Stratégies C4D pour le changement social
Stratégies C4D pour le changement social
Stratégies
C4D
à base factuelle
pour le développement
des comportements
et le
changement social
dans un
cadre de gestion
axée sur les résultats
Révisé à l’usage de
Atelier de formation sur la recherche, le suivi et
l’évaluation
Procédures de programmation dans la Communication pour
le développement (C4D)
17 – 21 mai 2010
Mzuzu Hotel, Mzuzu
Bureau de pays de l’UNICEF du Malawi et partenaires de réalisation
Guy B. Scandlen
Lilongwe
Mai 2010
1
Table des matières
SUJET
Remerciements 4
PREMIÈRE PARTIE : 6-9
Gestion axée sur les résultats
Gestion axée sur les résultats (Introduction) 6
Rapports entre la gestion axée sur les résultats et la Communication pour le 8
développement
Le rôle de la Communication pour le développement dans la gestion axée sur les 8
résultats
DEUXIÈME PARTIE : Mise au point d’une stratégie de communication : 11-55
Procédures utilisées pour élaborer une communication stratégique pour le
développement
Caractéristiques de la communication stratégique 13
Composantes d’une analyse de situation pour la Communication pour le 13
développement
Analyse des problèmes et du programme 13
Analyse de l’environnement communicatif 14
Analyse des canaux de communication 15
Approches fondées sur les droits humains 21
Participation : La plus puissante des stratégies 22
Analyse de comportement : Pratique des individus : Comment procéder à une 25 -55
analyse de comportement
Identifier les groupes participants et les rapports qu’ils entretiennent 27-0
Analyse sexospécifique 31 – 33
Identifier les comportements recommandés essentiels 35
Avantages et obstacles 36
Mise au point des stratégies 38 - 47
Documents de référence : informations sur les expériences précédentes 48
Sélection des canaux de communication 49 - 51
Le mandat créatif 51– 53
TROISÈME PARTIE : Apprentissage participatif en action 55 - 73
Comment mobiliser les communautés 56
Cartographie : Carte sanitaire de la communauté 57
Transect 58 - 59
Suggestions pour encourager la communauté à planifier ses propres 60 – 62
interventions – Analyse du champ des forces
Principes gouvernant les activités de planification de la communication 63 - 66
communautaire
Analyse des réseaux : Qui parle à qui de quoi ? 67 – 71
Stratégie de planification des communications pour le porte-à-porte 72
QUATRIÈME PARTIE : Implication active de la communauté dans la 73 – 84
connaissance des questions clés
Modèle générique de guide d’activités participatives 74
- Classement de cartes : Problèmes et solutions concernant le développement de 75
l’enfant
- Classement de cartes : Prévention de la transmission des affections diarrhéiques 78
- Classement de cartes : Encourager les filles à aller à l’école 80
- Classement de cartes : Distinguer mythes et idées fausses des réalités sur les MST 82
et le VIH/SIDA
Formation aux jeux de rôles : 84
CINQUIÈME PARTIE : Enquête sur les pratiques de communication 85 -93
structurées de la communauté
2
Facteurs psycho-sociaux 90 – 93
SIXIÈME PARTIE : Suivi & évaluation des comportements pour la 94 – 103
Communication pour le développement
Objectifs/Résultats SMART : Pour savoir quoi tester et quoi évaluer vous devez 95 - 100
définir ce que vous voulez faire ; ce qui signifie un objectif « SMART ».
Questions concernant le Suivi et évaluation 101
Quelques définitions utiles 103
Méthodes de collecte de l’information 106 –114
ÉCHANTILLONNAGE 115 –122
SEPTIÈME PARTIE : Tests préliminaires – S’assurer de l’efficacité du 125-140
matériel de communication
- Étapes de mise en œuvre des tests préliminaires 125 –129
- Exemples de questions pour tests préliminaires et nombres de personnes 130 -133
nécessaires pour obtenir des résultats valides
- Quel genre d’information obtiendrez-vous grâce aux tests préliminaires? 133
- Aide-mémoire détaillés pour les entretiens de test préliminaire (Médias 134
électroniques)
- Médias imprimés 136
- Démarche à suivre pour mettre au point du matériel et pour le soumettre à des tests 139
préliminaires en utilisant des groupes de discussion
Liste des tableaux 141-142
3
Remerciements
Ceci n’est pas un ouvrage original. Il a de nombreux auteurs. Une grande partie de ce matériel mis à jour
est le résultat du travail de l’équipe CD4 du Siège de l’UNICEF : Rina Gill, Neha Gill, Paula Claycomb et Jesus
Lopez-Macedo; y ont aussi contribué Natalie Fol et Günter Heidrich, Conseillers régionaux à la Communication
pour le développement du Bureau régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Fabio
Friscia, Spécialiste de la communication pour les programmes Survie de l’enfant et prévention du VIH (Bureau
régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale).
Les premières versions ont leur origine dans le travail de l’équipe de l’UNICEF qui a utilisé un grand nombre
de ces méthodes pour identifier les interventions de communication à mener sur la grippe aviaire dans la région de la
frontière Thaïlande-Myanmar ainsi que dans les opérations de secours qui ont été organisées après le tsunami dans les
provinces méridionales de Thaïlande ; le travail de l’auteur dans le Nord du Caucase - République de Tchétchénie,
Ossétie du Nord et Ingouchie - ainsi qu’en Afghanistan, au Malawi et à l’Institut national d’apprentissage cérébral (ส
ถาบันวิทยาการการเรียนรู้) en Thaïlande y a également contribué.
Une des contributions les plus dynamiques a été celle du groupe des coordinateurs de district NYK (Nehru
Yuva Kendra) qui fait partie des ONG qui participent au programme d’éducation par les pairs sur la prévention du
VIH/SIDA chez les 12-20 ans soutenu par l’UNICEF dans neuf districts du Tamil Nadu en Inde.
Soutien et encouragement ont été offerts par Tim Schaffter, Représentant de l’UNICEF au Kirghizistan, ainsi
que par le Dr. Devashish Dutta, Administrateur de projet, VIH/SIDA et Nutrition, UNICEF Inde. Nous remercions
également Savita Naqvi, responsable de la communication sur les programmes pour UNICEF Afghanistan ainsi que
Rosemary Wellington, Conseillère régionale à la communication pour le Bureau régional Afrique de l’Est et Afrique
australe de l’UNICEF, aujourd’hui Directrice de la Communication pour le développement pour l’UNICEF du
Malawi.
Autre contribution exceptionnelle, le travail de Teresa Stuart quand elle était Conseillère régionale à la
communication pour le Bureau régional Asie du Sud de l’UNICEF et dont la trousse d’outils sur la communication
pour la modification des comportements (Behaviour Change Communication Tool Kit) comportait un grand nombre
des procédures exposées dans le présent ouvrage. Elle a aussi apporté sa contribution à la partie du manuel concernant
le suivi & évaluation des comportements. Ce travail était à son tour basé sur celui du Dr. Will Parks, Conseiller
principal sur la communication pour le développement de l’UNICEF des îles du Pacifique, et celui de Judith Graeff,
ancienne Conseillère à la communication de l’UNICEF du Bengladesh. Le travail de Renato A. Linsangan au Bureau
de pays de l’UNICEF du Pakistan a été essentiel pour adapter ces procédures aux activités pratiques qu’impliquent les
programmes de pays ; Naureen Naqvi, Zohra Nisar, Fatma Khan – autres responsables de la Communication pour le
développement du programme de pays de l’UNICEF du Pakistan ont également apporté une contribution importante.
La première publication de ce genre a été Participatory Learning in Action : A Trainer’s Handbook de Jules
N. Petty, Irene Gujit, John Thompson, Ian Scoones (1995. International Institute for Environment and Development.
Londres). Lyra Srinivasan, Jake Pfohl, Deepa Narayan et Ron Sawyer ont été pour leur part parmi les premiers à
réussir à se saisir de concepts plutôt complexes et - en expérimentant et en accomplissant un important travail de
terrain – à mettre au point une série d’activités accessibles et applicables dont un grand nombre sont utilisées dans ce
manuel. Leur travail avec PHAST (Processus participatif pour la modification des comportements en matière
d'hygiène et d'assainissement) et ce qui a été publié dans la trousse d’outils de la Banque mondiale a eu une influence
importante.
Ken Kampe, dans son travail d’importance historique comme expert-conseil pour la participation
populaire, a insisté avec passion sur la nécessité de laisser les communautés dicter les termes selon lesquels leur
développement se produit. L’expérience de Ken Kampe, Khun Urai Singhpaiboonporn et Susan Mackay dans le
Programme élargi de vaccination au Laos a aussi constitué une impulsion majeure à la base de la rédaction du
présent manuel. Ils ont poursuivi la mise en œuvre de ces approches dans leur travail sur la grippe aviaire en Asie
du Sud-est.
La dernière partie du présent manuel n’aurait pas vu le jour sans l’inspiration fournie par le travail de pionnier
du Dr. Jane Bertrand, Directrice du Centre des programmes de communication (CCP), Johns Hopkins Bloomberg
4
School of Public Health Baltimore, États-Unis. Son manuel Communications Pretesting du laboratoire sur la
communication de l’Université de Chicago a servi de guide sur les méthodes de tests préliminaires pour de
nombreuses générations de communicateurs de terrain.
Le présent manuel est conçu pour guider son utilisateur à chacune des étapes qui sont requises pour mettre au
point sur une base factuelle des ressources de Communication pour le développement à intégrer dans les programmes.
Il fait partie d’un ensemble qui comporte deux autres documents.
Mai 2010
5
Gestion axée sur les résultats
Nous avons tous une obligation professionnelle de démontrer que les activités, les projets et les programmes que
nous avons mis en œuvre ont atteint les objectifs qui leur étaient fixés : que nous avons obtenus les résultats que nous
promettions. Nous avons cette obligation à l’égard de trois grands groupes :
Tableau 1
Obligations de transparence
À qui rendre compte Contenu des comptes rendus
(1) La population au service de Nous – groupes participants et responsables de la mise en œuvre
laquelle nous sommes des projets/programmes – devons mettre au point des indicateurs
(les groupes participants); qui nous permettent à tous de connaître les progrès que nous
faisons.
Si les groupes participants ont la possibilité de développer leurs
propres indicateurs, ils se convaincront qu’ils peuvent introduire
des changements de leur propre initiative.
Les responsables de la mise en œuvre des projets/programmes
doivent s’informer des progrès réalisés afin que le programme dans
son ensemble puisse être proposé à d’autres parties et/ou modifié
selon les besoins ;
(1) Les gouvernements et les Afin que le programme dans son ensemble puisse être proposé à
ONG avec lesquels nous d’autres parties et/ou modifié selon les besoins ;
travaillons; Afin de répondre à la question de sa rentabilité ;
Afin que les administrations concernées puissent connaître la
manière dont les ressources ont été utilisées.
(2) Nos bailleurs de fonds : Afin que les administrations concernées puissent connaître la
L’UNICEF – évidemment – et les manière dont les ressources ont été utilisées.
autres bailleurs de fonds Afin que les procédures utilisées pour organiser les activités du
multilatéraux et bilatéraux. projet/programme puissent être appliquées pour des groupes ou des
situations similaires.
2. Le gouvernement, les autres partenaires au développement et l’UNICEF doivent être d’accord sur la chaîne de
résultats qui aboutit à obtenir des résultats stratégiques au bénéfice des enfants. Ils doivent être d’accord sur le
problème à traiter, sur les causes de ce problème, sur les résultats stratégiques et sur les étapes nécessaires pour les
obtenir.
3. La planification des programmes axée sur les résultats assure que la somme des interventions entreprises est non
seulement nécessaire, mais également suffisante pour obtenir les résultats prévus.
1
Troisième partie du manuel de l’UNICEF : Politique et procédures des programmes (Programme Policy and Procedures), version 2004, pp
58-65
6
Les résultats stratégiques – décrivant la concrétisation des droits des enfants et des femmes, ou un
changement de leur statut. Obtenir des résultats (ou un impact) stratégiques dépendra habituellement de
beaucoup d’autres facteurs y compris des contributions de plus d’un partenaire ;
Les résultats – ou réalisations – en rapport avec le changement institutionnel, la qualité d’un service ou la
couverture qu’il assure, la modification des comportements. Obtenir ces résultats est susceptible de dépendre
de la contribution d’autres acteurs ;
Les résultats de niveau opérationnel – ou extrants/produits – des projets ou des activités menés à bonne fin.
Obtenir ces résultats est largement du ressort direct du gouvernement, de l’UNICEF et des autres partenaires
immédiats.
Tableau 2
Les éleveurs de volaille des régions rurales signalent Suivi des comportements, suivi des
Résultats immédiatement les cas de volailles soupçonnées d’être changements significatifs, évaluation
en termes de comportement
infectées (dans les 24 heures) aux autorités vétérinaires Enquête de référence, pendant la
locales [l’un des résultats possibles en termes de durée et à la fin du programme
comportement]
Formation des agents chargés de la communication Suivi de la mise en œuvre du
Activités interpersonnelle programme, tests préalables
(ressources/intrants, Bulletins d’information communautaires radiodiffusés Pendant la durée du programme – se
moyens/extrants) Formation des membres des groupes de soutien organisés déroule comme prévu ? Portée ?
parmi les agriculteurs Qualité ? Satisfaction ?
Mobilisation de l’administration locale Participation ? À réajuster ?
Promotion au point de service dans les antennes de terrain
Mobilisation des élèves des écoles
Dans cet exemple, les flèches dirigées vers le haut indiquent la liaison logique d’un niveau à l’autre. Si les
activités de mise en œuvre sont réalisées avec succès, cela devrait aboutir aux résultats recherchés en termes de
comportement. Par suite de quoi, ces résultats ayant été obtenus dans le domaine du comportement, ils devraient
mener à obtenir les objectifs du programme, et ainsi de suite.
Ce manuel n’est pas le bon endroit pour discuter en détail la gestion axée sur les résultats sauf sous un aspect qui
concerne la communication. Dans la partie relative aux objectifs et aux résultats, nous examinerons la manière de
transformer le langage de l’action en langage du changement : comment formuler les résultats proposés en langage et en
expressions dénotant le changement par opposition au langage et aux expressions dénotant l’action.
Vous constatez à nouveau l’importance de définir les comportements recommandés à chaque groupe participant
dans la perspective du groupe. Vous verrez aussi combien il a été nécessaire de retraduire chaque comportement en terme
d’indicateur mesurable afin de pouvoir suivre (et évaluer) les progrès accomplis, à la fois dans la perspective du groupe et
dans celle des responsables de la mise en œuvre du projet/programme, ainsi qu’en dernier ressort dans la perspective d’un
gouvernement/d’une ONG ou d’un bailleur de fonds.
La gestion axée sur les résultats forme une chaîne de programmation logique :
2
Les Essentiels de l’excellence : Recherche, suivi et évaluation pour la communication stratégique visant la modification des comportements
et le changement social. Will Parks et al., UNICEF 2008, page 10 (version française).
7
Définir précisément Formuler Formuler Décider Décider qui Décider comment
des comportements des des indicateurs des méthodes doit procéder diffuser
(en utilisant le objectifs/résultats SMART* à utiliser pour au suivi & évaluation les résultats du
langage de l’action) SMART* (en utilisant le le suivi & évaluation suivi & évaluation
(en utilisant le langage de l’action)
langage de l’action)
*Spécifiques, mesurables, réalisables, attribuables, pertinents, réalistes, limités dans le temps, opportuns, faciles à suivre et ciblés .
La responsabilité signifie entre autres choses apporter des éléments de preuve pour montrer que chaque
activité à laquelle on a consacré temps et ressources a résulté en changements au sein des groupes que l’UNICEF et
les programmes appuyés par l’UNICEF sont censés servir.
Mais la gestion axée sur les résultats dépasse de loin la seule question de la responsabilité. Nous voulons
aussi nous concentrer sur ce que nous pouvons apprendre de ces « résultats ». Comment pouvons-nous intégrer ces
résultats dans l’amélioration de notre travail, dans l’amélioration des conditions de vie des gens au service desquels
nous sommes ?
Comment est-ce que ces gens au service desquels nous sommes peuvent-ils être à la fois impliqués dans la
collecte des données factuelles qui permettent d’obtenir ces résultats et encouragés à utiliser ces données factuelles
pour leur propre objectifs ; (après tout, c’est bien eux qui sont concernés).
Les chapitres «Analyse des comportements », « Apprentissage participatif en action », « Implication active de
la communauté dans la sensibilisation aux questions clés » aideront à répondre à ces questions.
Quel est le rôle de la Communication pour le développement dans la gestion axée sur les résultats ?
Elle réalise ces objectifs en combinant trois stratégies principales : plaidoyer, mobilisation sociale et communication sur le
changement des comportements et le changement social. Utiliser l’une à l’exclusion des autres ne permettrait pas d’obtenir
les résultats à long terme qui sont désirés.
Le plaidoyer fait une utilisation stratégique d’informations et de données pour informer et motiver les décideurs qui
influent sur la politique, la législation et la répartition des ressources dans le but de créer un environnement favorable à des
modifications des comportements et à des changements sociaux positifs. Cette action contribue à développer des
mécanismes qui assurent que les perspectives, les préoccupations et la voix des enfants, des hommes et des femmes de
toutes les communautés sont reflétées au plus haut niveau des débats politiques et des prises de décision.
33
26 mars 2009 UNICEF (New York)
8
La mobilisation sociale rassemble une grande variété de partenaires et d’alliés au niveau national et local dans le but de
sensibiliser à un objectif de développement particulier et de demander qu’il soit pris en compte. Elle procède par dialogue
directe entre les parties concernées et par l’utilisation d’autres approches participatives. Les membres de diverses
institutions, réseaux communautaires, organisations citoyennes, groupes religieux et autres travaillent de manière
coordonnée pour engager des groupes spécifiques dans ce dialogue en utilisant des messages spécialement conçus dans ce
but.
La Communication sur le changement des comportements utilise des canaux de communication multiples de manière
appropriée pour promouvoir et pérenniser le changement des comportements. Elle se concentre sur les connaissances, les
attitudes et les pratiques directement liées aux objectifs d’un programme. Les stratégies de modification des comportements
sont centrées sur l’individu comme point focal du changement.
Dans le domaine de la Communication pour le développement, la question du changement des comportements et celle du
changement social relèvent de deux approches différentes qui demandent des stratégies différentes et des compétences
particulières et spécifiques.
Le changement social est un processus de transformation de la manière dont la société est organisée et dont le pouvoir est
distribué entre des diverses institutions sociales et politiques. Pour que les comportements se modifient de manière
collective de façon à susciter le changement social, il est nécessaire de prendre en considération certaines pratiques
culturelles nuisibles, les normes sociales et les inégalités structurelles. Les approches de changement social sont par
conséquent centrées sur la communauté comme point focal du changement.
La communication pour le développement fait aussi partie d’une hiérarchie d’activités qui entrent dans le cadre
de la gestion axée sur les résultats et la nécessité de planifier la mise en place des mécanismes de responsabilité est devenue
essentielle dans ce cadre.
9
Mise au point
d’une stratégie de
Communication
Procédures
utilisées
pour élaborer une
communication stratégique
pour
le développement
Cette partie du manuel vous guidera étape par étape dans la mise au point d’une stratégie de
communication pour le développement. La liste de contrôle qui se trouve dans le tableau 4
ci-dessous ne présente que le strict minimum de ce qu’il faut faire. Elle doit être étudiée en
liaison avec le guide de planification de la communication stratégique pour le
développement (Tableau 17), spécialement sa deuxième partie qui traite spécifiquement des
questions concernant la mise au point d’une stratégie. Les références aux outils de
planification sont fournies pour en faciliter l’utilisation.
10
Tableau 3
Liste de contrôle pour la mise au point de votre
communication stratégique
ÉTAPES DE LA MISE AU POINT DE LA COMMUNICATION STRATÉGIQUE Référence aux instruments
de planification
1. Évaluer (a) les niveaux minimum d’acceptation des comportements Analyse de situation – voir
recommandés et (b) l’environnement communicatif pages 14 et suivantes
4. Procéder à une analyse des comportements de chaque groupe participant: Quels Analyse des comportements
sont leurs comportements actuels ? Pourquoi ces groupes devraient-ils adopter les Tableaux 13 & 14;
comportements recommandés ? Quels sont les obstacles possibles ? Les pratiques Guide pour la planification
recommandées peuvent-elles trouver des racines dans les pratiques traditionnelles ? de la Communication pour le
développement
1.2 - 1.6
5. Définir les concepts/les idées de base qui se rapportent aux comportements Analyse des comportements
recommandés: Tableau 15
- Avantages d’adopter le comportement recommandé Guide pour la planification
- Croyance(s) de la Communication pour le
développement
- Sentiment(s)
2.1 – 2.7
- Norme(s) du groupe
- Autres...
6. Idées pour les messages de communication fondamentaux suggérées par chacun Analyse des comportements
des groupes participants? Demandez aux groupes de présenter leurs idées en utilisant Tableau 16
précisément leurs propres mots. Guide pour la planification
de la Communication pour le
développement
2.6 – 2.7
7. Quelles sont les idées concernant les approches possibles – activités, canaux de Analyse des comportements
communication/médias suggérées par chacun des groupes participants? Tableaux 15 & 16
Guide pour la planification
de la Communication pour le
développement
2.8
8. Fixer des objectifs/résultats de communication à atteindre définis selon des Voir Manuel pages 81 – 85
Guide de Suivi & évaluation
indicateurs SMART: Spécifiques, mesurables, réalisables, attribuables, pertinents,
des comportements pour la
réalistes, limités dans le temps, opportuns, faciles à suivre et ciblés. Communication pour le
développement
3.1
9. Rédiger plusieurs versions des messages 1. Voir Tableau 33
N’oubliez pas les exemples de facteurs psycho-sociaux qui doivent être pris en 2. Suivi & évaluation des
considération dans un programme de communication sociale : Musique, langage, comportements pour la
symboles, couleurs, ton du message ou du média Communication pour le
développement
3.4 – 3.6
10. Fournir au concepteur un mandat créatif Voir pages 51 et suivantes
11
ÉTAPES DE LA MISE AU POINT DE LA COMMUNICATION STRATÉGIQUE Référence aux instruments
de planification
11. Soumettre le programme et les messages de communication à des tests Suivi & évaluation des
préliminaires pour assurer une communication efficace comportements pour la
Par ex. 1. Caractère attractif, visibilité; 2. Points forts et points faibles; 3. Caractère acceptable; Communication pour le
4. Caractère compréhensible/ mémorable ; 5. Plausibilité/crédibilité; 6. Implication développement
personnelle/pertinence; 7. Caractère persuasif 3.4 – 3.6
12. Réviser le programme sur la base des tests préliminaires
13. Produire une version finale pour l’étape de production du matériel
14. Mettre en œuvre les ressources de communication – Déterminer le calendrier de
diffusion
15. Assurer le suivi des ressources de communication engagées – Décider de ce qui Suivi & évaluation des
comportements 3.2
va faire l’objet d’un suivi et des méthodes de suivi
16. Évaluer les ressources de communication engagées – Décider de ce qui va être Suivi & évaluation des
comportements 3.3
évalué et les méthodes d’évaluation
Il est crucial de noter que la Communication pour le développement suit les procédures à base factuelle qui
caractérisent tous les efforts de communication stratégique. Un solide élément de créativité est évidemment impliqué.
De nombreux facteurs psychosociaux doivent être pris en compte (voir Tableau 33) ce qui donne également à la
Communication pour le développement une dimension artistique. Mais, chacun des éléments utilisés doit être testé en
fonction des objectifs proclamés et révisé jusqu’à ce qu’ils puissent permettre d’atteindre ces objectifs. Par
conséquent c’est un ensemble de données qui sera utilisé comme base factuelle à partir de laquelle chaque stratégie
sera élaborée.
12
Tableau 4
Comme indiqué dans le Tableau 3, l’élaboration de votre stratégie commence par une analyse de situation. Cette
analyse de situation consiste des éléments suivants :
Composantes d’une analyse de situation pour la Communication pour le développement :6
1. Analyse des problèmes et du programme
2. Analyse de l’environnement communicatif
3. Analyse des participants
4. Analyse des comportements
5. Analyse des canaux de communication
Si elle est faite et utilisée correctement, l’analyse de situation destinée à la Communication pour le
développement contribuera à atteindre les objectifs définis par le Programme de pays à moyen et à long terme. Elle
aidera aussi à appuyer les médias et les fonctions de communication utiles aux relations extérieures du pays. Elle
devra être revue et actualisée tous les ans ou tous les deux ans. C’est la raison pour laquelle la Figure 4 la définit
comme un document qui doit refléter un rigoureux travail de recherche tout en nécessitant d’être révisé à mesure que
la situation évolue.
Qu’est-ce qui, dans ce que les gens font ou ne font pas, est à l’origine du problème ? Par exemple, la plupart
des mères allaitent leurs enfants au sein mais elles introduisent d’autres liquides dans les six premiers mois, ce
qui provoque pour le nourrisson des problèmes de santé qui pourraient être évités.
Où et quand ces comportements se manifestent-ils habituellement ? Dans l’exemple ci-dessus, c’est dans les
six premiers mois que les mères ont tendance à introduire d’autres liquides dans la nourriture de leur enfant. La
4
Jane T. Bertrand, PhD, MBA. Johns Hopkins University / Population Communication Services. Préparé pour Experts’ Consultation on
Strategic Communication for Behaviour and Social Change in South Asia. 24 septembre 2004.
5
Tous les astérisques indiquent une modification apportée par Guy B. Scandlen; + Définition révisée par Jan Rielaender, Administrateur Suivi
& Évaluation, Bureau régional Afrique de l'Est et Afrique australe de l’UNICEF.
6
UNICEF Guidelines for Undertaking a Communication for Development (C4C) Situation Analysis. Communication for Development Unit
GRaCE Section, Division des politiques et des pratiques UNICEF New York. 26 février 2009.
13
recherche pourrait se pencher sur le pourcentage de mères nourrissant leur enfant au sein exclusivement chez les
ouvrières de l’industrie, parmi les travailleuses agricoles, les enseignantes, le personnel des services de santé,
etc.
Qui subit les conséquences de ce problème et qui bénéficie de la situation ? Par exemple, les nouveau-nés
souffrent de ne pas être exclusivement nourris au sein et les familles consacrent plus de temps et d’argent aux
soins médicaux. Les mères qui ne pratiquent pas exclusivement l’allaitement maternel bénéficient du sceau de
l’approbation sociale si des liquides sont habituellement utilisés en supplément pour nourrir les enfants. Cela
permet aussi à d’autres personne que la mère de nourrir l’enfant quand celle-ci est absente.
