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Secteurs d'activité et développement au Maroc

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Secteurs d'activité et développement au Maroc

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I/- Notions de secteur, branche et filière d’activité :

1°)- Secteur d'activité :


L'activité économique d'une unité de production est le processus qui conduit à la fabrication
d'un produit ou à la mise à disposition d'un service.
Un secteur d'activité économique est l’agrégat qui regroupe l'ensemble des entreprises ayant
la même activité principale, et ce au regard de la nomenclature d'activité économique considérée.
2°)- Branche d’activité :
Une branche d'activité est définie comme un ensemble d’unités de production homogènes,
exerçant une activité économique identique ou similaire. Il s’agit donc d’unités économiques qui
fabriquent des biens ou rendent des services, appartenant au même item de la nomenclature d'activité
économique considérée.
L’appartenance d’une entreprise à une branche d’activité déterminée dépend donc du bien ou
du service principal qu’elle produit.
3°)- Filière d’activité :
Une filière est une chaîne articulée d’activités qui se complètent, liées entre elles par des
opérations conduisant à l’élaboration d’un produit fini. Une filière d’activité regroupe donc
l’ensemble des entreprises qui interviennent à un moment ou à une phase donnés dans la
production d’un bien ou d’un service. On peut prendre en compte les entreprises qui produisent
les biens et services intermédiaires indispensables à l’élaboration d’un produit fini.

II/- Les types de secteurs d’activité économique au Maroc :


1°)- Secteur primaire :
Le secteur primaire regroupe l'ensemble des activités dont la finalité consiste en une
exploitation des ressources naturelles à savoir : les activités agricoles, la pêche, l’exploitation des
forêts et les mines.
2°)- Secteur secondaire :
Le secteur secondaire regroupe l'ensemble des activités qui consistent en une transformation
plus ou moins élaborée des matières premières (industries manufacturières, construction). Il
englobe donc l’ensemble des activités liées à l'industrie et aux grands travaux publics.
3°)- Secteur tertiaire :
Le secteur tertiaire réunit l’ensemble des activités de services qu'elles soient marchandes ou
non marchandes, à destination des particuliers ou des entreprises. Le secteur tertiaire se
compose des domaines d’activé suivants : administrations, commerce, transport,
télécommunications, banque, restauration, santé, éducation, action sociale, loisirs, autres services
aux particuliers et aux entreprises.
La tertiarisation est la tendance à l'augmentation et à la prédominance de la part des
activités tertiaires dans l'économie. Elle se mesure à travers la production de richesses (PIB)
ainsi que dans l'emploi de la population active. La tertiarisation est une nouvelle phase du
processus historique de l'évolution des sociétés développées avec un recul de la part de l'industrie
remplacée par un développement rapide des activités de services.
4°)- Secteur quaternaire :
Le Secteur quaternaire est le secteur d'activité qui regroupe les entreprises exerçant des activités
de recherche, de conseil, de louage ou de concession de services à forte valeur ajoutée de

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l'expertise et de la créativité. Ce secteur englobe principalement les nouvelles technologies de
l'information et de la communication (NTIC).
L’« économie quaternaire » ou « économie du quaternaire » est un concept créé par Michèle
Debonneuil1, par extension de la classification proposée précédemment par l'économiste anglais
Colin Clark (2 novembre 1905 – 4 septembre 1989) pour répartir les activités économiques en
trois grands secteurs : le secteur primaire, le secteur secondaire et le secteur tertiaire.
Le concept de secteur quaternaire recouvre essentiellement un secteur économique conjuguant le
secteur secondaire et le secteur tertiaire dont les produits ne sont ni des biens, ni des services,
mais « de nouveaux services incorporant des biens, la mise à disposition temporaire de biens, de
personnes, ou de combinaisons de biens et de personnes ». Outre ces produits, le secteur
quaternaire comprend les technologies de l'information et de la communication (TIC) et la
formation qui y sont associées, ainsi que les actions de l'Etat pour soutenir son développement.

I/- Le potentiel humain comme base de développent économique :


1°)- Définition :
Le potentiel humain peut être défini ici comme étant « l’ensemble des capacités humaines,
effectives et possibles, intrinsèques aux individus ou provenant de leurs communautés
d’appartenance et qui concourent à leur développement et à leur bien-être ». Le processus de

1
Née le 10 juin 1948 à Fontenay-aux-Roses, Michèle Debonneuil est diplômée de l’ENSAE en 1973 et devient
administrateur de l'Insee. Elle est directrice de l’Observatoire économique de Champagne-Ardenne de 1974 à 1980,
puis chef de la division conjoncture générale à l’Insee de 1981 à 1986. De 1987 à 1989 elle est conseiller
économique du Directeur du Trésor puis directrice du service des études économiques et financières à la banque
Indosuez de 1990 à 1996. Elle devient alors conseiller à l’OCDE en 1997-1998 puis Chef du service économique,
financier et international au Commissariat général du Plan de 1998 à 2004. Elle devient ensuite, de 2004 à 2007
conseiller auprès du ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement pour la conception et la mise en
place du Plan de développement des services à la personne. Elle est inspecteur général des finances depuis 2007.
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développement humain consisterait alors principalement à libérer le potentiel humain, à le
valoriser et à le mobiliser.
2°)- Les critère d’évaluation du potentiel humain :
L’évaluation du potentiel humain se fait selon les critères suivants :
- l’évolution du potentiel humain du pays en tant que peuple (démographie et population, société
et patrimoine collectif, physique et culturel) ;
- la libération du potentiel humain du pays en tant qu’Etat (trajectoire institutionnelle,
construction démocratique et gouvernance) ;
- la valorisation du potentiel humain en tant que vie et intelligence (santé, éducation, accès aux
services de base, protection sociale et lutte contre la pauvreté) ;
- la mobilisation du potentiel humain en tant que force de création des richesses (économie et
emploi) ;
- le potentiel physique en tant que ressources et cadre du développement humain (gestion des
patrimoines naturels et physiques, territoires et infrastructure).

