Modélisation des Populations et Suites Récurrentes
Modélisation des Populations et Suites Récurrentes
2017
Analyse L1S1 P
Aujourd’hui :
Analyse L1S1 P
Modélisation la plus simple.
Analyse L1S1 P
Modélisation la plus simple.
pn+1 = αpn
On en déduit
Analyse L1S1 P
Modélisation la plus simple.
pn+1 = αpn
On en déduit
pn = αpn−1 = α2 pn−1 = · · · = αn pO
Analyse L1S1 P
Modélisation la plus simple.
pn+1 = αpn
On en déduit
pn = αpn−1 = α2 pn−1 = · · · = αn pO
Analyse L1S1 P
Modélisation à la Fibonacci.
Cette fois, on a des lapins. On part avec p0 = 0 et p1 = 1 (un couple de
lapins de 1 mois), et on suppose que chaque couple d’au moins 2 mois
donne naissance à un couple chaque mois.
Analyse L1S1 P
Modélisation à la Fibonacci.
Cette fois, on a des lapins. On part avec p0 = 0 et p1 = 1 (un couple de
lapins de 1 mois), et on suppose que chaque couple d’au moins 2 mois
donne naissance à un couple chaque mois.
pn+1 = pn + pn−1
Analyse L1S1 P
Modélisation à la Fibonacci.
Cette fois, on a des lapins. On part avec p0 = 0 et p1 = 1 (un couple de
lapins de 1 mois), et on suppose que chaque couple d’au moins 2 mois
donne naissance à un couple chaque mois.
pn+1 = pn + pn−1
λ1 (x+ )n + λ2 (x− )n = pn
Analyse L1S1 P
Modélisation à la Fibonacci.
Cette fois, on a des lapins. On part avec p0 = 0 et p1 = 1 (un couple de
lapins de 1 mois), et on suppose que chaque couple d’au moins 2 mois
donne naissance à un couple chaque mois.
pn+1 = pn + pn−1
λ1 (x+ )n + λ2 (x− )n = pn
Théorème
Soit U l’ensemble des suites réelles (ou complexes) vérifiant
un+d = ad −1 un+d −1 + · · · + a0 un (a0 6= 0).
On introduit le polynôme caractéristique P(Z ) = Z d − ad −1 Z d −1 − · · · − a0 .
Dans C, on peut le factoriser sous la forme
P(Z ) = (Z − ω1 )α1 · · · (Z − ωs )αs avec α1 + · · · + αs = d .
Considérons les d suites de la forme
Sn (ωi , j) = nj ωin avec 0 ≤ j < αi .
Alors tout élément (un )n ∈ U s’écrit de manière unique sous la forme
un = λ1 Sn (ω1 , 0) + · · · + λd Sn (ωs , αs )
Analyse L1S1 P
Modélisation à la Fibonacci avec mort.
P(Z ) = Z 3 − Z 2 − Z + 1 =
Analyse L1S1 P
Modélisation à la Fibonacci avec mort.
P(Z ) = Z 3 − Z 2 − Z + 1 = (Z − 1)2 (Z + 1)
Analyse L1S1 P
La suite logistique
Il s’agit de la suite définie par
u0 = 1
un+1 = run (1 − un )
f (x) = rx(1 − x) .
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y = 21 (x + 2x −1 )
x
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
y = 21 (x + 2x −1 )
x
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
y = 21 (x + 2x −1 )
• x
u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
• x
u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
• • x
u1 u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
u2 •
• • x
u1 u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
u2 •
• • • x
u2 u1 u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
u2
u3
•
•
• • • x
u2 u1 u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
u2
u3
•
•
•• • • x
u3 u2 u1 u0
Interprétation graphique
1
f (x) = (x + 2x −1 ).
2
y
y =x
u1 • y = 21 (x + 2x −1 )
u2
u3
•
•
•• • • x
u3 u2 u1 u0
Analyse L1S1 P
un+1 = f (un ) : deuxième exemple
On considère la suite définie comme suit :
u0 = 1
un+1 = cos(x)
Analyse L1S1 P
un+1 = f (un ) : deuxième exemple
On considère la suite définie comme suit :
u0 = 1
un+1 = cos(x)
cos(x) = x .
