0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues14 pages

Régimes Variables en Électromagnétisme

Transféré par

adaletejosephine1
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
9 vues14 pages

Régimes Variables en Électromagnétisme

Transféré par

adaletejosephine1
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE 5 : REGIMES VARIABLES

Les régimes variables constituent les régimes pour lesquels les grandeurs électromagnétiques évoluent
dans le temps. Ils englobent les phénomènes d’induction, de capacité et de propagation. Ce chapitre
aborde quelques notions sur les régimes variables et l’étude des circuits linéaires passifs en régime
variable. L’étude des équations de Maxwell en régime variable sera abordée en année supérieure.

I- Notions importantes à savoir sur le régime variable


Nous avons vu qu’en régime statique les champs électrostatique et magnétostatique sont indépendants.
En régime variable ce n’est plus le cas, il y a couplage électromagnétique entre champ électrique ⃗ et
induction magnétique ⃗ d'une part et entre champ magnétique ⃗ et induction électrique ⃗ d'autre part.
Le premier couplage est à l’origine du phénomène d’induction électromagnétique.
On sait, en effet, que la variation du flux magnétique au voisinage d’un conducteur crée des effets
électriques comme la création d’une tension induite électrique aux bornes de ce conducteur et comme
la création de courants électriques induits dans un circuit électrique fermé.
Le second couplage conduit à la généralisation du théorème d’Ampère aux régimes variables. Il est
important dans l’étude des phénomènes de propagation d’ondes électromagnétiques. Une variation
temporelle de l’induction électrique engendre localement une densité de courant qui crée un champ
magnétique.
De plus en régime variable :
- Les lois de flux ne sont pas modifiées.
- Les lois concernant les circulations des champs d’excitation sont modifiées.

II- Phénomènes d’induction, de capacité et de propagation


1- Le phénomène d’induction
Un circuit filiforme au repos et parcouru par un courant invariable n’entraîne l’apparition d’aucune
. é. ou d’aucun courant dans un autre circuit filiforme au repos. Il n’en est pas de même si le courant
varie ou si les circuits en présence se déplacent l’un par rapport à l’autre : la . é. ou le courant qui
apparait est dû au phénomène d’induction. Ce phénomène entraîne l’apparition d’un champ électrique
supplémentaire (appelé champ induit) ; ce qui conduit à modifier la propriété fondamentale du champ
électrique.

2- Le phénomène de capacité
Un circuit comprenant un condensateur alimenté par une source de tension variable en fonction du temps
est parcouru par un courant variable bien que la continuité électrique soit interrompue par l’espace entre
les armatures du condensateur. Dans ce cas l’intensité du courant n’est plus conservée tout au long du
52
circuit puisqu’elle est nulle dans l’espace entre les armatures. Il n’est donc plus possible d’appliquer le
théorème d’Ampère. Pour conserver la validité de ce dernier, l’on sera amené à introduire le courant de
déplacement.

3- Le phénomène de propagation
Considérons un ensemble constitué par des circuits parcourus par des courants et par des distributions
de charge variant en fonction du temps ; cet ensemble pouvant être au repos ou en mouvement. Au
voisinage de ces distributions règnent un champ électrique et un champ magnétique. Contrairement au
cas stationnaire, ces champs ne sont pas synchrones avec les sources, c’est-à-dire qu’à un instant t donné,
ces champs dépendent des valeurs des sources à un instant antérieur qui est fonction de la distance
séparant le point d’observation des sources.
L’on exprime ce fait en disant qu’il y a propagation à vitesse finie des champs à partir des sources qui
leur donnent naissance et le retard est d’autant plus grand que le point où l’on désire connaître les champs
est éloigné des sources.

III- Approximation des régimes quasi-stationnaires (A.R.Q.S)


1- Régime transitoire
En physique, un régime transitoire est le régime d'évolution d'un système qui n'a pas encore atteint un
état stable ou le régime établi. Un régime transitoire peut apparaître lors d'une modification d'un
système. Il peut être caractérisé par un taux d'amortissement, un temps de relaxation ou encore un
facteur de qualité.
Pour un circuit électrique un régime transitoire apparaît par exemple à l'ouverture ou à la fermeture d'un
interrupteur, à la modification de la tension ou de l'intensité délivrée par un générateur, au passage d'un
signal continu à un signal périodique. Il prend la forme d'un régime apériodique, d'un régime
(apériodique) critique, ou d'un régime pseudo-périodique.

