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Réussite de l'entrepreneuriat des jeunes

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L’entrepreneuriat est souvent décrit comme un processus innovant impliquant

une part de gestion de risque liée à la capacité d’anticiper l’avenir et de faire face
aux situations difficiles (Mitchell & Larson, 1987 ; Fayolle, Dubard Barbosa et
Kickul 2008 ; Fayyaz et al., 2009).

L’entrepreneuriat peut être présenté sous différents aspects, tels que:


La définition de l’entrepreneuriat, qui peut varier selon les auteurs, les
disciplines et les contextes, mais qui implique généralement la capacité à créer,
innover, prendre des risques et saisir des opportunités12.
Les motivations de l’entrepreneuriat, qui peuvent être liées à des facteurs
personnels (passion, autonomie, reconnaissance, etc.), professionnels (carrière,
revenu, croissance, etc.) ou sociaux (impact, contribution, changement, etc.)1.
Les formes de l’entrepreneuriat, qui peuvent être classées selon le degré de
nouveauté (reprise, création ou innovation), le secteur d’activité (industrie,
commerce, service, etc.), le statut juridique (entreprise individuelle, société,
association, etc.) ou le type d’impact (économique, social, environnemental,
etc.)13.
Les étapes de l’entrepreneuriat, qui peuvent être résumées en cinq phases:
l’idéation (générer et sélectionner une idée), la conception (définir et tester le
modèle d’affaires), la création (créer et immatriculer l’entreprise), le
développement (lancer et faire croître l’activité) et la pérennisation (consolider
et transmettre l’entreprise)1.

Une introduction du travail de fin de cycle sur l’entrepreneuriat des jeunes


pourrait être la suivante:
L’entrepreneuriat des jeunes est un sujet d’actualité et d’intérêt, qui concerne à la
fois les politiques publiques, les acteurs éducatifs et les jeunes eux-mêmes. Il
s’agit d’un phénomène complexe et multidimensionnel, qui recouvre des réalités,
des motivations et des expériences diverses. L’entrepreneuriat des jeunes peut
être vu comme une opportunité, un défi ou une contrainte, selon le contexte, les
ressources et les aspirations des jeunes entrepreneurs. Il peut avoir des effets
positifs ou négatifs sur le développement personnel, professionnel et social des
jeunes, ainsi que sur la dynamique économique et sociale de leur environnement.
Dans ce travail de fin de cycle, nous nous proposons d’analyser les facteurs de la
réussite de l’entrepreneuriat des jeunes, en nous appuyant sur la littérature
existante et sur une étude de terrain menée auprès de jeunes entrepreneurs dans
la ville de Kinshasa. Nous chercherons à répondre aux questions suivantes:
Quelles sont les caractéristiques, les motivations et les besoins des jeunes
entrepreneurs ? Quels sont les obstacles et les opportunités qu’ils rencontrent
dans leur parcours entrepreneurial ? Quels sont les facteurs clés qui favorisent
ou entravent leur réussite ? Quelles sont les implications pratiques et politiques
de nos résultats ?
Nous structurerons notre travail en trois parties: la première partie présentera le
cadre théorique et conceptuel de notre recherche, en définissant les notions clés

WEMAKOYE ELANGA Elvis, Troisième Graduat, Economie/Université Officielle de Mbujimayi (U.O.M)


et en présentant les principaux modèles et approches de l’entrepreneuriat des
jeunes; la deuxième partie exposera la méthodologie et les résultats de notre
étude de terrain, en décrivant les caractéristiques, les perceptions et les
pratiques des jeunes entrepreneurs interrogés; la troisième partie discutera les
implications et les limites de notre recherche, en proposant des pistes de
réflexion et d’action pour favoriser la réussite de l’entrepreneuriat des jeunes.

L’histoire de l’entrepreneuriat remonte à l’Antiquité, où le terme d’entrepreneur


désignait celui qui entreprend une activité économique, souvent liée au
commerce ou à la construction. Le concept d’entrepreneur a ensuite évolué au fil
des siècles, en fonction des contextes historiques, politiques, sociaux et culturels.
On peut distinguer plusieurs périodes clés dans l’histoire de l’entrepreneuriat: la
Renaissance, où l’entrepreneur est un innovateur et un aventurier; le XVIIIe
siècle, où l’entrepreneur est un agent du progrès économique et social; le XIXe
siècle, où l’entrepreneur est un industriel et un capitaliste; le XXe siècle, où
l’entrepreneur est un créateur d’entreprise et un leader12.

