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Correction d'exercices sur l'algèbre bilinéaire

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Novembre 2021

ALGÈBRE BILINÉAIRE

Feuille d'exercices n 4 - Correction -

Exercice 1 :

Partie 1
Pour tout x ∈ E , on notera X la matrice colonne des coordonnées de x dans la base B.
1. (a) Comme la base B est orthonormale, on a :
∀(x, y) ∈ E 2 , hu(x), yi = t(AX)Y = tX tAY = tX( tAY ) = hx, u? (y)i.
(b) Si M ∈ Mn (R), mi,j désigne le c÷cient situé à la iième et j ième colonne de M .
Supposons que v est un endomorphisme de E tel que ∀(x, y) ∈ E 2 , hu(x), y)i = hx, u? (y)i. Notons B la
matrice de u? relativement de la base B. On a donc : ∀(X, Y ) ∈ Mn,1 (R), t(AX)Y = tXBY donc tX tAY ,
car la base B est orthonormée. Soit (i, j) ∈ [[1, n]]2 . Posons Y = Xj et X = Xi , où (X1 , . . . , Xn ) désigne la
base canonique de Mn,1 (R). Alors tXi tAXj = ( tA)i,j = aj,i et tXi BXj = bi,j . On tXi tAXj = tXi BXj . Ainsi,
aj,i = bi,j . On en déduit que B = tA. On en déduit que u? = v (ces deux endomorphismes sont représentés
par la même matrice dans la base B). L'adjoint de u est bien unique.
(c) Soit y ∈ E . Comme la base B est orthonormée, on sait que :
n
X n
X
? ?
u (y) = hu (y), ek i ek = hek , u? (y)i ek
k=1 k=1
n
hu(ek ), yi ek , d'après a
X
=
k=1

2. (a) i. λA + B est la matrice de λu + v . Donc, d'après la question 1, t(λA + B) = λ tA + tB (par linéarité de la


transposition) est la matrice de (λu + v)? . Or λ tA + tB est également la matrice de l'endomorphisme
λu? + v ? , d'après la question 1. On en déduit que (λu? + v ? ) = λu? + v ? .
ii. t(AB) = tB tA est la matrice de (u ◦ v)? , d'après la question 1. Or tB tA est la matrice de v ? ◦ u? . D'où
(u ◦ v)? = v ? ◦ u? .
iii. tA est la matrice de u? . Donc t( tA) est la matrice de (u? )? . Or t( tA) = A est la matrice de u. D'où
(u? )? = u.
iv. Pour tout (x, y) ∈ E 2 , hIdE (x), yi = hx, yi = hx, IdE (y)i. Par unicité de l'adjoint, on en déduit que
(IdE )? = IdE . On peut également remarquer que tIn = In ...
(b) Supposons u bijectif. A−1 est la matrice de l'automorphisme réciproque u−1 dans la base B. Donc t(A−1 ) est
la matrice de (u−1 )? . Or AA−1 = In donc t(AA−1 ) = tIn = In donc t(A−1 ) tA = In . On en déduit que la
matrice tA est inversible et que ( tA)−1 = t(A−1 ). Et t(A−1 ) est la matrice de (u−1 )? . Puisque
t(A−1 ) = ( tA)−1 , on en déduit que (u−1 )? = (u? )−1 .

3. Soit y ∈ F ⊥ . Pour tout x ∈ F , on a : hx, u? (y)i = hu(x), yi = 0, car x ∈ F donc u(x) ∈ F par hypothèse, et on
sait que y ∈ F ⊥ . Ainsi, pour tout ∈ F , x ⊥ u? (y) ⊥ x. On en déduit que u? (y) ∈ F ⊥ . Le sous-espace F ⊥ est bien
stable par u? .


4. (a) Soit x ∈ Ker(u? ) : u? (x) = 0 . Montrons que x ∈ (Im(u))⊥ .
Soit y ∈ Im(u). Il existe z ∈ E tel que y = u(z D .→Alors
E :

hx, yi = hx, u(z)i = hu(z), xi = hz, u? (x)i = z, 0 = 0. D'où x ⊥ y , pour tout y ∈ Im(u). On a bien
x ∈ (Im(u))⊥ . D'où Ker(u? ) ⊂ (Im(u))⊥ .