2- Régime permanent
En physique, un régime permanent est le régime d'un système stable observable après un certain temps,
lorsque le régime transitoire est éteint.
Un exemple typique de régime permanent est le régime sinusoïdal forcé d'un circuit RLC excité par un
générateur de tension sinusoïdale. Après extinction du régime transitoire, et en l'absence de non-
linéarités, la fréquence d'oscillation du circuit est égale à celle du générateur.
Dans certaines situations, si les conditions extérieures et les contraintes appliquées au système étudié
sont indépendantes du temps alors le régime permanent peut être également indépendant du temps et
être alors qualifié de stationnaire, sans que cela ne constitue un cas général.

53
3- Régime stationnaire
Un régime stationnaire est caractérisé par des grandeurs indépendantes du temps. Un circuit en courant
continu est donc en régime stationnaire.

4- Régimes quasi-stationnaires
Les régimes lentement variables, appelés aussi régimes quasi-stationnaires ou quasi-permanents,
caractérisent les situations où la propagation de l’onde électromagnétique peut être considérée comme
infinie. On néglige donc la durée de propagation d’une modification d’un bout à l’autre du dispositif.
Par exemple dans un régime quasi-stationnaire, l’intensité du courant est la même en tout point d’une
branche de circuit.

5- Approximation des régimes quasi stationnaires


En électromagnétisme, l'approximation des régimes quasi stationnaires (ARQS, on parle aussi
d'ARQP pour « permanents » au lieu de « stationnaires ») consiste à considérer comme négligeable le
temps de propagation des ondes électromagnétiques devant la période du signal.

Remarque :

- La loi des nœuds est valide dans le cadre de l’ARQS


- Les lois de la magnétostatique se généralisent aux cas des régimes quasi-stationnaires.
- Le théorème d’Ampère et la loi de Biot et Savart sont encore valides.

IV- Etude des circuits linéaires passifs en régime variable

Nous allons étudier ici des dipôles linéaires passifs R-L ; R-L-C en régime variable (en restant dans le
cadre de l'ARQS, ce qui exclut les phénomènes de propagation).

1- Rappels
Considérons les figures 1, 2 et 3 ci-dessous où les éléments , et sont supposés parfaits.

54
Pour les conventions d'orientation,

= . ; = ; =

La résistance suit la loi d'Ohm. La figure 2 correspond à la charge du condensateur. Dans le cas d'une

décharge, q décroît, = − , le courant change de sens pour une polarisation donnée du condensateur.

Dans une inductance, naît une . é. . induite donnée par la loi de Faraday : =− , en opposition

sur le courant (loi de Lenz).

2- Généralités
Considérons un réseau linéaire constitué d’éléments , et et soumis à une source de tension ou de
courant variable. Le réseau étant linéaire, l’´evolution de toute grandeur électrique (intensité, tension,
charge d’un condensateur. . .) notée ( ), est décrite par une équation différentielle linéaire à coefficients
constants de la forme :

+ ⋯+ + + = ( )

où l’ordre n de l’équation différentielle définit l’ordre du circuit.


- Le second membre de l’équation est lié à la présence du générateur. On parle du terme
d’excitation.
- Le terme de gauche est caractéristique du dipôle et les constantes ne dépendent que des
éléments constituants le dipôle.
- On établit en mathématiques que la solution de l’équation différentielle est la somme de deux
grandeurs :
( )= ( )+ ( )
( ) désigné la solution de l’équation homogène (sans second membre) et représente le régime
libre c’est à dire la réponse du dipôle en l’absence de source. Les solutions de l’équation
homogène sont de la forme où est un nombre réel ou complexe solution de l’équation
caractéristique.
( ) désigne la solution particulière et représente le régime forcé. Le régime forcé a la même
forme que le terme d’excitation. Notez bien que le régime forcé est indépendant des conditions
initiales.
Si les racines de l’équations +⋯+ + + = 0 sont distinctes, la solution
est :

( )= exp( )

55
On détermine les constantes d’intégration grâce aux conditions initiales qui s’obtiennent en
respectant les règles de continuité.
Ces conditions découlent du fait que la puissance électrique est finie.
i. Dans une branche contenant un condensateur, la tension aux bornes du condensateur est une
fonction continue du temps.
ii. Dans une branche contenant une bobine, l’intensité électrique la traversant est une fonction
continue du temps.
Nous étudierons les circuits d’ordre 1 et d’ordre 2.