Quelles sont les causes immédiates et les causes sous-jacentes du problème ? Une cause immédiate pourrait
être les priorités multiples auxquelles la mère doit faire face, comme celles entraînées par un emploi dans le
secteur de l’économie officielle. Les normes sociales concernant la bonne manière de nourrir les nouveau-nés
constituent une des causes sous-jacentes.
Tout ceci sera exploré plus en détail dans la séquence sur l’analyse des comportements ; mais dans ce
document doit figurer la mention de ce que le programme a réalisé jusqu’à maintenant pour résoudre le problème en
question.
Analyse du programme
Quelle réponse le programme a-t-il apporté à ce ou ces problème(s) ? Par exemple, les agents de santé
communautaire reçoivent une formation en communication pour promouvoir l’allaitement au sein
exclusivement et l’initiative sur les hôpitaux « amis des bébés » ; ou bien une campagne de six mois a été
lancée dans les médias nationaux pour promouvoir l’allaitement au sein exclusivement.
Quelles structures et quels partenariats mis sur pied par le programme peuvent être utilisés par la
communication ? Il peut s’agir du réseau des agents de santé communautaire et du personnel dans les
hôpitaux « amis des bébés ».
Quelles structures, quelles activités et quels partenariats peuvent avoir besoin du soutien des interventions de
Communication pour le développement ?
L’analyse des participants et l’analyse des comportements (point 4 ci-dessous) peuvent être opérées
simultanément en utilisant une même matrice (veuillez consulter la partie Analyse des comportements et le
Guide de planification de la communication stratégique pour le développement.)
Quelques unes des questions auxquelles l’analyse des participants doit répondre :
Quels sont les rôles de soutien et de communication dévolus aux participants secondaires par rapport aux
participants primaires ? Les groupes de femmes liés à l’église ou à la mosquée rendront visite aux mères qui
allaitent des enfants et qui font partie de leur congrégation.
Quels sont leurs besoins respectifs et les carences qui affectent leurs capacités de communication ? En d’autres
termes, si la communauté et les membres de la famille sont des participants secondaires importants, de quelle
manière sont-ils invités à participer aux discussions concernant les principaux défis qui concernent le soutien des
comportements souhaités pour les participants primaires et inclus dans ces débats.
De quelle manière les dirigeants communautaires, les institutions et les réseaux sociaux classés comme
participants tertiaires apportent-ils leur appui aux objectifs concernant le changement des comportements et le
changement social ?
De quels mécanismes, réseaux et ressources les groupes participants concernés disposent-ils pour faciliter les
changements souhaités dans les comportements et les normes sociales ? Est-ce qu’il existe des clubs scolaires, des
organisations de femmes, des assemblées de dirigeants communautaires ou d’autres mécanismes qui contribuent
aux débats ou qui y font obstacle ? Ces groupes peuvent être les participants secondaires ou tertiaires identifiés
par l’analyse. Association parents-enseignants, administrateurs d’écoles, personnel des services de santé et élèves
eux-mêmes peuvent tous être impliqués au titre de participants primaires, secondaires ou tertiaires dans la
campagne pour mettre fin aux punitions corporelles dans les écoles.
Dans quelle mesure la participation de la communauté est-elle une procédure opérationnelle permanente
dans les cadres institutionnels existants de la communication interpersonnelle et de la communication de groupe
ainsi que pour la planification, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de la communication et des
programmes ? Dans quelle mesure des groupes comme ceux dont la liste suit sont-ils inclus dans le processus de
mise au point des programmes : clubs et organisations de jeunesse, clubs scolaires, groupes de soutien aux mères,
comités sanitaires, société gestionnaire des eaux, associations de parents d’élèves, etc.)
Une analyse des canaux de communication permet de faire un examen complet des diverses combinaisons de
canaux de communication qui sont disponibles et de la manière dont les groupes participants concernés peuvent avoir
accès à ces canaux de communication et les utiliser. Cette analyse examine également quels canaux et quels réseaux
ont été utilisés par le passé et avec quelle efficacité ou manque d’efficacité par le programme. Dans quelle mesure les
canaux ayant fait preuve d’efficacité peuvent-ils être utilisés à nouveau ? Ces canaux de communication comprennent
la communication interpersonnelle, les médias communautaires et traditionnels, les systèmes de distribution du
gouvernement et des ONG, les médias de masse et les technologies de l’information et de la communication (TIC).
15
Les résultats de cette analyse informeront l’équipe sur les canaux de communication qui sont le plus adaptés pour
obtenir l’adhésion des groupes participants, sur les messages qui sont le plus appropriés en fonction des différentes
combinaisons de canaux de communications et pour savoir si les capacités locales doivent être renforcées pour mettre
en œuvre un programme de communication contrôlé par la communauté.
Quels éléments voudriez-vous entre autres inclure dans une analyse des canaux de communication ? Le Tableau 5
en offre un éventail qui vous permettra de faire une sélection.
Tableau 5
Eléments pour une analyse des canaux de communication
o Quels sont les réseaux sociaux et associations institutionnels et non Voir Tableau 26 : Analyse
institutionnels dont sont membres les groupes participants ? des réseaux
16
TYPES DE DONNÉES – INFORMATIONS NÉCESSAIRES Outils de recherche
disponibles dans le présent
document
17
TYPES DE DONNÉES – INFORMATIONS NÉCESSAIRES Outils de recherche
disponibles dans le présent
document
chacun d’entre eux
o Propriété et contrôle des réseaux radiophoniques et des chaînes de
télévision
o Grandes heures d’écoute/de fréquentation
o Habitudes des auditeurs et des téléspectateurs
o Émissions et tranches horaires les plus populaires
o Langues utilisées
o Origine des émissions
o Nombre et localisation des stations nationales, régionales et
communautaires
o Propriété et contrôle de ces stations
o Capacités de production
o Prix de la minute de diffusion
o Disponibilité et genres de parrainage/de publicité
o Quels sont les réseaux de communication que le gouvernement, les
ONG et les autres agences des Nations Unies ont mis en place et qui
peuvent permettre de communiquer sur les questions concernant les
enfants ? (Par exemple, dans les pays ou opèrent des missions de
maintien de la paix des Nations Unies, des stations de radio sont
souvent mises en place, d’autres agences des Nations Unies peuvent
aussi soutenir des radios communautaires.)
Décrivez l’usage des TIC et des nouveaux médias et leur potentiel et/ou
utilisation actuelle dans le cadre de la C4D.
o Nombre d’abonnés aux lignes téléphoniques terrestres et d’usagers
de téléphones cellulaires
o Nombre de personnes possédant des ordinateurs avec ou sans
connexion Internet
o Accès à des fournisseurs d’accès Internet et leur disponibilité,
répartition géographique
o Accès à des cafés/kiosques Internet et leur usage
o Prix d’utilisation des TIC
Quelles sont les méthodes de recherche qui permettront d’obtenir le degré de rigueur nécessaire à la fois à
l’analyse de situation relative au programme de pays et au recueil des informations et des éléments factuels plus
spécifiques requis pour mettre au point les ressources de C4D à intégrer au programme de pays ?
Les auteurs du manuel Les Essentiels de l’excellence, un ouvrage de caractère très prospectif auquel le
présent manuel est grandement redevable, ont mis au point le Tableau 6 qui suggère des méthodes à utiliser à chacune
des étapes.
18
Tableau 6
Jeu minimum de méthodes pour la recherche formative relative à la
communication pour le développement7
7
Adapté de : Les Essentiels de l’excellence, Tableau 2, page 14 et suivantes : Jeu minimum de méthodes pour la recherche
formative concernant la communication sur la GA/GP
8
Veuillez consulter le chapitre concernant l’échantillonnage, pages 50 et suivantes
19
Déterminer quand, où et d’où ou Entretien semi-structuré utilisant Non aléatoire Identique au 1 ci-dessus
de qui les groupes participant des questions ouvertes concernant mais sélectionnez seulement
souhaitent recevoir des les besoins de communication dans un sous-groupe de 5-10
informations et des conseils sur ces les cadres pertinents (voir liste ci- informateurs par groupe
comportements recommandés. dessus). participant.
Limiter le nombre
maximum d’entretiens à
environ N = 40.
Procéder à l’étape de l’enquête de Entretien structuré utilisant des Aléatoire En fonction d’un ensemble
référence à une ou des mesures qui questions fermées avec des de paramètres présentés
serviront par comparaison à participants sélectionnés en dans la Boîte à outils 2, la
mesurer chacun des résultats fonction de vos objectifs (voir liste taille de l’échantillon peut
obtenus et déterminer si des ci-dessus) – questionnaire mis au varier de N = 100 à N =
changements se sont produits. point à partir des tâches 1, 2 et 3 ci- 1000 participants.
dessus et combiné avec les
instruments d’enquête sur la
GA/GP existants.
Observation structurée dans les Aléatoire En fonction d’un ensemble
cadres pertinents (voir liste ci- de paramètres présentés
dessus) en utilisant une liste de dans la Boîte à outils 2, la
contrôle détaillée basée sur les taille de l’échantillon peut
tâches 1 et 2 ci-dessus. varier de N = 100 à N =
1000 cadres ou participants.
*Les méthodes présentées dans ce tableau sont décrites dans la Boîte à outils 1 du manuel Les Essentiels de l’excellence.
**Les conseils pour l’échantillonnage se trouvent dans la Boîte à outils 2 du manuel Les Essentiels de l’excellence. D’autres
conseils sur les méthodes d’échantillonnage figurent dans le présent manuel et dans les sessions de formation qui y sont jointes.
L’annexe finale du manuel Les Essentiels de l’excellence donne des exemples d’instruments de recherche qui ont été testés sur le
terrain dans la région Asie-Pacifique et qui peuvent être adaptés aux conditions de votre milieu local.
20
Les approches fondées sur les droits humains
Le présent manuel essaie de présenter un certain nombre de concepts et de procédures qui seront utiles pour
planifier vos stratégies et pour justifier la manière dont vous le faites. Un des éléments les plus importants est que tous
les aspects de la participation sont essentiels pour assurer que le changement social et comportemental ait un caractère
durable. L’analyse des comportements implique des groupes de personnes (les groupes participants – auparavant
appelés « groupes cibles ») dans l’analyse et la planification des ressources de communication destinés à influencer
leurs voisins et leurs connaissances.
Toutes les méthodes participatives d’apprentissage et d’action (voir Apprentissage participatif en action
pages 89 et suivantes) ont le même but : obtenir que les groupes concernés réfléchissent activement pour découvrir
des moyens d’améliorer la situation des communautés locales. Les communautés ont le choix d’accepter les solutions
proposées, de proposer des solutions différentes, de modifier ou de rejeter les propositions de développement en
fonction de leurs propres critères locaux ; c’est là l’un des aspects les plus importants d’une approche fondée sur les
droits humains que des efforts de communication peuvent soutenir. Cette perspective est résumée dans le tableau 7 9.
Tableau 7
La chaîne de la participation
Changement de paradigme
cooptation conformité consultation coopération co-apprentissage Action
collective
Degré d’implication de la population locale
Des représentants Des tâches sont On se renseigne sur La population La population locale La population
n’ayant dans la assignées les opinions locale travaille et les acteurs locale définit ses
réalité rien à accompagnées de locales ; des acteurs avec les acteurs extérieurs mettent en propres priorités et
contribuer ni aucun mesures incitatives ; extérieurs analysent extérieurs pour commun leurs se mobilise pour
pouvoir sont des acteurs extérieurs la situation et déterminer les connaissances afin entreprendre les
choisis purement définissent les décident des actions actions à d’obtenir une actions requises en
pour la forme priorités et dirigent le à entreprendre entreprendre, la meilleure l’absence
processus responsabilité de compréhension de la d’initiatives et de
la direction du situation et de soutien de la part
processus reste travailler ensemble à d’acteurs
néanmoins dans définir des plans extérieurs
les mains des d’action appuyés par
acteurs les acteurs extérieurs
extérieurs
Rapport entre l’action entreprise et la population locale
Action exercée sur Action entreprise Action entreprise Action Action entreprise avec Action entreprise
la population pour la population pour et avec la entreprise avec la population locale et par la population
locale locale population locale la population par la population locale
locale locale
9
Singhal, A. (2001). Facilitating Community Participation through Communication. School of Interpersonal Communication, Université de
l’Ohio, (préparé pour l’UNICEF, NY) ; basé sur de : Negri, B., Thomas, E., Illinigumugabo, A., Muvandi, I., & Lewis, G. (1998). Empowering
communities: Participatory techniques for community-based programme development. Volume 1(2): Trainer’s Manual (Participant’s Handbook).
Nairobi, Kenya: The Centre for African Family Studies in collaboration with the Johns Hopkins University Center for Communication Programs
and the Academy for Educational Development. (Manuel de Formation).
21
Une des techniques de communication pour la motivation et l’apprentissage les plus puissantes est
l’évaluation participative. Ce processus est un puissant facteur de motivation car quand les gens s’engagent
publiquement à agir, ils se sentent psychologiquement solidaires et obligés de respecter cet engagement.
MANIÈRE OU D’UN AUTRE SUR LES QUESTIONS QUI ONT ÉTÉ SOULEVÉES
La session
1. Placez avant l’arrivée du groupe les nattes ou les chaises en rond ; si vous utilisez le sol, tracez-y un cercle et
invitez les participants à s’assoir sur le pourtour du cercle.
2. Préparez des rafraîchissements qui conviennent aux participants locaux.
3. Accueillez chaleureusement les participants à mesure qu’ils arrivent, invitez-les à prendre place où ils le
désirent.
4. (La configuration en cercle résoudra le problème des
participants timides qui ont la tentation de se cacher
derrière les autres)
1. Expliquez les objectifs de la session et demandez si les participants ont des questions (il est possible
qu’il n’y en ait pas).
2. Présentez le premier exercice
3. Finissez l’exercice et demandez aux petits groupes d’expliquer leur travail.
4. Revenez au cercle et demandez aux participants de faire des commentaires généraux sur la situation
qu’ils ont décrite.
5. Vous pouvez chercher à obtenir des participants des solutions plus approfondies, des renseignements
sur les ressources disponibles, l’expertise locale, les problèmes prévisibles.
22
Les discussions se déroulent la plupart du temps dans les meilleures conditions, cependant, de temps à autre
des situations qui exigent une intervention de l’animateur se présentent.
Dans un cas semblable, cherchez à pousser plus loin pour clarifier et expliciter les réponses données par un
des membres du groupe. Les techniques qui peuvent être utilisées à cette fin comprennent :
1. Garder le silence – permettre au participant concerné d’expliquer ce qu’il a dit.
2. Utiliser la « technique du miroir » - reprendre ce que le participant vient de dire.
3. Répéter les paroles du participant concerné sous forme de question.
4. Utiliser des « phrases clés » comme celles contenues dans le tableau 8 :
Tableau 8
PHRASES CLÉS
Déclaration du participant Question de l’animateur
« C’est bien. » « En quoi est-ce que c’est bien ?»
« Cette taille me plaît. » « Qu’est-ce qui vous plaît dans cette taille ? »
« Ça serait pratique. » « De quelle façon est-ce que ça serait pratique ? »
« Ça marche. » « Comment pouvez-vous voir que ça marche ? »
23
Tableau 9
Cette personne hésite à prendre Saisissez le regard de la personne timide pour l’encourager à participer à la
La personne la parole, soit par timidité soit discussion et manifestez votre intérêt pour ce qu’elle dit. Soyez attentif
excessivement parce qu’elle pense que son pour saisir le moment où elle est prête à prendre la parole ; si nécessaire
timide opinion n’a pas de valeur posez-lui une question facile et non intimidante et encouragez une réponse
directe.
C’est un genre spécial de Déterminez si la personne est ou non un véritable expert de la question. Si
« L’expert » personnalité dominante. Même c’est le cas, rappelez-lui que tous les commentaires sont importants et
si cette personne n’essaie pas qu’on doit permettre aux autres d’apporter leur contribution. Il peut aussi
de prendre le contrôle du être utile de commencer en déclarant « Je sais que X est certainement au
groupe, les autres s’en courant que… »
remettront à elle et hésiteront à
avancer leurs propres opinions.
Cette personne n’a que des Soyez prudent. Évitez de réagir de manière défensive. Essayez de
L’esprit réactions négatives. Il est désamorcer les réactions négatives ou l’hostilité de cette personne en
négatif possible qu’elle soit fermement prenant acte de son attitude : « Cette question semble vous inspirer de
décidée à n’avancer aucune l’irritation. Justement je voudrais vraiment savoir quels sont vos
idée ou information de sentiments… »
caractère positif.
Cette personne « attaque » Essayez de désamorcer l’hostilité de cette personne en prenant acte de son
Le participant l’animateur sur un plan attitude. Ne réagissez pas de manière défensive ! Essayez de garder le
hostile personnel silence un court moment. Mettez la personne en situation d’être obligée
d’expliquer les raisons de son attaque personnelle.
Cette personne perturbe le Essayez de stabiliser rapidement la situation. Demandez aux autres
Le fonctionnement du groupe, par participants de commentez les déclarations du perturbateur ou présentez un
perturbateur exemple en déclarant qu’un autre point de vue. Commentez la déclaration du perturbateur : « c’est
autre membre du groupe à intéressant, mais j’ai entendu dire que certaines personnes pensent que.. »
complètement tort ou que les
questions de l’animateur sont
stupides.
24
Développement et changement des
comportements 10
10
Une grande partie de ce chapitre est basée sur McKee, Neill, et al. Involving People Evolving Behaviour UNICEF, New York. Southbound
Press, Penang. (2002)
25
Comment procéder à une analyse de comportement
Une analyse de comportement fournira les données suivantes que vous pourrez utiliser dans la
planification des stratégies de communication :
Figure 1
Priorité accordée
aux autres groupes
participants de la Connaissance des
communauté perceptions des groupes
concernant les avantages
Identification de des activités de prévention
comportements du paludisme
réalistes relativement
aux questions
de paludisme
26
1. Identification des groupes participants (groupes cibles).11
Personne ne vit dans un vide. Nous participons tous d’un milieu plus large : une famille, un quartier, une
communauté, une société. Chacun de ces groupes a une influence, directe ou indirecte, sur nous. La première étape
dans l’analyse de comportement est de demander aux personnes concernées des informations sur qui les influence sur
une question donnée ; il s’agit de l’exercice sur les orbites d’influence.
Groupe participant
tertiaire
Groupes
secondaire
Groupes primaires
Influences
Pairs
éducateurs
Parents, voisins
Groupes secondaires : Ces pairs éducateurs peuvent à leur tour être influencés par leurs parents, père et mère ; ce
groupe de la population relèvera alors du groupe secondaire, ceux-ci peuvent être influencés par des tiers : le chef
religieux local, le chef du village, un enseignant, le commerçant qui vend des moustiquaires traitées à l’insecticide ;
d’ailleurs ce commerçant peut aussi être la personne qui influence directement les parents quand il les rencontre.
Groupes tertiaires : Les gens qui influencent le groupe secondaire sont classés dans le « groupe tertiaire » qui inclut
les personnalités les plus influentes de la communauté, etc.
Normes sociales : Ces trois groupes peuvent être influencés par les normes sociales de la communauté, de la région,
de la société du pays.
11
Voir le résumé d’Erma Manoncourt dans Why Do People Behave as They Do? in Involving People Evolving Behaviour UNICEF, New
York. Southbound Press, Penang. (2002), p. 15.
27
Un père fier d’avoir un enfant pair éducateur Un commerçant qui vend des moustiquaires traitées à l’insecticide
Dans le cas de la prévention de la septicémie, les groupes ciblés seraient très différents :
Groupes primaires : Dans le diagramme 1, le comportement recommandé pour le groupe primaire – les
accoucheuses traditionnelles et les agents locaux des services sanitaires – est de systématiquement suivre les
procédures hygiéniques qui permettent de préserver la propreté du cordon ombilical.
Groupes secondaires : La famille des nouveau-nés doit s’assurer à son tour que la mère et l’enfant bénéficient d’un
environnement parfaitement propre et surveiller la manière dont la mère fait sa propre toilette. La mère peut donc être
ainsi influencée par son mari, par sa belle-mère ou par sa meilleure amie, ce groupe de personnes sera donc classé
dans le groupe secondaire.
Groupes tertiaires : Un groupe secondaire peut être pour sa part influencé par des tiers : le chef religieux local ou le
directeur du dispensaire local, le chef du village, un enseignant ou une enseignante, le commerçant qui vend des
produits antiseptiques et qui peut d’ailleurs être aussi la personne qui influence directement le mari quand il vient
acheter des médicaments pour sa famille. Les personnes qui influencent le groupe secondaire sont classées dans le
« groupe tertiaire ».
Normes sociales : Ces trois groupes peuvent être influencés par les normes sociales de la communauté, de la région,
de la société du pays.
Au delà des groupes tertiaires :
Quand il est question de programmes qui ont une portée nationale, nous devons aller au-delà des groupes tertiaires ;
c’est précisément l’objet de l’exercice sur les orbites d’influence. C’est à ce point que nous commençons à aborder les
questions qui dépassent le simple niveau communautaire, les questions qui constituent le contexte ou l’environnement
susceptibles de favoriser ou d’entraver les projets et le développement des comportements.
28
Un tableau présentant ce concept peut se concevoir de la manière suivante :
Tableau 10 Orbites d’influence (1)
29
Figure ____
…. ou en utilisant le schéma de la page 28, on peut le représenter par la Figure 3 de la page suivante.
Quelles sont les implications de la définition et de l’analyse des orbites d’influence pour la mise au point et la
planification des stratégies de communication ? Le lecteur peut voir que ce genre d’analyse permettra d’élargir la
portée de la stratégie en y incluant tous les aspects de la communication pour le développement : du niveau de
l’individu à celui des personnes influentes qui lui sont les plus proches, aux groupes qui l’entourent, puis à celui de la
communauté ; ensuite de la communauté aux fournisseurs de services situés au niveau intermédiaire entre les autorités
locales et nationales (méso-groupes) et finalement au niveau national (macro-groupes).
Groupe primaire :
Figure 3 ORBITES D’INFLUENCE Niveau individuel :
mères, jeunes...
Secondaire :
Parents et famille…
Tertiaire : Chef de
village, chefs
religieux...
Méso-groupes :
fournisseurs de
services
Macro-groupes :
décideurs et
administrateurs,
institutions nationales
nationales
nationales
30
Pourquoi les responsables de la planification des communications doivent-ils se préoccuper des événements qui ont
lieu au niveau national ? Parce que comme l’explique l’essai intitulé The Power of Context or the Function of
Enabling Environments contenu dans la brochure « Evidence, Theory and Concepts which form the basis of this
workshop; A Brief Summary », ce sont ces événements qui créent le contexte ou qui constituent l’environnement
susceptible d’encourager ou de faire obstacle à de nouvelles interventions.
31
Autres considérations locales :
Il est clair que les communautés ne sont pas homogènes, ces communautés sont non seulement composées de
nombreux sous-groupes, dont chacun influence les autres d’une manière ou d’une autre, il existe aussi une importante
ligne de partage qui est souvent négligée ou ignorée : le simple fait qu’il y a des femmes et des hommes, des filles et
des garçons qui en vertu de leur sexe peuvent avoir des visions du monde très différentes, c’est la dimension souvent
qualifiée de sexospécifique.
Il existe donc des perceptions très fondamentales sur lesquelles il est nécessaire de se renseigner quand vous
préparez votre analyse de comportement :
1. Renseignez-vous toujours sur les différences entre les expériences des femmes et
des hommes.
– Posez des questions sur les responsabilités, les activités, les intérêts et les
priorités des femmes et des hommes, et sur la manière dont leur expérience des
problèmes peut différer
– Recueillez les observations et les vues des femmes aussi bien que des hommes
sur les décisions qui sont susceptibles d’avoir un effet sur leurs moyens d’existence.
– Partez de l’hypothèse que les femmes et les hommes n’ont pas les mêmes
besoins ni les mêmes perspectives
2. Renseignez-vous toujours sur le rôle et les responsabilités assumés par chaque sexe.
QUI FAIT QUOI ? = Que font les hommes et que font les femmes et comment où le font-ils ou font-elles ?
Consultez le tableau ci-dessous.12
Tableau 11
Échantillon de questions pour l’analyse des rôles sexospécifiques dans une communauté
Rôles que les hommes et les femmes jouent Travail Travail Dans Où
habituellement dans la communauté ? effectué par effectué par quelles se fait ce
les hommes les conditions travail?
femmes se fait ce
travail?
Genre de travail communément effectué dans
la communauté
Quel travail est rémunéré/non rémunéré ?
Quel est le niveau de la rémunération ?
Qui s’occupe des enfants et des autres tâches
concernant la famille
(«travail de reproduction »)
Qui s’occupe des enfants si les femmes sont
absentes ?
Qui s’occupe des soins du ménage et de la
famille ?
Nombre d’heures consacré à un travail non
rémunéré, sous-rémunéré ou sous-évalué et qui
l’effectue ?
Qui dans la famille/le ménage est impliqué
dans une organisation communautaire ou un
travail bénévole ? Combien d’heures par
semaine ?
12
Tableaux d’Isabella Waterschoot, consultante en programmation sexospécifique
32
Tableau 12
Ressources, utilisation des ressources et influence, facteurs transversaux
Facteurs d’influence :
- Quels sont les facteurs sociaux, politiques et/ou économiques qui expliquent les réponses données aux questions de la colonne « Qui fait quoi… » ci-dessous ?
- Quels sont les problématiques transversales ?
Pourquoi les perspectives sur les rôles, les responsabilités, l’accès aux ressources et leur contrôle sont-elles ce qu’elles sont ? Quels sont les facteurs qui les
influencent ? Les facteurs qui les influencent peuvent être :
33
FACTEURS TRANSVERSAUX
Échantillon de questions sur l’accès aux ressources et leur contrôle et
État civil
Structures et
Éducation/
professionnell
Religion
handicap
(marié,
divorcé,
Situation
âge
célibataire)
institutions
formation
VIH & SIDA
Lieu de
résidence
économique
politiques
e
Idéologie/
Caste, race,
AVEC QUEL
GENRE DE
RESSOURCES?
Qui a accès aux ressources,
aux informations, aux
connaissances, aux réseaux,
aux services et à la prise de
décision et qui les contrôle ?
