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Palettes de Couleurs en Design Graphique

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Design Graphique III

4 crédits (60 heures) ; CM, TD, TP, TPE


Cours : Les Palettes

Introduction
Les palettes de couleurs sont des sélections organisées de couleurs choisies pour donner une harmonie
visuelle à un design ou à une marque. Elles jouent un rôle crucial dans la perception visuelle,
transmettent des émotions, renforcent l'identité d’un projet, et influencent l’expérience de l’utilisateur.
Choisir et utiliser une palette de couleurs bien pensée permet de transmettre le bon message, de
maintenir une cohérence visuelle et de susciter l'intérêt.

1 Définition d'une palette


Une palette de couleurs est un outil essentiel pour tout designer. Il s'agit d'un ensemble spécifique de
couleurs choisies pour un projet, utilisé de manière cohérente dans toute la création graphique.

1.2 Les types de palettes de couleurs


 Palette Monochromatique :
o Description : Cette palette repose sur l’utilisation d’une seule couleur, à laquelle sont
ajoutées différentes nuances et intensités (tons plus clairs et plus foncés) pour créer une
harmonie visuelle. C'est une approche minimaliste qui offre une simplicité élégante.

o Application : Souvent utilisée pour des designs qui nécessitent de la subtilité et une
lisibilité accrue sans distractions. Idéal pour les sites web d’entreprises ou des identités
de marques haut de gamme.

o Exemple visuel : Imaginons une affiche publicitaire pour un parfum de luxe utilisant une
palette monochromatique de différentes nuances de gris pour évoquer l’élégance et le
mystère.

 Palette Analogique :
o Description : Une palette analogique se compose de couleurs situées l'une à côté de
l'autre sur le cercle chromatique. Par exemple, des teintes de bleu, bleu-vert et vert.
Cette palette est souvent utilisée pour créer une harmonie douce et apaisante.

o Application : Idéale pour les créations visuelles destinées à transmettre un sentiment de


calme et de cohérence. Fréquemment utilisée dans les logos d’entreprises liées à la
nature ou à la santé.

o Exemple visuel : Pour un site web écologique, une palette analogique de vert, jaune-vert
et jaune créerait un effet naturel et équilibré.

 Palette Complémentaire :
o Description : Les couleurs complémentaires sont situées aux opposés du cercle
chromatique, comme le rouge et le vert. Utilisées ensemble, elles créent un contraste
fort et dynamique.

o Application : Très efficace pour attirer l’attention, cette palette est souvent utilisée dans
des campagnes publicitaires ou pour des affiches promotionnelles.

o Exemple visuel : Une publicité pour une vente flash utilisant du bleu et de l’orange
créerait un impact visuel très fort et capterait immédiatement l’attention des clients.

 Palette Triadique :
o Description : Une palette triadique utilise trois couleurs équidistantes sur le cercle
chromatique, comme le rouge, le jaune et le bleu. Elle offre un équilibre entre contraste
et harmonie, tout en gardant une composition visuellement intéressante.

o Application : Utilisée pour des designs énergiques, elle est parfaite pour les projets
destinés aux enfants, aux jeunes ou aux marques de produits de divertissement.

o Exemple visuel : Une charte graphique pour une marque de jouets pourrait utiliser une
palette triadique (rouge, bleu, jaune) pour transmettre un message joyeux et dynamique.

3 Comment créer et gérer une palette de couleurs


1. Utilisation des outils en ligne :

o Des outils comme Adobe Color, [Link], et Paletton sont des plateformes puissantes
pour générer et expérimenter avec des palettes de couleurs. Ces outils permettent de
choisir un type de schéma (monochromatique, analogique, complémentaire, etc.) et
d’ajuster les couleurs en fonction des besoins du projet.

o Application pratique : Encouragez les étudiants à utiliser ces outils pour créer une
palette pour un projet personnel et à tester les différentes combinaisons de couleurs.