3- Circuit R-L
On étudie le circuit RL soumis à une tension e(t), on s’intéresse à l’allure de l’intensité dans le circuit et
à la tension aux bornes de la bobine. On considère de plus que la bobine est idéale (Voir figure ci-
dessous).

3.1- Equation différentielle


On a la résistance R aux bornes de laquelle la ddp vaut Ri et l’inductance qui se comporte comme un

générateur de . é. . =− .

La loi des mailles s’écrit :

( )= − soit ( )= +

D’où
( )
+ =

avec = , homogène à un temps et est appelée le temps caractéristique ou constante de temps du

circuit .
Cette équation différentielle est du premier ordre, le circuit RL est appelé circuit du premier ordre. Pour
obtenir la solution la générale de cette équation, on additionne une solution de l’équation homogène
associée (sans second membre) qui correspond à la réponse du circuit RL sans excitation (c’est ce que
l’on appelle le régime libre) et une solution particulière qui correspond au régime permanent.

56
On s’intéressera ici au circuit soumis à un échelon de tension, donc la tension e(t) est égale à une
constante, E pour l’établissement du courant dans la bobine et, 0 pour sa rupture.

3.2- Etablissement du courant


On doit trouver la solution à l’équation :

+ =

La solution de cette équation s’écrit :


= +

Equation homogène : + =0 a pour solution :

=
La solution particulière = puisque le second membre est constant d’où :

+ = d où =

D’où :

= + = +

Or à = 0 ; = 0 d’où =−

On a alors :

= −

Lorsque → ∞; → = : le régime transitoire s’efface et laisse place au régime permanent continu.

Son allure est représentée ci-contre. La tangente à


l’origine coupe l’asymptote en = . On peut
vérifier que la fonction i est bien continue.
Comme le montre la figure ci-contre, la constante

de temps = peut être facilement obtenue

graphiquement. Ce temps permet de caractériser la


vitesse d’établissement du courant, plus il est faible
plus le courant s’établit vite.
La durée du régime transitoire i.e., le temps au bout duquel on passe du régime transitoire au régime
permanent (temps au bout duquel le courant i est établie à 99% de sa valeurs d'équilibre I) est de l’ordre
de 5 .

La tension aux bornes de la bobine est donnée par : =

57
D’où

=
Son allure est représentée sur la figure ci-contre. La
fonction u est discontinue.
On note qu’en régime transitoire, la bobine cherche à
‘contrer’ la tension du générateur en imposant une
tension de sens opposé (loi de Lenz) alors qu’en régime
continu la bobine se comporte comme un fil conducteur
( = 0).

3.3- Rupture du courant


On doit trouver la solution à l’équation :

+ =0

La solution s’écrit : =

Or à = 0 ; = d’où =

Finalement, l’intensité dans le circuit lors de la


rupture du courant s’écrit :

Son allure est représentée sur la figure ci-contre. On


peut vérifier que la fonction i est continue.

La tension aux bornes de la bobine est

donnée par : =
D’où

=−
Son allure est représentée sur la figure ci-contre. La
fonction u est discontinue.

3.4- Aspect énergétique


Considérons le bilan des énergies depuis la fermeture du circuit jusqu’à l’établissement du courant.
Reprenons l’équation de la maille, et multiplions cette équation par idt ; nous obtenons :

( )= +

58
⟹ ( ) = +
2
⟹ ( ) = +
2 1 2
⟹ ( ) = ) + (
2
( ) représente l’énergie fournie par le générateur entre les instants t et t +dt.

est l’énergie dissipée dans la résistance R entre t et t +dt.

correspond à l’énergie emmagasinée dans la bobine.

On peut intégrer ces énergies infinitésimales sur le temps d’établissement complet du courant.
- Energie fournie par le générateur :

= =

- Energie stockée de façon magnétique dans la bobine :


1 1
= ( )=
2 2

- Énergie dissipée par effet Joule : comme la moitié de l’énergie fournie par le générateur est
stockée dans la bobine, cela signifie que l’autre moitié est dissipée par effet Joule dans le
conducteur ohmique :
1
= =
2
A la rupture du courant, la bobine restitue l’énergie précédemment accumulée au conducteur ohmique
qui la dissiper une nouvelle fois par effet Joule. Cette énergie a été stockée par la bobine sous forme
magnétique et la restitue sous forme d’énergie électrique.