Soit x ∈ Im(u)⊥ . Alors : ∀y ∈ E , hu(y), xi = 0 donc ∀y ∈ E, hy, u? (x)i = 0 donc u? (x) ∈ E ⊥ . Or E ⊥ = { 0 }


(en eet : E = E ⊕ E ⊥ ). D'où u? (x) = 0 donc x ∈ Ker(u? ). On a donc l'inclusion réciproque :
(Im(u))⊥ ⊂ Ker(u? ).
(b) Puisque (u? )? = u, en appliquant la question précédente à l'endomorphisme u? , on obtient :
⊥
Ker((u? )? ) = (Im(u? ))⊥ donc Ker(u) = (Im(u? ))⊥ donc (Ker(u))⊥ = Im(u? )⊥ . Puisque Im(u? ) est un
sous-espace vectoriel de E , on a : dim(Im(u? )) + dim(Im(u? ))⊥ = dim E et de même
dim(Im(u? ))⊥ + dim((Im(u? ))⊥ )⊥ = dim E . D'où dim Im(u? ) = dim(Im(u? )⊥ )⊥ . Et comme on a l'inclusion
Im(u? ) ⊂ (Im(u? )⊥ )⊥ , on a l'égalité : Im(u? ) = (Im(u? )⊥ )⊥ . On a donc bien : (Ker(u))⊥ = Im(u? ).

1/ 6 C. Carchereux, lycée Carnot



− →
− →

(c) Soit x ∈ Ker(u). Alors : u(x) = 0 donc u? ◦ u(x) = u? ( 0 ) = 0 donc x ∈ Ker(u? ◦ u). On a donc :
Ker(u) ⊂ Ker(u? ◦ u).


Soit maintenant x ∈ Ker(u? ◦ u). On a : u? ◦ u(x) = 0 donc hx, u? (u(x))i = 0 donc hu(x), u(x)i =


0 donc ||u(x)||2 = 0 donc u(x) = 0 donc x ∈ Ker(u). On a donc montré l'inclusion réciproque :
Ker(u? ◦ u) ⊂ Ker(u). Finalement : Ker(u? ◦ u) = Ker(u).
Soit y ∈ Im(u? ◦ u). Il existe x ∈ E tel que y = u? ◦ u(x) donc y = u? (u(x)) donc y ∈ Im(u? ). On a donc :
Im(u? ◦ u) ⊂ Im(u? ).
Comme E est de dimension nie, on a d'après le théorème du rang :

dim Im(u? ◦ u) = dim E − dim Ker(u? ◦ u) = dim E − dim Ker(u) d'après l'égalité précédente
= dim(Ker(u)⊥ ) car Ker(u) et (Ker(u)⊥ sont supplémentaires
= dim(Im(u? ) d'après b

Par inclusion et égalité des dimensions, on a bien : Im(u? ◦ u) = Im(u? ).


(d) tAA est la matrice de u? ◦ u dans la base B. Comme B est orthonormée et que tAA est symétrique réelle
( t( tAA) = tA t( tA) = tAA), on sait que tAA est diagonalisable, et donc que u? ◦ u est diagonalisable.
Soit λ une valeur propre de u? ◦ u. Soit x ∈ E un vecteur propre associé. Alors :
u? ◦ u(x) = λx donc hx, u? ◦ u(x)i = hx, λxi donc hu(x), u(x)i = λ hx, xi donc ||u(x)||2 = λ ||x||2 . Puisque

− ||u(x)||2
x 6= 0 , on a ||x||2 > 0. De plus, ||u(x)||2 > 0. D'où λ = > 0.
||x||2
Partie 2

1. • Par dénition E est contenu dans L(R3 ).


