Corrigé du travail de rentrée pour la spécialité mathématiques en Terminale
Exercice 1 :
Donnons la forme canonique de la fonction 𝑓 qui est 𝑓(𝑥) = 𝑎(𝑥 − 𝛼)2 + 𝛽
𝛼 est l’abscisse du sommet de la parabole et 𝛽 son ordonnée donc ici 𝛼 = −2 et 𝛽 = 3
D’autre part la courbe passe par le point de coordonnées (-1 ;2) si et seulement si 𝑓(−1) = 2
𝑓(−1) = 2 ⇔ 𝑎(−1 − (−2))2 + 3 = 2 ⇔ 𝑎 + 3 = 2 ⇔ 𝑎 = −1
La forme canonique de la fonction 𝑓 est donc 𝑓(𝑥) = −(𝑥 + 2)2 + 3
Exercice 2 :
1) Le coefficient du terme en 𝑥² de cette fonction du second degré est 𝑎 = 1. Comme il est positif,
l’extrémum de cette fonction est un minimum.
2) On utilise la méthode de complétion du carré en reconnaissant 𝑥 2 − 2𝑥 comme le début d’une identité
remarquable : 𝑘(𝑥) = (𝑥 2 − 2𝑥) + 3 = ((𝑥 − 1)2 − 1) + 3 = (𝑥 − 1)2 − 1 + 3 = (𝑥 − 1)2 + 2.
On a obtenu la forme canonique de fonction 𝑘 : 𝑘(𝑥) = 𝑎(𝑥 − 𝛼)2 + 𝛽 avec 𝑎 = 1 𝛼 = 1 et 𝛽 = 2
3) Dans la forme canonique précédente
le signe de 𝑎 (𝑎 est positif) nous indique que 𝑘 est d’abord décroissante jusqu’à atteindre un minimum
𝛽 = 2 en 𝑥 = 𝛼 = 1 puis croissante
D’où le tableau de variation suivant :
𝑥 -∞ 1 +∞
k(𝑥)
2
4) Trouver tous les antécédents de 5 par 𝑘 revient à résoudre 𝑘(𝑥) = 5
𝑘(𝑥) = 5 ⟺ −𝑥 2 − 2𝑥 + 3 = 5 ⟺ 𝑥 2 − 2𝑥 − 2 = 0
Pour résoudre cette équation du second degré, on calcule le discriminant :
Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 = (−2)2 − 4 × 1 × (−2) = 12
Δ > 0 donc l’équation a deux solutions :
−𝑏−√𝛥 −(−2)−√12 2−2√3 −𝑏+√𝛥
𝑥1 = = = = 1 − √3 et 𝑥2 = = 1 + √3
2𝑎 2×1 2 2𝑎
5 a donc deux antécédents par 𝑘 qui sont 1 − √3 et 1 + √3
Exercice 3 :
Exercice 4 :
1. a) Pour montrer que la suite (𝑣𝑛 ) est géométrique de raison 0,95, montrons que pour tout entier naturel 𝑛
𝑣𝑛+1 = 0,95𝑣𝑛
Soit 𝑛 un entier naturel. On a alors :
𝑣𝑛+1 = 𝑢𝑛+1 − 1520 = 0,95𝑢𝑛 + 76 − 1520
Or 𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 + 1520 donc
𝑣𝑛+1 = 0,95(𝑣𝑛 + 1520) − 1444
𝑣𝑛+1 = 0,95𝑣𝑛 + 1444 − 1444 = 0,95𝑣𝑛
La suite (𝑣𝑛 ) est donc bien géométrique de raison 0,95
b) 𝑣0 = 𝑢0 − 1520 = 3000 − 1520 = 1480
(𝑣𝑛 ) étant géométrique de raison 0,95, on a pour tout entier naturel 𝑛
𝑣𝑛 = 𝑣0 × 0,95𝑛 = 1480 × 0,95𝑛
c) (𝑣𝑛 ) est une suite géométrique.
