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Modélisation d'un moteur Stirling Gamma

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MODELISATION ET SIMULATION D’UN GROUPE ELECTRIQUE A MOTEUR STIRLING : ANALYSE DU CYCLE

THERMIQUE ET DU MOUVEMENT DYNAMIQUE

Julien RAJOMALAHY et Lala ANDRIANAIVO

Université d’Antananarivo, Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo, Laboratoire Exergie & Géoingénierie, BP 1500
Antananarivo 101, Madagascar - julienrajomalahy@[Link], aandrianaivoo@[Link]

Résumé

L'objectif de cette étude est de concevoir, de fabriquer et de simuler un moteur Stirling de type Gamma,
comprenant un générateur électrique linéaire. Les simulations ont porté sur les mouvements du piston
et du plongeur, les températures du côté chaud et du côté froid, la pression de l'espace de travail, la
production du générateur électrique, ainsi que le rejet de chaleur par une chemise d'eau. Les mesures
ont été effectuées avant et après l'ajout du générateur électrique. La puissance indiquée a été calculée
comme étant de 0,659 Wmecanique à une fréquence de 10,99 Hz avant l'ajout du générateur électrique. La
puissance indiquée calculée se situait entre 0,79 MWelectrique et 0,23 MWelectrique pour différentes charges
sur le générateur électrique. L'ajout du générateur électrique a produit un mouvement non continu
causé par les forces magnétiques au lieu des variations de pression du moteur. Le modèle de simulation
théorique était une combinaison d'analyse dynamique et de troisième ordre. Les valeurs de l'espace de
travail ont été résolues par l'application des équations de conservation de la masse, de la quantité de
mouvement et de l'énergie pour un modèle discrétisé unidimensionnel du moteur, tandis que le
mouvement du piston et du plongeur a été déterminé par l'application des équations du mouvement. Le
modèle de simulation théorique a été utilisé pour mieux comprendre l'effet des paramètres d'entrée sur
le fonctionnement du moteur. Il a été démontré que le diamètre de la tige du plongeur avait des
implications sur la puissance de sortie et la stabilité, et qu'il existait une tendance naturelle à fournir une
puissance de sortie constante à une fréquence quasi-constante sur une gamme de charges de piston.

Mots-clefs : Moteur type Gamma/ Alternateur/ Electricité/ Modélisation/ Thermomécanique/ Simulation


numérique

1. INTRODUCTION

Dans le contexte énergétique actuel, nous assistons au développement de technologies de production


d'énergie "propre". Ainsi, de nouvelles perspectives comme la conversion thermodynamique de l'énergie
solaire ou géothermale ou la valorisation des déchets sont offertes à la recherche sur les "énergies
renouvelables". Dans ce cadre, nous nous intéressons aux moteurs thermiques à apport de chaleur
externe : le moteur Stirling Une machine thermique fonctionnant suivant le cycle de Stirling constitue
une alternative pour profiter des sources de chaleur externe, puisque ces machines sont des machines à
combustion externe [1].

Il existe plusieurs types de moteurs capables de transformer l'énergie thermique en énergie mécanique.
Les moteurs thermiques utilisés le plus fréquemment sont les moteurs alternatifs à combustion interne,
les turbines à gaz et les installations à cycle de Rankine à vapeur d'eau. Malheureusement, aucun de ces
systèmes n'est bien adapté à la valorisation de certains types de source chaude (énergie solaire,
biomasse, effluents gazeux à haute température, géothermie) [2]. Les moteurs à air chaud, à apport de
chaleur externe par échangeur, avec ou sans échangeur récupérateur, à machines de compression et de

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détente alternatives distinctes, à cycle monophasique ouvert ou fermé, avec ou sans soupapes, sont en
revanche très appropriés à la valorisation d'énergie renouvelable. C’est le cas du moteur Stirling.

Le moteur Stirling est un système thermique à apport de chaleur externe. Le moteur Stirling, inventé par
le Pasteur Robert Stirling est une machine productrice d’énergie mécanique, de froid ou de chaleur dans
laquelle une masse de gaz subit une série de compressions et de détentes entre deux niveaux différents
de température. Nous nous intéressons donc à l’étude et à la réalisation d’un moteur Stirling de type
Gamma.