II/- La planification au Maroc comme base de développement sectoriel depuis


l’indépendance jusqu’à nos jours :
Avec la proclamation de l’indépendance, le Maroc s’est trouvé dans une situation économique et
sociale et caractérisée par : l’absence d’une industrie de base, la faiblesse des investissements,
l’importance du chômage, le manque de cadres et de main d’œuvre qualifiée. Une telle situation
a nécessité l’intervention de l’État dans l’active économique en vue de sauvegarder l’intérêt
général et satisfaire les besoins sociaux. C’est ainsi que le Maroc a décidé de planifier son
économie sans remettre en cause les principes de libéralisme.
1°)- Le plan biennal 1958-1959 :
Ce plan a été considéré comme un plan d’équipement qui va assurer la transition vers le plan
suivant.
2°)- Le plan quinquennal 1960-1964 :
Ce plan fixait 3 objectifs fondamentaux : l’industrialisation, le développement du secteur
agricole et enfin la formation des cadres.
3°)- Le plan triennal 1965-1967 :
Ce plan avait fixé des objectifs plus réalistes : la croissance du secteur agricole jugé prioritaire
(politique des barrages), le développement des industries légères exportatrices, le développement
du tourisme et la formation des cadres.
Ce plan n’a pas réalisé ses objectifs, il s’est achevé par une dette extérieure lourde et une
structure agraire stagnante.
4°)- Le plan quinquennal 1968-1972 :
Ses priorités sont les mêmes que celles du plan précédent.
5°)- Le plan quinquennal 1973-1977 :
On le qualifiait de « plan de développement économique et social » ses principaux objectifs
étaient : croissance économique accéléré (7,5% par an) et accroissement des investissements
(18% par an). La réalisation de ces objectifs n’a pas été possible à cause de la chute du prix des
phosphates sur le marché mondial ce qui a affecté profondément l’économie nationale.
6°)- Le plan triennal 1978-1980 :
Ses orientations principales sont :
- La réduction des importations par l’interdiction de l’importation des produits susceptibles
d’être fabriqués localement.
- L’amélioration des équilibres fondamentaux internes et externes.

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- La poursuite d’une politique sociale et d’aménagement du territoire en faveur d’une répartition
équitable des fruits de la croissance.
7°)- Le plan quinquennal 1981-1985 :
Appelé « plan de relance économique et sociale » il avait comme objectifs la défense de
l’intégrité territoriale et la relance de l’activité économique par : la mobilisation de l’épargne
privée, l’augmentation des investissements, l’amélioration de l’équilibre extérieur par
l’augmentation des exportations, la lute contre le chômage et la réforme fiscale.
8°)- Le plan d’orientation 1988-1992 :
La stratégie de développement choisie consistait dans la libéralisation accentuée de
l’économie, le désengagement de l’État et la privatisation. Le plan fixé les priorités suivantes :
l’encouragement des petites et moyennes entreprises (PME), l’encouragement de l’initiative
privée à travers la privatisation, le développement de l’agriculture et le tourisme.
Depuis 1992, la planification de l’activité économique au Maroc a été abandonnée.
9°)- Le Plan quinquennal 1996-2000 :
Avec le processus de libéralisation, on pensait que la planification n’est plus efficace, ce qui
explique son absence en matière de la politique économique au Maroc depuis 1992. Mais les
contraintes d’ordre économique et social ont poussé les autorités publiques à la planification
dans le cadre du « plan de stratégie de développement économique et sociale ». Les objectifs
prévus par le plan sont les suivants : la promotion du secteur privé, le maintien des équilibres
fondamentaux, le développement des exportations, le développement du monde rural.
Ce plan n’a pas vu le jour à cause des événements importants qui sont l’arrivée au pouvoir d’un
gouvernement d’alternance et la régionalisation.
10°)- Les nouvelles tentatives :
Pour faire face à la mondialisation et l’application de l’accord d’association Maroc-UE, le
Maroc a fait retour à la planification avec :
● Le plan quinquennal 1999-2003 dont les orientations sont : l’amélioration de la compétitivité
de l’économie nationale, la valorisation des ressources humaines et le développement du monde
rural.
● Le plan quinquennal 2005-2010 visant à préparer le Maroc à la zone de libre échange 2010.