À quel nom le titre de
propriété de la maison/des
sur la prise de décision
Tableau 13
Secondaire
Tertiaire
Méso-groupes
Macro-groupes
13
Ces tableaux sont des versions modifiées de ceux contenus dans A Tool Box for Building Health Communication Capacity (1996) BASIC
Project. Academy for Educational Development. Washington, D.C.
35
Identification des avantages et des obstacles présentés par les comportements
Réunissez à nouveau des groupes de discussion. Si l’intervention envisagée concerne le lavage des mains,
rassemblez un groupe de personnes qui sont déjà familiarisées avec la question. Répartissez-les en petits groupes de
5 à 8 personnes et discutez avec eux des sujets suivants :
1. Quels sont les avantages d’adopter ce comportement ? (les réponses à cette question peuvent être intégrées
aux principaux messages des futures activités de communication et à ceux des médias.) Notez bien les
termes EXACTS que les gens utilisent. C’est le langage qu’il faudra que vous utilisiez dans votre
stratégie de communication.
2. Quels sont les obstacles ou les risques possibles relativement
au lavage des mains après être allé aux latrines, avant de
préparer à manger, avant de manger, avant de nourrir un bébé ?
(les réponses à cette question peuvent aussi être intégrées aux
activités du programme et aux messages des médias.) Notez
bien les termes EXACTS que les gens utilisent. C’est le
langage qu’il faudra que vous utilisiez dans votre stratégie
de communication.
3. Existe-t-il dans la communauté des pratiques traditionnelles
concernant le lavage des mains? (Note : posez cette question
aux membres les plus âges de la communauté.) (si les
pratiques traditionnelles s’accordent avec les comportements
recommandés, le souligner dans les messages ; dans le cas contraire, consultez les groupes sur la manière
de reformuler ces messages sur les comportements nouveaux à adopter.)
Notez les réponses obtenues dans un tableau comme celui présenté ci-dessous :
Primaire
Secondaire
Tertiaire
Méso-groupes
Macro-groupes
36
Mise au point des stratégies
Faites appel aux membres des groupes de discussion des niveaux
primaire, secondaire et tertiaire pour avancer des idées sur les médias
et les canaux de communication à utiliser, et sur le genre d’activités le
plus adapté pour impliquer leurs amis et leurs voisins. Commencez par
diviser les participants en petits groupes de 5 à 8 personnes.
Secondaire
Tertiaire
Méso-groupes
Macro -groupes
37
Consolidation et examen des données concernant la communication
Tableau 16
Idées pour les principaux messages de communication
Primaire
Secondaire
Tertiaire
Méso-groupes
Macro-groupes
38
Tableau 17
VEUILLEZ CONSULTER LES APPENDICES 1 à 4 POUR LA MANIÈRE DE COMPLÉTER CES TABLEAUX À PARTIR DE LA CHAÎNE DES RÉSULTATS
Communication stratégique pour le développement (C4D)
Guide de planification des campagnes de communication 14
Objectif du programme : ………………………………………………………………………………………………….
Région géographique de mise en œuvre :
14
Ce tableau est basé sur un de ceux mis au point dans le cadre de la note publiée par le Siège de l’UNICEF concernant l’analyse de situation pour la C4D et qui a été raffiné par le Dr. Renato Linsangan et
Guy Scanlan. Il a été adapté par le Bureau Afrique de l’Ouest et Afrique centrale à l’usage de la planification stratégique des campagnes de communication.
39
1. Analyse des participants et Groupe Groupe participant Groupe participant Niveau des Niveau des
participant secondaire tertiaire méso-groupes : macro-groupes :
des comportements primaire Niveau des parents et Représentants des institutions locales organisations fournissant des décideurs,
Niveau de la famille : mari, pertinentes : chef de village, dirigeant services (publiques et ONG), représentants
individuel : belle-mère, amis, religieux, chef traditionnel, dirigeant d’une autorités locales, administration d’institutions
mère, enfant pairs organisation socioculturelle ou socio- décentralisée, projets de nationales
économique développement
1.5 Quels sont obstacles existants à
l’adoption des changements
recommandés ?
Quels sont les risques ?
Facteurs à considérer :
Politique
Économie
Social (y compris connaissances,
attitudes, croyances et normes
sociales)
Technologie (y compris accès aux
services, aux approvisionnements et
aux moyens de communication)
Institutionnel (modalités pratiques)
1.6 Quels sont les principaux
facteurs existants qui favorisent
l’adoption du comportement
recommandé ?
Quelles sont les hypothèses
adoptées ?
Prendre en considération les
facteurs PESTI ci-dessus
40
2. Stratégie de Groupe participant Groupe participant Groupe participant Niveau des Niveau des
primaire secondaire tertiaire méso-groupes : macro-groupes :
communication Niveau individuel : mère, Niveau des parents et de la Représentants des institutions locales organisations fournissant des services décideurs, représentants
enfant famille : mari, belle-mère, pertinentes : chef de village, dirigeant (publiques et ONG), autorités locales, d’institutions nationales
amis, pairs religieux, chef traditionnel, dirigeant d’une administration décentralisée, projets
organisation socioculturelle ou socio- de développement
économique
Communication Communication de Communication sur le changement Mobilisation sociale, mais aussi Plaidoyer, mais aussi
primaire sur le soutien sur le social communication et plaidoyer sur le communication sur le
changement des changement des changement social et changement social et
comportements comportements comportemental mobilisation sociale
41
2. Stratégie de communication Groupe participant Groupe participant Groupe participant Niveau des Niveau des
primaire secondaire tertiaire méso-groupes : macro-groupes :
Niveau individuel : mère, Niveau des parents et de la Représentants des institutions locales organisations fournissant des décideurs, représentants
enfant famille : mari, belle-mère, pertinentes : chef de village, dirigeant services (publiques et ONG), d’institutions nationales
amis, pairs religieux, chef traditionnel, dirigeant autorités locales, administration
d’une organisation socioculturelle ou décentralisée, projets de
socio-économique développement
Communication Communication de Communication sur le changement Mobilisation sociale, mais Plaidoyer, mais aussi
primaire sur le soutien sur le social aussi communication et communication sur le
changement des changement des plaidoyer sur le changement changement social et
comportements comportements social et comportemental mobilisation sociale
2.4 Quels sont les messages de
communication de soutien et par quels
canaux de communication les
communiquer ?
42
Indicateurs d’impact SMART : ………………………….
Indicateurs SMART : spécifiques, mesurables, réalisables, attribuables, pertinents, réalistes, limités dans le
temps, opportuns, faciles à suivre et ciblés
3. Suivi & Évaluation Groupe participant Groupe participant Groupe participant Niveau des Niveau des
primaire secondaire tertiaire méso-groupes : macro-groupes :
Niveau individuel : mère, Niveau des parents et de la Représentants des institutions locales organisations fournissant des services décideurs, représentants
enfant famille : mari, belle-mère, pertinentes : chef de village, dirigeant religieux, (publiques et ONG), autorités locales, d’institutions nationales
amis, pairs chef traditionnel, dirigeant d’une organisation administration décentralisée, projets de
socioculturelle ou socio-économique développement
Communication primaire Communication de Communication sur le changement social Mobilisation sociale, mais aussi Plaidoyer, mais aussi
sur le changement des soutien sur le changement communication et plaidoyer sur le communication sur le
comportements des comportements changement social et changement social et
comportemental mobilisation sociale
3.1 Indicateurs de
réalisation SMART
3.2 Indicateurs de
produits/extrants SMART
43
Tableau 18
Étapes du développement des comportements, définitions et indicateurs génériques 15
Devient un promoteur du
comportement ou
l’abandonne
Pratique le comportement
Continuité recommandé de manière
habituelle, devient promoteur
ou défenseur de son adoption
Pratique le comportement Encourage amis et voisins à
Action sur le court terme ou adopter le comportement
l’abandonne recommandé
15
Voir le resumé d’Erma Manoncourt Why Do People Behave as They Do? Dans Involving People Evolving Behaviour, UNICEF, New York. Southbound Press, Penang. (2002) p. 15. Également : The Transtheoretical Model,
Prochaska et DiClemente, 1983. J. of Consulting and Clinical Psychology, 51 :390-5. Voir aussi : Talk to Your Patient about Smoking; A Handbook for Busy Heath Professionals. National Health Education Department. Ministry of
Health, Singapore. octobre 1998; Strategic Contribution of the Everyday Communities Programme; A summarised selection of research and findings (novembre 2004) BRC Marketing & Social Research. Auckland. Additions les
plus récentes de Judith Graeff sur la base de Communication for Behaviour Change - The World Bank, 1996, par Cecilia Cabanero-Verzosa, p. 4 - Figure 2
44
Tableau 19
Combattre les mythes et les rumeurs - Identifier les obstacles et réfléchir à des solutions basées sur sa propre expérience de communicateur
Améliorer ou renforcer la qualité des services 5. Continuité - Identifier des occasions de s’exercer à la pratique des savoir-faire requis. S’arranger pour que les dirigeants communautaires
sociaux Pratique le locaux fassent l’éloge des usagers du comportement. - Faire l’inventaire de tous les aspects positifs notés par les personnes
Trouver autant que possible des manières
comportement sur pratiquant actuellement le comportement ou celles qui s’y sont conformés de manière répétée. Arranger une rencontre entre les
d’illustrer les nouvelles activités ou les
comportements recommandés et des personnes le court terme ou personnes pratiquant actuellement le comportement et celles qui le pratiquent depuis longtemps sur la manière de l’adopter
qui peuvent servir de modèle l’abandonne durablement.
- Fournir des informations supplémentaires aux usagers du comportement sur la manière correcte de s’y conformer
4. Action - Faire l’éloge des personnes qui pratiquent correctement le comportement
Teste l’information ou le - Identifier les problèmes avec leur aide et offrir des suggestions
comportement, entreprend des - encourager une pratique continue du comportement en soulignant ses avantages et ses liens aux normes sociales
actions spécifiques
- Indiquer les liens entre le nouveau comportement et les normes sociales. Aider la personne à exprimer son désir d’agir. Renforcer son
3. Décision assurance de pouvoir pratiquer le comportement (l’encourager continuellement par la technique du renforcement positif). Utiliser des
(prêt à agir) messages qui encouragent le passage à l’action : Quand/Où/Comment. Utiliser les groupes communautaires et les réseaux sociaux pour
Perçoit les risques et connaît conseiller et motiver. Trouver des personnes qui sont satisfaites d’avoir adopté le comportement ou des déviants avec une perspective positive
les avantages pour fournir des témoignages.
2. Période de réflexion sur la décision - Aider ces personnes à s’interroger et à s’informer. Leur parlez des risques et des avantages.
N’est pas complètement informé du - Les aider à identifier les obstacles et les avantages du changement de comportement
comportement recommandé mais en a - Faire le lien entre le comportement recommandé et les normes sociales. Recommander d’agir
entendu parler - Chercher des manières d’illustrer les comportements recommandés et des personnes qui peuvent servir de modèle de son adoption
45
Comment est-ce que ceci s’applique à mon travail?
Vous devez traduire le contenu de la 3e colonne « Actions spécifiques… » en déclarations qui s’appliquent directement à votre
travail.
Tableau 20
Traduction des actions de caractère général du communicateur
en déclarations que je peux utiliser dans mon intervention
Étapes Actions du communicateur Actions/déclarations spécifiques auxquelles je dois
recourir dans le cadre de ce projet
Pratique le •Demande aux usagers satisfaits de - Demander aux usagers de parler des avantages
comportement témoigner - Que doivent-ils dire ? Élaborer avec les usagers un
recommandé de manière •Rappelle aux usagers de plan pour s’adresser aux autres gens
habituelle, devient mentionner Quand/Où/Comment - Élaborer un plan avec les usagers sur Comment
promoteur ou défenseur •Diffuse les résultats et les succès parler de leurs expériences
de son adoption •Guide et encourage les usagers
satisfaits sur la manière de parler
aux autres de l’adoption du
comportement sur le long terme
•Réduit les obstacles par la - Identifier les obstacles et réfléchir à des solutions
Pratique le
recherche de solutions (basées sur ma propre expérience de communicateur)
comportement sur le
•Renforce les savoir-faire par la - Identifier des occasions de s’exercer à la pratique
court terme ou
pratique des savoir-faire requis
l’abandonne
•Encourage le soutien ou la - S’arranger pour que les dirigeants communautaires
reconnaissance sociale de la locaux fassent l’éloge des usagers du comportement
communauté - Faire l’inventaire de tous les aspects positifs notés
•Rassure les usagers sur leur par les personnes pratiquant actuellement le
capacité de pratiquer comportement ou celles qui s’y sont conformés de
durablement le nouveau manière répétée
comportement - Arranger une rencontre entre les personnes
•Trouve des personnes qui offrent pratiquant actuellement le comportement et celles qui
un modèle de cette pratique sur le pratiquent depuis longtemps sur la manière de
le long terme l’adopter durablement
Perçoit les risques et •- Indique le rapport entre le - Le communicateur donne une définition des normes
connaît les avantages nouveau comportement et les sociales et explique le rapport et/ou demande à un
normes sociales dirigeant local de le faire
•Aide la personne à exprimer son - Demander : « Pouvez-vous me dire pourquoi ou
désir d’agir comment vous pensez que ________ vous aidera ? »
•Renforcer son assurance de - Dire « Ce n’est pas très difficile si vous le faites
pouvoir pratiquer le comme cela en (_____) C’est quelque chose que
comportement (l’encourage beaucoup d’autres ici (ou des gens comme vous) ont
continuellement par la technique fait »
du renforcement positif) - Dire « Les gens font habituellement (____) quand ils
•Utilise des messages qui (____) »
encouragent le passage à l’action - Contacter les organisations locale de mères de
46
Étapes Actions du communicateur Actions/déclarations spécifiques auxquelles je dois
recourir dans le cadre de ce projet
: Quand/Où/Comment famille, les organisations agricoles, les fidèles des
•Utilise les groupes différentes religions, les clubs locaux, etc. pour leur
communautaires et les réseaux demander comment introduire cette pratique dans la
sociaux pour conseiller et communauté et leur demander s’ils peuvent vous y
motiver aider
•Trouve des personnes qui sont - Trouver des personnes qui pratiquent déjà le
satisfaites d’avoir adopté le comportement et leur demander de faire des
comportement ou des déviants déclarations
avec une perspective positive
pour fournir des témoignages
N’est pas complètement - Aide ces personnes à s’interroger - Présenter des informations et des faits pertinents
informé du et à s’informer - Leur dire ce qui peut arriver S’ILS N’ADOPTENT
comportement - Leur parle des risques et des PAS le nouveau comportement. Leur dire ce qui se
recommandé mais en a avantages passera S’ILS L’ADOPTENT
entendu parler - Les aide à identifier les obstacles - Leur demander ce qui selon eux peut les empêcher
et les avantages du changement de d’adopter ce comportement
comportement -Leur demander ce qu’ils pensent que son adoption
- fait le lien entre le comportement leur apportera
recommandé et les normes - Le communicateur donne une définition des normes
sociales sociales et explique le rapport et/ou demande à un
- Recommande d’agir dirigeant communautaire local de le faire
- Cherche des manières d’illustrer - Trouver des personnes qui pratiquent déjà le
les comportements recommandés comportement et leur demander de faire des
et des personnes qui peuvent déclarations
servir de modèle de son adoption
47
Actions/déclarations spécifiques auxquelles je dois Manière dont je vais adapter ces suggestions à
recourir dans le cadre de ce projet mon projet
- Demander quelles informations supplémentaires l’usager
aimerait avoir – ou fournir des informations fondées sur
l’observation de la manière dont l’usager pratique le
comportement
- Trouver des moyens appropriés de faire l’éloge de
l’usager
- Voir la première suggestion
- Insister sur les avantages avec des exemples spécifiques
tirés de l’expérience du communicateur (spécialement
ceux qui impliquent des membres de la communauté)
- Le communicateur donne une définition des normes
sociales et explique le rapport et/ou demande à un
dirigeant local de le faire
- Demander : « Pouvez-vous me dire pourquoi ou
comment vous pensez que ________ vous aidera ? »
- Dire « Ce n’est pas très difficile si vous le faites comme
cela en (_____). C’est quelque chose que beaucoup
d’autres ici (ou des gens comme vous) ont fait. »
- Dire « Les gens font habituellement (____) quand ils
(____). »
- Contacter les organisations locale de mères de famille,
les organisations agricoles, les fidèles des différentes
religions, les clubs locaux, etc. pour leur demander
comment introduire cette pratique dans la communauté et
leur demander s’ils peuvent vous y aider
- Trouver des personnes qui pratiquent déjà le
comportement et leur demander de faire des déclarations
- Présenter des informations et des faits pertinents
- Leur dire ce qui peut arriver S’ILS N’ADOPTENT PAS
le nouveau comportement. Leur dire ce qui se passera
S’ILS L’ADOPTENT
- Leur demander ce qui peut selon eux les empêcher
d’adopter ce comportement
-Leur demander ce qu’ils pensent que son adoption leur
apportera
- Le communicateur donne une définition des normes
sociales et explique le rapport et/ou demande à un
dirigeant communautaire local de le faire
- Trouver des personnes qui pratiquent déjà le
comportement et leur demander de faire des déclarations
Quelles informations ?
Quelles solutions ?
48
Documents de référence
Vous n’êtes pas seuls à planifier une intervention de C4D ; il est très probable étant donné la nature des
interventions ASCD (Accélération des résultats en matière de survie de l'enfant) et les problèmes auxquels elles
doivent faire face qu’un important travail a déjà été fait – une partie pouvant avoir atteint ses objectifs, une autre
partie non. Mais tous ces éléments d’informations sont utiles.
Donc, avant d’essayer de réinventer la roue, renseignez-vous sur ce qui a été fait. L’endroit où commencer à
chercher est le document « Evidence and Theory upon which this Workshop is based » (Faits et théorie sur lesquels
l’atelier est basé) où vous trouverez des synthèses sur un certain nombre d’approches qui ont été utilisées avec
succès à travers le monde.
Il comporte trois brefs essais sur l’usage des campagnes de communication, des moyens multimédias et de
canaux de communication multiples. Il y a également un court essai sur les types de campagne qui ont plus de
chances que les autres d’atteindre leurs objectifs et une synthèse analytique sur l’usage de la peur et des menaces
dans une campagne. Il contient également un court article sur la manière d’aborder les interventions de C4D dans
une perspective neurologique.
Il existe de nombreuses ressources en ligne. L’Initiative de communication a été conçue précisément pour
aider à faire des recherches sur les expériences dans ce domaine, son adresse électronique est :
http ://[Link].
Elle constitue aussi un portail vers de nombreux autres sites Web qui vous fourniront des informations
supplémentaires.
Le site Web sur la communication de l’université Johns Hopkins est une autre mine d’informations :
http ://[Link].
Il est évidemment très possible que vous ayez vos propres sources d’information que vous voudrez partager
avec vos collègues.
Le point essentiel est qu’à cette étape de votre travail de planification il est important que vous fassiez une
recherche sur les informations factuelles qui se rapportent aux approches similaires à celle que vous envisagez.
49
Sélection des canaux de communication
Le choix des canaux de communication (qui incluent les canaux de communication interpersonnelle,
les réseaux communautaires coutumiers, les médias traditionnels, etc.) doit être basé sur trois types de données.
Le premier type est constitué par les données que vous avez recueillies dans les domaines spécifiés dans le
tableau 5 : Eléments pour une analyse des canaux de communication. C’est une liste de ce qui est disponible
dans votre ou vos zones d’intervention. Vous devrez également évaluer les avantages et les désavantages des canaux
de communication qui sont à votre disposition. Le Tableau 22 résume les données internationales, mais vous devrez
également évaluer les points forts des moyens que vous avez identifiés comme disponibles.
Tableau 22
16
Points forts et points faibles des différents canaux de communication
COMMUNICATION MÉDIAS DE MASSE MÉDIAS TRADITIONNELS
INTERPERSONELLE (Médias électroniques : radio, télévision, (Théâtre de rue, arts dramatiques
(soutien psychologique individuel, cinéma, vidéo [pour public de masse] ; traditionnels, marionnettes, opéra,
« adoptants satisfaits », sessions journaux, magazines, revues, affiches [dans danses, poésie, conteurs, crieurs publics,
d’animation/de motivation au niveau les lieux publics], enregistrements de chansons, etc.)
communautaire, discussions en petits musique populaire)
groupes, éducation par les pairs, visites à
domicile, jeux de rôles, etc.)
Points forts Points faibles Points forts Points faibles Points forts Points faibles
Donne de la crédibilité aux Demande beaucoup de Touchent un grand Leur distribution en Utilisent des formes Touchent des publics
messages temps nombre de gens milieu rural peut être traditionnellement relativement limités
Apporte des informations Touche un nombre Informent sur la limitée acceptables Peuvent ne pas être
détaillées limité d’individus disponibilité des Difficiles à Permettent d’utiliser disponibles au
Aide les groupes Demande une formation services coordonner avec la du jargon et de moment voulu
bénéficiaires à développer à des savoir-faire Permettent la diffusion mise en œuvre des l’argot Personnes formées
des savoir-faire complexes pratiques et le soutien de messages fréquents services Placent les trop peu nombreuses
grâce à des démonstrations, d’agents de terrain Peuvent faire naître une Difficiles d’adapter le messages et les Demandent un
des modèles de Coût élevé par demande de produits et programme à des situations dans un investissement en
comportement personne/contact de services de la part des publics particuliers contexte familier formation et en
Crée un environnement innovateurs, des Réactions du public Plus pertinents au soutien
favorable personnes précocement visé difficiles à niveau individuel Peuvent avoir des
Fournit des occasions de sensibilisées et de obtenir que les autres difficultés à aborder
discuter des questions certains membres de la médias des questions
sensibles et personnelles majorité précoce Excellents pour localement
Suscite le soutien de la Renforcent les messages personnaliser les considérées comme
communauté aux importants questions de risque très sensibles
comportements, aux idées, communiqués par les Utilisent des talents Difficulté de garantir
aux produits recommandés canaux interpersonnels locaux et demandent et de contrôler une
Motive les individus Peuvent donner du la participation de la qualité uniforme des
prestige à un programme communauté messages
S’oppose aux idées et aux et à ses messages
croyances négatives et Illustrent les
favorise une action positive Permettent de comportements
promouvoir et de recommandés
Engage les bénéficiaires consolider de nouvelles conformément aux
dans un processus normes sociales normes localement
participatif acceptables
Peuvent créer un climat
Permet d’avoir des réactions favorable au Ont le potentiel de
immédiates aux idées, aux changement devenir autonomes
messages, aux pratiques, etc. à coût faible ou nul
Touchent les personnes
Permet aux individus de faiblement alphabétisées
surmonter les obstacles
personnels
Renforce et assure l’adoption
durable des comportements
recommandés
16
Adopté de A Tool Box for Building Health Communications Capacity; Academy for Educational Development, 1995, Washington, D.C.,
États-Unis.
50
Ce qui n’a pas été inclus est un résumé sur les « petits » médias : affiches, brochures, tracts, etc.
51
Les programmes du Centre pour la communication de l’université Johns Hopkins suggèrent les données suivantes :
Tableau 23
Sélection des médias17
Canal de Groupes Avantages Désavantages
communication touchés
Télévision Ménages, Pénètre dans le foyer, peut stimuler des Coûts de production élevés
familles, discussions au sein de la famille Au départ public plus urbain que rural
hommes, femmes, Touche une grande proportion du public Peut être trop coûteux à certaines
adolescents, visé périodes de l’année
enfants Impact maximum : image, son, Coût peut être prohibitif aux heures de
mouvement grande écoute – les autres tranches
Forte rentabilité horaires peuvent ne pas permettre de
toucher le public visé
Radio Individus, Utilisé comme un média personnel dans Public fragmenté
familles, de nombreux pays Coûteux de se constituer un large public
adolescents Permet des messages fréquents quand de nombreuses stations différentes
Peut être utilisé pour élargir un « rayon couvrent la même zone
d’action » Pas d’élément visuel
Peut permettre d’être très créatif Temps d’antenne pas toujours facile à
Moins cher que la télévision acheter dans toutes les régions du pays
Peut permettre de diffuser des messages
dans les langues locales
Magazines Hommes, Segmentation permettant de toucher Long délais de production
femmes, jeunes différents publics de lecteurs selon leur Fréquence des messages réduite par la
style de vie, leurs caractéristiques périodicité
démographiques et leurs attitudes Réservés à la population alphabétisée
Qualité de la reproduction/couleur Média haut de gamme
Lecteurs multiples par exemplaire
Caractère prestigieux
Journaux Hommes et Média de masse Réservés à la population alphabétisée
femmes bien Actualité Faible qualité de reproduction
éduqués, Longueur des messages Faible qualité des photos
décideurs Forte influence Caractère éphémère
Souplesse de calibration Peuvent ne pas être très rentable
Publicité en Hommes et Excellent pour l’identification ou la Temps d’exposition limité
extérieur/dans les femmes sensibilisation Contenu du message limité
transports en Zones de grande circulation Peu durable
commun Messages très brefs
(Panneaux, affichage Renforcement des messages des autres
sur et dans les médias
véhicules)
Maintenant que vous avez rassemblé un grand nombre des éléments de votre stratégie de C4D, il est temps
de se tourner vers les gens qui vous aideront à produire le matériel imprimé, les messages pour médias électroniques,
etc. Que vous ayez votre propre unité de production ou que vous envisagiez de faire appel aux services d’une
entreprise commerciale extérieure, vous devrez leur fournir quelques directives succinctes avant de passer aux tests
préliminaires de ce matériel de communication.
Nous baptiseront ces directives succinctes « mandat créatif » ; son contenu essentiel provient de vos
documents de planification stratégique et des évaluations que vous pouvez avoir effectuées. Les deux pages
suivantes présentent un spécimen de mandat créatif que vous pouvez modifier en fonction des besoins. Le point
important est que ces directives doivent être brèves et servent de guide à l’entreprise qui produira votre matériel ;
veuillez consulter les deux pages suivantes.
17
A Field Guide for Designing Health Communication Strategy. Population Communication Services. Johns Hopkins Bloomberg School of
Public Health. Center for Communication Programmes.
52
Tableau 24
MANDAT CRÉATIF18
RÉFÉREZ-VOUS DANS LES CAS NÉCESSAIRES AU CHAPITRES PERTINENTS DU MANUEL DE
PLANIFICATION STRATÉGIQUE DE LA COMMUNICATION POUR LE DÉVELOPPEMENT
Références et contexte de ce message de communication : À quelle partie de la stratégie de communication appartient-il ?