2. DIMENSIONNEMENT ET CONSTRUCTION DU MOTEUR

2.1. Dimensions géométriques du moteur Stirling

Le tableau 1 montre les mesures des pièces du moteur Stirling Conforment à la norme EN 04372 qui a
été réalisé au Bloque technique de l’ESPA, Université d’Antananarivo.

Tableau 1 : Dimensions géométriques du Moteur Gamma

Diamètre du piston déplaceur 35 mm


Hauteur du piston déplaceur 100 mm
Longueur du cylindre déplaceur 17 0mm
Diamètre intérieur du cylindre déplaceur 36 mm
Course du piston deplaceur 140 ,145 ou150 mm
Diamètre du piston moteur 24 mm
longueur du piston moteur 28 mm
Longueur du cylindre moteur 58 mm
Course du piston moteur 56 mm

Pour la réalisation de toutes les pièces des moteurs Stirling (Figure 1), nous avons utilisé des pièces
brutes ) en aluminium sur lesquels on a effectué des multiples opérations de tournage , coupage et de
perçage avec une précision qui peut aller au centième de millimètre prêts. Il s’agit de de pièces qu'on
prend avec des mensurations, c’est à dire longueur, largeur, et diamètre pour les pièces cylindrique plus
grandes de celle qu'on a besoin pour les pièces finies.

Figure 1 : Pièces assemblées du type Gamma

2.2. Les appareils utilisés

 Tour à charioter et fileter (Figure 2)

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Les tours à charioter qui sont destinés à réaliser tous les travaux essentiels de tournage, y compris le
filetage a l’outil à l’aide de la vis-mère. Ces tours sont les plus répandus. A l’aide de cette machine de
tournage, toutes les fabrications des pièces des moteurs Stirling ont été réalisées avec succès.

Figure 2 : Tour à charioter et fileter

En tournage, le mouvement de coupe est obtenu par rotation de la pièce serrée entre les mors d'un
mandrin ou dans une pince spécifique, tandis que le mouvement d'avance est obtenu par le
déplacement de l'outil coupant. La combinaison de ces deux mouvements permet l'enlèvement de
matière sous forme de copeaux.

 Les outils de l’usinage

L'acier rapide (HSS - High Speed Steel) très employé pour la production d'outils de coupe. Les
caractéristiques qui le rendent intéressantes sont sa dureté d'environ 65 HRc et sa ténacité qui lui donne
sa longévité.

 La perceuse (Figure 3 a)

Le perçage est l'opération la plus simple car après la réalisation du profil et les cotes voulues sur les
pièces, la fraiseuse marque les centres des trous avec les distances et le parallélisme souhaités.

(a) (b)
Figure 3 : (a) la machine perceuse (b) la machine scieuse

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 La Scieuse (Figure 3 b)

La scieuse est un appareil équipé d’une scie à métaux avec étrier métallique et a pour rôle pour les
coupes droites. Elle nous a servi pour la réalisation du bâti droit et latéral du moteur.

 La presseuse hydraulique (Figure 4)

Une presse hydraulique est une machine avec un circuit hydraulique qui fournit une grande force de
compression. Elle permet de transmettre un effort démultiplié et un déplacement, servant à écraser,
déformer un objet ou soulever une pièce lourde

Figure 4 : La presse hydraulique

 Tronçonneuse a disque

Une Tronçonneuse ou meuleuse d'angle, est un outil électrique portatif sur lequel est monté un disque
abrasif. Cet outil nous a servi en meulant les pièces (tige piston, les bielles, et support) une fois fini et
tronçonner certains pièces matériaux selon le disque. Le disque est entraîné en rotation par
l'intermédiaire d'un renvoi d'angle (couple de pignons coniques), d'où la dénomination meuleuse d’angle

2.3. Réalisation des pièces

Le moteur Stirling du type gamma est un moteur Stirling doté d'un piston de puissance et d'un piston
jouant; ce dernier assure à lui seul le rôle de déplaceur. Seul le piston déplaceur dispose d'un système
d'étanchéité. Le déplaceur occupe successivement la zone chaude et la zone froide, chassant à chaque
fois le gaz vers la zone opposée. Les variations de température subie par le gaz engendrent alors des
variations de pression qui mettent en mouvement le piston moteur. Le volume balayé par le piston de
déplacement est important face à celui balayé par le piston moteur; c’est pourquoi le moteur Gamma ne
peut pas atteindre des rapports de compression élevés, ce qui est montré par son rendement. Mais d’un
autre côté, sa simplicité mécanique en fait un système largement utilisé. Enfin, sa réputation de moteur
Stirling à faible écart de température lui faisant un système intéressant.

