M2 MIR – Microsystèmes Multiphysiques
Utilisation de la méthode des éléments finis pour la simulation
numérique des équations multi-physiques
Vincent Laude & Mahmoud Addouche
Institut FEMTO-ST, Université de Bourgogne Franche-Comté et CNRS,
15 B avenue des Montboucons, F-25030 Besançon Cedex, France
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v2.2, septembre 2017
Contenu du cours
1 Principes, 2D, problèmes scalaires (électrostatique, acoustique)
2 Modèles 3D, éléments finis vectoriels (élasticité)
3 Couplages multi-physiques
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Organisation du cours
Objectifs :
Formuler des modèles simples mais multi-physiques
Comprendre et utiliser la méthode des éléments finis
Vincent Laude :
Modélisation, maillage, choix des méthodes (5h CM)
Acoustique, modes de vibration élastique (4h TP)
Électrostatique (4h TP)
Couplage déformation mécanique–électrostatique (4h TP)
Couplage acoustique–structure (4h TP)
Mahmoud Addouche :
Performance énergétique d’une façade d’habitation (4h TP)
Dissipateurs pour CPU. Couplage Thermoélectrique; Effet Joule (4h
TP)
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Principes
Équations aux dérivées partielles
Toute équation du type
Lu = f
avec u(x, y ) une fonction définie sur un domaine Ω de l’espace physique,
L un opérateur différentiel contenant x, y , u, ∂u ∂u
∂x , ∂y ... et des fonctions de
ces quantités.
Exemples :
Équation de Laplace : −∇ · (∇u) = 0
Équation de Poisson : −∇ · (∇φ) = ρ
Équation de Helmholtz : −∇ · (c∇u) − k 2 u = 0
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Principes
Méthode de Galerkin (for the dummies)
Lu = f est définie sur un certain domaine Ω. On choisit de représenter u
sur une base de fonctions wj , soit
n
X
u(x, y ) = aj wj (x, y )
j=1
où aj sont des coefficients (réels ou complexes).
On projette l’équation différentielle sur les fonctions wi
Z Z
wi Lu = wi f , ∀i = 1...n
Ω Ω
On obtient une équation linéaire
Aa = f
La solution formelle est a = A−1 f.
R R
avec Aij = Ω wi Lwj et fi = Ω wi f .
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Principes
Il ne faut pas avoir peur des équations linéaires !
Il existe beaucoup de programmes informatiques pour résoudre les
équations linéaires. Exemples : Matlab, Comsol, etc.
Inversion de matrice
A−1 A = I
Problème linéaire : trouver x tel que
Ax = f
Problème aux valeurs propres : trouver (λ, x) tels que
Ax = λx
Problème aux valeurs propres généralisé : trouver (λ, x) tels que
Ax = λBx
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Principes
Maillage et régions
On divise le domaine Ω en régions dans lesquelles les coefficients de
l’équation différentielle sont homogènes, ou dans lesquelles on sait
que la solution doit être continue.
Chacune des régions est maillée. La qualité du maillage est très
importante pour obtenir des solutions de qualité. Un maillage trop
serré conduit à des temps de calcul très longs ; un maillage trop lâche
conduit à des erreurs importantes.
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Principes
Conditions aux limites
Le comportement de la solution aux frontières est décrite par des
conditions aux limites (CL). Il en existe 2 types principaux.
1 Dirichlet, ou conditions aux limites essentielles :
u = 0, ou u = u0 , sur σ
2 Neumann, ou conditions aux limites naturelles :
∂u
=0
∂n
où n est la normale à la frontière σ.
Les logiciels permettent aussi parfois des conditions de type mixte
(Neumann + Dirichlet), périodicité, symétrie, rayonnement, absorption,
etc.
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Principes
Espace d’éléments finis
Étant donné un domaine Ω et son maillage Th, on choisit de décrire
la solution par un nombre fini de degrés de liberté (dof ), par exemple
les valeurs nodales uje pour les j nœuds de l’élément e.
L’espace d’éléments finis Wh est l’ensemble des fonctions
représentables par ce choix. Propriété importante en pratique : c’est
un espace fonctionnel de dimension finie.
Représentation
P dans un élément fini
u (x, y ) = j Nj (x, y )uje où Nje (x, y ) sont les fonctions de base.
e e
Pour les éléments de Lagrange, Pn , il y a continuité de
u(x, y ) = e u e (x, y ) entre les éléments.
P
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Principes
Formulation faible
Supposons que nous avons choisi un espace d’éléments finis Wh (pour
un domaine Ω et son maillage Th).
On remplace le problèmeRinitial Lu =
R f par une approximation :
Trouver u ∈ Wh tel que Ω w Lu = Ω wf pour toutes les fonctions
test w ∈ Wh.
u et w sont complètement déterminés par les valeurs aux nœuds
U = {uje } et W = {wje }.