• E n'est pas vide car R3 n'est pas vide !
• Soient g et h deux éléments de E et λ un réel.
Il existe deux éléments u = (a, b, c) et u0 = (a0 , b0 , c0 ) tels que g = fu et h = fu0 .
λ g + h = λ fu + fu0 donc la matrice de λ g + h dans la base B est : λ Mu + Mu0 .
  0 0 0 
λ a + a0 λ b + b0 λ c + c0
 
a b c a b c
Or λ Mu + Mu0 = λ  c a b  +  c0 a0 b0  =  λ c + c0 λ a + a0 λ b + b0  = Mλ u+u0 .
b c a b0 c0 a0 λ b + b0 λ c + c0 λ a + a0
Ainsi λg + h et fλ u+u0 ont même matrice dans la base B. Alors λg + h = fλ u+u0 . Ce qui montre que λ g + h
appartient à E.
Par conséquent ∀λ ∈ R, ∀(g, h) ∈ E2 , λ g + h ∈ E.
Ceci achève de montrer que : E est un sous-espace vectoriel de L(R3 ). 

a b c
2. Soit u = (a, b, c) un élément de R3 . La matrice de fu dans la base B est Mu =  c a b .
  b c a
a c b
La matrice de f ? dans B est tMu =  b a c .
c b a
La matrice de fu? dans B est donc Mû avec û = (a, c, b). Ainsi fu? = fû .
Ce qui permet d'armer que fu? est un élément de E.
Pour tout élément u de R3 , fu? appartient à E.
3. (a) Soit u = (a, b, c) un élément de R3 .    √1   
a b c 3 a+b+c
La matrice de fu (e1 ) dans la base B est  c a b    √3  = √13 c + a + b.
1 

b c a √1 b+c+a
3
 1 

3
Cette matrice est encore (a + b + c) 
 √3 . Ainsi fu (e1 ) = (a + b + c) e1 .
1 

√1
3
Comme e1 n'est pas le vecteur nul, e1 est un vecteur propre de fu et ceci pour tout élément u de R3 .
e1 est un vecteur propre commun aux éléments fu de E.
(b) Soit u = (a, b, c) un élément de R3 .
Soit x ∈ D. Comme D = Vect(e1 ), x = λe1 avec λ ∈ R. Alors,
fu (x) = λfu (e1 ) = λ.(a + b + c)e1 ∈ Vect(e1 ) = D.
Pour tout élément u de R3 , D est stable par fu .
2/ 6 C. Carchereux, lycée Carnot
(c) Soit u = (a, b, c) un élément de R3 . Posons v = (a, c, b).
Rappelons que fv? = fv̂ avec v̂ = (a, b, c) donc fv? = fu d'après II 2).
fv est un élément de E donc D est stable par fv d'après la question précédente.
La question I 3. b. montre alors que D⊥ est stable par fv? donc par fu .
Pour tout élément u de R3 , D⊥ est stable par fu .
 
1
(d) Notons que D = Vect(e1 ) = Vect = Vect(i + j + k).

√ i+j+k
3
Comme R3 est euclidien, D et D⊥ sont orthogonaux. D'où dim(D⊥ ) + dim
| {z D} = dim(R ) = 3, donc
3

=1
dim(D⊥ ) = 2.
Soit x un élément de R3 de coordonnées (x1 , x2 , x3 ) dans la base B.
x ∈ D⊥ ⇐⇒ hx, i + j + ki = 0 ⇐⇒ x1 × 1 + x2 × 1 + x3 × 1 = 0 ⇐⇒ x1 + x2 + x3 = 0 car B est une base
orthonormale de R3 .
x1 + x2 + x3 = 0 est une équation de D⊥ dans la base B .
 