18
Modifié by Guy B. Scandlen
53
MANDAT CRÉATIF
Quelles considérations psychosociales, par ex. ton, symboles, couleurs, etc. 19 seront prises en compte et quelles
approches seront utilisées ?
19
Voir Tableau 33, page 93 : Exemples de facteurs psychosociaux qui doivent être pris en considération pour
obtenir une bonne «adhésivité » d’un programme de communication sociale
54
La troisième source d’information sur la communication (ainsi qu’éventuellement d’idées pour une
formation participative et interactive), également importante, est le travail que vous avez fait dans les communautés
en utilisant des instruments spécialement conçus en fonction de la situation locale. Veuillez vous référer au chapitre
5, Explorer les pratiques de communication traditionnelles de la communauté ; vous y trouverez un guide
d’analyse des médias et aussi quelques idées pour entreprendre une analyse de réseaux ainsi que des suggestions sur
la manière de se renseigner sur les préférences psychosociales des membres de la communauté.
À partir de ce point, le manuel est essentiellement consacré aux activités participatives au niveau
communautaire.
55
APPRENTISSAGE
PARTICIPATIF
en
ACTION
À quelles étapes des procédures de programmation pouvons-nous utiliser l’apprentissage participatif en action ?20
(aussi désigné comme « apprentissage et action participatifs »)
20
Traduction de คู่มือการสื่อสารเพื่อการพัฒนาพฤติกรรมและสังคม, Manuel de communication
pour le développement. (2010), p 34. UNICEF Thaïlande, Bureau de pays et Collège de soins infirmiers
de l’université de Chiangmai ; avec la coopération de l’Institut de recherches nutritionnelles de
l’université de Mahidol, du Collège de soins infirmiers Rachachonmani de Lampang, de la Division de
l’Éducation, Département de la promotion de la santé, ministère de la Santé publique, Gouvernement
royal de Thaïlande.
56
Comment mobiliser les communautés
Cartographie de la communauté
Objectif : Autonomiser et soutenir les membres de la communauté pour qu’ils s’informent sur leur propre
communauté « comme ils la voient à ce moment ». Ils « se verront » eux-mêmes à travers la représentation
graphique qu’ils élaboreront de manière autonome.
Procédure :
1. Organisez une réunion avec les dirigeants communautaires pour
expliquer la procédure.
2. Demandez à ces chefs communautaires de convoquer une réunion
des membres de la communauté susceptibles d’être intéressés à
expliquer ou cartographier la communauté.
3. À cette réunion, discutez à bâtons rompus de la vie dans la
communauté pour créer une atmosphère amicale.
4. Demandez à ces membres de la communauté de
dessiner/confectionner un plan/une carte de leur communauté qui
indique où sont situés les maisons, les autres bâtiments, les cours d’eau, les champs, etc. – en tenant compte
des questions importantes comme la santé, en indiquant par exemple les endroits et les personnes
importantes dans ce domaine.
5. Quand ce plan a été complété, révisez-le en groupe et apportez-y des corrections jusqu’à ce que tout le
monde soit satisfait.
6. Discuter des caractéristiques du plan, par ex. le groupement des maisons, l’emplacement de l’école, des
commerces, etc.
Procédures additionnelles :
1. Analysez les caractéristiques importantes du plan, par ex. pourquoi tant de maisons sont groupées au bord de
la rivière ? Pourquoi certaines maisons sont plus proches des champs ?
2. Faites des comparaisons, par ex. où habitent les familles qui ont la meilleure santé ? Où sont les latrines ?
Est-ce que les familles vaccinées sont fréquemment les familles en meilleure santé ?
3. Faites quelques hypothèses, par ex. est-ce que la vaccination ne serait pas liée à la santé ? Est-ce qu’il y a un
lien entre statut économique et santé ?
Les pages suivantes présentent un des résultats possible d’un exercice de cartographie d’une communauté ; il s’agit
dans ce cas particulier d’une cartographie liée à la question de la santé, mais l’exercice peut être adapté à n’importe
quelle intervention.
57
Figure 4
Spécimen de cartographie sanitaire d’une communauté21
21
Carte reproduite avec l’aimable authorisation du Dr Ken Kampe; modifié par GBS
58
Bureau de l’association locale
des agriculteurs
X
X
Latrines
Jardin
d’enfants/garderie
Puit
X
Sage-femme
X
X
Dispensaire
Latrines
Chef du
village
Café X
Ch Jardin d’herbes
am médicinales
ps Phytothérapeute
traditionnel Vers le terrain de sport
Latrines
Puit
Station/garage
de taxis
X X
Vaccinés et Vaccinés et Vaccinés Non vaccinés MTI= Moustiquaire traitées
utilisateurs de MTI pensent à utiliser des MTI mais s’interrogent sur les MTI
à l’insecticide
X
59
Exercice de transect2223
Objectifs :
Matériel nécessaire : carnets petit format, stylos, grandes feuilles de papier sur lesquelles ont été dessinés le plan/la
carte
Procédure :
(1) Divisez le plan dessiné par la communauté en plusieurs secteurs géographiques. Dans le cas présent, il
a été divisé en quatre secteurs.
(2) Répartissez les participants en petits groupes et demandez à des membres de la communauté de vous
guider pour votre marche à travers ces secteurs.
Parlez aux gens que vous rencontrez
Observez les conditions et notez les différences (positives ou négatives) entre ce qui a été dessiné
sur le plan, déclaré par la communauté ou ce qui est contenu dans toute autre source de données.
Après la marche, rassemblez-vous en petits groupes et discutez ce qui a été vu.
Vous pouvez vouloir procéder à une analyse du champ des forces basée sur ce qui a été vu ainsi que
faire un exercice d’enquête d’appréciation.
22
Jules N. Petty, Irene Gujit, John Thompson, Ian Scoones. Participatory Learning in Action : A Trainer’s Handbook. 1995. International
Institute for Environment and Development. Londres, p. 239.
23
Technique adaptée des sciences de la nature qui coniste à parcourir un « itinéraire rectiligne de prospection et/ou d'échantillonnage
recoupant une diversité maximale de situations. »
60
Figure 5
EXERCICE DE TRANSECT
X X
X
Latrines
Jardin
Église d’enfants/garderie
Puit
X
X
X Sage-femme
X Latrines
Dispensaire
Chef du
village
Café X
Ch Jardin d’herbes X
am médicinales
ps Phytothérapeute
traditionnel Vers le terrain de sport
Latrines
X Puit
Station/garage
de taxis
X X X
61
Suggestions pour encourager la communauté à planifier ses propres interventions
Analyse du champ des forces
Procédure :
- La case de gauche indique une situation actuelle – elle pourrait être celle illustrée par le plan
actuel de la communauté
- La case de droite indique la même situation avec les idées que la communauté a pour
l’améliorer à l’avenir
- La flèche centrale (le « chemin critique ») souligne que la direction du mouvement est de
« Présent » à « Futur »
- Les flèches qui pointent vers le haut représentent les ressources (matérielles,
psychologiques) dont nous disposons pour nous aider à progresser vers le futur
- Les flèches qui pointent vers le bas représentent les obstacles qui doivent être surmontés ou
discutés.
3. Montrez au groupe le diagramme #1 qui a été complété pour donner un exemple de deux images dessinées.
4. Demandez maintenant aux groupes de penser à la situation du jeune enfant dans leur communauté. Demandez-
leur de dessiner une situation du « Présent » et une de ce qu’ils aimeraient voir dans le « Futur ».
5. Demandez-leur de réfléchir aux ressources qu’ils possèdent ; celles-ci peuvent être psychologiques, comme des
dispositions à « être prêt à participer » ou « être prêt à apporter une contribution en main-d’œuvre » ou« être prêt
à travailler comme assistant dans un programme de prévention du PALUDISME », ou être de nature matérielle
comme « être prêt à faire don d’un terrain » ou « être prêt à apporter une contribution en argent ».
6. Distribuez de grandes feuilles de papier et des stylos.
7. Quand les petits groupes ont fini leur travail, ils échangeront entre eux les idées qu’ils ont produites.
8. Les groupes combinent le produit de leurs travaux respectifs sur un diagramme de grande dimension.
9. L’animateur indique qu’ils y reviendront plus tard au cours de la session.
10. Demandez aux groupes d’identifier les contraintes qui pèsent sur la situation ; pour chacune d’entre elles,
sollicitez des suggestions sur la manière de les éliminer.
11. Que représentent les flèches entre les deux images ?
12. Que devrait-on penser à mettre à cet endroit ?
62
Figures 6 – 8 ANALYSE DU CHAMP
Exemple de PRÉSENTRESSOURCES
fiche de travail FUTUR
CONTRAIN
ANALYSE DU CHAMP
DES FORCES
PRÉSENT
Visualisation de la situation du
RESSOU « Présent » (qui peut être représentée
RCES par le plan actuel de la communauté)
CONTRAIN
ANALYSE DU CHAMP
DES FORCES
PRÉSENT
Visualisation de ce que la FUTUR
situation pourrait devenir 63
dans le « Futur »
RESSOU
RCES
CONTRAI
nos succès
les ressources
passés
d’œuvre
la main
locales
locale
64
Comment arriver à notre but ?
approbation du chef
de la communauté
expertise technique
reconnaissance de
préservatifs non
disponibles
notre travail
localement
spécifique
Tous ces facteurs doivent être signalés par les participants pour que toute
la communauté puisse profiter de cet exercice.
PRINCIPES GOUVERNANT LES ACTIVITÉS DE PLANIFICATION DE LA
COMMUNICATION COMMUNAUTAIRE
Visites planifiées
Chaque agent des services de santé ou agent de changement doit être chargé d’un certain nombre de ménages, pas
plus de 40/50. Si la communauté est plus importante, obtenez la coopération de vos partenaires et de membres du
conseil local de la communauté qui font partie de votre réseau.
Un calendrier de visites doit être préparé pour chaque ménage ; Chaque ménage devra recevoir au moins trois visites
par mois, c'est-à-dire que chaque agent (s’ils ont 50 ménages chacun) fera six visites par jour 25 jours dans le mois.
Vous devez déjà avoir mis au point un plan/une carte de la communauté sur lequel sont marqués tous les endroits
importants. Vous devez aussi avoir procédé à un inventaire complet de la communauté et organisé un exercice de
65
transect auquel vous avez participé ; ceci vous aidera à diviser la communauté en secteurs plus réduits et plus faciles
à gérer.
Marquez sur le plan tous les ménages dont vous êtes chargé et mettez au point une base de données concernant ces
ménages. Vous devriez déjà avoir une bonne idée de la communauté après l’inventaire effectué au cours de
l’exercice de transect. Vous pouvez maintenant raffiner à votre usage les données qui concernent votre propre
secteur et les ménages dont vous êtes chargé (référez-vous à la grille sectorielle).
Vous ne voudrez sans doute pas non plus vous parler à tous les membres du ménage à la fois de toutes les questions.
La femme enceinte doit être informée des moyens d’accoucher sans danger, de la nécessité d’allaiter son enfant au
sein dès la naissance et de pratiquer exclusivement cet allaitement maternel ; un mois après la naissance, elle doit
être informée sur les vaccinations, deux mois après dans l’hypothèse où l’enfant souffre de diarrhée, vous devrez lui
apprendre comment pratiquer une thérapie de réhydratation orale et l’aider à le faire, ceci vous donnera aussi une
excellente occasion de rappeler à la mère l’importance de se laver les mains.
Quand le bébé aura cinq mois, vous devrez parler à la mère de l’introduction d’aliments complémentaires, lui
apprendre à préparer différents aliments, vous assurez que la belle-mère participe à toutes ces discussions.
Il est tentant de vouloir donner toutes les informations possibles à tout le monde ; mais il s’agit ici d’une intervention
planifiée de manière à pouvoir se concentrer individuellement sur les personnes et les questions concernées. Ceci ne
signifie pas qu’un groupe élargi ne peut pas être visé par l’intervention – dans les situations appropriées, c’est
parfaitement possible ; par exemple, pour qu’une femme adopte avec succès l’allaitement au sein maternel dès la
naissance, il sera nécessaire de motiver la belle-mère et l’accoucheuse.
66
4. À part le personnel du dispensaire local, de quelles ressources humaines dispose chacun de nos bénévoles ?
Quand nous utilisons une stratégie de communication interpersonnelle et que nous avons identifié les familles qui
ont déjà fait vacciner leurs enfants, il est évident que ce sont ces familles (celles dont la maison n’est pas marquée
d’une croix blanche) qui fourniraient les parfaites ressources humaines pour nous aider à motiver leurs amis et leurs
voisins et les convaincre de faire vacciner leurs enfants.
5. Vous pouvez donc maintenant indiquer toutes les ressources humaines disponibles pour fournir éventuellement
des partenaires dans chacun des secteurs.
6. Marquez tous les lieux importants comme indiqué sur les spécimens de plan présentés ; ceci peut avoir été fait sur
la plan élaboré au cours de l’exercice de planification communautaire, vérifiez à nouveau ces renseignements et
modifiez-les si nécessaire en ce qui concerne votre propre secteur.
7. N’oubliez pas de contacter toutes les dirigeants locaux de la communauté – officiels ou traditionnels.
8. Le chef de village sera par exemple une ressource positive très importante quand vous aurez expliqué ce que sont
les 15 interventions à fort impact et la manière dont elles profiteront à la communauté.
9. Contactez aussi les autorités religieuses, il est important de leur demander de faire alliance avec vous pour votre
intervention. Le ministère de la Santé nationale devrait pouvoir préparer des tracts qui font le lien entre les
interventions sur la santé, les autres interventions éducatives et les grands textes religieux auxquels se réfèrent les
groupes de fidèles avec lesquels vous travaillez. Vous pourrez peut être obtenir des responsables religieux locaux
qu’ils incluent des messages concernant les 15 interventions à fort impact dans les prêches qu’ils font régulièrement
à leurs fidèles.
10. Il existe dans la communauté des lieux de rassemblement qui peuvent aussi être utilisés comme canaux de
communication interpersonnelle, mentionnons le café local et le salon de beauté ; peut être même la station ou le
garage de taxis. Vous pouvez parler à la personne propriétaire du salon de beauté et lui demander de vous aider à
motiver ses clientes pour qu’elles fassent vacciner leurs enfants ; la même chose pour le propriétaire du café. Vous
pouvez aussi essayer d’obtenir l’autorisation de placer des pancartes ou des affiches au terrain de sport.
11. Il existera également un réseau de communication traditionnel que vous pourrez explorer (consultez la session
d’information sur l’analyse des réseaux sociaux et de communication). Ce réseau vous fournira les noms et les lieux
de résidence des leaders d’opinion coutumiers qui ont parfois une influence plus importante sur la vie des gens que
les dirigeants officiels. Les techniques d’analyse des réseaux vous permettront d’obtenir ces informations.
12. À la fin du mois, réunissez-vous avec vos collègues pour faire le bilan des progrès accomplis. Faites les
changements nécessaires à vos plans d’intervention.
67
Tableau 25 Tableau de planification de la communication interpersonnelle communautaire
Utiliser le guide de planification ci-dessous pour faciliter votre tâche. Faites la liste des pratiques courantes qui se rapportent à chaque question, ensuite celle
des changements que vous voulez y apporter. Remplissez les colonnes au fur et à mesure.
1. Quels sont les obstacles aux changements dans les pratiques ?
2. Quels sont les facteurs qui faciliteraient les changements dans les comportements ou les pratiques actuelles ?
3. Quels messages doivent être transmis aux familles/à la communauté ?
4. Qui aidera à mettre en marche ce processus ?
5. Qui sont les bénéficiaires potentiels de ce processus ?
6. Quels sont les autres partenaires auxquels vous pouvez faire appel pour vous aider à mettre en marche ce processus ?
7. De quel genre d’outils ou de matériel avez-vous besoin pour mettre en marche ce processus ?
Une fois que vous aurez rempli ce tableau, vous saurez exactement quel travail de préparation est nécessaire pour susciter des changements dans les
comportements et les pratiques au niveau des ménages individuels comme au niveau global de la communauté.
Tableau 25
Tableau de planification de la communication interpersonnelle communautaire
Intervention Comportements & Pratiques Obstacles au Facteurs Quel est le bon Qui peut aider à Qui sont les Personnes Approches,
changement pouvant message à faciliter le parties influentes - outils et
de Souhaités Actuels
des faciliter le transmettre ? changement des prenantes ? Partenaires matériel
comportements changement comportements ? nécessaires
prévention des
comportements
Etc.
Etc.
Etc.
Intervention
de
traitement
Etc.
Etc.
Etc.
68
Figure 9
SPÉCIMEN DE MICRO-PLAN AVEC GRILLE SECTORIELLE POUR LES VISITES AUX MÉNAGES
(basé sur le plan original utilisé pour l’exercice de transect)
X X
X
Latrines
Jardin
d’enfants/garderie
Puit
X
Church
Église X
X Sage-femme
X Latrines
Dispensaire
Chef du
village
Café X
Ch Jardin d’herbes X
am médicinales
ps Phytothérapeute
traditionnel Vers le terrain de sport
Latrines
X Puit
Station/garage
de taxis
X X X
69
Enquête sur les pratiques de communication interpersonnelles
traditionnelles de la communauté
Analyse de réseaux
70
Les sites Web suivants proposent des ressources et logiciels gratuits que peuvent utiliser ceux qui
désirent faire une analyse de réseaux de manière plus formalisée.
[Link]
http ://[Link]/INSNA/soft_inf.html
1. Agna
2. Netminer
3. Netvis
http ://[Link]/?about
http ://[Link]/vol8/issue3/[Link]
http ://[Link]/socstudies/staff/staff-profiles/[Link]
Faites une recherché à partir des termes : analyse de réseaux, communication participative,
analyse de réseaux de communication
71
Instrument d’enquête pour analyse de réseaux
Objectif :
Il s’agit d’une stratégie destinée à identifier :
1. Les rapports de communication traditionnels dans la communauté
2. Les leaders d’opinion traditionnels – Les personnalités populaires qui ont parfois une influence encore plus
importante sur la vie des gens que les responsables officiels.
Méthode :
1. Choisissez qui va visiter certains endroits pour posez juste quelques questions sur qui parle à qui et de quoi.
2. Utilisez le micro-plan avec la grille sectorielle comme guide. Posez ces questions dans tous les ménages
visités.
3. Décidez sur quels sujets que les gens discutent vous désirez des informations ; ne sélectionnez pas un trop
grand nombre de sujets, juste ceux qui sont essentiels pour commencer.
4. N’oubliez pas d’inclure des questions qui ne sont pas sérieuses comme, « quand vous voulez connaître les
derniers commérages, à qui parlez-vous ? » ou, « Qui est-ce qui est toujours au courant des derniers résultats
de football ? »
Pendant l’entretien
Dans la colonne 2, écrivez le nom de la personne interrogée.
Dans la colonne 3, indiquez où est située la maison de cette personne.
Dans la colonne 4, écrivez le nom des personnes mentionnées par votre ou vos
interlocuteurs (la ou les personnes que vous interrogez).
Dans la colonne 5, indiquez où est située la maison de la personne mentionnée
par votre ou vos interlocuteurs.
Dans la colonne 6, notez le nombre de fois que votre interlocuteur déclare qu’il
parle avec la personne mentionnée.
Après l’entretien
1. Repérez la maison de vos interlocuteurs sur le plan.
2. Faites une flèche entre la maison de chacun de vos interlocuteurs et celle
de la personne ou des personnes qu’ils ont mentionnées.
3. Utilisez des couleurs différentes pour les différents sujets sur lesquels
portent ces conversations de façon à pouvoir distinguer immédiatement
les rapports de communication.
4. Quand vous aurez fini cette analyse, vous serez à même de voir quels
endroits de la communauté sont les plus favorables à la communication
par les canaux traditionnels sur les 15 interventions à fort impact.
72
Questionnaire pour les entretiens relatifs à l’analyse de réseaux
Questions : À qui est-ce que vous parlez quand vous voulez avoir des informations sur :
- Le cinéma, l’automobile, les derniers résultats des matches de football, le VIH/SIDA, la beauté et l’amour,
comment élever des enfants ou n’importe quel sujet dont vous acceptez de nous parler.
- Avec quelle fréquence/combien de fois est-ce que vous leur parlez ?
- Où habite la personne avec laquelle vous parlez de ________ (où est-ce qu’on peut le/la trouver ?)
Tableau 26
Commérages
Cinéma
Football
VIH/SIDA
Hygiène
Autres sports
Comment élever
des enfants
heureux
Allaitement
maternel
Alimentation
complémentaire
Thérapie de
réhydratation
orale
Traitement contre
le paludisme
Autre sujet
Figure 10
24
Personne interrogée = interlocuteur
73
X
Puit
X
Sage-femme
X
Église
Church
X
X
X Latrines
Dispensaire
Chef du
village
Café X
Ch Jardin de plantes X
am médicinales
ps Phytotérapeute
traditionnel Vers le terrain de sport
Salon de École
beauté
Latrines
X Puit
M.
Karougou
Station/garage
de taxis
X X X
74
Figure 11 Stratégie de planification de la communication pour les visites au porte-à-porte
3
J’interviens auprès de toutes les personnes qui sont susceptibles de dire « NON » pour qu’elles
acceptent les interventions à fort impact.
PB =
Kiosque Je mobilise les partenaires clés de la communauté en identifiant les personnes qui ont accepté
vaccination l’intervention, les déviants positifs et les personnes qui sont d’accord avec l’intervention et leur
polio demande de collaborer en parlant à leurs amis et voisins qui n’ont pas adopté cette pratique ou
profité de cette intervention.
D’après le manuel IPC pour l’Inde. Modifié sur la base du travail de Mme Napat Paisalbut de l’UNICEF de Thaïlande.
75
Implication active de la
communauté dans la
connaissance des questions clés
76
MODÈLE GÉNÉRIQUE DE GUIDE D’ACTIVITÉS PARTICIPATIVES
Nous avons suggéré auparavant que les activités participatives répondent à deux besoins ; (1) elles sont
essentielles à l’approche des programmes fondée sur les droits humains ; (2) neurologiquement, elles activent un
nombre maximum de zones du cerveau permettant de mobiliser plus efficacement l’attention, d’obtenir une
meilleure assimilation (rétention de l’information) et de susciter une motivation et un engagement plus clairs par
rapport à l’intervention.
Quand vous planifier une activité participative, il est utile de disposer d’axes d’orientation vous
permettant d’organiser votre réflexion ; vous pouvez à cette fin vous référez au modèle présenté ci-dessous.
Vous trouverez dans les pages qui suivent des exemples de différents genres d’activités participatives y
compris de cartographie de la communauté et un guide pour organiser des jeux de rôles.
Les avantages de mettre au point un guide d’activités est que de nombreuses autres personnes pourront
utiliser les idées que vous avez trouvées productives ; il peut aussi contribuer à standardiser les informations
fournies et les procédures suivies.
Objectifs :
Matériel nécessaire :
1.
2.
3.
4.
5
6.
Etc.
7
Procédure :
1.
2.
3.
4.
5.
Etc.
Mettez mainteant en pièces jointes le matériel préparé qui sera effectivement nécessaire.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
Etc.
77
Classement de cartes25
Quatre exemples :
UN : Identifier les problèmes et les solutions dans le domaine de la croissance et du développement de l’enfant 26
Objectif :
1. Développer les capacités analytiques et de résolution de problèmes relativement à la situation des jeunes
enfants.
2. Développer la capacité d’évaluer les causes et les effets des circonstances ayant rapport à la situation des
jeunes enfants.
3. Identifier les situations positives et négatives où sont placés les jeunes enfants.
4. Identifier les moyens de prévenir le développement de situations négatives.
Matériel :
Deux jeux de cartes.
(a) Le premier jeu consiste de neuf à quinze cartes illustrées d’images ou de scènes
qui peuvent être interprétées comme « positives » ou « négatives » ou
« dangereuses »
(b) Le second jeu consiste de scènes illustrant une série d’activités qui peuvent
prévenir l’occurrence de la situation « dangereuse »
Activité no 1 : Donnez le premier jeu de cartes et demandez aux participants de les classer en 2 piles ;
positives et négatives. S’ils ne peuvent pas décider dans quelle catégorie se place une des cartes,
demandez-leur de la mettre de côté.
Activité no 2 : Demandez aux participants de débattre des raisons de décider un classement positif ou
négatif, pourquoi considérer ces cartes comme positives, pourquoi celles-ci comme négatives.
Activité no 3 : Donnez au participants le 2 e jeu de cartes d’activités – les solutions aux problèmes – et
demandez-leur de faire correspondre le contenu des cartes du 2 e jeu aux problèmes (quelle activité
permettra de résoudre un problème donné ?)
Activité no 4 : Demandez aux participants de débattre des questions suivantes : (i) Est-ce qu’ils pensent
que l’activité décrite sur la carte du 2e jeu peut être organisée dans leur communauté ? (ii) Comment
feraient-ils pour l’organiser ?
25
Bien que cet exercice soit largement inspiré de Deepa Narayan and Lyra Srinivasan Particpanoty Develeopment Tool Kit : Training
Matériel for Agencies and Communities. 1994. World Bank Washington, D.C., il est aussi largement utilisé dans le programme en langue
tamoule d’éducation par les pairs.
26
Cet exercice a été mis au point pour un cours de communication sur le développement intégré de l’enfant, Nanning, République
populaire de Chine. Décembre. 2005. Avec l’aimable autorisation du Dr. Dai Yaohua, Institut de pédiatrie, Beijing.
78
Exemples du genre de cartes à utiliser :
Tableau 27
Sujets à utiliser pour confectionner des cartes – de préférence des cartes portant des illustrations
27
À modifier, changer ou faire cesser.
28
À encourager, développer et à enseigner pour en faire des pratiques habituelles.
79
Exemples de situations ou de Exemples de pratiques optimales Activité spécifique permettant à une
pratiques négatives personne ayant des enfants à charge
d’apprendre à agir de manière
optimale
Bébé empêché de marcher ou de Bébé encouragé à marcher et à grimper
grimper de peur qu’il tombe
Habiller et nourrir l’enfant sans lui Parler avec le jeune enfant (même s’il
adresser la parole ne peut pas répondre)
Enfant assis avec ses parents pour Enfant heureux jouant activement avec
regarder la télévision son père
80
Classement de cartes
Prévention de la transmission fécale-orale causant des infections diarrhéiques 29
Objectif :
OU
1. Donnez aux groupes de participants trois jeux de cartes de la
même couleur et demandez-leur de classer ces cartes –
plaçant à nouveau les maladies à gauche, les causes à droite
et les mesures de prévention au milieu.
