Histoire et géographie de Bizerte
Histoire et géographie de Bizerte
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Bizerte
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Relevé météorologique de Bizerte
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 6,9 7 7,7 9,7 12,6 16,4 19,1 20,1 18,3 14,8 10,7 8 12,6
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
31,3 31,6
27,7 29
23,7 24,8
19,6 19,9
15,3 15,8 17,2 16,3
19,1 20,1 18,3
16,4 14,8
12,6 10,7
7,7 9,7 8
6,9 7
92 85 59 45 27 10 2 5 31 84 84 102
Arrondissements
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La ville de Bizerte est composée de quatre arrondissements : Médina, Aïn Mariem, Zarzouna et Hached.
Histoire
Antiquité
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Petit comptoir fondé aux environs de 1100 av. J.-C. par les Phéniciens sous le nom d'A'Kra , la ville passe sous l'influence de
Carthage après la défaite d'Agathocle de Syracuse. Elle est ensuite occupée par les Romains sous le nom d'Hippo, Hippo Accra,
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Hippo Diarrhytus ou Diaritus ou encore Zaritus (Hippo-Zaryte dans le roman Salammbô de Gustave Flaubert ). Pline l'Ancien
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la mentionne dans son Histoire naturelle sous le nom latin d'Hippo Dirutus, qu'il présente comme une déformation de l'adjectif
grec diarrhutos qui signifie « traversé par des eaux courantes ».
La conquête d'Hippo-Diarrhytos par les Romains efface d'un trait neuf siècles d'histoire punique. Démantelée, la ville voit son
territoire passer sous la coupe d'Utique qui prend le parti de Rome. Il faudra longtemps pour qu'une nouvelle ville romaine s'érige
à la place du site punique d'Hippo Diarrhytus. Sous l'Empire romain, Hippo entretient des relations maritimes suivies avec Ostie
et Rome, comme en témoigne une mosaïque décorant sa représentation commerciale dans la place des Corporations. Dès le
e
v siècle, la ville et le territoire, sous l'action dynamique d'Augustin d'Hippone et l'impulsion de quelques évêques, les grands
propriétaires terriens et l'aristocratie se rallient au christianisme.
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Son nom arabe, Banzart, dérive d'une déformation phonétique de son nom antique .
En 1786, un décret beylical accorde à la France les droits exclusifs de la pêche du corail mais les contrebandiers suivent aussitôt.
Génois, Catalans, Vénitiens, Siciliens, Pisans, Corses, ils fondent nombre d'entrepôts et de commerces dans l'îlot de R'baâ mais
ne mettent qu'une cinquantaine d'années à détruire les massifs de corail. En 1850, ils ne sont plus que 2 000.
Protectorat français
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La France obtient l'autorisation de conquérir la régence lors du traité de Berlin en 1878 . Les navires de la marine française
entrent dans le vieux port de Bizerte durant la campagne de Tunisie en mai 1881 mais, le 18 mars 1884, ils le quittent à la suite de
pressions diplomatiques des Britanniques qui voient d'un mauvais œil la création d'une base militaire maritime à 250 milles de
Malte.
La France entreprend très tôt, en 1886, la construction d'un grand port du fait du rôle
stratégique de la ville sur le canal de Sicile avec le creusement du chenal qui n'est achevé
qu'en 1892 ; ce canal est creusé pour relier la mer Méditerranée au lac de Bizerte où est
aménagée une rade. L'aménagement du port s'accélère notamment sous l'impulsion de
l'amiral Gustave Besnard (ministre de la Marine) et du capitaine de vaisseau Joseph-Henri
Merleaux-Ponty dans les années 1897-1898, avec la montée de la tension entre la France
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et le Royaume-Uni pendant la crise de Fachoda . À une vingtaine de kilomètres plus au
sud, de l'autre côté du lac, est fondée la cité de Ferryville, appelée de nos jours Menzel
Bourguiba ainsi que l'arsenal de la marine de guerre française dit de Sidi-Abdallah. Sous Plan de Bizerte en 1890.
le protectorat français, la ville croît rapidement : la municipalité de Bizerte est créée par le
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décret du 16 juillet 1884 . En 1898, un pont transbordeur est édifié sur le canal pour
joindre la ville à la rive sud du canal ; il reste en service jusqu'en 1909.