1 1 1 1
(e) e2 = √ i− √ j + 0 k et √ + − √ + 0 = 0 donc e2 est un élément de D⊥ .
2 2 2 2  
1 1 2 1 1 2
e3 = √ i + √ j − √ k et √ + √ + − √ = 0 donc e3 est un élément de D⊥ .
6 6 6 6 6 6 s
1 2 1 2
    r
1 1
B = (i, j, k) étant une base orthonormale : ke2 k = √ + −√ + 02 = + = 1;
2 2 2 2
s
1 2 1 2 2 2
     r
1 1 4
ke3 k = √ + √ + −√ = + + = 1;
6 6 6 6 6 6
   
1 1 1 1 2
he2 , e3 i = √ √ + − √ √ + 0 −√ = 0.
2 6 2 6 6
Finalement (e2 , e3 ) est une famille orthonormale, donc une famille libre, de cardinal 2 du plan vectoriel D⊥ .
Ceci sut pour dire que (e2 , e3 ) est une base orthonormale de D⊥ .
s
1 2 1 2 1 2 1 1 1 √
     r
1 1 1
e1 = √ i + √ j + √ k donc ke1 k = √ + √ + √ = + + = 1 = 1.
3 3 3 3 3 3 3 3 3
Ainsi (e1 ) est une base orthonormale de D.
(e1 ) est une base orthonormale de D, (e2 , e3 ) est une base orthonormale de D⊥ , D et D⊥ sont
supplémentaires dans R3 et orthogonaux. Ainsi B0 = (e1 , e2 , e3 ) est une base orthonormale de R3 .
(e2 , e3 ) est une base orthonormale de D⊥ et B 0 = (e1 , e2 , e3 ) est une base orthonormale de R3 .
(f) Soit u un élément de R3 . D = Vect(e1 ) et D⊥ = Vect(e2 , e3 ) sont stables par fu .
Par conséquent fu (e1 ) ∈ Vect(e1 ), fu (e2 ) ∈ Vect(e2 , e3 ) et fu (e3 ) ∈ Vect(e2 , e3 ). Alors il existe cinq réels e,
f , g , h et ` tels que fu (e1 ) = e e1 , fu (e2 ) = f e2 + h e3 et fu (e3 ) = g e2 + ` e3 .
 
e 0 0
Alors la matrice Nu de fu dans la base B0 = (e1 , e2 , e3 ) est : Nu = 0 f g .
0 h `
D'après la question a, f (e1 ) = (a + b + c)e1 . On en déduit que e = a + b + c.
2
Comme la base B est orthonormée, on sait que : fu (e2 ) = hfu (e2 ), ek i ek .
P
k=1
D'où : hfu (e2 ), e2 i = f et hfu (e2 ), e3 i = h.
On a, comme (i, j, k) est orthonormée :
 
1 1
1 1 1 t 
f = hfu (e2 ), e2 i = hfu (i − j), (i − j)i = h(i − j), fu (i − j)i = −1 Mu −1

2 2 2
0 0
 
1  a−b 1 2a − b − c
= 1 −1 0 c − a = [(a − b) − (c − a)] = .
2 2 2
b−c

3/ 6 C. Carchereux, lycée Carnot


   
1 1
1 1
h = he3 , fu (e2 )i = √ hi + j − 2k, fu (i − j)i = √ t  1  Mu −1
2 3 2 3 −2 0

 
1  a−b 1 −3b + 3c 3
= √ 1 1 −2 c − a = √ [(a − b) + (c − a) − 2(b − c)] = √ = (c − b).
2 3 2 3 2 3 2
b−c
De même :

  
1 1
1 t 
g = he2 , fu (e3 )i = √ −1 Mu 1 
2 3 0 −2

 
1  a + b − 2c 1 3
= √ 1 −1 0  a + c − 2b = √ [(a + b − 2c) − (a + c − 2b)] =
 (b − c)
2 3 2 3 2

Pour déterminer le c÷cient `, on procède de manière analogue, ou bien, on utilise la propriété du cours
 deux matrices semblables ont même trace, et comme Mu et Nu représente le même endomorphisme fu
dans deux bases distinctes de R3 , Mu et Nu sont semblables  .
Ainsi, puisque Tr(Mu ) = Tr(Nu ), on obtient : 3a = e + f + `, donc

2a − b − c b c 2a − b − c
` = 3a − (a + b + c) − =a− − =
2 2 2 2
 
a+b+c 0 0

 √ 

 1 3 
Au nal, on obtient : Nu = 0 a − (b + c) (b − c) .
 