L’Etat se place comme l’animateur et le régulateur de l’économie nationale, laissant


l’initiative privée jouer pleinement son rôle de moteur de croissance économique. Le modèle
économique marocain se traduit par un rôle de l’Etat entrepreneur qui favorise la création
d’emploi et la réalisation de grands chantiers en matière d’infrastructures, d’une part, et par un
rôle de l’Etat moteur et facilitateur pour les autres opérateurs économiques, nationaux et
étrangers, d’autre part. Force est de constater que la politique de planification économique, telle
que pratiquée dans les années 1970, a été substituée aujourd’hui par des plans de développement
sectoriel, à l’instar du Plan Emergence ou du Plan Maroc Vert.

Depuis l’an 2000, les réformes des politiques sectorielles ont pris un nouvel élan au Maroc. Les
pouvoirs publics poursuivent un ambitieux programme de réformes sectorielles et structurelles, à
même d’assurer une croissance économique forte, durable et créatrice de richesses. Cette
dynamique de réforme se distingue par une approche novatrice de contractualisation et de
partenariat public privé prônant une participation accrue et concertée du secteur privé dans
l’élaboration des stratégies et politiques sectorielles et le financement des projets permettant de
recentrer le rôle de l’Etat sur ses prérogatives de régulation.

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I/- Plan Maroc Vert : une nouvelle vision pour le secteur agricole marocain
Pour répondre aux enjeux stratégiques du secteur agricole marocain, une nouvelle vision
stratégique à l’horizon 2015, baptisée « Plan Maroc Vert », a été mise en œuvre.
1°)- Objectifs du Plan Maroc Vert :
Lancée en 2008, cette vision nommée « Plan Maroc Vert » présente, à travers sa démarche
intégrée et tenant compte de la question stratégique de la ressource hydrique, l’opportunité pour
inverser la tendance et faire du secteur un moteur de l’économie, offrant au Maroc une chance de
rééquilibrer sa balance commerciale. En effet, cette stratégie vise à donner au secteur agricole
marocain une dynamique d’évolution équilibrée, exploiter les marges de progrès et valoriser au
mieux les potentialités, préserver les équilibres sociaux et économiques et accompagner la
profonde mutation que connaît le système agro-alimentaire mondial.
2°)- Financement du Plan Maroc Vert :
S’agissant des moyens financiers et budgétaires, les pouvoirs publics seront appelés à assurer
le financement de près de 68,60 milliards de dirhams supplémentaires à mobiliser sur les 10
années de la réalisation de la nouvelle stratégie. D’autres financements seront assurés à travers la
contribution du Fond Hassan II pour le Développement Economique et Social ainsi que la mise
en place de Partenariats à long terme avec les bailleurs de fonds nationaux et internationaux.
3°)- L’approche adoptée :
L’approche adoptée se base sur des contrats programmes portant sur les filières de :
maraichages, des agrumes, des fruits, de l’oléiculture (culture et exploitation des olivier), de
l’aviculture, des viandes rouges, du lait, des céréales et du sucre, opérés à travers une déclinaison
régionale des actions stratégiques.

II/- Plan Emergence : nouvelle stratégie pour le secteur industriel marocain


1°)- Portée et objet du Plan « Emergence » :
Le secteur industriel qui représente plus de 16% de la valeur ajoutée totale au Maroc a été
marqué par le lancement d’une nouvelle politique industrielle baptisée « Plan Emergence ».
Lancé en 2006, le Plan « Emergence » vise le repositionnement du tissu industriel national sur
des métiers porteurs qui représenteront 70% de la croissance industrielle et dans lesquels le
Maroc pourrait faire valoir ses atouts (proximité, main d’œuvre qualifiée, accès aux marchés,
etc.).
2°)- Objectifs et moyens nécessaires :
a- Objectifs chiffrés :
- Création de 220.000 emplois industriels directs pérennes et résorption du chômage urbain ;
- Création de richesses à travers une augmentation du PIB industriel de 50 Milliards de
Dirhams ;
- Génération d’un volume supplémentaire d’exportations de 95 Milliards de Dirhams afin de
réduire le déficit commercial ;
- Génération d'investissements privés supplémentaires, tant nationaux qu’étrager, dans l’activité
industrielle à hauteur de 50 Milliards de Dirhams.
b- Les moyens nécessaires pour la mise en œuvre du Plan Emergence :
• Coût du Programme: 12,4 Milliards de Dirhams sur la période 2009-2015
• 34% du coût total dédiés à la Formation et au Capital Humain.
• 24% du coût total dédiés aux incitations pour les investisseurs.

3°)- Les Métiers mondiaux du Maroc visés par le plan « Emergence » :


