fluide lors de sa détente.
La dissolution d'un sel dans l'eau provoque un abaissement de la température de la solution. Ce
n'est pas un phénomène très utilisé dans l'industrie frigorifique à cause de la nécessité de
vaporisation ultérieure de l'eau (récupération du sel). Par exemple, le mélange de neige et de
potasse fait baisser la température de la solution de 0°C à -40°C.
La vaporisation d'un liquide permet de produire du froid par l'absorption de la chaleur à travers
un échangeur, la vapeur produite étant ultérieurement liquéfiée dans un autre échangeur, le
fluide décrit ainsi un cycle au sein d'une machine fonctionnant de manière continue. Les
machines utilisant ce principe peuvent être regroupées en deux grandes familles que sont les
machines à compression mécanique et les machines à absorption.
La production de froid pour les besoins domestiques, commerciaux et industriels nécessitent
l'utilisation d'un dispositif capable d'extraire de la chaleur dans le milieu à refroidir pour la
rejeter dans un milieu dit extérieur, ce dispositif qui obéit nécessairement au second principe
de la thermodynamique est appelé « machine frigorifique».

3
I.2. La réfrigération

La réfrigération consiste au maintien artificiel d'un produit en dessous de sa température


ambiante à une température optimum pour sa conservation et ce au-dessus de son point de
congélation (température supérieure à la température de congélation commerçante ou
température cryoscopique). Pratiquement la température minimale en réfrigération est de 0°C.
La durée de conservation est toujours limitée, elle est fonction de la nature du produit et de la
température à laquelle elle est conservée. La réfrigération freine les phénomènes vitaux des
tissus vivants, tels que ceux des fruits et légumes et des tissus morts (viandes, poissons) en
ralentissant les métabolismes biochimiques. Elle va ralentir considérablement l'évolution
microbienne et les conséquences de celle-ci (putréfaction, toxines, ...). Pour les produits morts
tels que les viandes et les poissons, la durée pratique de conservation est d'une à quatre semaines
à une température de 0°C (température assurant la conservation la plus prolongée en
réfrigération) quel que soit le produit. Pour éviter le développement de bactéries pathogènes, la
température doit rester inférieure à 4°C [4].

I.3. Quelques éléments de physique

I.3.1. La température

La température caractérise le niveau auquel la chaleur se trouve dans un corps


permettant ainsi de dire qu'un corps est plus ou moins chaud qu'un autre; Dans le système
international (S.I), les températures sont exprimées en "C (degrés Celsius) mais dans la
littérature, on rencontre les degrés Fahrenheit (0°F) et les Kelvin (K).
Conversion entre les différentes unités de températures
𝟓 𝟗
°𝑪 = × (°𝑭 − 𝟑𝟐) °𝑭 = °𝑪 + 𝟑𝟐 𝑲 = °𝑪 + 𝟐𝟕𝟑, 𝟏𝟓 (𝑰. 𝟏)
𝟗 𝟓
La liquéfaction par compression d'un gaz ou d'une vapeur n'est plus possible au-delà d'une
température limite, quelle que soit la pression exercée sur le gaz ou la vapeur: cette température
limite a reçu le nom de température critique.
Exemples: Rl3 :28,8°C ; R23 :25,9°C ; CO2 :31-c. ; Rl34a :100,6°C; R12 :112°C ; R152a
:113,5°C; R502 :82,2°C ;

4
I.3.2. La chaleur

La chaleur est une forme d'énergie qui va d'un point chaud vers un point froid. C'est la
sensation perçue par nos organes de sens lorsque nous sommes placés devant un corps
incandescent par exemple. L'unité légale de chaleur est le Joule (J) mais la kcal (kilocalorie) est
également utilisée. Une kcal est la quantité de chaleur qu'il faut fournir à 1 kg d'eau pour
augmenter sa température de 1°C [4].

Conversion d'unités
1 kcal =4,185 kJ = -1 Fg (Frigorie)
1 BTU = 1,053 kJ, 1 thermie (Th) = 1000 kcal
B.T.U = British Thermal Unit

I.3.2.1. Chaleur sensible et chaleur latente

Un corps (ou une substance) peut recevoir ou fournir de la chaleur sous deux formes différentes.
 Sous forme sensible
L'absorption de chaleur sous cette forme se manifeste par une élévation de la température du
corps récepteur; si le corps a, au contraire, fourni de la chaleur sa température s'abaisse.
Absorption ou fourniture de chaleur ne provoquent pas de modification d'état physique du
corps, la variation de température est fonction de la quantité de chaleur échangée et d'une
caractéristique physique propre à chaque corps: sa chaleur massique.

 Sous forme latente


L'absorption de chaleur par un corps sous cette forme ou la fourniture de chaleur par ce corps
se caractérise par une constance de la température du corps et par son changement d'état
physique.

I.3.2.2. Quantité de chaleur

La quantité de chaleur à fournir ou à soustraire à un corps est proportionnelle à :


 la masse du corps,
 la variation de température qu'il a subie,
 sa chaleur massique.
D'où la formule générale donnant la quantité de chaleur échangée:
𝑸 = 𝒎 × 𝑪 × ∆𝜽 (𝑰. 𝟐)

5
I.3.3. La puissance

La puissance est le rapport de l'énergie fournie ou absorbée sur l'unité de temps. L'unité légale
est le Watt (W).
Conversion d'unités : 1 kW = 860 kcal/h

I.3.4. La pression

L'unité légale de la pression est le Pascal (Pa) qui est égal à la pression uniforme exercée par
une force de 1 N (Newton) sur une surface de 1 m2. L'unité de pression couramment utilisée
par les frigoristes est le Bar.
Conversion d'unités
1 Bar = 105 Pa = 1,02 kg/m- = 0,986 atm = 750 mmHg = 10,2 mCE = 14, 54 PSI.
PSI: Pound per Square Inch (Livre par Pouce carré)

I.3.5. Le changement d'état

La maîtrise de deux états de la matière que sont la phase liquide et la phase vapeur est
primordiale en froid. Le changement d'état se définit comme la phase de transformation d'une
phase vers une autre phase. La figure 3 donne les différents changements d'état possibles de la
matière

Figure 3: les différents changements d’état de la matière

6
I.3.5.1. Fusion et solidification

La fusion est le passage d'un corps de l'état solide à l'état liquide sous l'action de la chaleur.
La solidification est la transformation inverse, par refroidissement.
Lois de la fusion et de la solidification
 Sous une même pression la température de fusion et la température de solidification d'un
corps sont identiques.
𝜽𝒇 = 𝜽𝒔 (𝑰. 𝟑)
C'est une caractéristique physique du corps.
 Sous une même pression, cette température reste constante tout le temps du changement
d'état et pendant le changement d'état, il y'a variation de volume.

I.3.5.2. Vaporisation

C'est le passage d'un corps de l'état liquide à l'état gazeux. Elle peut se faire par évaporation ou
par ébullition.

 Evaporation
C'est la formation de vapeur à la surface libre d'un liquide. Elle est d'autant plus rapide que:
 la température est élevée ;
 la surface libre du liquide est grande ;
 l'atmosphère est sèche et renouvelée ;
 la pression est basse ;
 la tension de la vapeur saturante du liquide est élevée.

 Ebullition
C'est la vaporisation rapide d'un liquide avec formation de bulles de vapeur en son sein.

 Lois de l'ébullition
 Sous une même pression, un liquide commence toujours à bouillir à la même
température;
 Pendant toute la durée de l'ébullition, la température reste constante si la pression elle-
même reste constante;
 La tension de vapeur saturante de la vapeur émise est égale à la pression supportée par
le liquide.

7
Il est important pour un fluide frigorigène d'avoir une température d'évaporation peu élevée
pour que le changement d'état soit réalisable. Le changement d'état s'effectue à température et
pression constantes et c'est durant cette phase que la quantité de chaleur absorbée ou rejetée est
la plus importante. Le fluide frigorigène étant un medium qui sert à évacuer de la chaleur
possède des caractéristiques physiques, thermodynamiques et chimiques. Il doit posséder les
propriétés requises d'un bon fluide frigorigène que sont [6] :
 ne pas détruire la couche d'ozone;
 avoir un faible potentiel d'effet de serre;
 avoir une grande chaleur latente de vaporisation;
 avoir un point d'ébullition sous la pression atmosphérique suffisamment bas compte
tenu des conditions de fonctionnement désirées (de sorte que la température
d'évaporation soit toujours à un niveau plus élevé que la température correspondant à la
pression atmosphérique);
 avoir une température critique élevée (de sorte que la température de condensation dans
les conditions d'utilisation soit bien inférieure à cette température critique);
 avoir un faible rapport de compression, c'est à dire faible rapport entre les pressions de
refoulement et d'aspiration;
 avoir un faible volume massique de la vapeur saturée rendant possible l'utilisation d'un
compresseur et de tuyauteries de dimensions réduites;
 ne pas avoir d'action sur le lubrifiant (huile) employé conjointement;
 être non toxique et sans effet sur la santé du personnel;
 être non inflammable et non explosif en mélange avec l'air;
 être non corrosif, pas d'action sur les métaux constituants le circuit, pas d'action sur les
joints;
 sans odeur ou n'ayant qu'une odeur non désagréable;
 sans action sur les denrées à conserver;
 être d'un coût peu élevé et d'un approvisionnement facile;
 fuites faciles à détecter et à localiser par méthode visuelle.
Il faut bien comprendre qu'aucun des fluides utilisés ne possède l'ensemble de ces qualités.
Donc en fonction des applications, certaines de ces qualités seront à privilégier au détriment
des autres.

8
I.4. Organes principaux d'une chambre froide ou d’une machine frigorifique

Nous avons opté pour le système solaire photovoltaïque. La machine frigorifique la plus
adéquate pour ce système est la machine à compression, elle est composée de 4 organes
principaux que sont:
 le compresseur;
 le condenseur;
 le détendeur;
 l'évaporateur ;
D’après la figure 4, le fluide frigorigène décrit un cycle fermé en quatre phases à travers le
circuit constitué des organes principaux:
 la compression du fluide gazeux;
 la condensation du fluide gazeux;
 la détente du fluide liquide;
 la vaporisation du fluide liquide (production du froid).

Figure 4: Schéma de base d’une machine frigorifique [2].

Le compresseur aspire le fluide frigorigène gazeux (à bas niveau de température et de pression)


issu de l'évaporateur, le comprime à un niveau plus haut de température et de pression puis le
refoule vers le condenseur. Le condenseur est un échangeur de chaleur qui va permettre
9
l'évacuation de la chaleur contenue dans le fluide frigorigène gazeux issu du compresseur en le
liquéfiant. Cette condensation (liquéfaction) est obtenue par le refroidissement du fluide
frigorigène gazeux à pression constante par un médium qui peut être de l'eau ou de l'air. Cette
évacuation de chaleur s’effectue en trois étapes:

 la désurchauffe des vapeurs de fluide frigorigène (évacuation par chaleur sensible);


 la condensation des vapeurs (évacuation par chaleur latente - étape principale);
 le sous refroidissement du fluide frigorigène liquide (évacuation par chaleur sensible).

Le détendeur permet de réduire la pression du fluide frigorigène liquide (création de pertes de


charge) issu du condenseur avant son introduction dans l'évaporateur dans le but de permettre
sa vaporisation à basse température dans l'évaporateur. Il régule aussi la quantité de fluide
frigorigène liquide arrivant à l'évaporateur en fonction des besoins de "froid".
L'évaporateur est un échangeur de chaleur dans lequel le fluide frigorigène liquide à bas niveau
de température et de pression va absorber la chaleur du milieu à refroidir (air ou eau) à pression
constante devenant ainsi gazeux. Cette absorption de chaleur s'effectue en deux étapes:
 l'évaporation du fluide frigorigène liquide (aspiration de chaleur latente);
 la surchauffe des vapeurs issues de l'évaporation du fluide frigorigène liquide (aspiration
de chaleur sensible). Ce fluide frigorigène gazeux est à nouveau absorbé par le
compresseur et le cycle reprend.

I.5. Classification des entrepôts frigorifiques

Les entrepôts frigorifiques (ou complexe de chambres froides) peuvent être classes suivant
différents critères tels que la nature du trafic, la forme juridique et la fonction.

Suivant la nature du trafic, on retrouve les entrepôts polyvalents (toutes sortes de denrées) et
les entrepôts spécialisés (type précis de denrées).

Suivant la forme juridique, on distingue :


 les entrepôts publics (appartenance a plusieurs prives, stockage pour le compte de tiers) ;
 les entrepôts privés (appartenance à des personnes physiques ou morales, stockage
propre) ;
 les entrepôts mixtes (prives avec possibilité de stockage par des tiers) ;
Suivant la fonction, on peut retenir :

10
 les entrepôts de production (par exemple les stations fruitières)
 les entrepôts de transit
 les entrepôts portuaires
 les consignes d’aéroport
 les entrepôts de consommation/distribution
 Les entrepôts frigorifiques sont associes a un certain nombre
 d’infrastructures telles que :
 les fabriques de glace
 les salles de conditionnement
 les bureaux,
 les services sociaux, les vestiaires et les lavabos
Quant aux chambres froides, elles peuvent être classée suivant :
 la température régnant dans la chambre froide
 le mode de construction de la chambre froide
Suivant la température à l’intérieure de la chambre, on distingue 3 catégories d’entrepôts
frigorifiques :
 les chambres froides négatives dans lesquelles la température est maintenue en dessous
de 0°C, la plage de température de ces chambres se situe entre –40 et 0°C.
 les chambres froides positives dans lesquelles la température est supérieure à 0°C, la
plage de température de ces chambres se situe entre +1 et 12°C.
 les locaux a ambiance régulée pour les locaux dont la température se situe entre +13 et
+40°C ; ces locaux ne sont pas classes comme des chambres froides bien que leur
construction obéissent aux mêmes règles
Suivant le mode de construction de la chambre froide, on distingue :
 les chambres froides traditionnelles avec une construction en maçonnerie avec isolant
(généralement du polystyrène)
 les chambres froides a panneaux préfabriqués (ou panneaux sandwich, généralement a
ame de polyuréthane) qui sont montés sur des ossatures en acier ou en béton.