Il existe donc une matrice K et un vecteur B tels que
WT K U = WT B, ∀W
Et donc l’équation linéaire : K U = B
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Principes
Résolution pratique par le logiciel FEM ?
1 Dessiner (ou définir) le domaine et les régions
2 Mailler le domaine (discrétisation du domaine)
3 Choisir le type des éléments finis
4 Définir les conditions aux limites
5 Définir les coefficients des équations physiques, les constantes utiles
6 Choisir le solveur (et ses options si nécessaire)
7 Résoudre le problème
8 Post-traiter les résultats
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Principes
Électrostatique 2D
Equation de Poisson :
−∇ · (∇φ) = ρ
avec la constante diélectrique et ρ une densité de charge.
Exemple pratique : 2 cylindres métalliques portant des charges, séparés
par une courte distance
Définition du domaine ?
Conditions aux limites internes (potentiel électrique, charge de
surface) ?
Conditions aux limites externes ?
Utiliser le maillage par défaut et analyser le résultat
Comment améliorer le maillage ?
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Principes
Cas 1D : Comment le logiciel FEM résout le problème ?
1 Projection de l’équation différentielle sur les fonctions test
Z 1 Z 1
∂ ∂φ(x)
− dxψ(x) (x) = dxψ(x)ρ(x)
0 ∂x ∂x 0
2 Intégration par parties
1
∂φ 1
Z Z 1
∂ψ ∂φ
dx − ψ = dxψρ
0 ∂x ∂x ∂x 0 0
h i1
3 Application des conditions aux limites : ψ ∂φ
∂x 0 est connu ; par
exemple :
Dirichlet : ψ(0) = 0
Neumann : ∂φ(1)
∂x = 0
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Principes
Cas 2D : Comment le logiciel FEM résout le problème ?
1 Projection de l’équation différentielle sur les fonctions test
Z Z
− dr ψ(r )∇ · ((r )∇φ(r )) = dr ψ(r )ρ(r )
Ω Ω
2 Théorème de Gauss (vrai en 2D et 3D)
Z Z Z
∂φ(r )
dr ∇ψ · (∇φ) − dnψ = dr ψρ
Ω σ ∂n Ω
ψ ∂φ(r )
R
3 Application des conditions aux limites : σ ∂n est connu ; par
exemple :
Dirichlet : ψ(r ) = 0 sur une partie de σ
Neumann : ∂φ(r )
∂n = 0 sur le reste de σ
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Principes
Acoustique (harmonique)
Equation acoustique en régime harmonique, avec source :
∇ · (−1/ρ0 ∇p) − ω 2 /(ρ0 cS2 )p = f
avec cS la vitesse acoustique (m/s), ρ0 la densité (kg/m3 ), f un terme
source (1/s2 )
Exemple pratique : haut-parleur dans une pièce ou dehors
Définition du domaine
Conditions aux limites (pression, accélération normale, soft and hard
boundary, radiation) ?
Appliquer une force : Dirichlet ou Neumann ? Quelle réponse ?
Qu’est-ce qu’un bon maillage pour une onde ?
Changer les éléments finis ; la solution change t-elle ?
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Principes
Acoustique (valeurs propres)
Equation acoustique en régime harmonique, avec nombre d’onde axial :
∇ · (−1/ρ0 ∇p) + (kz2 /ρ0 − ω 2 /(ρ0 cS2 ))p = 0
avec cS la vitesse acoustique (m/s), ρ0 la densité (kg/m3 ) et kz un
nombre d’onde axial (1/m)
Exemple pratique : tuyau d’orgue
Définition du domaine
Conditions aux limites (soft and hard boundary) ?
Trouver les modes propres. Que représentent-ils ?
Varier kz : tuyau d’orgue ?
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Principes
Problèmes aux valeurs propres (synthèse)
Soit une matrice carrée M de dimension n, à valeurs réelles ou
complexes. Une équation aux valeursP propres λ et aux vecteurs
propres u est de la forme Mu = λu ( ni=1 Mij uj = λui ). Les valeurs
propres sont racines du polynôme caractéristique |M − λI | = 0.
Il y a exactement n valeurs propres et au plus n vecteurs propres (a
priori complexes). Les vecteurs propres sont non nuls et donc
normalisables (on ne les connaı̂t qu’à une constante près).
Si M est réelle symétrique (ou Hermitienne), les valeurs propres sont
réelles et les vecteurs propres sont orthogonaux.
Problème aux valeurs propres généralisé : Au = λBu
En pratique, il existe des algorithmes très performants pour
déterminer valeurs et vecteurs propres.
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Modèles 3D
Élasticité 3D : Déformations
Soit un point x de coordonnées (x1 , x2 , x3 ).
ui (x + dx) = ui (x) + ∂u
∂xj dxj au premier ordre.
i ∂ui
∂xj est le gradient des
déplacements.
