Sociologie
16/02/2023
Introduction
Le sociologue mêle des observations quantitatives et qualitatives pour mieux comprendre la
société et ses phénomènes, marqués par des courants, des écoles de pensée, des champs et des sous-
champs. En fonction des écoles de pensée, on aura pas la même vision des choses.
La sociologie développe un esprit critique sur les faits sociaux, sert à augmenter notre culture G
et notre sens de l’observation sociale, qu’elle soit proche, immédiate ou à plus grande échelle.
Des notions, même anciennes, peuvent se trouver être efficaces aujourd’hui.
La sociologie passe par la compréhension des comportements humains et de leurs évolutions.
En sociologie, on veut étudier les faits sociaux, qui dépasse l’ordre d’un individu et se caractérise
par un ensemble.
D’une manière générale, on va déconstruire des phénomènes, en confrontant les paroles et les
actes.
Par ex, les inégalités hommes-femmes ne sont pas inévitables et naturelles. On cherche à mieux les
comprendre pour les destituer.
La sociologie est une discipline pratique, + que celle de l’Histoire car elle se base sur les faits en
cours, en train de se passer. Les sociologues sont donc des acteurs de terrain.
Il y a une grande diversité d’objets d’étude sociologiques. On pense tout d’abord aux problèmes
sociaux : chômage, exclusion, délinquance. Si l’on parle de problèmes, c’est uniquement sous
l’influence des acteurs politiques, puis médiatiques. Tout sociologue ne veut pas résoudre de
problèmes, ce n’est pas son rôle, il n’est pas prescripteur. Son but est de comprendre comment les
choses se passent.
On peut également se tourner vers des études du genre : comment vivent les classes sociales «
supérieures » à Paris ?
Le sociologue regarde un ensemble d’individus et remarque des logiques sociales. On éduque pas
un enfant de la même façon en Afrique ou en Europe. Cela n’est pas naturel.
Un fait social n’est pas propre à un individu, ne relève pas de la psycho. Pour parler de fait
social, il faut qu’il y ait une régularité de ce fait dans la société, une récurrence. Par ex, le
suicide, les crimes peuvent être caractérisés de fait social.
Ce qui peut être le plus difficile en sociologie est la mise à distance qu’elle requiert. Il ne faut pas
regarder un fait social d’un pdv individuel, afin de ne pas être troublé. Il faut travailler en surplomb,
d’un pdv général, neutre.
Par ex, on ne prend pas en compte un suicide isolé mais un ensemble. On ne parle plus de crimes
passionnels mais de féminicides.
La mise en couple est une notion importante dans la société. Le partenaire en soit est une personne
paraissant unique. On y mêle une dimension de hasard, avec l’idée de « coup de foudre ».
Les relations amoureuses ont été étudiées par Isabelle Clair, François Héran et Michel Bozon.
Sur les applis de rencontre, en général, les personnes se montrent sur leurs meilleurs jours et
mentent sur leurs tailles et leur poids (ils enlèvent 5 kg et rajoutent 2 cm). L’âge aussi est arrondie.
Les classes populaires vont plus potentiellement prendre un selfie, alors que les classes «
supérieures » ne prennent pas de photos et remplissent moins leur profil, question pudeur et
intimité. Ces éléments contribuent à ce qu’on soit attiré par des profils qui nous ressemblent.
Il faut également faire abstraction des préjugés et des idées reçues.
CULTURE : ensemble de croyances, de coutumes, de manière de penser et d’agir, propre à une
société humaine.
ETHNOCENTRISME : tendance à privilégier le groupe ethnique auquel on appartient et à en faire
le seul modèle de réf / se référer à sa propre vision et façon de penser et d’agir, pour juger les autres.
La socialisation a 2 fonctions : s’adapter au sein d’un groupe social et l’uniformiser, en faire
une cohésion.
Il y a une socialisation primaire correspondant à l’enfance. La famille est l’instance principale
sociale, primordiale pour l’évolution d’un individu et pour le vecteur de transmission. L’école est la
2ème instance, en tant qu’institution, d’un pdv scolaire, intérêt et amical. Ensuite, on a les études
supérieurs et le couple.