2.4. Caractéristiques du générateur électrique

Le générateur électrique est représenté sur la figure 5 et se compose d’un ensemble stator composé de
bobines et d'un empilement de tôles et d'un ensemble d'aimants permanents mobiles. Les aimants sont
collés selon une configuration Halbach sur un arbre creux appelé porte-aimant. Le support magnétique
était fixé au piston par quatre goujons contenant du fil et un épaulement à chaque extrémité.

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Figure 5 : Ensemble générateur électrique

Il y a deux rangées d'aimants côte à côte, avec quatre paires d'aimants plus grands espacés également
autour du périmètre du support magnétique.

3. MODELISATION ET SIMULATION DU SYSTEME

Le moteur Stirling fonctionne selon le principe du chauffage et du refroidissement cycliques d'un fluide
de travail, qui est généralement un gaz. Le liquide de travail est scellé par un piston qui tourne dans un
cylindre. Lorsque le fluide de travail est chauffé, sa pression augmente et le piston est poussé vers
l'extérieur. Le fluide de travail est ensuite refroidi et le piston se rétracte.

3.1. Modèle thermodynamique du cycle Stirling

L'analyse du cycle est une représentation idéale de ce qui se passe dans un moteur Stirling et n'est donc
jamais utilisée seule. Elle sert plutôt de base à d'autres méthodes, en particulier les méthodes du second
ordre. Les trois cycles généralement utilisés sont le cycle Stirling idéal, le modèle isotherme idéal et le
modèle adiabatique idéal.

Le cycle idéal de Stirling a été créé pour les moteurs à combustion interne afin de représenter le cycle
thermodynamique théorique que subi l'huile de travail. Il suppose que tous les fluides de travail passent
par le même ensemble de processus. Le cycle idéal de Stirling comprend quatre processus :

 1-2: isothermal compression


 2-3: constant volume heat addition
 3-4: isothermal expansion
 4-1: constant volume heat rejection

On peut prouver que le rendement thermique du cycle Stirling idéal est égal au rendement de Carnot
idéal, qui est le maximum théorique pour tout moteur thermique (voir l'équation 1). Il est important de
noter que les processus d'ajout et de rejet de chaleur à volume constant doivent être réalisés par le
régénérateur. Ceci est nécessaire pour que ces deux processus ne soient pas inclus dans le calcul du
rendement (η). L'apport de chaleur (Qin ) et la production de chaleur (Qout ) sont donc calculés
uniquement à partir des processus de compression et d'expansion respectivement :

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(1)

3.2. Modèle dynamique du cylindre piston

Toutes les méthodes mentionnées ci-dessus ne traitent que de la thermodynamique du moteur, puisque
les mouvements du piston et du plongeur sont considérés comme des paramètres connus. Dans notre
système, le piston et le plongeur sont découplés et le mouvement de chacun doit être résolu. L'analyse
dynamique est un moyen de déterminer les mouvements du piston et du plongeur en considérant le
piston et le plongeur comme un système dynamique de masses, d'amortisseurs et de ressorts. La forme
générale des équations du mouvement est la suivante [3]:

(2)

Ici, [M], [C] et [K] font référence aux matrices des masses du système, des coefficients d'amortissement
et des coefficients de stiffness. Une application typique se présente comme suit (voir figure 6) :

(3)

(4)

Comme on peut le voir, les termes de force dépendent de la pression dans l'espace de travail ainsi que
de la charge, telle qu'un générateur électrique. En supposant que la caractéristique du générateur
électrique soit connue, une expression doit être déterminée pour les pressions.

Figure 6 : Schéma d’analyse du système

3.3. Résolution numérique du modèle

Le modèle théorique consiste en un réseau unidimensionnel stationnaire de cellules et de nœuds,


comme le montre la figure 7 (voir également la figure 8). Les cellules sont définies comme des volumes
de contrôle qui contiennent la masse et où la température et la pression sont définies. Les nœuds sont
les limites entre les cellules et servent à définir les entrées et sorties de masse dans la cellule [4].