Analyse L1S1 P
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(x)
Analyse L1S1 P
Interprétation graphique
y =x
y = cos(x)
x
Interprétation graphique
y =x
y = cos(x)
x
Interprétation graphique
y =x
y = cos(x)
x
Interprétation graphique
y =x
y = cos(x)
x
Interprétation graphique
y =x
y = cos(x)
x
Interprétation graphique
y =x
y = cos(x)
Analyse L1S1 P
un+1 = f (un ) : troisième exemple
Analyse L1S1 P
un+1 = f (un ) : troisième exemple
y = cos(2x)
Analyse L1S1 P
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Interprétation graphique
y
y =x
y = cos(2x)
Analyse L1S1 P
Points fixes attractifs et répulsifs
On dit qu’un x tel que l’on ait
x = f (x)
Analyse L1S1 P
Points fixes attractifs et répulsifs
On dit qu’un x tel que l’on ait
x = f (x)
Critère.
Si x est un point fixe, alors
x est attractif dès que |f 0 (x)| < 1,
x est répulsif dès que |f 0 (x)| > 1,
on ne peut pas dire directement la nature de x si |f 0 (x)| = 1.
f (x) = x
⇔ rx(1 − x) = x
⇔ x(r (1 − x) − 1) = 0
⇔ x = 0 ou x = r −1
r = 0
f 0 (x) = r − 2rx
donc
f 0 ( r −1 r −1
r ) = r − 2(r − 1) = 2 − r donc le point fixe x = r est
attractif pour r ∈]1, 3[ et répulsif si r ∈ [0, 1[ ou si r ∈]3, 4].
Analyse L1S1 P
La suite logistique : exemple de r = 0.75
y =x
x
y = 0.75x(1 − x)
Analyse L1S1 P
La suite logistique : exemple de r = 2.5
y =x
x
y = 2.5x(1 − x)
Analyse L1S1 P
La suite logistique : exemple de r = 3.2
y =x
x
y = 3, 2.x(1 − x)
Analyse L1S1 P
La suite logistique : exemple de r = 3.2 suite.
On dit que les points x1 ∼ 0.79 et x2 ∼ 0.51 sont des points périodiques.
Analyse L1S1 P
Autre interprétation graphique :
y
y =x
x
y = f ◦ f (x)
Autre interprétation graphique :
y
y =x
x
y = f ◦ f (x)
Analyse L1S1 P
Si l’on continue, voici ce que l’on observe :
Analyse L1S1 P
et, magie ! ! !
Analyse L1S1 P
et, magie ! ! !
Analyse L1S1 P
Et le chaos dans tout ça ?
On dit qu’un système dynamique est chaotique si son comportement à
moyen terme est complètement différent pour deux valeurs initiales prises
au hasard, mais très proches l’une de l’autre. Revenons sur notre exemple
de suite logistique. Avec r = 4 on obtient :
u0 = 0.2 u0 = 0.2001
u1 = 0.6400000000 u1 = 0.6402399600
u2 = 0.9216000001 u2 = 0.9213310145
u3 = 0.2890137598 u3 = 0.2899207049
u4 = 0.8219392257 u4 = 0.8234667592
u5 = 0.5854205398 u5 = 0.5814770228
u6 = 0.9708133255 u6 = 0.9734459790
u7 = 0.1133392499 u7 = 0.1033956199
u8 = 0.4019738575 u8 = 0.3708198626
u9 = 0.9615635016 u9 = 0.9332499684
u10 = 0.1478365361 u10 = 0.2491778595
u11 = 0.5039235788 u11 = 0.7483530155
u12 = 0.9999384221 u12 = 0.7532831188
u13 = 0.0002462963706 u13 = 0.7433906469
u14 = 0.0009849428347 u14 = 0.7630439720
u15 = 0.003935890889 u15 = 0.7232314751
Analyse L1S1 P
Exercices
Analyse L1S1 P
ax+b
Exo. 3 : Une homographie est une fonction réelle du type f (x) = cx+d ,
avec ad − bc 6= 0.
si a, b, c et d sont strictement positifs, montrer que cette suite est
bien définie.
quel est alors (en fonction de a, b, c et d ) son comportement quand
n → ∞?
