A.
L'évolution de ces inégalités à travers l'histoire
1. Les débuts de la structuration des rôles de genre
.Dans les sociétés traditionnelles, les rôles de genre étaient souvent strictement définis, avec les
hommes généralement responsables de pourvoir aux besoins économiques de la famille, tandis que
les femmes étaient chargées des tâches domestiques et de l'éducation des enfants. Cette division
traditionnelle des rôles a longtemps prévalu, limitant les possibilités des femmes dans la sphère
[Link] instituant l’incapacité juridique de la femme mariée, le code
civil, ou "code napoléonien" (200 ans de code civil), publié en 1804, consacre
l’infériorité de la femme face à l’homme : au nom de la famille et de sa
stabilité, les femmes sont soumises à l’autorité du mari. Le mariage garantit le
bon fonctionnement de la famille patriarcale. Le mariage devient progressivement
une association dans laquelle chacun des membres a les mêmes [Link]'en 1965 elle doivent
demner l autorisation à leur mari de travailler ou d ouvri un compte bncaire
instauration du divorce par consentement mutuel en 1975 est vécue
comme une conquête féministe puisque, jusqu’alors, le mariage sous
domination du mari avait un caractère indissoluble.
La loi n° 70-459 du 4 juin 1970 supprime le statut de "chef de famille" du code
civil et substitue à la notion de puissance paternelle celle d’autorité parentale
commune au père et à la mère. Dans le cas de parents non mariés ou
séparés, la loi attribue exclusivement l’autorité parentale à la mère
cotraception et avortement
3. Les changements dans les structures familiales
Les structures familiales ont également évolué, avec une diminution progressive du modèle familial
traditionnel et une diversification des formes de cohabitation et de parentalité. Les familles
monoparentales et recomposées sont devenues plus courantes, remettant en question les normes
traditionnelles de la [Link] pour autant se réclamer de l’égalité des sexes,
l’activation des politiques sociales et les mesures visant à encourager
les pères dans leurs fonctions parentales sont des éléments explicatifs.
La création d’un congé paternité en 2002 (avec une durée modeste de
dix jours) par la ministre de la Famille, Ségolène Royal, a clairement été
voulue comme une inflexion vers un objectif d’égalité dans la politique
familiale par une mesure en premier lieu symbolique.
B. Le bilan de la situation actuelle 1. Persistances
des inégalités de genre
Malgré les progrès réalisés, les inégalités de genre persistent au sein du couple
et de la famille. Les femmes continuent de porter une part disproportionnée
des responsabilités domestiques et de soins, et font face à des écarts de
salaire et d'accès aux opportunités professionnelles.
1. Précocité dans la mise en couple : Les femmes ont tendance à entrer en
couple plus tôt que les hommes. Cela peut être interprété comme une pression
sociale ou culturelle sur les femmes pour se marier ou se mettre en couple à un
jeune âge, ce qui peut limiter leurs opportunités éducatives ou
professionnelles.
2. Fréquence de la vie en couple : Bien que les femmes soient plus souvent
en couple que les hommes jusqu'à un certain âge, cela peut refléter des
attentes sociales traditionnelles selon lesquelles les femmes sont encouragées
à rechercher des relations stables et à fonder une famille, tandis que les
hommes peuvent être plus enclins à privilégier leur carrière ou leur
indépendance.
3. Parenté et structures familiales : Les femmes sont plus susceptibles
d'être des parents monoparentaux, ce qui peut être lié à des disparités
économiques et à des rôles de genre traditionnels où les femmes assument
une plus grande responsabilité en matière de soins aux enfants. De plus, le fait
que les hommes soient plus souvent des beaux-pères que des belles-mères
dans les familles recomposées soulève des questions sur les attentes et les
normes de genre concernant les responsabilités parentales.