4- Circuits R-L-C série


Nous allons ici étudier le régime transitoire du circuit RLC série qui comme nous allons le voir donne
naissance à des oscillations électriques.

4.1- Equation différentielle


Considérons le circuit ci-contre qui comporte en série,
une résistance, une bobine et un condensateur et qui
est soumis à une tension e(t). La bobine est supposée
idéale. On s’intéresse à la tension aux bornes du
condensateur et à l’intensité qui parcourt le circuit.

59
L’application de la loi des mailles au circuit permet d’écrire :

+ + =

Comme = , on a :

+ + =

Cette équation différentielle est une équation du second ordre à coefficient constant, le circuit RLC série
est appelé circuit du second ordre.

4.2- Etude du régime libre


Nous allons nous intéresser dans un premier temps au comportement du circuit lorsque le condensateur
a été préalablement chargé sous la tension E du générateur, et lorsqu’il se décharge dans la bobine et la
résistance.
L’équation différentielle correspondant à ce régime libre (appelé aussi régime propre) est la suivante :

+ + =

L’équation caractéristique associée à cette équation est :


1
+ +1=0 soit + + =0

Trouver les solutions de l’équation caractéristique permet de trouver les solutions de l’équation
différentielle.
Pour une meilleure résolution, nous allons utiliser des variables dites « réduite »

4.2.1-Définitions des variables réduites


L’intérêt des variables réduites est d’utiliser des variables de même dimension dans la résolution de
l’équation. On peut donc appliquer sa résolution dans n’importe quel système d’unité.

Pulsation propre
Elle correspond à la pulsation des oscillations en l’absence de "frottements" (amortissement par effet
Joule ici)

=

-1
ω0 est exprimée en rad.s , L en Henry (H) et C en Farad (F).

Facteur d’amortissement

λ est exprimé en s-1, L en H et R en Ω. Plus ce facteur sera grand, plus l’amortissement sera élevé.

60
Coefficient d’amortissement
Il peut être intéressant de travailler avec une grandeur sans dimension. On définit alors le coefficient
d’amortissement par :

Ce coefficient peut être exprimée en fonction des valeurs des composants du circuit :

=
2

Facteur de qualité
Pour caractériser un circuit, on utilise souvent une autre grandeur appelée facteur de qualité.
1
= = =

En utilisant ces variables réduites, on peut donc écrire l’équation caractéristique de la manière suivante
:
+2 + =0 ou +2 + =0
Le discriminant réduit de cette équation donne :
Δ = − ou Δ = ( − 1)
Selon le signe du discriminant, on distingue trois régimes.

4.2.2-Les différents régimes


er
1 Cas : Régime apériodique, >

Si Δ > 0 alors > , > 1⟹ > 2 ⟹ <

L’équation caractéristique admet alors deux racines négative :

=− + − et =− − −

La solution de l’équation différentielle s’écrit donc :


( )= +
On peut utiliser les conditions initiales pour déterminer les constantes A1 et A2.
La continuité de la tension aux bornes du condensateur implique que u(t = 0) = E.
La continuité de l’intensité dans la bobine implique que i(t = 0) = 0.
On obtient alors :
( = 0) conduit à + =
Et

61
( = 0) conduit à + =0 ⟹ =−

On a alors :

− =

=

Et
− 1
2 =
− 1

La tension aux bornes du condensateur est donnée finalement par :



( )= −
− −

L’allure de la tension est donnée par la figure ci-


contre.
Lorsque > 1⟺ < , il n’y a pas d’oscillations

électrique car l’amortissement est trop fort.


On remarque qu’à t = 0, la pente de u(t) est nulle ; en

effet, ( = 0) ⟹ =0.