Son évolution est marquée par l’apparition de nouvelles formes, de nouveaux


domaines et de nouveaux enjeux d’entreprendre. À partir des années 1980, on
assiste à un éclatement du champ de l’entrepreneuriat, qui devient l’objet
d’étude de presque toutes les disciplines des sciences humaines. On voit ainsi
émerger des notions telles que l’entrepreneuriat social, l’entrepreneuriat
féminin, l’entrepreneuriat culturel, l’entrepreneuriat technologique, etc.
L’entrepreneuriat devient également un phénomène mondial, qui touche tous les
continents et tous les secteurs d’activité.

Les obstacles à l’entrepreneuriat sont nombreux et variés, selon le profil, le


projet et le contexte de l’entrepreneur. Ils peuvent être d’ordre personnel
(manque de confiance en soi, peur de l’échec, etc.), professionnel (manque de
compétences, de ressources, de réseau, etc.), ou environnemental (manque de
soutien, de financement, de réglementation, etc.). Ces obstacles peuvent
constituer des freins ou des défis pour l’entrepreneur, selon sa capacité à les
surmonter ou à les contourner1.

Les succès de l’entrepreneuriat sont également multiples et relatifs, selon les


critères et les indicateurs utilisés pour les mesurer. Ils peuvent être évalués en
termes de performance (chiffre d’affaires, rentabilité, croissance, etc.), d’impact
(création d’emplois, de valeur ajoutée, de changement social, etc.), ou de
satisfaction (réalisation personnelle, professionnelle ou sociale). Ces succès
peuvent être le résultat d’une combinaison de facteurs internes (talent,
motivation, vision, etc.) et externes (opportunité, chance, accompagnement, etc.)
à l’entrepreneur1.

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INTENTION ENTREPRENEURIALE
L’intention entrepreneuriale est définie par Remeikiene et al. (2013) comme
l'état d'esprit d'une personne souhaitant lancer une nouvelle entreprise ou créer
une nouvelle valeur fondamentale dans une organisation existante.

l’acte de création et/ou de reprise d’une affaire est généralement précédé par
l’intention entrepreneuriale

Parlant de motivation entrepreneuriale


la littérature met en exergue deux grandes approches regroupant les principales
théories sur les motivations entrepreneuriales. Le premier courant est celui qui
traite des traits et attributs poussant les individus à se lancer dans
l’entrepreneuriat. On y trouve des motivations telles que le désir
d'accomplissement, le comportement de prise de risque, les ambitions, le désir
d'indépendance et la prise de responsabilité. La seconde approche est axée sur
les facteurs environnementaux.
(Carsrud & Brännback, 2009) :
- La « drive theory » : Elle suppose qu'un individu est motivé à démarrer une
nouvelle affaire suite à un besoin interne comme celui de la réalisation.
- L’« incentive theory » : Elle suggère que les gens sont motivés à entreprendre en
raison de certaines récompenses externes comme le revenu ou le prestige

(Buttner et Moore, 1997) : « Pull and Push factors »


- Les « Pull factors » supposent que les personnes qui lancent leurs propres
affaires peuvent être inspirées par des raisons « souhaitables », telles que la
capacité à saisir une opportunité et à travailler de manière autonome et/ou à
avoir un meilleur contrôle du travail (Robichaud et al., 2010). - Les « Push factors
» sont souvent liés à une situation « contraignante » due aux difficultés que
l’individu rencontre sur le marché du travail (Amit et Muller, 1995) ou encore les
pressions familiales (Verheul et al., 2010).

TYPES D’ENTREPRENEURS
Reynolds et ses collègues (2002), partant des différentes motivations proposées
dans la littérature, font la distinction entre deux types d’entrepreneurs : par
opportunité et par nécessité.

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OBSTACLES A L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES

(facteurs personnels, sociaux, économiques et institutionnels, et qui varie selon


les pays, les secteurs et les types d’entreprises.)

Schoof (2006) identifie cinq groupes de variables clés qui influent sur
l’entrepreneuriat des jeunes et qui peuvent, compte tenu de leur importance,
constituer des barrières à la création d’entreprises.
Il s’agit :
1. des attitudes sociales et culturelles vis-à-vis de l’entrepreneuriat des jeunes
2. de l’éducation entrepreneuriale
3. des problèmes d’accès aux sources de financement
4. du cadre administratif et réglementaire
5. du manque d’aide et d’appui en affaires.