En décembre 1920, le gouvernement français autorise la flotte de l'Armée blanche de l'Armée des volontaires, dernier vestige de
la flotte de la mer Noire de la marine impériale russe, à se réfugier à Bizerte. Les réfugiés russes sont répartis dans différents
camps militaires français proches de Bizerte, notamment Nador, Djebel Kébir, Saint-Jean, Roumi et Chreck ben Chabane. Le
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dernier navire, le cuirassé Général-Alekseïev, est vendu à un démolisseur en 1935 . L'église Saint-Alexandre-Nevski de Bizerte,
toujours en service, témoigne de cette époque.
En mars 1939, le reliquat de la marine républicaine espagnole commandée par l'amiral Miguel Buiza Fernández Palacios est
autorisée à pénétrer dans la rade de Bizerte par le gouvernement français. Elle compte trois croiseurs, sept contre-torpilleurs et un
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sous-marin et transporte 4 300 personnes .
Cercle des officiers de Vue de la municipalité Plagistes et un Bac de Bizerte Vue de l'église
terre et de mer de de Bizerte au début du marchand de glibettes, accostant à Zarzouna, orthodoxe Saint-
Bizerte vers 1900. e 1904. 1910. Alexandre-Nevski de
xx siècle.
Bizerte.
Murs de la médina de
Bizerte.
Résistance au colonialisme
En dépit de relations souvent pacifiques entre les communautés européenne et musulmane,
la ville de Bizerte a été un haut lieu de la résistance au colonialisme. À la fin de 1921, une
première cellule du parti nationaliste du Destour est inaugurée dans la médina de Bizerte
majoritairement peuplée de musulmans. Les premiers groupes de nationalistes locaux
s'organisent à travers le parti et les syndicats autonomes de la Confédération générale des
travailleurs tunisiens. En 1924, des heurts éclatent dans le cadre de conflits ouvriers : les
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émeutes dégénèrent à deux occasions en affrontements .
Vue de l'avenue de France.
En décembre 1932, le mufti de Bizerte, le cheikh Idriss Cherif, promulgue une fatwa
déclarant que les Tunisiens naturalisés français sont considérés comme des apostats et ne
peuvent être enterrés dans un cimetière musulman. Cette fatwa est un élément clé de la contestation des naturalisations qui
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constitue l'une des revendications principales des nationalistes tunisiens dans les années 1930 .
Le 31 décembre 1932, des incidents ont lieu à la suite du décès d'un habitant musulman de la ville naturalisé français. Les
groupes de Tunisiens se présentent autour du cimetière musulman pour empêcher l'inhumation du défunt dont la famille décide
finalement de procéder à l'enterrement dans le cimetière européen. Le jour même, un naturalisé spahi veut enterrer son fils mort
jeune dans le cimetière musulman, ce à quoi les habitants s'opposent également. La situation dégénère en affrontements avec
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intervention sans gravité des forces de l'ordre ; l'enterrement a finalement lieu .
Le 8 janvier 1938, une manifestation quitte la cellule destourienne de la médina pour protester contre la déportation du leader
local du parti, Hassan Nouri. À son arrivée dans la ville européenne, elle est prise à partie par les forces de l'ordre qui ouvrent le
feu en faisant six morts parmi les manifestants, dont Salah Ben Ali, et une trentaine de blessés. Les meneurs dont Habib Bougatfa
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sont ensuite arrêtés .
Le 13 janvier 1952, c'est lors d'un meeting populaire à Bizerte que Habib Bourguiba lance l'appel à la lutte armée afin d'accéder à
l'indépendance. Cet appel lui vaut d'être arrêté avec d'autres chefs nationalistes le 18 janvier, prélude au congrès clandestin du
Néo-Destour proclamant la lutte armée pour l'indépendance.
Tunisie indépendante
Malgré l'indépendance accordée à la Tunisie en 1956, la France conserve la base de
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Bizerte jusqu'au 15 octobre 1963 , ce qui entraîne de nombreuses tensions entre la
Tunisie de Habib Bourguiba et la France de Charles de Gaulle qui atteignent leur
paroxysme lors de la crise de Bizerte.