Dans les deux cas, l’étape suivante doit être une discussion
de la manière dont les mesures de prévention seront
appliquées dans la communauté.
Les cartes pourront avoir un contenu similaire à ce qui figure dans le tableau de la page suivante.
29
Résultats des activités de groupe organisées au cours de formation et de planification stratégique à la communication pour le
changement et le développement des comportements ; Mangochi, Malawi; 25 – 29 mars 2007
81
Tableau 28
Maladies Mesures de prévention Cause
Éliminer correctement les ordures Mauvaises pratiques d’hygiène
(faites la liste de ces méthodes) (expliquez lesquelles)
Choléra Eau contaminée
Offrir des points d’eau sécurisés
(expliquez ce qu’est le choléra) (faites la liste des manières
(Comment peut-on les mettre en place ?)
dont elle peut être contaminée)
Se laver correctement les mains
(Comment se laver les mains de la manière
Diarrhée
appropriée?) Absence d’accès à de l’eau salubre
Stocker et préparer correctement les aliments (pourquoi manque-t-on d’accès
(comment préparer la nourriture de manière à de l’eau salubre)
hygiénique?)
Dysenterie
Mauvaise élimination des ordures
(expliquez ce qu’est la
Se laver les mains au savon et des déchets
dysenterie)
(Où peut-on obtenir du savon?) (dire pourquoi cette élimination est
incorrecte)
Construire et utiliser des latrines Défécation à l’air libre
(Comment construire des latrines? Comment (dire à quels endroits se pratique
utiliser correctement des latrines?) cette défécation)
Infections respiratoires aiguës
Aliments contaminés
Traiter l’eau au point d’utilisation (faites la liste des manières
dont ils peuvent être contaminés)
82
Classement de cartes
Pour encourager les familles à aider leurs filles à aller à l’école30
Objectif :
1. Donnez les raisons pour lesquelles les familles n’envoient pas leurs filles à l’école (causes)
2. Exposez quelques unes des raisons de surmonter ces obstacles ou de motiver les familles pour qu’elles
envoient leurs filles à l’école
Matériel :
Deux jeux de cartes vierges de couleur différente ; ou deux jeux de cartes de différente couleur sur
lesquelles sur lesquelles ont été inscrits (a) des causes, (c) des mesures de prévention (chaque catégorie de
cartes à une couleur différente).
Procédure : Répartissez les participants en petits groupes de 5 à 8 personnes
OU
2. Donnez aux groupes de participants deux jeux de cartes de la même couleur et demandez-leur de classer
ces cartes – plaçant à nouveau les obstacles/les causes à gauche, les solutions à droite.
Dans les deux cas, l’étape suivante doit être une discussion de la manière dont les mesures de prévention
seront appliquées dans la communauté.
Les cartes pourront avoir un contenu similaire à ce qui figure dans le tableau de la page suivante
30
Résultats des activités de groupe organisées au cours de formation et de planification stratégique à la communication pour le
changement et le développement des comportements ; Mangochi, Malawi; 25 – 29 mars 2007
83
Tableau 29
Obstacles à l’envoi des filles à l’école Manières de surmonter ces obstacles
Informer les dirigeants Augmenter le nombre
Préférence pour les Manque de modèles à Mettre fin au communautaires d’enseignantes pour
garçons imiter harcèlement sexuel traditionnels sur les donner aux filles des
initiatives appropriées modèles à imiter
Inscrire les filles Susciter le soutien des
Pression des pairs Mariage précoce Combattre la pauvreté quand elles atteignent parents et de la
l’âge d’aller à l’école communauté
Manque Pratiques culturelles Informer la
Mettre sur pied des
d’installations Creuser des puits et communauté sur
groupes de soutien à
sanitaires adaptées Harcèlement sexuel construire des latrines l’importance de
l’éducation des filles
pour les filles l’éducation des filles
Donner aux parents
Nécessité pour les Donner moins de
Absence de politiques les moyens de
filles de faire des tâches ménagères aux
de mise en œuvre subvenir aux besoins
tâches ménagères filles
de l’enfant
84
Classement de cartes
Distinguer mythes et idées fausses des réalités dans le domaine des MST et du VIH/SIDA
Objectif :
1. S’informer sur les réalités qui concernent la sexualité, les MST et le VIH/SIDA
2. Développer la capacité de juger ce qui constitue une idée fausse ou un mythe
3. Identifier les situations positives et négatives pour les jeunes enfants
4. Identifier des manières d’empêcher des situations négatives de se développer
Matériel :
Un jeu de cartes. (Exemples de cartes ci-dessous)
Sujets à utiliser pour confectionner des cartes – de préférence des cartes portant des illustrations
(Ce tableau peut aussi être utilisé pour renforcer la participation)
Tableau 30
Réalité Idée fausse ou mythe
Une fille peut tomber enceinte même si Si une femme est violée, c’est elle qui Avoir ses règles est malpropre
le garçon n’éjacule pas dans son vagin est responsable de cette agression
Avoir ses règles est normal et sain L’éducation sexuelle dans les écoles et Une fille ne peut pas tomber enceinte si
les collèges mènera à un abus elle a des relations sexuelles une seule
d’expériences sexuelles fois ou occasionnellement
L’abstinence est la seule méthode de Les moyens contraceptifs comme les Quand un garçon a une érection, il doit
contrôle des naissances efficace à stérilets et la pilule anticonceptionnelle avoir des rapports sexuels sinon cela
100 % protègent les filles contre le VIH et les peut être nocif pour sa santé
maladies sexuellement transmissibles
(MST)
Les symptômes visibles de MST Vous devez avoir eu des rapports Les émissions nocturnes affaiblissent
peuvent parfois disparaître sans sexuels pour attraper une infection de les garçons.
traitement si vous attendez assez l’appareil génital
longtemps, mais ça ne veut pas dire que
vous êtes guéri.
Il est plus facile pour les hommes que Les femmes sont responsables de la La taille du pénis est une indication de
pour les femmes de savoir s’ils ont une propagation des MST la virilité d’un homme
MST
Un préservatif protège des MST Il faudrait boire tout un seau de salive Les jeunes n’attrapent pas le SIDA
infectée pour attraper vous-même
l’infection
Certaines MST peuvent être transmises Avoir des rapports sexuels avec une Avoir des rapports sexuels avec une
par la voie orale fille vierge peut guérir du VIH fille vierge/une fille plus jeune est une
cure pour le VIH/SIDA
Les caresses sexuelles buccales Le VIH est seulement une maladie des Si l’hymen est rompu, cela veut dire
présentent un risque moins élevé, mais hommes gais/des noirs/des jeunes que la fille n’est plus vierge
le VIH peut néanmoins être transmis si
on n’utilise pas de préservatif
Les femmes qui prennent la pilule Le VIH peut se transmettre à travers le Les jeunes n’attrapent pas le SIDA
peuvent attraper une MST latex
Vous pouvez contracter le VIH par le L’abstinence est une forme de sexe La masturbation est seulement
85
Réalité Idée fausse ou mythe
sexe anal pratiquée par les hommes
Il n’y a aucun moyen de décider juste Il existe un remède contre le VIH et le La masturbation rend les garçons
en regardant une personne si elle a été SIDA impotents
infectée par le VIH
Le seul moyen fiable de savoir si une C’est mal d’avoir des fantasmes
personne a le VIH est par une analyse sexuels et des sautes d’humeur quand
de sang on est adolescent
Un test sanguin permet de détecter Vous ne pouvez pas attrapez une
l’infection seulement quelques nouvelle MST une fois que vous avez
semaines après que la personne a déjà été traité et guéri pour l’une
contracté le virus d’elles
S’il n’est pas traité avec les Vous ne pouvez pas attraper le VIH
médicaments appropriés, le VIH évolue d’une personne qui a l’air en bonne
habituellement vers le SIDA dans un santé
délai de dix ans
86
Formation aux jeux de rôles
Objectif
1. Entraîner à pratiquer le comportement recommandé
2. Renforcer l’assurance d’un groupe qui a adopté un nouveau comportement
Matériel nécessaire:
1. Scénarios de jeux de rôles. Les formateurs devront rédiger les différents scénarios à l’avance ; par
exemple :
- Le scénario général pour la première personne : (a) un père réticent à envoyer sa fille à
l’école, (b) une mère résistant à l’utilisation de sel iodé.
- Le scénario général pour la deuxième personne : (a) le meilleur ami du père qui envoie sa
fille à l’école et qui essaye de persuader le père de faire la même chose, (b) les amies de la
mère essayant de la persuader d’utiliser du sel iodé
2. Des fiches d’observation pour une tierce personne ou pour les autres participants à la session de
formation.
Procédure
1. Relisez les scénarios de jeux de rôles ; s’ils ne reflètent pas la situation réelle, n’hésitez pas à en rédiger
d’autres en suivant le modèle présenté.
4. Procédez à une démonstration pour tout le groupe en utilisant un des scénarios. Donnez des instructions
aux personnes qui vont jouer un rôle.
5. Demandez à tout le groupe de faire des commentaires.
6. Faites jouer les rôles en trios, les observateurs feront des commentaires.
7. Changez ensuite les positions des participants : un des trois acteurs devient l’observateur et les autres
rejouent le scénario.
8. Le groupe dans son ensemble entame ensuite une discussion des questions qu’ils ont observées avoir été
soulevées par le jeu de rôles.
87
Enquête
sur les
pratiques de
communication
structurées
de la communauté
88
Contexte
Si vous n’avez pas accès aux résultats d’enquêtes d’opinion nationales, vous devrez entreprendre votre propre
enquête à petite échelle ; vous pouvez d’ailleurs la mener dans le cadre des groupes de discussions que vous
organisez ou sous la forme habituelle d’une enquête d’opinion.
A. Groupes de discussion :
1. Répartissez les participants en petits groupes, si le groupe compte plus de huit personnes, divisez-le en
sous-groupes de taille plus réduite. Vous pouvez divisez ces groupes en fonction du sexe : (i) un pour les
hommes, un pour les femmes ; en fonction de l’âge : (ii) jeunes, personnes plus âgées; (iii) en fonction du
statut économique : personnes aisées, personnes moins prospères; etc.
2. Demandez-leur en premier quel média est disponible et accessible dans cette communauté. Ils choisiront
des cartes sur lesquelles ont été inscrits les noms de différents médias et devront les placer sur le sol.
3. Demandez-leur maintenant de placez ces cartes dans l’ordre en fonction du jugement qu’ils portent sur la
crédibilité comparée de ces médias. Ou, si cela se révèle difficile, demandez-leur de placer à côté des cartes
des cailloux (ou des brindilles, ou des feuilles) ; le plus grand nombre désignera le média le plus crédible,
le moins crédible en recueillera le plus petit nombre, etc. (vous et votre assistant pouvez enregistrer les
réponses en utilisant les fiches prévues ou directement à l’aide d’un magnétophone, selon votre préférence.)
4. Demandez maintenant aux participants de choisir le média qu’ils préfèrent par-dessus tout selon la même
méthode que ci-dessus.
5. S’il la radio et la télévision offrent un bon choix d’émissions, demandez aux participants d’identifier celles
qui ont leur préférence, en travaillant sur cette question en sous-groupes. Demandez-leur aussi les raisons
pour lesquelles ils aiment ces émissions ; laissez les participants échanger leurs opinions en grand groupe. 31
31
Vous pouvez ensuite comparez les émissions qu’ils préférent avec les programmes publiés pour savoir quells sont les tranches horaires
auxquelles les émissions favorites de la population sont diffusées.
32
Veuillez consulter le chapitre sur l’échantillonnage.
89
Tableau 31
ENVIRONNENT DES MÉDIAS DE MASSE OFFICIELS (SOURCES DE COMPORTEMENTS,
D’INFORMATIONS, D’OPINIONS)
Femmes Hommes
Catégories de média de masse 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 + 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 +
15 20 25 35 40 15 20 25 35 40
Stations de radio pouvant être captées et tranches horaires (transcrivez les lettres qui
correspondent à une tranche horaire sous l’indication de tranche d’âge)
A B C D E F G H I J
06 :00 - 08 :00 - 10 :00 - 12 :00 - 14 :00 - 16 :00 - 18 :00 - 20 :00 - 22 :00 - 24 :00 -
08 :00 10 :00 12 :00 14 :00 16"00 18 :00 20 :00 22 :00 24 :00 06 :00
Quelles sont les émissions que la population préfère ? (écrivez le nom des émissions dans le
document de référence qui donne la clé de correspondance au code alphabétique)
A B C D E F G H I J
Femmes Hommes
Catégories de média de masse
Quels sont les animateurs/les journalistes que la population préfère ? (écrivez le nom de ces 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 + 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 +
personnes dans le document de référence qui donne la clé de correspondance au code 15 20 25 35 40 15 20 25 35 40
alphabétique)
A B C D E F G H I J
33
Inscrivez les lette qui correspondent aux tranches horaires sous l’indication de tranche d’âge.
90
Femmes Hommes
Catégories de média de masse 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 + 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 +
15 20 25 35 40 15 20 25 35 40
Quels sont les médias les plus crédibles ?
A B C D E F G H I J
Répétez la même séquence B-C pour les médias traditionnels ; vous et votre assistant pouvez noter les réponses ou les enregistrer directement à l’aide
d’un magnétophone.
Demandez aux participants quels médias sont préférables en fonction de la période de l’année.
Demandez aux participants réunis tous ensemble (tous les sous-groupes réunis) s’il y a des artistes traditionnels qu’ils apprécient particulièrement. Posez
cette question dans le cadre d’une session de groupe générale car l’enthousiasme concernant certains artistes est un facteur important dans les
médias traditionnels.
Redivisez les participants en sous-groupes, les hommes avec les hommes, les femmes avec les femmes. Prenez les cartes qui comportent une illustration
des différents médias disponibles, ajoutez-y un jeu de cartes comportant les interventions. Demandez à chaque groupe de choisir quel média
correspond le mieux à quelle intervention et réciproquement. Étant donné qu’un média peut être adapté à plusieurs interventions et réciproquement,
assurez-vous d’avoir plusieurs cartes pour le même média. Les groupes échangeront ensuite entre eux les réponses qu’ils ont donné dans cet exercice.
Les participants sont maintenant assez fatigués ; remerciez-les d’être venus, servez des rafraîchissements et assurez-les que leur contribution ont une
grande valeur (ce qui est évidemment la stricte vérité).
91
Tableau 32
Femmes Hommes
Catégories de médias traditionnels 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 + 12 - 16- 21 - 26 - 36 - 41 +
15 20 25 35 40 15 20 25 35 40
Quel média traditionnel la communauté préfère-t-elle ?
A B C D E F G H
Troupe de Montreurs de Chanteurs Orchestre Poètes Conteurs Autre Autre
théâtre marionnettes traditionnels
Quels sont ceux qui sont le plus adaptés pour servir de modèle et pour transmettre
des informations sur les comportements recommandés ?
A B C D E F G H
Troupe de Montreurs de Chanteurs Orchestre Poètes Conteurs Autre Autre
théâtre marionnettes traditionnels
A B C D E F G H I J
34
Ces préférences saisonnières seront évidemment fonction de la situation locale. Les saisons peuvent être illustrées dans l’ordre de leur succession accompagnées de symboles représentant les activités et/ou
le temps caractéristiques de chaque saison.
92
LES FACTEURS PSYCHOSOCIAUX
(Veuillez consulter l’essai Effective Communication qui figure dans le document Evidence and Theory on which this Workshop is
Based pour une explication plus détaillée de cette question.)
Il est parfois difficile de mettre en évidence le rôle que les facteurs psychosociaux jouent dans notre vie ; ce que nous
voulons prendre en compte ici est résumé dans le tableau 13 ci-dessous.
Tableau 33
Exemples de facteurs psychosociaux qui doivent être pris en considération pour obtenir une bonne
« adhésivité »d’un programme de communication sociale 35
Stimulant À prendre en considération Stimulant À prendre en considération
- Quel genre de musique les participants Comment pouvons-nous incorporer des activités
Musique préfèrent-ils ? Mouvement physiques dans notre stratégie de
- Quelles sont les connotations des genres (Kinesthésie) communication ?
de musique écoutées par la population ? - Pouvons-nous « nous remuer » tous ensemble ?
(danse)
SCIES & RENGAINES* : - Pouvons-nous explorer une communauté de
- Quels sont les rythmes qu’on retient le concert ? (exercice de cartographie)
plus facilement ? - Pouvons-nous jouer à un jeu ? (Jeu de l’Oie,
(dont ils SE RAPPELLENT le plus puzzles, jeu de cartes)
facilement ?) - Pouvons-nous réaliser une analyse du champ
- Quelles sont les mélodies qui s’oublient des forces ?
le moins facilement ? (dont ils SE - Pouvons-nous faire un exercice de classement
RAPPELLENT le mieux) de cartes ?
- Pouvons-nous créer des chants avec des - Pouvons-nous discuter d’un problème en petit
chœurs qui dialoguent sur le thème de groupe ?
nos innovations
(leurs comportements, leurs avantages) ?
Une forme qui MARQUE LA
MÉMOIRE
- Quelles sont les couleurs préférées des Choix du ton :
différents groupes participants ? Quelles 1) humour ;
Couleurs couleurs attirent le mieux l’attention ? 2) émotions fortes (amour, haine, jalousie) ;
- Quelles connotations ont les différentes Ton du 3) amical, encourageant ;
couleurs ? 4) menaçant : appel à la peur - à différents
message
Quelles couleurs symbolisent : le danger, degrés : faible, moyen, élevé ;
la sécurité, la mort, la vie, le bonheur, la
ou du 5) logique – présentation rationnelle par
tristesse, etc. --- Quelles sont les couleurs média opposition à une présentation émotionnelle
à éviter ? 6) informatif, instructif, scientifique.
Quelles sont la signification et la 7) appel à une « autorité », appel à « quelqu’un
Symboles connotation des différents symboles exactement comme nous » : pairs, amis, voisins ;
communs dans cette communauté : 8) appel à des personnalités connus (vedettes de
- animaux, oiseaux, reptiles cinéma, sportifs, etc.)
- phénomènes atmosphériques 9) appel à la fierté de la communauté, à ses
- dessins traditions, à sa culture
- concepts (la générosité, le mal, etc.) 10) appel à l’esprit ou à la culture national
- émotions (amour, haine, jalousie, etc.)
- événements (naissance, mariage, décès, (Ajoutez vos suggestions)
etc.)
Expressions faciales
35
UNICEF: Skill Building in the Use of Communication for Behaviour Development and Change; modules de
formation.
93
Quelles sont les métaphores et les
Langage comparaisons traditionnelles dans la ou
les langues parlées dans la communauté ?
Quels sont les mots favoris parmi les
membres de la communauté ?
Tous ces facteurs doivent être testés dans tous les groupes qui ont les mêmes caractéristiques
que les groupes participants pour lesquels la communication est conçue.
*Scie ou rengaine36 : Un rythme ou une chanson qui vous « trotte dans la tête » et dont vous ne pouvez pas vous
débarrasser.
36
Oliver Sacks Musicophilia : Tales of Music and the Brain.(2007) Alfred P. Knopf, pages 41-8; 231; 257
94
LES COULEURS
2 2 4 6 6
0 1 5 2 1
Objectif : Définir les couleurs, les symboles, la musique que cette communauté préfère ou a tendance à
éviter
Matériel :
1) Un jeu de cartes multicolore (les cartes étant elles unicolores)
2) Un jeu de cartes avec des images illustrant de nombreux symboles culturels sur lesquels vous avez fait une
recherche en vue de cet exercice : différents genres de fleurs, d’animaux, d’outils et d’ustensiles comme
des couteaux et des haches, de phénomènes atmosphériques, un symbole par carte
3) Un magnétophone et un enregistrement des différentes musiques jouées ou écoutées localement
Il s’agit d’un exercice essentiellement verbal car les émotions et les sentiments sont difficiles à visualiser
(c’est pourquoi ils sont souvent décrits sous forme de symboles ou de couleurs)
Procédure
Répartissez les participants en petits groupes et faites les assoir en cercle. Si vous avez plus de huit
participants, répartissez-les en groupes de taille plus réduit ; cette règle est valable pour toutes les
activités.
Expliquez aux groupes que ces sessions concerneront l’exploration des réactions aux couleurs, aux sons et
aux symboles qui ont une grande importance dans les traditions de nombreuses communautés.
Suivez les mêmes procédures avec les cartes illustrant des symboles.
Musique. Il peut être préférable de jouer tour à tour chaque morceau sélectionné et de laisser chaque groupe le
discuter après l’avoir entendu, puis de partager ses impressions avec les autres. Essayez de conduire cet exercice de
différentes manières (consigne valable pour tous les exercices) jusqu’à ce que vous ayez trouvé la meilleure façon de
solliciter les réactions des groupes de participants. Vous et votre assistant devrez enregistrer les réponses de la manière
dont elles sont fournies.
95
Tableau 34 PRÉFÉRENCES DE COULEUR
Sexe Groupes Rouge Jaune Bleu Rose Vert Marron
d’âge
Femmes 15 - 18
19 - 25
26 - 31
32 - 48
49 - 60
60 +
Hommes 15 - 18
19 - 25
26 - 31
32 - 48
49 - 60
60 +
Tableau 35
SIGNIFICATION DES SYMBOLES
Sexe Groupes Aigles Lions Tempête Naissance Mort Trois cercles
d’âge
Femmes
Malchanc
Malchanc
Malchanc
Malchanc
Malchanc
Malchanc
CHANCE
CHANCE
CHANCE
CHANCE
CHANCE
CHANCE
Autre
Autre
Autre
Autre
Autre
Autre
e
15 – 18
19 – 25
26 – 31
32 – 48
49 – 60
Hommes 60 +
15 – 18
19 – 25
26 – 31
32 – 48
49 – 60
60 +
96
Suivi
et
évaluation
des
comportements
pour la C4D
Introduction
97
Le Suivi et évaluation commence par une conception adéquate et une formulation claire des résultats ou des
objectifs à atteindre.
Objectifs/Résultats SMART
dans le contexte de la gestion axée sur les résultats et de la C4D
Tableau 36
Critères d’un objectif ou résultat SMART
Spécifique En référence à :
- un groupe de personnes,
- une zone géographique,
- une question (un comportement, un savoir-faire, des
connaissances, une attitude)
Mesurable La population concernée, son comportement, etc., peuvent être
dénombrés ou mesurés
Réalisable et Il est possible d’atteindre l’objectif dans les circonstances
pertinent, données :
réaliste - le milieu géographique,
- l’environnement socio-économique,
- les facteurs culturels, positifs aussi bien que négatifs
Limité dans le Il y aura
temps - un point de départ
- un point auquel vous mesurerez ce qui s’est passé depuis ce point
de départ
Obtenir une valeur ajouté par les approches de la gestion axée sur les résultats
Les approches de la gestion axée sur les résultats nous aident à connaître plus précisément dans quelle
mesure nous atteignons les objectifs que nous nous sommes fixés. Elles nous aident à assumer une plus grande
responsabilité dans la mise en œuvre de nos programme ; responsables envers qui ? Envers les populations au
service desquelles nous nous mettons, envers les bailleurs de fonds, envers nos organisations ; et sans doute
aussi important : envers nous-mêmes.
Une grande importance est accordée dans ces approches au Suivi & évaluation (la raison pour laquelle
les sections de planification ou les sections Suivi & évaluation doivent nous accompagner à toutes les étapes.)
Il est intéressant de noter qu’une approche de la gestion axée sur les résultats dans le domaine de la
formulation des résultats attendus, des objectifs visés et des indicateurs nous permet de faire des progrès
réalistes vers la programmation basée sur les droits humains. De quelle façon ? En formulant ces résultats
/objectifs dans la perspective des groupes participants et des parties prenantes concernées. Nous utilisons par
conséquent « le langage du changement », non le « langage de l’action ».
98
Quelle est donc la différence ?
Tableau 37
Langage de l’action Langage du changement37
exprime les résultats à atteindre dans la décrit les changements désirés dans la situation
perspective du prestataire des bénéficiaires
peut être interprété de diverses manières définit des critères de succès précis
se concentre sur l’objectif de mener les activités à se concentre sur les résultats en laissant le choix
bonne fin des moyens de les atteindre
Si ceci n’est pas parfaitement clair, voici quelques conseils pratiques pour l’utilisation du langage du
changement :
Décrivez les conditions futures que l’intervention doit créer
Incorporez des mots clés définissant l’objet du changement visé et donnez une description détaillée de
ce changement
N’incluez pas d’informations sur la stratégie et les activités
Langage de l’action
1. Promouvoir la survie de l’enfant, son développement physique et psychologique
2. Renforcer la capacité des enseignants d’enseigner l’autonomie fonctionnelle (les aptitudes à la vie
quotidienne)
3. Promouvoir l’usage des moustiquaires traitées à l’insecticide
Il est évident que ces objectifs sont formulés du point de vue d’un administrateur de programme de
développement. Nous devons nous demander : Où est la population, les groupes participants dans cette
conception ? Le langage du changement place la population au service de laquelle nous sommes au centre de
la conception des interventions :
Langage du changement
1. Les enfants nés après (20xx) ans vivent plus longtemps, sont en bonne santé, bien nourris et sont des
écoliers actifs.
2. Tous les enseignants des 10 zones les plus touchées par le VIH sont capables de mettre en œuvre
correctement des stratégies de promotion de l’autonomie fonctionnelle dans le cadre scolaire.
3. D’ici 2010, 80 % au minimum des populations des zones où le paludisme est endémique coucheront
sous une moustiquaire traitée à l’insecticide.
Voila qui est plus satisfaisant, mais vous noterez que tous ces objectifs ne répondent pas aux critères
SMART.
Dans la cadre de notre Communication pour le développement concernant les résultats et les objectifs à
atteindre en termes de comportement, nous essayons de satisfaire ces critères autant que possible ;
examinons la manière dont nous pouvons le faire :
Premier exemple
En 2010, X % des parents de jeunes âgés de 12 à 20 ans :
37
Ce développement sur le langage de la gestion axée sur les résultats doit beaucoup à l’exposé fait par le Dr Joseph Foumbi sur le
sujet au cours de la formation organisée au Rwanda en juillet 2009 sur l’approche fondée sur les droits de l'homme et la gestion axée sur
les résultats dans le contexte de l’évolution de l’environnement de l’aide au développement.