2. Règles d'or dans la gestion des couleurs :

o Cohérence : Gardez une cohérence des couleurs dans l’ensemble du projet. Par exemple,
utilisez les mêmes teintes pour les boutons, les titres, et les accents visuels.

o Accessibilité : Pensez aux utilisateurs ayant des déficiences visuelles (comme le


daltonisme). Vérifiez les contrastes entre les couleurs pour assurer que le texte soit bien
lisible et que les éléments graphiques soient bien distinguables.

o Harmonie des tons : Évitez d'utiliser trop de couleurs dans un même design. Limitez
votre palette à 3 ou 4 couleurs principales pour éviter la surcharge visuelle.
Cours 2 : Mise en Couleur

La mise en couleur est l'action de poser des couleurs sur un dessin qui n'en a pas. On parle aussi parfois
de colorisation. Elle peut se faire par les moyens traditionnels (peintures, feutres, encres et crayons de
couleur, pastels) ou par informatique au moyen d'un logiciel de traitement d'images.

Méthode

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Plusieurs méthodes permettent d'arriver au résultat final. La majorité des coloristes travaillent en trois
étapes, réalisées une à la fois ou de manière continue.

 La pose des aplats


Cette étape définit la couleur des zones qui reçoivent une seule teinte générale.
 La pose des ombres
Cette étape définit mieux les formes en posant des valeurs plus sombres qui ajoutent des effets
de volume.
 La pose des lumières

Cette étape ajoute de l'éclat à l'image et aide à diriger le regard dans l'image, ainsi qu'à finir de
déterminer les volumes à l'aide de valeurs plus claires.

La mise en couleur peut se faire sur calque, qu'on appelle cellulo dans le cinéma d'animation traditionnel,
afin de respecter le dessin original. En informatique les « calques » sont virtuels.

Elle peut aussi se faire de manière directe, sur l'original avec ou sans respect du trait. Elle peut même le
couvrir entièrement pour donner d'autres rendu. On parle alors de « painting ».

L'informatique permet de mélanger les deux. Elle encourage à transformer l'image plus radicalement en
un objet colorisé, par l'élimination du tranchant du trait intérieur à une forme, par un estompage, ou par
une fusion. On conserve ou non la force de graisse du trait extérieur, selon le style graphique et la nature
du sujet.

Dans la bande dessinée

La mise en couleur a beaucoup évolué avec le temps. Les techniques d'impression permettent de plus en
plus de fantaisie à ses auteurs. L'informatique permet même de donner des couleurs spécifiques à
l'encrage.
D'abord limitée à des aplats voire selon les pays à des tons (comme dans les anciens Comics américains)
elle a aujourd'hui moins de restrictions. On peut même appliquer un ton direct afin d'obtenir des rendus
spécifiques.

Aujourd'hui la plupart des mises en couleur de bande dessinée sont faites par informatique, bien qu'il
existe des auteurs préférant travailler en traditionnel. C'est plus souvent le cas chez les auteurs complets.

Un lavis en traditionnel. Après mise en couleur sous Photoshop.

1 La théorie des couleurs


La théorie des couleurs est un ensemble de règles et de lignes directrices expliquant comment les
couleurs interagissent entre elles. C'est une science qui permet de comprendre l’impact visuel des
couleurs et leur relation sur le cercle chromatique.

1. Couleurs primaires :

o Description : Le rouge, le bleu, et le jaune sont les trois couleurs fondamentales à partir
desquelles toutes les autres couleurs peuvent être créées. Elles ne peuvent pas être
obtenues par mélange d’autres couleurs.

2. Couleurs secondaires :

o Description : Les couleurs secondaires (orange, vert, violet) sont obtenues en


mélangeant deux couleurs primaires.

3. Couleurs tertiaires :

o Description : Elles résultent du mélange d’une couleur primaire et d’une couleur


secondaire adjacente sur le cercle chromatique.

Exercice pratique :
Utilisez un logiciel comme Adobe Illustrator pour créer votre propre cercle chromatique. Mélangez les
couleurs primaires pour obtenir des couleurs secondaires et tertiaires et observez leurs interactions.

