Technologies des Composants Semi-conducteurs
Technologies des Composants Semi-conducteurs
III.1. Introduction
Après avoir regroupé les différentes techniques de dépôts dans le chapitre précédent,
une collection des processus de fabrication des composants Semi-conducteurs utilisés dans
l`industrie de la microélectronique, de l'optoélectronique et du magnétisme seront arborés
dans ce troisième chapitre.
L'oxydation est une étape très importante dans la réalisation des circuits intégrés au
silicium, puisque c'est grâce à cette propriété spécifique le silicium est devenu le matériau le
plus utilisé en microélectronique, en effet, l'oxyde peut servir comme :
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
Parmi ces méthodes, l'oxydation thermique est de loin la plus importante pour les dispositifs
de base à silicium [45].
Le réacteur se compose d'un four chauffé par résistance, un tube cylindrique en quartz
fondu contenant les plaquettes de silicium maintenues verticalement dans une nacelle en
quartz fendu, et une source d'oxygène (soit de l'oxygène sec, soit de la vapeur d'eau pure). La
température d'oxydation est généralement dans la plage de 900 à 1200°C et le débit de gaz
typique est d'environ 1 litre/min.
Support en
céramique
plaquette de
Silicium
O2, ou
H2O + Fente
porteur de gaz Embout
Tube de four
Porte de plaquette en quartz
en quartz
Echappement
Figure III.1. Coupe transversale d'un four d'oxydation chauffé par résistance [45- 11].
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On dit que la couche est passivante. Pour obtenir une oxydation sur une grande épaisseur, il
faudra activer le phénomène par une augmentation de température.
Exemple III.1 :
1° Si une couche d'oxyde de silicium d'épaisseur x est développée par oxydation thermique,
quelle est l'épaisseur du silicium étant consommé?
La masse moléculaire de Si est de 28,9 g/mol et la densité de Si est de 2,33 g/cm3. Les valeurs
correspondantes pour SiO2 sont 60,08 g/mol et 2,21 g / cm3.
Épaisseur de silicium = 0,44 (épaisseur de SiO2). Par exemple, pour faire croître une couche
de dioxyde de silicium de 100 nm, une couche de 44 nm de silicium est consommée.
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La couche de silicium initiale réagit avec l'élément oxydant pour former le « SiO2 ».
On va ainsi consommer du silicium.
Si
Figure III.3. Unité de base du dioxyde de silicium (a). (b) Représentation bidimensionnelle d'un
réseau cristallin de quartz [46-11].
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Ces tétraèdres sont réunis à leurs coins par des ponts d`oxygène de diverses manières
pour former les différentes phases ou structures du dioxyde de silicium (également appelé
silice).
Oxydan
Oxyde Semi-Conducteur
t
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À d'équilibre : F1 = F2 = F.
Par conséquent, C1 pour l'oxydation dans l'oxygène sec, est de : 2,2.1022 cm-3, et pour
l'oxydation dans la vapeur d'eau, c`est le double de ce nombre (4,4 1022 cm-3). Ainsi, le taux
de croissance de l'épaisseur de la couche d'oxyde est donnée par :
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
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Lorsque la couche d'oxyde devient plus épaisse, l'oxydant doit diffuser à travers la
couche d'oxyde pour réagir à l'interface silicium-dioxyde de silicium et la réaction devient
limitée en diffusion.
L'équation (3. 7) est souvent, écrite sous une forme plus compacte:
Où :
En utilisant ceci, les équations (3. 10) et (3. 11) peuvent être écrits respectivement comme :
Pour cette raison, le terme B/A est appelé constante de vitesse linéaire, et B comme
constante de vitesse parabolique.
Par ailleurs, pour des oxydations de faibles épaisseurs, on doit tenir compte de la présence de
l'oxyde natif [46].
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Sèche Humide
d0 (μm)
d0 (μm)
Temps d`oxydation (h) Temps d`oxydation (h)
Figure III.5. Résultats expérimentaux : Epaisseur d'oxyde (SiO2) obtenu par oxydation sèche et
humide à différent température et en fonction du temps de réaction pour deux orientations de
substrat <111> et <100> [46-11].
III.4. Le dopage
III.4.1. La diffusion
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Pour la diffusion dans le silicium, le bore est le dopant le plus populaire pour
introduire une impureté de type p , tandis que l'arsenic et le phosphore sont largement
utilisés comme dopants de type n . Ces trois éléments sont très solubles dans le silicium, car
ils ont des solubilités supérieures à 5 1020 cm-3 dans la plage de température de diffusion [47].