99
1. après avoir vu une affiche, peuvent se rappeler la date et l’heure de la prochaine réunion
communautaire ;
2. après avoir assisté à deux réunions organisées pour les parents, peuvent donner trois raisons
pour lesquelles les jeunes devraient assister aux réunions communautaires.
Deuxième exemple
Un feuilleton radiophonique qui sera diffusé jusqu’à fin 2012 est conçu pour :
- Faire augmenter de 80 % le nombre de parents d’enfants âgés de 12 à 20 ans qui peuvent
donner les trois raisons les plus importantes pour lesquelles leurs enfants devraient assister aux
réunions communautaires.
UN
En 2012. après des visites à domicile de pairs éducateurs, X % des parents de jeunes âgés de 12 à 20
ans :
1. tombent d’accord que les réunions communautaires avaient un intérêt ;
2. acceptent d’envoyer leurs enfants âgés de 12 à 20 ans assister aux réunions communautaires.
DEUX
Une série d’activités communautaires participatives poursuivies sur une année et expressément
conçues dans ce but feront augmenter de 50 % d’ici fin 2013 le pourcentage de parents qui
reconnaissent l’utilité des réunions communautaires en :
a) discutant les avantages d’assister à ces réunions ;
c) déclarant qu’ils pensent que ces réunions sont importantes et ;
d) conseillant à leurs amis de laisser leurs enfants assister à ces réunions.
NOTE SPÉCIALE :
100
Ne cédez pas à la facilité. Définissez « sensibilisation », cela rendra votre travail
beaucoup plus aisé.
Les tableaux des pages suivantes vous aideront à définir ce que le mot
« sensibilisation » signifie en termes de votre intervention.
101
Tableau 38
Grille de référence sur la sensibilisation
Comment les activités de votre programme définissent-elles « sensibilisation » ?
définition
Capacité de se rappeler des
informations ?
Capacité de nommer certaines
choses ?
Capacités de poser des questions
supplémentaires ?
Capacité de formuler les sujets sur
lesquelles on désire plus
d’informations ?
Capacité de mettre en œuvre quels
savoir-faire ?
Indicateurs provisoires et
indicateurs pour tests
Capacité d’entreprendre quelles
activités ?
Indicateurs provisoires et
indicateurs pour tests
Capacité de manifester confiance en
soi ?
Indicateurs provisoires et
indicateurs pour tests
Capacité de persuader les autres ?
Indicateurs provisoires et
indicateurs pour tests
Accord avec les déclarations sur
certaines idées.
Quelles idées ?
Opinion - positive ou négative – sur
des idées ou des activités.
Quelles idées ou quelles activités ?
Échelles indiquant sur quoi la
personne concernée veut avoir plus
d’information.
Sur quels sujets ?
Sentiments positifs - négatifs
sur……
Quels sujets ?
38
Des exemples sont fournis à la page suivante
102
Exemples de diverses échelles de mesure des attitudes
Je suis tout
pas du tout
Accord avec les Toutes les filles doivent avoir une
Je n’ai pas
d’opinion
Je ne suis
Je ne suis
d’accord
d’accord
d’accord
d’accord
déclarations sur chance d’aller à l’école et de poursuivre
Je suis
à fait
certaines idées leur scolarité jusqu’à la sixième année
pas
Échelle
J’apprécie Raison Je Raison de
Montrer de façon humoristique comment d’apprécier n’apprécie ne pas
Opinion - positive ou pas apprécier
une femme peut persuader son mari
négative – sur des d’installer des latrines et de se laver les
idées ou des activités mains après les avoir utilisées
Informations requises
2.
3.
4.
5.
plus d’informations
Sentiments
Positif Négatif
Parce que
Sentiments positifs - Quand je vois des photos de tous ces
négatifs sur……… enfants des rues, je ressens…
103
Questions concernant le Suivi & évaluation39
Comme nous l’indiquions plus haut, le Suivi & évaluation doit commencer en fixant des
objectifs/résultats attendus robustes et conformes aux critères SMART. Le Suivi & évaluation tente de répondre
aux questions suivantes :
• Comment savons-nous si notre initiative de communication a réellement un effet ? Si elle atteint les
objectifs/obtient les résultats (SMART) attendus en termes de comportement ?
• Que devons-nous mesurer ? Qui décide de ce qu’il faut mesurer ? Comment mesurons-nous ce qui doit
être mesuré ? Qui doit procéder à ces mesures ? Où ? Avec quelle fréquence ? À quel niveau? Et
comment pouvons –nous faire le meilleur usage possible de ces informations ?
• Est-ce que la communication contribue aux résultats obtenus globalement par le programme ?
Pourquoi le suivi est-il si important ? Parce qu’en l’absence de suivi il serait impossible de déterminer :
• Si le programme se déroule comme prévu ou non ;
• Si notre travail va dans la bonne direction ;
• Si nous pouvons parler de progrès et de succès ;
• Comment nous pouvons améliorer nos efforts futurs.
Il existe au moins deux manières d’assurer le suivi des résultats d’une stratégie de communication :
• Suivi des comportements (effets; évaluation des réalisations)
• Suivi de la mise en œuvre (évaluation du processus)
Distinguez soigneusement ces deux activités ; le suivi des comportements est un processus continu et vise à
fournir aux gestionnaires du programme et aux autres parties prenantes dans les meilleurs délais des éléments
permettant de juger si des progrès sont accomplis ou non dans le domaine des résultats en termes de
comportement définis par les objectifs de communication/les objectifs SMART ; en d’autres mots, les
activités de communication que nous avons menées jusqu’ici ont-elles été efficaces ?
Mais FAITES TRÈS ATTENTION !!!!! Le suivi de la mise en œuvre N’EST PAS le suivi des
comportements.
De nombreux programmes mesurent les processus comme le nombre d’affiches imprimées, de brochures
distribuées, de messages publicitaires diffusées, de cours organisés, de conférences données et d’entretiens face-
à-face – confondant ces produits importants avec des mesures du changement des comportements. Il s’agit en
fait de suivi de la mise en œuvre.
Le suivi de la mise en œuvre compare la mise en œuvre effective avec ce qui avait été planifié. La question
qu’elle se pose est :
• Est-ce que cette activité touche les gens pour lesquels elle avait été conçue ?
• Qu’est-ce que les participants pensent de cette activité ?
• Est-ce que cette activité est mise en œuvre de la façon qui avait été planifiée ?
• Est-ce que tous les aspects de la stratégie sont de bonne qualité ?
• Quel genre de participation est obtenu ?
39
Ce développement est largement basé sur les travaux du Dr. Teresa Stuart.
104
• Dans quelle mesure l’orientation de la stratégie change-t-elle en réponse aux besoins des participants ?
105
QUELQUES DÉFINITIONS UTILES40
Les ressources (moyens, intrants) sont les ressources fournies pour mener une activité ; elles comprennent
l’argent/les fonds en liquide, le matériel/les approvisionnements ; la main d’œuvre/le personnel, les
machines/l’équipement, le temps disponible/le calendrier, la formation, etc. Dans la Communication pour le
développement, elles incluent également les messages et le matériel de communication qui ont été soumis à des
tests préliminaires, la formation des agents de première ligne, etc.
Les activités (auparavant baptisées « processus ») sont les activités qui permettent de transformer les ressources
(intrants) ou moyens en produits (extrants).
Les produits (extrants) sont les produits, les biens ou les services spécifiques qu’une activité est censée fournir
en résultat de son utilisation des ressources qui lui ont été consacrées.
Les réalisations (effets directs) se référent généralement aux réactions que les gens ont au programme et à la
manière dont ils agissent différemment sous son influence. Ce sont les effets à court terme et à moyen terme
prévus et obtenus par l’utilisation des produits d’une intervention.
L’impact est l’effet à long terme du programme sur les personnes visées et leur environnement ; l’impact peut
être économique, social (impact sur la santé, l’éducation, etc.), institutionnel, environnemental, technologique ou
d’autres effets/résultats prévus ou non prévus du programme.
Exemples concernant l’usage des sels de réhydratation orale dans le traitement de la diarrhée
Ressources :
a) Programme de formation pour les agents de première ligne, formation de ces agents sur la
manière de conseiller les familles visées par le programme
b) Matériel de formation
c) Pochettes de sels de réhydratation orale avec mode d’emploi
d) Messages d’intérêt public à la radio sur la manière d’utiliser les sels de réhydratation orale
Produits :
a) Nombre d’agents de première ligne formés à la manière de conseiller les mères et les
personnes ayant des enfants à charge sur l’utilisation correcte des sels de réhydratation orale
pour combattre la diarrhée
b) Nombre de messages d’intérêt public diffusés à la radio X fois par jour sur une période donnée
Réalisation :
Réalisation de niveau 1 : Nombre d’agents de première ligne organisant des sessions pour conseiller
les mères sur l’utilisation correcte des sels de réhydratation
Réalisation de niveau 2 : Nombre de mères et de personnes ayant des enfants à charge qui utilisent
correctement des sels de réhydratation orale.
Veuillez consulter à la page suivante le Tableau qui donne une liste de certaines différences entre le suivi et
l’évaluation.
40
Glossaire des principaux termes relatifs à l’évaluation et la gestion axée sur les résultats, Groupe de travail du CAD sur
l’évaluation de l’aide (GT-EV), OCDE, 2002.
A UNICEF Handbook for Monitoring and Evaluation, 1991 et Bamberger et al., Real World Evaluation, Sage Publications, 2006.
Nous remercions le Dr Teresa Stuart, Spécialiste de la Communication pour le développement, Section C4D, UNICEF New York de
nous avoir fourni la référence de cette ressource ; 3 avril 2009.
106
107
Tableau 39
41
Questions 24 - 5 A Tool Box for Building Health Communications Capacity; Academy for Educational Development, 1995, Washington, D.C.
108
Méthodes
de
collecte de
l’information
Quelles sont les méthodes qui permettent de recueillir des informations et comment pouvez-vous évaluer les
informations que vous collectez ?
Il existe de nombreuses méthodes pour collecter des informations et le choix que vous faites dépend de la manière
dont vous envisagez d’utiliser ces informations. Désirez-vous généraliser les résultats à une population de grande
taille ou voulez-vous obtenir des informations à un niveau plus spécifique, plus local ?
Le Tableau 41 qui figure dans les pages qui suivent indique certaines différences entre les méthodes de la recherche
quantitative (qui permettent de larges généralisations), et les méthodes qualitatives qui donnent des résultats plus
approfondis mais moins généralisables.
Tableau 40
4. Mesurer les résultats dans le domaine de la modification des Avons-nous été efficaces ?
Évaluation des comportements et du changement social et organisationnel et Quelles réalisations peut-on
réalisations et des déterminer la contribution que la communication stratégique a observer ?
42
Les Essentiels de l’excellence. Table 1, Page 9
109
impacts apportée à ces résultats Que signifient ces
réalisations ?
Quelle contribution la
communication stratégique a-t-
elle apportée pour obtenir ces
résultats ?
110
Tableau 41
Distinction entre recherche qualitative et recherche quantitative
RECHERCHE QUALITATIVE RECHERCHE QUANTITATIVE
Quelles sont les méthodes qui peuvent être utilisées ? Le Tableau 42 en donne une liste avec des références à la
trousse d’outils sur la communication pour le changement des comportements (Behaviour Change Communication
Tool Kit), un document qui constitue une autre ressource importante.
111
Tableau 42
Quelles autres méthodes de recherche (méthodes de mesure) pouvez-vous utiliser 43
PAGES POUR
MÉTHODES DE RECHERCHE SUGGÉRÉES RÉFÉRENCE AU QUALITATIVE OU
BCC EMERGENCY QUANTITATIVE?44
TOOL KIT
1. Enquête par écrit (par ex. par un bref entretien, une distribution de LES DEUX
questionnaires, par téléphone, télécopie, courriel ou Internet)
2. Entretien personnel (par ex. avec un individu ou un groupe, structuré ou semi- 179 LES DEUX
structuré, sur le mode de la conversation)
11. Analyse des différentiels sémantiques, comparaison par paires, test de QUANTITATIVE
similitude ou de dissimilitude
12. Scénarios hypothétiques QUALITATIVE
13. Récits 189 – 193 QUALITATIVE
14. Cartographie de terrain (consulter les pages 58-72 du présent manuel) 177 – 177
15. Cartographie de concepts (consulter les pages 27 et suivantes du présent QUALITATIVE
manuel sur l’utilisation des diagrammes de Venn)
16. Exercice de classement de cartes (une technique qui permet aux 178 QUALITATIVE
personnes interrogées de classer des objets en catégories et de révéler ainsi
comment ils perçoivent la structuration d’un problème)
17. Exercice du « client fantôme » QUALITATIVE
18. Confection de liste non structurée (une technique qui vise à éliciter LES DEUX
une liste complète de tous les problèmes)
19. Diagramme des réseaux sociaux (consulter les pages 69-72 du présent QUALITATIVE
manuel)
20. Simulation, modèles QUALITATIVE
21. Sessions de bilan-analyse QUALITATIVE
22. Comptabilité des coûts de revient QUANTITATIVE
23. Photographie, dessin, activités artistiques, vidéographie 179 QUALITATIVE
24. Journal intime QUALITATIVE
25. Journal de bord, formulaire d’enregistrement des activités, registres QUANTITATIVE
26. « Une journée dans la vie de » (DILO) ou » Un mois dans la vie QUANTITATIVE
de » (MILO)
43
Adapté de (a) Taylor-Powell E, Rossing B, Geran J. Evaluating collaboratives : reaching the potential. Madison, WI : University of
Wisconsin Cooperative Extension, 1998; (b) Phillips JJ. Handbook of training evaluation and measurement methods. 3e éd. Houston,
TX : Gulf Publishing Company, 1997; (c) Weller SC. Systematic data collection. Thousand Oaks, CA : Sage Publications, Inc. 1988; (d)
d) Trochim WMK. Introduction to concept mapping for planning and evaluation. Disponibles à
<http ://[Link]/research/epp1/[Link]>.
44
Dans certains cas on peut les classer comme indiqué dans les deux catégories, suivant la taille de l’échantillon.
112
27. Technique du changement le plus significatif 189 - 193 QUALITATIVE
113
Tableau 43
Comment appliquer ces méthodes de recherche dans votre
programme de C4D
Désignation générique de la méthode de recherche façon possible de l’utiliser dans le cadre de la C4D
1. Enquête par écrit (par ex. par un bref entretien, une Demandez à la personne interrogée quelle est leur émission-
distribution de questionnaires, par téléphone, télécopie, débat favorite à la radio, quelle est l’émission de radio à laquelle
courriel ou Internet) ils font le plus confiance.
2. Entretien personnel (par ex. avec un individu ou un Demandez à la personne interrogée quelle qualité elle admire le
groupe, structuré ou semi- structuré, sur le mode de la plus chez un agent des services sanitaires.
conversation)
3. Observation Prenez une affiche et placez-la dans un endroit très fréquenté ;
comptez le nombre de gens qui passent et celui des personnes
qui regardent l’affiche.
Demandez ensuite à ces personnes de vous dire ce qu’il y a sur
l’affiche (d’en expliquer le contenu, de dire ce que représentait
l’illustration, etc.). Voir la partie du manuel consacrée aux
TESTS PRÉLIMINAIRES.
4. Analyse de documents Analysez toutes les enquêtes concernant les communications qui
ont été publiées précédemment (sur les auditeurs des stations de
radio, les téléspectateurs, etc.), voir les passages du présent
manuel consacrés à l’analyse de l’environnement communicatif,
à l’analyse des canaux de communication et à leur sélection.
5. Étude de cas Trouvez des familles qui ont adopté un comportement ou une
pratique prôné par une intervention et demandez-leur comment
ils en avaient entendu parler, ce qui les a décidé à l’adopter et
comment ils en font usage dans leur vie quotidienne.
Demandez-leur ce qu’ils diraient à des gens exactement comme
eux sur l’adoption de cette nouvelle pratique ou de ce nouveau
comportement.
Consulter les pages 12-13 du présent manuel ainsi que le
6. Organisation de groupe de discussion ou évaluation en développement consacré à l’analyse des comportements.
groupe afin de solliciter les opinions, ordonner des
priorités, fixer des buts ou identifier des problèmes
(consulter également les pages 73-84 du présent manuel)
7. Jeux de rôles, scénarios de simulation Consulter la page 84 du présent manuel. Ceci peut être utilisé
pour donner aux participants l’expérience de la pratique d’un
comportement recommandé par une intervention ou d’explorer
la manière dont les gens discutent DANS LA RÉALITÉ les
questions que cela pose – et de prendre note de tous les
arguments pour et contre et du langage dans lequel les gens en
parlent effectivement.
8. Examen par des pairs ou des experts Réunissez soit des « experts » sur le comportement recommandé
par une intervention ou des gens qui ont adopté le nouveau
comportement, ou des gens qui s’opposent à son adoption et
demandez-leur de débattre des raisons pour lesquelles il
considèrent ce comportement « bon » ou « mauvais ». Ceci
fournira des informations qui pourront être utilisées dans
l’élaboration du contenu de toutes les communications.
9. Examen global de la documentation Analysez tous les documents relatifs au nouveau comportement
recommandé par l’intervention et à la manière dont les gens
mettent ce comportement en pratique. Plus spécifiquement pour
ce qui concerne les questions de communications liées au
développement social, référez-vous au site Web de l’Initiative
de communication à [Link]. qui vous permettra de
vous tenir au courant de tous les développements récents dans le
domaine de la C4D.
Demandez aux adoptants satisfaits pourquoi ils ont décidé
10. Témoignages, entretiens avec des informateurs clés d’adopter ce nouveau comportement et ce qu’ils diraient à des
gens exactement comme eux sur son adoption ; demandez-leur
s’ils seraient prêts à en parler à la radio ou à la télévision.
11. Analyse des différentiels sémantiques, comparaison par C’est une technique qui permet d’éclairer deux points : 1. Dans
114
Désignation générique de la méthode de recherche façon possible de l’utiliser dans le cadre de la C4D
paires, test de similitude ou de dissimilitude votre groupe participant, quels sont les mots qui sont perçus
comme l’opposé de différents mots et concepts que vous utilisez
– Maladie ?? Bonne santé ??
Ou 2. Quelles sont les similarités ? Bonne santé ?? Diarrhée ??
Les résultats peuvent être pris en compte dans votre
planification et aussi intégrés dans les messages.
12. Scénarios hypothétiques Demandez aux participants, « Que feriez-vous si _______ se
produisait ? » Vous pouvez aussi leur demander comment ils
feraient pour éviter que quelque chose se produise. Vous pouvez
aussi demander, « Qu’est-ce que vous penseriez si votre fille
pouvait finir sa scolarité ? », ou « Qu’est-ce que vous penseriez
si votre enfant n’avait plus jamais la diarrhée ? »
13. Récits Commencez à raconter une histoire et demandez aux
participants de la finir ; ou racontez le début d’une histoire et sa
fin et demandez aux participants de raconter ce qui se passe
entre les deux. Ceci permet de connaître la manière dont les
gens perçoivent certaines situations.
14. Cartographie de terrain (consulter les pages 58 et Demandez aux participants de dresser un plan/une carte de leur
suivantes du présent manuel) communauté et d’y noter tous les endroits importants : écoles,
points d’eau, dispensaires ; vous pouvez aussi leur demander de
noter les ménages qui ont adopté le comportement recommandé
et ceux qui NE L’ONT PAS ADOPTÉ (de cette manière vous
pouvez demandez aux « adoptants satisfaits » de parler à leur
voisins qui ne pratiquent pas ce comportement.
15. Cartographie de concepts (consulter les pages 27 et Ceci ressemble quelque peu à l’exercice sur les « Orbites
suivantes du présent manuel sur l’utilisation des d’influence », excepté que vous utilisez des cercles de diamètres
diagrammes de Venn) différents et que vous les placer à différentes distantes de la
personne ou de l’idée centrale que vous désirez mettre lumière.
Par exemple : Quel est le degré de « proximité émotionnelle »
que les mères éprouvent envers leurs services de santé ; elles se
placent en dessinant un cercle au milieu d’une feuille de papier
ou d’un tableau, vous leur demander ensuite où se trouve le
dispensaire le plus proche – est-il proche ? À quelle distance ?
Éloigné ? À quelle distance? Et l’accoucheuse? Le médecin?
L’école? La personne qui enseigne à leurs enfants?
Le résultat est ce qu’on appelle un diagramme de Venn; il vous
donne une image psychologique du point de vue des mères de
famille.
16. Exercice de classement de cartes (une technique qui Consulter les exercices de classement de cartes dans la
permet aux personnes interrogées de classer des objets en quatrième partie du manuel, pages 75-83 ainsi que le chapitre
catégories et de révéler ainsi comment ils perçoivent la Inventaire des facteurs psychosociaux (Survey of Psycho-
structuration d’un problème) social Factors) du document intitulé : Formats to Fill Existing
Gaps in Communication Situation Analysis. On peut aussi faire
cet exercice en écrivant sur des cartes les noms des problèmes
courants (ou en illustrant les problèmes courants ou les
comportements recommandés par des dessins) et demandez aux
participants de les placer par ordre d’importance de gauche à
droite.
Un autre exercice consiste à demander aux participants quelle
est leur couleur préférée en plaçant des morceaux de papier de
couleur sur le sol et en leur demandant de mettre trois cailloux
sur leur couleur favorite, deux sur leur deuxième préférence,
trois sur la troisième.
On peut également faire le même exercice avec des photos de
gens qui ont la confiance des participants (ou des gens qui sont
les porte-parole pour une intervention qui recommande un
nouveau comportement).
17. Exercice du « client fantôme » Comment les participants ont-ils réagi à la formation sur
la communication interpersonnelle ou sur le contenu d’une
intervention ?
Que ce soit pour savoir comment les commerçants font la
promotion des préservatifs, ce qu’ils disent quand ils vendent
115
Désignation générique de la méthode de recherche façon possible de l’utiliser dans le cadre de la C4D
des sels de réhydratation orale, ou quel conseil un agent des
services de santé donnerait à une mère, ou même pour demander
amicalement à un enseignant comment il fait régner la discipline
dans sa classe sans recourir aux châtiments corporels, ce
concept peut être utilisé pour se renseigner sur de nombreux
comportements.
Quelqu’un se présente pour acheter un produit/obtenir un
service et observe la manière dont le commerçant ou le
fournisseur de service agit. Se contente-t-il de vendre le
produit ? Ou donne-t-il une explication ? Est-ce qu’il offre
systématiquement des explications ?
Le « client fantôme » doit essayer de solliciter des explications ;
est-ce que la personne concernée répond à cette sollicitation en
fournissant des explications plus détaillées ?
Demandez par exemple aux participants d’écrire (ou d’illustrer
18. Confection de liste non structurée (une technique qui vise par un dessin) sur une feuille de papier les problèmes qui les
à éliciter une liste complète de tous les problèmes) préoccupent le plus concernant la manière d’élever leurs
enfants.
19. Diagramme des réseaux sociaux (consulter les pages 69- Voir Analyse des réseaux à la page 69-71 du présent manuel.
72 du présent manuel)
20. Simulation, modèles Ceci peut se transformer en jeu de rôles géant dans lequel on
invente par exemple toute une communauté (en dessinant un
plan comportant les arbres, les cours d’eau, les maisons, les
boutiques, etc.). Écrivez un rôle pour chaque membre de la
communauté en fournissant un certain nombre de détails sur le
personnage comme « n’accepte pas la vaccination » ou « a fait
vacciner tous ses enfants » selon l’intervention sur laquelle vous
travaillez.
Écrivez des rôles pour les agents des services de santé ou les
organisateurs de la communauté ; n’oubliez pas les chefs du
village. Donnez ensuite à cette communauté un sujet de jeu de
rôles : « Préparatifs pour la journée de vaccination » par
exemple. et donnez-leur environ deux heures pour jouer à
convaincre les familles hésitantes à faire vacciner leurs enfants.
Vous pouvez aussi inventer une communauté pour simuler une
campagne sur le lavage des mains ou pour convaincre les
familles de continuer à envoyer leurs filles à l’école.
21. Sessions de bilan-analyse Demandez aux participants leur sentiment sur l’activité à
laquelle ils viennent juste de prendre part (un programme de
formation, une réunion communautaire).
22. Comptabilité des coûts de revient Examiner les documents financiers qui concernent les
interventions de communication qui ont pu avoir été organisées :
leur budget a-t-il été dépassé ? Reste-t-il des fonds disponibles ?
Etc.
23. Photographie, dessin, activités artistiques, vidéographie Distribuez aux gens des appareils photos, des caméras, des
magnétophones ; laissez-les prendre des images illustrant ce
qu’ils considèrent comme le problème de leur communauté, ou
de ce qu’ils pensent que serait une situation idéale, ils peuvent
aussi enregistrer la manière dont les gens s’expriment vraiment
sur différents évènements. Visionnez ou écoutez ensuite
l’ensemble de ces productions et utilisez-les dans le cadre de
votre analyse de situation ; ces techniques peuvent aussi servir
d’outil d’évaluation par des enregistrements visuels ou sonores
effectués aux mêmes endroits avant et après une intervention et
en demandant aux gens de décrire la manière dont la situation a
changé.
24. Journal intime Cet exercice peut aussi prendre une forme verbale comme dans
« Une journée dans la vie de » (Day in the Life Of – DILO) où
les participants décrivent en détail leurs activités quotidiennes ;
cela vous permet de savoir à quel moment de la journée une
intervention peut être mis en œuvre.
116
Désignation générique de la méthode de recherche façon possible de l’utiliser dans le cadre de la C4D
25. Journal de bord, formulaire d’enregistrement des activités, Peut fournir les mêmes renseignements que l’exercice ci-dessus.
registres
L’objectif de cette approche est d’apprendre Si,/Quand/
26. « Une journée dans la vie de » (DILO) ou » Un mois dans Comment une personne, une famille ou une communauté
la vie de » (MILO) pourra adopter un comportement recommandé par une
intervention. Demandez ce qu’une personne (ou une famille ou
une communauté) fait pendant la journée : quand se lèvent-ils le
matin ? Que font-ils ensuite ? Après avoir fini cela, que font-ils
ensuite ? Etc.
La même série de questions peut être posée sur ce que les gens
font au cours d’un mois ordinaire ou même d’une saison.