Les objectifs du Plan Emergence se focalisent essentiellement sur les Métiers mondiaux du
Maroc (MMM), c’est-à-dire les filières dans lesquelles le Maroc présente des avantages
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compétitifs. Il s’agit, d’une part, des métiers orientés Investissements directs étrangers « IDE »
(l’offshoring, l’automobile, l’aéronautique et l’électronique) et, d’autre part, des métiers
traditionnels (le secteur du textile-cuir et de l’agroalimentaire).
a- Offshoring :
Le domaine de l'Offshoring est le secteur le plus avancé en termes d'implémentation de la
stratégie Emergence. Le plan d'action défini en 2006 a été en grande partie mis en place. Les
zones dédiées, les incitations sectorielles ainsi que le plan de formation, malgré les retards de
lancement initiaux, sont aujourd'hui opérationnels.
Les efforts consentis dans l'impulsion du secteur commencent à donner leurs fruits. D'une part, le
Maroc est aujourd'hui entré dans le club fermé des destinations Offshoring reconnues dans le
monde, en particulier dans le monde francophone. La destination Maroc est systématiquement
considérée dans la majorité des décisions d'Offshoring et des acteurs de référence ont fait
confiance au Maroc. D'autre part, le secteur a connu un succès très important sur le terrain : en
une année, plus de 50 entreprises ont manifesté leur intérêt de s'implanter dans les zones de
Casanearshore et Rabat Technopolis. Les 2 premières tranches de Casanearshore sont
aujourd'hui entièrement réservées. Et enfin, le secteur a connu la création de plus de 20.000
emplois entre 2005 et 2008.
b- Automobile :
Le domaine Automobile a connu sur les 5 dernières années un fort développement au Maroc sur
les deux fronts Equipementiers et Constructeurs. Il présente des opportunités de développement
encore plus importantes pour la prochaine décennie.
Certes, le Maroc a connu la plus grande discontinuité industrielle en Afrique avec l'implantation
d'un site d'assemblage majeur de 400.000 véhicules par an à terme. Ce projet de 1 milliard
d'Euros d'investissements devrait créer à terme près de 36 000 emplois directs et indirects et
contribuer au développement massif et accéléré de l'industrie automobile marocaine.
La stratégie du Maroc pour le secteur automobile s'articule autour de :
• l'implantation d'équipementiers et constructeurs qui puissent élargir leur rayon
d'approvisionnement, vers les pays à bas coûts ;
• l'implantation de l'assemblage de spécialité (poids-lourds, bus, cars, carrosserie et autres
spécialités de niche) ;
• l'attraction d'un second constructeur majeur au Maroc à terme, pour concrétiser le potentiel du
Maroc mis en évidence par l'installation du premier constructeur.
L'impact estimé de ces potentiels se chiffre à près de 12 milliards de Dirhams de PIB
additionnels et se traduirait par la création d'environ 70000 nouveaux emplois dans l'ensemble du
secteur Automobile à l'horizon 2015.
Tenant compte de ces potentiels de développement majeurs, l'Etat marocain s'engage à mettre en
place des mesures concrètes permettant au pays de s'ériger en future base industrielle du secteur
Automobile international. Pour ce faire, les Parties s'accordent à mettre en place un plan d'action
volontariste de développement du secteur Automobile reposant sur les 6 initiatives suivantes :
une Offre Maroc Equipementiers, une Offre Maroc Constructeurs, une Offre Maroc
Constructeurs de spécialités, un programme de formation adapté au secteur, un programme ciblé
de promotion, des plateformes industrielles intégrées dédiées.
c- Aéronautique et Spatial :
Compte-tenu de la restructuration profonde que connaît le domaine Aéronautique et Spatial à
l'échelle internationale, cette industrie, en plein essor au Maroc, représente une opportunité
majeure. En effet, le secteur, en très forte croissance dans le monde, avec des carnets de
commande de près d'un millier d'avions pour les prochaines années et une croissance soutenue de
5% sur 20 ans, doit faire face à une refonte complète de sa carte industrielle avec l'arrivée de
concurrents dits « low-cost », l'exercice d'une forte pression sur les prix et des changements
technologiques majeurs.

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La bataille pour conquérir de nouveaux marchés, notamment dans les pays émergents, oblige les
sociétés sous-traitantes à être plus compétitives tout en répondant aux exigences de sécurité et en
préservant la haute qualité des pièces fabriquées. La recherche constante de niches de
compétitivité est ainsi devenue une condition de survie pour toute la chaîne de valeur
aéronautique.
Au Maroc, ce secteur est constitué de véritables centres d'excellence couvrant la production, les
services, la maintenance et l'ingénierie.
d- Electronique :
Le domaine Electronique comprend deux branches très différentes : l'Electronique grand public
(composants en amont, produits bruns, produits blancs etc.) et l'Electronique de
spécialité/intégrée (électronique embarquée, industrielle, médicale etc.).
Le domaine de l'Electronique de spécialité, en croissance encore limitée au Maroc, présente un
potentiel très prometteur et peut contribuer fortement à l'industrialisation du pays. D'une part, les
caractéristiques de cette industrie, fortement consommatrice de main d'œuvre, produisant des
séries « customisées » de petite taille et d'une intensité capitalistique et technologique faible, lui
permettent de se développer au Maroc. D'autre part, le changement de structure de l'industrie
permettra au Maroc de développer des produits plus intégrés et à plus forte valeur ajoutée.
e- Textile et Cuir :
Le domaine Textile et Cuir constitue un domaine de première importance pour l'industrie
nationale avec un poids majeur dans les emplois (40% des emplois industriels) et une
contribution importante au PIB et aux exportations industriels (respectivement 13% et 27%).
Cependant, le bilan de développement du domaine Textile et Cuir est mitigé sur les dernières
années avec en particulier un recul important des exportations en 2005 lié à la levée temporaire
des quotas sur les produits chinois en Europe (recul des exportations de 10%). Depuis 2006, ce
domaine d’activité a bénéficié d'une fenêtre de sursis stratégique grâce à la réinstauration des
quotas sur les produits chinois, et au positionnement réussi du Maroc sur le segment du fast
fashion, à travers le développement de la sous-traitance pour un acteur de référence de ce
segment.
f- Agroalimentaire :
La filière agroalimentaire représente un domaine industriel primordial (environ 35% du PIB
industriel et 15 à 20% des entreprises industrielles, des emplois formels et des exports de
produits transformés). On constate néanmoins actuellement une stagnation globale du secteur à
tous les niveaux, du fait notamment d'un tissu d'acteurs fragile et peu compétitif.
Le Maroc se doit aujourd'hui de soutenir cette filière de façon volontariste, afin de profiter de ses
fondamentaux exceptionnels (ex., coûts de main d'œuvre, matières premières agricoles, tradition
culinaire et industrielle, position logistique) pour relancer sa croissance, favoriser
l'investissement et le renforcement du tissu des entreprises, et créer des emplois. Pour cela, il
convient de bâtir sur les opportunités majeures nées des initiatives stratégiques nationales
(notamment le lancement du Plan Maroc Vert donnant un nouveau souffle au secteur par la
relance de l'amont), d'une demande intérieure en forte croissance et d'un marché international
fortement demandeur des produits du « panier méditerranéen ».
L'impact estimé se chiffre à 10 milliards de Dirhams de PIB additionnels et se traduirait par la
création d'environ 24.000 nouveaux emplois directs à l'horizon 2015. Dans ce cadre, l'Etat
s'engage à appuyer le développement du secteur agroalimentaire à travers la promotion d'une
stratégie volontariste reposant sur cinq initiatives, à savoir : un plan de développement des
filières à fort potentiel à l'export, des plans de développement et de restructuration des filières
des denrées de base nationales, un plan d'appui ciblé en faveur des « filières intermédiaires », un
programme de formation adapté au secteur, et un réseau d'agropoles.

