Chapitre 8 : Radioactivité
1. Structure des noyaux atomiques
• A l’échelle microscopique, le constituant élémentaire de la matière est l’atome. Celui-ci est composé d’un
noyau et des électrons qui gravitent autour de lui.
• Un noyau (ou nucléide) est composé de nucléons « neutrons (N) et protons (Z) ».
• La taille d’un noyau est 104 fois plus petit que celui de l’atome, mais de masse pratiquement égale à celle
de l’atome. La masse des électrons (é) est négligeable devant celle des nucléons (𝑚𝑝 ≈ 𝑚𝑛 ≈ 1836𝑚𝑒 ),
mais les (é) occupent un volume plus grand. La neutralité électrique de l’atome est assurée par l’égalité des
nombres de charges Z des électrons (-) et des protons (+). A noter que les neutrons ne sont pas chargés (0).
• 𝑚𝑒 (𝑎𝑢 𝑟𝑒𝑝𝑜𝑠) = 9,1. 10−31 𝑘𝑔 ; 𝑚𝑝 ≈ 𝑚𝑛 = 1,67. 10−27 𝑘𝑔 ; 𝑞𝑒 = −1.6. 10−19 𝐶 ; 𝑞𝑝 = +1.6. 10−19 𝐶
• Les protons et neutrons sont formés de quarks. L’interaction entre ces particules élémentaires (quarks) est
forte ce qui élimine l’effet des forces électrostatiques (répulsives) entre protons et assure la cohésion des
nucléons entre eux (donc les noyaux).
• En physique nucléaire, un tel noyau (noté : X) est représenté de la manière suivante : 𝐴
𝑍𝑋
A : est le nombre de masse (ou nombre total des nucléons) : A = Z + N
Z : est le numéro atomique (ou nombre des charges +)
N : est le nombre de neutrons
99 235
Exemples : 11𝐻 ; 126𝐶 ; 43𝑇𝑐 ; 92𝑈 ;…
• Représentation des particules élémentaires nucléaires : proton ( 11𝑝) ; neutron ( 10𝑛) ; électron ( −10𝑒) ;
positron (positon) ( +10𝑒) ; neutrino ( 00𝜈 ) ; antineutrino ( 00𝜈̅ ).
• Familles des nuclides : sont des ensembles de noyaux de même propriétés chimiques
- Noyaux isotopes : ils possèdent le même numéro atomique Z, mais des nombres de masse (A) différents
Exemples : { 11𝐻 , 21𝐻 , 31𝐻 } ; { 126𝐶 , 136𝐶 , 146𝐶 } ; { 234 235 238
92𝑈 , 92𝑈 , 92𝑈}
- Noyaux isotones : des nuclides de même nombre de neutrons N
Exemples : { 136𝐶 , 147𝑁} ; { 157𝑁 , 168𝑂}
- Noyaux isobares : des nuclides de même nombre de nucléons A
Exemples : { 40 40 17 17 17
18𝐴𝑟 , 20𝐶𝑎 } ; { 9𝐹 , 8𝑂 , 7𝑁 }
- Noyaux isomères : des nucléides de même nombre de masse A et de même numéro atomique Z, mais ils se
trouvent dans des états d’énergie différents :
- Etat d’énergie minimale : elle correspond à l’état fondamental ( 𝐴𝑍𝑋)
- Etats excités ( 𝐴𝑍𝑋 ∗ ) : sont des états instables de durée de vie très courtes (< 10-12 s)
Le passage à un état plus stable par désexcitation est accompagné par émission de rayonnement
électromagnétique . Pour des états dits métastables (m), le noyau sera représenté comme suit : ( 𝐴𝑚𝑍𝑋)
Par exemple : le technétium métastable ( 99𝑚 99
43𝑇𝑐 ) est un isomère de 43𝑇𝑐
99𝑚 99
43𝑇𝑐 : est métastable car il possède une énergie supérieure à celle de 43𝑇𝑐
Alors, il se désintègre en émettant un rayonnement γ de 140 KeV.
