CODE DE COMMERCE
Article 1er –
Transporteur : toute personne physique ou morale qui utilise pour des
transports routiers, un ou plusieurs véhicules lui appartenant ou pris en
location
Commissionnaire de transport routier : toute personne physique ou
morale qui organise et fait exécuter sous sa responsabilité et en son
propre nom, des opérations de Groupage de marchandises ou
d’affrètement pour le compte d’un commettant.
Affrètement : les opérations par lesquelles des envois de marchandises
sont confiés sans groupage préalable à des transporteurs de marchandises
pour compte d’autrui
Loueur de véhicules automobiles de transport routier de
marchandises : toute personne physique ou morale qui met à la
disposition d’un locataire un véhicule avec ou sans conducteur,
conformément au contrat de louage de choses qu’ils établissent entre eux
Marchandises : tous les corps qui peuvent se transporter d'un lieu à un
autre soit qu'ils se meuvent par eux-mêmes comme les animaux, soit
qu'ils ne puissent changer
Manifeste de fret : manifeste de fret le document contenant des
renseignements sur l’opération de transport exécutée pour compte
d’autrui
Compte d’autrui :
Article 3 –
Le premier poste : Transport de marchandises pour
l'administration et les collectivités locales
Cette clause indique que les opérations de transport de
marchandises effectuées par les administrations et les
collectivités territoriales sont considérées comme du transport
pour compte propre sous deux conditions fondamentales :
Objet du transfert : Le transfert doit être adapté pour répondre aux
besoins des services offerts par ces ministères et organismes.
Moyens de transport : Le transport doit être effectué à l'aide de
véhicules appartenant à ces ministères et organismes ou désignés pour
leur propre usage.
En d'autres termes, lorsqu'une entité gouvernementale transporte
des matériaux ou des équipements destinés à être utilisés dans
ses projets ou tâches, ce transport est considéré comme faisant
partie de son travail et non comme une activité commerciale, et
n'est donc pas soumis à la réglementation régissant le transport
commercial.
Le deuxième poste : Transport de marchandises pour le compte de
particuliers et d'entreprises
Cette clause prévoit que les particuliers et les entreprises
peuvent également transporter leurs propres marchandises pour
leur propre compte, à condition que cette opération remplisse les
conditions suivantes :
Finalité du transport : Le transport doit être lié à l'activité de
l'entreprise ou à l'entreprise du particulier, c'est-à-dire que les
marchandises transportées doivent être nécessaires au processus
productif de l'entreprise ou à l'activité commerciale de l'individu.
Propriété du véhicule : les véhicules utilisés pour le transport doivent
appartenir à l'entreprise ou à un particulier, ou être achetés en plusieurs
versements conformément aux lois applicables.
Nature de la marchandise : Autrement dit, si une entreprise
manufacturière transporte des matières premières jusqu’à son usine ou
distribue ses produits finis à des clients en utilisant ses propres véhicules,
ce transport est considéré comme un transport pour son propre compte.
Conclusion :
Ces deux clauses visent à définir les critères qui distinguent le
transport de marchandises pour le compte d'autrui (i.e. transport
commercial) et le transport de marchandises pour le compte de
leur propriétaire (i.e. transport interne d'une entreprise ou d'un
particulier). L'importance de cette distinction est de déterminer
les réglementations et les lois qui s'appliquent à chaque type de
transport, car les opérations de transport commercial sont
soumises à des contrôles et à des licences plus strictes que les
opérations de transport interne.
Article 6 –
Licence obligatoire : Une licence est nécessaire pour exercer une
activité de transport. Cette licence est délivrée par la Commission des
Transports.
Le rôle du Comité des Transports : Ce comité est l'organisme habilité à
accorder les licences, à les renouveler, à les modifier, voire à les retirer en
cas de violation des conditions.
Pouvoirs des gouverneurs : En cas d'urgence, les gouverneurs ont le
droit de prendre la décision de suspendre temporairement la licence.
Le droit de recours : En cas d'insatisfaction concernant la décision de la
commission des transports, la personne concernée peut faire appel devant
une commission de recours.
Objectifs de ce système :
Assurer la sécurité des transports
Réguler la concurrence.
Protection des consommateurs
Article 7 –
Points clés :
Durée de validité de la licence :
En général, la validité d'une autorisation de transport est de sept
ans à compter de la date de sa délivrance.
Après l'expiration de ce délai, le titulaire du permis peut
demander son renouvellement auprès du même comité qui l'a
délivré.
Permis délivré avant le 6 décembre 1963 :
Pour un permis délivré avant cette date, sa validité expire sept
ans après la dernière utilisation du véhicule pour lequel le permis
était destiné.