4°)- Compétitivité des entreprises :


a- Compétitivité des PME :
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Les PME représentent une part importante du tissu économique marocain avec plus de 95% des
entreprises. Néanmoins, elles représentent un tissu fragile et fragmenté, globalement figé :
• Un nombre insuffisant d'entreprises est créé chaque année ;
• La croissance des PME reste faible ;
• Un nombre important d'entreprises sont en situation difficile.
De plus, les fondamentaux de l'entreprise marocaine sont dégradés :
• Faible capacité d'investissement et de financement ;
• Actionnariat quasi exclusivement familial ;
• Faible ouverture sur les marchés extérieurs ;
• Taux d'encadrement faible.
Pour pouvoir faire face aux défis de l'ouverture et de la compétition internationale mais
également pour pouvoir bénéficier des opportunités offertes par l'extension des marchés
accessibles, les PME doivent aujourd'hui se moderniser. L'Etat, conscient de l'importance socio-
économique de la PME, a consenti des efforts importants ces dernières années. Cependant un
effort supplémentaire s'impose. L'arsenal de modernisation des entreprises doit être redynamisé
pour accompagner la PME tout au long de son cycle de vie et lui permettre d'atteindre une
compétitivité suffisante afin d'évoluer dans un marché globalisé.
Dans ce cadre, les Parties s'accordent sur la nécessité de mettre en place un programme
volontariste de renforcement de la Compétitivité des PME autour de trois initiatives :
1. Un plan ciblé pour la croissance des PME et le renforcement de leur productivité ;
2. Un plan volontariste de reconfiguration et consolidation du tissu ;
3. Un plan accéléré pour la création de nouvelles PME compétitives.
b- Climat des Affaires :
De nombreuses réformes ambitieuses sur les plans législatifs, réglementaires et institutionnels
ont été menées par les pouvoirs publics pour faciliter la pratique des affaires au Maroc. De
manière générale, de bonnes bases existent aujourd'hui pour l'investisseur national et étranger et
une évolution positive se dessine depuis plusieurs années.
Dans ce cadre, les projets portant sur l'amélioration du climat des affaires au Maroc se sont
multipliés. Néanmoins, afin de répondre aux préoccupations liées à la croissance de l'économie
nationale et à la création de l'emploi dans un contexte de concurrence acharnée au niveau
régional et mondial, une mise en cohérence d'ensemble sur les actions à mener s'impose.
c- Formation :
La composante ressources humaines est l'un des principaux éléments de la réussite du
développement des activités industrielles au Maroc. La qualité des ressources humaines et la
disponibilité qualitative et quantitative des compétences conditionnent en effet largement
l'attractivité de la destination Maroc ainsi que la montée en charge des implantations actuelles.
C'est aussi un enjeu majeur pour assurer une compétitivité durable à la destination Maroc, dans
des secteurs à forte valeur ajoutée, que d'autres pays cherchent à attirer.

d- Plateformes Industrielles Intégrées :


Les Plateformes Industrielles Intégrées représentent l’un des principaux outils de mise en œuvre
de ce programme. Il s’agit de mettre à la disposition des investisseurs les meilleures espaces
d’accueil pour l’exercice de leurs activités.
Pour ce faire, les Parties s’accordent sur la nécessité de mettre en place les trois initiatives
suivantes :
1. Un programme de Plateformes Industrielles Intégrées ;
2. Des outils de financement adaptés ;
3. Un plan de développement et d’amélioration des zones industrielles locales.