À la suite des tensions entre la jeune Tunisie indépendante et la France sur le délai de
l'évacuation de la base aéronavale de Bizerte, des manifestations organisées par le pouvoir
tunisien devant le portail de la caserne de Sidi Ahmed se transforment en batailles rangées.
Du 19 au 22 juillet 1961, la bataille fait rage dans la ville ; les militaires français seront Habib Bourguiba à Bizerte, 1952.
accusés par les autorités tunisiennes d'avoir utilisé du napalm, sans que cela ne soit
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pourtant démontré . Preuve de la violence de l'épreuve de force, les événements de
Bizerte font officiellement de 24 à 27 morts et une centaine de blessés du côté des soldats français contre 630 à 632 morts côté
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tunisien (dont la moitié seulement appartiennent à l'armée régulière) et environ 1 500 blessés . Selon le Croissant rouge tunisien,
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la bataille aurait fait plus de 5 000 morts .
L'implication de plusieurs individus originaires de la ville dans le complot du 25 décembre 1962 contre Bourguiba aurait été
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motivée par leur insatisfaction à l'égard de la manière dont il avait géré la crise .
Démographie
Statistiques
La municipalité compte une population de 136 917 habitants au terme du recensement de
1
2014 mais on peut estimer la population de son agglomération, comprenant également
Menzel Jemil et Menzel Abderrahmane, à environ 180 000 habitants.
Origines
Les Bizertins sont les descendants d'immigrés arabes et berbères d'Algérie, fuyant les
années de sécheresse de la fin du xixe siècle, de musulmans d'Andalousie, de Slaves
musulmans de l'Empire ottoman, de Siciliens, de Corses, de Sardes, de Maltais et de
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Russes blancs installés à Bizerte après la Révolution russe de 1917. Les habitants
d'origine européenne et la petite communauté juive ont quitté la ville progressivement
avec l'indépendance de la Tunisie (20 mars 1956), le départ des forces françaises
stationnées dans la ville (15 octobre 1963) et la nationalisation des terres détenues par les
colons (12 mai 1964).
Vue aérienne de Bizerte en 1959.
Pyramide des âges
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Pyramide des âges de Bizerte en 2014 (en %)
Classe
Hommes Femmes
d’âge
11,88 60 et + 12,33
12,17 50-59 11,12
13,9 40-49 14,28
15,35 30-39 16,26
14,88 20-29 15,69
7,25 15-19 7,16
7,32 10-14 6,9
8,1 5-9 7,37
9,4 0-4 8,76
Politique et administration
Maires
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Listes des maires de Bizerte depuis l'indépendance
Élections municipales
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À la suite des élections municipales de 2018, Kamel Ben Amara (Ennahdha) est élu maire de la ville pour un mandat courant
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jusqu'en 2023 .
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Résultats en sièges de la municipalité de Bizerte
Kamel Ben
Bizerte 13 6 0 3 12 2 36
Amara
Maillage administratif
Bizerte est le chef-lieu du gouvernorat de Bizerte, divisé en 14 délégations et 16 municipalités et 102 imadas.
Infrastructures
Projet français
Avant les travaux menés par les Français, la communication entre le lac et la mer est
établie par deux canaux prenant leur origine dans le vieux port et se rejoignant avant
d'atteindre le lac. Leurs contours donnent un aspect original à Bizerte qui est surnommée
la « Venise africaine » avec son « pont des Soupirs ». Ces deux canaux envasés et n'ayant
qu'une profondeur de un à deux mètres ne peuvent être facilement utilisés pour la
navigation de grands navires.
Aussi les nouvelles autorités du protectorat eurent l'idée de couper l'isthme de sable qui
sépare le lac de la mer et de créer un nouveau chenal et un nouveau port à l'est de la ville. Plan du canal en 1906.