La socialisation passe par des méca d’éducation. Le 1er est manifeste : tout ce qu’on fait de
manière méthodique et délibéré, en tant qu’adulte, par rapport à un enfant (ex : règles de politesse,
d’hygiène).
Sans le réaliser, l’adulte-parent transmet des valeurs, en discutant et délibérant sur des sujets. Il n’y
a pas d’intentions d’apprentissage mais c’est une manière inconsciente d’éduquer.
Le contrôle social est un ensemble de dispositifs permettant la cohésion sociale et un ordre socio-
économique. L’idée est de permettre aux règles décidées démocratiquement ou non d’être
respectées.
Il y a des ordres institutionnalisés (la vérification des papiers d’identité lors de contrôle de police)
et d’autres – formalisés (les parents qui surveillent et éduquent l’enfant).
Soit ce contrôle peut être frontal, direct, soit il sera diffus (le regard d’Autrui face à un mauvais
comportement).
Le contrôle social peut venir d’une instance spécialisée comme le tribunal.
Il y a des normes sociales (faire réagir le corps social comme l’apprentissage de la politesse) et
juridiques (slmt appliquées par les juges et magistrats).
Michel Foucault a travaillé sur la prison, la peine, la punition. Selon lui, le contrôle social varie de
l’époque et de l’endroit où l’on se trouve. L’école primaire en Syrie, en 1980, n’est pas la même
qu’en France (pas de punition physique).
Michel Foucault étudie la naissance de la prison, au sein du système pénal français. Il cherche à
savoir pourquoi la prison est devenue la sanction la + légitime et en quoi le pouvoir politique a un
impact sur les corps.
Pour lui, contrôler les corps, c’est nous maintenir dans des situations précises : notations,
examens, enregistrements, classes, c’est assujettir les corps, montrer la force.
Cela s’est développé dans les hôpitaux, les instances militaires, les ateliers d’usine, les écoles …
A l’école, si on enfreint les règles, on aura des heures de colles, des punitions : nos corps sont
contraints. L’emploi du temps est un autre signe de contrôle de corps. En effet, l’administration
décide de notre temps, de quand on peut se divertir, manger … Les notes sont un moyen de jauger
(réussite ou échec) et de classer les personnes (les bons et les mauvais). La sonnerie nous dit quand
aller en cours, quand partir … La hiérarchie montre un contrôle quand on doit se lever pour
manifester la politesse envers le directeur.
Selon Michel Foucault, il y a une baisse de la sévérité pénale. Il y a longtemps, avec les
châtiments, les supplices, souvent conduisant à la mort, on voulait montrer que le Roi pouvait
prendre contrôle des corps. La modification du pouvoir politique n’envisage plus le contrôle des
corps de la même façon. Avant, on voulait faire mal et dorénavant, on essaie de changer la
personne, plutôt que de la punir physiquement. On voit donc apparaître des modes de réinsertion
afin de rendre les Hommes meilleurs (principe de 2nde chance).
On remarque ces principes de réinsertion dans l’archi.
Les prisons sont construites de sorte à ce que les surveillants peuvent garder perpétuellement un œil
sur les détenus. Ils savent qu’ils sont surveillés (quitte à en devenir parano) mais ne voient pas les
gardiens les regarder. C’est une sorte de dissuasion (voir sans être vu).
Grâce à Bentham et à la notion de panoptique, de nos jours, dans les prisons, on construit des
corridors ext permettent au monde ext d’observer les détenus, à l’int de la prison.
En terme d’aménagements, on pense à la prévention comme la mise en place de lampadaires pour
palier les actes anti-fraternels. Là où on enlève des zones d’ombre, on surveille. On place des
aménagements anti-SDF sur les bancs pour éviter que les SDF ne s’y allongent.
Le recours à la vidéosurveillance est le moyen le + évident. Pour les mairies de gauche, la
vidéosurveillance permettrait de réguler le trafic routier, alors que celles de droite préfèrent la
surveillance. En Chine, la vidéosurveillance est utilisée à des fins de contrôle social.
L’espace est un enjeu de pouvoir. Mais qui dicte les règles ?
Pendant le confinement, s’exerçait un contrôle social inédit, sous l’étoffe du temps de guerre.