 

2 2

 
 
3 1
 
 
0 (c − b) a − (b + c)
2 2
√1 √1 √1
 
3 2 6
Notons P =  √1
 3 − √12 √1 
6
. La matrice P est la matrice de changement de bases de la base canonique
√1 −2
3
0 √
6
de à la base (e1 , e2 , e3 ). Comme la base canonique de R3 et la base (e1 , e2 , e3 ) sont des bases
R3
orthonormées de R3 , la matrice P est orthogonale. Enn, d'après la formule de changement de bases, on a :
P −1 Mu P = tP Mu P = Nu .

Exercice 2 :

D'après EDHEC 2018

1. Soit x ∈ R3 . En posant y = x dans la dénition, on a :


hf (x), xi = − hx, f (x)i
Par symétrie du produit scalaire, on a alors : hf (x), xi = − hf (x), xi, et donc hf (x), xi = 0.
2. Soit λ ∈ R une valeur propre de f . Notons x un vecteur propre associé : x 6= 0 et f (x) = λx.
D'après la question précédente : hf (x), xi = 0.
Or f (x) = λx, donc hf (x), xi = hλx, xi = λ ||x||2 .
On a donc : λ ||x||2 = 0.
Comme x 6= 0 en tant que vecteur propre, ||x||2 > 0, et donc nécessairement, λ = 0.
On en conclut que 0 est la seule valeur propre réelle de f .
3. ? Soit x ∈ Ker(f ). Soit y ∈ Im(f ). Il existe z ∈ R3 tel que y = f (z).
On a :
hx, yi = hx, f (z)i = − hf (x), zi par dénition de f
= − h0, zi car x ∈ Ker(f )
= 0
D'où x ⊥ y .
Ceci étant valable pour tout x ∈ Ker(f ) et tout y ∈ Im(f ), on en déduit que Ker(f ) ⊥ Im(f ).
4/ 6 C. Carchereux, lycée Carnot
? Pour tout x ∈ Ker(f ) ∩ Im(f ), comme x ∈ Ker(f ) et x ∈ Im(f ), x ⊥ x, donc ||x||2 = 0, et ainsi x = 0.
Ceci sut à montrer que Ker(f ) ∩ Im(f ) = {0}.
Les sous-espaces Ker(f ) et Im(f ) sont en somme directe.
? Enn, R3 étant de dimension nie, le théorème du rang assure que :

dim(R3 ) = dim(Ker(f )) + dim(Im(f ))

On peut désormais conclure que Ker(f ) et Im(f ) sont supplémentaires orthogonaux dans R3 .
4. Supposons que dim Ker(f ) = 3.
Ker(f ) est alors un sous-espace vectoriel de R3 de même dimension. Alors Ker(f ) = R3 , soit f = 0.
Dans ce cas, la matrice de f dans la base canonique de R3 (ou même dans n'importe quelle base de R3 ) est le
matrice nulle : elle est bien de la forme proposée avec α = 0.
5. On suppose dans cette question que dim Ker(f ) = 2.
(a) Notons que d'après la formule du rang, dim(Im(f )) = 3 − 2 = 1.
La restriction du produit scalaire canonique de R3 aux sous-espaces vectoriels respectifs Ker(f ) et Im(f )
donnent une structure d'espaces euclidiens à Ker(f ) et Im(f ).
Tout espace euclidien admettant une base orthonormée, il existe donc (e1 ) une base orthonormée de Im(f )
et (e2 , e3 ) une base orthonormée de Ker(f ).
Les sous-espaces Ker(f ) et Im(f ) étant supplémentaires, (e1 , e2 , e3 ) constitue une base, de vecteurs normés,
de R3 , et comme Ker(f ) ⊥ Im(f ), la base (e1 , e2 , e3 ) est orthogonale.
Par dénition des vecteurs e2 et e3 , on a f (e2 ) = (0, 0, 0) et f (e3 ) = (0, 0, 0).
Et en notant (a, b, c) lescoordonnées
 de f (e1 ) dans la base (e1 , e2 , e3 ), la matrice A de f dans la base B est
a 0 0
bien de la forme : A = b 0 0 .