(1)
2. Radioactivité
• La radioactivité est un phénomène naturel par lequel des noyaux atomiques instables se transforment
(désintégration) spontanément pour donner naissance à d'autres éléments plus stables en émettant un
rayonnement de particules (noyaux d'hélium, électrons, neutrons, etc.) ou un rayonnement
électromagnétique (sous forme de photons ).
Exemple : le corps d’un être humain est naturellement radioactif (8000 désintégrations par seconde) à cause
de la présence en son sein de deux radioéléments, le carbone-14 et le potassium-40.
• La radioactivité naturelle a été observé pour la première en des minerais d’uranium en 1896 par Henri
Becquerel. Après cet fameuse découverte, Pierre et Marie Curie en 1898 ont réussi à isoler à partir d’un
minerai d’uranium deux éléments très radioactifs : le radium (Ra) et le polonium (Po). Une année plus tard,
en 1899, Ernest Rutherford découvre les rayonnements α (un noyau d'hélium He) et β (des électrons ou
positrons), et en 1903, il découvre les rayons γ.
• La radioactivité est dite artificielle lorsque les noyaux atomiques sont irradiés ou bombardés par des
faisceaux de particules (neutrons, protons, particules ) :
➢ Transmutation nucléaire : c’est une réaction de production des noyaux de nombre de masse A proche de
celui du noyau de départ.
Exemple : Le fluor-18 stable est obtenu par bombardement de l’oxygène-18 par des protons très
énergétiques (>16 MeV) :
18 18
8𝑂 + 11𝑝 → 9𝐹 + 10𝑛
27 30
D’autres exemples : 13𝐴𝑙 + 42𝐻𝑒 → 15𝑃 + 10𝑛
14
7𝑁 + 42𝐻𝑒 → 17
8𝑂 + 11𝐻
➢ Fission nucléaire : est le processus de fragmentation des noyaux lourds par bombardement neutronique
(particules de neutrons). Cette réaction nucléaire est à la base de fonctionnement des centrales nucléaires
dont l’objectif est la production de l’énergie électrique. Une des réactions nucléaires se déroulant dans le
réacteur est la suivante :
235 94 140
92𝑈 + 10𝑛 → 38𝑆𝑟 + 54𝑋𝑒 + 2 10𝑛
➢ Fusion nucléaire : c’est le phénomène d’union des noyaux légers pour former un noyau plus lourd. Il est à
l’origine de l’existence des étoiles ou l’énergie dégagée est énorme. Exemple de réaction de fusion ayant
lieu au cœur du soleil :
2
1𝐻 + 31𝐻 → 42𝐻𝑒 + 10𝑛
(2)
• Quelques applications de la radioactivité :
- Fabrication des bombes atomique à fusion ou nucléaire à fission.
- Production de l’énergie électrique par des centrales nucléaires à fission.
- Datation par le carbone 14.
- Utilisation des traceurs radioactifs pour diagnostic (imagerie médicale) et traitements des cancers
(radiothérapie).
- Dosage.
3. Equivalence « masse-énergie » et conservation des transformations nucléaires
• Lors d’une réaction (ou transformation) nucléaire spontanée ou provoquée, la masse des réactifs à l’état
initial est un peu supérieure à celle des produits. Cette perte de masse m entre produits et réactifs est
associée à un dégagement d’énergie E donné par la relation d’équivalence « masse-énergie » d’Einstein :
E = m.c2
Où « c » est la célérité de la lumière dans le vide.
• Pour toute transformation nucléaire ou désintégration, le nombre de masse A et la charge des protons Z
doivent être conservés :
𝐴 = 𝐴1 + 𝐴2
𝐴 𝐴1 𝐴2
𝑍𝑋 → 𝑍1 𝑌1 + 𝑍2 𝑌2 => { 𝑒𝑡
𝑍 = 𝑍1 + 𝑍2
4. Stabilité des noyaux
En principe la stabilité des noyaux est une conséquence de la compétition entre l’interaction nucléaire forte
qui assure la cohésion des nucléons et l’interaction électrostatique (répulsive) entre les protons. Le diagramme
de Segré (figure ci-contre) montre la variation du nombre de
neutrons (N) en fonction du nombre de protons (Z), ce qui
permet de distinguer les noyaux stables et ceux instables :
a) Noyaux stables : ce sont les noyaux représentés en rouge
dans la courbe N = f(Z). On distingue :
* noyaux légers (Z < 20) caractérisés par N = Z.