27. Technique du changement le plus significatif Demandez à des membres de la communauté dans laquelle une
intervention a été opérée, « Qu’est ce qui a changé dans cette
communauté au cours des (__) derniers mois ? ». Le but de la
question est de juger la façon dont les gens perçoivent
l’intervention en question par comparaison avec tous les autres
événements qui se produisent dans leur vie. S’ils ne
mentionnent pas l’intervention, vous pouvez solliciter une
réponse en demandant « Qu’est-ce que vous pensez de ____ ? »
et voir s’ils se rappellent quand l’intervention a été effectuée.
117
Tableau 44
Bref récapitulation des méthodes les plus utilisées45
45
Les Essentiels de l’excellence Table 5, p 36
118
Échantillonnage
Il n’entre malheureusement pas dans le cadre de ce manuel de traiter en détail l’éventail complet des techniques
et des méthodes d’échantillonnage ; nous nous contenterons ici de présenter de manière assez générale certaines
de ces approches.
Nous vous suggérons vivement de travailler en étroite collaboration avec les responsables du Suivi & évaluation
de votre organisation ou d’engager les services de statisticiens.
Méthodes d’échantillonnage
1. Aléatoire (« probabiliste »), c’est la méthode la plus souvent utilisée en recherche quantitative car :
• L’échantillon est statistiquement représentatif et permet d’utiliser de puissants outils statistiques pour
analyser et communiquer des résultats qui sont généralisables à de larges populations
• Il permet d’étendre au maximum la portée de la généralisation des résultats
• Tous les éléments de la population connue ont une chance égale d’être sélectionnés
Pour les tailles des échantillons sur lesquels seront effectués les tests préliminaires, consultez les indications
données dans le Tableau 49 ; les suggestions contenues dans ce tableau ont été fournies par des personnes ayant
une large expérience des tests préliminaires.
Il existe aussi un certain nombre de sites Web qui peuvent vous fournir assez d’informations sur
l’échantillonnage pour pouvoir entamer des discussions avec les responsables du Suivi & évaluation et pouvoir
porter un jugement sur les suggestions qui vous seront faites.
119
Figure 12 (voir légende page suivante)
Sample Size :
Population :
Percentage :
Confidence Interval :
Légende :
46
Copyright © 2007-2009 Creative Research Systems, Tous droits réservés
120
Sample Size Taille de l’échantillon
Percentage Pourcentage
Le site Web déclare que ce calculateur de taille d’échantillon est présenté à titre de service public par Creative
Research Systems. Vous pouvez l’utiliser pour déterminer combien de personnes vous devez interroger pour
obtenir des résultats qui reflètent la population cible aussi précisément que possible ; vous pouvez également
trouver le degré de précision que vous donne un échantillon existant.
Avant d’utiliser ce calculateur, il faut que vous connaissiez deux termes : intervalle de confiance et niveau de
confiance ; si ces termes ne sont pas familiers, référez-vous aux explications données ci-dessous, voyez
également ci-dessous pour en savoir plus sur les facteurs qui influencent l’importance des intervalles de
confiance.
Quand vous vous rendrez sur ce site Web, vous y verrez les deux encadrés gris qui se trouvent ci-dessus : tapez
les chiffres choisis dans les espaces prévus pour trouver la taille de l’échantillon que vous désirez ou l’intervalle
de confiance dont vous disposez. Si la population est de taille très importante ou inconnue, ne remplissez pas
l’espace correspondant.
L’intervalle de confiance est un chiffre positif ou négatif qui est généralement mentionné dans les
sondages présentés dans les journaux ou à la télévision ; par exemple si vous avez un intervalle de
confiance de 4 et que 47 % de votre échantillon choisit une même réponse, vous pouvez être « sûr »
que si vous aviez posé la question à toute la population concernée, entre 43 % (47 – 4) et 51 % (47 + 4)
auraient également choisi cette réponse.
Le niveau de confiance vous indique le degré auquel vous pouvez être « sûr » de votre résultat ; il est
exprimé par un pourcentage et représente la fréquence à laquelle le pourcentage réel de la population
qui choisirait une certaine réponse tombe dans l’intervalle de confiance. Un niveau de confiance de
95 % signifie que vous pouvez en être certain à 95 %, un niveau de confiance de 99 % signifie que
vous pouvez en être certain à 99 %. La plupart des chercheurs se réfèrent à un niveau de confiance de
95 %.
Quand vous vous référez à la fois au niveau de confiance et à l’intervalle de confiance, vous pouvez
déclarer que vous êtes sûr à 95 % que ce pourcentage réel de la population est entre 43 % et 51 %.Plus
large est l’intervalle de confiance que vous êtes prêt à accepter, le plus certain vous pouvez être que les
réponses de l’ensemble de la population seraient dans cette fourchette.
Par exemple, si vous demandiez à un échantillon de 1000 personnes choisies dans une ville quelle
marque de boisson gazeuse elles préfèrent et que 60 % répondent la marque A, vous pouvez être très
sûr qu’entre 40 et 80 % des habitants de cette ville préfèrent véritablement cette marque. Mais vous ne
pouvez pas être aussi sûr qu’entre 59 et 61 % la préfère.
La taille de l’échantillon
Le pourcentage
La taille de la population
121
Taille de l’échantillon
Plus la taille de votre échantillon est importante, plus vous pouvez être sûr que les réponses obtenues reflètent
vraiment l’opinion de la population. Ceci indique que pour un niveau de confiance donné, plus la taille de votre
échantillon est importante, plus réduit est votre intervalle de confiance. Cependant ce rapport n’est pas linéaire
(c’est-à-dire que doubler la taille de l’échantillon ne fait pas diminuer de moitié l’intervalle de confiance).
Pourcentage
Votre précision dépend aussi du pourcentage de votre échantillon qui choisit une réponse donnée ; si 99 % de
votre échantillon répond « Oui » et 1 % « Non », les chances d’erreur sont faibles quelque soit la taille de cet
échantillon, Cependant si ces pourcentages sont 51 % et 49 %, les chances d’erreur sont beaucoup plus grandes ;
il est plus facile d’être sûr en cas d’oppositions extrêmement marquées que de marges négligeables.
Quand vous déterminez la taille de l’échantillon nécessaire pour obtenir un niveau d’exactitude donné, utilisez le
pourcentage qui représente le plus mauvais cas possible (50 %) ; vous devrez aussi utiliser ce pourcentage si
vous désirez déterminer un niveau d’exactitude général pour un échantillon dont vous disposez déjà. Pour
déterminer l’intervalle de confiance concernant une réponse spécifique donnée par votre échantillon, vous
pouvez utiliser le pourcentage de ceux qui donnent cette réponse et obtenir un intervalle plus réduit.
Taille de la population
Combien de gens y a-t-il dans le groupe que votre échantillon représente ? Ce peut être le nombre d’habitants
dans une ville que vous étudiez, le nombre de gens qui achètent une voiture neuve, etc. Il est fréquent de ne pas
connaître exactement la taille de cette population ; ce n’est pas un problème, les mathématiques des probabilités
prouvent que la taille de la population n’a pas d’importance, à moins que la taille de votre échantillon dépasse
quelques pour-cent du chiffre total de la population que vous examinez. Ceci signifie qu’un échantillon de 500
personnes est aussi utile pour sondez les opinions de la population d’un pays de 15 000 000 d’habitants que pour
une ville de 100 000 habitants. C’est pour cette raison que le « système de sondage » référé ci-dessous néglige la
taille de la population quand celle-ci est « très importante » ou inconnue. La taille de la population n’est
susceptible d’être un facteur que quand vous travaillez avec un groupe de personnes relativement réduit et connu
(par ex. les membres d’une association).
Les calculs sur l’intervalle de confiance sont basés sur l’hypothèse que vous possédez un échantillon vraiment
aléatoire de la population concernée. Si votre échantillon n’est pas véritablement aléatoire, vous ne pouvez pas
faire confiance aux intervalles. Les échantillons non aléatoires résultent habituellement d’une erreur dans la
procédure d’échantillonnage. Un exemple d’erreur de ce genre est de n’appeler les gens que pendant la journée
et de manquer ainsi presque tous ceux qui sont au travail ; la population qui n’est pas au travail ne peut pas être
considérée comme représentative la population dans son ensemble (population active au travail et population
non active ou qui n’est pas au travail).
http ://[Link]/[Link]#one
122
Résultats de recherches GOOGLE
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Quand on calcule une taille d’échantillon, une question fréquente est « Combien de personnes dois-je inclure dans
mon échantillon ? » Une excellente question…
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5. Sample size - Wikipedia, the free encyclopedia
21 février 2009 ... Un problème courant pour les statisticiens est le calcul de la taille d’échantillon nécessaire pour
donner une certaine puissance à un test…
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File Format : PDF/Adobe Acrobat - View as HTML
Comment calculer. Taille d’échantillon. Conditions requises dans le Chapitre 6, une table de tailles d’échantillon est
fournie…
[Link]/NR/rdonlyres/e3h3wstdemc5e4gxbthsmvs2swl7a23uj7kbdscinx7swrivgvs2e... - Similar pages
7. Power Analysis
Quand on calcule la taille d’échantillon requise pour assurer qu’un test statistique a la puissance nécessaire, on doit
habituellement procéder à des analyses spéciales…
[Link]/textbook/[Link] - 47k - Cached - Similar pages
8. Calculating Sample Size
En conséquence, pour mesurer la déviation standard, faites un petit test pilote et calculez ensuite le pourcentage qui
possède l’attribut désiré…
[Link]/calculating_sample_size.htm - 19k - Cached - Similar pages
9. NEDARC - Calculating Sample Size
15 juillet 2006 ... Calcul d’une taille d’échantillon – Ce que vous devez savoir avant de consulter un statisticien ou un
autre chercheur…
[Link]/nedarc/collectingData/participantSelection/[Link] - 36k - Cached - Similar
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10. Measuring Usability : Calculating Sample Size for Task Times ...
Si on peut obtenir une bonne estimation de la déviation standard pour une population, comment calculer la taille
d’échantillon désirée…
[Link]/sample_continuous.htm - 56k - Cached - Similar pages
123
Tableau 45
Avantages et désavantages des différentes méthodes d’échantillonnage47
47
Les Essentiels de l’excellence. Tableau 7, page 51. Adapté de : Adamchak, S., Bond, K., MacLaren, L. et al (2000) A Guide to
Monitoring and Evaluating Adolescent Reproductive Health Programs. FOCUS on Young Adults. Tool Series 5, juin. Pathfinder
International en partenariat avec The Futures Group International et Tulane University School of Public Health and Tropical Medicine.
Accessible à : [Link]
124
Un moyen direct d’utiliser les nombres aléatoires dans votre travail48
Table 46
De nombreux manuels de statistique et de
guides de recherche contiennent des tables de
nombres aléatoires similaires à celle qui se Extrait d’une table de
trouve ci-contre :
nombres aléatoires
Comment utiliser une table de nombres
aléatoires.
1. Partons de l’hypothèse que nous avons
une population de 185 étudiants et que
chaque étudiant s’est vu attribuer un
numéro de 1 à 185.
Supposons que nous voulons un
échantillon de 5 étudiants (bien que
normalement nous utiliserions un
échantillon plus important, nous nous
contenterons de 5 pour cet exemple).
2. Étant donné que nous avons une
population de 185 et que 185 est un
nombre à trois chiffres, nous devons utiliser les trois premiers chiffres des nombres donnés dans la table.
3. Fermant les yeux, nous désignons au hasard un endroit de la table ; pour cet exemple nous déciderons
que nous avons sélectionné 20631 dans la première colonne.
4. Nous interprétons ce nombre comme donnant 206 (ses trois premiers chiffres), puisque nous n’avons
aucun membre de notre population qui correspond à ce nombre, nous prenons le nombre suivant 899
(89990). Comme nous n’avons encore une fois personne qui corresponde à ce nombre, nous continuons
en haut de la colonne suivante ; en descendant cette colonne nous découvrons que le premier chiffre qui
correspond à notre population est 100 (10005 sur la table) ; l’étudiant numéro 100 fera partie de notre
échantillon. En continuant sur la liste, nous trouverons que les quatre autres sujets de notre échantillon
correspondront aux nombres 049, 082, 153 et 005.
Microsoft Excel possède une fonction qui permet de produire des chiffres aléatoires.
=RAND()
Taper cette formule dans une cellule et elle y fera apparaître un chiffre aléatoire, Copiez la formule dans une
série de cellules que vous avez sélectionnée et elle produira des chiffres aléatoires entre 0 et 1.
Si vous désirez modifier la formule, vous pouvez obtenir n’importe quelle fourchette que vous souhaitez ; par
exemple, si vous voulez des chiffres aléatoires compris entre 1 et 250, vous pouvez entrer la formule suivante :
=INT(250*RAND())+1
INT élimine les chiffres placés après la virgule ou le point (les décimales) le 250* donne la fourchette à couvrir
et le +1 fixe le nombre le plus bas de cette fourchette.
48
Pris sur l’Internet et rédigé par Del Siegle, Ph.D. Neag School of Education – Université du Connecticut. ;
[Link]@[Link]; [Link]
125
Une seconde méthode non -aléatoire (« non -probabiliste ») est utilisée pour les recherches qualitatives
telles que celles décrites dans le tableau 41.
• Elle ne produit pas d’échantillon statistiquement représentatif et ses résultats ne sont pas généralisables à
l’ensemble d’une population.
• Elle vise des généralisations sur la nature d’un phénomène et sur le processus qui le caractérise plutôt
que sur sa distribution
Échantillonnage homogène
• Vise à sélectionner des individus d’un sous-groupe particulier (parents célibataire, enfants SDF, jeunes
suivant des sessions de conseil psychologique)
• Utile pour la sélection de participants pour des groupes de discussion
• Avez-vous évalué le lien entre les objectifs, les indicateurs et les méthodes de cette recherche sur les
comportements ?
□ OUI □ NON
• Avez-vous envisagé que si vos indicateurs obtiennent des scores maximum (100 %), le résultat ait
encore un sens par rapport à l’objectif comportemental ?
□ OUI □ NON
• Avez-vous vérifié s’il est possible de mesurer les indicateurs étant donné la quantité d’informations
requise, le nombre de méthodes, le temps et le nombre de collecteurs de données nécessaires ?
□ OUI □ NON
• Est-ce que les méthodes et les outils que vous avez choisis demandent à être mis au point et testés et
exigent que les enquêteurs chargés de recueillir les données soient formés ? Si la réponse est « OUI », en
prendre note.
□ OUI □ NON
• Vous êtes vous assuré que les informations seront recueillies en utilisant plus d’une seule méthode
(triangulation)?
□ OUI □ NON
• Avez-vous déterminé les échantillons dont vous aurez besoin ?
□ OUI □ NON
• Avez-vous identifié les personnes dont vous aurez besoin pour recueillir ces informations ?
□ OUI □ NON
126
MANUEL
CONCIS
de
TESTS PRÉLIMINAIRES
127
RÉSUMÉ
Pourquoi procédons-nous à des tests préliminaires ?
Pour nous assurer que le matériel de communication atteigne ses objectifs.
Le mieux est que vous puissiez mettre au point le matériel de communication en collaborant
avec les membres des groupes participants concernés. Cependant, que vous puissiez le faire
ou non, vous devez toujours soumettre ce matériel à des tests préliminaires pour vous assurer
que ces ressources permettent de réaliser les objectifs.
La procédure de tests préliminaires est une méthode qui fait partie des outils utilisés dans la
recherche en sciences sociales ; les tests préliminaires nous aident à prévoir les réactions des
gens, dans notre cas à un matériel de communication.
TESTS PRÉLIMINAIRES
DÉMARCHE À SUIVRE
128
ÉTAPES DE MISE EN ŒUVRE DES TESTS PRÉLIMINAIRES
1. Préparez le matériel que vous vous proposez de soumettre aux tests (de préférence préparé EN
COLLABORATION avec le groupe participant)
3. Déterminez la taille de l’échantillon (voir Tableau 49) pour les segments des groupes
participants avec lesquels ce matériel sera soumis à des tests préliminaires
7. Testez les aide-mémoire et les instruments que vous utiliserez dans les tests préliminaires
8. Mettez en place les moyens logistiques nécessaires
9. Quand vous arrivez sur le site (endroit où se réunira le groupe de discussion, quartier,
dispensaire, coin de rue, etc.) expliquez la raison de votre présence
10. Déterminez quels sont le ou les personnes qui veulent bien prendre part à une discussion ou
être interrogées et si c’est le bon moment de le faire
L’expérience internationale acquise dans la mise au point de programmes en Amérique latine, en Asie
et en Afrique suggère que des tailles d’échantillon comprises entre 50 et 200 unités sont les plus
adaptées suivant le nombre de groupes, la complexité du problème et le budget et les ressources
disponibles qui sont nécessaires pour contacter le nombre d’individus défini. Il est cependant toujours
préférable de soumettre le matériel à des tests préliminaires en utilisant un échantillon soigneusement
sélectionné même s’il est de taille très réduite ( de 25 à 50 personne par segment) que de pas y
procéder du tout (consultez le Tableau 49).
Critères de sélection
Caractéristiques de groupe communes : L’échantillon global doit posséder les mêmes
caractéristiques que le groupe participant auquel le matériel est destiné : même statut économique
et même éducation, même zone géographique. Sélectionnez plusieurs sites qui ont les mêmes
caractéristiques ; ne vous concentrez pas sur un seul site.
129
Mêmes caractéristiques spécifiques : les caractéristiques des individus auxquels le matériel est destiné
doivent être les mêmes ; si ce matériel est destiné aux femmes en âge d’avoir des enfants, le groupe ne
doit comprendre que ces femmes.
Sélection des techniques à utiliser pour les tests préliminaires
Les tests préliminaires peuvent être conduits individuellement ou en groupe, suivant la nature du
matériel. Si le matériel nécessite une analyse approfondie, procédez à des entretiens individuels ; s’il
est de nature plus générale, organisez des groupes de discussion.
Mise au point d’aide-mémoire pour les tests préliminaires
Mettez au point un aide-mémoire pour l’organisation des groupes de discussion ou des instruments
pour les entretiens individuels ainsi que les codes qui seront éventuellement nécessaires pour coder les
données recueillies.
Sélection et formation des enquêteurs
Deux types d’enquêteur sont donc requis pour mener ces tests préliminaires : (a) ceux qui mèneront
les entretiens individuels, (b) ceux qui animeront les débats des groupes de discussion. Les employés
des services de santé, les enseignants, les étudiants des sections et des départements de
communication ou de psychologie des lycées techniques des universités peuvent être formés comme
enquêteurs. Pour mener les groupes de discussion, il est préférable de disposer d’un animateur
expérimenté.
Au cours de la formation,
(a) Expliquez les raisons pour lesquelles les tests préliminaires ont une grande importance
(b) Expliquez aux participants à la formation que vous désirez améliorer le matériel produit en
prenant en compte l’opinion des personnes interrogées
(c) Expliquez aux participants à la formation que vous ne serez pas déçu par les résultats des
tests préliminaires s’ils sont négatifs
(d) Expliquez le critère qui a été utilisé pour sélectionner les personnes interrogées et
l’utilisation d’un questionnaire de filtrage
(e) Expliquez les méthodes à suivre pour mener les entretiens de test préliminaire
(i) Quand ils sont menés individuellement
(ii) Quand ils sont organisés sous forme de groupe de discussion
(f) Demandez aux enquêteurs de commencer par s’exercer entre eux pendant la formation.
Quand vous arrivez sur le site (endroit où se réunit le groupe de discussion, quartier,
dispensaire, coin de rue, etc.) expliquez la raison de votre présence.
Comme nous l’indiquions plus haut, utilisez un langage simple pour expliquer aux membres du
groupe qui va participer aux tests préliminaires ce que vous allez tester et la raison pour laquelle vous
le faites.
Déterminez si les personnes sélectionnées désirent participer et si c’est le bon moment de leur
demander.
Expliquez à la personne concernée que cela prendra très peu de son temps et soulignez le fait que son
opinion est nécessaire et très importante pour tester le matériel.
130
La procédure de test préliminaire
Procédez aux tests préliminaires en utilisant les instruments que vous avez mis au point.
131
Table 48
Qualités d’une communication efficace49
Critère 1. Caractère 2. Points forts et 3. Caractère 4. Caractère 5. Plausibilité/ 6. Implication 7. Caractère
d’évaluation attractif/ points faibles acceptable compréhensible/ crédibilité personnelle/ persuasif
visibilité mémorable pertinence
Ce que vous Est-ce que le Selon les membres Est-ce que le Est-ce que le Est-ce que les Est-ce que le Est-ce que le
cherchez à matériel de du groupe matériel et les matériel de membres du groupe matériel de message persuade
découvrir et communication participant, quels messages de communication est participant pensent communication les gens de faire
qui doit suscite l’intérêt ? sont les meilleures communication facile à comprendre que les messages et donne l’impression quelque chose ?
Attire l’attention qualités du matériel sont compatibles ? Est-ce que les le matériel de d’être Après avoir été
figurer dans
des gens et frappe de avec les valeurs et membres du groupe communication personnellement exposé au matériel
votre les groupes communication ? la culture du groupe participant se sont crédibles ? adressé à celui/celle de communication,
compte- participants ? Est- Qu’est-ce que les participant ? Est-ce rappellent les Est-ce qu’ils qui le lit ? Est-ce est-ce que les gens
rendu ce que ce matériel gens préfèrent et que les sujets messages et le reconnaissent la que les membres du ont une meilleure
se distingue du « qu’est-ce que les controversés ou contenu du matériel source apparente de groupe participant connaissance du
bruit de fond » gens aiment le délicats sont traités après y avoir été ces messages et de pensent que les sujet ou changent
ambiant ? Est-ce moins dans ce avec assez de exposé une seule ce matériel et est-ce messages et le leur attitude ou
que les gens matériel ? S’ils doigté ? Est-ce que fois ? Plusieurs fois qu’ils lui font matériel ont été leurs convictions ?
s’arrêteraient pour pouvaient y le matériel contient ? Est-ce que le confiance ? conçus pour des Est-ce qu’ils
prendre et/ou lire le changer quelque des éléments matériel contient gens comme eux ? manifestent
matériel imprimé ? chose, qu’est-ce offensant ou des éléments Est-ce qu’ils l’intention
que cela serait ? irritant ? Est-ce générateurs de peuvent utiliser ces d’adopter le
qu’il entre en confusion ? Est-ce informations dans changement de
conflit avec des que les membres du leur propre vie ? comportement
normes culturelles groupe participant suggéré ?
(spécialement s’il en comprennent les
est malhabilement points principaux et
traduit dans distinguent les
d’autres langues) ? informations
Est-ce que le secondaires ? Est-
contenu possède ce qu’ils
une bonne comprennent
« adhésivité » chaque mot utilisé ?
Est-ce qu’il ya des
concepts difficiles
qui demandent des
explications plus
claires ?
Questions Simplement en À votre avis, est-ce Est-ce qu’il y a message essayait de À votre avis, est-ce À votre avis, à quel Est-ce que ce
49
Basé sur les travaux de Tim Schaffter, Représentant de l’UNICEF au Kirghizistan et du Tableau 3 : Questions générales et spécifiques pour l’évaluation des réactions immédiates
aux messages, au matériel de communication sur la GA/GP et aux comportements proposés, Les Essentiels de l’excellence, p. 19. UNICEF 2008/2010.
132
spécifiques regardant ce qu’il y a quelque quelque chose dans vous transmettre ? qu’il y avait dans le genre de personne matériel/ces
à poser dans document/dessin chose en particulier ce dessin (ou cette Qu’est-ce que ce message quelque ce message messages vous ont
un entretien (ou image) qu’est- qui vaut la peine image) qui gênerait message vous chose qui était s’adressait-il ? Est- appris quelque
ou dans un ce que vous pensez d’être retenu dans ou offenserait des demande de faire ? difficile à croire ? ce qu’il s’adressait chose de nouveau
qu’il veut dire ? ce ou ces gens que vous Est-ce que le Si la réponse est à: sur la grippe
groupe de
messages ? connaissez ? message demande OUI, quoi ? - Quelqu’un aviaire/pandémique
discussion Est-ce qu’il y a Est-ce qu’il y a aux gens d’agir comme moi ? Si la réponse est
quelque chose que quelque chose dans d’une certaine Laquelle de ces - Quelqu’un OUI, quoi ?
vous aimez cette déclaration manière ? Si la expressions décrit d’autre, pas moi Est-ce que vous
particulièrement qui gênerait ou réponse est OUI, le mieux ce que feriez quelque
dans ce ou ces offenserait des gens quelle action vous pensez de Est ce qu’il chose de nouveau
messages ? Si la que vous recommande-t-il ? ce(s) message(s) ? s’adressait à concernant la
réponse est OUI, connaissez ? À votre avis, est-ce - Facile à croire - Tout le monde grippe
quoi ? qu’il y a quelque - Impossible à - Tout le monde, aviaire/pandémique
Est-ce qu’il y a chose dans le croire mais surtout les après avoir lu ce
quelque chose que message qui prête à membres du groupe matériel/entendu
vous n’aimez confusion ? participant ces messages ? Si
particulièrement Laquelle de ces - Seulement les la réponse est OUI,
pas dans ce ou ces deux expressions membres du groupe quoi ?
messages ? Si la décrit le mieux le(s) participant
réponse est OUI, message(s) ?
quoi ? - Facile à Lesquels de ces
comprendre mots décrivent le
- Difficile à mieux ce que vous
comprendre pensez de ce
message ?
- Intéressant
- Pas intéressant
- Instructif
- Pas instructif
133
Tableau 49 Comparaison par questions et contenu d’aide-mémoire génériques
pour tests préliminaires destinés à divers médias50
Questions pour les messages (annonces) Questions pour films, vidéos, DVD, VCD Affiches Brochures
radiodiffusés et les messages (annonces) (Taille de l’échantillon 25 – 50 (Taille de l’échantillon 25 – 50 (Taille de l’échantillon 25 – 50
télévisés personnes) personnes) personnes)
(Taille de l’échantillon 25 – 50
personnes)
[Link]-vous me dire avec vos propres Selon la nature du contenu, posez une des 1. Pour commencer, j’aimerais vous Si vous êtes en train de mettre au point
mots ce que le message disait ? deux questions suivantes ou les deux : montrer ceci (image, photographie) que une brochure, voici les procédures à
nous utiliserons peut-être dans une de nos suivre :
1 (A) Quel est selon vous le message du affiches. Pouvez-vous me dire ce que vous Notre organisation va publier une brochure
film (etc.) ? (Qu’est-ce que vous pensez voyez dans cette image (INSISTEZ POUR destinée aux membres de votre
que le film essayait de vous dire ?) OBTENIR UNE RÉPONSE : Pouvez-vous communauté ; nous aimerions votre avis
me dire à quoi cela ressemble selon vous ?) sur sa couverture : voici trois projets
1 (B) Quelle est selon vous la raison (montrez les projets de couverture) ;
principale pour laquelle ce film a été fait ? Laquelle de ces couvertures préférez-
- Pour distraire les gens ? vous ?
