Retenons 1ère stmg Objet d’étude 1 : la poésie
Lexique utile à analyser la poésie
▪Ligne dans un poème : ……………..
▪Groupe de vers organisé dans un bloc : ………………………
▪Strophe de deux vers : …………… / de trois vers : …………… / de quatre vers :
…………… / de cinq vers : ………………..
▪Répétition d’un son identique à la fin de deux vers : ……………………………….
▪Si le mot s’achève par un e muet, la rime est ……………………, sinon elle est ………… .
▪On peut ………………….. les rimes de diverses façons : A A B B (rimes ………………),
A B A B (rimes ……………….) et A B B A (rimes …………………….).
▪Chaque vers possède un certain nombre de …………………………. S’il y en a six, on parle
de …………………, sept, on parle de ………………………, huit, on parle
d’………………………., neuf, on parle de ………………….. dix on parle de
………………………. et douze on parle d’……………………….. Pour mesurer le
………………………. (=longueur) d’un vers, on ignore le E s’il est suivi d’une voyelle mais
on le compte s’il est suivi d’une consonne.
Exemple : Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit = .…. syllabes
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit = ….. syllabes
▪Pour le respect du mètre, il arrive que deux voyelles qui se suivent soient prononcées
séparément et forment ainsi deux syllabes : c’est la ……………………….. . C’est, au
contraire, la ……………………. si l’on prononce en une seule syllabe deux voyelles qui se
suivent.
Ex : « On n’est pas séri-eux quand on a dix-sept ans » (Rimbaud) ► alexandrin.
« Sous ta paupière vermeille » (Hugo) ► heptasyllabe.
▪Quand la proposition commencée dans un vers se poursuit sur le vers suivant, il y a un
………………………… . L’élément mis en valeur au début du second vers s’appelle un
……………. et, à la fin du premier vers, un …………………………………
Ex : Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
▪Les répétitions de sonorités créent des effets :
► ……………………… : on répète un même son consonne.
Tout en faisant trotter se petites bottines (Rimbaud)
► ……………………… : on répète un même son voyelle.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (Verlaine)
Jolies femmes
On leur fait des sonnets, passables quelquefois ;
On baise cette main qu'elles daignent vous tendre ;
On les suit à l'église, on les admire au bois ;
On redevient Damis, on redevient Clitandre ;
Le bal est leur triomphe, et l'on brigue leur choix ;
On danse, on rit, on cause, et vous pouvez entendre,
Tout en valsant, parmi les luths et les hautbois,
Ces belles gazouiller de leur voix la plus tendre :
- La force est tout ; la guerre est sainte ; l'échafaud
Est bon ; il ne faut pas trop de lumière ; il faut
Bâtir plus de prisons et bâtir moins d'écoles ;
Si Paris bouge, il faut des canons plein les forts. -
Et ces colombes-là vous disent des paroles
A faire remuer d'horreur les os des morts.
Victor HUGO (1802-1885)
1)Ce poème est fait de …………. strophes (deux ………………… et deux
………………….., c’est un …………………….).
2)Il est fait en tout de ……………… vers.
3)Chaque vers est un ………………………….. .
4)Dans les deux premières strophes, les rimes, en terme de disposition, sont ……………… .
5)Dans les six derniers vers, la première rime est …………. alors que les quatre dernières
sont………………. .
6)Féminine ou masculine ? quelquefois/bois = rime …………………
tendre/Clitandre = rime ……………..
choix/hautbois = rime ………………….
échafaud/faut = rime ……………..
7) « Est bon » est un …………. puisque dans « L’échafaud est bon » contient un
……………………….. .
8)Il y a une synérèse : ……………………. et une diérèse : ……………………………..
9)Il y a quelques figures de style :
►une anaphore : ……………………………………………………………………………
►une antithèse : ………………………………………………………………………………..
►une métaphore : ……………………………………………………………………….
Objet d’étude 1 : Ecriture poétique et quête du sens, du Moyen-âge à nos jours Objectif : connaître un lexique technique
Définition Mot
1. Je suis un vers de deux syllabes
2. Je suis un vers de trois syllabes
3. Je suis un vers de quatre syllabes
4. Je suis un vers de cinq syllabes
5. Je suis un vers de six syllabes
6. Je suis un vers de sept syllabes
7. Je suis un vers de huit syllabes
8. Je suis un vers de neuf syllabes
9. Je suis un vers de dix syllabes
10. Je suis un vers de onze syllabes
11. Je suis un vers de douze syllabes
12. Je suis la façon qu’on exprimait à l’origine pour évoquer le précédent
13. Je suis une strophe faite d’un vers
14. Je suis une strophe de deux vers
15. Je suis une strophe de trois vers
16. Je suis une strophe de quatre vers
17. Je suis une strophe de cinq vers
18. Je suis une strophe de huit vers
19. Je suis deux voyelles qui peuvent être prononcées – ou non – l’une
après l’autre.