2. Évolutions des mentalités
Cependant, des évolutions positives sont également observées, avec une plus
grande sensibilisation aux questions d'égalité des genres et des changements
progressifs dans les mentalités. De plus en
plus d'hommes prennent part aux tâches domestiques et aux soins parentaux,
contribuant ainsi à réduire les inégalités au sein du couple et de la famille.
on peut noter une diminution de la vie en couple entre 1999 et 2018, en
particulier chez les femmes, peut être liée à des changements sociaux,
économiques et culturels, tels que l'augmentation de l'indépendance financière
des femmes et des attentes changeantes en matière de relations avec les
hommes.
Il y a une évolution selon un article du monde, : les papas Ces papas qui ne sacrifient
pas tout au travail : « Désolé pour la réu, ma fille a kung-fu ! »
Eux ne s’attardent pas au boulot, sèchent des déjeuners entre collègues pour retrouver leur
enfant, se mettent à temps partiel. Les pères qui veulent accorder du temps à leur progéniture
bousculent les habitudes des entreprises.
C. Les progrès et les limites de la conquête de l'égalité
dans le domaine social
1. Progrès législatifs et politiques
La France a adopté des mesures législatives visant à promouvoir l'égalité des sexes, telles que des
lois sur l'égalité professionnelle, la parité politique, ainsi que des politiques de soutien à la
parentalité. Cependant, des lacunes persistent dans la mise en œuvre de ces politiques et dans
l'application effective des droits des femmes.
le droit à l’avortement entre dans la Constitution
le gouvernement a présenté un projet de loi constitutionnelle en Conseil des
ministres du 12 décembre 2023. Le Parlement réuni en Congrès a approuvé le
texte le 4 mars 2024. Cette inscription a semblé nécessaire au regard des
nombreuses régressions du droit à l'avortement dans le monde, ces dernières
années.
Malgré les progrès réalisés, des défis persistants entravent la pleine réalisation de l'égalité des
genres au sein du couple et de la famille. Les stéréotypes de genre, les discriminations et les
inégalités structurelles continuent d'influencer les dynamiques familiales et sociales.
Les inégalités de genre ont été présents dès l' Antiquité :Dans la Grèce antique, les femmes
étaient généralement reléguées au rôle de femmes au foyer et leur principale fonction était de
procréer et d'élever les enfants.À Rome, les femmes n'avaient pas le droit de voter et étaient sous la
tutelle légale de leur père ou de leur mari. Leur participation publique était limitée et leur statut
social était souvent déterminé par leur relation avec un homme.
1. Moyen Âge :Pendant le Moyen Âge en Europe, la société féodale était fortement
patriarcale. Les femmes appartenaient généralement à leur père puis à leur mari après le
mariage, avec peu d'autonomie légale ou financière.
2. Époque moderne :Au XVIIIe siècle, l'Europe a connu l'essor des Lumières, mais les droits
des femmes restaient largement ignorés. Par exemple, La Déclaration des Droits de
l'Homme et du Citoyen, adoptée en 1789, était censée garantir les droits
fondamentaux et l'égalité pour tous les citoyens français mais lelle ne reconaissait
pas les droits des femmes en tant que citoyennes à part entière . 'Olympe de Gouges, était
une écrivaine et militante politique française. Elle est surtout célèbre pour sa Déclaration
des droits de la femme et de la citoyenne, publiée en 1791 en réponse à la Déclaration des
Droits de l'Homme et du [Link] sa déclaration, Olympe de Gouges exigeait l'égalité
des droits pour les femmes,La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a
été largement rejetée par les dirigeants révolutionnairesOlympe de Gouges a été
critiquée, ostracisée et finalement exécutée en 1793, lMalgré les idéaux
révolutionnaires de liberté et d'égalité, les femmes n'ont pas bénéficié de droits
égaux pendant la Révolution française. Au contraire, leur statut social et politique
est resté largement subordonné à celui des [Link] réformes sociales et
politiques adoptées pendant la Révolution ont souvent exclu les femmes, et leur situation n'a