L’étude d’Halabisky (2012) met l’accent sur trois autres facteurs, à savoir :
1. le manque d’expérience,
2. le manque de réseaux et
3. les obstacles liés aux marchés.

La littérature distingue trois principaux groupes de barrières à l’entrepreneuriat


des jeunes.
 Premièrement, des facteurs personnels liés au profil même des jeunes
entrepreneurs (la peur du risque, le manque d’expérience et le manque de
compétences entrepreneuriales, ainsi que le faible capital financier et social).
 Deuxièmement, il y a les facteurs socioculturels, c’est-à-dire l’attitude
négative de la société envers l’entrepreneuriat des jeunes et le manque de
soutien de la famille ou de la communauté.
 Troisièmement, notons des facteurs liés à l’environnement : les règlements,
la fiscalité, l’accès au financement externe, l’accès aux marchés et le manque

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de services de soutien.

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PLAN DU TRAVAIL
SUJET : «Entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi à Mbujimayi.
Défis et perspectives.»
0. INTODUCTION
0.1. Etat de la question
Il est primordial de signaler que bien avant nous, nombreux chercheurs se sont
exprimés autour de ce sujet. De ce fait, voici ci-après quelques uns d’entre eux :

Jean-Michel De Jaeger et Jean-Pierre Helfer, qui ont organisé une journée


ressource sur l’entrepreneuriat et la jeunesse, concluent que ce sujet est en
quête de sens et qu’il faut favoriser les échanges entre enseignants, chercheurs
et praticiens.

L’OCDE, qui a réalisé une synthèse sur l’entrepreneuriat des jeunes, conclut
que ce phénomène est influencé par des facteurs personnels, sociaux,
économiques et institutionnels, et qu’il faut soutenir les jeunes entrepreneurs
par des politiques adaptées.

Mouhamadou Fallou Sy, Joseph Ntep Massing et Jean Liboudou, qui ont étudié
les déterminants de l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique de l’Ouest,
concluent que ce processus est motivé par des opportunités et des contraintes,
et qu’il faut renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs par des
formations et des accompagnements.

Ababacar Sadikh Beye, qui a étudié l’entrepreneuriat et le développement,


conclut que l’entrepreneuriat est un facteur clé du développement économique
et social, mais qu’il nécessite des conditions favorables et des politiques
publiques appropriées.

Sylvie Sammut et Jean-Michel Degeorge, qui ont rédigé un manuel sur


l’entrepreneuriat, concluent que l’entrepreneuriat est un processus complexe
et dynamique, qui implique des acteurs multiples et des compétences variées,
et qui peut prendre des formes diverses selon les contextes.

Michel Marchesnay, qui a analysé l’entrepreneuriat en action, conclut que


l’entrepreneuriat est une démarche créative et innovante, qui repose sur la
capacité des entrepreneurs à identifier et exploiter des opportunités, à
mobiliser des ressources et à gérer des incertitudes.

Henri Capron, qui a coordonné un ouvrage sur l’entrepreneuriat et la création


d’entreprises, conclut que l’entrepreneuriat est un phénomène en pleine
expansion, qui traduit une transition vers une économie entrepreneuriale,
caractérisée par une plus grande autonomie, flexibilité et responsabilité des
agents économiques.

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Quant à nous, nous nous attèlerons dans la détermination des obstacles
entrepreneuriaux qui concernent seuls les jeunes et plus spécifiquement ceux
de notre champs d’étude.

0.2. Choix et intérêt du sujet


Le choix de notre sujet a été motivé par notre ardent désir de connaître les
défis et opportunités que présentent l’entrepreneuriat, tant pour les jeunes
eux-mêmes que pour le développement local

Ce travail peut donc contribuer à apporter un complément scientifique et


servir d’outil d’aide social, notamment en enrichissant la connaissance et la
compréhension de l’entrepreneuriat des jeunes dans un contexte spécifique, en
identifiant les besoins et les attentes des jeunes entrepreneurs, en analysant
les forces et les faiblesses de leur environnement, et en proposant des
recommandations judicieuses pour les soutenir.