Ces dopants peuvent être introduits de plusieurs manières, y compris des sources solides (par
exemple, BN pour le bore, As2O3 pour l'arsenic et P2O5 pour le phosphore), des sources
liquides (BBr3 AsCl3 et POCl3) et des sources gazeuses (B2H6, AsH3 et PH3). Cependant, les
sources liquides sont les plus couramment utilisées.
La figure III.6, représente le schéma typique d'un système de diffusion « four et une
source de liquide d'écoulement de gaz ».
Four électrique
tube en quartz
fente
Four électrique
Source des
impuretés
liquides
Figure III.6. Schéma d'un système typique de diffusion à tube ouvert [47-11].
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Le P2O5 forme un verre sur une plaquette de silicium puis est réduit en phosphore par du
silicium,
Le phosphore est libéré et diffusé dans le silicium, alors que le « Cl2 » est évacué.
La figure. III.7, montre les deux modèles de base de diffusion atomique dans un
solide. À des températures élevées, les atomes du réseau vibrent autour de la position
d'équilibre. Il y a une probabilité finie qu'un atome hôte acquiert suffisamment d'énergie pour
quitter le site du réseau et devenir un atome interstitiel, créant ainsi une lacune. Lorsqu'un
atome d'impureté voisin migre vers le site vacant comme illustré sur la figure. III.7a, le
mécanisme est appelé mécanisme lacunaire. Si un atome interstitiel se déplace d'un endroit à
un autre sans occuper un site de réseau, voire la figure. III. 7b, le mécanisme est la diffusion
interstitielle [48].
Un atome plus petit que l'atome hôte se déplace souvent de manière interstitielle.
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L’équation (3. 18) est aussi utilisée pour les porteurs électrons et trous dans un semi-
conducteur mais dans le cas des atomes il n'y a ni génération, ni recombinaison [47-48].
La combinaison des deux équations précédentes (3. 17) et (3. 18) permet d'aboutir à la
deuxième loi de Fick:
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Pour intégrer cette équation différentielle qui comporte une dérivation par rapport au
temps et une double dérivation par rapport à l'espace, il faut déterminer 3 conditions
particulières (ou conditions aux limites).
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Dans cette sous-section nous considérons deux cas importants, à savoir la diffusion à
concentration constante en surface « constant-surface-concentration diffusion » et la diffusion
totale constante de dopant « constant-total-dopant diffusion. ».
Dans le premier cas, les atomes d'impuretés sont transportés d'une source de vapeur
sur la surface du semi-conducteur et diffusent dans les plaquettes semi-conductrices.
La source de vapeur maintient un niveau constant de concentration de surface pendant
toute la période de diffusion.
Dans le second cas, une quantité fixe de dopant est déposée sur la surface semi-
conductrice et est ensuite diffusée dans les plaquettes.
Dans le cas des sources gazeuses, la concentration en surface dans le milieu ambiant
est constante ce qui signifie qu'en phase solide, en surface la concentration, Cs est aussi
constante.
La deuxième condition est une condition initiale, qui suppose que la concentration de
l'espèce à diffuser est initialement nulle (ou négligeable) dans le substrat. Cette
condition s'écrit donc :
C (x, 0) = 0 (quel que soit x à t = 0 ).
La dernière condition, postule qu'à une distance infinie, la concentration est nulle quel
que soit le temps. Cela se conçoit bien si l'on se rappelle que pour que la diffusion se
produise, il faut un gradient non nul de concentration :
À partir de ces conditions aux limites, la résolution de l'équation différentielle (2ème loi de
Fick) donne :
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Où :
Une représentation graphique de ce profil de diffusion est illustrée sur la figure III.9.
Les courbes sont généralement tracées en échelle logarithmique afin de bien apprécier
le domaine de variation de concentration. Celle-là est normalisée en fonction de la profondeur
pour trois valeurs de la longueur de diffusion Dt correspondant à trois temps de diffusion
consécutifs et un D fixe pour une température de diffusion donnée.
Notez qu'au fur et à mesure que le temps avance, le dopant pénètre plus profondément
dans le semi-conducteur.
Le nombre total d'atomes de dopant par unité de surface du semi-conducteur est donné
par l`équation (3. 22):
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Cette expression peut être interprétée comme suit. La quantité Q(t) représente l'aire
sous l'un des profils de diffusion du graphique linéaire de la figure III.9.
Dans ce cas, une quantité fixe (ou constante) de dopant est déposée sur la surface du
semi-conducteur en couche mince et le dopant se diffuse ensuite dans le semi-conducteur.