* noyaux lourds : pour Z > 20, la line rouge des noyaux
stables s’écarte de N = Z ; et N devient progressivement
supérieure à Z. Autrement dit, il faut plus de neutrons que de
protons afin de neutraliser les forces de répulsion croissantes
entre les protons.
b) Noyaux instables : ce sont les noyaux radioactifs qui se désintègrent spontanément afin de produire des
noyaux plus stables. On distingue les zones suivantes :
(3)
* Excès de neutrons (région bleue) : sont des nucléides radioactifs qui se désintègrent par émission des
électrons (ou particules β-)
* Excès de protons (région verte) : sont des nucléides radioactifs qui se désintègrent par émission des positrons
(ou particules β+).
* Noyaux lourds (A et Z importants) : sont des nucléides radioactifs qui se désintègrent par émission de
particules d’hélium (ou particules α).
5. Types des désintégrations radioactifs
Désintégration α : un rayonnement qui caractérise certains nucléides instables (radioactifs) qui possèdent un
nombre de nucléons élevé. Ils se désintègrent par émission d’un noyau d’hélium ( 42He : Z= 2 et N = 2), appelé
également "particule ".
Equation d’émission de particule : 𝐴𝑍𝑋 → 𝐴−2
𝑍−2𝑌 + 42𝐻𝑒
Example : 232
90𝑇ℎ →
228
88𝑅𝑎 + 42𝐻𝑒
Désintégration β- : se produit pour un noyau instable qui présente un excès de neutrons par rapport aux
protons. Le noyau radioactif se désintègre en émettant un électron ( −10𝑒) et un antineutrino ( 00𝜈̅ ). Autrement
dit : conversion d’un neutron en un proton.
Equation d’émission de particule β- : 𝐴𝑍𝑋 → 𝐴
𝑍+1𝑌 + −10𝑒 + 00𝜈̅
Example: 60
27𝐶𝑜 →
60
28𝑁𝑖 + −10𝑒 + 00𝜈̅
Désintégration β+ : elle a lieu si le noyau radioactif contient plus de protons que de neutrons. Le noyau subit
une émission d’un positron ( +10𝑒) et un neutrino ( 00𝜈 ). Autrement dit : conversion d’un proton en un neutron.
Equation d’émission de particule β+ : 𝐴𝑍𝑋 → 𝐴
𝑍−1𝑌 + +10𝑒 + 00𝜈
Example: 30
15𝑃 →
30
14𝑆𝑖 + +10𝑒 + 00𝜈
Capture électronique CE : est un processus similaire à celui de la radioactivité β+ (conversion d’un proton
en un neutron). C.-à-d., capture d’un électron interne de l’atome radioactif et émission d’un neutron.
Equation de capture électronique : 𝐴𝑍𝑋 + −10𝑒 → 𝐴
𝑍−1𝑌 + 00𝜈
Désintégration γ : le noyau radioactif est instable et se trouve initialement dans un état excité et le retour à
son état fondamental est assuré par émission de rayonnement γ très énergétique.
Equation d’émission de photons γ : 𝐴𝑍𝑋 ∗ → 𝐴𝑍𝑋 + 00γ ➔ Example : 146𝐶 ∗ → 14
6𝐶 + γ (4,4 MeV)
Remarque : les radioactivités α, β et CE sont souvent accompagnées de l’émission d’un ou plusieurs γ.
(4)
6. Pouvoir de pénétration
- Les particules α (rayonnement très ionisant) : parcours de quelques centimètres dans l’air et peuvent être
arrêtés par une simple feuille de papier.
- Les particules β (rayonnement ionisant) : parcours de quelques mètres dans l’air et il suffit d’une feuille
d’aluminium pour les arrêter.
- Les photons énergétiques γ (rayonnement moins ionisant que α et β) : pénétration très grande, parcours
de plusieurs centaines de mètres dans l’air, et il faut une grande épaisseur de plomb ou de béton pour arrêter
ces rayons γ.