I.6. Transmission de chaleur

Lorsque deux corps sont en présence, la chaleur va toujours du corps chaud au corps froid,
l'échange de chaleur ne cessant que lorsque les deux corps sont à la même température. La

11
chaleur peut se transmettre d'un corps à un autre par 3 modes de transmission différents à savoir
par conduction, par rayonnement et par convection.

I.6.1. Transmission de chaleur par conduction

La transmission de chaleur par conduction a lieu dans un seul et même corps lorsque ses parties
présentent des températures différentes, ou d'un corps à un autre si ses deux corps ayant des
températures différentes sont en contact. Il y'a des corps bon conducteur de chaleur, par
exemple: le cuivre, l'argent, l'aluminium etc., et des corps mauvais conducteur de chaleur
appelés calorifuges ou isolants tels que le bois, le liège, le polystyrène, le polyuréthanne, etc.
La capacité de conduction de la chaleur est supposée constante pour chaque matériau en froid.

Elle est représentée par un coefficient « J.. », appelé coefficient de conductivité thermique.

I.6.1.1. Conduction à travers un mur homogène plan

La loi de FOURIER pour la conduction à travers un mur plan homogène d'épaisseur « e » (en
régime permanent), en admettant « À » indépendant de la température, s'énonce comme suit:

𝒅𝜽
𝝋 = −𝝀 (𝑰. 𝟒)
𝒅𝒙
 𝜆: Coefficient de conductivité thermique du matériau W.m-1. °C-1 ou W.m-1.K-1
 𝜑: Flux thermique unitaire en W/m2
 𝑑𝜃/𝑑𝑥: Gradient de température à travers le mur ;

12
Figure 5: Conduction à traers un mur simple [3]

I.6.2. Transmission de chaleur par rayonnement

Les rayons calorifiques se propagent en ligne droite dans l'espace, et émis par un corps à
température élevée ils sont absorbés partiellement par les corps plus froids qui forment écran à
leur propagation, la partie non absorbée est réfléchie d'une façon identique à la réflexion des
rayons lumineux par un miroir. Comme la conduction, la puissance thermique échangée par
rayonnement dépend d'un coefficient. Il est appelé coefficient de rayonnement et est noté « h,
». Il dépend des températures des surfaces, de leur propriété émettrice et de la configuration du
système. La puissance thermique échangée par rayonnement s'énonce comme suit:
∅ = 𝒉𝒓 × 𝑨 × ∆𝜽 (𝑰. 𝟓)

 ℎ𝑟 : Coefficient de rayonnement thermique W.m-2.K-1 ou W.m-2. °C-1


 A : Surface d'échange en m2

1.6.3. Transmission de chaleur par convection

Ce mode de transmission est propre aux liquides et aux gaz. Le medium (liquide ou gaz) entre
en mouvement par différence de densité, les parties chaudes étant plus légères et véhiculant la
chaleur. Comme pour les autres modes de transmission de chaleur, ce mode a un coefficient
connu sous le nom de coefficient de convection. Il est noté par «ℎ𝑒 ». La puissance thermique
échangée par convection s'énonce comme suit:
∅ = 𝒉𝒄 × 𝑨 × ∆𝜽 (𝑰. 𝟔)

13
 ℎ 𝑒 : Coefficient de convection thermique W.m-2.K-1 ou W.m-2. °C-1

I.7 Coefficient global de transmission thermique

Ce coefficient est noté K, elle a pour unité W.m-2.K-l ou W.m-2. °C-l.

Elle englobe tous les coefficients cités précédemment. Etant donné que dans la réalité, les trois
modes de transmission agissent ensemble, ce coefficient permet de calculer la quantité chaleur
échangée dans sa globalité.

I.7.1. Cas d'un mur plan homogène

Dans ce cas:

(𝜽𝟏 − 𝜽𝟐 )
𝝋= (𝑰. 𝟕)
𝟏 𝒆𝒊 𝟏
+ ∑𝒊=𝒏
𝒊=𝟏 𝝀 + 𝒉
𝒉𝒊 𝒊 𝒆

Ou
(𝜽𝟏 − 𝜽𝟐 ) × 𝑨
∅= (𝑰. 𝟖)
𝟏 𝒆𝒊 𝟏
+ ∑𝒊=𝒏 +
𝒉𝒊 𝒊=𝟏 𝝀𝒊 𝒉𝒆
Pour les calculs pratiques, convection et rayonnement sont généralement groupés en un
coefficient de transmission de surface h, interne (hi) ou externe (he).

I.7.2. Cas d'une paroi plane composée

Dans ce cas le coefficient K est défini de la façon suivante:

𝟏 𝟏 𝒊=𝒏 𝒆
𝒊 𝟏
= +∑ + (𝑰. 𝟗)
𝑲 𝒉𝒊 𝒊=𝟏 𝝀𝒊 𝒉𝒆

I.8. Propriétés générales des gaz

Les gaz sont élastiques, c'est-à-dire expansibles et compressibles. Ils transmettent intégralement
et dans tous les sens les pressions qu'on leur fait subir. D'après la loi de MARIOTTE, à
température constante le volume occupé par une masse gazeuse est inversement proportionnel
à la pression qu'elle supporte. L'état d'un gaz n'est pas seulement déterminé par sa température
mais aussi par deux autres paramètres qui sont sa pression et son volume. Ces trois paramètres

14
que sont la température (T). Le volume (V) et la pression (P) constituent ce qu'on appelle des
variables d'état.

I.8.1. Caractéristiques de l'air humide

I.8.1.1. Composition de l'air humide

L'air atmosphérique est constitué d'un mélange de nombreux gaz parmi lesquels on distingue:
 l'azote N2= 78% en volume du mélange;
 l'oxygène O2= 21%;
 le gaz carbonique CO2= 0,03%;
 les gaz rares = 0,97%.

Ce mélange de gaz a une composition à peu près constante autour de la planète.


 de vapeur d'eau facilement condensable et dont la proportion est largement variable;
 d'impuretés.

La vapeur d'eau a une importance considérable en froid et climatisation. En réalité l'air sec
n'existe pas dans la nature; l'air contient toujours une certaine quanti té de vapeur d'eau, mais
pour les calculs de ventilation et de climatisation, on se réfère souvent au kg ou m3 d'air sec.
L'air humide est caractérisé par un mélange composé d'air sec et de vapeur d'eau. Chacun des
constituants d'air humide est caractérisé par sa pression partielle dans le mélange, de sorte que
l'on peut écrire, si p est la pression totale de l'air humide:
𝒑 = 𝒑𝒂 + 𝑷 (𝑰. 𝟏𝟎)
 pa : Pression partielle de l'air sec
 p : Pression partielle de la vapeur d'eau

I.8.1.2. Variétés de l'air humide

A une pression et une température constante, il correspond une infinité de variétés d'air humide,
définies chacune par sa teneur en vapeur d'eau. Toutes les variétés d'air humide susceptibles
d'être rencontrées se situent entre deux variétés extrêmes: l'air sec c'est-à-dire totalement
exempt de vapeur d'eau, et l'air saturé, qui renferme la quantité maximale de vapeur d'eau qu'il
lui est possible de contenir dans les conditions de pression et de température où il se trouve.
Dans un air humide non saturé, la vapeur d'eau en mélange avec l'air sec se trouve à l'état

15
surchauffé; dans l'air saturé (de vapeur d'eau) elle est à l'état de vapeur saturante. Dans l'air
saturé la pression partielle de la vapeur d'eau est égale à la pression maximale de la vapeur
saturante à la température considérée.

I.8.1.2. Grandeurs caractéristiques de l'air humide

Les grandeurs caractéristiques de l'air humide sont:


 La température sèche 𝜃𝑒 en 0C;
 La température humide 𝛳ℎ en 0C;
 La température de rosée ou point de rosée 𝛳𝑟 en 0C;
 La teneur en vapeur d'eau w en kJ/kg. As;
 L'humidité relative φ en %;
 L'enthalpie massique h en kJ/kg;
 Le volume massique v en m3/kg;
 La masse volumique p en kg/m3.

I.8.1.3. La température

C'est la température repérée et lue sur un thermomètre ordinaire agité dans l'air, à l'ombre et à
l'abri de tout rayonnement thermique. On l'appelle aussi température usuelle ou température de
bulbe sec.

 La température humide
C'est la température qu'indiquerait un thermomètre ordinaire dont le bulbe serait recouvert de
gaz saturée d'eau placée dans un flux d'air suffisamment rapide pour amener sans cesse de l'air
frais sur cette mèche de gaze. Dans ces conditions l'air au voisinage de la gaze est amené à
saturation par un apport d'eau suivant une évolution adiabatique - au niveau de la gaze et de
l'air environnant les échanges de chaleur ont lieu uniquement entre l'eau et l'air.
 La température de rosée
La température de rosée est la température à laquelle l'air humide refroidi lentement à la même
pression et arrive à saturation. A cette température, un refroidissement de l'air, aussi faible soit-
il provoque l'apparition de brouillard qui se dépose sous forme de rosée sur les objets
environnants.

16
 La teneur en vapeur d'eau
On appelle humidité absolue ou teneur en vapeur d'eau, le rapport de la masse de vapeur d'eau
à la masse d'air sec contenu dans un même volume quelconque d'air humide. Ainsi:
𝒎𝒗
𝒘= (𝑰. 𝟏𝟏)
𝒎𝒂

 mv : masse de vapeur d'eau dans l'air humide considéré;


 ma : masse d'air sec dans l'air humide considéré;
 w indique la masse en kilogrammes de vapeur d'eau par kg d'air sec.

 L'humidité relative
L'humidité relative ou degré hygrométrique 𝜑 est le pourcentage de la quantité de vapeur d'eau
contenue dans l'air par rapport à la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air saturé à la même
température. Donc 𝜑 est donné par le rapport :

𝒎𝒗
φ= (𝑰. 𝟏𝟐)
𝒎𝒗𝒔

 𝑚𝑣𝑠 : masse de vapeur d'eau dans l'air humide saturé;


 𝑚𝑣 : masse de vapeur d'eau ;
Mais comme le rapport de masse d'un gaz est égal au rapport de pression, le degré
hygrométrique peut se déterminer par la relation:

𝑷𝒗
φ= (𝑰. 𝟏𝟑)
𝑷𝒗𝒔

 𝑃𝑣𝑠 : pression partielle de la vapeur d'eau dans l'air saturé;


 𝑃𝑣 : pression de vapeur d'eau.

17
 L'enthalpie massique
L'enthalpie massique est la chaleur totale dans l'unité d'air humide à 𝜃°𝐶. Elle est égale à la
somme des chaleurs ℎ𝑎𝑠 des masses d'air sec et ℎ𝑚𝑣 de la masse m de vapeur d'eau pour un air
ne contenant de l'eau que sous forme de vapeur. Connaissant θ°𝐶 et φ, on peut déduire h par
l'intermédiaire du diagramme de MOLLIER voir figure 22, annexe B.

 Le volume massique
C'est l'inverse de la masse volumique qui est égale à la somme des masses mv de la vapeur d'eau
et ma de l'air contenu dans 1 m3 d'air humide.

 La densité
C'est le rapport de la masse volumique d'un corps à celle d'un autre corps pris comme corps de
référence. Pour les solides et les liquides, le corps de référence est l'eau. Pour les corps gazeux
le corps de référence est l'air. La masse volumique de l'air varie en fonction de la température
par la relation:

𝝆𝟎
𝝆= (𝑰. 𝟏𝟒)
𝜽
𝟏 + 𝟐𝟕𝟑

I.9 Généralité sur les aliments entreposés

I.9.1. groupes d’aliments

On distingue deux grands groupes d’aliments suivant leur origine :


 les produits d’origine végétale
 les produits d’origine animale.
Les premiers sont des produits vivants (avant et même pendant la période d’entreposage) tandis
que les seconds sont des produits qui sont tues préalablement à leur utilisation.
Ils sont tous périssables et présentent une grande diversité aussi bien au niveau de leurs
propriétés physiques que de leurs compositions chimiques. Ils contiennent en général tous de
l’eau, des glucides, des protéines, des sels minéraux et des vitamines. L’eau est en général le
constituant majeur et est le principal facteur de l’altérabilité des produits.
L’altération provient :
 du métabolisme (respiration, fermentation, hydrolyses, oxydations…) des produits ;
 du processus d’autolyse ou de putréfaction. ;

18
Les agents responsables de ces réactions sont des enzymes endogènes (présentes naturellement
dans les produits) ou exogènes (apportées par les microorganismes qui contaminent l’aliment).
La perte en eau subie par les aliments avant, pendant et après la conservation constitue
également un facteur de dépréciation des aliments.

I.9.2 Agents responsables de l’altération des aliments

 Les enzymes
Ce sont des biocatalyseurs protéiques solubles dans l’eau et fabriques par les cellules vivantes
qui contrôlent les réactions biochimiques de dégradation ou de synthèse.
Elles agissent chacune sur une réaction bien précise portant sur une substance de composition
et de configuration moléculaire prédéterminées.
Certaines enzymes restent actives après la mort des tissus et peuvent entrainer une dégradation
plus ou moins profonde de la qualité des produits alimentaires.
Les réactions enzymatiques sont considérablement ralenties par l’action du froid, cependant les
enzymes ne sont pas détruites, elles redeviennent actives si la température s’élève.
La température en dessous de laquelle une activité enzymatique est annulée varie d’une enzyme
à l’autre, elle peut être très inférieure à 0°C. Certaines réactions enzymatiques indésirables
peuvent encore se produire à des températures autour de –18°C (congélation) et il faut en tenir
compte dans les conservations a longue durée.