pas fondamentalement changé avant les mouvements féministes ulté[Link]
instituant l’incapacité juridique de la femme mariée, le code civil, ou
"code napoléonien" (200 ans de code civil), publié en 1804, consacre
l’infériorité de la femme face à l’homme : au nom de la famille et de sa
stabilité, les femmes sont soumises à l’autorité du mari. Le mariage
garantit le bon fonctionnement de la famille patriarcale. Le mariage devient
progressivement une association dans laquelle chacun des membres a les mêmes
[Link]'en 1965 elle doivent demner l autorisation à leur mari de travailler ou d ouvri
un compte bncaireinstauration du divorce par consentement mutuel en
1975 est vécue comme une conquête féministe puisque, jusqu’alors, le
mariage sous domination du mari avait un caractère [Link] loi n°
70-459 du 4 juin 1970 supprime le statut de "chef de famille" du code
civil et substitue à la notion de puissance paternelle celle d’autorité
parentale commune au père et à la mère. Dans le cas de parents non
mariés ou séparés, la loi attribue exclusivement l’autorité parentale
à la mère cotraception et avortement
es progrès et les limites de la conquête de l'égalité des femmes dans le domaine social, le couple et
la famille en France peuvent être analysés à travers plusieurs aspects :
1. Domaine social :
• Progrès : Les femmes ont réalisé des avancées significatives dans le domaine social,
gagnant en visibilité et en reconnaissance dans divers domaines tels que la culture,
les arts, les médias et les sciences. Elles sont de plus en plus présentes dans des
postes de responsabilité et de leadership.
• Limites : Cependant, des disparités persistent dans les salaires et les opportunités
professionnelles. Les femmes sont souvent confrontées au plafond de verre, qui
limite leur progression vers des postes de direction ou à haute responsabilité. De
plus, les femmes restent souvent surreprésentées dans des emplois précaires et à
temps partiel.
2. Couple :Progrès : Les modèles de relations conjugales évoluent, avec une plus grande
acceptation de la diversité des modèles familiaux et des rôles de genre flexibles. De plus en
plus de couples partagent les responsabilités domestiques et parentales de manière
équitable.
Limites : Malgré ces évolutions, les inégalités persistent dans la répartition des
tâches domestiques et parentales. Les femmes assument toujours une part
disproportionnée du travail domestique, même lorsqu'elles occupent un emploi à
temps plein à l'extérieur du foyer. De plus, les stéréotypes de genre peuvent encore
influencer les attentes et les comportements au sein du couple.
• Famille :Progrès : Les politiques familiales en France ont progressivement évolué
pour mieux prendre en compte les besoins des femmes et des familles. Des mesures
telles que les congés parentaux et les services de garde d'enfants ont été renforcées
pour favoriser l'équilibre entre vie professionnelle et vie [Link] :
Cependant, des défis subsistent en matière de conciliation travail-famille. Les
femmes continuent souvent à faire face à des choix difficiles entre leur carrière et
leur vie familiale, et l'accès à des services de garde abordables et de qualité reste un
défi pour de nombreuses familles. De plus, les femmes célibataires ou les mères
seules peuvent être confrontées à des difficultés économiques et sociales accrues.
En conclusion, bien que des progrès significatifs aient été réalisés dans la conquête de l'égalité des
femmes dans le domaine social, le couple et la famille en France, des défis subsistent. Il est crucial
de continuer à promouvoir l'égalité des sexes à tous les niveaux de la société et à mettre en œuvre
des politiques et des mesures qui favorisent une réelle égalité des chances pour les femmes et les
hommes.
La séparation peut empirer les choses :
Le divorce réduit davantage les revenus des femmes.
Selon l'INSEE, femmes : 84% des ménages monoparentaux.
Elles ont un niveau de vie inférieur de 24%.
• Le congé paternité est de 28 jours en France et le congé maternité toujours de 10 semaines.