0.3. Problématique

La question de l'emploi occupe une place prépondérante dans les débats


politiques de développement de toutes les nations du monde entier car elle
retient l’attention des gouvernements qui cherchent les voies et moyens les
plus appropriés pour pallier les problèmes de chômage afin de sortir leurs
populations de la fragilité.
Le souci principal des gouvernements est de permettre à leurs populations non
seulement de subvenir à leurs besoins mais aussi de contribuer au
développement socio-économique.
Malgré les efforts des gouvernements dans la recherche des moyens pour la
réduction du chômage, il continue de prendre de l'ampleur dans le monde
(Organisation International du Travail [OIT], 2019).

Face à cette situation de chômage, en particulier chez les jeunes, dû aux crises
économiques, politiques et sanitaires, à l’accroissement démographique, à
l’incapacité du marché de l’emploi à ingérer les vagues successives de diplômés
et à l’inadaptation de la formation aux exigences de ce marché, la solution
entrepreneuriale semble une option crédible que proposent plusieurs
gouvernements et organismes internationaux, tels que la Banque mondiale, le
Fonds monétaire international, l’Organisation de coopération et de
développement économiques et la Conférence des Nations-Unies sur le
commerce et le développement par exemple.

L’entrepreneuriat est considéré comme étant l’un des mécanismes de


développement économique et social les plus importants. Il permet en effet la
création d’emplois, l’innovation, la richesse et le bien-être (Acs et Audretsch,

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1988).

Comme moteur de la croissance économique, l’entrepreneuriat a attiré


énormément d'attention dans ces dernières décennies partout dans le monde.
Il est souvent mis de l’avant comme facteur d’accroissement du dynamisme et
de la prospérité d’une nation. Cela est perceptible dans les discours politique et
scientifique. Il permet de renforcer la capacité d’adaptation d’un territoire en
renouvelant ses acteurs économiques. L’entrepreneuriat crée des emplois,
stimule la croissance économique et l’innovation, améliore les conditions
sociales.

Les nouvelles entreprises « injectent » du dynamisme puisque lorsqu’elles


entrent pour la première fois dans un marché ; elles fournissent des produits et
des services qui n’existent pas encore localement, et donc élargissent le choix
des consommateurs. À cet égard, l’entrepreneuriat joue un rôle important dans
la réduction de la pauvreté, l’égalité des sexes et la viabilité environnementale.

Certains auteurs affirment que la société influence l’entrepreneur potentiel,


façonnant ses actions et conditionnant sa détermination à créer une
entreprise. Ils considèrent l’entrepreneuriat comme un phénomène qui peut
être influencé par le contexte social, culturel, économique et politique (Fayolle,
2003 ; Boisson et al., 2009).
Le rôle des facteurs individuels, sociaux, économiques et technologiques est
déterminant sur la perception de l’entrepreneuriat et sur l’intention de créer
une nouvelle entreprise.
À l’ère de l’Internet, le champ de l’entrepreneuriat innove, incitant les jeunes à
repenser les concepts, créant de nouvelles formes de services. De nouveaux
secteurs d’activité voient le jour tandis que d’anciens disparaissent. En ce sens,
la société agit sur le comportement entrepreneurial, influence la motivation
entrepreneuriale et agit également sur les facteurs qui restreignent ou
stimulent l’action entrepreneuriale.
Dans ces conditions, les jeunes entrepreneurs défient les acteurs traditionnels,
dont certains se battent pour se réinventer et rester dans la course.

L’entrepreneuriat est un facteur important dans la société et bénéficie d’un


intérêt tout particulier de la part des économistes, des sociologues et des
décideurs politiques. Cet intérêt est, sans conteste, dû à la place de la création
d’entreprises dans le développement économique et social, l’augmentation de
la production et du revenu, la résorption du chômage, la diversification de
l’industrie ainsi que la promotion de l’innovation (Rasmussen et Sorheim, 2006
; Minniti et Lévesque, 2008).

En effet, l’accélération incessante des mutations, notamment technologiques,

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l’évolution des équilibres sociaux, la versatilité croissante des emplois salariés
dans les grandes organisations, la volonté d’avoir un travail conforme à ses
propres valeurs, la perspective d’être son propre patron sont autant de forces
qui poussent un nombre croissant d’hommes et de femmes à considérer la
création ou la reprise d’une entreprise comme une alternative crédible à un
emploi salarié.

