ESMS – QU’EST-CE QU’UN ESMS ?
Les ESMS, établissements et services médico-sociaux, accompagnent les
personnes handicapées.
Un établissement ou service social ou médico-social (ESMS) est une structure dont la
vocation est d'accueillir et d'accompagner, dans leur enceinte ou de manière ambulatoire, pour
une brève durée ou au long cours, des personnes handicapées, dépendantes ou en situation
d'exclusion sociale.
Les Etablissements et Services
Médico-Sociaux (ESMS)
La notification d'orientation en ESMS est délivrée par la Commission des Droits et de
l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) après dépôt à la MDPH d'un
dossier de demande d'orientation
Elle peut être prononcée vers différents types d'établissements:
Les Instituts Médico-Educatifs (IME) : accueillent des personnes présentant
des déficiences intellectuelles.
Les Instituts Thérapeutiques Educatifs et Pédagogiques (ITEP) : accueillent
des personnes qui, bien que leurs potentialités intellectuelles et cognitives soient
préservées, présentent des difficultés psychologiques dont l'expression, notamment
l'intensité des troubles du comportement, perturbe gravement la socialisation et
l'accès aux apprentissages. Les ITEP accueillent également des personnes
présentant un handicap psychique.
Les Instituts d'Education Motrice (IEM) : accueillent des enfants, adolescents et
jeunes adultes qui présentent une déficience motrice, des personnes cérébro-lésées
et des personnes présentant un handicap cognitif spécifique.
Les Etablissements pour Enfants ou Adolescents Polyhandicapés
(EEAP) : accueillent des personnes polyhandicapées, présentant un
dysfonctionnement cérébral précoce ou survenu au cours du développement, ayant
pour conséquence de graves perturbations à expressions multiples et évolutives.
Les Instituts pour Déficients Auditifs (IDA) : accueillent des personnes
présentant une déficience auditive grave.
Les Instituts pour Déficients Visuels (IDV) : accueillent des personnes
présentant une déficience visuelle grave.
Les Services d’Education Spéciale et de Soins à Domicile
(SESSAD) : accompagnent des enfants, adolescents et jeunes adultes dans
différents lieux de vie et d’activité, principalement à l’école, mais aussi au domicile ou
dans leurs locaux.
Leur mission est d’accompagner une scolarité inclusive et l’acquisition de
l'autonomie.
Il existe différents types de SESSAD adaptés à différents handicap (moteur,
sensoriel, psychique, déficience intellectuelle, autisme, personnes cérébro lésées…).
Ces services peuvent être rattachés à un établissement ou être autonomes.
Ils sont financés par l’assurance maladie. L’orientation en ESMS nécessite
une décision de la CDAPH, commission des droits et de l’autonomie des
personnes handicapées.
Ils accueillent des enfants et des adolescents en situation de handicap qui
ne tirent pas bénéfice d’une scolarisation en école, collège ou lycée. Ils
proposent un accompagnement complet et adapté aux besoins de
l’enfant. Ces établissements et services sont organisés en fonction du type
de handicap, de l’âge et des besoins particuliers des enfants.
Ces établissements proposent des accueils différents :
en internat
en semi internat
en externat
Les jeunes sont pris en charge par des professionnels : psychologue,
psychiatre, éducateur, psychomotricien, orthophoniste, enseignant
spécialisé…
Les IEM (Instituts d’éducation motrice) accueillent des enfants qui ont un
handicap physique.
Ces établissements proposent des scolarités en interne ou en externe (UE)
Les différents types de handicap
5 types de handicaps, selon l’OMS
Mise au point dans les années 80 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la
Classification Internationale du Fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF)
distingue plusieurs types de handicaps : moteur, sensoriel, psychique, mentale ainsi
que les maladies invalidantes.
Plutôt que de se contenter d’une simple description de la maladie, cette classification
mesure aussi les conséquences de diverses pathologies et affections sur le quotidien
des personnes touchées.
La Classification Internationale du Fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF)
peut être utilisée dans les domaines de la recherche, dans l’éducation, l’emploi, la
santé… Elle offre une base scientifique, crée un langage commun à tous qui permet
de comparer les données d’un pays à un autre.
Le handicap mental
Le handicap mental touche entre 1 et 3 % de la population mondiale. Appelé aussi
déficience intellectuelle, il correspond selon l’OMS à "une capacité sensiblement
réduite de comprendre une information nouvelle ou complexe, et d’apprendre et
d’appliquer de nouvelles compétences (trouble de l’intelligence). Il s’ensuit une
aptitude diminuée à faire face à toute situation de manière indépendante (trouble du
fonctionnement social), un phénomène qui commence avant l’âge adulte et exerce
un effet durable sur le développement".