EXCEPTION IMPORTANTE :
Si cette licence a été obtenue avant le 15 novembre 1958 ou
achetée contre rémunération avant le 6 décembre 1963, son
renouvellement est automatique sans aucune action
supplémentaire requise de la part du titulaire de la licence.
Court :
Le texte explique la durée du permis de transport et indique qu'il
existe des exceptions pour l'ancien permis. Ce système vise à
assurer le renouvellement de la flotte de transport et son adaptation
à l'évolution des besoins, tout en préservant les droits des titulaires
d'autorisations.
Article 7 bis –
Exception à la règle générale : De manière générale, l'article 5
fixe les conditions de nationalité pour l'obtention d'une licence de
transfert. Mais cet article (auquel il fait référence) autorise une «
exception » à cette règle.
Les étrangers et le droit de renouveler : Les étrangers ayant
déjà obtenu une autorisation de transport peuvent en demander le
renouvellement.
Conditions de renouvellement : Les conditions de
renouvellement du permis pour les étrangers sont les mêmes que
celles mentionnées à l'article 7.
Exception non applicable : Toutefois, les étrangers ne peuvent
pas bénéficier du renouvellement tacite prévu par l'article 7 dans
certains cas particuliers (comme les anciens permis).
En termes simples, cet article signifie que :
Les étrangers peuvent exercer une activité de transport : à
condition d'avoir obtenu au préalable une autorisation.
Le droit au renouvellement est disponible : mais sous certaines
conditions, et ils ne peuvent pas bénéficier de tous les privilèges
accordés aux citoyens.
Article 9 –
Points clés :
Conditions d'autorisation : Les décrets préciseront en détail les
conditions que doit remplir une personne ou une entreprise pour
obtenir une autorisation de transport, ainsi que les conditions que
doivent remplir les véhicules.
Renouvellement de la licence : il expliquera les procédures
suivies pour renouveler la licence et les conditions qui doivent être
remplies pour renouveler, modifier, suspendre ou retirer la licence. Il
déterminera également les cas dans lesquels le gouverneur peut
suspendre une licence.
Transfert de licence : Les décrets préciseront comment une
licence sera transférée d'une personne à une autre, que ce soit par
vente ou par héritage.
Composition et commissions : Les décrets détermineront la
manière dont la Commission des transports et la Commission de
recours seront constituées et comment elles fonctionneront.
Gestion des gares : Les décrets fixeront les conditions dans
lesquelles le droit de gestion des gares sera accordé.
Responsabilité du transporteur : Les décrets détermineront le
type de responsabilité du transporteur envers les tiers et envers les
passagers, ainsi que les modalités d'indemnisation des dommages
résultant d'accidents.
L'importance de cet article :
Flexibilité du système : Cet article accorde une grande flexibilité
pour modifier la législation relative aux transports en fonction des
évolutions et des changements.
Détail : Il permet de déterminer de manière précise et exhaustive
tous les aspects liés à l’activité de transport.
Garantie de sécurité : Elle vise à assurer la sécurité des transports
et à protéger les droits des voyageurs.
Article 10 –
Ce texte définit le rôle de l'autorité gouvernementale chargée des
transports dans la fixation des règles réglementaires du secteur des
transports. Ces règles comprennent des aspects fondamentaux
relatifs à tous les types de véhicules utilisés dans les transports
publics et privés, qu'ils soient destinés au transport de marchandises
ou de passagers.
Les principaux points abordés dans Article 10 sont :
1. Marques d'identification des véhicules :
Objectif : Déterminer le type de véhicule et sa fonction (transport
de marchandises, transport de passagers, etc.) pour faciliter le
contrôle et la régulation.
Obligation : Tous les véhicules circulant dans le secteur des
transports sont tenus d'afficher des panneaux d'identification
spécifiques.
Conception : L'autorité gouvernementale détermine la forme, les
couleurs et les spécifications techniques de ces panneaux.
2. Spécifications techniques des véhicules et des
stations :
Véhicules : Les véhicules utilisés pour le transport de passagers
sont soumis à des normes techniques strictes liées à la sécurité, au
confort et à l'accessibilité pour les personnes handicapées.
Gares : Les gares de transport de personnes sont soumises à des
normes techniques liées à la sécurité, à l'accessibilité et au confort
d'attente.
Objectif : Assurer la qualité des services rendus aux voyageurs et
réduire les accidents.
Bref, le texte vise à réguler le secteur des transports en
fixant des normes claires pour les véhicules et les gares, ce
qui contribue à améliorer le niveau de services rendus aux
citoyens et à assurer leur sécurité.