En général, quelles sont les valeurs de u0 pour lesquelles la suite est
bien définie ?
Analyse L1S1 P
Aujourd’hui...
Analyse L1S1 P
Qu’est-ce qu’une équation différentielle ?
Pour nous, et pour l’instant, une équation différentielle sera une équation
du type
y 0 (t) = F (y (t), t)
où y est une fonction inconnue de la variable t, et sa dérivée.
Exemples :
(E1 ) y 0 (t) = t 2 + 1
(E2 ) y 0 (t) = y
(E3 ) y 0 (t) = 2y − e t
(E4 ) y 0 (t) = y 2 + 1
Une solution d’une telle équation différentielle est une fonction t 7→ y (t)
définie sur un intervalle qui vérifie ladite équation. Par exemple, pour
toute constante C , les fonctions suivantes (Si ) sont solutions de (Ei )
3
(S1 ) y (t) = t3 + t + C
(S2 ) y (t) = Ce t
(S3 ) y (t) = e t + Ce 2t
(S4 ) y (t) = tan(t − C )
Analyse L1S1 P
D’où ça sort ?
• En physique :
Si un corps K de masse m est laché avec une vitesse nulle au moment t0
d’une certaine hauteur h0 , ils subit deux forces : l’attraction
gravitationnelle, d’intensité mg , et dirigée vers le bas, et une force de
frottement kv (t)2 proportionnelle au carré de sa vitesse, le coefficient k
dépendant de la situation. Par exemple, si le corps est en dehors de
l’atmosphère, on a k = 0. S’il c’est une bille de plomb lachée d’un avion,
k est petit, et si c’est un parachutiste, k est grand.
Quelle que soit la situation, le principe fondamental de la Physique nous
dit que la somme mg − kv (t)2 est égale à mv 0 (t). On a donc l’équation
différentielle suivante :
k
v 0 (t) = g − v (t)2
m
soumise à la condition v (t0 ) = 0.
Trouver une solution de cette équation différentielle permet de connaître
la vitesse de K au temps t > t0 .
Analyse L1S1 P
D’où ça sort ?
• En chimie :
Le carbone C12 a un isotope instable C14 . Celui-ci est produit dans la
couche d’ozone et se trouve en quantité constante dans l’air, où il se
dégrade lentement. Tout au long de notre vie, nous respirons cet air, et le
C14 se fixe à nos os, et se dégrade en même temps, de sorte que la
quantité de C14 par gramme de nos os est constante. Lorsque nous serons
morts et enterrés, nous ne respirerons plus l’air, et le C14 ne se fixera
plus, il ne fera que se dégrader, de sorte que la quantité de C14 par
gramme d’os va baisser. Précisément, la loi est la suivante : il existe une
période de temps T , appelée demi-vie du C14 , telle que la quantité de
C14 par gramme est divisée par 2 en un temps T . Une autre façon de le
dire est la suivante :
ln(2)
q 0 (t) = − q(T )
T
Lorsque dans plusieurs milliers d’années nos descendants exhumerons nos
squelettes, il leur suffira de résoudre cette équation différentielle pour
savoir depuis combien de temps nous gisons là.
Analyse L1S1 P
D’où ça sort ?
• En biologie :
On étudie encore l’évolution d’une population p, mais cette fois avec un
temps continu, et non plus discrêt. La suite logistique devient une
équation logistique
p 0 (t) = ap(t)(1 − p(t))
Résoudre cette équation différentielle permet de comprendre l’évolution
de p(t) en fonction du temps.
(Int) y 0 = f (t)
nous sont familières. Elles sont l’un des sujets du cours d’intégration.
y Elles sont particulière en ce sens que deux
solutions sont “verticalement parallèles”.
Autrement dit, elles diffèrent d’une
constante. Plus précisément, si ϕ est
t solution, alors les solutions de l’équation
sont exactement les fonctions de la forme
ϕ + C pour une certaine constante C réelle.