Ainsi les personnes atteintes présentent des difficultés de réflexion, de
compréhension mais aussi d’expression et donc de communication.
Les maladies génétiques, les anomalies chromosomiques, la trisomie 21, l’autisme,
les virus, les parasites contractés durant la grossesse ou encore la prise de tabac ou
d’alcool au cours des neuf mois peuvent être à l’origine d’un handicap mental. Un
virus, un traumatisme crânien, une maladie infectieuses contractés dans la petite
enfance peuvent aussi faire partie des causes.
Le handicap sensoriel
Il englobe le handicap visuel et le handicap auditif. Le handicap auditif , qui touche
7 % des Français, correspond à une perte partielle ou totale de l’audition. Elle peut
se produire dès la naissance ou bien survenir plus tard au cours de la vie après
une méningite, une otite, une infection virale, un traumatisme sonore ou lors du
vieillissement… S’ensuit parfois un trouble de la parole.
Le handicap visuel, lui, comprend selon le degré de déficience visuelle : la cécité, la
malvoyance, l’amblyopie, l’altération du champ visuel, des couleurs… Il est en
général provoqué par un glaucome, une cataracte… Presque 2 millions de Français
seraient concernés.
Le handicap moteur
Il regroupe énormément de pathologie comme les amputations, les atteintes
musculaires, articulaires qui entraînent une réduction plus ou moins importante de la
mobilité et de la motricité empêchant la pratique de certaines activités (sportives,
manuelles…). Les causes sont également multiples comme un accident, un
traumatisme, une paralysie, une myopathie, une maladie génétique mais aussi le
vieillissement global du corps humain. C’est l’intensité, la durée, l’évolution qui vont
pouvoir permettre d’indiquer le degré d’invalidité. 1,5 % des Français souffrent d’un
handicap moteur.
Le handicap psychique
Il apparaît à la suite d’une maladie psychique et sa cause n’est pas encore bien
identifiée. Le handicap psychique implique une impossibilité à utiliser ses capacités
intellectuelles alors que celles-ci sont tout à fait en état de fonctionner. Une
psychose, la schizophrénie, la bipolarité, les troubles de la personnalité, les TOC,
l’hypocondrie peuvent expliquer son apparition. Ce handicap entraîne des troubles
mentaux, affectifs et émotionnels.
Les maladies invalidantes
Ce sont les maladies respiratoires, auto-immunes, digestives ou infectieuses qui
selon leur évolution peuvent avoir un impact plus ou moins important sur l’organisme
mais aussi sur les activités du quotidien, les conditions de travail…. Elles
demandent la plupart du temps une prise en charge médicamenteuse sur le long
terme, avec en parallèle l’adoption de règle d’hygiène de vie stricte. Parmi les plus
courantes on compte les allergies, l’épilepsie, le diabète, la sclérose en plaque,
le cancer…
Plurihandicap
Le plurihandicap est l’association d’atteintes motrices et/ou sensorielles de même
degré, ce qui ne permet pas de déceler l’une plutôt que l’autre en déficience
principale. La surdi-cécité (sourds-aveugles) tient une place particulière dans ce type
de handicap.
Polyhandicap
Le polyhandicap est un handicap grave à expressions multiples, dans lequel une
déficience mentale sévère et une déficience motrice sont associées à la même
cause, entraînant une restriction extrême de l’autonomie. Souvent les personnes
polyhandicapées souffrent aussi d’insuffisance respiratoire chronique, de troubles
nutritionnels, de troubles de l’élimination et de fragilité cutanée. Les personnes
polyhandicapées ne peuvent rien faire par elles-mêmes et ont besoin de l’assistance
constante d’une tierce personne pour tous les actes de la vie quotidienne. Elles ne
marchent pas, ne parlent pas et donc ne communiquent pas. Elles sont sujettes à
des crises d’épilepsie (dans la moitié des cas) ; parfois, elles ne peuvent pas avaler
les aliments et doivent être alimentées par sonde gastrique. Cependant, les
personnes polyhandicapées comprennent sûrement beaucoup plus de choses
qu’elles ne peuvent en dire et il n’est pas toujours facile de saisir ce qu’elles
voudraient exprimer. Le polyhandicap est dû à différentes causes : 30% de causes
inconnues, 15% de causes périnatales (dont un nombre très réduit de souffrances
obstétricales par rapport aux souffrances fœtales ou grandes prématurités –
dysmaturités), 5% de causes postnatales (traumatismes, arrêts cardiaques), et 50%
de causes prénatales (malformations, accidents vasculaires cérébraux prénataux,
embryopathies dont le CMV (cytomégalovirus) et le HIV (virus du SIDA)).