2 La psychologie des couleurs


La psychologie des couleurs étudie l’effet émotionnel et psychologique que les couleurs provoquent sur
les individus. Chaque couleur évoque des sentiments ou des réactions différentes.
 Rouge : La passion, le danger, l’énergie.

 Bleu : La tranquillité, la confiance, la sérénité.

 Jaune : La joie, l’optimisme, l’énergie.

 Noir : Le mystère, l’élégance, la sophistication.

Exemple pratique :
Faites un exercice de rebranding pour une entreprise fictive. Demandez aux étudiants de choisir une
palette de couleurs basée sur les émotions qu’ils souhaitent transmettre (confiance pour une banque,
énergie pour une marque de sport, etc.).

3 Techniques de mise en couleur dans un projet graphique


 Couleurs pleines :
o Les couleurs pleines, ou aplats, sont des couleurs utilisées sans dégradés ni textures. Elles
sont parfaites pour des logos ou des éléments de marque pour lesquels on recherche la
simplicité et la clarté.

 Dégradés :
o Un dégradé est une transition fluide entre deux couleurs ou plus. Il peut être linéaire,
radial, ou angulaire. Les dégradés apportent de la profondeur et de la dimension dans un
design.

o Exercice pratique : Demandez aux étudiants de concevoir une affiche publicitaire en


utilisant des dégradés subtils pour l'arrière-plan afin de créer une sensation de
mouvement ou de texture.

 Textures et motifs :
o Les textures ajoutent du réalisme et de la profondeur. Les motifs répétitifs peuvent
remplir des arrière-plans ou être utilisés comme des éléments de décoration dans les
designs.
Exemple :
Ajoutez une texture en papier froissé sur une affiche de film pour créer une ambiance vintage ou une
texture métallique sur un packaging de produit électronique pour une sensation de modernité.

La colorimétrie est la discipline psychophysique qui se donne pour objectif la mesure de la couleur. Elle
relie des mesures physiques effectuées sur la lumière aux perceptions colorées.

Spectre de la lumière blanche

4 Différences entre les couleurs numériques et imprimées


 Couleurs RVB (Rouge, Vert, Bleu) : Ces couleurs sont utilisées pour les supports numériques
comme les sites web et les vidéos. Le système RVB utilise de la lumière pour créer des couleurs.

 Couleurs CMJN (Cyan, Magenta, Jaune, Noir) : Utilisées pour l’impression, les couleurs CMJN
sont basées sur l'absorption de la lumière. Les couleurs apparaissent souvent plus sombres ou
ternes lorsqu'elles sont imprimées comparées à leur version numérique.
Cours 3 : Typographie

I. Définitions et historique
1. Historique
L’histoire de la typographie est indissociable de l’évolution de l’imprimerie, débutant au VIe siècle en
Chine et se propageant en Europe avec Gutenberg. Bien que la typographie en caractères latins ait évolué
lentement au fil des siècles, le XIXe siècle a marqué un tournant avec l’essor des journaux et la
mécanisation de la composition. À la fin du XXe siècle, la typographie traditionnelle a été supplantée par
l’impression offset, mais la création de caractères a connu un renouveau grâce aux techniques
numériques.

Depuis les années 2010, la typographie, souvent appelée "letterpress", a gagné en popularité,
mettant en avant des imperfections vintages comme le débossage. Cette technique utilise des clichés en
relief créés numériquement et des presses typographiques anciennes, permettant des impressions en
petits tirages avec des effets texturés

2. Définitions
Le mot typographie se compose de « type », qui signifie « empreinte », et de « graphie », qui signifie
« écriture ». C’est l'art de sélectionner et d'arranger les polices de caractères dans un projet graphique.
Elle joue un rôle crucial dans la lisibilité, la hiérarchie visuelle et l’esthétique globale d’un design.

Police de caractères : ensemble de lettre, de chiffre et symbole et signes de ponctuation partageant un


même style visuel. Chaque police possède une apparence particulière définie par des caractéristiques
comme la forme des lettres, la taille, l’épaisseur, l’inclinaison, et parfois des ornements comme les
empattements (serifs).