Sur le continent africain, généralement, les jeunes et les femmes constituent


les catégories sociales ayant d’immenses difficultés à trouver un emploi et à
gagner un revenu décent (Manfred Kouty et Mallaye Douzounet, 2020 : p.136).
Selon des statistiques de la Banque Africaine de Développement, la majeure
partie des jeunes n’a ni emploi stable, ni perspectives d’avenir économique
(BAD, 2018). Les chiffres à ce niveau sont évocateurs d’un mal profond à
l’insertion professionnelle de la classe jeune de la population ; ce qui
occasionnerait des coûts économiques, pour le moins sérieux.

D’un côté, le chômage des jeunes, en freinant la croissance économique, tend,


selon Coward et al. (2014), à démoraliser les concernés qui, au final, n’ont plus
ni l’envie ni la capacité de mener une vie (Manfred Kouty et Mallaye
Douzounet, 2020 : p.136). De plus, on n’en est à penser que c’est, dans une
certaine mesure, l’absence d’opportunité qui alimente conflit et instabilité
politique ; voire, la tendance à l’émigration à risque. Et pourtant, la solution
face aux difficultés d’accès à l’emploi repose davantage sur l’entrepreneuriat.

Pour ce qui nous concerne, nous ouvrons un angle de réflexion particulier en


nous interrogeant sur les obstacles ou barrières que rencontrent les jeunes de
la commune de KANSHI à se lancer dans l’entrepreneuriat.
Concrètement, il s’agit de répondre à la question essentielle ci-après :

 Quels sont les facteurs qui entravent l’émergence de l’entrepreneuriat des


jeunes de la commune de KANSHI, dans la ville de Mbujimayi ?

0.4. Hypothèses du travail


Eu égard à l’interrogation soulevée ci-haut, nous proposons l’hypothèse selon
laquelle :
 L’entrepreneuriat des jeunes serait entravé par des facteurs personnels liés au
profil même des jeunes entrepreneurs ; des facteurs socioculturels ; ainsi que
des facteurs liés à l’environnement (les règlements, la fiscalité, l’accès au
financement externe, l’accès aux marchés et le manque de services de soutien).

0.5. Objectifs de l’étude


Notre travail vise à étudier essentiellement l’entrepreneuriat des jeunes de la
commune de Kanshi à Mbujimayi, les défis qu’il présente et les perspectives y
afférentes.

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En termes de spécificité, les objectifs que poursuit notre travail sont entre
autres ceux de :
 Connaître les défis auxquels les jeunes de la commune de la Kanshi sont
confrontés face à l’entrepreneuriat ;
 Identifier les problèmes liés au ralentissement de l’approche
entrepreneuriale au sein de cette commune ;
 Proposer des pistes de solutions permettant aux jeunes d’évoluer sans
craintes et ainsi promouvoir l’entrepreneuriat.

0.6. Méthodes et techniques de recherche


En vu de mener une recherche intelligible et avoir des aboutissements fiables,
tout en éviter de tâtonnements du chercheur et réduire la probabilité d'aboutir
à des conclusions erronées, il est indispensable que la rigueur et la pertinence
de la démarche scientifique reposent sur une adoption rationnelle et cohérente
des méthodes d'analyse et des techniques de collecte des données

0.6.1. Méthodes
Pour l’élaboration de notre travail, nous avons estimé que l'usage de la ci-après
permettront la réalisation de nos objectifs :

 La méthode analytique : elle nous permet de faire des références


importantes à partir des résultats recueillis et d’en tirer des conclusions et
des recommandations opérationnelles ;
 La méthode qualitative : elle est une méthode qui nous permet de saisir les
perceptions et les attitudes des jeunes faces à l’entrepreneuriat grâce aux
témoignages oraux ;
 La méthode descriptive : cette méthode scientifique qui consiste à décrire et
à observer le comportement d’un sujet, d’une personne sans l’influencer
d’aucune façon, nous est nécessaire pour la description des caractéristiques
de nos enquêtées ;
 La méthode statistique : celle-ci qui consiste à quantifier et synthétiser les
données récoltées par le calcul de certains paramètres, à procéder à leur
représentation sous forme de graphique, des tableaux…, à leur traitement
ainsi qu’à leur interprétation, nous sert à interpréter et représenter les
données recueillies.