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Figure 7 : Diagrammes de corps libre. (a) Piston, (b) Dissipateur

Un réseau de cellules et un réseau nodal ont été définis pour la paroi et l'espace de travail. Les cellules
du réseau de la paroi sont étiquetées de j = 1 à j = Nwall . La section du refroidisseur du moteur est
supposée être une masse forfaitaire (j = Nwall ) et toutes les autres cellules ont été fixées à une largeur de
1 mm. Les cellules du réseau de l'espace de travail sont étiquetées de i = 1 à i = Ncell . L'espace de
compression (i = 1) et l'espace d'expansion (i = Ncell ) ont été considérés comme une cellule chacune, les
cellules intermédiaires étant toutes réglées sur une largeur de 1 mm. Ces cellules de l'espace de travail
ont été placées directement en face des cellules de la paroi pour simplifier le calcul du transfert de
chaleur (dQi /dt) entre la paroi et l'espace de travail.

Figure 8 : Interaction entre les cellules et les nœuds

Si l'équation du gaz idéal est différenciée par rapport au temps et réarrangée, le taux de variation de la
masse de la cellule peut être représenté comme suit :

(5)

L'hypothèse selon laquelle il n'y a pas de fuite de fluide de travail peut être exprimée
mathématiquement comme suit :

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(6)

La pression est supposée être égale dans tout l'espace de travail et l'équation. L'équation 6 peut être
substituée à l'équation 7 pour obtenir le taux de variation de la pression dans l'espace de travail (notez
que l'indice est maintenant supprimé du terme de pression).

(7)

Le schéma de la figure 9 résume la séquence des événements qui vont maintenant être expliqués. Les
paramètres de simulation comprennent le pas de temps et la largeur des cellules (1 mm pour toutes les
cellules), tandis que les paramètres de traçage définissent la fréquence à laquelle les valeurs sont écrites
dans le codage.

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Figure 9 : Diagramme de résolution

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4. RESULTATS ET INTERPRETATIONS

4.1. Cycle adiabatique thermo dynamique

Le cycle thermodynamique du moteur a été simulé sur MATLAB et cela nous donne les résultats sur la
figure 10; celui-ci est composé de 4 processus de transfert de chaleur.

Figure 10: Diagramme PV du cycle thermodynamique

 Compression isochore : De 2 105 Pa à 2,6 105 Pa


 Détente isotherme : De 2,6 105 Pa à 1,2 105 Pa
 Détente isochore : De 1,2 105 Pa à 1 105 Pa
 Compression isotherme : De 1 105 Pa à 2 105 Pa

4.2. Analyses du comportement dynamique

4.2.1. Déplacement du piston

Tout d’abord le teste a été mené sur l’exploitation du moteur avant l’ajour du générateur. Même si un
fonctionnement instable était inévitable, un fonctionnement stable (c'est-à-dire un mouvement répétitif)
a été obtenu à chaud = 446,2 K et avec une fréquence de fonctionnement de 10,99 Hz. Il n'y a eu aucun
changement mesurable dans la température de l'eau de refroidissement en raison de la faible chaleur
saisir en sortir. L’eau était utilisée dans cet essai comme un moyen de calculer la puissance calorifique,
mais a servi à refroidir adéquatement la section la plus froide du moteur en gardant T froid = 305,4 °K
tandis que T w_in =291,5 °K.

La figure 11 montre le mouvement du piston et du déplaceur.

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Figure 11: Déplacement du piston

Toutes les courbes ont été ajustées pour avoir un décalage minimal, afin de souligner la course du piston
et du déplaceur. La courbe du déplaceur est déphasée de 40,6° par rapport à la courbe de la piston, alors
que les courses (crête à crête) du piston et du déplaceur sont 22,2 mm et 28,1 mm respectivement. Le
comportement erratique observé aux pics du mouvement du piston a été supposé être dû à des effets de
glissement-adhérence, puisque c'est à ce moment-là que le piston atteignait une vitesse minimale et
changeait ensuite de direction. Le Slip-stick se caractérise par une transition entre statique et dynamique
de friction.

4.2.2. Variation de volume de l’espace

Quand nous regardons la variation de la compression et de l’expansion dans espace volumes sur la figure
12, il est évident qu'il y a eu un contact entre le piston et le déplaceur. On voit que l'espace de
compression tend rapidement vers zéro, puis change brusquement de direction, contrairement à celle
des sommets, qui montre une lisse transition. Une entretoise en caoutchouc empêche l'espace de
compression d'atteindre la valeur minimale, tandis que le changement brusque de direction montre
comment le plongeur rebondit essentiellement sur le piston, suggérant une condition de collision
élastique.