20. Je suis la prononciation séparée de deux voyelles
21. Je suis le contraire de la précédente
22. Je suis, dans un enjambement, le(s) mot(s) qui se li(sen)t sur le vers
suivant.
23. Je suis un effet de style qui répète un même son consonantique.
24. Je suis un effet de style qui répète un même son vocalique.
25. Je suis l’adjectif qui s’applique à une rime qui s’achève par un e muet.
26. Je suis le synonyme technique du mot longueur (appliqué au nombre
de syllabes d’un vers).
27. Je suis le verbe qui signifie : prononcer un vers en détachant chaque
syllabe.
28. Je suis l’adjectif qui s’applique aux rimes disposées en AABB
29. Je suis l’adjectif qui s’applique aux rimes disposées en ABBA
30. Je suis l’adjectif qui s’applique aux rimes disposées en ABAB
31. Je suis la principale pause à l’intérieur d’un vers
32. Je suis le nom qu’on applique aux demi-vers qui sont coupés par la
précédente.
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césure / mètre / trisyllabe / hendécasyllabe / dissyllabe / distique / quatrain / assonance /
alexandrin / dodécasyllabe / monostiche / tercet/ tétrasyllabe / diérèse / pentasyllabe /
embrassées / hexasyllabe / heptasyllabe / huitain / octosyllabe / ennéasyllabe / décasyllabe /
quintil / Hémistiche / Plates=suivies /hiatus / synérèse / rejet / allitération / féminine /
scander / Alternées=croisées /
Jolies femmes
On leur fait des sonnets, passables quelquefois ;
On baise cette main qu'elles daignent vous tendre ;
On les suit à l'église, on les admire au bois ;
On redevient Damis, on redevient Clitandre ;
Le bal est leur triomphe, et l'on brigue leur choix ;
On danse, on rit, on cause, et vous pouvez entendre,
Tout en valsant, parmi les luths et les hautbois,
Ces belles gazouiller de leur voix la plus tendre :
- La force est tout ; la guerre est sainte ; l'échafaud
Est bon ; il ne faut pas trop de lumière ; il faut
Bâtir plus de prisons et bâtir moins d'écoles ;
Si Paris bouge, il faut des canons plein les forts. -
Et ces colombes-là vous disent des paroles
A faire remuer d'horreur les os des morts.
Victor HUGO (1802-1885) /14
+1
1)Ce poème est fait de QUATRE strophes (deux QUATRAINS et deux TERCETS c’est un
SONNET).
2)Il est fait en tout de QUATORZE vers.
3)Chaque vers est un ALEXANDRIN .
4)Dans les deux premières strophes, les rimes, en terme de disposition, sont CROISEES.
5)Dans les six derniers vers, la première rime est PLATE alors que les quatre dernières sont
CROISEES (=ALTERNEES) .
6)Féminine ou masculine ? quelquefois/bois = rime MASCULINE (+0.5)
tendre/Clitandre = rime FEMININE (+0.5)
choix/hautbois = rime ………………….
échafaud/faut = rime ……………..
7) « Est bon » est un REJET puisque dans « L’échafaud est bon » contient un
ENJAMBEMENT
8)Il y a une synérèse : SUIT/REDEVIENT/LUMIERE et une diérèse : REMUER
9)Il y a quelques figures de style :
►une anaphore : ……………………………………………………………………………
►une antithèse : ………………………………………………………………………………..
►une métaphore : ……………………………………………………………………….
Définition Mot +1
1. Je suis un vers de deux syllabes DISSYLLABE
2. Je suis un vers de trois syllabes TRISYLLABE
3. Je suis un vers de quatre syllabes TETRASYLLABE
4. Je suis un vers de cinq syllabes PENTASYLLABE
5. Je suis un vers de six syllabes HEXASYLLABE
6. Je suis un vers de sept syllabes HEPTASYLLABE
7. Je suis un vers de huit syllabes OCTOSYLLABE
8. Je suis un vers de neuf syllabes ENNEASYLLABE
9. Je suis un vers de dix syllabes DECASYLLABE
10. Je suis un vers de onze syllabes HENDECASYLLABE
11. Je suis un vers de douze syllabes ALEXANDRIN
12. Je suis la façon qu’on exprimait à l’origine pour évoquer le DODECASYLLABE
précédent
13. Je suis une strophe faite d’un vers MONOSTICHE
14. Je suis une strophe de deux vers DISTIQUE
15. Je suis une strophe de trois vers TERCET
16. Je suis une strophe de quatre vers QUATRAIN
17. Je suis une strophe de cinq vers QUINTIL
18. Je suis une strophe de huit vers HUITAIN
19. Je suis deux voyelles qui peuvent être prononcées – ou non – DIPHTONGUE
l’une après l’autre.
