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Introduction aux systèmes asservis linéaires

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Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique

Université Virtuelle de Tunis

Les systèmes asservis linéaires

échantillonnés

Introduction générale

Mohamed AKKARI

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Université Virtuelle de Tunis Les systèmes asservis linéaires échantillonnés
Introduction générale

Objectif :Ce chapitre est une introduction générale qui justifie

l’intérêt de manipuler la commande des processus en

exploitant l’approche numérique. On rappelle brièvement les

définitions de base des systèmes asservis, analogiques et

discrets décris par des fonctions de transfert ou par une

représentation d’état.

Ces deux formalismes permettent d’établir la base de l’analyse et

de la commande de ces systèmes.

La nécessité d’exprimer les modèles des processus à commander

sous une forme numérique est justifiée par le fait que l’exploitation

des calculateurs, devenue par ailleurs très répandue à

pratiquement tous les domaines d’activités courantes, trouve un

domaine de prédilection dans la commande des processus où elle

est actuellement très largement utilisée.

2 Mohamed AKKARI
Université Virtuelle de Tunis Les systèmes asservis linéaires échantillonnés
Introduction générale

I-1 : Les systèmes asservis linéaires continus


Les systèmes asservis linéaires découlent d’un modèle physique continu

défini par des équations intégrales et différentielles, à coefficients

constants, en fonction du temps, qui régissent les grandeurs présentes

dans le modèle.

I-1 a : Formalisme fonction de transfert

L’application de la transformée de Laplace sur ces équations conduit à des

relations algébriques représentées par une fraction rationnelle appelée

fonction de transfert et reliant le rapport Sortie/Entrée ou

Sortie/Perturbation du processus étudié.

A partir de cette fonction de transfert on peut mener une analyse sur les

performances du système asservi et implanter en l’occurrence des

régulateurs appropriés pour améliorer ces performances.

I-1 a : Formalisme équation d’état

On peut aussi exploiter un autre formalisme, à caractère plus général qui

permet, outre l’étude de l’évolution de la sortie, la mise en exergue des

grandeurs physiques intermédiaires rentrant dans la composition du modèle

du processus étudié et que la fonction de transfert ne représente pas.

Ce formalisme, exploite des équations matricielles, et il est appelé

représentation d’état. L’étude des processus par cette approche matricielle

aboutit à des lois de commande plus performantes que celles fournies par le

formalisme « fonction de transfert ».

I-2 : Les systèmes asservis linéaires discrets


La généralisation de l’utilisation des calculateurs a permit leur exploitation comme

structures de commande numérique pour les systèmes dynamiques asservis et ceci

par le biais de l’implantation d’algorithmes gérés par le calculateur remplaçant ainsi

avantageusement les régulateurs analogiques de commande.

3 Mohamed AKKARI
Université Virtuelle de Tunis Les systèmes asservis linéaires échantillonnés
Introduction générale

L’exploitation des calculateurs pour la commande des processus est plus flexible et

permet d’obtenir des performances meilleures que celles obtenues par des

commandes analogiques.

I-3 : L’aspect numérique de la commande d’un processus physique

Cette commande nécessite le recours à des formalismes mathématiques plus

élaborés que ceux exploités dans l’étude des systèmes linéaires.

La figure (1) représente la structure de la commande numérique.


Horlog

Comparate Command

u(t
c(t e(t e(k) u(k)
C.A.N CALCU- C.N.A + PROCESSUS
_
LATEUR

Régulate y(t

Figure 1 : Structure de commande numérique d’un

Le processus physique asservi à une consigne c(t) et dont les grandeurs sont

continus, reçoit une commande continue u(t) qui représente la sortie d’un

régulateur discret.

Comme le calculateur ne peut gérer que des informations sous forme

discrète, un convertisseur analogique numérique transforme l’écart continu

c(t)-y(t) en des bits d’informations qui n’apparaissent que lors d’un top

d’horloge et qui seules sont susceptibles d’être interprétées par le

calculateur.

Le processus physique étant un système continu, la commande discrète u(k)

à la sortie du régulateur numérique, avant d’attaquer le processus, doit être

impérativement convertie en un signal continu et ceci est réalisé par un

convertisseur bloqueur d’ordre zéro (BOZ) qui est aussi géré par l’horloge.

4 Mohamed AKKARI
Université Virtuelle de Tunis Les systèmes asservis linéaires échantillonnés
Introduction générale

Le rôle du BOZ consiste à bloquer l’information discrète reçue à sa dernière

valeur entre deux tops d’horloge.

L’horloge possède une fréquence élevée et le calculateur gère un algorithme

de commande très simple.

En déplaçant le comparateur, on aboutit à une deuxième structure, plus

intéressante que la précédente (Fig.2), dans la mesure où, entre autres

avantages, la fréquence d’échantillonnage qui cadence l’horloge sera choisie

cette fois en fonction de la bande passante du procédé continu qui est

beaucoup plus basse que celle nécessaire dans la première configuration du

schéma 1 (10 à 50 fois).

Cette nouvelle configuration a l’avantage de « libérer » le calculateur afin

qu’il mène la tâche de commande avec plus de souplesse, surtout si les

algorithmes de commande à gérer sont complexes.


Horlog

e(k
u(k) u(t y(t y(k)
C.N.A + PROCEDE C.A.N
_

Procédé discrétisé

Figure 2 : Nouvelle structure de commande numérique du

I-4 : Conclusion
Pour commander numériquement un processus, il faut alors:
* Des convertisseurs analogiques digitaux (C.A.N),
* Des convertisseurs numériques analogiques (C.N.A).

* Un bloqueur (généralement d’ordre zéro).

* Remplacer le modèle continu du processus par un modèle discret.

* Remplacer les régulateurs analogiques par des algorithmes de régulation

CNA
Processus CAN
+BOZ

Figure 3 : Conversion numérique - analogique et analogique -

5 Mohamed AKKARI

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