Sa raison est 0,95 avec 0 < 0,95 <1
Son premier terme est positif : 𝑣0 = 1480
Par propriété, la suite (𝑣𝑛 ) est donc décroissante
2. Pour tout entier naturel 𝑛, on a 𝑢𝑛 = 𝑣𝑛 + 1520 = 1480 × 0,95𝑛 + 1520
3. L’algorithme 1 n’effectue jamais la boucle « tant que » car dès le début, la condition A<2000 n’est pas
vérifié. La valeur de N qu’il affiche est donc 0
Dans l’algorithme 2, la valeur de N n’est jamais modifiée à l’intérieur de la boucle. Elle sera donc
modifiée une seule fois après la sortie de la boucle. La valeur de N qu’il affiche est donc 1 ce qui n’est
pas la valeur souhaitée puisqu’au bout d’un an, le nombre de cétacés est 𝑢1 = 2856.
Exercice 5 :
1. La suite (𝑢𝑛 ) étant arithmétique de raison 5, pour tout entier 𝑛 on a : 𝑢𝑛 = 𝑢0 + 5𝑛 = 75 + 5𝑛
2. 𝑢10 = 75 + 5 × 10 = 125
3. a) 𝑆18 = 𝑢0 + 𝑢1 + 𝑢2 + ⋯ + 𝑢17 + 𝑢18
On reconnaît la somme des 19 premiers termes de la suite arithmétique 𝑢
1𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 + 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒𝑟 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒
𝑆= × 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒𝑠
2
𝑢0 +𝑢18 75 + (75+5×18)
On a alors 𝑆18 = × 19 = × 19 = 2280.
2 2
b) De même :
𝑢0 +𝑢𝑛 75+(75+5𝑛) 75+(75+5𝑛)
𝑆𝑛 = 𝑢0 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛−1 + 𝑢𝑛 = × (𝑛 + 1) = × (𝑛 + 1)) = × (𝑛 + 1)
2 2 2
150+5𝑛
𝑆𝑛 = × (𝑛 + 1).
2
150+5𝑛
On cherche donc à résoudre l’inéquation du second degré × (𝑛 + 1) ≥ 3000
2
150+5𝑛
× (𝑛 + 1) ≥ 3000 ⇔ (150 + 5𝑛) × (𝑛 + 1) ≥ 6000 ⇔ 5𝑛2 + 155𝑛 + 150 ≥ 6000
2
⇔ 5𝑛2 + 155𝑛 − 5850 ≥ 0
Résolvons l’équation 5𝑥 2 + 155𝑥 − 5850 ≥ 0
On calcule le discriminant de ce trinôme :
Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 avec 𝑎 = 5 , b=155 , c=-5850
−𝑏−√Δ
Δ = 1552 − 4 × 5 × (−5850) = 141025 Δ > 0 donc ce trinôme a deux racines : 𝑥1 = et 𝑥2 =
2𝑎
−𝑏+√Δ
2𝑎
−155−√141025 −31−√5641 −155−√141025 −31−√5641
𝑥1 = = ≈ −53,05 et 𝑥2 = = ≈ 22,06
2×5 2 2×5 2
Le coefficient 𝑎 étant positif, le trinôme est positif à l’extérieur des racines donc sur ] − ∞; 𝑥1 ] ∪ [𝑥2 ; +∞[
Le premier entier 𝑛 tel que 𝑆𝑛 soit positif est donc 23.
Exercice 6 :
I]
II]
Exercice 7 :
1. Le nombre dérivé 𝑓 ′ (−4) est le coefficient directeur de la tangente à la courbe représentative de