 Les microorganismes
Ce sont les bactéries et/ou les champignons qui sont présents à la surface ou dans les cavités
(ou replis) des organes constituants les végétaux et les animaux.
D’autres microorganismes peuvent être apportés par les manipulations subies par les produits.
Les microorganismes peuvent détériorer les aliments en se développant à leurs dépens et en
décomposant leurs substances constitutives.
Les décompositions peuvent devenir nocives pour la santé du consommateur (microorganismes
pathogènes ou synthèse de toxines microbiennes ou mycotoxines).
L’activité de l’eau 𝐴𝑤 est le rapport entre la pression à l’équilibre de vapeur d’eau à la surface
du produit alimentaire P et la pression de vapeur saturante de l’eau pure a la même température
𝑃𝑤 :
𝑷
𝑨𝒘 = (𝑰. 𝟏𝟓)
𝑷𝒘

19
Il existe des techniques de préservation des aliments bases spécifiquement sur l’abaissement de
l’activité de l’eau telles que le séchage, le salage et le confisage qui ne font pas l’objet de ce
cours qui traite de la préservation par abaissement de la température.

I.9.3 Chaîne du froid

Cette expression est utilisée pour désigner les différents maillons imbriqués les uns aux autres
qui permettent le maintien à la température optimum des denrées alimentaires depuis leur
production jusqu’à leur consommation.
Les conditions de respect de cette « chaine du froid » ont une influence primordiale sur la
qualité des aliments distribues et la protection des consommateurs.
La figure 6 nous donne un aperçu des chambres froides positives construites dans le monde

Figure 6: Exemples de chambre froide positive [6]

I.9.3 problèmes d’incompatibilités d’entreposage

Dans les pays en développement, les chambres froides sont souvent amenées à entreposer
différents produits. Il faut alors tenir compte des « incompatibilités de conservation » qui
peuvent avoir pour origines :
 une différence de température de conservation des divers produits entreposés ;
 un transfert d’odeurs d’un produit à un autre ;
 l’effet nocif de l’éthylène émis par certains végétaux ;

20
I.9.3.1 problèmes d’incompatibilités thermiques

Les produits alimentaires de grande consommation sont divisés en trois catégories suivant leur
sensibilité au froid :
 les produits non sensibles ou très peu sensibles au froid, c’est la plupart des produits
d’origine animal ; ces produits sont conserves entre –2°C ou –1°C et +4 à +5°C (en
réfrigération)
 les produits moyennement sensibles au froid que sont les fruits et légumes qui doivent
être conserves à des températures moins basses +4 à +10°C (selon l’espèce)
 les produits très sensibles au froid exigent une température supérieure à 7 ou 8°C, il
s’agit de certains produits végétaux d’origine tropicale.

I.10. Le générateur photovoltaïque

Un générateur photovoltaïque est un ensemble des modules photovoltaïques couplés aux


éléments de contrôle et de régulation. La lumière est captée par les panneaux et est transformée
en courant électrique, le courant ainsi produit est soit directement utilisé (en courant continu)
soit transformé en courant alternatif par un onduleur comme illustré par la Figure 6. Pour assurer
la production en période de faible ensoleillement (les moments ou le ciel est couvert) ou pendant
la nuit, un système de stockage est utilisé. Le système de stockage couramment utilisés pour
l’énergie solaire est le stockage électrochimique. Pendant les moments de forts ensoleillement,
l’énergie électrique est stocker dans les batteries d’accumulateurs afin être restituée au système
quand l’ensoleillement n’est plus assez forte pour alimenter les panneaux PV.

21
Figure 7: Eléments d’un système photovoltaïque avec batteries (Source Tchana 2009)

I.10.1 Principe de fonctionnement de la cellule photovoltaïque

Le principe de fonctionnement d’un générateur photovoltaïque repose sur l’effet


photovoltaïque. L’effet photovoltaïque est la transformation de l'énergie lumineuse en énergie
électrique ; découvert en 1839 par Antoine Becquerel.

Figure 8: Structure d’une cellule photovoltaïque utilisant le silicium comme matériau PV


(CABAL CEDRIC 2005)

Comparable à une diode utilisée en électronique, une cellule PV peut être réalisée à partir de
deux couches de silicium, une dopée P (dopée au bore) et l’autre dopée N (dopée au phosphore).
L’énergie des photons absorbés est transmise aux électrons par collision. Si cette énergie est

22
supérieure à celle associée à la bande interdite (Eg) du semi-conducteur, des paires électrons-
trous sont alors crées dans cette zone de déplétion par arrachement des électrons. Sous l’effet
d’un champ électrique Er qui règne dans cette zone, ces porteurs libres sont drainés vers les
contacts métalliques des régions P et N. Il en résulte alors un courant électrique dans la cellule
PV et une différence de potentiel (de 0.6 à 0.8 Volt) supportée entre les électrodes métalliques
de la cellule, communément nommée tension de circuit ouvert (𝑉𝑐𝑜 ) fortement dépendante de
la température du matériau.

I.10.2 Les différentes technologies des cellules photovoltaïques

Deux grandes familles de technologies dominent actuellement le marché: la première est fait
à base de silicium cristallin comprenant le mono et le multi cristallin, couvre environ 85% de
la production mondiale. La deuxième famille, est celle des couches minces, elle comprend les
cellules au silicium amorphe, ou microcristallin ; au tellure de cadmium, au cuivre indium
sélénium, et à l’arséniure de gallium. D’autres technologies sont en cours d'expérimentation
comme les cellules organiques, polymères ou à base de fullerènes mais elles ne représentent
qu’une fine partie du marché.

 Le Silicium mono cristallin (mono c-Si) : la technologie mono cristalline est coûteuse
car elle nécessite des barres de silicium pur. Son rendement est le plus élevé (14 à 16%).
Ce qui a l’avantage de réduire la taille des modules pour une même puissance, chose
utile lorsqu’un gain de place est nécessaire;
 Le silicium multi cristallin (multi c-Si) : la technologie multi cristalline est obtenue
par la refonte de chute de cristaux de silicium de l’industrie électronique et elle nécessite
2 à 3 fois moins d'énergie que la technologie précédente. Son rendement un peu moindre
(12 à 14 %) mais son coût est plus avantageux, ce qui permet à cette technologie de
dominer actuellement le marché;
 Le silicium en ruban (EFG) : Cette technique permet de s’affranchir des lingots
et de la perte de silicium lors de la découpe. Il s’agit de cristalliser du silicium
fondu (quelques dizaines de micromètre) sur un ruban souple. La consommation
de silicium est divisée par deux (8 g par Wc contre 16 g par Wc). Une solution, EFG
(Edge defined film Fed Growth), est testée de longue date et industrialisée par certains
fabricants (RWE et Evergreen);
 Les couches minces :Les principales filières couches minces sont le Silicium
amorphe (Sia) - utilisé depuis de longues années, dans les montres et calculatrices

23
notamment-, le CdTe (hétéro jonction cadmium telluride, sulfure de cadmium), le
CIS (hétéro jonction de disélénure cuivre indium/ sulfure de cadmium).. La fabrication
se réalise en automatique, avec tunnels pour les dépôts divers de couches et
connexions par laser. Elle est adaptée aux grosses productions. Ces premières
technologies ouvrent actuellement d’autres voies, sans que l’on sache laquelle
dominera;
 Le silicium poly cristallin (Poly c-Si) ou micro cristallin: Il s’agit de déposer une
couche mince (de l'ordre de 10 micromètres) sur un substrat de verre ou de céramique.
Cette technologie, essentiellement développée par la société américaine Astropower
(USA), est encore à l'étape de production pilote;
 Le tellurure de cadmium (CdTe) : ou encore appelé hétéro jonction cadmium
telluride, sulfure de cadmium. Composé poly cristallin déposé sur substrat de
verre. Les premières cellules ont été développées en 1972. Il y a quelques années, cette
technologie semblait être la plus adaptée pour les couches minces. Mais les problèmes
de coût et de toxicité posés par le cadmium ont pesé lourdement sur son développement,
utilisation de 7g/m² de cadmium (une batterie NiCd de taille standard en contient 10g);
 Le diséléniure de cuivre et indium (CIS ou CIGS): matériau composé de diséléniure
de cuivre et d'indium combiné avec du sulfure de cadmium. Cette technologie de
couches minces, qui permet d'atteindre des épaisseurs inférieures au micromètre,
est présente aujourd'hui dans de nombreux projets industriels;
 L’arséniure de gallium (GaAs) : Matériau mono-cristallin combiné avec différents
matériaux. Les cellules photovoltaïques en couches minces qui intègrent cette
technologie sont caractérisées par un haut rendement mais leur coût étant encore très
élevé, leur utilisation reste cantonnée à des applications très spécifiques comme le
domaine spatial;
 Les matériaux organiques (TiO2) : Ces cellules inventées en 1991 par le chimiste
suisse Michael Graeztel sont composées d’une poudre de cristaux TiO2 associée à un
électrolyte et à un colorant qui absorbe la lumière. Cette technologie en est encore au
stade expérimental. Le rendement est moyen et la stabilité à long terme est
mauvaise, mais sa fabrication est en théorie plus facile que les autres cellules, et la
matière première est bon marché.

24
I.10.3 Constitution d’un générateur photovoltaïque

L’élément fondamental du générateur photovoltaïque est la cellule photovoltaïque.


L’assemblage de plusieurs cellules raccordées entre elles en série constitue le module
photovoltaïque. Enfin, le générateur photovoltaïque est obtenu en associant plusieurs modules
en parallèles et en série afin d’obtenir la tension et le courant voulus. La connexion en série des
cellules permet donc d’augmenter facilement la tension de l’ensemble, tandis que la mise en
parallèle permet d’accroître le courant. Le câblage série/parallèle est donc utilisé pour obtenir
globalement un générateur PV aux caractéristiques souhaitées. La plupart des modules
commercialisés sont constitués de deux à quatre réseaux de cellules en silicium cristallins
connectées en série, comme l’illustre la figure 8. Chacun de ces sous-réseaux est lui-même
constitué d’un groupe de cellules connectées en série (18 cellules pour le module PV référencé
BP585). Le nombre de cellules de chaque sous-réseau correspond à un compromis économique
entre protection et perte d’une partie importante du GPV en cas de défaut partiel d’ombrage.

Figure 9: Exemples d’association sécurisée de deux modules PV commerciaux en parallèles


avec leurs diodes de protections. (Source : CEDRIC CABAL THESE)

I.10.4 Eléments de protection du générateur PV

Afin d’éviter des pannes liées à l’association des cellules en série et des modules en parallèle,
des diodes de protection sont ajoutées à l’installation. Ces diodes permettent aussi le retour de
l’énergie de la charge vers les panneaux PV lors ceux-ci ne sont pas suffisamment éclairés.
Comme illustré sur la figure 8, il y a les diodes anti-retour et les diodes By-Pass. La diode anti-
retour empêche tout courant négatif dans le générateur photovoltaïque. Cela arrive

25
généralement lorsque plusieurs modules sont montés en parallèle ou bien lorsqu’il y a
commutation des rôles entre la source et la charge (la batterie pendant la nuit). Pendant les
orages, la diode anti-retour offre aussi une protection des modules contre les effets de la foudre.
Les diodes by-pass quant à elles peuvent isoler un sous-réseau de cellules lorsque l’éclairement
n’est pas homogène évitant ainsi l’apparition de points chauds et la destruction des cellules mal
éclairées.

Comme présenté dans cette revue de la littérature, les différentes chambres froides construites
dans le monde font face aux problèmes liés aux incompatibilités d’entreposage et
incompatibilité thermique affectant de façon non négligeable les denrées alimentaires toutefois
les chambres froides positives ont fait leurs preuves de façon considérables et suscitent de plus
en plus un regain d’intérêt pour des pays en voies de développement. Le projet de construction
d’une chambre froide dans la ville de Maroua va permettre entre autre de :

 De lutter contre les pénuries alimentaires dans la ville et ses périphéries ;


 De développer le secteur agricole dans la ville ;
 De développer un pôle d’approvisionnement dans la zone ;
 De produire et d’exporter les denrées alimentaires dans toute la région ;
 De générer des emplois et des revenus ;

26
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODES

Dans ce chapitre, nous présentons de façon succincte les étapes de notre conception. En premier
ressort, nous ferons un inventaire du matériel utilisé ensuite nous présenterons les méthodes
employées pour parvenir aux résultats obtenus.

II.1 Matériel

Nous avons eu recours aux logiciels suivant :

 Archicad16 qui est un logiciel de conception des maquettes 2D et 3D ;

 CF (Charge Frigorifique) présent sur la figure 10 qui est un logiciel de


dimensionnement des chambres froides. Dans notre cas spécifique, il nous a permis de
calculer la quantité de chaleur dégagée par les aliments entreposés. Chaleur liée à la
respiration et à la fermentation des aliments ;

Figure 10: Interface d’insertion des types et des masses des denrées entreposées

27
 RHODIA qui est un logiciel permettant d’observer l’évolution des paramètres de
fonctionnement du système à travers le cycle frigorifique (figure 11);

Figure 11: Interface du logiciel rhodia

 Retscreen qui est un logiciel d’analyse et de conception qui nous a permis d’obtenir les
données géographiques et météorologiques de la ville de Maroua. Principalement la
température ambiante, l’ensoleillement du site, la latitude, la longitude comme présenté
sur la figure 12.