L’intensité de courant dans le circuit est donnée par :

( )=

Soit

( )= ( − )

Son allure est donnée par la figure ci-contre

2ème Cas : Régime critique, =

Si Δ = 0 alors = , = 1⟹ = 2 ⟹ =

L’équation caractéristique admet une racine double négative :


=−
L’équation différentielle aura pour expression :
( )=( + )

62
Les constantes sont déterminées à partir des mêmes conditions initiales comme précédemment.
( = 0) conduit à =
Et
( = 0) conduit à − =0
D’où
= =

La tension aux bornes du condensateur est donnée par :


( )= ( + )
Le régime critique est alors un régime apériodique. L’allure de la courbe est identique à celle du régime
apériodique avec une décroissance plus rapide que dans le 1er cas.

L’intensité de courant dans le circuit est donnée par :

( )=

Soit
( )=−
De la même manière que précédemment, on retrouve l’allure de l’intensité du courant du régime
apériodique.

3ème Cas : Régime pseudo-périodique, <

Δ < 0 alors < , < 1⟹ < 2 ⟹ >

L’équation caractéristique admet deux racines complexes conjuguées. Si on pose = Δ , on a :


=− + et =− −
La solution de l’équation différentielle est la combinaison linéaire de deux solutions complexes :
( )= +
avec et des constantes complexes.
Or nous voulons obtenir une solution réelle. On peut montrer qu’à partir et , on peut construire
deux solutions réelles tout aussi solutions de la même équation différentielle.
Ces deux solutions réelles sont :
+ 2 − 2
= cos( ) et = sin( )
2 2
La solution réelle de l’équation différentielle est alors :
( )=( cos( )+ 2 sin( ))
avec et des constantes réelles.
Les constantes sont déterminées à partir des mêmes conditions initiales comme précédemment.

63
( = 0) conduit à =
Et

( = 0) conduit à − =0 soit =

La tension aux bornes du condensateur s’écrit donc :

( )= ( )+ ( )

L’allure de la tension est donnée par la figure ci-


contre.
Cette solution se découpe en deux parties :
– Une partie oscillante à la pulsation ;
–Une amplitude décroissance de manière
exponentielle.

Remarque
On pourra aussi chercher la solution réelle de l’équation différentielle sous la forme :
( ) = Acos( + )

L’intensité de courant dans le circuit est donnée par :

( )=

Soit
+
( )=− ( )

Son allure est donnée par la figure ci-contre

Les fonctions ( ) et ( ) admettent de l’oscillation de pulsation avec une amplitude qui décroit
exponentiellement avec le temps. On parle alors de régime pseudo-périodique.
La période des oscillations électriques est donnée par :

= =
√ −

4.2.3-Aspect énergétique
Reprenons la loi des mailles :

+ + =

Multiplions cette équation par = . On a :

64
+ + =0

Soit :
1 1
+ 2 + 2 =0

Les trois termes de cette expression représentent :


: la puissance dissipée par effet Joule dans la résistance ;

: la puissance reçue par la bobine. Elle peut être positive ou négative et correspond aux variations

d’énergie magnétique dans la bobine ;

: la puissance reçue par le condensateur. Elle peut être positive ou négative et correspond aux

variations d’énergie électrique dans le condensateur.


Pour obtenir les variations énergétiques, on peut intégrer cette relation entre t = 0 et t → ∞
On obtient l’équation WJ +WC +WL = 0.
Cette relation indique que lorsque l’énergie emmagasinée dans le condensateur va varier, elle va se
dissiper par effet Joule en partie, la partie restante étant accumulée par la bobine. Puis la bobine cédera
son énergie au condensateur et au conducteur ohmique et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus
d’énergie dans le circuit.

4.3- Cas du circuit soumis à un échelon de tension


L’étude se fera comme dans le cas précèdent mais avec un second membre constant différent de 0.
L’équation différentielle concernant la tension aux bornes du condensateur dans ce cas a la forme
suivante :

+ + =

Ainsi, la solution de cette équation sera la somme de la solution de l’équation homogène u1 (qui sera
identique à celle que l’on a trouvé pour le régime libre dans les trois cas) et d’une solution particulière
qui est simplement u2 = E (solution particulière constante car le deuxième membre est constant).
Mais la détermination des constantes de la solution homogène doit être effectuée en tenant compte de la
solution particulière. Ainsi :
– On écrira la solution de l’équation homogène avec ces constantes ;
– On lui ajoutera la solution particulière ;
– Et en dernier lieu, on déterminera les constantes avec les conditions initiales.

65

Vous aimerez peut-être aussi