Le chenal mesurera 800 à 900 mètres de long, cent mètres de large et neuf mètres de
profondeur afin que le nouveau port puisse devenir le plus important de Tunisie et le
quatrième de l'Afrique française après Oran, Philippeville et Bône. L'amiral Théophile Aube, pendant son passage au ministère de
la marine, projette de transformer le vieux port mais ne peut que faire opérer quelques dragages et c'est en 1890 que commencent
les travaux concédés à la maison Hersent et Couvreux pour mettre en communication le lac avec la mer et transformer la rade en
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un abri sûr. Dans ce but, on décide de construire deux grandes jetées , d'une longueur d'environ un kilomètre chacune,
protégeant une étendue de littoral de 1,8 kilomètre et formant un avant-port d'une superficie de plus de cent hectares.
Entre les musoirs des deux jetées, une ouverture de 400 mètres permet l'entrée simultanée et facile de plusieurs navires. Pour
accomplir cet important travail, la Société du port de Bizerte utilise la carrière d'Aïn Meriem, située à quatre kilomètres au nord
de la ville, qui fournit les blocs de granit qu'un chemin de fer à voie étroite amène jusque sur la digue. Les jetées, une fois
terminées, protègent l'entrée du chenal contre les tempêtes et l'envasement.
Rôle économique
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Bizerte possède un port de plaisance, un port de pêche ainsi qu'un port de commerce .
L'accès au quai de commerce et au bassin de Menzel Bourguiba se fait par un canal, Pétrolier dans le port de Bizerte.
traversé par le pont mobile, large de 75 mètres et disposant d'un tirant d'air de 13 mètres.
Par ailleurs, avec ses quatre bassins de radoub sur le lac de Bizerte et leurs installations, le
chantier naval présente des avantages comparatifs par rapport aux chantiers du nord de la Méditerranée grâce à une main d'œuvre
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qualifiée et à un coût compétitif .
En outre, la proximité du réseau ferroviaire, l'accès à l'autoroute Tunis-Bizerte ainsi que la voie rapide reliant Menzel Bourguiba
à Bizerte confèrent au site les atouts d'un port moderne. Alors que Bizerte est la plus grande base aérienne de Tunisie, elle s'est
tournée vers le tourisme, malgré la forte présence de l'armée tunisienne, mais n'a pas réussi à s'ériger complètement en pôle
touristique. Au xxie siècle, la ville se dote d'un pôle de tourisme de plaisance avec Marina Cap 3000 en cours d'achèvement.
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Doté d'une croisette qui compte plus de 800 anneaux pour des yachts allant jusqu'à 110 mètres de long, le port offre des
parkings souterrains pour environ 500 voitures et deux chantiers navals. À cela s'ajoute une résidence haut standing de 48 000 m2
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comprenant des appartements, un complexe commercial et un aquarium .
Transport
Transport routier
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Bizerte présente plusieurs atouts grâce à ses nombreuses infrastructures. Elle est en effet reliée à la capitale par une autoroute
de 51 kilomètres qui permet à la ville d'être à moins de 45 minutes de Tunis. Elle est également reliée par une voie rapide à
Menzel Bourguiba et à son chantier naval.
Un nouveau pont, pour un coût estimé à 800
millions de dinars, doit s'étendre sur une distance
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de 2,7 kilomètres au-dessus du canal à l'horizon
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de 2024 .
Transport en commun
La ville de Bizerte est desservie par la Société
régionale de transport de Bizerte (SRT Bizerte),
Autoroute A4 qui relie Bizerte à Vue de l'actuel pont de Bizerte.
Tunis. une entreprise publique de transport qui assure les
voyages et les transports par autobus à travers tout
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le gouvernorat de Bizerte .
Transport aérien
La ville de Bizerte ne possède pas d'aéroport propre mais elle est située à une soixantaine
de kilomètres de l'aéroport international de Tunis-Carthage et à une centaine de kilomètres
de l'aéroport international de Tabarka-Aïn Draham. En 2018, le ministère du Transport
annonce un projet de nouvel aéroport international à Bizerte qui pourrait être opérationnel
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en 2030 .
Santé
Bizerte dispose d'un hôpital militaire fondé en 1983. La ville est aussi desservie par
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l'hôpital universitaire Habib-Bougatfa .
Culture
Éducation
La ville de Bizerte est le siège de l'Institut Vue de l'hôpital Habib-Bougafta.
