I.5 On utilise l’associativité du pgcd. On a pgcd(a, b, c) = pgcd(pgcd(a, b), c).
def gcd_trois(a,b,c):
return euclide(euclide(a,b),c)
Exercice II
II.1 Le polynôme P = X 3 + X 2 + X = X(X 2 + X + 1) = X(X − j)(X − ) est annulateur de A. Le
spectre complexe de A est inclus dans l’ensemble {0, j, } des racines de ce polynôme
annulateur.
II.2 Le polynôme P étant scindé à racines simples sur C, la matrice A est diagonalisable dans
Mn (C).
II.3 On suppose A inversible, donc 0 ∈ / Spec(A). De plus, le spectre complexe de A n’est pas vide,
et la matrice étant à coefficients réels, si z est valeur propre, z aussi et avec la même
multiplicité m puisque χA ∈ R[X]. Donc Spec(A) = {j, }. Le déterminant de A est le produit
des valeurs propres comptées avec multiplicité. On trouve donc
det A = j m m = (j)m = 1m = 1.
Problème
Questions préliminaires
III.1 (a) Par contraposition : si P et Q ne sont pas premiers entre eux, alors le polynôme pgcd(P, Q)
est non constant, donc admet une racine complexe. Cette racine est commune à P et Q.
(b) Comme P divise R, il existe un polynôme P1 tel que R = P P1 . Par hypothèse, Q divise
R = P P1 et P et Q sont premiers entre eux. D’après le théorème de Gauss, Q divise P1 . Il
existe donc Q1 tel que P1 = QQ1 . Finalement, R = P QQ1 , ce qui montre que P Q divise R.
P 0
P0 P P̃j P P0
P0 0 = Qj Pj = j Pjj .
Q P
III.2 Posons P̃j = i6=j Pi pour 1 6 j 6 n. Alors = j Pj P̃j , puis P
i i
Interpolation de Hermite
P+∞ P (n) (a) P+∞ P (n) (a)
III.3 (a) La formule de Taylor en a s’écrit P = n=0 n! (X − a)n = n=2 n! (X − a)n puisque
P+∞ P (n) (a)
P (a) = P 0 (a) = 0. En posant Q = n=2 n! (X − a)n−2 ∈ R[X], on a P = (X − a)2 Q(X),
ce qui prouve que (X − a)2 divise P .
(b) L’application ϕ est clairement linéaire et dim R2p−1 [X] = dim R2n = 2n. Il suffit de prouver
l’injectivité de ϕ. Soit P ∈ ker ϕ ; d’après la question précédente, pour tout i ∈ J1, pK,
(X − xi )2 divise P . De plus ces polynômes sont premiers entre eux deux à deux (pas de
racines communes, cf. III.1.a) donc pi=1 (X − xi )2 divise P (d’après III.1.b). Or le degré de
Q
Qp 2
i=1 (X − xi ) est 2p et celui de P est strictement inférieur à 2p. On en déduit que P = 0,
ce qui prouve l’injectivité.
(c) L’existence et l’unicité de PH découlent directement de la bijectivité de ϕ.
III.4 Cherchons PH sous la forme PH = a + bX + cX 2 + dX 3 . Les 4 conditions d’interpolation
conduisent au système
a−b+c −d =1
b − 2c + 3d = −1
a+b+c +d =0
b + 2c + 3d = 2
1 −1 1 −1 a 1 −1/4
0 1 −2 3 b −1 −1
Notons A = . On a = A−1 = .
1 1 1 1 c 0 3/4
0 1 2 3 d 2 1/2
1 3 2 1 3
Ainsi, PH = − 4 − X + 4 X + 2 X .
2
III.5 (a) On trouve Qi (xk ) = δk,i (symbole de Kronecker).
Si k 6= i , alors (X−xk )2 divise Qi , donc xk est racine double de Qi , ce qui entraîne Q0i (xk ) = 0.
Supposons que k = i . Posons P = j6=i (X − xj )2 et Pj = (X − xj )2 . D’après III.2, P 0 = QP =
Q
Pj0 2 P 0 (xi ) 2
On en déduit que P 0 (xi ) = P (xi ) puis Q0i (xi ) =
P P P
j6=i Pj P . j6=i xi −xj , P (xi ) = j6=i xi −xj .
(b) Tout d’abord, on constate que P ∈ R2p−1 [X]. Soit j ∈ J1, pK ; on vérifie que P (xj ) = aj et
P 0 (xj ) = bj .
Comme les Qi (xj ) sont nuls si i 6= j, il vient
h i
P (xj ) = (1 − Q0j (xj )(xj − xj ))aj + (xj − xj )bj Qj (xj ) = aj Qj (xj ) = aj .
De même, en dérivant le produit correspondant à i = j et en utilisant que Qj (xj ) = 1,
P 0 (xj ) = (−Q0j (xj )aj + bj ) + aj Q0j (xj ) = bj
On conclut par unicité de PH que P = PH .
(X−1)2 (X+1)2
(c) Ici, Q1 = 4 et Q2 = 4 . De plus, Q01 (x1 ) = Q01 (−1) = −1. Il vient donc
(X − 1)2 X − 1 1 3 1
P = [1+(X+1)−(X+1)]Q1 +2(X−1)Q2 = + (X+1)2 = − −X+ X 2 + X 3 .