28
Figure 12: Interface des données Retscreen de la ville de Maroua

II.2 Méthodes

Dans cette partie, nous présentons la démarche adoptée qui consiste :

 A déterminer les dimensions de la chambre froide ainsi que les épaisseurs des parois
isolantes sur chaque façade de l’unité d’entreposage ;
 A effectuer un bilan frigorifique afin de déterminer la puissance électrique nécessaire
et d’effectuer un meilleur choix des équipements frigorifiques ;
 A dimensionner l’installation photovoltaïque ;
 A évaluer le cout du projet grâce à une analyse financière ;

29
II.2.1 Dispositions Constructives

II.2.1.1 conditions de température

Dans une chambre froide, Le plancher des chambres froides doit être dimensionné pour
supporter la charge des denrées entreposées d’une part et celle occasionnée par la manutention
d’autre part. L’écart de température entre le milieu ambiant et celui de la paroi considérée est
un facteur essentiel. Pour plus de clarté, nous utilisons des indices pour le plancher haut, le
plancher bas et les parois verticales. C'est ainsi que « 1» désigne le plancher bas, « a » le
plancher haut et « v» les parois verticales. Ainsi de façon générale nous avons :

∆𝑻𝒌 = 𝑻𝒌 − 𝑻𝒊 (𝑰𝑰. 𝟏)

∆Tl : différence de température entre la paroi k considérée et la température de consigne


(Ti=0°C)

II.2.1.2 Epaisseurs des isolants

Ayant les coefficients de conductivité thermique et différences de température, un premier


calcul des épaisseurs s'impose.
 Epaisseur du dallage (plancher bas)
𝝀𝒊𝒔 × ∆𝑻𝒍
𝒆𝒍 = (𝑰𝑰. 𝟐)
𝑲′
 Epaisseur du plancher haut
𝝀𝒊𝒔 × ∆𝑻𝒂
𝒆𝒂 = (𝑰𝑰. 𝟑)
𝑲′
 Epaisseur des murs
𝝀𝒊𝒔 × ∆𝑻𝒂
𝒆𝒗 = (𝑰𝑰. 𝟒)
𝑲′
Le choix des épaisseurs de ces parois se faisant sur la base du coefficient de transmission
thermique, obtenu par la relation :
𝟏
𝑲= (𝑰𝑰. 𝟓)
𝟏 𝒆 𝟏
+∑ 𝒏+
𝒉𝒊 𝝀𝒏 𝒉𝒆

Après les calculs le choix des épaisseurs des parois se fera avec le tableau 5 et pour la porte on
utilisera le tableau 15, annexe A.

30
II.2.1.3 Détermination des dimensions de l'entrepôt

Les dimensions de la chambre dépendent de la masse des denrées à entreposer, des passages et
des espacements à respecter entre les caisses palettes etc.
A partir de la masse des denrées ou contenance, il nous est possible de déterminer l'air de la
chambre froide par la formule:
𝑴
𝑨= (𝑰𝑰. 𝟔)
𝑯𝒈 × 𝒅𝒆 × 𝜼𝟎
Les tableaux 17 et 18, Annexe A nous permette d’avoir de et η0.

II.2.2 Bilan Frigorifique

Le calcul des charges thermiques d'une chambre froide a pour objet la détermination de la
puissance frigorifique de l'équipement à mettre en œuvre pour la réfrigération de cette chambre.

Les charges thermiques d'une chambre froide se répartissent en deux catégories :

 les charges thermiques externes


 les charges thermiques internes

Les charges thermiques externes comprennent :

 les charges dues aux apports de chaleur par transmission à travers l'enveloppe de la
chambre froide (parois verticales, plancher bas et plancher haut)
 les charges dues au renouvellement d'air
 les charges dues à l'ouverture des portes

Les charges thermiques internes se divisent en deux catégories que sont les charges dépendantes
des produits entreposés et les charges indépendantes des produits entreposés.

Les charges thermiques internes dépendantes des produits entreposés comprennent :

 les charges dues aux produits entrants


 les charges dues à la respiration des produits (fruits et légumes)
 les charges dues à la fermentation des produits (fromages)

Les charges thermiques internes indépendantes des produits entreposés comprennent :

 les charges dues à l'éclairage


 les charges dues au personnel

31
 les charges dues aux chariots élévateurs et transpalettes
 les charges dues à la présence éventuelle d’autres machines
 les charges dues à la chaleur dégagée par le moteur de chaque ventilateur d'évaporateur
 les charges dues au dégagement de chaleur des résistances électriques des évaporateurs
lorsque ces résistances sont mises sous tension en période de dégivrage.

II.2.2.1 Charges thermiques externes

II.[Link] Charge thermique par transmission à travers les parois Qtr

Le calcul s'effectue paroi par paroi à savoir les quatre parois verticales puis le plancher haut
(toiture) et enfin le plancher bas.

La charge thermique par transmission a pour valeur :

𝑸𝒕𝒓 = 𝑲 × 𝑺 × ∆𝑻 (𝑰𝑰. 𝟕)

= [𝟐 × 𝑲𝒍 (𝑺𝟏 + 𝑺𝟐 ) × ∆𝑻𝒗 + (𝑲𝒂 ∆𝑻𝒂 + 𝑲𝒍 ∆𝑻𝒍 )] (𝑰𝑰. 𝟖)

 Qtr : charge thermique par transmission à travers les parois (en W)


 K: coefficient de transmission thermique de la paroi considérée en W/m².°C
 Kl : coefficient de transmission thermique du plancher bas en W/m².°C
 Ka : coefficient de transmission thermique du plancher haut en W/m².°C
 S1 ; S2 : surface respectives des faces Nord-Sud et Est-Ouest de la paroi considérée en

 ΔT : différence de température entre les deux côtés de la paroi considérée en °C

Le coefficient de transmission thermique K s'exprime comme suit :

𝟏
𝑲= (𝑰𝑰. 𝟗)
𝟏 𝒆 𝟏
+∑ 𝒏+
𝒉𝒊 𝝀𝒏 𝒉𝒆

 1/hi : résistance thermique superficielle interne en m².°C/W


 Σen/λn : somme des résistances thermiques des différentes couches de matériaux
constituant la paroi en m².°C/W
 1/he : résistance thermique superficielle externe en m2.°C/W
 en: épaisseur de la paroi n en m
 λn: conductivité thermique de la paroi n en W/m°C

32
Les parois de chambres froides sont en général bien isolées thermiquement si bien que par souci
de simplification, on ne tient pas souvent compte dans les calculs que de la résistance.

Pour le calcul des épaisseurs d’isolation, les flux de chaleur admissibles à travers les parois de
la chambre froide sont les suivants :

 pour les chambres froides positives : 7 Kcal/h/m² (8W/m²)


 pour les chambres froides négatives : 5 Kcal/h/m² (6W/m²)

II.[Link] Charge thermique due au renouvellement d'air Qre

Il est prévu un renouvellement de l'air ambiant dans certaines chambres froides.

Le renouvellement consiste au remplacement d'une partie de l'air de la chambre froide par de


l'air extérieur. La quantité d'air neuf admise doit être refroidie de la température extérieure à la
température de la chambre froide et constitue donc une charge thermique.

La charge thermique par renouvellement d'air a pour valeur :

𝑸𝒓𝒆 = 𝒎𝒂𝒆 × ∆𝒉 (𝑰𝑰. 𝟏𝟎)

 Qre: charge thermique par renouvellement d’air en W ;


 mae: débit massique de l’air extérieur admis en kg/s ;
 Δh : différence d’enthalpie entre l’air extérieur et l’air de la chambre froide en J/kg ;

Le débit massique de l’air extérieur admis peut s’obtenir par la relation suivante :

𝑽𝒂𝒆 × 𝝆𝒂𝒂
𝒎𝒂𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟏𝟏)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

 Vae: débit volumique d’air extérieur en m3/j


 ρaa: masse volumique de l’air dans la chambre froide en kg/m3
 (86 400 = nombre de secondes dans une journée)

Le débit volumique peut être obtenu par la relation suivante :

𝑽𝒂𝒆 = 𝒏 × 𝑽 (𝑰𝑰. 𝟏𝟐)

 V : volume de la chambre froide en m3 ;


 n : taux de renouvellement de l’air extérieur ;

n (en j-1) peut être déterminé par la relation :

33
𝟕𝟎
𝒏= (𝑰𝑰. 𝟏𝟑)
√𝑽

D’après ce qui précède, la chaleur due au renouvellement d’air peut s’exprimer :

𝒏 × 𝑽 × 𝝆𝒂𝒂 × ∆𝒉
𝑸𝒓𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟏𝟒)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

 Qre : chaleur due au renouvellement de l’air en W ;


 n : taux de renouvellement de l'air par jour ;

II.[Link] Charge thermique par ouverture des portes Qop

Pour les petites chambres froides, le calcul du renouvellement d'air est suffisant.

Par contre pour les chambres froides de grand volume comportant plusieurs portes, on suppose
presque toujours qu'il n'y a que très rarement ouverture simultanée de plusieurs portes et le
calcul est effectué pour une seule porte.

La charge thermique par ouverture des portes s'obtient par la relation suivante :

𝑸𝒐𝒑 = 𝟖 + (𝟎, 𝟎𝟔𝟕 × ∆𝑻) × 𝒕𝒐𝒖𝒗 × 𝝆𝒂𝒂 × 𝒍 × 𝒉 × 𝑨 × 𝑪𝒎𝒊𝒏 (𝑰𝑰. 𝟏𝟓)

A est un facteur qui se calcule comme suit :

𝟏
𝝆𝒂𝒆 𝟐
(𝒉 )
𝑨 = 𝒂𝒆 − 𝒉𝒂𝒂 × (𝒉 × (𝟏 − )) (𝑰𝑰. 𝟏𝟔)
𝝆𝒂𝒂

 Qop : charge thermique par ouverture des portes en W ;


 ΔT : Ecart de température de l’air entre les 2 côtés de la porte en °C ;
 touv : temps d’ouverture des portes exprimé en mn/h ;
 ρaa: masse volumique de l’air dans la chambre froide en kg/m3 ;
 haa: enthalpie de l’air dans la chambre froide en KJ/kg ;
 hae: enthalpie de l’air de l’autre côté de la porte autre que la chambre froide en KJ/kg ;
 l : largeur de la porte en m ;
 h : hauteur de la porte en m ;
 Cmin: coefficient de minoration dû à la présence éventuelle d’un rideau d’air ;

(C = 1 dans le cas d’une porte sans rideau et C = 0.25 en présence d’un rideau)

34
𝒇𝒋
𝒕𝒐𝒖𝒗 = 𝒅𝒕 × (𝑰𝑰. 𝟏𝟕)
𝟐𝟒

 touv: temps d’ouverture en mn/h ;


 dt: durée moyenne d’ouverture des portes pour permettre le passage des marchandises
en minute par tonne (mn/t) ;
 fj: flux journalier de marchandises en tonne/jour (t/j) ;

II.2.2.2 Charges thermiques internes

II.[Link] Charges thermiques internes indépendantes des produits entreposés

II.[Link].1 Charge thermique due à l'éclairage

Les luminaires des chambres froides classiques doivent pouvoir résister au froid, à l'humidité,
être étanches à l'eau, être protégés des contacts avec tous objets (degré de protection IP 68
d'après les normes NF C 20-010 et 51-115) et être insensibles aux effets protection IP 68 d'après
les normes NF C 20-010 et 51-115) et être insensibles aux effets de la poussière.

L'éclairement nominal habituellement prévu oscille entre 60 et 100 lux ce qui fait que l'on peut
adopter une charge thermique d'environ 6 W/m² au sol.

La charge thermique due à l'éclairage se calcule d'après la formule :

𝒏×𝑷×𝒕
𝑸𝒆𝒄 = (𝑰𝑰. 𝟏𝟖)
𝟐𝟒

 Qec: charge thermique due à l’éclairage en W ;


 n : nombre de luminaires ;
 P : puissance de chaque luminaire en W ;
 t : durée de fonctionnement des luminaires en h/j ;

II.[Link].2 Charge thermique due aux personnes

La charge thermique due aux personnes se calcule d'après la formule :

𝒏 × 𝒒𝒑 × 𝒕
𝑸𝒑𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟏𝟗)
𝟐𝟒

 Qpe: charge thermique due aux personnes en W


 n : nombre de personnes opérant dans la chambre froide
 qp: quantité de chaleur dégagée par unité de temps par une personne en activité en W

35
 t : durée de présence de chaque personne dans la chambre froide en h/j

Le métabolisme d’une personne en activité dans une chambre froide est lié à la température
intérieure de celle-ci.

II.[Link].3 Charge thermique due au matériel roulant

La charge thermique due au matériel roulant (chariots élévateurs et transpalettes) se calcule


comme suit :

𝒏×𝑷×𝒕
𝑸𝒎𝒓 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟎)
𝟐𝟒

 Qmr: charge thermique due aux machines roulantes W


 n : nombre de machines
 P : puissance de chaque type de matériel en W
 t : durée de fonctionnement des luminaires en h/j

II.[Link].4. Charge thermique due à des machines diverses

La charge thermique due aux machines diverses (étuves, cutters, hachoirs…) se calcule comme
suit :

𝒏×𝑷×𝒕
𝑸𝒎𝒅 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟏)
𝟐𝟒

 Qmd: charge thermique due aux machines en W


 n : nombre de personnes opérant dans la chambre froide
 P : puissance de chaque type de machines diverses en W
 t : durée de fonctionnement des luminaires en h/j

II.[Link] Charges thermiques internes dépendantes des denrées entreposées

II.[Link].1 Charge thermique due aux denrées entrantes Qde

Les produits introduits se trouvent presque toujours à une température supérieure à la


température de la chambre froide. Ils dégagent une certaine quantité de chaleur aussi longtemps
que leur température n'est pas tombée à la température d'entreposage.

La charge due aux produits entrants est donnée par la formule suivante :

36
𝒎 × (𝑪𝟏 × (𝑻𝟏 − 𝑻𝟐 ) + 𝑳 + 𝑪𝟐 × (𝑻𝟐 − 𝑻𝟑 ))
𝑸𝒅𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟐)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

 Qde: charge thermique due aux denrées entrantes


 m : masse de denrée introduite chaque jour en kg
 C1 : capacité thermique massique avant congélation des denrées en J/kg°C
 C2 : capacité thermique massique après congélation des denrées en J/kg°C
 L : chaleur latente de congélation de la denrée introduite en J/kg
 T1 : température initiale de la denrée introduite en °C
 T2 : température de congélation de la denrée introduite en °C
 T3 : température d'entreposage des denrées en °C

Lorsqu’il ne s’agit que de denrées non congelées à réfrigérer, la formule II.22 se résume à

𝒎 × 𝑪𝟏 × (𝑻𝟏 − 𝑻𝟐 )
𝑸𝒅𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟑)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

Lorsqu’il s’agit de denrées congelées à conserver dans une chambre froide dont la température
est inférieure à la température de congélation de ces denrées, la formule II.22 va s’écrire :

𝒎 × 𝑪𝟐 × (𝑻𝟐 − 𝑻𝟑 ))
𝑸𝒅𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟒)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

La charge thermique due aux denrées entrantes peut être obtenue également en utilisant les
enthalpies des denrées comme suit :

𝒎 × ∆𝒉
𝑸𝒅𝒆 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟓)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

 Qde: charge thermique due aux denrées entrantes


 m : masse de denrée introduite chaque jour en kg
 Δh : différence entre les enthalpies massiques des denrées à l’introduction et à la
température de conservation dans la chambre froide en J/kg

II.[Link].2 Charge thermique due à la respiration des denrées Qres

Les produits végétaux (fruits et légumes) dégagent de la chaleur du fait de leur respiration.

