Introduction
Dans un monde qui nécessite de plus en plus d’énergie électrique, la
recherche de sources d’énergie plus propres que le pétrole et le gaz est
devenue une priorité. De nos jours, différentes technologies sont
appliquées comme énergies renouvelables, offrant la possibilité de réduire
la consommation d’énergie provenant de sources non vertes. Parmi elles,
les technologies photovoltaïques tiennent une place importante sur le
marché des énergies renouvelables. En 2020, 3,1% de la production
mondiale d’électricité provenait d’équipements photovoltaïques, ce qui la
place au troisième rang des technologies de production d’électricité
renouvelable derrière l’hydroélectricité et l’éolien terrestre.
I. Définition de l’effet photovoltaïque
L’effet photovoltaïque est une conséquence de l’interaction
lumière-matière lors de laquelle des photons (provenant du soleil
ou de tout autre source artificielle) provoquent l’excitation de
charges électriques qui peuvent ensuite être collectées sous
forme d’un courant continu.
II . Principe de fonctionnement
La cellule PV, aussi appelée cellule solaire, constitue l’élément
de base de la conversion photovoltaïque. Il s’agit d’un
dispositif semi-conducteur qui transforme en énergie électrique
l’énergie lumineuse fournie par une source d’énergie
inépuisable, le soleil. Elle exploite les propriétés des matériaux
semi-conducteurs utilisés dans l’industrie de l’électronique :
diodes, transistors et circuits intégrés.
L’effet photovoltaïque se manifeste quand un photon est
alimenté dans un matériau composé de semi-conducteurs
dopés p (positif) et n (négatif), habilité comme jonction pn (ou
np). Sous l’effet de ce dopage, un champ électrique est présent
dans le matériau de manière permanente (comme un aimant
possède un champ magnétique permanent). Quand un photon
incident (grain de lumière) interagit avec les électrons du
matériau, il cède son énergie hv à l’électron qui se retrouve
libéré de sa bande de valence et subit donc le champ électrique
intégré. Sous l’effet de ce champ, l’électron migre vers la face
supérieure détenu place à un trou qui migre en sens inverse.
Des électrodes placées sur les faces supérieures et inférieures
permettent de récolter les électrons et de leur faire réaliser un
travail électrique pour rejoindre le trou de la face antérieure.
III. Circuit équivalent et modèle mathématique
[Link] d’une cellule idéale
Dans le cas idéal, la cellule d’une jonction PN soumise à
l’éclairement photovoltaïque connectée à une charge peut être
schématisée par un générateur de courant Iph en parallèle avec
une diode délivrant un courant selon la figure qui représente le
circuit équivalent d’une cellule solaire idéale
Les équations retenues de ce modèle sont :
Ipv=Iph-Id (1.1)
Le courant Iph est assimilé au courant Ise avec Vpv = 0,
courant de court-circuit obtenu en court circuitant la charge.
I ph = Isc = E/ Eref (1.2)
E : L’éclairement absorbé par la cellule.
Vd/Vt
Id = I(e - I) (1.3)
E ref : L’éclairement de référence (1000 w/m²)
I : Courant de saturation inverse de la diode ;
Vt =NKT/q (1.4)
Vt : Tension thermique ;
N : Facteur d’idéalité de la photopile ;
K : Constante de Boltzmann (1,38.1023J/K) ;
q : Charge de l’électron (1,6.10-19 C).
[Link] d’une cellule réelle
Le schéma équivalent de la cellule photovoltaïque réelle tient
compte d’effets résistifs parasites dues à la fabrication et
représenté sur la figure .
Ce schéma équivalent est constitué d’une diode (d)
caractérisant la jonction, une source de courant Iph
caractérisant le photo-courant, une résistance série Rs
représentant les pertes par effet Joule, et une résistance
shunte (Rsh) caractérisant un courant de fuite entre la grille
supérieure et le contact arrière qui est généralement très
supérieure à (Rs) .
Dans notre travail, nous avons utilisé le modèle mathématique
du module solaire à exponentiel simple.
Le courant de sortie d’une cellule photovoltaïque se met sous
la forme mathématique suivante :
Ipv = Iph- Id – Ip (1.5)
Ipv : Courant générer par la cellule photovoltaïque ;
Iph : Photo courant créé par la cellule (proportionnel au
rayonnement incident) ;
I : Le courant circulant dans la diode.
Vd/Vt
Id =I (e- 1) (1.6)
10 = 1 ou()() Tn. (1.7)
Ior : est le courant de court circuit de la cellule à la
température de référence T, et l’éclairement de référence :
T : Température de la jonction des cellules PV [°K] ;
T : Température de référence des cellules PV [°K] ;
B : facteur d’idéalité de la jonction ;
Ex. : Énergie de gap [ev] ;
Vd = Vpv + Rs Ipv
(1.8)
Rs : résistance série symbolise la résistance de masse du
matériau semi conducteur, ainsi les résistances ohmiques et de
contact au niveau des connexions des cellules ;
Vpv : La tension de sortie ;
Ip : Le courant circulant dans la résistance Rp ;
Rp : Résistance shunt représente les fuites autour de la
jonction p-n dues aux impuretés et sur les coins de cellule.