II. Classifications des polices


Jusqu’au XIXe siècle, la question d’une classification ne se posait pas : chaque époque a utilisé son
style de caractères. Après la textura des premiers imprimeurs, on est passé aux alphabets humanistiques,
qui ont suivi leur lente évolution. Les fontes usées ou démodées étaient remplacées par de nouvelles,
plus conformes au goût du jour. À partir des débuts de l’ère industrielle, les demandes augmentent avec
le besoin de formes nouvelles : apparaissent les lettres sans empattement, dites « antiques » ou, au
contraire, des lettres ornées. Les bibliophiles et le mouvement Arts and Crafts en Angleterre déterminent
le retour aux modèles historiques. Les machines à composer (Linotype, puis Monotype) imposent de
nouveaux standards. Bref, on se retrouve avec une profusion de polices de styles extrêmement différents.
La nécessité d’une classification apparaît alors.
Afin de mieux appréhender la richesse offerte par les différents caractères, des typographes ont tenté de
regrouper les caractères présentant des caractéristiques graphiques similaires en familles. Ces
classifications sont arbitraires ().

1. Classification Thibaudeau
La première de ces classifications est l’œuvre de Francis Thibaudeau. Elle repose sur la présence et la
forme des empattements et est exposée dans l’ouvrage La Lettre d’imprimerie, en 1921. Les quatre
familles qui la composent — auxquelles il faut ajouter les familles Écriture, pour les scriptes,
et Fantaisie pour les caractères publicitaires, proposées par Thibaudeau pour compléter sa classification
— sont encore fréquemment utilisées aujourd’hui pour classer les caractères de manière simple. Ces
quatre familles sont les suivantes :

 Antique : sans empattement ;

 Égyptienne : empattements rectangulaires ;

 Elzévir : empattements triangulaires ;

 Didot : empattements filiformes horizontaux.

2. Classification Vox-Atypi
La Nouvelle classification des caractères, proposée par Maximilien Vox en 1952, se fonde elle sur une
organisation chronologique. Outre des traits de caractères en commun (contraste des pleins et déliés, axe
d’inclinaison, empattements) la date d’apparition du prototype de chaque famille est prise en compte.
Vox distingue ainsi neuf familles. Cette classification est adoptée en 1962 par l’Association typographique
internationale (Atypi), qui l’étend de deux nouvelles familles (Fraktur pour les caractères gothiques et
Non latine pour les caractères non latins), ce qui lui donne un certain caractère officiel et universel 4. Ces
onze familles sont les suivantes :

Familles classiques

 Humane : empattements triangulaires, faible contraste pleins-déliés (Centaur, Golden Type,


Hadriano) ;

 Garalde : empattements triangulaires, moyen contraste pleins-déliés, axes inclinés vers l'arrière
(Bembo, Garamond, Plantin, Sabon) ;

 Réale : empattements triangulaires, fort contraste pleins-déliés, axes droits (Baskerville,


Perpetua) ;

Familles modernes

 Didone : empattements filiformes horizontaux, pleins-déliés très nets (Bodoni, Didot, Walbaum) ;

 Mécane : empattements rectangulaires (Clarendon, Paybill, Rockwell, Serifa) ;

 Linéale : sans empattements, pleins-déliés moins marqués (Futura, Gill Sans, Kabel, Univers) ;
contient une sous-famille, Style typographique international, où on retrouve l’Helvetica et le
Frutiger, sans contraste entre les pleins et les déliés ;
Familles calligraphiques

 Incise : empattements triangulaires petits (Albertus, Optima) ;

 Scripte : cursive avec ligatures continues (Isadora, Shelley) ;

 Manuaire : cursive sans ligature continue (Banco, Libra, Ondine, Post Antiqua) ;

 Fracture : arrondis brisés (Wilhelm Klingspor, Fette Fraktur) ;

 Non latine : différente de l’alphabet latin (Garamond grec, Hebraica).

