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Napoléon et le déchiffrement des hiéroglyphes

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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

FACULTE DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES


*******
DEPARTEMENT D’HISTOIRE

LICENCE II/HIS 243

THEME : EXPEDITION NAPOLEONIENNE ET LE DECHIFFREMENT DES HIEROGLYPHES

GROUPE N°1
EXPOSANTS
Aliou Tounkara
Fatoumata Touré
Fatimata Touré
Hamidou Traoré
Sous la direction de

[Link] Baldé

Année universitaire 2024/2025


INTRODUCTION
Née du Nil, l’Egypte est l’une des plus anciennes civilisations du monde dont la
région est un pont entre l’Afrique du Nord-Est et le Moyen-Orient. Cette civilisation
a fasciné nos contemporains, du fait de son exceptionnelle durée, des admirables
réalisations monumentales et artistiques qu’elle nous a marqué une période captivante
de l’histoire caractérisée par la rencontre entre troupes français dirigés par Napoléon
Bonaparte et la richesse culturelle de l’Egypte ancienne. Ainsi des découvertes
archéologiques significatives ont été réalisés, celle de la Pierre de Rosette qui a été à
l’origine du déchiffrement des hiéroglyphes. Comment l’expédition napoléonienne et
le déchiffrement des hiéroglyphes ont façonné l’histoire de l’Egyptologie ? pour une
meilleure prise en charge de notre thème nous tenterons d montrer au cours de notre
développement d’une part, l’expédition napoléonienne en Egypte et d’autre part nous
verrons le déchiffrement des hiéroglyphes.

CHAPITRE I : EXPEDITION NAPALEON BONAPARTE


L’expédition de l’Egypte en 1798 sur l’échiquier franco-britannique est présente
avec un certain embarras par l’historiographie au point que celle-ci l’explique par
les arrières pensés des auteurs. BONAPARTE cherchant la gloire en orient pour
des raisons de politique intérieur
1. CAUSES ET MANIFESTATIONS DE L’EXPEDITION
De le décision du directoire ,le 5 mars 1798 au départ de la flotte de Toulon ,le 19
mai ,Bonaparte et ses officiers se sont livres a un véritable exploit :rassembler en
si peu de temps une armée de 36000 soldats et 2500 officiers ,les équipier
d’armées et de chevaux ,disposer des bateaux nécessaires , 55 bateaux de guerre
et 300 bateaux de transport , repartis sur plusieurs ports de la méditerranée et qui
devront converger a une date donnée .mais l’expédition n’est pas que militaire ,elle
est aussi scientifique et civilisatrice :la science et les arts retournent en Egypte ,leur
patrie d’origine . c’est pourquoi Bonaparte s’adjoint une commission de savants ,qui
avaient surtout eu une mission de choisir parmi les prises de guerres ce qui allait
enrichir les collections nationales .en Egypte , le but de la commission des savants
est diffèrent :il faut étudier le pays pour mieux connaitre son apport aux sciences
et aux arts mais aussi lui apporter les bienfaits de la civilisation .deux
caractéristiques marque toute la préparation de l’expédition .la première ,par très
originel est le manque d’argent et la seconde beaucoup plus curieuse ,est le fait
que tout au long de la préparation tes peu de gens étaient au courant de la
destination finale. Kleber engage des négociations avec les anglais et avec les
ottomans afin d’évacuer honorablement l’Egypte et de participer aux actions
militaires en Europe. Un accord est conclu le 23 janvier 1800 permettant le retour
en France, mais son application se révèle impossible, étant donné que les
dissensions internes entre les anglais, les atermoiements du sultan et la reprise
des hostilités Egypte. après la victoire d’Héliopolis de Kleber sur les ottomans le 20
mars 1800 il n’est plus question de retour ,mais le moral des troupes comme celui
des savants est remonté .malheureusement le 14 juin 1800 date de la victoire de
Marengo ,de Kleber est assassiné au Caire .le général Menou ,étant le plus ancien
dans la grade le plus élevé le plus succédé à la tête de l’ armée .toute la dynamique
qu’avait su redonner Kleber aux membres de l’expédition ,malgré l’échec du projet
de retour ,disparait avec lui .jusqu’au départ définitif vers la France ,les savants ne
quittent plus guère les environs du Caire et Alexandrie, afin d’être prêts à partir à
la première occasion .ce pendant MENOU continue l’ouvre de réorganisation et
modernisation commencée par Bonaparte et poursuivie par KLEBER c’ est à lui
qu’on doit le fait que la publication de la description ne sera pas assurée pars des
fonds privés
Le 19 mai une flotte de 300 navires français mené par le General Bonaparte quitte
Toulon pour Alexandrie .c’est la plus grande expédition qui ai jamais sillonné la
méditerranée . mais le plus original est la présence de savants et d’artistes attaché
à l’armée d’orient :en tout ,une dizaines de professeurs ,d’ingénieurs ,de
dessinateurs ,d’architectes .le 1 juillet 1798,les français arrives devant Alexandrie
et le lendemain ,la ville tombe .l’armée marche sur le Caire ,prise le 22julliet 1798
, après la bataille des pyramides .malgré destruction de la flotte française par les
anglais ,le 1 aout a Aboukir ,Bonaparte poursuit de la soumission du delta et la lutte
contre les Ottomans ,tandis que le Nil .en mai 1798 ,le pays est soumis .la même
année ,un officier français a Rachid mieux connus sous le nomme « rosette », une
stèle portant en hiéroglyphes ,en démotique et en grec .