La Figure 12 représente la variation du volume de compression et expansion.

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Figure 12: Variation du volume de compression et expansion

Le contact a été aussi évident entre le déplaceur et la tête de ligne de la casquette du radiateur. Ce
n’était pas clair de faire référence à la variation du volume de l'espace d'expansion, puisque le déplaceur
était déjà en train de décélérer avant la collision.

4.2.3. Evolution de la pression

La courbe de pression mesurée est donnée dans la figure 13, qui montre une pression moyenne de
111378 kPa alors que la pression atmosphérique était 99 519 kPa, l’opération était ainsi à une plus
grande moyenne pression atmosphérique.

Figure 13: Courbe de pression

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Le diagramme pV résultant sur la figure 10 montre une puissance indiquée de 0,659 W. Une valeur de
puissance positive était attendue puisque le déplaceur mène le piston. Si le piston et le déplaceur étaient
en phase, alors les courbes de pression et de volume seraient dans la même phase.

Bien que la puissance indiquée soit théoriquement nulle dans ce cas puisque il n'y avait pas de charge,
les effets dissipatifs étaient toujours présents et la puissance indiquée était ainsi la puissance nécessaire
pour les surmonter. Les effets dissipatifs pourraient inclure l'un des éléments suivants : consommation
d'énergie lors d'événements de contact, frottement de glissement, traîné de peau agissant sur le
déplaceur.

4.3. Moteur Stirling avec générateur

4.3.1. Tension de sortie du générateur

Le mouvement du piston se rapproche d'une forme d'onde carrée avec des vibrations stationnaires plus
courtes. La période limite supérieure atteint sa période stationnaire plus longue à sa limite. La rapidité
est seulement vue quand la transition se produit depuis le supérieur limite à l’inférieur limite ou vice
versa, comme le montrent les brusques pics de tension dans le générateur électrique (Figure 14), sur
laquelle il y a une coïncidence avec ces transitions de période.

Figure 14: Tension de sortie du générateur

Il ressort également que le champ des aimants domine le mouvement résultant du piston et du
déplaceur. Comme cela a été mentionné, l'ajout des aimants devrait seulement modifier le printemps
constant du piston quand il est exploité comme un circuit ouvert, quand le mouvement attendu serait
similaire au test sans le générateur électrique.

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4.3.2. Variation de volume de compression et d’expansion

En outre, le contact entre le piston et déplaceur était encore présent, comme visible dans le saut soudain
du déplaceur, ainsi que dans la compression d’espace (figure 15). Le soudain saut n’était pas vu dans le
piston, mais la masse était 6,7 fois que celle du déplaceur.

Figure 15: Variation de volume de compression et d’expansion

On constate à nouveau que l'espace de compression n'a pas été modifié. Il ne va pas à zéro comme il
aurait dû théoriquement le faire. Ici, la valeur minimale de xc est 2,6 mm. Des recherches plus
approfondies sont nécessaires pour déterminer la source de cette erreur

4.3.3. Evolution de la pression

La courbe de pression est représentée sur la figure 16. Les périodes de haute pression sont plus longues
que celles périodes de basse pression et, par conséquent, le piston a été poussé vers le bas pendant plus
longtemps que vers le haut. Alors que le déplaceur descend et entre en contact avec le piston, il a
rebondi, puis est revenu vers le piston et les deux se sont assis stationnairement. La pression était alors à
son maximum, depuis la majorité de fonctionnement.

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Figure 16: Courbe de pression

Le fluide était dans l'espace d'extension. La pression diminue ensuite progressivement avec un
décèlement de mouvement. Finalement le déplaceur est forcé de s’éloigner légèrement du piston, sur
lequel la pression a été encore réduite depuis le travail. Le fluide a été poussé dans l’espace de
compression et une sorte de réaction en chaîne s’est produite. La moyenne pression calculée est de
107752 kPa.

4.3.4. Résumé du test du moteur avec électrique Générateur

Les tests en circuit fermé ont donné des résultats satisfaisants, puisque les aimants du générateur
dominent le mouvement du piston. Ces résultats sont résumés dans Tableau 2.

