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Renforcement des pouvoirs locaux au Sénégal

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B.

Renforcement des pouvoirs des organes délibérants


La réforme constitutionnelle du 22 janvier 2001 au Sénégal a introduit des changements
significatifs dans la décentralisation et le renforcement des pouvoirs des collectivités
territoriales, notamment en accordant davantage d’autonomie et de responsabilités aux
organes délibérants de ces collectivités.
Cette réforme a renforcé le rôle des organes délibérants des collectivités territoriales, tels
que les conseils municipaux et les conseils départementaux, en leur attribuant des
compétences élargies dans la gestion des affaires locales.
En effet, aux termes de l’article 27 du code général des collectivités territoriales je cite : Le
conseil départemental règle par ses délibérations les affaires du département. Le
département a compétence pour promouvoir le développement économique, éducatif,
social, sanitaire, culturel et scientifique, pour réaliser les plans départementaux de
développement et organiser l’aménagement du territoire dans le respect de l’intégrité, de
l’autonomie et des attributions des autres collectivités locales. Il peut engager des actions
complémentaires de celles de l’Etat et des autres collectivités locales situées dans la région
circonscription administrative, dans les domaines et les conditions fixés par la loi. Le
département peut passer des conventions avec l’Etat ou avec d’autres collectivités locales ou
leurs groupements, pour mener avec eux des actions relevant de leur compétence, dans le
strict respect de leurs attributions. Il peut proposer aux communes du ressort du
département toutes mesures tendant à favoriser la coordination des investissements locaux
et des actions de développement, sous réserve des dispositions de l’article 15 du présent
code.
En plus de cela, l’article 81 du même code dispose : Le conseil municipal règle par ses
délibérations les affaires de la commune. Il doit assurer à l’ensemble de la population, sans
discrimination, les meilleures conditions de vie. Le conseil municipal donne son avis toutes
les fois que celui-ci est requis par les lois et règlements ou à la demande du représentant de
l’Etat. Il peut émettre des vœux, par écrit, sur toutes les questions ayant un intérêt local,
notamment sur celles concernant le développement économique et social de la commune. Il
est tenu informé de l’état d’avancement des travaux et des actions financés par la commune
ou réalisés avec sa participation.
En outre, sous réserve des dispositions du chapitre V du présent titre, il exerce les
compétences suivantes : sur les modalités d’exercice de tout droit d’usage pouvant s’exercer
à l’intérieur du périmètre communal, sous réserve des exceptions prévues par la loi ; le plan
général d’occupation des sols, les projets d’aménagement, de lotissement, d’équipement
des périmètres affectés à l’habitation, ainsi que l’autorisation d’installation d’habitations ou
de campements ; l’affectation et la désaffectation des terres du domaine national ; la
création, la modification ou la suppression des foires et marchés ; l’acceptation ou le refus
des dons et legs ; le budget de la commune, les crédits supplémentaires ainsi que toutes
modifications du budget ; les projets locaux et la participation de la commune à leur
financement ; les projets d’investissement humain…
En plus du renforcement des compétences des organes délibérants des collectivités
territoriales, la réforme constitutionnelle de 2001 au Sénégal a également promu une plus
grande participation citoyenne et une meilleure représentation démocratique au niveau
local. Elle a instauré l’élection des conseillers municipaux et départementaux au suffrage
universel direct, renforçant ainsi la légitimité et la responsabilité des représentants locaux
vis-à-vis de la population. Cette évolution a favorisé une gouvernance plus transparente et a
encouragé l’implication des citoyens dans les processus de décision à l’échelle locale.

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