c 0 0
(b) Par dénition de l'image de f , pour tout y ∈ Im(f ), f (y) ∈ Im(f ). Ainsi, Im(f ) est stable par f .
En particulier, f (e1 ) ∈ Im(f ). Et comme (e1 ) constitue une base de Im(f ), il existe d ∈ R tel que
f (e1 ) = de1 .
Par unicité des coordonnées du vecteur f (e1 ) dans la base B, on a donc : d = a et b = c = 0.
(c) D'après la question 1, hf (e1 ), e1 )i = 0.
Or f (e1 ) = ae1 . D'où hf (e1 ), e1 i = hae1 , e1 i = a ||e1 ||2 = a, car e1 est normé. D'où a = 0.
On en déduit que A = 0, donc f = 0, et par conséquent, dim Ker(f ) = 3.
On aboutit à une contradiction. L'hypothèse dim Ker(f ) = 2 est donc impossible.
6. On suppose dans cette question que dim Ker(f ) = 1.
(a) Par la formule du rang, on a : dim Im(f ) = 3 − 1 = 2.
Avec le même raisonnement que celui fait à la question 5a, on montre qu'il existe une base orthonormée
(e1 , e2 ) de Im(f ), une base orthonormée (e3 ) de Ker(f ).

Comme Im(f ) ⊕ Ker(f ) = R3 , B = (e1 , e2 , e3 ) constitue une base orthonormée de R3 .
(b) L'image de f étant stable par f , f (e1 ) ∈ Im(f ). Or (e1 , e2 ) est une base de Im(f ). Il existe donc deux réels a
et c tels que (e1 ) = ae1 + ce2 .
Pour les mêmes raisons, il existe deux réels b et d tels que f (e2 ) = be1 + de2 .
Enn, comme e3 ∈ Ker(f ), on a : f (e3 ) = (0, 0, 0) = 0e1 + 0e  2 + 0e3 .
a b 0
La matrice de f dans la base B est bien de la forme : A =  c d 0 .
0 0 0
(c) On sait que hf (e1 ), e1 i = 0. Or

hf (e1 ), e1 i = hae1 + ce2 , e1 i = a ||e1 ||2 + c he2 , e1 i


= a car (e1 , e2 ) est orthonormée

On en déduit que nécessairement a = 0.


De même, en considérant hf (e2 ), e2 i, on obtient que d = 0.
Enn, on a : hf (e1 ), e2 i = − he1 , f (e2 )i. Or hf (e1 ), e2 i = hce2 , e2 i = c ||e2 ||2 = c et
he1 , f (e2 )i = he1 , be1 i = b ||e1 ||2 = b. D'où c = −b.
(d) On a montré que 0 est la seule valeur propre de f . L'endomorphisme f n'est pas injectif, et donc
dim Ker(f ) ∈ {1, 2, 3}. Et d'après la question 5, dim Ker(f ) 6= 2.
5/ 6 C. Carchereux, lycée Carnot
Si dim Ker(f ) = 3, on a bien montré qu'il existe une base orthonormée dans laquelle la matrice de f est de
la forme A (avec α = 0).
Si dim Ker(f ) = 1, on a montré dans la 
question précédente
 qu'il existe une base orthonormée de R3 dans
0 b 0
laquelle la matrice de f est de la forme −b 0 0, c'est-à-dire de la forme A (avec α = b).