Il faut tenir compte de la charge correspondante qui a pour valeur :

𝒎 × 𝒒𝒓𝒆𝒔
𝑸𝒓𝒆𝒔 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟔)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

37
 Qres: chaleur due à la respiration des denrées en W
 m : masse de marchandise considérée en kg
 qresp: chaleur de respiration de la marchandise considérée en J/kg/j

II.[Link].3 Charge thermique due à la fermentation des denrées Qferm

Les produits tels que les fromages dégagent de la chaleur du fait de leur fermentation. Il faut
tenir compte de la charge correspondante qui a pour valeur :

𝒎 × 𝒒𝒇𝒆𝒓𝒎
𝑸𝒇𝒆𝒓𝒎 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟕)
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

 Qferm: chaleur due à la fermentation des denrées en W


 m : masse de marchandise considérée en kg
 qferm: chaleur de fermentation de la marchandise considérée en J/kg/j

II.[Link].4 Puissances frigorifiques de l’évaporateur

A ce stade du calcul, on détermine la puissance frigorifique intermédiaire Pint que le ou les


évaporateurs devront assurer afin de couvrir la charge thermique intermédiaire Qint

𝑸𝒊𝒏𝒕 = 𝑸𝒕𝒓 + 𝑸𝒓𝒆 + 𝑸𝒐𝒑 + 𝑸𝒆𝒄 + 𝑸𝒑𝒆 + 𝑸𝒎𝒓 + 𝑸𝒎𝒅 + 𝑸𝒅𝒆 + 𝑸𝒓𝒆𝒔 + 𝑸𝒇𝒆𝒓𝒎 (𝑰𝑰. 𝟐𝟖)

La charge frigorifique intermédiaire Qint (en W) est la somme des charges thermiques calculées
précédemment :

En désignant par tinst la durée journalière de fonctionnement de l'installation frigorifique en


heures, la puissance frigorifique intermédiaire de l'évaporateur Pinst (en W) s'écrit :

𝑸𝒊𝒏𝒕 × 𝟐𝟒
𝑷𝒊𝒏𝒔𝒕 = (𝑰𝑰. 𝟐𝟗)
𝒕𝒊𝒏𝒔𝒕

En général la durée de marche de l’installation frigorifique (tinst) est de 18 heures par jour pour
les produits congelés et de 16 heures par jour dans les autres cas.

Pour les installations industrielles, la durée de fonctionnement de l’installation va de 18 à 20


heures par jour tandis que pour les installations commerciales, cette durée va de 14 à 16 heures
par jour.

La puissance effective doit intégrer le calcul des charges dues aux moteurs des ventilateurs et
aux résistances de dégivrage.

38
Ces charges nécessitent de connaître le nombre et le type d'évaporateurs prévus (indications qui
ne sont pas normalement connues qu'une fois le bilan frigorifique établi).

La détermination provisoire des évaporateurs se fait à partir du calcul de la puissance


frigorifique prévisionnelle P en ajoutant 20% à la puissance frigorifique intermédiaire.

𝑷𝒑𝒓𝒆𝒗 = 𝟏, 𝟐 × 𝑷𝒊𝒏𝒕 (𝑰𝑰. 𝟑𝟎)

Après le choix de ou des évaporateurs et le calcul des charges dues aux moteurs de ceux-ci et
aux résistances électriques de dégivrage, la puissance frigorifique calculée peut être comparée
à la puissance frigorifique prévisionnelle.

II.[Link].5 Charge thermique due aux moteurs des ventilateurs des évaporateurs

La charge thermique due aux moteurs des ventilateurs des évaporateurs ou charge thermique
due au brassage de l’air s’écrit :

𝒏 × 𝑷 × 𝒕𝒆𝒗𝒂𝒑
𝑸𝒗𝒆𝒏𝒕 = (𝑰𝑰. 𝟑𝟏)
𝒕𝒊𝒏𝒔𝒕

 Qvent: charge thermique due aux moteurs des évaporateurs en W ;


 n : nombre de moteurs de ventilateurs ;
 P : puissance du ventilateur considérée en W ;
 tevap: durée de fonctionnement des ventilateurs en h/j ;
 tinst: durée de marche de l’installation frigorifique en h/j ;

II.[Link].6 Charges thermiques dues aux résistances de dégivrages

Il existe différents systèmes de dégivrage d’un évaporateur mais il s’agit souvent de résistances
électriques.

La charge thermique due aux résistances de dégivrage s’écrit :

𝒏 × 𝑷 × 𝒕𝒅𝒆𝒈
𝑸𝒅𝒆𝒈 = (𝑰𝑰. 𝟑𝟐)
𝒕𝒊𝒏𝒔𝒕

 Qdeg: charge thermique due aux résistances de dégivrage en W ;


 n : nombre de résistances électriques ;
 P : puissance calorifique de chaque résistance d’un type donné en W ;
 tdég: durée journalière de dégivrage en h/j ;

39
 tinst: durée de marche de l’installation frigorifique en h/j ;

II.[Link].7 Puissance frigorifique effective de l’évaporateur

La puissance frigorifique effective de l’évaporateur s’obtient en ajoutant à la puissance


frigorifique intermédiaire de celui-ci, les puissances dues aux charges thermiques des moteurs
des ventilateurs et des résistances de dégivrage.

Après le calcul de cette puissance effective, on peut la comparer à la puissance effective


prévisionnelle.

En général la différence entre ces deux puissances est faible. Pour la sélection des évaporateurs,
on peut adopter des coefficients de sécurité allant de 15 à 50%.

II.3. Choix des équipements de l’installation frigorifique

II.3.1. Choix de l’évaporateur

La sélection pratique des évaporateurs s’effectue sur la base des recommandations du


constructeur. Un point important de la sélection concerne l’écartement des ailettes.

On rencontre des évaporateurs dont l’écartement entre ailettes (pas) est :

 de 4.5 mm, ils conviennent pour les installations dont la température d’évaporation est
supérieure ou égale à 0°C supérieure ou égale à 0°C
 de 7 mm, ils conviennent aux resserres à viande et aux chambres froides de congélation
 de 12 mm, ils conviennent pour les installations dont la température d’évaporation est
inférieure à –3°C avec des apports en humidité élevés (réfrigération rapide)

La sélection d’une chambre froide est fonction de la destination de la chambre froide projetée.

Elle se base également sur la température d’évaporation et sur la différence entre la température
ambiante (température intérieure de la chambre froide) et la température d’évaporation.

Des corrections peuvent être apportées sur cet écart de température en fonction des conditions
normales de fonctionnement (température d’évaporation).

40
Figure 13: Distribution d’air dans une enceinte [4]

II.3.1 Choix du compresseur ou du groupe de condensation

Le compresseur est choisi sur une même base que l’évaporateur, c’est-à-dire pour une même
puissance frigorifique et les mêmes conditions de fonctionnement (température d’évaporation,
température de condensation).

La sélection pratique du compresseur est effectuée sur la base des tableaux ou La sélection
pratique du compresseur est effectuée sur la base des tableaux ou diagrammes du constructeur.
Les données constructrices sont généralement établies sur la base de la norme internationale
ISO DIS 9 309 (température à l’aspiration de 25°C sans sous refroidissement du liquide).

Pour le groupe de condensation (association compresseur condenseur bouteille liquide), la


sélection est pratiquement identique à la sélection d’un compresseur. Une des variables d’entrée
pour la sélection du groupe est la température d’entrée du fluide du fluide de refroidissement
(air) et non pas la température de condensation du Fluide Frigorigène (pour la sélection du
compresseur).

II.3.2. Choix du condenseur

La sélection pratique d’un condenseur à air est généralement déterminée sur la base de :

 la température d’entrée de l’air au condenseur ;


 la température de condensation ;

41
 l’écart de température entre la température de condensation et la température d’entrée
de l’air au condenseur ;

II.3.3. Choix du détendeur thermostatique

La sélection pratique d’un détendeur s’effectue sur la base de données des catalogues
constructeurs.

Dans les catalogues, un détendeur se sélectionne en fonction de sa capacité nominale (puissance


frigorifique) aux conditions nominales, c’est-à-dire pour une température d’évaporation
donnée, une température donnée du FF à l’entrée du détendeur et une certaine chute de pression
entre l’amont et l’aval du détendeur. Les conditions de fonctionnement étant en général
différentes des conditions nominales, des corrections s’imposent. En désignant par Qo la
puissance frigorifique nécessaire, la capacité nominale Qn du détendeur thermostatique à
sélectionner s’écrit :

𝑸𝒏 = 𝑲∆𝑷 × 𝑲𝒕 × 𝑸𝟎 (𝑰𝑰. 𝟑𝟑)

 Qn : capacité nominale du détendeur en W;


 KΔp: facteur de correction pour différentes chutes de pression ;
 Kt: facteur de correction pour différentes températures d’évaporation et d’entrée du
liquide au détendeur ;
 Qn : puissance frigorifique nécessaire en W;

II.4. Dimensionnement du système Photovoltaïque

Le dimensionnement d’un générateur PV a pour but de déterminer l’optimum technico


économique entre la puissance crête du champ de panneaux solaires et la capacité de batterie
associée à partir des besoins électriques de l’utilisateur d’une part, des données d’ensoleillement
du site, du prix et de la qualité des composants dont on peut disposer sur le marché d’autres
part.

Pour bien concevoir une installation solaire photovoltaïque, il faut :

 Déterminer la quantité d’énergie nécessaire pour alimenter charges prévus en


multipliant la consommation de chacun par sa durée d’utilisation journalière et en
additionnant le tout ;
 Faire une estimation de la quantité journalière d’énergie solaire disponible sur le site ;

42
 déterminer la taille de l’ensemble de modules, du régulateur et des batteries nécessaires;

 établir un plan d’approvisionnement de tous les composants et appareillages ;

II.4.1 Quantité d’énergie nécessaire pour alimenter les composants de l’installation


frigorifique.

La puissance effective maximale de chaque appareil de l’installation, l’Energie est donnée par
la relation :

𝑬 = 𝑷𝒆𝒇𝒇 × 𝒕 (𝑰𝑰. 𝟑𝟒)

 E : Energie Journalière en Wh/j ;

 Peff : Puissance de la charge en W ;

 t : temps de fonctionnement en heure ;

II.4.2 Détermination de la taille des composants

II.4.2.1 La puissance crête

La puissance des panneaux photovoltaïque s’exprime en Watt-crête. Ce qui correspond à la


puissance en Watt que fournirai un panneau si celui était mis dans les conditions normales de
fonctionnement à savoir. Une température de 25°C sous un éclairement de 1000W/m2. La
formule permettant de calculer la puissance crête d’une installation est donnée par :

𝑬
𝑷𝒄 = (𝑰𝑰. 𝟑𝟓)
𝑲×𝑮

 Pc : Puissance crête de l’installation en Watt-crête;

 K : facteur de correction prenant en compte les différents rendements; K=0,65 pour des
installations avec batterie ;

 G : irradiation globale en KWh/m2/j;

43
II.4.2.2 Dispositions des modules

 En série (Ns)

Elle prend en compte la tension d’utilisation et la tension d’un module. Pour notre cas spécifique
nous avons choisi des modules de 48V ayant la même valeur que la tension d’utilisation c'est-
à-dire la tension à l’entrée de notre onduleur.

𝑼
𝑵𝒔 = (𝑰𝑰. 𝟑𝟔)
𝑼𝒎𝒐𝒅

 Ns : nombre de modules en série ;

 U : tension d’utilisation en Volt;

 Umod : tension des modules photovoltaïque en volt;

 En Parallèle (Np)

𝑷𝒄
𝑵𝑷 = (𝑰𝑰. 𝟑𝟕)
𝑷𝑪𝟏 × 𝑵𝒔

 Np : Nombre de modules en parallèle ;

 Pc1 : Puissance crête d’un module PV en Watt-Crête;

II.4.2.2 détermination de la capacité de stockage

On utilise le plus souvent les équipements électriques après le crépuscule, alors que le module
photovoltaïque ne produit plus d’électricité. Les batteries stockent l’énergie captée pendant les
périodes d’ensoleillement pour la restituer la nuit et en période nuageuse. Il existe divers types
et tailles de batteries. Le choix doit tenir compte à la fois des besoins et du budget de
l’utilisateur. La longévité des batteries dépend de la qualité de l’entretien et des contrôles
effectués.

La détermination du parc batterie est réalisée à partir de la prise en compte du nombre de jours
d'autonomie à assurer dans des conditions de production nulle.

Les corrections suivantes sont à apporter :

 correction due à la profondeur de décharge limitée entre 50% et 80% selon le


constructeur (dM) ;

44
 correction due au rendement énergétique de la batterie (~ 80% voire plus) : ηacc
 Nombre de jour d’autonomie de la batterie (Nj) ;
𝑬 × 𝑵𝒋
𝑪= (𝑰𝑰. 𝟑𝟖)
𝑽𝒂𝒄𝒄 × 𝜼𝒂𝒄𝒄 × 𝒅𝒎
II.4.2.3 choix du régulateur

La quantité d’énergie fournie par les modules photovoltaïques est limitée. Il faut donc que la
demande énergétique des charges (éclairages et appareils) ne soit pas supérieure à la quantité
d’énergie fournie par le panneau. Le régulateur de charge empêche la surcharge ou la décharge
profonde des batteries, prévenant ainsi tout risque de dommage aux batteries et à l’ensemble de
l’installation. Il peut également signaler les dysfonctionnements du générateur ou de la batterie.