- Pour informer les gens de quelque chose ? A B C - Pourquoi préférez-vous celle-là ?
[Link]-ce que vous pensez que ce message - Pour persuader les gens de faire quelque 2. Maintenant, j’aimerais vous montrer Nous n’avons pas pris de décision sur la
vous demandait de faire quelque chose chose ? toute l’affiche. Pouvez-vous me dire avec couleur de la couverture ; quelle couleur
en particulier ? vos propres mots quel est le message de préférez-vous ?
Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? cette affiche ? (INSISTEZ POUR (On peut baser cette question sur les
OBTENIR UNE RÉPONSE : Que dit cette couleurs testées dans la quatrième partie
affiche selon vous ?) du manuel)
AB C
[Link]-ce que ce message disait quelque 2. (B) En général, pensez-vous que c’est Si la personne interrogée ne peut pas Cette brochure parle de ____ mais nous
chose qui selon vous n’est pas vrai ? une bonne idée que _______ (se référer au lire, demandez : Simplement en regardant n’avons pas encore pris de décision sur le
Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, qu’est-ce sujet du film) ? l’image, qu’est-ce que cette affiche dit titre ; en voici trois auxquels nous
qui n’était pas vrai Qu’est-ce qu’il y a de bien ou selon vous ? pensons :
mal à______? A B C Lequel préférez-vous ?
[Link]-ce que ce message contenait quelque 3. Est-ce que ce film contenait quelque 3. Est-ce que vous pensez que cette affiche Voici les images/ les dessins que nous
chose qui pourrat gêner ou offenser des chose qui pourrait gêner ou offenser des vous demande de faire quelque chose en pensons utiliser ; à votre avis, que montrent
gens qui vivent à ___ ? gens qui vivent à ___ ? particulier ? ces images ?
Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? Oui –Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ?
5. Est-ce que vous pensez que ce message 4. Est-ce que vous pensez que film est 4. Est-ce que cette affiche dit quelque Si la ou les personnes interrogées ne
est destiné à quelqu’un comme vous ou à destiné à quelqu’un comme vous ou à chose qui selon vous n’est pas vrai ? comprennent pas les dessins, dites : En fait,
d’autres ? d’autres ? Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, qu’est-ce ces dessins essaient d’illustrer _____.
a) À quelqu’un comme moi a) À quelqu’un comme moi qui n’était pas vrai Comment pourrions-nous améliorer ces
50
Adapté de Jane T. Bertrand. 1978. Communication Pretesting; Media Monograph 6. . Communication Laboratory. The Community and Family Study Center. The University of Chicago.
134
Questions pour les messages (annonces) Questions pour films, vidéos, DVD, VCD Affiches Brochures
radiodiffusés et les messages (annonces) (Taille de l’échantillon 25 – 50 (Taille de l’échantillon 25 – 50 (Taille de l’échantillon 25 – 50
télévisés personnes) personnes) personnes)
(Taille de l’échantillon 25 – 50
personnes)
b) À d’autres b) À d’autres images/ces dessins ?
c) Ne sait pas. c) Ne sait pas.
Si la réponse est À d’autres, pourquoi ? Si la réponse est À d’autres, pourquoi ?
6. Est-ce qu’il y avait quelque chose que 5. Est-ce qu’il y avait quelque chose que [Link]-ce que cette affiche contient quelque Si vous testez la brochure mise au point,
vous avez particulièrement aimé dans ce vous avez particulièrement aimé dans ce chose qui pourrait gêner ou offenser des utilisez la série de questions suivante :
message ? film ? gens qui vivent à ___ ? J’aimerais vous montrer une version
Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? provisoire d’une brochure que nous
allons produire pour la diffuser dans
votre communauté. Cette version n’est
pas finale et comme vous pourrez le voir,
elle comporte des images et des phrases
soulignées en rouge. Je vais vous
demander de lire les passages soulignés
en rouge, prenez votre temps et nous
pourrons en discuter quand vous aurez
fini.
7. Est-ce qu’il y avait quelque chose que 6. Est-ce qu’il y avait quelque chose que 6. Je vais vous lire toutes les phrases
vous n’avez pas aimé ? vous n’avez pas aimé ? (Si des personnes figurent dans ces images) soulignées en rouge et vous demander de
Oui – Non – Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? Oui – Non – Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? Est-ce que les personnes dans cette affiche me dire avec vos propres mots quelle idée
vous rappellent vos ami(e)s ou est-ce que elles expriment :
ces personnes sont différentes de vos (lisez chaque phrase)
ami(e)s ?
- ressemblent à mes ami(e)s
- différentes de mes ami(e)s
- Ne sait pas
Si ces personnes sont différentes, de quelle
manière sont-elles différentes ?
6. En comparaison avec d’autres messages 7. En général, pensez-vous que ce film 7. Est-ce qu’il y a quelque chose que vous Globalement, qu’est-ce que vous pensez
publicitaires diffusés à la radio ces jours-ci, devrait être montré à d’autres groupes aimez particulièrement dans cette affiche ? que cette brochure dit ou demande aux
comment jugez-vous ce message ? comme le vôtre par ici, ou est-ce qu’il Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? gens de faire ?
- Excellent vaudrait mieux trouver d’autres films ? Avez-vous trouvé dans cette brochure
- Bon quelque chose qui selon vous n’est pas
- Passable vrai ?
- Médiocre Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, qu’est-ce
- Ne sait pas qui n’était pas vrai ?
Est-ce que cette brochure contient quelque
chose qui peut gêner ou offenser des gens
135
Questions pour les messages (annonces) Questions pour films, vidéos, DVD, VCD Affiches Brochures
radiodiffusés et les messages (annonces) (Taille de l’échantillon 25 – 50 (Taille de l’échantillon 25 – 50 (Taille de l’échantillon 25 – 50
télévisés personnes) personnes) personnes)
(Taille de l’échantillon 25 – 50
personnes)
qui vivent à ___ ?
Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ?
7. Selon vous, qu’est-ce qui pourrait être 8. Est-ce qu’il y a quelque chose que vous Est-ce que les personnes dans ces
fait pour améliorer ce message ? n’aimez pas ? images/ces dessins vous rappellent vos
Oui – Non – Ne sait pas ; Si Oui, quoi ? ami(e)s ou d’autres personnes de la
communauté ou est-ce que ces personnes
sont différentes ?
- ressemblent aux gens d’ici
- différentes des gens d’ici
- Ne sait pas
Si ces personnes sont différentes, de quelle
manière sont-elles différentes ?
9. Selon vous, qu’est-ce qui pourrait être Est-ce qu’il y a quelque chose que vous
fait pour améliorer cette affiche ? aimez particulièrement dans cette
brochure ?
Oui – Non - Ne sait pas ; Si Oui, quoi ?
136
Quel genre d’informations obtiendrez-vous des tests préliminaires ?
I. Suggestions typiques relatives à la forme du matériel
• Musique : accorder le rythme, le tempo au contenu
• Couleur : améliorer leur combinaison, leur intensité, la tonalité générale et son impact
• Ton du message : mettre plus ou moins l’accent sur le contenu émotionnel
• Caractère d’imprimerie : jouer sur les contrastes entre les caractères clairs et foncés, maigres et gras,
la taille des polices
• Éviter de surcharger les messages d’éléments qui distraient l’attention
• Utiliser des représentations plus fidèles des personnes et des choses (proportions et perspective)
• Réarranger le texte et la distribution visuelle des éléments
• Changer les noms, les rôles ou le caractère des personnages
• Exprimer une seule idée par message et éliminer les informations superflues
• Éviter d’utiliser des concepts ou des figures abstraites dont la personne cible du message risque de
ne pas percevoir le rapport avec le message
• Faire ressortir le plus clairement possible l’avantage du comportement préconisé
• Éliminer les termes techniques obscures, inutiles ou qui prêtent à confusion
• Clarifier les concepts qui avaient au premier abord semblés être clairs
• Rendre le comportement recommandé plus facile à saisir, plus facile à comprendre et plus attractif à
essayer de pratiquer
Comment conduire ces tests préliminaires ? Les pages suivantes vous fourniront des
suggestions plus spécifiques et détaillées qui expliquent différents genres de tests
préliminaires ; si ces pages contiennent trop de détails par rapport à vos besoins, ne tenez pas
compte de ceux qui vous sont inutiles.
137
Aide-mémoire détaillés pour les entretiens de test préliminaire
Le message à tester doit être enregistré avec toutes les caractéristiques de la production finale, c’est-à-dire
avec son, effets spéciaux, musique.
Au cas où un seul message est testé, le faire entendre ou voir deux fois de suite de façon à ce que la personne
interrogée l’écoute ou le regarde deux fois avant de répondre aux questions.
Au cas où deux message différents sont testés, faites entendre ou voir à la personne interrogée les deux
messages deux fois chacun, d’abord le message 1 puis le message 2 ; la deuxième personne interrogée
entendra ou verra ces deux messages deux fois de suite dans l’ordre inverse, d’abord le message 2, ensuite le
message 1.
Déroulement de l’entretien
AVANT TOUT : Montrez-vous accueillant ; offrez à la personne que vous allez interroger ou au groupe de
discussion que vous avez réuni quelque chose à boire et à manger. Mettez-les à l’aise.
Dites au groupe de discussion quelques mots sur la raison pour laquelle ce message/ce programme est
soumis à des tests préliminaires.
Compréhension
1. Dites-moi avec vos propres mots, ce que dit l’annonce (le message) que vous venez d’entendre. Quel
était le message contenu dans cette annonce ?
2. Est-ce qu’il y avait dans cette annonce (ce message) des mots que vous n’avez pas compris ? Si la
réponse est OUI, identifiez ces mots et demandez : Selon vous, qu’est-ce que ce mot (mentionnez le
mot) peut vouloir dire ? À votre avis, quel mot devrait être employé pour le remplacer ?
Réception
3. Est-ce qu’il y a dans cette annonce (ce message) quelque chose qui selon vous n’est pas vrai ? Si la
réponse est OUI : Qu’est ce qui n’est pas vrai à votre avis ? Pourquoi est-ce que vous pensez que ce
n’est pas vrai ?
4. Est-ce que selon vous cette annonce (ce message) contient quelque chose qui risque de choquer ou
d’offenser des gens d’ici ? Qu’est-ce qui pourrait les choquer ? Qu’est ce qui pourrait les offenser ?
Caractère attractif
5. Qu’est-ce que vous avez aimé le plus dans cette annonce (ce message) ou selon vous qu’est-ce que
d’autres aimeraient le plus ?
6. Est-ce qu’il y avait dans cette annonce (ce message) quelque chose que vous n’avez pas aimé
(musique, paroles, personnes qui parlent, sons) ou que d’autres n’aimeraient pas ? Si la réponse est
OUI, demandez : Qu’est-ce que vous n’avez pas aimé ? Comment le diriez-vous-même pour rendre
l’annonce (le message) plus séduisant ?
138
Incitation à l’action
7. Selon vous, qu’est- ce que l’annonce (le message) vous demande de faire ?
8. Seriez-vous disposé (prêt) à suivre le conseil qui y est donné ? Qu’est-ce qui vous inciterait
(encouragerait) à suivre ce conseil ? Qu’est-ce qui vous en dissuaderait (découragerait) ?
Implication
9. À qui est-ce que vous pensez que cette annonce (ce message) est destinée ? Pourquoi croyez-vous
cela ?
10. (Pour les messages joués sous forme de saynète) Est-ce que les personnes qui parlent dans cette
annonce (ce message) parlent de la manière dont parlent les gens d’ici ? Est-ce que les expressions
utilisées dans l’annonce ressemblent aux expressions utilisées par les gens d’ici ?
11. Est-ce qu’il y a dans cette annonce (ce message) quelque chose qui est dit de manière différente
ici ? Si la réponse est OUI : Comment est-ce qu’on le dit par ici ?
Si vous testez un seul message (une annonce), faites entendre ou voir l’enregistrement une nouvelle fois
depuis le début et laissez la personne interrogée l’écouter ou le voir une fois de plus.
Question générale
12. À votre avis, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour améliorer cette annonce (ce message) ?
Cas où deux versions sont soumises aux tests préliminaires : Informez la personne interrogée que vous
désirez qu’elle écoute ou regarde une deuxième annonce. Faites jouer l’enregistrement et demandez à cette
personne d’écouter ou de regarder la deuxième version deux fois de suite ; posez ensuite les questions de test
préliminaire ; après avoir posé ces questions sur le deuxième version, dites à la personne interrogée que vous
désirez maintenant qu’elle écoute les deux annonces ensemble et qu’elle les compare. Faites jouer les deux
versions et posez les questions qui suivent.
Questions de comparaison
13. Laquelle de ces deux annonces (lequel de ces deux messages) préférez-vous ? Pourquoi est-ce que
vous préférez celle-là ?
14. Si vous deviez préparer une annonce qui contienne les meilleures parties de chacune de ces deux
versions, quelles sont les parties que vous choisiriez ?
Remerciez les personnes interrogées (ou les membres du groupe de discussion) et offrez-leur des
rafraîchissements.
139
TESTS PRÉLIMINAIRES SUR LE MATÉRIEL IMPRIMÉ
Note préliminaire
La manière dont vous testerez votre matériel imprimé dépendra du type auquel appartient ce matériel ; une
affiche n’a pas les mêmes dimensions ni la même fonction qu’une brochure, une fiche-conseil ou un
tableau à feuilles mobiles, chacun à sa structure interne propre et demande que la procédure de test
préliminaire soit légèrement différente.
Vous trouverez ci-dessous une description des procédures de test préliminaire applicables aux formes les
plus fréquentes de matériel imprimé : affiches, brochures et livrets, tableau à feuilles mobiles et bandes
dessinées ; la nature même de ce genre de matériel imprimé exige que les personnes interrogées soient
alphabétisées.
Compréhension
2. Selon vous, qu’est-ce qui se passe dans cette image ? À votre avis, qu’est-ce que cette
personne est (ces personnes sont) en train de faire ?
Caractère attractif
3. Comment est-ce que vous jugez cette affiche (brochure, etc.) Belle/attrayante ? Pas
spécialement belle/attrayante ? Pas attrayante du tout ?
4. Qu’est-ce que vous préférez et qu’est-ce que vous aimez le moins dans cette image
(photographie ou illustration) ?
Réception
5. Est-ce qu’il y a dans cette image quelque chose que vous n’aimez vraiment pas ? Qu’est-ce
que vous n’avez vraiment pas aimé et pourquoi ?
6. Est-ce que selon vous il y a quelque chose dans ce qui est montré ici ou dans ce que les
gens font sur cette image qui risque de choquer certaines personnes ou de leur paraître
inconvenant ? Quoi et pourquoi exactement ?
Implication
7. D’où sont à votre avis les gens et les choses qui sont montrés ici ?
- de la campagne
- de la ville
- du quartier
- d’un autre endroit (est-ce que vous pouvez préciser ?)
8. Pourquoi est-ce que vous pensez que ces gens sont de _________? (indiquez
l’endroit mentionné à la question précédente)
9. Est-ce que ces gens ressemblent aux gens de votre communauté ? En quoi sont-elles
semblables ? En quoi sont-elles différentes ?
140
Incitation à l’action
10. Selon vous, qu’est- ce que vous pensez que l’annonce (le message) vous demande de faire ? Qu’est-
ce que vous pensez de cette suggestion ?
Commentaires généraux
11. Décrivez avec vos propres mots ce que ce dessin vous suggère.
Compréhension
12. Dites-moi avec vos propres mots ce que ce message essaye de dire. Quelle idée comprenez-vous
dans ce texte ?
13. Est-ce qu’il ya dans ce texte des mots qui vous paraissent difficiles ou dont vous ne comprenez pas
le sens ?
14. Est-ce que la taille et le type de caractères (de lettres) utilisés vous semble rendre la lecture plus
facile ou plus difficile ? Demandez aux membres du groupe participant les caractères (les lettres)
qu’ils préfèrent et de les utiliser pour écrire quelques mots au verso de la feuille du texte.
Réception
15. Est-ce selon vous ce texte pourrait choquer ou offenser quelqu’un ? Si la réponse est OUI : Qu’est
ce qui dans ce texte pourrait les choquer ? De quelle manière est-ce que vous le réécririez pour
qu’il ne choque personne ?
Implication
Si la personne interrogée est alphabétisée, demandez-lui de lire à nouveau le texte à haute voix.
16. Est-ce que la manière dont les choses sont exprimées dans ce texte est la même que celle que les
gens d’ici utilisent ? Si la réponse est NON : Comment la même chose serait-elle exprimée chez
vous ?
Incitation à l’action
17. Seriez-vous disposé (prêt) à suivre le conseil qui est donné dans le texte ? Qu’est-ce qui dans ce
texte vous inciterait (encouragerait) à suivre ce conseil ? Qu’est-ce qui vous en dissuaderait
(découragerait) ?
Montrez maintenant à la personne interrogée l’affiche en entier de façon à ce que l’illustration et le texte
soient visibles simultanément pendant que vous posez les questions suivantes :
18. Maintenant que vous connaissez le sujet de cette affiche, pouvez-vous me dire si l’image (photo ou
141
illustration) est selon vous adaptée au message que l’on veut transmettre ? Si la réponse est NON :
Qu’est-ce qui dans cette affiche n’est pas adapté au message ? Quelle autre image (photo ou
illustration) serait mieux adaptée ?
Commentaires généraux
19. Comment cette affiche (cette brochure, etc.) pourrait-elle être améliorée ?
142
DÉMARCHE À SUIVRE POUR METTRE AU POINT DU MATÉRIEL ET POUR LE
SOUMETTRE À DES TESTS PRÉLIMINAIRES EN UTILISANT DES GROUPES DE
DISCUSSION
(Ce sujet est également traité dans la partie concernant l’analyse des comportements)
Vous voulez obtenir une plus grande implication des groupes participants. Une des expériences les plus
satisfaisantes pour les groupes participants comme pour les communicateurs est de travailler ensemble à
l’élaboration du matériel de communication. Ce travail peut concerner à la fois le contenu et le choix des
canaux de communication (y compris les idées portant sur la communication interpersonnelle).
Mettez au point une série de questions :
A) Si vous vouliez communiquer des informations sur _______ (ou convaincre les gens de _____),
comment feriez-vous ? Quels canaux de communication est-ce que vous utiliseriez ? À quelles
personnes feriez-vous appel ?
B) Supposons que nous voulions produire une affiche concernant ______, pouvez-nous nous dire ce qui
selon vous devrait y figurer (y être) ?
C) Supposons que nous voulions produire une dramatique pour la radio sur ______, quels personnages
devraient y figurer ? Qu’est-ce qu’ils devraient dire et faire ? Pouvez-nous nous le montrer ?
Utilisez aussi des groupes de discussion quand le concept n’est pas clairement élaboré. Les entretiens en
groupe de discussion sont particulièrement utiles à l’étape de la mise au point des concepts qui vont guider
l’intervention de communication ; ces entretiens permettent de prendre connaissance des croyances du
groupe participant et de sa perception des concepts contenus dans les messages, ils aident également à
déclencher la réflexion créative des professionnel de la communication.
Utilisez des groupes de discussion quand le matériel est destiné à être vu, entendu, utilisé, consommé
par des groupes. Si les caractéristiques générales du matériel le destinent à l’utilisation ou à la
consommation de groupe, procédez aux tests préliminaires dans le cadre de groupes de discussion.
Utilisez des groupes de discussion quand l’organisation d’entretiens individuels présente des
difficultés. Les entretiens individuels demandent de disposer d’enquêteurs individuels, ce qui peut poser
problème si le budget est limité ou la logistique difficile à mettre en place. Par exemple, si vous faites des
tests préliminaires sur des spots télévisés, il n’est pas toujours facile de transporter un poste de télévision
portable d’une maison à l’autre pour procéder aux entretiens individuels ; la solution peut être d’inviter les
personnes à interroger dans un endroit ou vous pouvez installer l’équipement vidéo et de faire les tests
préliminaires en groupe.
Utilisez des groupes de discussion quand le sujet/le thème/le contenu est de nature sensible. Vous aurez
fréquemment affaire à un sujet/un thème/un contenu qui doit être traité en dehors du cadre des normes
sociales qui prévalent chez le groupe participant, vocabulaire et image doivent cependant ne pas être
choquant pour votre public. Les débats des groupes de discussion sont souvent plus révélateurs des véritables
sentiments de participants que les entretiens individuels.
Exemple : Si vous voulez savoir si les mères éprouvent des sentiments très déterminés sur l’idée de
vaccination contre les maladies mortelles, est-ce que ce sera un « concept rationnel » qui les poussera à
l’action ou est-ce qu’il faut préférer l’utilisation du concept « une mère responsable fait vacciner ses enfants
trois fois parce que c’est ce que les docteurs recommandent. » Quel concept est le plus à même de faire agir
une mère ? C’est ici qu’un groupe de discussion vous donnera les meilleures indications sur le message le
plus adapté pour obtenir la réaction souhaitée d’un groupe particulier.
Sélectionnez les participants des groupes de discussion dont vous aurez besoin.
Sélectionnez des participants qui correspondent aux critères de votre public ; âge, sexe, niveau
d’alphabétisation, nombre d’enfants, quartier, genre d’emploi/de travail, connaissance des questions de santé,
expérience.
143
Cet aide-mémoire vous aidera à ne pas perdre de vue les objectifs de la session de groupe de discussion, ni le
matériel ou le concept que vous désirez soumettre aux tests préliminaires. Il doit traiter des principales
variables que nous avons mentionnées au début de ce chapitre (compréhension, attraction, réception,
implication, incitation à l’action).
144
Tableaux et Figures
Tableau 1 : Obligations de transparence 6
Tableau 2 : Lier les objectifs, les résultats, les activités des programmes avec la 7
recherche, le suivi et l’évaluation
Tableau 3 : Liste de contrôle pour la mise au point de la communication stratégique 11
Tableau 4 : Caractéristiques de la communication stratégique 13
Tableau 5 : Eléments pour une analyse des canaux de communication 16
Tableau 6 : Jeu minimum de méthodes pour la recherche formative relative à la 19
Communication pour le développement
Tableau 7 : La chaîne de la participation – Changement de paradigme 21
Tableau 8 : Phrases clés 23
Tableau 9 : Suggestions pour faire face à des comportements particuliers de certains 24
membres du groupe
Tableau 10 : Orbites d’influence 29
Tableau 11 : Échantillon de questions pour l’analyse des rôles sexospécifiques dans une 31
communauté
Tableau 12 : Ressources, utilisation des ressources et influence, facteurs transversaux 32
Tableau 13 : Relevé des pratiques et des comportements 34
Tableau 14 : Contenu de la communication initiale 35
Tableau 15 : Idées d’approches possibles 36
Tableau 16 : Idées pour les principaux messages de communication 37
Tableau 17: Guide de planification de la communication stratégique pour le 38 – 42
développement
Tableau 18 : Étapes du développement du comportement, définitions et indicateurs 43
génériques
Tableau 19 : Étapes du développement du comportement et actions du communicateur 44
Tableau 20 : Traduction des actions générales du communicateur en déclarations que je 45 – 46
peux utiliser dans mon intervention
Tableau 21 : Fiche de travail pour l’atelier et sur le terrain 46
Tableau 22 : Points forts et points faibles des différents canaux de communication 49
Tableau 23 : Sélection des médias 51
Tableau 24 : Mandat créatif 53 – 54
Tableau 25 : Tableau de planification de la communication interpersonnelle 65
communautaire
Tableau 26 : Questionnaire pour les entretiens relatifs à l’analyse de réseaux 70
Idées pour les activités de classification de cartes : Tableaux 27 – 30 76 -83
27 : Pratiques négatives /pratiques optimales – Activités de formation pour les 76 – 83
personnes ayant des enfants à charge; 28 : Prévention de la transmission des affections
diarrhéiques; 29 : Encourager les filles à aller a l’école ; 30 : Réalités, idées fausses et
mythes concernant le VIH/SIDA.
Tableau 31 : Environnement des médias de masses officiels 87– 88
Tableau 32 : Environnement des médias de masses traditionnels 89
Tableau 33 : Exemples de facteurs psycho-sociaux influençant un programme de 90
communication sociale
Tableau 34 : Préférences de couleurs; 35 : Signification des symboles 93
Tableau 36 : Critères d’un objectif et d’un résultat SMART 95
145
Tableau 37 : Langage de l’action/Langage du changement 96
Tableau 38 : Gille de référence sur la sensibilisation 99 -100
Tableau 39 : Quelques différences entre suivi et évaluation 105
Tableau 40 : La recherche dans les programmes de communication stratégique 106
Tableau 41 : Distinction entre recherche qualitative et recherche quantitative 108
Tableau 42 : Quelles autres méthodes de recherche pouvez-vous utiliser (méthodes de 109
mesure) ?
Tableau 43 : Comment appliquer ces méthodes de recherché dans votre de programme 110-113
de C4D
Tableau 44 : Bref récapitulation des méthodes les plus utilisées 114
Tableau 45 : Avantages et désavantages des différentes méthodes d’échantillonnage 120
Tableau 46 : Extrait d’une table de nombres aléatoires 121
Tableau 47 : Tests préliminaires : démarche à suivre 124
Tableau 48 : Qualités d’une communication efficace 128
Tableau 49 : Comparaison des manuels de tests préliminaires pour divers médias du 130 – 132
point de vue des questions et du contenu
FIGURES
Figure 1 : Données pouvant être obtenues par l’analyse des comportements 26
Figure 2 : Rapports entre les groups participants 27
Figure 3 : Orbites d’influence 30
Figure 4 : Spécimen de cartographie sanitaire d’une communauté 57
Figure 5 : Transect 59
Figures 6 - 8 : Analyse du champ de forces 61 – 62
Figure 9 : Spécimen de micro-plan avec grille pour l’organisation des visites aux 66
ménages
Figure 10 : Résultats de l’analyse des réseaux 71
Figure 11 : Stratégie de planification de la communication pour les visites au porte-à- 72
porte
Figure 12 : Calculateur de tailles d’échantillon 116
146