C'est aussi le cas lorsque le dopant a été introduit en surface par implantation ionique. La
quantité totale (ou dose) est constante.
Et C (∞, t) = 0
La forme du profil obtenu est gaussienne comme représentée sur la figure III.10.
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Avec x = 0:
Evolution du profil de dopage en fonction du temps pour une diffusion à partir d'une
dose en surface. Les profils sont gaussiens. L'intégrale sous la courbe (en échelle linéaire) est
constante.
Cette opération consiste à introduire des atomes ionisés projectiles avec suffisamment
d'énergie pour pénétrer dans l'échantillon cible (en général une plaquette). Cette pénétration
ne s'effectue que dans des régions de surface.
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
de l'ion accéléré.
Génération des ions à partir d'une source solide, liquide ou gazeuse dans un plasma
excité à 40kV, sélection des ions par champ magnétique effectuant le tri par le rapport masse
sur charge, accélération des ions à l'énergie d'implantation souhaitée, mise en forme du
faisceau d'ions par des lentilles électrostatiques, déviation du faisceau pour éliminer les ions
neutralisés sur le parcours et qui ne pourraient être dénombrés, dispositif de balayage en x et
y, afin d'implanter de façon uniforme les plaquettes.
Tube
accélératio
n Chambre
Dispositif de balayage d'implantation
Source
d`ions en x et y
Masse
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tension de seuil d'un transistor MOS (choix de la nature d'un transistor - à enrichissement ou à
appauvrissement). Notons que ce procédé s'effectue sous vide et donc en atmosphère sèche.
III.4.2.3. Inconvénients
Le bombardement d'un monocristal par des atomes crée des dommages dans la
structure cristalline implantée. Il y a donc nécessité de restituer la cristallinité du matériau,
ceci est réalisé par un recuit thermique. Ce recuit thermique permet aussi une redistribution
des atomes dopants et donc une modification du profil de dopage par phénomène de diffusion.
Notons que ce recuit peut aussi permettre l'activation du dopant implanté (passage en site
substitutionnel). Cristal avant implantation et cristal après implantation.
La distance totale parcourue par un ion pour s'immobiliser est appelée sa plage R
comme est illustrée sur la figure III. 12a. La projection de cette distance le long de l'axe
d'incidence est appelée distance projetée RP. Parce que le nombre des collisions par unité de
distance et l'énergie perdue par collision sont des variables aléatoires, il y aura une
distribution d'ions ayant la même masse et la même énergie initiale.
Où :
Il faut noter que cette équation est similaire à l`équation (3. 25) pour diffusion à
dopant total constant, sauf que la quantité 4Dt est remplacée par 2σp2, et la distribution est
La figure III. 12b montre la distribution des ions. Le long de l'axe d'incidence, le profil
d'impureté implantée peut être approché par une fonction de distribution gaussienne:
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(Concentration d`ion)
Vide Semi-conducteur
faisceau
Ionique
faisceau
Ionique
Figure III.12. (a) Schéma de la plage ionique R et de la plage projetée σp. (b) Distribution
bidimensionnelle des ions implantés [48-49, 11].
Les ions incidents vont perdre leur énergie par chocs successifs avec les atomes du
réseau cristallin, ceci explique d'une part la dispersion des trajectoires et d'autre part, que l'on
définisse statistiquement une profondeur moyenne de pénétration. La statistique qui convient
assez bien est gaussienne. Ainsi, pour la diffusion, la concentration maximale est à x = 0,
tandis que pour l'implantation ionique, la concentration maximale est dans la gamme projetée
Rp. Le long de l'axe perpendiculaire à l'axe d'incidence, la distribution est également une
fonction gaussienne de la forme expo (- y2/2σ⊥2). En raison de cette distribution, il y aura une
certaine implantation latérale. Cependant, la pénétration latérale à partir du bord du masque
(de l'ordre de σ⊥ ) est considérablement plus petite que celle du processus de diffusion
thermique [49].
III.5. Photolithogravure
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Résolution : est la dimension de caractéristique minimale qui peut être transférée sur la
plaquette semi-conductrice.
L'enregistrement : est la précision avec laquelle des motifs sur des masques successifs
peuvent être alignés (ou superposés) sur des motifs préalablement définis sur la
plaquette.
Débit : est le nombre de plaquettes pouvant être exposées par heure pour un niveau de
masque donné.
Contacte Proximité
Lentille
Masque
photosensible
Substrat
Figure III.13. Schéma des techniques d'impression par ombre optique: (a) impression par
contact, (b) impression par proximité [49-11].