III/- Plans Halieutis et Ibhar :


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Le secteur des pêches occupe une place importante dans l'économie nationale et contribue de
façon dynamique au développement du Maroc en termes de création d'emplois, de sécurité
alimentaire et de génération de revenus. Deux plans ont été conçus et mis en place par le
Département de la Pêche : le « Plan Ibhar » et le « Plan Halieutis ».
1°)- Le Plan Ibhar :
Le Plan Ibhar est destiné à la pêche côtière et artisanale. Il a pour objectifs :
- le rajeunissement de la flotte de pêche et l’optimisation de son rendement ;
- l’amélioration de la sécurité, de la navigation et des conditions de travail et de vie à bord ;
- le respect des normes internationales de la qualité des produits.
Le programme prévoit la mise à niveau de la flotte artisanale et de la flotte côtière ainsi que leur
modernisation.
En termes de financement, ce programme bénéficie d'une enveloppe budgétaire de 5 Milliards de
DH dont 1 milliard de DH au titre de la contribution de l’Etat, 740 millions de DH sous forme
d’appui direct accordé aux professionnels et 261 millions de DH sous forme de garantie des
crédits bancaires destinés à financer les acquisitions de bateaux de pêche.
2°)- Plan Halieutis :
Le plan Halieutis est destiné au domaine de la pêche dans son ensemble, y compris
l’aquaculture et la valorisation des produits de la pêche. Lancé le 29 septembre 2009, le Plan
Halieutis vise le développement d’une nouvelle dynamique dans le secteur halieutique.
a- Les axes stratégiques du Plan Halieutis :
Ce Plan repose sur trois axes stratégiques, à savoir :
1. la durabilité : assurer la pérennité du secteur pour les générations futures ;
2. la performance : gérer de manière efficiente les équipements et les infrastructures de
débarquement, et mettre en place un mécanisme de contrôle de la qualité afin de garantir, aux
consommateurs, l’accès à des produits avec un haut niveau de sécurité sur les plans de l’hygiène
et de la santé ;
3. La compétitivité : proposer des produits bien valorisés et compétitifs, en facilitant l’accès des
industriels aux matières premières et en misant sur les marchés les plus porteurs.
b- Objectifs du Plan Halieutis :
Le plan Halieutis a pour ambition d’atteindre, à l’horizon 2020, un PIB de 21,9 milliards de DH,
d’augmenter le nombre des emplois directs à terre à 115000, et d’accroître la valeur des
exportations des produits de la mer à plus de 3,1 milliards de dollars. Quant à la production
halieutique, l’objectif visé est d’atteindre, à la même échéance, 1,6 milliards de tonnes.

c- Financement du Plan Halieutis :


En termes de financement, le programme Halieutis bénéficie d'une enveloppe budgétaire de 5
Milliards de DH dont 1 milliard de DH au titre de la contribution de l’Etat, 740 millions de DH
sous forme d’appui direct accordé aux professionnels et 261 millions de DH sous forme de
garantie des crédits bancaires destinés à financer les acquisitions de bateaux de pêche.
d- Actions transversales du Plan Halieutis :
Les actions transversales, pour encadrer le secteur, mises en place se résument comme suite :
· Assurer un contrôle effectif et une traçabilité tout le long de la chaîne de valeur ;
· Clarifier et compléter le dispositif juridique du secteur ;
· Renforcer les compétences et améliorer l’attractivité des métiers ;
· Mettre en place une gouvernance publique forte pour moderniser le secteur ;
· Organiser la représentation professionnelle et encourager une interprofession.

IV/- Plan Solaire :


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Lancé le 2 novembre 2009, le Plan Solaire marocain est un projet très ambitieux. Ce projet
s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique du Maroc, qui mise sur le développement des
énergies renouvelables et sur le développement durable.
1°)- Les sites d’implantation :
La réalisation du Plan Solaire marocain est prévue sur cinq sites : Ouarzazate, Ain Bni Mathar
(à l’Est de Fès), Foum Al Oued (à 20 km au sud de Laâyoune), Boujdour et enfin Sebkhat Tah
(près de Tarfaya).
Ces sites s’étendront sur une superficie de 10000 hectares et seront dédiés à la construction de
centrales solaires photovoltaïques de pointe.
2°)- Objectifs du Plan Solaire :
Le Plan Solaire marocain vise à :
- Permettre au Maroc de s’imposer en tant en tant que pôle énergétique de première importance
dans les échanges électriques entre les deux rives Nord et Sud de la Méditerranée.
- Permettre de réduire, à l’horizon 2020, la dépendance énergétique marocaine de 85%.
- Porter la participation totale des énergies renouvelables à 42% des besoins électriques du
Maroc à l’horizon 2020, contre 26% actuellement.
L’accomplissement du projet « Plan Solaire » va permettre de :
- réduire la dépendance énergétique du Maroc et d’économiser en combustibles ;
- préserver l'environnement par la limitation des émissions des gaz à effet de serre.
3°)- Les moyens engagés :
Le projet « Plan Solaire » inclut : la formation, l'expertise technique, la recherche
développement, la promotion d'une industrie solaire intégrée et potentiellement le dessalement
de l'eau de mer.
La mise en œuvre du Plan Solaire marocain est confiée à l’Agence Marocaine pour l’Energie
Solaire (Moroccan Agency for Solar Energy).
Ce Plan nécessite un investissement de 9 Milliards de dollars, soit environ 70 milliards de
Dirhams.