2 L’ASPECT SCIENTIFIQUE

La victoire de Bonaparte sur les ottomans lui ouvre la route du Caire, il entre le 24
juillet. Immédiatement le jeune général lance des travaux la ville et s’emploie a faire
de cette victoire le point de départ de recherches archéologiques, scientifiques qu’il
souhaitait. Ainsi il faut de cette expédition voire un véritable enjeu culturel et
scientifique. Bonaparte l’institut d'Égypte sur le modèle de l’institut de France à sa tête
le mathématicien GASPARD MONGE. Ainsi avec l’ensemble de ces hommes de
science et ces artistes se les prémices de l'Égyptologie actuelle. Les français se
penchent sur les savoirs faire, sur les connaissances en astronomie. Les chimistes de
l’expédition travaillent sur les natrons, les naturalistes les paysages et les animaux
qu’ils découvrent.
Tous ces hommes ont la plupart moins de trente ans. Encouragé par un Bonaparte
assoiffé de découverte et la gloire, toutes ces avancées feront l’objet d’une compilation
au sein d’un ouvrage remarquable << la description de l’Egypte ou recueil des
observations et recherches qui ont été faites en Egypte pendant l’expédition
française>>. Ce recueil qui ne paraîtra qu’en 1810 passera presque inaperçue. Malgré
tout, il restera comme une référence quasiment incontournable pour les égyptologues.
CHAPITRE II : DECHIFFREMENT DES HIEROGLYPHES
Le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens fut progressivement accompli au début
du XIX siècle. La découverte en 1799 de la pierre de rosette, comportant une
inscription en trois écritures différentes, fut déterminante pour réussir le déchiffrement.
En 1822, le secret des hiéroglyphes fut percé par Jean-François Champollion.
1)La pierre de rosette
La "pierre de Rosette" est découverte en juillet 1799 à Borg Rachid (rebaptisé "Fort
Julien" par les Français), à 7,5 km au nord-ouest de Rosette. Taillée dans une roche
noire, la pierre mesure 121 cm de hauteur, 75 cm de largeur et 28 cm d’épaisseur.
C'est lors de travaux de terrassement réalisés entre le 14 et le 25 juillet 1799 que
François Xavier Bouchard dégage la fameuse stèle gravée en trois écritures :
hiéroglyphique, pour lui conférer un caractère sacré ; cursive ou démotique, l'écriture
quotidienne ; et enfin la langue des Ptolémée, le grec, dont la seule lecture est alors
possible.
Bouchard est immédiatement convaincu de l'importance de cette découverte. Le
général Menou demande une traduction du texte grec. "La déclaration officielle de la
découverte, révélée dans le 'Courrier de l'Égypte', organe de presse de l'armée, ne
parut que le 15 septembre 1799, c'est-à-dire le jour même du retour de Bonaparte
en France." Entre-temps, Bouchard avait été chargé d'assurer le transport de la pierre
qui fut remise à la mi-août à l'Institut d'Égypte où l'on releva sans retard des empreintes
pour faciliter l'étude du précieux document. Ainsi en 1822, jean François parvient a
déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.

2)Les types d’écritures hiéroglyphiques


Jean François Champollion en se persistant dans le bureau de son frère le 14
septembre 1822, après avoir percée le mystère des hiéroglyphes. Les hiéroglyphes
sont l’un des systèmes d’écriture de l’Egypte ancienne. Pour les déchiffrer,
Champollion exploite la découverte ressente de la pierre de ROSETTE. Trouver lors
de l’expédition de NAPOLION en Egypte en 1799, la pierre porte le même décret gravé
en trois langue : le grec, le démotique (une écriture modernisée des hiérographie) et
les hiérographies. En les comparant, CHAMPOLION prouve que les hiéroglyphes
représentent des mots (idéogramme), mais 24 d’entre eux ont aussi la valeur d’un son
dans la langue égyptienne (signes phonétiques). En 1830, CHAMPOLION commence
au net de la grammaire égyptienne. L’écriture hiéroglyphique frappe par son caractère
esthétique, peu adapté à l’écriture cursive. Il s’agit d’un système mixte, à la fois
idéographique et phonographique, où un signe peut représenter une idée ou un son.
Malgré l’utilisation par les scribes de systèmes simplifiés, l’écriture hiéroglyphique s’est
maintenue pendant près de trois millénaires et demi sans grands changements. Et
parmi les types d’écriture nous avons :
Phonogramme : Le système d’écriture hiéroglyphique utilise, à côté des
logogrammes ou idéogrammes et des déterminatifs, une palette de phonogrammes
dont une série de vingt-quatre signes, équivalents égyptiens de nos consonnes,
constituant ce qu’on a désigné par « alphabet égyptien ». Leur combinaison aurait été
en principe suffisante pour tout écrire, mais les Égyptiens ne se sont pas souciés
d’exploiter ce système. Ils ont donc utilisé ces signes phonétiques pour préciser la
valeur phonétique de signes graphiquement plus complexes :