0 0 0
Exercice 3 :

1. i) =⇒ ii)
Pour tout vecteur x de E , on a, en posant y = x dans la dénition : ||g(x)||2 = hg(x), g(x)i = hx, xi = ||x||2
Donc la conservation du produit scalaire entraine celle de la norme.
ii) =⇒ i)
1
Comme hx, yi = (||x + y||2 − ||x − y||2 ), la conservation de la norme et la linéarité de g permettent d'écrire, pour tous
4
vecteurs x et y :
1 1 1
hg(x), g(y)i = (||g(x) + g(y)||2 − ||g(x) − g(y)||2 ) = (||g(x + y)||2 − ||g(x − y)||2 ) = (||x + y||2 − ||x − y||2 ) = hx, yi.
4 4 4
i) =⇒ iii)
Si B = (e1 , . . . , en ) est une base orthonormée de E , et g un endomorphisme orthogonal, on a :
∀ i 6= j, hg(ei ), g(ej )i = hei , ej i = δi,j , donc g(B) est une base orthonormée de E .
iii)=⇒ iv)
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E . On suppose que B0 = (g(e1 ), g(e2 ), . . . , g(en )) est une base
orthonormée de E . Alors, la matrice A de g dans la base B s'interprète comme la matrice de passage de la base B à la
base B0 . Les bases B et B0 étant orthonormées, la matrice A est orthogonale.
iv)=⇒ v)
Soit B une base orthonormée de E . On note A la matrice de g dans la base B et on suppose que A est orthogonale :
t AA = I .
n
Soit u ∈ S . Notons U la matrice colonne des coordonnées de u dans la base B. Alors, AU est la matrice colonne des
coordonnées de g(u) dans la base B, et comme la base B est orthonormée :
||g(u)||2 = t(AU ).(AU ) = tU tAAU = tU In U = tU U = ||u||2 , car B est orthonormée. Ainsi, pour tout u ∈ S ,
||g(u)|| = ||u|| = 1 et donc g(u) ∈ S . Le sous-ensemble S est bien stable par g .
v)=⇒ ii)
Supposons que S est stable par g .
Soit x ∈ E . Si x = 0, alors g(x) = 0 et donc ||g(x)|| = 0 = ||x||.
x
Supposons x 6= 0. Posons u = . Comme ||u|| = 1, u ∈ S , donc g(u) ∈ S et donc ||g(u)|| = 1. Or par linéarité de g :
  ||x||
1 1 1 1
g(u) = g = x g(x). D'où ||g(x)|| = ||g(x)|| = ||g(x)||. On en déduit nalement que ||g(x)|| = ||x||.
||x|| ||x|| ||x|| ||x||
2. a) La matrice A est associée à f dans la base orthonormée B = (e1 , . . . , en ). Comme B est orthonormée, on a :
n
hei , f (ej )i ei . Ainsi, par dénition de la matrice A, on obtient : ai,j = hei , f (ej )i.
X
f (ej ) =
i=1
b) Par la question précédente : * +
n P
n n n n n n n
ei i = hf (u), ui, avec
P P P P P P P P
S= ai,j = hf (ej ), ei i = f (ej ), ei =h f (ej ), ei i = hf ( ej ),
16i,j6n i=1 j=1 i=1 j=1 j=1 i=1 j=1 i=1
n
ei .
P
u=
i=1
c) D'après l'inégalité de Cauchy-Schwarz et le fait que f soit un endomorphisme orthogonal :
|S| = |hf (u), ui| ≤ ||u|| · ||f (u)|| = ||u||2 = n
n
En eet, comme la base B est orthonormée, ||u|| = 12 = n.
2
X

k=1
d) Comme A est orthogonale, tAA = In . Donc, pour tout j ∈ [[1, n]], le c÷cient de tAA situé à la j ième ligne et j ième
n
colonne de A est égal à 1, donc : a2i,j = 1
P
i=1
Donc tous les coecients ai,j sont compris entre −1 et 1 et ainsi : a2i,j = a2i,j =
P P PP P
|ai,j | ≥ 1=n
i,j i,j j i j
Enn, par Cauchy-Schwarz dans Rn muni de sonrproduit scalaire canonique donne :
2
r PP 2 √
( 12 )( |ai,j |2 ) = n2 ( ai,j ) = n3
P P P P
|ai,j | = 1×|ai,j | ≤
i,j i,j i,j i,j j i
Ce qui est le dernier résultat attendu.
6/ 6 C. Carchereux, lycée Carnot

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