20. Je suis la prononciation séparée de deux voyelles DIERESE
21. Je suis le contraire de la précédente SYNERESE
22. Je suis, dans un enjambement, le(s) mot(s) qui se li(sen)t sur le REJET
vers suivant.
23. Je suis un effet de style qui répète un même son consonantique. ALLITERATION
24. Je suis un effet de style qui répète un même son vocalique. ASSONANCE
25. Je suis l’adjectif qui s’applique à une rime qui s’achève par un e FEMININE
muet.
26. Je suis le synonyme technique du mot longueur (appliqué au METRE
nombre de syllabes d’un vers).
27. Je suis le verbe qui signifie : prononcer un vers en détachant SCANDER
chaque syllabe.
28. Je suis l’adjectif qui s’applique aux rimes disposées en AABB PLATE = SUIVIE
29. Je suis l’adjectif qui s’applique aux rimes disposées en ABBA EMBRASSEE
30. Je suis l’adjectif qui s’applique aux rimes disposées en ABAB CROISEE =
ALTERNEE
31. Je suis la principale pause à l’intérieur d’un vers CESURE
32. Je suis le nom qu’on applique aux demi-vers qui sont coupés par HEMISTICHE
la précédente.
DOUAI
LYRIQUE
METAPHORE
TOTAL /35pts
sur Enjambement, Rejet et Contre-rejet / Diérèse et synérèse
→Lorsqu’une même phrase s’étend sur deux vers, on dit qu’il y a enjambement. Celui-ci peut ne
mettre aucun mot particulier en valeur.
•Exemple : Je ne hais rien tant que les contorsions
De tous ces grands faiseurs de protestations (Le Misanthrope, Molière)
Ici, ces deux vers développent une seule phrase, mais ni le premier vers ni le second ne se
termine ni commence par quelques mots assez peu nombreux pour être ainsi mis en valeur.
•Exemple : Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends (« Demain dès l’aube », Hugo)
Ici, ces deux vers développent une seule phrase ; or, « je partirai » paraît isolé sur le second
vers : il est ainsi mis en lumière. C’est un REJET.
•Exemple : Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait chanter la grive à travers l’air atone (« Nevermore », Verlaine)
Ici, ces deux vers développent une seule phrase ; or, « L’automne » paraît isolé sur le
premier vers : il est ainsi mis en lumière. C’est un CONTRE-REJET.
→Lorsqu’un mot contient deux voyelles attenantes (= à côté l’une de l’autre), il y a deux solutions :
Soit on ne peut pas faire autrement : il faut prononcer les deux voyelles l’une après l’autre
(=on dit que c’est un hiatus). Exemple : Aérer – oasis – coopérer…
Soit on peut décider de prononcer chaque voyelle séparément ou de lier leur lecture (=on dit
que c’est une diphtongue). Exemple : Lumière (=deux syllabes) ou Lumi-ère (=trois syllabes) – Portion (=deux
syllabes) ou Porti-on (=trois syllabes).
Cette seconde solution mobilise deux mots spécifiques à la poésie : si on lie la
prononciation, on fait une synérèse ; si on distingue la prononciation, on fait une diérèse.
Exemple : Lumière (synérèse) ou Lumi-ère (diérèse) – Portion (synérèse) ou Porti-on (diérèse).
Dans jolies femmes, observons les mots qui ont des hiatus et des diphtongues.
HIATUS DIPHTONGUE
triomphe Su-it – redevi-ent – lumi-ères – remu-er
« Triomphe » n’est donc pas un candidat à être synérèse ou diérèse. En revanche, les autres mots exigent cette étude : pour
respecter la longueur de chaque vers voulue par le poète, comment dois-je lire le mot ? En distinguant ou en liant les
voyelles ? Dans ce texte, tout est en alexandrins. Seul « remuer » est donc à lire en trois syllabes (autrement, j’obtiens un
vers de 11 syllabes) : c’est une diérèse ! « Suit », « Redevient » et « Lumières » sont des synérèses.