C’est également le référentiel de l’AFNOR et de la norme DIN (quoique les termes utilisés soient
différents).

3. Classification Novarese

Aldo Novarese, typographe italien, créateur de nombreux caractères pour la fonderie Nebiolo, à Turin,
propose en 1956 une classification en 10 familles à partir de la forme des empattements, suivant le
même principe que Thibaudeau.

4. Classification Alessandrini

En 1979, Jean Alessandrini propose une classification des caractères typographiques et une nouvelle
terminologie qui pallie certains défauts de celle de Vox-Atipy dans son Codex 1980. S'inspirant de la
classification biologique des espèces animales, il décrit les caractères par une succession de termes
qualificatifs qui vont du général au particulier. Il propose dix-neuf classes, appelées « désignations
préliminaires », deux « éventualités », qui sont des modificateurs orthogonaux au concept de classe, ainsi
que cinq listes de qualifications supplémentaires appelées « listes de renseignements d'appoint ».

Alessandrini invente des néologismes pour toutes les classes de Vox-Atypi, les nouvelles classes et même
le romain et l'italique, les capitales et les bas de casse. Ce n'est pas sans humour qu'il propose des noms
tels que Deltapode ou Alienne (le film Alien venait juste de sortir). Ces dix-neuf familles sont les
suivantes :

 Simplice : nom qu'il donne aux caractères bâton en remarquant que le nom « linéale » se réfère à
des lignes alors qu'en fin de compte tous les caractères sont faites de lignes, sans être des
linéales pour autant ;

 Emparecte : nom tiré des mots empattement et rectangulaire. Il s'agit donc des égyptiennes que
Vox appelle des mécanes, à un détail près, Alessandrini précise qu'il s'agit de caractères à
empattements purement rectangulaires ;

 Emparecte à congés : emparecte avec arrondi entre le fût et l'empattement (« à congés » est
emprunté de l'architecture) ;

 Deltapode : pieds en forme de delta. Il s'agit d'un type de caractère, non prévu par Vox, qui a des
empattements purement triangulaires ;

 Deltapode à congés : deptapode à empattements ronds ;


 Filextre : nom signifiant « extrémité en forme de fil ». Il s'agit de caractères à empattements
filiformes ;

 Filextre à congés : filextre avec des empattements très fins mais « remplis » ;

 Clavienne : Alessandrini s'oppose à toutes les classifications en mettant tous les styles de
caractère romain dans la même classe. Humanes, garaldes et réales, tout n'est donc que
claviennes, dont le nom vient du latin clavis, « clou » (les empattements ayant la forme d'une
tête de clou) ;

 Romaine : les romaines d'Alessandrini n'ont rien à voir avec les caractères romains. Ce sont les
incises de Vox, autrement dit les caractères dont le dessin est inspiré de la gravure sur marbre ;

 Gestuelle calligraphique : « gestuelle » désigne les scriptes qui se réfèrent à l'écriture soignée à la
plume, ce qu'on appelle communément les écritures calligraphiques ;

 Gestuelle brossée : contrairement aux calligraphiques, les gestuelles brossées sont brossées au
pinceau et se réfèrent plutôt à l'écriture manuscrite quotidienne qu'au travail des calligraphes ;

 Onciale : pratiquement la seule fois où Alessandrini n'invente pas de nouveau terme. Les onciales
désignent tout simplement les écritures inspirées de l'écriture onciale. Cela inclut également les
écritures dites « celtiques » ;

 Germane : l'écriture gothique a été « élue » aussi bien par les Allemands, qui
l'appellent deutsche Schrift, que par les Anglais qui l'appellent Old English ;

 Alienne : écriture non latine. Aussi latino-centriste que l'Atypi quelques années avant lui,
Alessandrini met, lui aussi, toutes les écritures du monde dans une seule classe ;

 Exotype : caractère latin qui simule une écriture non latine, le plus souvent orientale. Ce type de
caractères très amusants est souvent utilisé par la publicité pour créer une certaine ambiance et
faire croire au lecteur qu'il est capable de lire dans l'écriture simulée ;