𝑓 au point d’abscisse 4, c’est-à-dire la pente de 𝑇−4 . On voit sur le graphique que cette tangente
passe par les points B(-4 ;5) et C(-6 ;2) donc
𝑦𝐵 −𝑦𝐶 5−2 3
𝑓 ′ (−4) = = =
𝑥𝐵 −𝑥𝐶 −4−(−6) 2
De même la tangente 𝑇−4 par les points A(-3 ;4) et D(-2 ;1) donc
𝑦𝐴 −𝑦𝐷 4−1
𝑓 ′ (−3) = = = −3
𝑥𝐴 −𝑥𝐷 −3−(−2)
2. Par propriété, on a 𝑇−4 ∶ 𝑦 = 𝑓 ′ (−4)(𝑥 − (−4)) + 𝑓 (−4)
3
On a 𝑓 ′ (−4) = et 𝑓(−4) = 𝑦𝐵 = 5
2
3 3
donc 𝑇−4 ∶ 𝑦 = (𝑥 + 4) + 5 c’est-à-dire 𝑇−4 ∶ 𝑦 = 𝑥 + 11
2 2
3.𝑓 est une fonction polynôme. Elle est dérivable et pour tout réel 𝑥 on a :
𝑓 ′ (𝑥) = 0,5 × 3𝑥 2 + 3 × 2𝑥 + 1,5 × 1 + 0 = 1,5𝑥 2 + 6𝑥 + 1,5
3
On a alors 𝑓 ′ (−4) = 1,5(−4)2 + 6(−4) + 1,5 = × 16 − 24 + 1,5 = 24 − 24 + 1,5 = 1,5
2
′( 2 3 27 3
𝑓 −3) = 1,5(−3) + 6(−3) + 1,5 = × 9 − 18 + 1,5 = − 18 + = 15 − 18 = −3
2 2 2
D’autre part :
𝑓 (−4) = 0,5(−4)3 + 3(−4)2 + 1,5(−4) − 5 = 0,5(−64) + 3 × 16 + 1,5(−4) − 5 = 5
4. La tangente à la courbe de 𝑓 au point d’abscisse 𝑥 est horizontale si et seulement si 𝑓 ′ (𝑥) = 0
Résolvons 1,5𝑥 2 + 6𝑥 + 1,5 = 0
On reconnaît un trinôme 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 avec 𝑎 = 1,5 𝑏=6 et 𝑐 = 1,5
On calcule le discriminant :
3
Δ = 𝑏2 − 4𝑎𝑐 = 62 − 4 × × 1,5 = 36 − 9 = 27
2
Δ > 0 donc l’équation a exactement deux solutions :
−𝑏−√Δ −6−√27 −6−√9×√3 −𝑏+√Δ
𝑥1 = = = = −2 − √3 ≈ −3,7 et 𝑥2 = = −2 + √3 ≈ −0,3
2𝑎 3 3 2𝑎
Il existe donc deux points de la courbe où la tangente est horizontale : le point d’abscisse −2 − √3
et le point d’abscisse −2 + √3
Exercice 8 :
On considère la fonction 𝑓 définie sur ℝ par :
1 1
𝑓(𝑥) = − 𝑥 3 − 𝑥 2 + 6𝑥 + 5
3 2
𝑓 est une fonction polynôme du troisième degré donc 𝑓 est dérivable sur ℝ et pour tout réel 𝑥 on a :
1 1
𝑓 ′ (𝑥) = − × 3𝑥 2 − × 2𝑥 + 6 = −𝑥 2 − 𝑥 + 6
3 2
Pour déterminer les variations de 𝑓, on étudie le signe de 𝑓′(𝑥) donc du trinôme −𝑥 2 − 𝑥 + 6
On cherche calcule le discriminant de ce trinôm
e:
Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐 avec 𝑎 = −1 , b=−1 , c=6
−𝑏−√Δ −𝑏+√Δ
Δ = (−1)2 − 4 × (−1) × (6) = 25 Δ > 0 donc ce trinôme a deux racines : 𝑥1 = et 𝑥2 =
2𝑎 2𝑎
−(−1)−√25 1−5 −(−1)+√25 1+5
𝑥1 = = −2 = 2 et 𝑥2 = = −2 = −3
2×(−1) 2×(−1)
Le coefficient 𝑎 étant négatif, le trinôme est négatif à l’extérieur des racines.