4 2 4 4 2
Polynômes de Hermite
III.6 Récurrence immédiate.
III.7 Démontrons cette relation par récurrence. On a H0 = 1 et H1 = X, donc on a bien H10 = 1 × H0 .
Supposons que Hn0 = nHn−1 et montrons que Hn+1 0 = (n + 1)Hn . On a
0
Hn+1 = (XHn − Hn0 )0 = Hn + XHn0 − Hn00 = Hn + nXHn−1 − nHn−1
0
0
= Hn + n(XHn−1 − Hn−1 ) = Hn + nHn = (n + 1)Hn .
D’où le résultat.
III.8 (a) Soit P, Q ∈ R[X] et notons R = P Q. Soit ad X d le monôme dominant de R ; la fonction
x 7→ R(x)f (x) est continue sur R et on a R(x)f (x) ∼ ad x d f (x) lorsque x → ±∞. Il suffit
2
de prouver l’intégrabilité de x 7→ x d e −x /2 au voisinage de ±∞. On peut par exemple écrire
2 d −x 2 /2 d −x 2 /2
que x d e −x /2 = o(e −x ) en +∞ ; en effet, x ee −x = e −x/2
x e
e −x/2
, produit de deux termes qui
tendent vers 0 lorsque x → +∞. On conclut par comparaison avec la fonction x 7→ e −x qui
est intégrable en +∞. De même au voisinage de −∞ en comparant à e x .
(b) Détaillons uniquement le caractère défini : si hP, P i = 0, alors la fonction continue positive
x 7→ P 2 (x)f (x) est d’intégrale nulle sur R donc par théorème elle est nulle sur R. La fonction
f ne s’annule pas donc en déduit que pour tout x ∈ R, P (x) = 0, puis que P est le polynôme
nul (infinité de racines).
III.9 (a) La propriété est claire pour n = 0. Soit n ∈ N∗ . On a hP, Hn i = hP, XHn−1 − Hn−1 0 i =
0
R +∞
hP, XHn−1 i−hP, Hn−1 i. Calculons hP, XHn−1 i. On a hP, XHn−1 i = −∞ P (x)Hn−1 (x)xf (x) dx.
À l’aide d’une intégration par parties, qui est licite parce que la quantité P (x)Hn−1 (x)f (x)
admet une limite finie (nulle) en ±∞, il vient
Z +∞
hP, XHn−1 i = (P 0 (x)Hn−1 (x) + P (x)Hn−1
0
(x))f (x) dx = hP 0 , Hn−1 i + hP, Hn−1
0
i.
−∞
Finalement, hP, Hn i = hP 0 , Hn−1 i.
On montre ensuite par récurrence que hP, Hn i = hP (n) , H0 i.
(b) Montrons d’abord que la famille est orthogonale. Soit 0 < i < j 6 n. D’après la question
(j)
prédédente, hHi , Hj i = hHi , H0 i = h0, H0 i = 0. En effet, Hi est de degré i et j > i , donc
(j)
Hi = 0. Les polynômes de la famille (H0 , . . . , Hn ) étant non nuls, cette famille orthogonale
est libre. Elle est de cardinal n + 1 qui est la dimension de Rn [X], c’est donc une base
orthogonale de Rn [X].
3
(n)
(c) Soit n ∈ N. kHn k2 = hHn , Hn i = hHn , H0 i = hn!, 1i. En effet, le monôme dominant de Hn
(n) R +∞ R +∞
est X n donc Hn = n!. Sachant que −∞ f = 1, on trouve kHn k2 = n! −∞ f = n!. Ainsi,
√
kHn k = n!.
(d) Il vient immédiatement H1 = X, H2 = X 2 − 1 et H3 = X 3 − 3X. On trouve facilement que
P = (X 3 −3X)+(X 2 −1)+4X +2 = H3 +H2 +4H1 +2H0 . Ceci permet d’écrire P = 2H0 +Q
⊥ ⊥ . On en déduit d’après le cours que d(P, R [X]) = kQk =
p Q ∈ Vect(H0 ) = R0 [X] √
avec √ 0
kH3 k2 + kH2 k2 + 42 kH1 k2 = 24 = 2 6.
III.10 (a) Si p < n, alors S ∈ Rn−1 [X] = Vect(H0 , H1 , . . . , Hn−1 ). Donc hS, Hn i = 0 puisque la famille
(H0 , . . . , Hn−1 , Hn ) est orthogonale.
(b) Le polynôme SHn n’admet pas de racines réelles d’ordre impair est il est unitaire. Il est
donc de signe constant positif.
(c) Si l’on suppose que p < n, on obtient avec les deux questions précédentes que
Z +∞
S(x)Hn (x)f (x) dx = 0,
−∞
avec pour tout x, S(x)Hn (x)f (x) > 0. Ceci implique que le polynôme SHn est nul, ce qui
est absurde car ni S ni Hn est nul. Par conséquent, on a p = n, ce qui signifie que Hn admet
n racines réelles distinctes.