Par exemple, le signe « maison » se prononce PR et entre dans l’écriture du mot qui
signifie « maison ». Mais le signe est aussi employé dans l’écriture du verbe signifiant
« sortir » avec la valeur phonétique PR. Quand le signe « maison » est utilisé pour sa
valeur idéographique première, il est suivi par un trait vertical. Quand il est employé
pour sa valeur de son, il est doublement complété : par un complément phonétique,
signe de la « bouche », ayant, ici, la valeur de la consonne R et confirmant que le signe
est à lire à partir de sa valeur phonétique PR, et par un déterminatif exprimant l’idée
du mouvement et indiquant que le groupe ainsi formé prend le sens de « sortir ».

L’écriture hiératique : L’écriture hiératique aux signes simplifiés permet une


reproduction rapide. C’est l’écriture de l’administration et des transactions
commerciales, mais elle sert aussi à noter les textes littéraires, scientifiques et
religieux. Sur papyrus ou sur ostraca, elle est tracée à l’encre noire (ou rouge, pour
souligner un passage, le début d’un texte ou un total numérique) avec un pinceau fait
d’une tige de papyrus. L'écriture hiératique est le deuxième niveau de simplification
des hiéroglyphes. Le premier étant les hiéroglyphes linéaires, qui sont des versions
simplifiées des hiéroglyphes, mais qui gardent leur valeur représentative. Les
caractères hiératiques, eux, ne représentent plus des objets, mais uniquement des
signes immotivés à la manière des lettres d'un alphabet.

L’écriture démotique : L’écriture démotique devient, à partir du 7e siècle av. J.-C.,


l’écriture officielle. C’est la seule écriture égyptienne à connaître une large utilisation
dans la vie quotidienne (« démotique », du grec demotika, « écriture populaire »). Très
cursive, riche en ligatures et abréviations, elle a perdu tout aspect figuratif. Dans aucun
de ces styles n’existent de capitales, de ponctuation, de coupure entre les mots.
L'écriture démotique s'est constituée à l'époque saïte, au viie siècle avant notre ère.
La plus ancienne attestation actuellement connue date de Psammétique Ier. Le
démotique est une simplification du hiératique, lui-même simplification
des hiéroglyphes. La mise en place de cette écriture s'inscrit probablement dans le
cadre de la vaste politique de réformes administratives entreprise par les pharaons de
la XXVIe dynastie. Le nombre sans cesse croissant des documents produits par
les scribes réclamait une écriture encore plus cursive et plus rapide que le hiératique.
Parti de Saïs, le démotique s'étendit à toute l'Égypte. L’hiératique perdit alors son rôle
administratif et fut cantonné aux documents religieux, d'où son nom. Le démotique est,
avec le grec et les hiéroglyphes, l'une des trois écritures utilisées sur la célèbre pierre
de Rosette, l'inscription d'époque ptolémaïque qui a permis
à Champollion d'effectuer le déchiffrement des hiéroglyphes. L’alphabet, créé à partir
du grec oncial, a utilisé plusieurs signes démotiques pour élargir son éventail de
lettres. Le démotique évolue dès le ve siècle vers le copte moderne, avec l'apport
important de mots de vocabulaire issus du grec, et d'un nouvel alphabet.

CONCLUSION

Quand Bonaparte s’embarque pour l'Égypte il a déjà une image préconçue et il s’agit
dans cette campagne militaire qui prend pour la suite un caractère scientifique de
rentrer à l'Égypte moderne les lumières que l’Europe avait reçus autre fois du pays
des pharaons. La campagne d'Égypte sera intégrée dans la légende du héros et à
partir de l’expédition de Napoléon, l'Égypte devient une passion européenne. Mais
aussi l’expédition napoléonienne nous a permis de mieux comprendre l'Égypte
ancienne grâce aux déchiffrements des hiéroglyphes inscrits sur la pierre de rosette
par Champollion.

Bibliographie

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