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supérieur de gestion (ISG) , de l'Institut
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préparatoire aux études d'ingénieurs de Bizerte ainsi que de la faculté des sciences à
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Zarzouna .
Gastronomie
La ville du canal est connue par sa gastronomie,
Vue de la cour de l'ISG. avec notamment la makrouna abri (dite aussi
makrouna diari), le tlaytou, la rechata hlow, la
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boughaja et le knef .
Sport
Supporters du CAB.
Le club qui représente la ville de Bizerte est le Club athlétique bizertin (CAB), un club omnisports qui évolue dans de nombreux
sports collectifs comme le football avec une équipe évoluant en Ligue I, le handball et le basket-ball. Le CAB joue au stade du
15-Octobre, un stade d'une capacité de 20 000 places.
Jumelages
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La municipalité de Bizerte a signé des accords de coopération et de jumelage avec diverses villes à travers le monde :
Saint-Pétersbourg
Ville Pays Depuis
Palerme
Tanger Maroc 6 août 1676 Tanger Kalamata
Annaba Port-Saïd
Port-Saïd Égypte 13 janvier 1977
La ville de Bizerte participe d'autre part à un programme de réhabilitation des centres historiques avec Clermont-Ferrand
(France), Marrakech (Maroc) et Braga (Portugal) et entretient des relations privilégiées avec Toulon (France). Il existe également
une rue de Bizerte dans le 17e arrondissement de Paris (France).
Notes et références
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24 décembre 2019).
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[Link] (consulté le 24 décembre 2019).
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24 décembre 2019).
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mid=105&lang=fr) », sur [Link] (consulté le 14 août 2021).
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& Company, 1854, p. 1070.
8. Gustave Flaubert, Salammbô, Paris, Pocket, 1995, 502 p. (ISBN 978-2-266-04323-6), p. 96.
9. Pline l'Ancien (trad. Émile Littré), Histoire naturelle, t. V, Paris, Dubochet, 1848-1850 : « Au fleuve Tusca
commence la région Zeugitane ; elle est appelée proprement Afrique. Trois promontoires, le promontoire Blanc, le
promontoire d'Apollon en face de la Sardaigne, le promontoire de Mercure en face de la Sicile, s'avançant dans la
haute mer, forment deux golfes : le premier est celui d'Hippone, le plus voisin de la ville qu'on nomme Hippo
Dirutus, par corruption du mot grec diarrhytos, qui signifie arrosé par des eaux abondantes » [lire en ligne ([Link]
[Link]/bloodwolf/erudits/plineancien/[Link])].
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13. Marc'Antonio Bragadin, Histoire des républiques maritimes italiennes, Paris, Payot, 1955, 280 p., p. 263.
14. Henry Laurens, John Victor Tolan et Gilles Veinstein, L'Europe et l'islam : quinze siècles d'histoire, Paris, Odile
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15. Jean Ganiage, Les origines du Protectorat français en Tunisie, Tunis, Maison tunisienne de l'édition, 1968, 611 p.,
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[Link], 4 juin 2014 (consulté le 24 décembre 2019).
Bibliographie
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années 1950, Paris, Sedes, 2012, 400 p. (ISBN 978-2-301-00150-4).
Mourad Ben Jelloul, Bizerte : promotion foncière et immobilière et croissance de l'espace urbanisé, Tunis,
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Habib Dlala, « Bizerte à l'époque contemporaine », Encyclopédie berbère,1991, p. 1523-1526.
Habib Dlala, « Les grands moments de l'évolution démo-spatiale de la ville de Bizerte », Revue tunisienne de
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Habib Dlala, « Bizerte. Les grands partis d'aménagement », Revue tunisienne de géographie, no 27,1995,
p. 107-141 (ISSN 0330-9924 ([Link]
Patrick-Charles Renaud, La bataille de Bizerte (Tunisie) : 19 au 23 juillet 1961, L'Harmattan, 1996, 199 p.
(ISBN 978-2-7384-4286-4, lire en ligne ([Link]
Voir aussi
Articles connexes
Crise de Bizerte
Club athlétique bizertin
Liens externes