Les onduleurs convertissent le courant continu fourni par les batteries en courant alternatif
nécessaire à l’alimentation de nombreux appareils ou équipements. Le régulateur de charge et
l’onduleur doivent être parfaitement adaptés au système.
Puissance régulateur (Preg) est intimement liée à la puissance efficace de l’installation. Elle
obéit à la relation :
𝑷𝒓𝒆𝒈 ≥ 𝑷𝒆𝒇𝒇 (𝑰𝑰. 𝟑𝟗)
L’Intensité du régulateur est donnée par :
𝑷𝒄
𝑰𝒓𝒆𝒈 ≥ (𝑰𝑰. 𝟒𝟎)
𝑼
II.4.2.4 Section des câbles

La résistance d’un câble et le courant circulant dans ce câble occasionne une chute de tension
dans le câble. Alors la chute de tension maximum autorisée est de 2 % de la tension de départ
qui est de 2.4V pour notre système de 48V. La résistance d’un câble selon la loi d'Ohm est
fonction de sa résistivité, sa longueur et sa section.

Le dimensionnement de la section des câbles doit être réalisé de la façon suivante :


 Détermination du courant maximum qui passe dans le câble:
 détermination de la longueur vraie du câble entre la batterie et le contrôleur de charge
(et non de la distance approximative) :
On peut donc utiliser la formule :
𝑳 × 𝑰𝒎𝒂𝒙
𝑺= (𝑰𝑰. 𝟒𝟏)
𝟔𝟎
 S:section des câbles en mm2

45
CHAPITRE III: RESULTATS INTERPRETATION ET DISCUSSION
SCIENTIFIQUE

Notre objectif est de créer une enceinte refroidie à une température minimale comprise entre
0°C et 10°C. Dans cette partie nous présentons les résultats obtenus à l’issu de la phase d’étude.

III.1. Disposition constructives

III.1.1 Conditions aux températures

La figure 11 nous permet d’avoir la température ambiante et l’humidité relative de la ville de


Maroua

𝑻𝒆 = 𝟑𝟕°𝑪; 𝝋𝒆 = 𝟒𝟓, 𝟓%; 𝒉𝒆 = 𝟖𝟐𝑲𝑱/𝑲𝒈

Pour l’enceinte à refroidir nous avons

𝑻𝒊 = 𝟎°𝑪; 𝝋𝒊 = 𝟗𝟎%; 𝒉𝒊 = 𝟕, 𝟓 𝑲𝑱/𝑲𝒈

NB: connaissant la température du milieu et l’humidité relative, l’enthalpie massique est obtenu
par simple projection sur le diagramme de Mollier de la figure 22 annexe B.

 Plancher bas (Sol)

L'installation est directement placée sur le sol. La température du sol supposée constante est
égale à 18°C. Pour des soucis de sécurité nous prenons Tl = 20°C. Ainsi on a : ∆Tl=20°C ;
 Plancher haut (Plafond)
Notre plancher haut sera installé sous un faux plafond ainsi l'isolation ne sera pas exposée
directement à l'insolation. Dans ce cas la température à retenir est celle de l'air, majorée de 5°C
environ selon que la toiture est ou non isolée thermiquement, que la ventilation naturelle ou
accélérée du comble est plus ou moins bien assurée[5].
La température de l'air ambiante majorée de 5°C nous donne Ta = 42°C. De ce fait: ∆Ta= 42°C ;
 Murs ou parois verticales
On doit faire la différence entre ceux exposés au soleil, sud et ouest, et les autres pour tenir
compte par une majoration de 5 à 10°C sur la température ambiante de l'insolation pendant
quelques heures par jour.
A partir de ∆T différents, on calcule donc des épaisseurs différentes selon l'exposition.

46
Par souci d'uniformisation, de faciliter l'assemblage des panneaux et leurs approvisionnements
on adopte une épaisseur unique pour toutes les parois verticales. Pour ce faire, on arrondit (au-
dessus) les épaisseurs calculées, en fonction des épaisseurs courantes des panneaux.
Majorée d'une température de 5°C par rapport à la température ambiante, la température d'une
paroi ensoleillée serait de Tv = 42°C. Ainsi on a: ∆Tv=Tv-Ti=42°C

III.1.2 Epaisseurs des isolants

Telle que présenté sur la figure 14, l’installation sera montée sur une charpente métallique en
acier sur lequel nous fixerons des panneaux préfabriqués fait à base d’un isolant en
polyuréthane.

Figure 14: Charpente métallique

En général, les épaisseurs sont calculées en fonction d'une déperdition maximum admise sous
forme d'un flux thermique surfacique ou d'un coefficient de transmission thermique imposé KI.
L'importance relative de cette déperdition dans le bilan frigorifique dépend du genre
d'installation.
Hypothèse
Pour un avant-projet, on peut fixer un flux thermique surfacique identique pour toutes les parois
et de valeur comprise entre 6 et 12 W/m2. Elle est fixée à 8 W/m2 pour les chambres froides
positives K' =8 W/m2

47
Ayant les coefficients de conductivité thermique et les différences de température, les résultats
obtenus en considérant comme isolant la mousse de polyuréthane, on a les épaisseurs suivantes.

 Epaisseur du dallage
𝟎, 𝟎𝟐𝟒 × 𝟐𝟎
𝒆𝒍 = = 𝟔𝟎𝒎𝒎
𝟖
 Epaisseur du plancher haut
𝟎, 𝟎𝟐𝟒 × 𝟒𝟐
𝒆𝒂 = = 𝟏𝟐𝟔𝒎𝒎
𝟖

 Epaisseur des murs


𝟎, 𝟎𝟐𝟒 × 𝟒𝟐
𝒆𝒗 = = 𝟏𝟐𝟔𝒎𝒎
𝟖
Le choix des épaisseurs de ces parois se faisant sur la base du coefficient de transmission
thermique, calculons ce dernier. Pour ce faire nous utilisons les épaisseurs obtenues ci-dessus.
Après les calculs le choix des épaisseurs des parois se fera avec le tableau 15 et 16, annexe A.
𝟏
𝑲=
𝟏 𝒆 𝟏
+∑ 𝒏+
𝒉𝒊 𝝀𝒏 𝒉𝒆

 Coefficient de transmission thermique des murs

𝟏
𝑲= = 𝟎, 𝟏𝟖𝟓 𝑾/𝒎𝟐. 𝑲
𝟎, 𝟏𝟐𝟔
𝟎, 𝟎𝟔 + 𝟎, 𝟎𝟐𝟒 + 𝟎, 𝟏𝟐

D'après le tableau 15, on a : ev =100mm et Kv = 0,19 W/m2.K


La porte étant sur l'une des parois verticales, elle a donc d'après les calculs pour coefficient de
transmission thermique K = 0,196 W/m2.K. Ceci nous conduit à une porte ayant une épaisseur
de 100 mm voir tableau 15.
 Coefficient de transmission thermique du plancher haut
La partie supérieure de l'entrepôt étant muni d'un « faux plafond» on a :
𝟏
= 𝟎, 𝟏𝟐𝒎𝟐 . 𝑲/𝑾
𝒉𝒆
Voir tableau 12, Annexe A
𝟏
𝑲= = 𝟎, 𝟏𝟖𝟓 𝑾/𝒎𝟐. 𝑲
𝟎, 𝟏𝟐𝟔
𝟎, 𝟎𝟔 + 𝟎, 𝟎𝟐𝟒 + 𝟎, 𝟏𝟐

48
Donc d'après le tableau 12, les caractéristiques du plafond haut sont:

ea= 100mm ; Ka== 0, 19 W/m2.K


La partie inférieure de l'entrepôt étant en contact avec le sol on a :
𝟏
= 𝟎, 𝟏𝟐𝒎𝟐 . 𝑲/𝑾
𝒉𝒆
Voir tableau 12, Annexe A
𝟏
𝑲= = 𝟎, 𝟑𝟕 𝑾/𝐦𝟐. 𝐊
𝟎, 𝟎𝟔
𝟎, 𝟎𝟔 + 𝟎, 𝟎𝟐𝟒 + 𝟎, 𝟏𝟐

Ainsi on a: el= 50 mm et Kl = 0,37 W/m2.K

III.1.3. Détermination des dimensions de l'entrepôt

Les dimensions de la chambre dépendent de la masse des denrées à entreposer, des passages et
des espacements à respecter entre les caisses palettes etc.
A partir de la masse des denrées ou contenance, il nous est possible de déterminer l'air de la
chambre froide. Les résultats obtenus en appliquant la formule (II.6) du chapitre précédent nous
donne A = 6,34 m2.
Les tableaux 17 et 18, Annexe A nous permet d'avoir de et η0.
M = 3000 kg ; Hg = Hauteur de gerbage= 1, 5 m ; de = 450 kg/m ; η0= 0,7
Connaissant l'aire de la chambre froide, nous fixons la longueur et la largeur. Concernant la
hauteur, elle doit être supérieure à la hauteur de gerbage.
Le tableau 1 ci-dessous nous donne les dimensions internes et externes de la chambre froide en
mètres.
Tableau1 : Dimension de la chambre froide

Dimension intérieures (m) Dimension extérieures (m)


Longueur L 3,0 3,10
Largeur l 2,10 2,20
Hauteur h 2,10 2,27
S1=L*h 6,30 7,037
S2=l*h 4,41 5
A=L*l 6,30 6,82
V=L*l*h 13,23 15,48

49
La figure 15 nous présente la chambre froide avec isolant fait à base de la mousse de
polyuréthane fixée sur la charpente métallique.

Figure 15: assemblage des panneaux isolants sur la charpente métallique

III.2. Bilan Frigorifique

Dans cette partie, nous appliquons les formules énumérées dans la partie liée au bilan
frigorifique du chapitre précédent.

II12.1. Calcul des charges thermiques externes

III.2.1.1. Quantité de chaleur journalière par transmission à travers les parois (Qtr)

On procède à ce calcul paroi par paroi, c'est-à-dire, d'abord les quatre parois verticales puis le
plancher haut (toiture) et enfin le plancher bas. Par application de la formule (II.8) on obtient :
𝑸𝒕𝒓 = [𝟐 × 𝟎, 𝟏𝟗(𝟔, 𝟑 + 𝟒, 𝟒𝟏) × 𝟒𝟐 + (𝟎, 𝟏𝟗 × 𝟒𝟐 + 𝟎, 𝟑𝟕 × 𝟐𝟎)]

𝑸𝒕𝒓 = 𝟎, 𝟏𝟖𝟕𝑲𝒘

50
III.2.1.2. Quantité de chaleur journalière par renouvellement d'air (Qre)

En général dans les chambres froides, il est prévu de renouveler plus ou moins l'air ambiant,
c'est-à dire de remplacer une partie de l'air de la chambre froide par l'air extérieur dont la
température est supérieure à celle de l'air de la chambre froide. Cette quantité d'air neuf admise
doit être refroidie de la température extérieure à la température de la chambre froide et constitue
donc une charge thermique considérable.
La température intérieure étant égale à 0°C, nous avons une chambre froide positive,
𝟕𝟎
𝒏= ≈ 𝟐𝟎
√𝟏𝟑, 𝟐𝟑

𝑽 = 𝟏𝟑, 𝟐𝟑𝒎𝟑; 𝝆𝒂𝒂 = 𝟏, 𝟐𝟗𝟑𝑲𝒈/𝒎𝟑

D’après la formule (II.14), la chaleur due au renouvellement d’air vaut :

𝟐𝟎 × 𝟏𝟑, 𝟐𝟑 × 𝟏, 𝟐𝟗𝟑 × (𝟖𝟐 − 𝟕, 𝟓)


=
𝟖𝟔𝟒𝟎𝟎

𝑸𝒓𝒆 = 𝟎, 𝟐𝟗𝟓𝑲𝒘

III.2.1.3. Charges dues à l'ouverture des portes (Qop)

Ces charges sont négligées dans le cas de petites chambres froides ne comportant qu'une seule
porte car elles sont prises en compte dans le calcul des charges dues au renouvellement d'air.
Par conséquent, étant donné que notre chambre froide est munie d'une seule porte alors ces
charges sont négligeables dans notre cas.