0.6.2. Techniques
Pour la production des données, nous avons recouru aux techniques
suivantes :
 La technique documentaire : elle nous permet de chercher les données
présentes dans les écrits en rapport avec notre sujet, notamment en
consultant divers documents, ouvrages, sites web et d’autres travaux
scientifiques pour la collecte des données utiles à notre travail ;
 La technique d'interview : cette technique a permis d’entrer en contact

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direct avec certaines personnes ressources et les concernés (les jeunes) pour
recueillir leurs opinions sur les causes et perspectives de l’entrepreneuriat
juvénile au sein de la commune de la Kanshi à Mbujimayi ;
 La technique d’observation directe : technique qui consiste à observer les
choses, les décrire et les comparer ; elle nous est utile dans les observations
des comportements et du mouvement général dans le secteur sous étude ;
 La technique de questionnaire : c’est une technique consistant à interroger
un ensemble des répondant, le plus souvent représentant d’une population
soumise une série des interrogations en rapport avec leurs situations
sociales, professionnelles ou familiales, à leurs opinions, à leurs attitudes, à
l’égard d’opinion ou d’enjeux humains ou sociaux ,à leurs attentes, à leurs
niveaux de connaissance ou de conscience d’un événement, d’un problème
ou encore sur tout point de vue qui intéresse le chercheur. Elle nous permet
d’assembler des informations auprès de nos enquêtés par le biais d’un
questionnement opérationnel et orienté.

0.7. Délimitation du sujet


0.7.1. Dans l'espace : sur le plan spatial, nous menons notre étude au sein de
la commune de la Kanshi, dans la ville de Mbujimayi, en République
Démocratique du Congo. Le choix de cet espace est dû au fait qu'il s'agit du
milieu où nous vivons et auquel nous désirons apporter notre contribution
pour un changement positif.
0.7.2. Dans le temps : sur le plan temporel, notre étude s’étend sur la période
de nos enquêtes. Ce choix a été motivé par la disponibilité des données
authentiques.

0.8. Canevas du travail


Notre travail comprend trois chapitres, outre l’introduction et la conclusion. Le
premier chapitre se centre sur la revue de la littérature, le deuxième traite de la
méthodologique et la présentation du cadre d’étude ; enfin, le troisième
chapitre se focalise sur l’analyse des données et l’interprétation des résultats.

CHAPITRE PREMIER : REVUE DE LA LITTERATURE


Ce chapitre traite des différents points sur la littérature relative à notre sujet, il
fait intervenir un certain nombre de concepts nécessaires pour permettre à nos
lecteurs d'en saisir le contenu et mieux comprendre les idées. Il va porter sur
deux points à savoir l’analyse théorique d’une part et,d’autre part quelques
travaux empiriques.
Section 1. Approche théorique de l’entrepreneuriat
1.1. Théories sur l’entrepreneuriat
1.2. Typologies entrepreneuriales
1.3. Motivations et freins à l’entrepreneuriat

CHAPITRE DEUXIEME : MATHODOLOGIE ET PRESENTATION DU CADRE

WEMAKOYE ELANGA Elvis, Troisième Graduat, Economie/Université Officielle de Mbujimayi (U.O.M)


D’ETUDE
Section 1. Présentation du cadre d’étude
1.1. Contexte économique et social de la commune de la Kanshi
1.2. Entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi
Section 2. Collecte des données
2.1. Population cible
2.2. Échantillonnage
2.3. Enquête
Section 3. Traitement des données
3.1. Échelle de mesure
3.2. Analyse factorielle

CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION DES


RESULTATS
Section 1. Analyse des données
1.1. Profil des répondants
1.2. Analyse de la variable : intention entrepreneuriale
Section 2. Analyse des résultats
2.1. Présentation des résultats
Section 3. Discussions
Section 4. Perspectives

CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
NISHIMATA, O. et NISHIMATA, A, Être entrepreneur aujourd’hui, Comprendre les
principales tendances de l’entrepreneuriat, EYROLLES, Paris, 2016, 199P.
PIERRE, A, Agir pour réussir, Comment arrêter de remettre les choses au
lendemain, Maxima, Paris, 2010, 207P.
SHOMBA KINYAMBA, S. et OLELA NONGA, D, Monographie de la ville de
Mbujimayi, M.E.S., Kinshasa, 2015, 104P.
LEGER-JARNIOU, C., Le grand livre de l’entrepreneuriat, Dunod, Paris, 2013, 419P
BERGERAULT, F. et BERGERAULT, N, De l'idée à la création d'entreprise, Comment
concrétiser votre projet, 2e Ed. Dunod, Paris, 2016, 157P.
ADAM, M, Réinventer l’entrepreneuriat pour soi, pour nous, pour eux,
l’Harmattan, Paris, 2009, 184P