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La figure. III. 13a, montre une configuration de base pour l'impression par contact où
une plaquette recouverte de la résine est mise en contact physique avec un masque, et la résine
photosensible est exposée à un faisceau de lumière ultraviolet à travers l'arrière du masque
pendant un temps fixe. Le contact intime entre la résine et le masque fournit une résolution de
l’ordre de 1μm.
III.5.2. Masques
Classiquement, le masque est constitué d'un substrat de silice fondue recouvert d'une
couche de chrome. Le motif du circuit est d'abord transféré à la couche sensible aux électrons,
qui est à nouveau transféré dans la couche de chrome sous-jacente pour le masque final. En
général, 15 à 20 niveaux de masque différents sont nécessaires pour un cycle de processus
complet de circuit intégré CI [50].
La taille standard du masque est une plaque de silice fondue d’une surface de 15 cm2 et
0,6 cm d'épaisseur. Cette taille est nécessaire pour s'adapter aux tailles de champ de lentille
pour un équipement d'exposition optique, tandis que l'épaisseur est nécessaire pour minimiser
les erreurs de placement du motif due à la distorsion du substrat. Le choix de la plaque de
silice fondue est basé sur:
Pour la résine positive, les régions exposées deviennent plus solubles et donc plus
facilement à éliminées dans le processus de développement. Les motifs formés
(également appelés images) sont les mêmes que ceux du masque.
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Pour la résine négative, les régions exposées deviennent moins solubles et les motifs
formés sont l'inverse des motifs de masque.
La figure. III.14, illustre les étapes de transfert de motifs de circuits intégrés d'un
masque à une plaquette de Si qui a une couche isolante de SiO2 sur sa surface. La plaquette
est placée dans une salle blanche qui est généralement éclairée par une lumière jaune, car les
photosensibles ne sont pas sensibles aux longueurs d'onde supérieures à 0,5 µm.
Pour assurer une adhérence satisfaisante de la résine, la surface doit être changée d'hydrophile
en hydrophobe. Ce changement peut être effectué par l'application d'un additif d'adhérence,
qui peut fournir une surface chimiquement compatible pour la résine. L`additif d'adhérence le
plus couramment utilisé pour les circuits intégrés « CI » de silicium est l'hexa-méthylènedi-
siloxane (HMDS).
Après l'application de cette couche d'adhérence, la résine est déposée sur la surface de la
plaquette installée sur un support rotatif.
Si une résine photosensible positive est utilisée, la résine exposée est dissoute dans le
révélateur, comme indiqué sur le côté gauche de figure. III.14c. Le développement de
photosensible est généralement effectué en inondant la plaquette dans la solution de
développement. La plaquette est ensuite rincée et séchée.
Après le développement, un traitement thermique à (~ 100° -180°C) peut être nécessaire pour
augmenter l'adhérence de la résine au substrat. Ensuite, la plaquette est placée dans une
ambiance qui attaque « par le processus de gravure » la couche d'isolation exposée mais
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
n'attaque pas la résine, comme le montre la figure III.14d. Enfin, la résine est décapée (par
exemple, en utilisant un solvant ou une oxydation au plasma), laissant derrière elle une image
du motif isolant de SiO2 qui est la même que l'image opaque sur le masque (côté gauche de
la figure III.14e).
Photosensible
SiO2
Substrat de Si
Masque
photographique
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
Pour la résine négative, les procédures décrites sont également applicables, sauf que
les zones non exposées sont supprimées. L'image finale motif isolant de SiO2 (côté droit de
la figure III.14e) est l'inverse de l'image opaque sur le masque [50-51].
Masque Résine
Résine
Substrat Substrat
Dépôt
Substrat Substrat
Figure III.15. Processus de décollage pour le transfert de motif. (a) Résistez à l'exposition à
travers le masque. (b) Résister. (c) Dépôt de film. (d) Décollage [52-11].
Ces parties (ou portions) du film sur la résine sont éliminées en dissolvant
sélectivement la couche de la résine avec un agent de gravure liquide approprié de sorte que le
film sus-jacent soit soulevé et retiré (figure III.15d).
III.6. Gravure
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
Ces deux types de gravure interviennent de nombreuses fois au cours des procédés modernes.
Elles permettent de graver de façon sélective, des couches ou des films afin de créer des
motifs (zone actives de dispositifs, grille de transistors, pistes d'interconnexion, etc.).