- Les particules de neutrons (rayonnement ionisant) : résultent des réactions nucléaires provoquées et leur
parcours dans l’air est très grand. Ils peuvent être arrêtés par collision dans l’eau.
7. Décroissance radioactive-Activité-Filiation
• Considérons un échantillon radioactif composé de N0 = N(t = 0) noyaux radioactifs non-désintégrés à
l’instant t = 0. Quand le processus de désintégration commence (t > 0), le nombre des noyaux radioactifs
diminue (dN = N(t2)-N(t1) < 0) car certains noyaux sont désintégrés et sont donc transformés en un autre
types de noyaux d’un autre élément chimique.
𝑑𝑁
La vitesse de désintégration instantanée (− 𝑑𝑡 ) des
noyaux radioactifs est proportionnelle au nombre des
noyaux radioactifs N présents à l’instant t comme suit :
𝑑𝑁(𝑡) 𝑑𝑁
− = 𝜆𝑁(𝑡) => − = 𝜆𝑑𝑡
𝑑𝑡 𝑁
L’intégration de l’équation précédente entre N(t=0) et N(t)
conduit à : 𝑁(𝑡) = 𝑁0 𝑒 −𝜆𝑡
Où : 𝜆 (en s-1) est une constante radioactive propre à chaque radionucléide. Elle ne dépend ni de la présence
d'autres radioéléments ni de la température ou la pression du milieu.
• Période radioactive (T) : représente la durée de temps pour laquelle le nombre de radioéléments est réduit
𝑁0 𝐿𝑛2
à moitié ➔ 𝑁(𝑡 = 𝑇) = => 𝑇 =
2 𝜆
(5)
Quelques valeurs de T :
Uranium-235 Cobalt-60 Carbone-14 Polonium-214
703,8 millions d’années 5,2 ans 5730 ans 0,16 milliseconde
𝑁
Pour n périodes : t = n.T => 𝑁(𝑡 = 𝑛𝑇) = 2𝑛0
𝑡
𝑁
D’où : 𝑁(𝑡) = 𝑁0 𝑒 −𝐿𝑛(2)𝑇 = 2𝑡⁄0𝑇
• Expression massique de la loi de décroissance radioactif :
𝑀 𝐴
- La masse en (g) d’un seul noyau radioactif est : 𝑚𝑛𝑜𝑦𝑎𝑢 = 𝑁 = 𝑁
𝐴 𝐴
𝐴
- La masse en (g) d’un échantillon radioactif composé de N noyaux est : 𝑚é𝑐ℎ = 𝑁 𝑁
𝐴
𝑚(𝑡) = 𝑚0 𝑒 −𝜆𝑡
Où : 𝑚(𝑡) : est la masse de l’échantillon à l’instant t ; 𝑚0 : est sa masse à t = 0 ; 𝑁𝐴 : est le nombre
d’Avogadro ; A : est le nombre de masse ; M : est la masse molaire (M A).
• L’Activité (𝒜) d’une source radioactive est égale à la vitesse de désintégration instantanée des noyaux
radioactifs (ou le nombre de désintégrations par unité de temps) :
𝑑𝑁(𝑡)
𝒜(𝑡) = − = 𝜆𝑁(𝑡) => 𝒜(𝑡) = 𝜆𝑁0 𝑒 −𝜆𝑡
𝑑𝑡
L’activité 𝒜(𝑡) suit aussi une loi exponentielle décroissante : 𝒜(𝑡) = 𝒜0 𝑒 −𝜆𝑡
Avec : 𝒜0 = 𝜆𝑁0 est l’activité initiale (à t = 0). A noter que si l’échantillon radioactif contient plusieurs
radioéléments, l’activité totale est la somme des activités partielles.
L’unité de l’activité 𝒜 est : Becquerel (Bq) ou Curie (Ci)
Avec : 1Bq = 1 désintégration/seconde ; 1Ci = 3,7.107 Bq.