Traumatismes crâniens
La notion de traumatisme crânien ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) couvre les
traumatismes du neurocrâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du
cerveau. Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux
sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le système nerveux central
(cerveau et moëlle épinière cervicale). Elles grèvent l’avenir des victimes et de leurs
familles et leur coût social et financier est élevé.Sur le plan clinique il existe trois
catégories principales de traumatismes crâniens : légers (sans perte de
connaissance et sans fracture de crâne), moyens (avec une perte de connaissance
initiale excédant quelques minutes ou avec fractures de crâne) et graves (avec coma
d’emblée — sans ou avec fractures du crâne associées). Les traumatismes crâniens
sont la principale cause de mortalité et de handicap sévère avant 45 ans. Les causes
principales sont : les accidents de la voie publique (environ 50 %), les accidents
sportifs, les accidents de travail, les accidents domestiques, les agressions.
Maladies dégénératives
Les maladies dégénératives sont des maladies souvent génétiques au cours
desquelles un ou plusieurs organes sont progressivement dégradés. Les causes
peuvent être l’accumulation de produits biologiques ou de toxines aussi bien que
l’absence prolongée d’une substance biologique qui entraîne alors la
dégénérescence progressive des organes concernés. Cette caractéristique en fait
souvent des maladies particulièrement difficiles pour le patient et son entourage
parce que les symptômes évoluent lentement mais sûrement vers un handicap
important. Traitées à temps, les maladies dégénératives peuvent être réduites, mais
non guéries. Quelques exemples :MyopathieMucovicidoseMaladie
d’AlzheimerSclérose en plaques
Les troubles dys
On regroupe sous “troubles Dys” les troubles cognitifs spécifiques et les troubles
des apprentissages qu’ils induisent. Les troubles cognitifs spécifiques apparaissent
au cours du développement de l’enfant, avant ou lors des premiers apprentissages,
et persistent à l’âge adulte. Ils ont des répercussions sur la vie scolaire,
professionnelle et sociale, et peuvent provoquer un déséquilibre psycho-affectif. Ils
sont innés pour la plupart. On regroupe ces troubles en 6 catégories :• Les troubles
spécifiques de l’acquisition du langage écrit, communément appelés dyslexie et
dysorthographie ;• Les troubles spécifiques du développement du langage oral,
communément appelés dysphasie ;• Les troubles spécifiques du développement
moteur et/ou des fonctions visuo-spatiales,communément appelé dyspraxie ;• Les
troubles spécifiques du développement des processus attentionnels et/ou des
fonctions exécutives, communément appelés troubles d’attention avec ou sans
hyperactivité ;• Les troubles spécifiques du développement des processus
mnésiques ;• Les troubles spécifiques des activités numériques, communément
appelés dyscalculie.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est une agence spécialisée de l'Organisation des
Nations unies (ONU) pour la santé publique créée en 1948. Elle dépend directement du Conseil
économique et social des Nations unies
L'OMS a pour but d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé
possible
L'OMS est dirigée par les 192 États membres réunis à l'Assemblée mondiale de la
Santé.
Cette assemblée est composée des délégués représentant les États membres. Elle a
pour fonctions principales d'approuver le programme et le budget de l'OMS pour
l'exercice biennal suivant et de statuer sur ses grandes orientations politiques.
Voici des exemples d'actions menées par l'OMS
Maladies infectieuses : l'OMS travaille avec les États pour favoriser la prévention et
le traitement de maladies infectieuses, comme le VIH-Sida, la tuberculose,
le paludisme et les maladies tropicales négligées.
Surveillance et alerte : l'OMS surveille la situation sanitaire dans le monde et lance
des alertes en cas d'épidémies. Ainsi, en février 2016, l'OMS a déclaré que
l'épidémie de Zika relevait d'une urgence de santé publique de portée mondiale, puis
en novembre 2016 l'organisation a considéré que cette épidémie n'était plus
une urgence mondiale.
Vaccination : l'OMS travaille à l'extension de la couverture vaccinale dans les pays
qui en ont besoin. Ceci se fait par exemple dans le cadre du Plan d'action mondial
pour les vaccins 2011-2020.
Recherche : l'OMS participe activement à la recherche en santé publique, par
exemple grâce au CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) situé à
Lyon.
Accès aux médicaments : l'OMS œuvre en faveur de l'accès aux médicaments
essentiels pour tous. Par exemple, dans le cas de la filariose lymphatique, l'OMS a
lancé en 2000 le Programme mondial pour l'élimination de la filariose lymphatique,
avec un traitement à grande échelle. De 2000 à 2015, plus de 6,2 milliards de
traitements ont été délivrés à environ 820 millions de personnes dans 64 pays.