On obtient alors le tableau suivant :
𝑥 0 −3 2 +∞
𝑓′(𝑥) - O + O -
𝑓′(𝑥)
Exercice 9 :
Exercice 10 :
Exercice 11 :
Exercice 12 :
1) D’après l’énoncé, en assimilant les proportions données à des probabilités (modèle d’équiprobabilité car
le candidat est choisi au hasard) on a :
𝑝(𝐶) = 0,5 car 50% des candidats disposent d’une console de jeux vidéo
𝑝𝐶̅ (𝑇) = 0,1 car 10% des élèves ne disposant pas d’une console de jeux souffrent d’une tendinite
𝑝𝐶 (𝑇) = 0,4 car 40% des élèves disposant d’une console de jeux souffrent d’une tendinite
On a complété l’arbre en utilisant la règle des nœuds, par exemple 𝑝𝐶 (𝑇̅) = 1-𝑝𝐶 (𝑇) = 0,6
3) On nous demande 𝑝(𝐶 ∩ 𝑇)
𝑝(𝐶 ∩ 𝑇) = 𝑝(𝐶) × 𝑝𝐶 (𝑇) = 0,5 × 0,4 = 0,2
La probabilité que le candidat dispose d’une console de jeux vidéo et soit atteint de tendinite le jour de
l’examen final est de 0,2
4) Les évènements 𝐶 et 𝐶̅ forment une partition de l’univers. D’après la formule des probabilités totales, on
a donc :
𝑝(𝑇) = 𝑝(𝐶 ∩ 𝑇) + 𝑝(𝐶̅ ∩ 𝑇) = 0,2 + 𝑝(𝐶̅ ) × 𝑝𝐶̅ (𝑇) = 0,2 + 0,5 × 0,1 = 0,25
La probabilité qu’un candidat ait une tendinite est bien 𝑝(𝑇) = 0,25
5) On nous demande 𝑝𝑇 (𝐶)
𝑝(𝐶∩𝑇) 0,2
On a par définition 𝑝𝑇 (𝐶) = = 0,25 = 0,8
𝑝(𝑇)
La probabilité qu’un candidat souffrant d’une tendinite le jour de l’examen final dispose d’une console de
jeux vidéo est 𝑝𝑇 (𝐶) = 0,8
6) On a 𝑝(𝐶 ∩ 𝑇) = 0,2
𝑝(𝐶) × 𝑝(𝑇) = 0,5 × 0,25 = 0,125
On a donc 𝑝(𝐶 ∩ 𝑇) ≠ 𝑝(𝐶) × 𝑝(𝑇) . Les événements 𝐶 et 𝑇 ne sont donc pas indépendants.
Exercice 13 :
Exercice 14 :
𝐸(−2; 1) 𝐹(−3; −2) et 𝐺(2; 3)
1. Déterminons les coordonnées de ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 qui est un vecteur directeur de (𝐸𝐹)
𝑥𝐹 − 𝑥𝐸 −3 − (−2) −1
⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 (𝑦 − 𝑦 ) donc ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 ( ) c’est-à-dire ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 ( )
𝐹 𝐸 −2 − 1 −3
𝑀(𝑥; 𝑦) ∈ (𝐸𝐹) ⟺ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝑀 et ⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 sont colinéaires ⟺ det(𝐸𝑀 𝐸𝐹 ) = 0 ⟺ 𝑥𝐸𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑦𝐸𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗ − 𝑦𝐸𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑥𝐸𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗ = 0
𝑀(𝑥; 𝑦) ∈ (𝐸𝐹) ⟺ (𝑥 + 2) × (−3) − (𝑦 − 1) × (−1) = 0 ⟺ −3𝑥 + 𝑦 − 7 = 0
Une équation cartésienne de (𝐸𝐹) est donc −3𝑥 + 𝑦 − 7 = 0
2. Notons 𝑑 la perpendiculaire à (𝐸𝐹) passant par G. ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 est alors un vecteur normal à 𝑑
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀(𝑥; 𝑦) ∈ 𝑑 ⟺ 𝐺𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ . ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐸𝐹 sont orthogonaux ⟺ 𝐺𝑀 𝐸𝐹 = 0 ⟺ 𝑥𝐺𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑥𝐸𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝑦𝐺𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑦𝐸𝐹
⃗⃗⃗⃗⃗ = 0
On a utilisé l’expression analytique du produit scalaire dans un repère orthonormé.
𝑀(𝑥; 𝑦) ∈ 𝑑 ⟺ (𝑥 − 2) × (−1) + (𝑦 − 3) × (−3) = 0 ⟺ −𝑥 − 3𝑦 + 11 = 0
3. 𝐻 est le projeté orthogonal de 𝐺 sur (𝐸𝐹) si et seulement si 𝐻 est le point d’intersection de (𝐸𝐹) et de la
perpendiculaire à (𝐸𝐹) passant par G
En notant 𝑥 l’abscisse de 𝐻 et 𝑦 son ordonnée, (𝑥; 𝑦) est alors l’unique solution du système :
−3𝑥 + 𝑦 − 7 = 0 𝑦 = 3𝑥 + 7 𝑦 = 3𝑥 + 7 𝑦 = 3 × (−1) + 7
{ ⟺{ ⟺{ ⟺{
−𝑥 − 3𝑦 + 11 = 0 −𝑥 − 3(3𝑥 + 7) + 11 = 0 −10𝑥 − 10 = 0 𝑥 = −1
𝑦=4
⟺{
𝑥 = −1
𝐻(−1; 4) est le projeté orthogonal de 𝐺 sur (𝐸𝐹)