𝒜0 𝒜
- Pour n périodes : t = n.T => 𝒜(𝑡 = 𝑛𝑇) = = 2𝑡⁄0𝑇
2𝑛
- Relation entre l’activité et la masse d’un échantillon radioactif :
𝐴
On a : la masse d’un échantillon (en g) radioactif composé de N noyaux est : 𝑚é𝑐ℎ = 𝑁 𝑁
𝐴
𝐴 𝒜 𝐴 𝑇
Et : 𝒜 = 𝜆𝑁 => 𝑚é𝑐ℎ = 𝑁 => 𝑚é𝑐ℎ = 𝑁 𝒜 𝐿𝑛2
𝐴 𝜆 𝐴
- L'activité spécifique ou massique (en Bq/kg) est le nombre de désintégrations d'une substance radioactive
𝒜
par unité de temps et par unité de masse : 𝒜𝑠 = 𝑚
é𝑐ℎ
𝐴 𝑇 𝒜 𝑁𝐴 𝐿𝑛2
On a: 𝑚é𝑐ℎ = 𝑁 𝒜 𝐿𝑛2 => 𝒜𝑠 = 𝑚 =
𝐴 é𝑐ℎ 𝐴 𝑇
(6)
8. Mesure de l’activité
L’activité des substances radioactives est déterminée par des appareils de mesure tels que des compteurs
Geiger-Müller ; des scintillateurs couplés à des photomultiplicateurs, ou des matériaux semi-conducteurs (Si,
Ge). En général, leurs fonctionnements sont basés sur l’interaction du rayonnement émis par les atomes
radioactifs et la matière incorporée dans l’appareil de mesure.
Un détecteur Geiger-Müller est constitué d’un cylindre en aluminium,
rempli d’un gaz rare. Les parois du cylindre sont de l’ordre du
millimètre, et peuvent être donc facilement traversés par des particules
chargées émises par des radioéléments. Les particules chargées vont
par la suite ioniser le gaz contenu dans le cylindre, et les électrons
résultant de ces ionisations seront accélérés vers l’anode et subissent
une multiplication importante. Le signal ou l’impulsion électrique
collectée en sortie signe le passage d’une particule dans le compteur
Geiger-Müller.
9. Dosage par dilution isotopique
La dilution isotopique est une technique permettant d’analyser ou doser quantitativement un élément X et ses
isotopes. A une solution dont on souhaite doser un élément, un isotope radioactif X* (de mêmes propriétés
chimiques que X) est ajouté en quantité connue. L’exploitation des résultats réside dans l’utilisation des
rapports isotopiques mesurés avec grande précision par spectrométrie de masse.
Par exemple, le dosage du Baryum contenu dans une solution s’effectue comme suit : on introduit dans deux
récipients (notés 1 et 2 dans la figure ci-dessous) la même masse, m0, de Baryum radioactif d’activité A0.
Ensuite, on ajoute dans le récipient (2), la solution à doser (10 cm3 par exemple) contenant une masse m (à
déterminer) de Baryum.
(7)
La masse (m) de Baryum peut être calculé par la formule suivante :
𝒜2 ∗
𝒜′ = (𝑎 + 𝑥)
𝑏
Où :
𝒜′ : est l’activité initiale totale injectée après le temps de dilution
𝑏 : quantité extraite avec une activité 𝒜2
𝑎∗ : masse de l’isotope
𝑥: masse à déterminer
10. Période effective (𝑇𝑒 )
Pour un élément radioactif injecté dans un organisme, l'élimination et la fixation du radioélément se fait à la
fois par voie naturelle (processus biologique) et par décroissance radioactive du nombre de ses atomes du fait
de sa radioactivité (processus physique).
La constante radioactive effective (𝜆𝑒 ) du radioélément est donc la somme de deux contributions ; physique
et biologique :
𝜆𝑒 = 𝜆𝑝ℎ𝑦 + 𝜆𝑏𝑖𝑜
La période effective (𝑇𝑒 ) correspondante est :
1 1 1
= +
𝑇𝑒 𝑇𝑝ℎ𝑦 𝑇𝑏𝑖𝑜
Quelques valeurs des différentes périodes :
Radioélément 𝑇𝑝ℎ𝑦 𝑇𝑏𝑖𝑜 𝑇𝑒
Césium-137 10950 j 150 j 148 j
Iode-131 8,0 j 30 j 6,3 j
Téchnetium-99m 6h 1j 4,8 h
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