On sépare ce gradient en partie symétrique (le tenseur des
déformations Sij ) et antisymétrique
selon
∂ui 1 ∂ui ∂uj 1 ∂ui ∂uj
∂xj = Sij + ASij , Sij = 2 ∂xj + ∂xi et ASij = 2 ∂xj − ∂xi
Seule la partie symétrique du gradient des déplacements mesure une
déformation locale (la partie antisymétrique mesure les rotations
locales).
La dilatation (variation locale du volume) est
S = S11 + S22 + S33 = ∇ · u.
Les termes S11 , S22 et S33 correspondent à des mouvements
longitudinaux, les termes Sij , i 6= j, à des mouvements de cisaillement.
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Modèles 3D
Élasticité 3D : Contraintes
Trois forces indépendantes s’exercent sur
une surface : une contrainte de traction-
compression et deux contraintes de ci-
saillement.
Sur la face orthogonale à x1 d’un cube, la force par unité de surface
ou tension mécanique est T11 + T21 + T31 . Tij est un tenseur de rang
2 symétrique, le tenseur des contraintes. Pour une surface de normale
n, la tension mécanique est le vecteur Tij nj .
L’équation de la dynamique s’écrit (avec fi les forces internes)
∂Tij ∂ 2 ui
∂xj + fi = ρ ∂t 2
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Modèles 3D
Élasticité 3D : Loi de Hooke
L’expérience montre que le comportement élastique de la plupart des
solides dans le cas de petites déformations obéit à la loi de Hooke :
Tij = cijkl Skl
c’est-à-dire que les contraintes sont une fonction linéaire des
déformations.
cijkl est le tenseur des rigidités, de rang 4. Il a a priori 34 = 81
composantes. Mais la symétrie de Tij et Skl impose que cjikl = cijkl et
cijkl = cijlk . Il n’y a donc que 36 composantes indépendantes au plus.
Avec la symétrie cijkl = cklij on tombe à 21 composantes
indépendantes au plus.
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Modèles 3D
Élasticité 3D : Notation contractée (ou matricielle)
(11) −→ 1; (22) −→ 2; (33) −→ 3
(23) = (32) −→ 4; (13) = (31) −→ 5; (12) = (21) −→ 6
TI = Tij ; cIJ = cijkl ; TI = cIJ SJ
S1 = S11 ; S2 = S22 ; S3 = S33 ; S4 = 2S23 ; S5 = 2S13 ; S6 = 2S12
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Modèles 3D
Maillage 3D
Comme en 2D on peut mailler tout domaine connexe par des
triangles...
En 3D on peut utiliser des tétraèdres
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Modèles 3D
Éléments finis vectoriels
On considère le vecteur (u1 , u2 , u3 ).
Étant donné un domaine Ω et son maillage Th, on décrit la solution
par un nombre fini de degrés de liberté (dof ), les valeurs nodales uije
pour les j nœuds de l’élément e.
L’espace d’éléments finis Wh est l’ensemble (fini) des fonctions
représentables par ce choix.
Représentation
P dans un élément fini
ui (x, y ) = j Nj (x, y )uije où Nje (x, y ) sont les fonctions de base
e e
(comme dans le cas scalaire).
Pour les éléments
P e de Lagrange, Pn , il y a continuité de
ui (x, y ) = e ui (x, y ) entre les éléments.
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Modèles 3D
Formulation faible de l’élasticité 3D (1)
1 Équation de l’élastodynamique
∂2u
−∇T + ρ =f
∂t 2
2 Projection sur les fonctions test v
∂2u
Z Z Z
− v · ∇T + v·ρ 2 = v·f
Ω Ω ∂t Ω
3 Théorème de Gauss
∂2u
Z Z Z Z
∇vT − v · Tn + v·ρ 2 = v·f
Ω σ Ω ∂t Ω
Vincent Laude (UFC, CNRS) M2 MIR – Microsystèmes Multiphysiques v2.2, septembre 2017 24 / 34
Modèles 3D
Formulation faible de l’élasticité 3D (2)
1 Loi de Hooke : TI = cIJ SJ avec S = ∇u
∂2u
Z Z Z Z
S(v)I cIJ S(u)J − v · Tn + v·ρ 2 = v·f
Ω σ Ω ∂t Ω
R
2 Conditions aux limites : σ v · Tn est connu
Dirichlet : v = 0 sur une partie de σ (blocage)
Neumann : Tn = 0 sur le reste de σ (traction nulle)
3 Cas monochromatique (ou excitation harmonique)
Z Z Z Z
S(v)I cIJ S(u)J − v · Tn − ω 2 v · ρu = v·f
Ω σ Ω Ω
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Modèles 3D
Déformation d’une poutre sous l’effet d’une force
On se donne une poutre en silicium, ancrée d’un côté.