III.2.2 Charges thermiques internes

III.2.2.1 Charges thermiques internes indépendantes des produits entreposés

III.[Link] Charge thermique due à l'éclairage

Les luminaires de la chambre froide classique doit pouvoir résister au froid, à l'humidité, être
étanches à l'eau, être protégés des contacts avec tous objets et être insensibles aux effets de la
poussière.
L'éclairement nominal habituellement prévu oscille entre 60 et 100 lux ce qui fait que l'on peut
adopter une charge thermique d'environ 6 W/m² au sol et le temps de fonctionnement de nos

51
luminaires est de 5h/j pour un total de 2 luminaires de 18W de puissance nominale chacune
dans la chambre froide. L’application de la formule (II.18) nous donne :
𝟐 × 𝟏𝟖 × 𝟓
𝑸𝒆𝒄 =
𝟐𝟒

𝑸𝒆𝒄 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟕𝟓 𝑲𝒘

III.[Link] Charge thermique due aux personnes (Qpe)

Le nombre de personnes dans la chambre froide s'élève à 3. Les deux manutentionnant des
caisses et l'une d'elle faisant office de contrôleur. Donc 2 d'entre eux feront un travail moyen
pendant une durée de 2heure par jour et l'un un travail léger pendant une heure par jour.
Le métabolisme d'une personne en activité dans une chambre froide est lié à la température
intérieure de celle-ci.
Pour le choix de 𝒒𝒑 le tableau 17 en annexe A. nous permet d’avoir les données suivantes :
 pour une personne faisant un travail moyen q = 273 W
 pour une personne faisant un travail léger q = 233 W
L’application de la formule (II.19) nous donne la charge due aux personnes :

𝟐𝟑𝟑 × 𝟏 + 𝟐 × 𝟐𝟕𝟑 × 𝟐
𝑸𝒑𝒆 =
𝟐𝟒

𝑸𝒑𝒆 = 𝟎, 𝟎𝟓𝟓 𝑲𝒘

III.[Link] Charge thermique due au matériel roulant

La chambre disposera d’un transpalette pour monter et décharger les aliments entreposés, sa
puissance est de 1KW. L’application de la formule (II.20)

𝟏 × 𝟏𝟎𝟎𝟎 × 𝟏
𝑸𝒎𝒓 =
𝟐𝟒

𝑸𝒎𝒓 = 𝟎, 𝟎𝟒𝟏𝑲𝒘

52
III.2.3.1. Charges dépendantes des produits entreposés

III.[Link]. Charge due aux denrées entrantes (Qde)

Cette charge résulte de ce que les produits introduits dans la chambre froide se trouvent presque
toujours à une température supérieure à la température de la chambre froide et qu'ils dégagent
donc une certaine quantité de chaleur aussi longtemps que leur température n'est pas tombée à
la température d'entreposage.
Devant la difficulté de gérer les chaleurs massique ou les enthalpies des nombreuses variétés
de produits à conserver dans notre chambre froide, nous avons fait recours aux logiciels de
calculs des charges frigorifiques dénommées « CF ». Il nous suffisait d’insérer les différentes
variantes de produits contenu dans le tableau, ainsi que le tonnage dans la base de données du
logiciel pour avoir Qde. Notons que le logiciel « CF » tel que présenté sur la figure 16 et 17
prend également en compte les charges due à la respiration et à la fermentation.

Figure 16: Quelques variantes de denrées à entreposer

53
Figure 17: Calcul des charges liées aux denrées alimentaires

Ainsi nous avons obtenu


𝑸𝒅𝒆 = 𝟑, 𝟎𝟐𝑲𝒘

III.[Link]. Puissance frigorifique intermédiaire

La puissance frigorifique intermédiaire est la somme des différentes charges unitaires


précédemment calculées. Elle est la puissance intermédiaire que l'évaporateur devra assurer afin
de couvrir la charge intermédiaire. D’après la formule (II.28) on a :
𝑸𝒊𝒏𝒕 = 𝟎, 𝟏𝟖𝟕 + 𝟎, 𝟐𝟗𝟓 + 𝟎, 𝟎𝟎𝟕𝟓 + 𝟎, 𝟎𝟓𝟓 + 𝟎, 𝟎𝟒𝟏 + 𝟑, 𝟎𝟐
𝑸𝒊𝒏𝒕 = 𝟑, 𝟔 𝐊𝐰
Si l'on désigne par tinst, la durée de fonctionnement de l'installation frigorifique en heure par
jour (h/j), la puissance frigorifique intermédiaire de l'évaporateur d’après la formule (II.29) sera
alors:
𝟐𝟒 × 𝟑, 𝟔
𝐏𝒊𝒏𝒕 =
𝟐𝟎

𝐏𝒊𝒏𝒕 = 𝟒, 𝟑𝟐𝑲𝒘

III.[Link]. Charge thermique due aux moteurs des ventilateurs des évaporateurs

Dans les chambres froides modernes, on utilise toujours des évaporateurs équipés d'un ou
plusieurs ventilateurs ce qui permet un brassage et une circulation efficaces de l'air. Chaque
ventilateur est entraîné par un moteur électrique qui dégage de la chaleur qui s'ajoute à la chaleur
dégagée par les différentes autres sources.

Etant donné que le calcul de la charge due aux moteurs des ventilateurs nécessite donc de
connaître le nombre et le type d'évaporateurs prévus. Or, ces informations ne seront

54
normalement connues qu'une fois le bilan frigorifique établi. C'est pourquoi l'on procède dans
un premier temps à la détermination provisoire du nombre et du type d'évaporateurs à prévoir,
cette détermination faisant l'objet d'une vérification ultérieure, une fois la charge thermique
totale effective connue. Dans cette démarche, nous obtenons par application de la formule
(II.30).
𝑷𝒑𝒓𝒆𝒗 = 𝟓, 𝟐 𝑲𝒘
D’après la formule (II.31), la charge due aux moteurs est donc :
𝟑 × 𝟏𝟒𝟓 × 𝟏𝟔
𝑸𝒗𝒆𝒏𝒕 =
𝟐𝟎
𝑸𝒗𝒆𝒏𝒕 = 𝟎, 𝟑𝟒𝟖 𝑲𝒘

n = nombre de moteurs de ventilateurs = 3 ; P = Puissance de ventilateur considéré = 145 W ;


tevap = durée de fonctionnement des évaporateurs = 16 h/J

III.[Link] Charge thermique due aux résistances de dégivrage

Il existe différents systèmes de dégivrage d'un évaporateur mais dans notre cas on a un kit de
dégivrage électrique ayant les caractéristiques suivantes: Pelec =1800 W avec une tension de
230 V.
D’après la formule (II.32), la charge due aux résistances électriques est alors :
𝟐 × 𝟏𝟖𝟎𝟎 × 𝟐
𝑸𝒅𝒆𝒈 =
𝟏𝟔

𝑸𝒅𝒆𝒈 = 𝟎, 𝟒𝟓 𝑲𝒘

III.[Link] Contrôle de la puissance frigorifique effective Qo de l'évaporateur

Précédemment, nous avions trouvé une puissance frigorifique intermédiaire, Si l'on ajoute à
cette valeur :
 La charge due au moteur des ventilateurs
 La charge due à la résistance de dégivrage
On obtient alors la puissance effective de l'évaporateur à savoir:

𝑷𝒆𝒇𝒇 = 𝟒, 𝟒𝟏 + 𝟎, 𝟑𝟒𝟖 + 𝟎, 𝟒𝟓 = 𝟓, 𝟐𝟎𝟖 𝑲𝒘


L’écart entre la puissance effective de l’évaporateur et la puissance prévisionnelle est de l’ordre
de 8%. Pour la sélection des évaporateurs, des coefficients de sécurité allant de 15 à 50%

55
peuvent être adopté. Ainsi, pour le choix des équipements nous majorons cette puissance
frigorifique effective de 15%. Donc en définitive, la puissance frigorifique est de :
𝑷𝒆𝒇𝒇 = 𝟔 𝑲𝒘

Figure 18: Vue en coupe d’une installation Frigorifique [5]


Tel que présenté au chapitre 2, le choix de l’évaporateur est fonction de la température
d’évaporation qui est de 0°C, de l’ouverture des ailettes (4,5mm), de la surchauffe de 5% au
niveau de l’évaporateur. Ainsi comme le présente la figure 18 nous avons opté pour un
évaporateur doté de trois ventilateurs et qui sera fixé sur le plancher haut de l’enceinte frigorifié.

Le condenseur est choisi en fonction de la température de condensation et de la température


ambiante.

Le compresseur est fixé également selon suivant les paramètres tels que le taux de compression,
le diamètre d’alésage, le rendement, la pression, la température, la puissance.

Toutefois dans le cadre de nos travaux, nous avons fait recours aux catalogues du constructeur
NHI Industrie pour le choix de nos équipements relativement à nos besoins spécifiques.

La figure 19 présente les évaporateurs que nous fixons au niveau du plancher haut.

56
Figure 19: disposition de l’évaporateur dans l’enceinte

Les denrées alimentaires seront disposées sur des étagères telle que présentée sur la figure 20

Figure 20: disposition des étagères dans l’enceinte

57
III.3 Dimensionnement du système Photovoltaïque

II.3.1 Quantité d’énergie nécessaire pour alimenter les composants de l’installation


frigorifique.

Comme obtenue lors du dimensionnement de notre chambre froide, notre champ


photovoltaïque devra supporter une charge de 6 Kw pendant une durée de 18h par jour. Les
résultats obtenus par calcul à partir du logiciel de référence Retscreen .4 nous donne :

Une Energie journalière de valeur :

𝑬 = 𝟏𝟎𝟖 𝑲𝒘𝒉/𝒋

Et une production d’électricité annuelle de :

𝑬𝒂 = 𝟑𝟖, 𝟖𝟖𝑴𝑾𝒉/𝒂𝒏
III.3.2 Détermination de la taille des composants

La détermination de la taille des composants passe avant tout par l’étude des données
d’ensoleillement du site. Le tableau 2 nous permet de localiser notre zone d’étude et d’exploiter
ses données

Tableau 2: Données météorologique de la ville de Maroua (source Retscreen.4)

Lieu des
données Lieu du
Unité climatiques projet
Latitude ˚N 10,6 10,6
Longitude ˚E 14,3 14,3
Élévation m 394 394
Température extérieure de calcul de chauffage °C 19,7
Température extérieure de calcul de climatisation °C 37,0
Amplitude des températures du sol °C 16,7

58
Le tableau 3 présente les valeurs de l’ensoleillement mensuel de la ville de Maroua sur une
année.

Tableau 3: ensoleillement de la ville de Maroua (source Retscreen.4)

Rayonnement
Rayonnement solaire solaire quotidien -
Mois quotidien - horizontal incliné
kWh/m²/j kWh/m²/j
Janvier 5,61 6,24
Février 6,24 5,98
Mars 6,56 5,09
Avril 6,31 3,86
Mai 5,96 3,03
Juin 5,50 2,65
Juillet 5,03 2,63
Août 4,85 2,95
Septembre 5,34 3,84
Octobre 5,70 5,06
Novembre 5,85 6,30
Décembre 5,56 6,49
Annuel 5,70 4,50
Mesuré à 10m

L’ensoleillement est un préalable dans tout processus d’installation des systèmes solaire
photovoltaïque dans le cas spécifique de la ville de Maroua, cette valeur d’ensoleillement oscille
entre 4,85 et 6,56 Kwh/m2/j ce qui représente entre 4 et 7 heures d’ensoleillement par jour et
qui se révèle assez prolifique. On peut clairement apprécier son évolution à travers la figure 21.
Ceci se justifie de par sa position géographique présente au tableau2 et qui positionne la zone
dans la partie tropicale.

59
Rayonnement solaire quotidien - horizontal
kWh/m²/j
7

Figure 21: variation mensuelle de l’ensoleillement dans la ville de Maroua

60
Tableau 4: Récapitulatif de l’installation Photovoltaïque (source Retscreen)

Photovoltaïque
Type mono-Si
Capacité électrique kWc 28
Fabricant Apin Solar
Modèle mono-Si - SPP280
Rendement % 14,4%
Méthode de contrôle Fixe
Pertes diverses % 7,0%
Facteur d'utilisation % 12,0%
Nombre de panneaux en série 4
Nombre de panneaux en parallèle 25
Nombre total de panneaux 100
Tension panneau 24V
Système de positionnement solaire Fixe
Inclinaison ˚ 12
Azimut ˚ 0,0
Onduleur
Capacité kW 6
Rendement % 90%
Pertes diverses % 3%
Tension d’utilisation V 96
Accumulateurs
Nombre de jours d'autonomie j 1,0
Tension V 24,0
Rendement % 80%
Niveau maximal de décharge % 60%
Méthode de contrôle de la température Ambiant
Réduction moyenne de la capacité due à la température % -0,4%

Capacité unitaire Ah 250


Capacité total Ah 7500
Nombre de batterie en série 4
Nombre de batterie en parallèle 8

61
Le champ solaire sera installé tout pres de la chambre froide. Les cables électriques du champ
solaire seront introduites dans des gaines annelées et transportés vers un local qui sera construit
et prévu pour abriter les batteries de stockage, l’onduleur et tous les élements de raccordement
et de protection électriques(figure 22).

Figure 22: Vue panoramique de l’installation

III.3.2 Analyse Financière

Nous présentons dans cette partie financière sous forme de tableau, les couts des équipements
relatifs à l’installation frigorifique, à l’installation solaire et à la partie génie civil.

III.3.2.1 Coûts d'investissement de l'installation frigorifique

Dans la partie frigorifique, nous présentons uniquement dans le tableau 5, les équipements
principaux à savoir l’évaporateur, le groupe de condensation doté d’un compresseur semi
hermétique. Les caractéristiques de ses équipements étant présentes en Annexe B.

62
Tableau 5: Couts des équipements de l’installation frigorifiques

Evaporateur NH145-5
1 Euro P.U HT(Euro) P.U TTC(Euro) Nombre P.T TTC (Fcfa)
656 1928,4 2306,4 1 1512993
Groupe de condensation SA0,4 ,4A-Y 3CV
1 Euro P.U HT(Euro) P.U TTC(Euro) Nombre P.T TTC (Fcfa)
656 3374,33 4962,24 1 3255233
Cout Total 1 (CT1) 4768226

III.3.2.2 Coûts d'investissement de l'installation solaire

Le tableau 6 nous présente les couts des produits solaires que nous avons utilisés et notons que
les prix considérés sont ceux recueillis auprès de l’entreprise Camerounaise INGENIUM
SOLAR ENERGY.

Tableau 6: Coût des équipements solaire

Module PV 280Wc/36V
Wc Prix du Wc P.U TTC(Fcfa) Nombres P.T TTC (Fcfa)
280 900 252000 100 25200000
Convertisseur 96V/6000W
Onduleur chargeur P.U TTC(Fcfa) Nombres P.T TTC (Fcfa)
1800000 1 1800000
Batteries étanche 24V/250Ah
Batteries de types Gel P.U TTC(Fcfa) Nombres P.T TTC (Fcfa)
400000 32 12800000
Cout total 2 (CT2) 44568226

Nous constatons que le cout de l’installation solaire est assez onéreux à l’installation ce qui est
dû au manque de subvention appliquées aux équipements solaire mais également dû à l’absence
d’industries de fabrication locale des équipements solaire photovoltaïque.