V/- Maroc Numeric 2013


Le domaine des Technologies de l’Information (TI) est un des domaines prioritaires de
l’économie marocaine. A cet égard, a été mise en place la stratégie nationale pour la société de
l’information et l’économie numérique, le Plan Maroc Numeric 2013. Ce Plan, doté d’un budget
de 5,2 Milliards de Dirhams, vise à positionner le Maroc parmi les pays émergents dynamiques
dans les l’Information.
1°)- Objectifs du Plan Maroc Numeric 2013 :
Les objectifs de cette stratégie sont les suivants :
- La création de 26 000 emplois supplémentaires.
- La réalisation d’un PIB additionnel de 27 milliards de Dirhams.
- Un foyer sur trois aura accès à Internet en 2013, contre 1 foyer sur 10 en 2008.
- Équiper en Technologies de l’Information la totalité des établissements scolaires publics et des
élèves ingénieurs et assimilés en sciences et en Technologies de l’Information.
- Augmenter le nombre de services e-gouvernement opérationnels en passant de 16 à 89.

2°)- Les priorités stratégiques du Plan Maroc Numeric 2013 :


Les 4 priorités stratégiques du Plan Maroc Numeric 2013 sont les suivantes :
- La transformation sociale : rendre accessible aux citoyens l’Internet Haut Débit et favoriser
l’accès aux échanges et à la connaissance.

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- La mise en œuvre des services publics orientés usagers : rapprocher l’administration des
besoins de l’usager en termes d’efficacité, de qualité et de transparence, à travers un programme
d’e-gouvernement.
- L’informatisation des PME : Inciter à l’informatisation des Petites et Moyennes Entreprises
pour accroître leur productivité.
- Le développement de l’industrie des Technologies de l’Information : en soutenant la création et
la croissance des acteurs locaux ainsi qu’en favorisant l’émergence de pôles d’excellence à fort
potentiel à l’export.
3°)- Les mesures d’accompagnement :
Les deux principales mesures d’accompagnement concernent le développement du capital
humain et de la confiance numérique, c’est-à-dire instaurer la confiance des usagers dans la
sécurité des échanges électroniques. Quant aux modalités d’implémentation, elles se rapportent,
d’une part, à la mise en œuvre d’une gouvernance d’ensemble et, d’autre part, à la mobilisation
de ressources financières adéquates.

VI/- Maroc Export Plus :


1°)- Objectifs :
La stratégie nationale pour le développement et la promotion des exportations, baptisée «
Maroc Export Plus», a pour ambition de tripler le volume des exportations, d’augmenter le PIB
ainsi que de créer 380 000 emplois additionnels à l’horizon 2018.
2°)- Axes stratégiques :
Pour atteindre ces objectifs, Maroc Export Plus repose sur 3 axes stratégiques :
- Le ciblage des secteurs et des produits afin d’orienter, en priorité, les efforts vers les produits
dont l’offre est déjà disponible, puis ceux issus des plans sectoriels en cours ;
- Le ciblage des marchés pour consolider la position du Maroc sur ses marchés traditionnels, et
se diversifier vers de nouveaux marchés à fort potentiel ;
- L’accompagnement des acteurs pour mettre à la disposition de l’ensemble des entreprises, les
outils nécessaires à leur développement à l’international.
3°)- Marchés ciblés :
Trois types de marchés ont été identifiés pour un ciblage réussi :
- Marchés stratégiques, dits « traditionnels », constitués de pays pouvant recevoir une grande
quantité de produits exportés par le Maroc (France, Espagne, Tunisie, etc.) ;
- Marchés adjacents, géographiquement, culturellement et commercialement similaires aux
marchés stratégiques, mais où les produits marocains sont moins présents (Hollande, Belgique,
Italie, etc.) ;
- Marchés de niches, c’est-à-dire peu ou pas couverts par les exportations marocaines et pouvant
être ciblés pour un nombre limité de produits (Russie, Chine, Japon, Sénégal, Canada, etc.).

4°)- Financement :
Concernant les moyens financiers nécessaires, le budget estimé pour la stratégie devrait passer
de 151 millions de Dirhams en 2009 à 506 millions de Dirhams en 2013. S’agissant du
financement de ce plan, le Ministère du Commerce Extérieur projette la création d’un fonds pour
le développement des exportations qui devrait être doté d’un budget de 500 millions de Dirhams.