Elle fléchit sous sa propre masse, en statique. De combien ?
Visualiser la déformation.
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Modèles 3D
Modes propres de vibration d’une poutre
On considère de nouveau la poutre en silicium, ancrée d’un côté, des
deux, ou simplement “flottant” dans l’espace.
On néglige la gravité, mais on veut estimer son comportement
dynamique par ses modes propres de déformation.
Obtenir ces modes propres.
Que change la condition d’ancrage ou de traction nulle ?
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Couplages multi-physiques
Couplage des équations physiques
Beaucoup de matériaux induisent un couplage de grandeurs physiques
autrement considérées séparément
Électro-optique, magnéto-optique
Piézomagnétique, piézoélectrique
Des relations constitutives relient les grandeurs physiques (constantes
matériaux)
Il suffit de considérer un espace d’éléments finis vectoriel dont les
inconnues sont les différentes grandeurs physiques.
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Couplages multi-physiques
Exemple : piézoélectricité
Effet piézoélectrique direct : sous l’action d’une contrainte ou d’une
déformation, une polarisation électrique apparaı̂t
Effet piézoélectrique inverse : un champ électrique appliqué provoque
une déformation de la maille cristalline ou une contrainte. L’effet
piézoélectrique n’apparaı̂t que pour les structures cristallines non
centro-symétriques.
Équations couplées (ekij : constantes piézoélectriques)
Tij = cijkl Skl − ekij Ek ; Di = eikl Skl + ij Ej
∂φ
Le champ électrique dérive d’un potentiel : Ei = − ∂xi
En notation contractée
TI = cIJ SJ − ekI φ,k ; Di = eiJ SJ + ij φ,j
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Couplages multi-physiques
Couplage par les conditions aux limites
Dans de nombreux cas, le système considéré est composé de
différentes régions, chacune gouvernée par un ensemble de lois
physiques
Couplage fluide - structure
Couplage acoustique - élastique (transducteurs acoustiques)
Couplage électrostatique - piézoélectrique
A l’interface entre les régions, les conditions aux limites permettent
de coupler les équations d’éléments finis :
Milieu 1 : A1 u1 + (intégrale de frontière sur u2 ) = f1
Milieu 2 : A2 u2 + (intégrale de frontière sur u1 ) = f2
Système complet
A1 C12 u1 f1
=
C21 A2 u2 f2
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Couplages multi-physiques
Exemple : couplage acoustique - élastique
Comment une membrane qui vibre communique t’elle son mouvement
à l’air (ou l’eau) ? Et le problème inverse (le micro, ou le
transducteur) ?
Modèle élastique pour la membrane
Modèle acoustique pour l’air ou l’eau
A l’interface :
L’accélération normale de la membrane crée une variation de pression
∂ 2 un 1 ∂p
2
=
∂t ρF ∂n
La pression du fluide exerce une force (de surface) sur la membrane
Tij nj = −pni
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Couplages multi-physiques
Couplage indirect de modèles physiques
On peut aussi modéliser des situations variées induisant des couplages
multiphysiques
Un système produit une action à distance, par exemple une force, sur
un autre système...
Une grandeur physique produit une déformation du système, le
maillage est donc déformé et change la solution pour une autre
grandeur qui était pourtant découplée...
Il n’y a pas de règle simple pour savoir comment résoudre le
problème : il faut improviser un modèle de couplage !
Vincent Laude (UFC, CNRS) M2 MIR – Microsystèmes Multiphysiques v2.2, septembre 2017 32 / 34
Couplages multi-physiques
Exemple : couplage électrostatique - déformations
Soit une membrane diélectrique métallisée sur une face, séparée par
un espace vide (un gap) d’une contre-électrode sur un substrat
La membrane est ancrée à un cadre support, ce qui définit les
conditions aux limites mécaniques
On résout le problème électrostatique, qui dépend de la distance entre
membrane et substrat
La force électrostatique déforme la membrane... ce qui change le
champ électrique... et ainsi de suite !
(La solution doit donc être obtenue de façon itérative)
Vincent Laude (UFC, CNRS) M2 MIR – Microsystèmes Multiphysiques v2.2, septembre 2017 33 / 34
Couplages multi-physiques
Quelques théorèmes intégraux utiles
H
V un volume, S une surface. désigne une intégrale sur une surface ou
un contour fermés.
Théorème du gradient
Z I
dV ∇f = nfdS
V S
Théorème de Gauss
Z I
dV ∇ · f = dSn · f
V S
Théorème du rotationnel
Z I
dV ∇ × f = dSn × f
V S
Vincent Laude (UFC, CNRS) M2 MIR – Microsystèmes Multiphysiques v2.2, septembre 2017 34 / 34