 Machinale : caractère typique des années 1970, inspirés des caractères de reconnaissance
optique qu'on utilisait sur les chèques et les documents administratifs. Ces caractères
symbolisaient alors I'informatique, la science-fiction, la robotique, bref, tous les fantasmes
technologiques de cette décennie ;

 Ludique : caractère de « divertissement », donc tout caractère dessiné dans le but de divertir,
plutôt que d'être lu ;

 Hybride : caractère qui présente des caractéristiques de plusieurs classes. Les classes
d'Alessandrini sont définies de telle manière que le fait d'être hybride ne peut être qu'un choix
conscient du dessinateur. Ainsi, le Dynamo est une hybride simplice-emparecte ;

 Transfuge : caractère à cheval sur plusieurs classes mais, cette fois-ci, ce sont les différentes
graisses du caractère qui le font basculer d'une classe à l'autre. Sur l'exemple, le maigre est une
clavienne alors que le gras devient une emparecte. C'est donc une transfuge clavienne-
emparecte à congés.
5. Classification chinoise
La typographie chinoise plonge ses racines dans la calligraphie, un système d’écriture à l’encre et à la
plume formalisé sous la dynastie Song entre le Xe et le XIIIe siècle.

Trois familles de polices forment les bases de la typographie chinoise moderne :

 la famille des caractères calligraphiques proches de l’écriture à main levée du manuaire latin ;

 la famille des caractères classiques qui s’apparente aux serif occidentales avec leurs
empattements ;

 la famille des caractères modernes qui évoque les sans-serif occidentales.

Les dénominations en chinois distinguent les "Shu" (书), les styles d'écritures, des "Ti" (体), les styles de
types.

6. W3C
Le World Wide Web Consortium, organisme de normalisation des technologies du Web, a défini pour sa
norme de présentation CSS cinq familles de polices génériques5 :

 serif : des familles de police à empattement ;

 sans-serif : des familles de polices sans empattement ;

 cursive : des familles de polices simulant l’écriture à la main6 ;

 fantasy : des familles de polices dont les glyphes sont exotiques et plus décoratives qu’utilisables
pour du long texte. Peuvent convenir pour des titres ;

 monospace : des familles de polices à chasse fixe, comme sur des machines à écrire ou des
terminaux d’ordinateur. Informellement traduit en « monochasse », elles fonctionnent sur le
principe du stoïchédon.

Cette classification a ceci de particulier qu’elle ne sert pas à classifier tous les caractères existants, juste à
donner des guides d’affichage — d’où leur appellation de « familles de polices génériques ». On notera
aussi que les noms sont en anglais. L’adverbe « sans » est un gallicisme relativement fréquent dans la
langue anglaise.

III. Polices en informatique

En informatique, il existe plusieurs formats de caractères ; les polices matricielles (« bitmaps », à taille
fixe) et les polices vectorielles (à taille variable). Les vectorielles sont de deux types : les polices type
Hershey7, que l’on se contente de mettre à l’échelle sans correction particulière relative à leur taille, et les
polices plus récentes à correction d’échelle. Les deux peuvent être agrandies, orientées ou étirées sans
perte de qualité, mais la nature des Hershey les a fait plutôt réserver aux traceurs de courbes et
affichages grossiers sur écran.

Polices matricielles
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Article détaillé : Police matricielle.

Polices pour affichage à l'écran

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Les polices prévues pour l'affichage à l'écran dans une définition donnée donnent toujours un résultat
meilleur que des polices vectorielles.

Polices d’imprimantes

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Pendant des années, les logiciels usuels ne pouvaient exploiter une police de caractères que si celle-ci se
trouvait codée dans l’imprimante. De plus, chaque police n’était définie que dans quelques tailles ou
corps bien précis. Par exemple, on disposait du « Courrier 10 et 12 » et du « Times 8, 9, 10, 11, 12, 18 ».