Tableau 2: Synthèse des résultats avec Générateur

Circuit overt R=10.7 Ohm R=34,0 Ohm


Frequence (Hz) 1,47 1,29 1,40
Pression moyenne (kPa) 107,752 108,343 107,896
T_chaut (°K) 672,4 680,2 674,9
T_froid (°K) 297,6 298,1 297,8
Puissance electrique 1,79MW 1,23MW
(mW)

Il a également été constaté qu'une variation de la puissance de sortie était prévue en cas de modification
du diamètre de la tige du plongeur, ainsi que des masses du piston et du plongeur et des ressorts.

5. DISCUSSION

Le diamètre de la tige du plongeur est supposé être la cause principale de la collision inévitable du
plongeur lors de ses courses ascendantes et descendantes. Il conviendrait d'étudier cette question, ainsi
que l'ajout d'un générateur électrique bien adapté afin de pouvoir appliquer des charges de piston
différentes. Cela permettrait de vérifier la prédiction du modèle de simulation théorique selon laquelle

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une puissance de sortie constante sera délivrée pour une gamme de charges de piston. L'étude des
différents diamètres de la tige du plongeur nécessitera la conception d'un piston et d'un plongeur
fonctionnant sans à-coups et pouvant être scellés efficacement.

La collision du plongeur avec le piston et l'embout de la tête de chauffe a été constatée dans la plupart
des simulations. Le diamètre de la tige du plongeur utilisé sur le moteur semble trop important. Ce grand
diamètre de tige rend le plongeur très réactif; ce qui l'oblige à éviter tout contact lors de ses courses
ascendantes et descendantes. La variation du diamètre de la tige du plongeur a cependant donné des
résultats intéressants dans les simulations. En diminuant le diamètre du plongeur, le contact avec le
piston a été évité. Il a également été constaté qu'une variation de la puissance de sortie était prévue en
cas de modification du diamètre de la tige du plongeur, ainsi que des masses du piston et du plongeur et
des ressorts.

Le mouvement des pièces mobiles n'est pas contraint et un moteur ainsi qu’un système de contrôle bien
conçus seront nécessaires pour assurer un fonctionnement sûr. Dans un moteur Stirling cinématique, le
mouvement des pièces mobiles ne peut être influencé qu'en termes de fréquence. Dans un notre cas, le
mouvement des pièces mobiles peut être influencé par la fréquence, la course, la phase entre les pièces
mobiles, ainsi que par la stabilité des pièces mobiles. Toutefois, en cas de contact entre les pièces
mobiles, la défaillance peut constituer un risque important et s'avérer catastrophique.

6. CONCLUSION

Le résultat le plus intéressant a sans doute été la prédiction qu'une puissance de sortie constante qui
serait délivrée à une fréquence presque constante sur une gamme de charges de piston. Cette étude a
également montré que la conception d'un moteur Stirling de type Gamma est très complexe par rapport
à celle d'un moteur Stirling cinématique simple.

Le modèle de simulation théorique qui a été développé a donné des résultats satisfaisants. La courbe de
pression et les mouvements du piston et du plongeur ont été bien prédits. L'utilisation de nombres de
Nusselt plus élevés pour les relations de transfert de chaleur a produit une plus grande précision dans la
plupart des cas. Une plus grande précision a été atteinte dans la prédiction des courses du piston et du
plongeur, de la fréquence, de la pression moyenne et des températures des côtés chaud et froid.
Cependant, une précision moindre pour des nombres de Nusselt plus élevés a été observée pour l'angle
de phase entre le piston et le plongeur, ainsi que pour la puissance indiquée.

L'hypothèse selon laquelle il n'y a pas de chute de pression dans l'espace de travail a rendu inutile
l'application de l'équation de conservation de la quantité de mouvement. L'omission de l'équation de
conservation de la quantité de mouvement a permis d'obtenir des temps de simulation beaucoup plus
courts, de l'ordre de 1 000 fois. La réécriture du modèle théorique de simulation en MATLAB devrait
permettre d'améliorer considérablement les temps de simulation obtenus, qui se situent entre 10 et 15
minutes. Des relations améliorées pour le transfert de chaleur entre l'espace de travail et la paroi
devraient être développées pour rendre le modèle de simulation théorique plus généralement
applicable.

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BIBLIOGRAPHIE

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