63
III.3.2.3 Coûts de construction des bâtiments

Le cout des bâtiments comprend à la fois la construction du local d’entreposage, la dalle


sur laquelle repose la chambre froide, la construction des poteaux, la fixation des supports
panneaux aux sols, le chevronnage, les toitures, la construction du local devant abriter les
batteries et le convertisseur ainsi que tous les éléments de raccordement électriques.

Tableau 7: Coût de construction des bâtiments

Construction de chambre froide avec mise en place des isolants 3000000


Construction du dallage, des poteaux 450000
Construction du local de raccordement électrique 400000
Chevronnage et fixation des toitures 420000
Coulage massif pour fixation des panneaux 300000
Cout total 3 (CT3) 4570000

III.3.2.4 Total des couts à mettre à dispositions (Ctd)

Le tableau 8 présente le cout total à mettre à disposition pour la mise en œuvre de l’installation.
Elle est obtenue en effectuant la somme des couts élémentaires liés à la partie frigorifique, la
partie installation solaire et la partie construction du génie civil.

Tableau 8: Bilan financier

Total des couts à mettre à disposition


CT1 4768226
CT2 44568226
CT3 4570000
Cout total du projet (FCFA) 53906452

Le projet dans sa globalité s’estime à un montant de cinquante trois million neuf cent six mil
quatre cent cinquante deux francs CFA

64
III.2. comparaison entre l’énergie PV et le groupe électrogène

Le tableau 9 nous présente une analyse économique comparée entre notre installation solaire
photovoltaïque et un groupe électrogène qui fournirai la même puissance.

Tableau 9: comparaison installation solaire photovoltaïque et un groupe électrogène de


même puissance.

PV (2800Wc) Groupe Monnaie


Electrogène
(7KVA)
Année 1 combustibles 0 4860000 FCFA/an
Entretien 35000 300000 FCFA/an
Réparation 180000 1.200000 FCFA/an
Investissements 44568226 3500000 FCFA/an
Total frais 215000 6360000 FCFA/an
exploitation annuel
Total frais 44783226 9860000 FCFA/an
exploitation annuel
+ investissement
TRI (Temps de Retour sur Investissement) 4ans 7mois

Cette étude révèle tout l’intérêt du projet dans sa globalité. Bien que l’installation solaire
photovoltaïque représente le cout le plus élevé du projet à l’installation, elle est néanmoins plus
rentable qu’une autre source d’énergie utilisant le fuel tel que le groupe électrogène. Au bout
de quatre ans et sept mois la balance penche vers la gratuité du solaire.
Le tableau 10 nous présente les critères sur lesquels nous nous sommes appuyés pour mener à
bien notre étude comparaison.

65
Tableau10: Critère d’étude économique

PV GE
Entretien -Nettoyage des panneaux - niveau d’huile
-Serrer les cosses - remplir le carburant/jour
-Main d’œuvre - transport (365 250 Fcfa)
- main d’œuvre (30000 Fcfa)
Réparation -Changer les batteries après 10 ans -Remplacer l’huile (1l/2500
-Changer l’onduleur après 15 ans FCFA)
-Changer le régulateur après 15 ans - Remplacer les bougies trois
-Main d’œuvre fois par an (12000 FCFA/ un)
- Remplacer le groupe
électrogène une fois
(3500000FCFA)
Combustibles -Soleil (gratuit) - gasoil (675 FCFA/l)
- réservoir 20 l/16 h 7200
l/an soit 4860000FCFA /an

Dans le souci d’une meilleure prise de décision, le tableau 11 nous présente les avantages et
les inconvénients de champ solaire et celui du groupe électrogène.

Tableau 11: Comparaison entre l’énergie PV et groupe électrogène

Energie PV Groupe électrogène


AVANTAGES -Disponibilité -Moins chère
-Non polluant -Forte densité
-Gratuité de la source -Energie transportable
-Simple à installer
INCONVENIENTS -Nécessite une large surface -Cout élevé dans le long terme
-Faible densité -Problème de rupture de
-Couteuse et rentable carburant
seulement à long terme

66
CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Au terme de ce travail qui a porté sur la conception d’une chambre froide positive en
vue de la conservation des denrées alimentaires dans la ville de Maroua, il en ressort que
l’agriculture occupe une place de choix dans la vie des populations de cette ville. Mais à cause
de l’absence d’une unité de conservation de masse, une grande partie des denrées récoltées se
perdent entre le moment de leurs productions et celui de leurs consommations. Ce mémoire
s’est donc proposé d’apporter une contribution afin de permettre aux populations de développer
de façon efficace le secteur de l’agriculture dans la ville mais aussi de pouvoir importer les
aliments, les conserver dans la chambre froide et servir de pôle de ravitaillement de la localité.
La zone devant abriter le projet étant éloignée du réseau électrique, la chambre froide sera
alimentée par un champ photovoltaïque. La démarche consistait dans un premier à déterminer
les dimensions de notre entrepôt frigorifique et nous avons obtenu une surface d’entreposage
de 6,34m2, un volume de 13,23 m3.l’isolant utilisé est le polystyrène à cause de sa résistance
aux températures élevées. La deuxième étape a consisté à effectuer un bilan thermique global
du système afin de déterminer la puissance électrique des équipements du système et nous avons
obtenu une puissance de 6KW. Puissance que devra produire le champ solaire photovoltaïque
pour alimenter la chambre froide et maintenir l’enceinte à une température minimale de 0°C et
que nous avons minutieusement dimensionné. La troisième étape très déterminante a consisté
à mener une analyse financière de tout le projet et d’estimer le cout du projet au montant de
53906452 Fcfa. Une étude comparative entre le cout d’installation avec le champ solaire ou un
groupe électrogène qui produirait la même puissance nous a permis de comprendre que bien
qu’à l’installation le cout du solaire semble très onéreux , au bout de 4ans 7mois le solaire
l’emporte sur la production à partir du groupe électrogène. Toutefois des limites se font ressentir
car pour une meilleure conservation nous ne saurons faire abstraction des organes de régulation
tels que les thermostats ou les pressostats qui nous permettent de nous affranchir des
fluctuations de températures dans l’enceinte. S’ajoute à cela une maitrise des types et des
propriétés des denrées à entreposer.

67
BIBLIOGRAPHIE

[1] CHEKIROU, W. Etude et Analyse d’une machine frigorifique à compression. Thèse de


doctorat : Algérie. Université Mentouri-Constantine.2008.208P.

[2] JANOT, Y. « Les transferts thermiques » école de mines de Nancy. 2012 ; 150-170p

[3] MIMET, A. Etude théorique et expérimentale d’une machine frigorifique à, thèse de


doctorat. FPMS Mons, Belgique 1991.

[4] BONNIN. J, WILBUR. P. J et KARAKI. S, Réfrigération solaire, SCM Paris 1980.


[5] JABBOUR. N, Intégration des systèmes à absorption solaire de petites puissances aux
bâtiments – approche multifonction solaire : chauffage, ECS et rafraichissement. Thèse de
doctorat. France : Université de Lyon, 2011. P163.

[6] PAPA TANDAKHA N’DIAYE, Conception d’un entrepôt frigorifique fonctionnant à


l’Energie solaire. Mémoire. Sénégal : Université CHEIKH ANTA DIOP, 2005.

[7] BUTTI. K et PERLIN. J, A Golden Thread (2500 Years of Solar Architecture and
Technology).New York: Van Nostrand Reinhold, 1981.

[8] WEISS. W, BERGMANN. I et FANINGER. G. Solar Heating Worldwide: Markets


and contribution to Energy Supply 2004. Paris: international Energy Agency Solar Heating
and cooling Program, 2006.

[9] Weiss W.W. Solar Heating Systems for Houses - A Design Handbook for Solar
combisystems, s.l: Earthscan, 2003.

[10] Ingénierie des systèmes solaires, applications à l'habitat A.-[Link] et


[Link]
[11] [Link]
[12] [Link]
[13] [Link] products/PDF PRODUCTS [Link]
[14] [Link] [Link]
[15] [Link]

68
ANNEXE A: Paramètres de calculs des chambres froides

Tableau 12 : Résistances thermiques superficielles 1/he et 1/hi en m2.K/W des parois d’une
chambre froide [2]

Coté externe de la 1/he Coté interne de la 1/hi


paroi paroi
Cas où il est en Cas d’une chambre 0,06
contact avec l’air 0,03 froide en ventilation
extérieur mécanique.

Cas où il est en 0,12 Cas d’une chambre 0,12


contact avec un froide en ventilation
autre local naturelle.

Tableau 13: coefficients de conductibilité thermique des matériaux utilisés pour les murs des
chambres froides traditionnelles [2]

Béton Agglo Brique Brique Mortier Asphalte Bois Enduit


armé ciment creuse pleine ciment grillagé
Coefficient 1.3 0.6 0.3 0.6 0.8 0.5 0.12 0.9
de à à à
conductibilité 0.5 0.75 0.15
thermique
λ (W/m°C)

69
Tableau 14: Coefficients de conductibilité thermique de quelques isolants utilisés pour les
murs des chambres froides [2]

Fibre de verre Polystyrène Polyuréthane


Coefficient de 0,03 0,03 0,024
conductibilité
thermique
λ (W/m°C)

Tableau 15: Coefficient de transmission thermique K d'une paroi type sandwich composée
d'une âme en mousse rigide de polyuréthanne et de deux revêtements métalliques [2]

Epaisseur d’isolant Coefficient K Ecart de Utilisation jusqu'à


mur (mm) (W/m2°C) température environ °C
conseillé K
50 0,39 20 -4
75 0,26 34 -10
100 0,19 45 -20
125 0,15 56 -30
150 0,13 70 -45

Tableau 16: Coefficient de transmission thermique K d'une porte isolante de chambre froide
composée d'une âme en mousse rigide de polyuréthanne et de deux revêtements métalliques [2]

Epaisseur d’isolant Coefficient K Epaisseur d’isolant Coefficient K


mur (mm) (W/m2K) mur (mm) (W/m2K
60 0,32 160 0,12
80 0,24 180 0,11
100 0,19 200 0,10

70
Tableau 17: Densité d'entreposage [2]

Denrée concernée de Kg/m3 conditionnement


Aliments 350 Caisses
Harengs 800 Tonneaux
Morue salée 600 Caisses
Sardines 900 tonneaux

Tableau 18: Coefficient d'occupation du sol d'une chambre froide en fonction du type
d'entreposage des marchandises. [2]
Type d’entreposage η0
Entreposage de marchandises réfrigérées 0,65……0,70
palettisées à faible rotation.
Entreposage de marchandises réfrigérées 0,45……0,50
palettisées à rotation rapide.
Entreposage de marchandises congelées 0,75…....0,80
palettisées à faible rotation.
Entreposage de marchandises congelées 0,50……0,60
palettisées à rotation rapide.

71
Tableau 19: Quantité de chaleur dégagée par unité de temps par une personne relativement à
son activité dans une chambre froide [2].

Température de la Chaleur dégagée par personne par heure q en (Wh/h)


chambre froide Travail dur Travail moyen Travail léger
+10°C 372 244 186
+7°C 372 250 198
+4°C 372 256 209
+2°C 372 267 221
0°C 372 273 233
-7°C 384 314 279
-12°C 395 337 291
-18°C 407 372 326
-23°C 419 407 349

Tableau 20: Nombre et durée des périodes de dégivrage à prévoir pour différentes chambre
froide [2]

Type de chambre froide Nombre et durée des périodes


de dégivrage en min/d
Groupe I Chambre froide de produits congelés. 2*60 min/d

Chambre froide sans chauffage.


Groupe II Chambre de saumurage 4*20 min/d

Reserve à viande
Groupe III Chambre froide à fruits et légumes. 3*20min/d

Chambre froide à produits laitiers.

72
Tableau 21: Propriétés thermiques des types de produits à conserver [3] [3]

produits très sensibles au froid produits moyennement sensibles au froid

°C HR% D.P.C °C HR% D.P.C

fruit fruits

Ananas (vert) 10 à 13 85-90 2-4s mandarine 4à6 85 - 4-6s


90

Ananas (mur) 7à8 90 2-4s mangoustan 4 à 5,5 85 - 6 - 7s


90

banane (verte) 12 à 13 85 - 90 10 -20 j pastèque 5 à 10 85 - 2 -3 s


90

citron (vert) 10 à 14 85 - 90 1-4m légumes 2 à10 85- 1-2s


90

goyave 8 à 10 90 2-3s haricot vert 7à8 92 - 1-2j


95

mangue 7 à 12 90 3-7s pomme de terre (consom.) 4à6 90 - 4-8m


95

melon 7 à 10 85 - 90 1 - 12 s pomme de terre 7 à 10 90 - 2 -5 m


(industrie.) 95

pamplemousse 10 85 - 90 2 -3 m fromages

papaye 7 à 10 1-3s hollande 12 à 15 85

légumes HR: Humidité Relative

aubergines 7 à 10 90 - 95 10 j D.P.C : Durée Pratique de


Conservation

concombre 9 à 12 95 1-2j Jour : j

cornichon 13 90 - 95 5 -8 j Mois : m

gingembre 13 90 - 95 6m Semaine : s

gombo 7,5 à 10 90 - 95 1-2j NB : Les conditions de conservations peuvent varier

igname 16 85 - 90 3 -5 m pour un même produit suivant sa classe et selon

patate douce 13 à 16 85 - 90 4-7m son origine et sa variété.

poivron doux 7 à 10 90 - 95 1 -3 s

tomate (verte) 12 à 13 185 - 90 1-2j

tomate (mure) 8 à 10 85 - 90 1s

73
ANNEXE B :Diagrammes, Equipements et schema de raccordement

Figure 22: Diagramme de Mollier[7]

Figure 23: Unité de condensation avec compresseur sémi-hermétic (catalogue constructeur


NHI, Industriel)

74
Figure 24: Evaporateur à niveau de ventilation (catalogue constructeur NHI,Industriel)

Figure 25: Onduleur chargeur PWM 6000-P-SCP-96-90A [5]

75
Figure 26 : schéma de raccordement électrique de l’installation

76

Vous aimerez peut-être aussi