VII/- Les stratégies de développement touristique au Maroc :


1°)- La Vision 2010

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Lors des assises nationales du tourisme du 10 janvier 2001 à Marrakech, on assiste à la
définition de la stratégie de développement du secteur touristique marocain à l'horizon 2010 à
travers la définition d’un Accord Cadre relatif au tourisme entre l’Etat et les professionnels. Les
Assises du Tourisme sont devenues le rendez vous annuel incontournable entre institutionnels,
professionnels et investisseurs nationaux et internationaux pour faire le point sur les réalisations
et l'état d'avancement du contrat programme liant les secteurs public et privé. L'objectif fixé est
d'atteindre 10 millions de touristes en 2010 appelé à générer près de 5 milliards de dirhams et
créer 600.000 emplois directs et indirects.
Conformément à cette vision, des actions importantes ont été entreprises portant notamment,
sur la concrétisation du plan Azur à travers la libéralisation du transport aérien qui s’est traduite
par la multiplication des dessertes aériennes, l’appui au financement du parc hôtelier,
l’amélioration du cadre fiscal, le renforcement de la promotion de la destination Maroc au niveau
des principaux marchés émetteurs, l’encouragement du tourisme rural, le renforcement du
partenariat avec les tour-opérateurs, les professionnels et les régions ainsi que nouvelles
chambres ont été ajoutées depuis 2001 avec un taux de croissance annuel moyen de 8%.
La concrétisation de ce plan a été confortée par de nouvelles initiatives lancées portant
notamment sur la réalisation des stations de Cala Iris (Al Hoceima), de Mar Chica (Nador) de
Tamouda Bay (Tétouan) et d’Oued Chbika (Tan-Tan). De nombreux autres projets touristiques
ont fait l’objet, au cours de ces dernières années, de conventions d’investissement entre l’Etat et
des promoteurs de grande envergure pour un montant dépassant 30 milliards de Dirhams.
2°)-La Vision 2020 :
La Vision 2020, lancée le 30 novembre 2010 à Marrakech, se fixe comme objectif de doubler
la taille du secteur touristique, hissant ainsi le Maroc parmi les 20 premières destinations
touristiques mondiales.
La vision 2020 va jouer un rôle important dans le processus de régionalisation avancée dans
lequel le Maroc s'est engagé, en adoptant une démarche novatrice et en s'appuyant sur 8
territoires. Elle a été conçue pour mettre en valeur chacune des régions du Maroc, et pour mettre
en place un tourisme respectueux de l'environnement. Le développement durable est en effet un
des grands axes de la Vision 2020. Le tourisme marocain prendra en compte la préservation des
ressources naturelles, le maintien de l'authenticité socioculturelle des régions et le
développement et bien être des populations locales.
Des "éco territoires" vont émerger et seront de véritables vitrines du Maroc en matière de
développement durable.
Huit nouvelles destinations touristiques vont naître dans le cadre de la Vision 2020, 200.000
nouveaux lits touristiques vont être créés à travers le pays et les arrivées de touristes étrangers
vont être doublées.
Le Maroc compte multiplier par trois le nombre de voyageurs nationaux alors que les recettes
touristiques vont être portées à 140 milliards de dirhams (MMDH) en 2020, soit une somme
cumulée sur la décennie proche de 1 000 milliards de dirhams.
Six grands projets structurants, impulsés et soutenus par l'Etat, les régions et le secteur privé,
seront mis en place : le programme Azur 2020 (en continuité avec le plan Azur), le programme
Patrimoine et Héritage, qui vise à faire rayonner l'identité culturelle du Maroc et le programme
Eco&Green, qui a pour objectif de valoriser des espaces naturels préservés d'exception.
Il s'agit aussi du programme Animation et Loisirs (enrichir l'offre touristique hôtelière et la
rendre plus compétitive), le programme Niches à forte Valeur Ajoutée (positionner le Maroc
comme destination de rang international sur le Bien être) et le programme Biladi (une des
grandes priorités de la Vision 2020 avec la réalisation des 7 stations initialement prévues dans les
régions les plus prisées par les marocains).

VIII/- La «Vision 2015» pour l'Artisanat :

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Le Maroc s’est doté d’une stratégie pour le secteur de l’artisanat dénommée « Vision 2015 »
dont le principal objectif est une dynamisation de l’activité de l’artisanat et de l’emploi à horizon
2015 et l’augmentation des exportations des produits d’artisanat.
1°)- Objectifs de la Vision 2015 pour l’artisanat :
La stratégie Vision 2015 s’est fixé comme objectifs pour les cinq prochaines années de :
- Créer environ 115 000 emplois à l’horizon 2015.
- Doubler le chiffre d’affaires de l’artisanat à fort contenu culturel.
- Multiplier par 10 les exportations formelles.
- Générer 4 milliards de dirhams de PIB supplémentaire pour atteindre 10 milliards de Dirhams
en 2015.
- Créer des entreprises capables de pénétrer les canaux de distribution adaptés aux
consommateurs ciblés, en favorisant la création d’acteurs de référence et en développant un tissu
de PME structurées.
- Améliorer les revenus et les conditions de travail des artisans.
2°)- Actions prévues :
Cette stratégie a prévu de mener les actions suivantes :
- Le soutien et l’encadrement des artisans à travers des programmes de formation.
- Des programmes de développement de la conception des produits.
- L’amélioration de la qualité et des techniques de production.
- L’appui à la commercialisation.
Afin de réussir la mise en œuvre de cette vision, les différentes parties s’accordent à mettre
en place un plan d’action précis, articulé autour de deux politiques complémentaires à conduire
en parallèle :
- Pour les entreprises, on prévoit le développement d’un tissu structuré à même de pénétrer les
canaux de distribution adaptés aux consommateurs ciblés.
- Pour les artisans, on prévoit l’amélioration de leurs revenus et leurs conditions de travail.
Pour réaliser ces objectifs, il est nécessaire de lancer un plan d’action ambitieux tout en
mobilisant les moyens nécessaires à son exécution.

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