Avec ce système, chaque lettre de chaque police dans chaque taille était représentée par un ensemble de
points plus ou moins important selon la résolution de l’imprimante. Ce système avait néanmoins
l'avantage d'imprimer uniquement des glyphes tels qu'ils avaient été conçus.

Les utilisateurs de TeX, à travers le système Metafont, disposaient alors des avantages des polices
vectorielles et des polices d'imprimantes. En effet, Metafont convertit un format vectoriel en un format
matriciel parfaitement adapté à l'imprimante utilisée. Actuellement, les utilisateurs de TeX utilisent des
formats de sortie vectoriels (généralement PDF).

Polices vectorielles

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Les polices vectorielles à correction d’échelle comportent plusieurs technologies différentes dont
les Fontes SVG. Les fontes SVG permettent les assemblages de caractères, ainsi que la transparence et le
remplissage par motifs ou dégradés de couleurs. Les utilisateurs se servent souvent de fontes vectorielles
dans des tailles pour lesquelles elles n'ont pas été prévues. Même si une fonte vectorielle peut être
redimensionnée à volonté, les versions prévues pour de petites tailles d'impression ou d'affichage sont
moins élancées pour être plus lisibles. Les versions prévues pour des grandes tailles sont plus élancées.

Polices PostScript

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Avec l’adoption du langage PostScript comme norme d’impression, l’utilisation des polices de caractères a
pu évoluer, car les modèles d’imprimantes qui disposaient de la technologie PostScript pouvaient
s’affranchir de la limitation de la taille des glyphes.

Les fontes PostScript permettent des ligatures de glyphes. Il existe deux types de police PostScript : celles
de Type 1 et celles de Type 3.

Les polices PostScript Type 1 sont codées par des vecteurs (courbe de Bézier), décrivant la forme de
chaque lettre plutôt que par des points. L’imprimante se charge de recalculer les points lors de la sortie
en fonction de sa résolution ; ainsi on peut rastériser (« flasher ») un document conçu pour une
imprimante laser en 1 200 ppp.

Les polices dites de Type 3 permettent la transparence et le remplissage par motifs ou dégradés de
couleurs. Elles sont peu ou non utilisés en impression professionnelle, car elles posent des problèmes
dans les flux de production PostScript et PDF. De plus, elles ne supportent pas le hinting et ne sont pas
esthétiques à l'écran.

Les polices PostScript de dernière génération sont de format OpenType avec l'extension « .otf ». Elles
reprennent les dessins des typographes professionnels et sont donc préférées dans les arts graphiques.

Polices TrueType

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Les polices TrueType d'Apple, déclinées aussi en OpenType par Microsoft, sont équivalentes aux Type
1 d'Adobe à une exception près : leur gestion est entièrement intégrée à Microsoft Windows (à partir des
versions 3.0 et 3.1) grâce à un programme spécialisé (Adobe Type Manager). Au départ, elles utilisaient
des courbes nommées splines et étaient impossibles à imprimer en impression professionnelle ;
toutefois, le Type 42 a rendu possible cette impression. Ce format est créé par le PostScript ou par
Distiller (Adobe).

Elles ont connu un succès extraordinaire[réf. nécessaire], en grande partie lié au succès de Microsoft
Windows lui-même. Paradoxalement, pendant longtemps, elles ne furent que peu employées sur
le Macintosh, car le Mac étant surtout utilisé pour les arts graphiques et ceux-ci n’utilisaient pas ce genre
de polices, lesquelles ne pouvaient pas, à l’époque, être gérées par les Raster Image Processor (RIP).

Les polices TrueType de dernière génération sont de format OpenType, avec l'extension « .ttf ». Les
polices TrueType peuvent être complétées par des instructions extrêmement puissantes. Les
logiciels [Link] et LibreOffice supportent ces extensions depuis leur version 3.3.

3.2 Les différents types de polices

1. Serif (avec empattement) :

o Les polices serif comme Times New Roman ou Georgia sont des polices avec des petites
extensions à la fin des lettres. Elles sont souvent associées à la formalité et à la tradition.

2. Sans-serif (sans empattement) :


o Les polices sans-serif comme **

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