TABLE DES MATIERES


0. INTODUCTION.............................................................................................................................4
0.1. Etat de la question............................................................................................................4
0.2. Choix et intérêt du sujet...................................................................................................5
0.3. Problématique..................................................................................................................5
0.4. Hypothèses du travail.....................................................................................................10
0.5. Objectifs de l’étude.........................................................................................................10
0.6. Méthodes et techniques de recherche...........................................................................11

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0.6.1. Méthodes...............................................................................................................11
0.6.2. Techniques............................................................................................................11
0.7. Délimitation du sujet......................................................................................................12
0.7.1. Dans l'espace.........................................................................................................12
0.7.2. Dans le temps........................................................................................................12
0.8. Canevas du travail...........................................................................................................13
CHAPITRE PREMIER : REVUE DE LA LITTERATURE.................................................................13
Section 1. Approche théorique de l’entrepreneuriat..........................................................13
1.1. Théories sur l’entrepreneuriat..............................................................................13
[Link] entrepreneuriales.................................................................................13
[Link] et freins à l’entrepreneuriat...............................................................13
CHAPITRE DEUXIEME : MATHODOLOGIE ET PRESENTATION DU CADRE D’ETUDE..............13
Section 1. Présentation du cadre d’étude............................................................................13
1.1. Contexte économique et social de la commune de la Kanshi..............................13
1.2. Entrepreneuriat des jeunes de la commune de Kanshi.......................................13
Section 2. Collecte des données............................................................................................13
2.1. Population cible....................................................................................13
2.2. Échantillonnage....................................................................................13
2.3. Enquête....................................................................................13
Section 3. Traitement des données......................................................................................13
3.1. Échelle de mesure...................................................................................................13
3.2. Analyse factorielle..................................................................................................13
CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION DES RESULTATS....13
Section 1. Analyse des données............................................................................................13
1.1. Profil des répondants.............................................................................................13
1.2. Analyse de la variable : intention entrepreneuriale.............................................14
Section 2. Analyse des résultats............................................................................................14
2.1. Présentation des résultats....................................................................................14
Section 3. Discussions...........................................................................................................14
Section 4. Perspectives..........................................................................................................14
CONCLUSION.................................................................................................................................14
BIBLIOGRAPHIE............................................................................................................................14
ANNEXES........................................................................................................................................15

ANNEXES

WEMAKOYE ELANGA Elvis, Troisième Graduat, Economie/Université Officielle de Mbujimayi (U.O.M)


CONSTAT SUR L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES DANS LA COMMUNE DE
KANSHI, A MBUJIMAYI

La question de l’emploi occupe une place prépondérante dans la vie socio-


économique de la population congolaise. Le chômage et le sous-emploi,
caractéristiques communes à la plupart des jeunes (diplômés ou non), les
rendant incapables de répondre à leurs besoins et préparer leur avenir, ont laissé
réfléchir ceux-ci sur leur autonomisation. Aussi, notons que l’un des remèdes
contre la pauvreté consiste à encourager la population à la créativité (Article 35
de la constitution)

En effet, l’entrepreneuriat qui est une approche humaine générant de la valeur


sur le marché par la création des entreprises dans le but de répondre aux besoins
individuels et collectifs (Julien et Cadieux), est fondamentalement une mentalité
ou encore un état d’esprit appelé “état d’esprit entrepreneurial”.
Toutefois, cette approche qui est un moyen efficace pour rendre autonomes ceux
qui s’y lancent présente des difficultés qui n’épargnent pas la jeunesse de la ville
de Mbujimayi en général, et celle de la commune de la Kanshi en particulier.

Suite à cette observation, notre étude cherche à connaître les défis auxquels les
jeunes de la commune de la Kanshi sont confrontés face à l’entrepreneuriat,
identifier les problèmes liés au ralentissement de l’approche entrepreneuriale au
sein de cette commune et enfin, proposer des pistes de solutions permettant aux
jeunes d’évoluer sans craintes et ainsi promouvoir l’entrepreneuriat.

WEMAKOYE ELANGA Elvis, Troisième Graduat, Economie/Université Officielle de Mbujimayi (U.O.M)

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