SANOFI PASTEUR
La rage humaine
au Bénin
Professeur
Partenariat Abdou Rahmann
D.D.S.-Borgou Parakou, 10 octobre 2015 AGUEMON
Introduction
• La rage est une menace potentielle pour plus de 3,3
milliards de personnes vivant dans les zones enzootiques,
principalement en Asie et en Afrique
• Elle sévit dans toutes les régions au Bénin et plus
particulièrement dans le septentrion
• 95% des cas sont transmis par des morsures de chiens.
• Elle reste pourtant une maladie négligée et sa
recrudescence pose un problème de santé publique.
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• Elle est à déclaration obligatoire au Bénin et
inscrite sur la liste des maladies à déclaration
obligatoire conformément au décret n° 2005-
637 du 13 octobre 2005.
• La rage humaine déclarée est toujours
mortelle à 100%
• Elle touche principalement des populations à
faible revenu et particulièrement les enfants.
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• La rage est une maladie virale grave touchant
les mammifères dont les humains.
• Elle est causée par un virus qui provoque une
encéphalite.
• C’est une zoonose assez commune qui touche
surtout les carnivores.
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• Les symptômes sont nerveux ; parfois une
agressivité bien qu'il existe aussi des formes
plus frustes où le malade est particulièrement
calme.
• Le virus peut être transmis par voie orale à des
rongeurs.
• Entre 40 000 et 70 000 personnes décèdent de la
rage chaque année dans les pays d'Afrique et
d'Asie où la maladie est endémique.
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CAS DE MORSURES
2014 2015
Périodes Jan-Avr Mar-Juil
Nombre de personnes 199 > 500
mordues enregistrées
Nombre de personnes 07 08
mordues décédées
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LA RAGE
CONTINUE DONC
DE TUER AU BENIN
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DESCRIPTION DE LA RAGE
• La rage est causée par un virus de la famille des
Rhabdoviridae et du genre Lyssavirus,
• Le virus de la rage infecte tous les mammifères à
sang chaud,
• Il a un tropisme nerveux, et en particulier le
système nerveux central, ce qui explique les
troubles observés.
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• En Europe, les vecteurs de la rage peuvent être
le renard, le loup, le blaireau, le chevreuil mais
également le chien, le chat, la vache, et la
chauve-souris.
•
• En Amérique, la rage est transmise par le raton
laveur ou le coyote.
• Au Bénin, le vecteur est le chien, le chat, le
singe ou le cochon
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• La rage est donc une encéphalomyélite liée à un virus
neurotrope pathogène.
• Zoonose très répandue, elle se transmet entre animaux
et à l’être humain par le biais de la salive après morsure,
léchage au niveau d’une excoriation cutanée ou par les
muqueuses. Une fois les symptômes apparus, l’issue est
fatale chez l’animal comme chez l’homme.
• La rage humaine est une maladie grave, dangereuse et
mortelle à traitement exclusivement préventif .
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Le vecteur de la rage est
connu :
les chiens
Situation de la rage au Bénin 12
Etiopathogénie
• C’est un virus fragile.
• Il est détruit par : - la chaleur (15mn à 50°C)
- la lumière
- les rayons ultra-violets
- la dessication lente
• Il est inactivé par :
l’éther,
l’eau de javel et
les solutions savonneuses.
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• La transmission se fait habituellement par la
salive, surtout infectante dans les 5 à 6 derniers
jours de la vie de l’animal. Elle est également
possible par contact direct des muqueuses ou de
lésions cutanées récentes avec la salive de
l’animal.
• Le virus rabique ne pénètre pas une peau saine.
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• Il est nécessaire qu’il y ait une plaie, habituellement
provoquée par morsure ou griffure. Mais le léchage de
plaies spontanées, même minimes est suffisant pour
transmettre la rage.
• Après pénétration dans l’organisme (inoculation), le virus
de la rage se propage à travers les filets nerveux jusqu’au
cerveau puis diffuse dans de nombreux tissus et
notamment les glandes salivaires. C’est la période
d'incubation qui dure en général, chez l'homme, de 20 à
60 jours.
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• Pendant cette phase, il ne peut facilement être
détecté par le système immunitaire de l'hôte,
et la vaccination peut toujours conférer une
immunité.
• Une fois que le virus atteint le cerveau, il
provoque rapidement une encéphalite et les
symptômes apparaissent. Il peut aussi infecter
la moelle épinière provoquant une myélite.
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• Puis c’est le passage à la maladie
clinique qui peut être prévenue par
une vaccination initiée en temps utile,
même après exposition à l’agent
infectieux.
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• La durée de l'incubation dépend :
– de la dose de virus inoculée,
– de la localisation de la morsure (plus elle est proche
d'une zone riche en terminaisons nerveuses, plus
vite la maladie se déclare)
– et de la gravité de la plaie.
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Clinique
• Quelques signes prodromiques : prurit,
troubles de caractère.
• Phase aiguë : 2 types cliniques
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– La rage furieuse ou « maladie diabolique »
• Réalise un tableau d’excitation psychomotrice
• Malade en proie à une agitation fébrile de type maniaque.
Il ne tient pas en place, crie, hurle, présente des
mouvements anormaux, brise les objets, crache par terre,
cherche à mordre.
• La soif est vive mais on observe le classique spasme
hydrophobique avec déglutition impossible.
• La salivation est exagérée
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– La rage paralytique (10% des cas)
• Réalise un syndrome de paralysie ascendante type Guillain
Barré ou Landry
• Débute par des douleurs des membres supérieurs et de la
région lombaire.
• Puis des paralysies flasques apparaissent aux membres
inférieurs et se généralisent progressivement de bas en haut
• L’atteinte du tronc s’accompagne de troubles sphinctériens et
d’atteinte bulbaire responsable de l’arrêt cardiorespiratoire.
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• L’évolution est mortelle en quelques jours.
• Elle survient par syncope au cours d’un spasme
hydrophobique ou par arrêt cardiaque ou respiratoire
• Chez l’enfant, la rage est souvent atypique.
L’hydrophobie, les paralysies peuvent manquer.
L’enfant délire, vomit, présente un syndrome méningé
et meurt de troubles bulbaires.
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Diagnostic
• La rage est reconnue sur ses symptômes cliniques et
les circonstances qui ont précédé son apparition.
• Les critères diagnostiques de la rage associent :
• La notion de morsure par un animal enragé
• Le tableau clinique de la rage
• Un bilan biologique et radiologique qui élimine une autre
pathologie
• La vérification immunologique et histologique portant sur
les différents étages du cerveau
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• La confirmation du diagnostic est obtenue
après autopsie post-mortem
• Une fois le diagnostic posé, la déclaration
est obligatoire
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Prise en charge
• Le traitement de toute morsure, griffure ou
léchage n’est pas répandu partout,
• Des centres anti-rabiques sont étudiés pour la
prise en charge des patients post-exposés,
• A Cotonou, seule le Centre de santé de Cotonou 1
reçoit et traite les patients post-exposés,
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3 étapes de traitement
•Lavage
•Sérothérapie
•Vaccinothérapie
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