Réciproquement, si une équation différentielle a cette propriété, alors elle
est équivalente à une équation différentielle du type (Int) : il nous suffit
de prendre une solution ϕ et de dire que toute autre solution est aussi
solution de y 0 (t) = ϕ0 (t).
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Équations différentielles autonomes (2)
y
Une telle équation différentielle (E ) est dite
autonome : les sciences en fournissent des
tombereaux car elles contiennent en elles le
principe suivant lequel les mêmes causes
t produiront les mêmes effets,
indépendemment de la date de l’évènement
...
Analyse L1S1 P
Le théorème de Cauchy pour les équadiffs autonomes
Comme nous le savons depuis le cours d’intégration, pour toute donnée initiale
(t0 , y0 ), une équation différentielle du type
(Int) y 0 (t) = f (t)
admet une unique solution y telle que y (t0 ) = y0 : c’est y (t) = y0 + tt0 f (t)dt, à
R
condition, bien sûr, que f soit continue pour que la fonction y ainsi obtenue soit
dérivable.
Le thm de Cauchy donne un résultat semblable pour les équations autonomes :
Théorème de Cauchy
Soit J un intervalle ouvert sur lequel f est continue. Alors pour toute condition
initiale (t0 , y0 ) avec y0 dans J, et pour tout ε > 0 assez petit, il existe une
solution ϕ :]t0 − ε, t0 + ε[→ R de l’équadiff
Analyse L1S1 P
Intervalle maximal d’une solution
Analyse L1S1 P
Solutions stationnaires et sens de variation
est une solution constante, c’est-à-dire une solution vérifiant l’une des
CES :
y (t) = y0
⇔ y 0 (t) = 0
⇔ f (y0 ) = 0
On dit alors que y0 est une valeur critique.
De même, si f (y0 ) est strictement positive, alors la solution passant par
(t0 , y0 ) est strictement croissante au voisinage de y0 , et si f est
strictement négative, alors la solution passant par (t0 , y0 ) est strictement
décroissante au voisinage de y0 .
Par conséquent, une étude du signe de f sur J nous donne des
informations précieuses sur les solutions de (Aut).
Analyse L1S1 P
Monotonie des solutions.
Analyse L1S1 P
Convexité
Analyse L1S1 P
Limites
La fonction f est toujours définie et C 1 sur un intervalle qu’on suppose
ici de la forme ]a, b[ (où a et b peuvent être infinis)
Supposons que
(Aut) y 0 (t) = f (y (t))
admet une solution ϕ définie sur un intervalle maximal I0 =]α, β[.
Si ϕ est stationnaire, alors on a α = −∞ et β = +∞.
Si ϕ est strictement croissante, alors on a les possibilités suivantes :
ϕ(t) tend vers b lorsque t → β,
β = +∞ et ϕ(t) tend vers une valeur critique lorsque t → β.
En effet, si ϕ(t) ne tend pas vers b, alors elle converge (puisqu’elle est croissante) vers un
élément b 0 < b. Si β n’était pas +∞, le théorème de Cauchy permettrait de prolonger la
solution ϕ sur un intervalle strictement plus grand que ]α, β[ par l’unique solution passant par
(β, b 0 ), ce qui contredirait la maximalité de I0 . Donc β doit être +∞. Mais ϕ étant croissante
et convergeant vers b 0 , le théorème des accroissements finis implique que ϕ0 tend vers 0 en
β = +∞. Ainsi, f (ϕ(t)) doit tendre vers 0, ce qui implique (f étant continue) que b 0 est une
valeur critique de f .
Bien sûr, on a des alternatives similaires en α, et aussi lorsque ϕ est
strictement décroissante.
Analyse L1S1 P
Stabilité
Analyse L1S1 P
Plan d’une étude qualitative
Analyse L1S1 P
Exercices
y0 =y y0 = y2
y0 = 1 + y2 y0 = 1 − y2
y0 = sin(y ) y0 = ln(y )
−1)
y0 = tan(y ) y0 = y (y
√ p1+y
y0 =−3y y0 = 1 − y2
Analyse L1S1 P
Résoudre explicitement une équation différentielle autonome
On considère une équation différentielle autonome
y 0 (t) = f (y (t)) ,
∃c ∈ R, F (y (t)) = t − c ( ∀t | y (t) ∈ J0 ) .