Les mécanismes de gravure chimique par voie humide comportent trois étapes
essentielles: Les réactifs sont transportés par diffusion vers la surface de réaction, des
réactions chimiques se produisent à la surface et les produits de la surface sont éliminés par
diffusion. La plupart des gravures par voie humide se déroulent en immergeant les plaquettes
dans une solution chimique ou par pulvérisation en utilisant la technique « Spray » [53-54].
Pour le silicium Si, les décapants les plus couramment utilisés sont des mélanges
d'acide nitrique HNO3 et d'acide fluorhydrique HF dans l'eau ou l'acide acétique CH3COOH.
L'acide nitrique oxyde le silicium pour former une couche de SiO2 suivant la réaction
d'oxydation (3. 29):
Tandis que, l'acide fluorhydrique « HF » est utilisé pour dissoudre la couche de SiO2, comme
est indiqué dans la réaction (3. 30):
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
La gravure humide du dioxyde de silicium SiO2 est couramment réalisée dans une
solution diluée de HF avec ou sans addition de fluorure d'ammonium NH4F. L'ajout de
NH4F est appelé solution HF tamponnée « Buffered HF -BHF », également appelée gravure
à l'oxyde tamponné « Buffered-Oxide-Etch -BOE » [55].
Tableau III.1. Regroupe quelques exemples des solutions utilisées en fonction de la nature des
couches à graver [11].
En général, par voie humide, la couche est attaquée de façon équivalente suivant toutes
les directions de l'espace. On dit que la gravure est isotropique. Dans de très nombreuses
filières technologiques, la gravure humide est utilisée majoritairement car elle est relativement
simple à mettre en œuvre et que dans des grands bacs, un lot complet pouvant contenir jusqu'à
200 plaquettes peut être traité en une seule opération.
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
La gravure est isotropique (toutes les directions de l'espace) ce qui crée des attaques
latérales notamment dans les zones protégées par la résine,
La vitesse de gravure dépend de la concentration et du type d'impureté que contient le
film à graver. Cette vitesse de gravure dépend de la quantité des substrats traités,
L'efficacité d'attaque diminuant après plusieurs lots. Le point de fin de gravure est
difficilement contrôlé. Cela peut entraîner une sur gravure latérale ou verticale.
La gravure sèche est synonyme de gravure assistée par plasma, qui désigne plusieurs
techniques utilisant du plasma sous forme de décharges à basse pression. Les méthodes de
gravure sèche comprennent la gravure au plasma, la gravure ionique réactive « reactive ion
etching –RIE », la gravure par pulvérisation cathodique, la gravure RIE magnétiquement
améliorée « sputter etching, magnetically enhanced RIE –MERIE », la gravure par faisceau
d'ions réactifs et la gravure au plasma haute densité « high-density plasma –HDP ». La plupart
des procédés de gravure au plasma reposent principalement sur la gravure ionique réactive
pour l'élimination de matière.
Dans les opérations de transfert de motif, un motif de résine est défini par un processus
lithographique pour servir de masque pour la gravure de sa couche sous-jacente ([Link].16a).
La plupart des matériaux de couche (par exemple, SiO2, Si3N4 et métaux déposés) sont des
films minces amorphes ou polycristallins [54-55].
S'ils sont gravés dans un agent de gravure humide, la vitesse de gravure est
généralement isotrope (c'est-à-dire que les vitesses de gravure latérale et verticale sont les
mêmes), comme illustré sur la figureIII.16b. Si hf est l'épaisseur du matériau de la couche et
l, la distance latérale gravée sous le masque de la résine, on peut définir le degré
d'anisotropie Af par la relation (3. 31) :
Où :
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Chapitre III : Technologies des composants-Semi-conducteurs
Résine
(masque)
Couche
isolante
Semi-conducteur
Figure III.16. (a) formation de motifs à résine. Comparaison de (b) gravure chimique humide et
(c) gravure sèche pour le transfert de motif. [55-11].
L'inconvénient majeur de la gravure par voie humide pour le transfert de motif est le
dégagement de la couche sous le masque, entraînant une perte de résolution dans le motif
gravé. En pratique, pour la gravure isotrope, l'épaisseur du film doit être d'environ un tiers ou
moins de la résolution requise.
Si des motifs sont nécessaires avec des résolutions beaucoup plus petites que
l'épaisseur du film, une gravure anisotrope (c'est-à-dire 1 ≥ Af > 0) doit être utilisée. En
pratique, la valeur de Af est choisie proche de l'unité. La figure 16c montre le cas limite où
Af = 1, correspondant à l = 0 (ou Rl = 0) [54-55].
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