1
Comme f est strictt positive sur J0 , sa primitive
est strictt croissante sur cet intervalle, et bien sûr de classe C 1 , donc en
particulier continue. Elle admet donc une fonction réciproque
F (y (t)) = t − t0 ⇔ y (t) = F̃ (t − t0 )
Analyse L1S1 P
1
Exemple : le cas de y 0 = cos(y )
Analyse L1S1 P
1
Exemple : le cas de y 0 = cos(y ) (2)
Analyse L1S1 P
Exercices
Analyse L1S1 P
Aujourd’hui ...
Analyse L1S1 P
La méthode d’Euler (1)
ϕ32
L’idée est la suivante : pour tout t, ϕ16
on connaît la tangente au graphe de ϕ8
ϕ(t). On va discrêtiser le temps en n
intervalles de longueur hn = Tn , et ϕ4
Analyse L1S1 P
La méthode d’Euler (2)
yk+1 = yk + hn f (yk )
Enfin, on définit une fonction ϕn sur I en reliant les valeurs obtenues par
des morceaux affines :
L’espoir est alors que pour tout point t de I , la suite ϕn (t) converge vers
ϕ(t).
Analyse L1S1 P
La méthode d’Euler sur un exemple
y0 = y
dont nous savons que la solution passant par le point (0, 1) est ϕ(t) = e t .
La méthode d’Euler sur l’intervalle [0, T ] au rang n donne
T k
yk = (1 + )
n
et en particulier
T n
yn = (1 + )
n
qui tend bien vers e T .
Analyse L1S1 P
Estimation de l’erreur dans la méthode d’Euler (1)
On a une équation du type
|f (a) − f (b)| ≤ K |a − b| .
C’est par exemple le cas dès que f est dérivable sur J, et si |f 0 (y )| < K
sur cet intervalle.
On note M le maximum de f sur J.
Erreur dans la méthode d’Euler
Soit ϕ la solution de (Aut) passant par (t0 , y0 ). Soit ϕn la n-ième
approximation d’Euler sur l’intervalle [t0 , t0 + T ]. On a l’inégalité
MT T KT
|ϕ(tj ) − ϕn (tj )| ≤ aj (avec tj = t0 + j et a = e n ).
2n n
En particulier, lorsque n → ∞, cette erreur tend vers 0.
Analyse L1S1 P
Estimation de l’erreur dans la méthode d’Euler (2)
Analyse L1S1 P
Estimation de l’erreur dans la méthode d’Euler (3)
Nous avons donc les deux égalités
hn2
ϕ(tk+1 ) = ϕ(tk ) + f (ϕ(tk )).hn + εk
(avec |εk | ≤ KM )
yk+1 = yk + f (yk ).hn 2
qui impliquent
hn2
|ϕ(tk+1 ) − yk+1 | ≤ |ϕ(tk ) − yk | + hn |f (ϕ(tk )) − f (yk )| + KM 2
h2
≤ (1 + K .hn )|ϕ(tk ) − yk | + KM 2n
hn2
ek+1 ≤ ek .(1 + K .hn ) + KM
2
d’où l’on déduit (exercice)
M
ej ≤ e K .[Link] hn
2
Analyse L1S1 P
Estimation de l’erreur dans la méthode d’Euler (4)
Analyse L1S1 P
La méthode d’Euler comme lien équadiffs ↔ suites
récurrentes
y 0 = y (a − 1 − ay )
pour T = n !
Analyse L1S1 P
L’exemple logistique (1)
Une rapide étude qualitative montre que pour a > 0, les solutions ont
l’aspect suivant :
y
a−1
a stable
0 instable
t
La
suite logistique a alors le comprotement suivant :
Analyse L1S1 P
Analyse L1S1 P
Analyse L1S1 P