MODULE : BIOLOGIE VEGETALE
Filière : Oléiculture & Oléotechnie
Niveau : Technicien spécialisé
Chapitre I : GENERALITE
1. Définition
La biologie est l'étude scientifique de la vie et est la branche de la
science qui étudie les organismes vivants et la façon dont les organismes
interagissent avec leurs environnements.
Un végétal Organisme vivant bien organisé
Botanique
Anatomie
Systématique
Physiologie
Biologie végétale
Phytopathologie
Écologie végétale
Algologie et mycologie
Biotechnologie
• Qu’est ce que la vie?
• Quelle est cette condition qui permet de dire qu’un être est vivant?
• La vie est organisée en niveaux
hiérarchisés
• La vie maintient une stabilité
interne à travers un procès appelé
homéostasie
• La vie nécessite de l’énergie
• La vie croit, se développe et se
reproduit
• La vie évolue
• La vie est interdépendante dans
une biosphère
1. Caractéristiques du vivant
1. avoir une organisation complexe dont la base est la cellule.
2. Réagir aux stimulus
3. faire des échanges avec son milieu.
4. croître et se développer.
5. utiliser de l'énergie.
6. se reproduire.
7. s'adapter aux changements de son milieu.
Les non-vivants retrouvés dans la nature appartiennent
principalement à l’un des quatre groupes suivants : l’air, l’eau,
la lumière et le sol.
• LA CELLULE : l’unité fondamentale à la base de tout être vivant.
Elle peut exister seule (être unicellulaire), comme elle peut se trouver
réunie avec plusieurs cellules (être pluricellulaire) sous forme
de tissus, d’organes et même de systèmes (comme le système
respiratoire par exemple).
• Chaque organisme vivant est doté d'au moins une cellule ;
• Elle est délimitée par au moins une membrane qui permet de séparer
le milieu extérieur (extracellulaire) du milieu intérieur (milieu
intracellulaire ou cytoplasme).
Structure de la paroi cellulaires des cellules végétales
-Lamelle moyenne
Chez les - paroi primaire
pluricellulaires -Paroi secondaire
- Des méats
- Des plasmodesmes
Lamelle moyenne : elle est commune
à deux cellules voisines, et est constituée
de substance pectique (ciment
intercellulaire) de texture gélatineuse
Paroi primaire : c’est une paroi mince
et souple qui se dépose sur la lamelle
moyenne, et elle est formée de pectine et
de cellulose (paroi pectocellulosique)
.
Plasmodesmes: ce sont des perforations
permettant de relier le cytoplasme d’une
cellule à celui des cellules voisines.
Méats: Espaces intercellulaires servant à la
circulation de gaz dans la plante
Paroi secondaire : elle est constituée de
fibres de cellulose soudées entre elles par de
la pectine et de la lignine; c’est une paroi
plus épaisse et rigide qui se forme à la
maturité des cellules
Deux catégories de cellules
PROCARYOTES EUCARYOTES
- La région nucléaire n’est pas isolée Le noyau est délimité par une
du cytoplasme par un système de double membrane appelée
membrane (sans noyau) enveloppe nucléaire (avec
-1 à 10 µm noyau)
- Absence de stérols -10 à 100 µm
- Cystol rigide - Présence de stérols
- Présence d’une couche de - Cystol fluide
Peptidoglycane - Absence de Peptidoglycane
LE RÈGNE VÉGÉTAL : Classification des végétaux
Difficulté de classer les végétaux
Classer les végétaux est un acte difficile, car la grande variété
morphologique rend difficile de déterminer les caractères
homologues, et en particulier l'état ancestral ou dérivé de ces
caractères. De plus, certaines structures évoluent en fonction du
développement du végétal
Principales classifications : On peut classer les végétaux d'après :
Autotrophe Végétal capable d'élaborer les molécules organiques indispensables
leur mode de Végétal non chlorophyllien qui doit prélever dans le milieu les
nutrition molécules organiques indispensables qu'il ne peut fabriquer lui-même
Hétérotrophe
à partir de molécules minérales
végétal à tige rigide ligneuse simple à la base (tronc) dont la taille est
arbre élevée, supérieure à 7 mètres à l'âge adulte. La lignine est un
constituant du bois.
végétal à tige rigide ligneuse simple à la base (tronc) dont la taille
arbuste
leur forme et leur adulte est inférieure à 7 mètres
taille arbrisseau végétal ligneux à tige ramifiée dès la base, de taille peu élevée
plante vivace, grimpante à tige souple prenant appui ou s'enroulant
liane
sur un support
plante généralement de petite taille à tige souple et molle non
herbe
ligneuse
Vivace = pérenne se dit d'une plante qui vit plusieurs années
la durée de vie de
la plante Annuelle se dit d'une plante dont le cycle de végétation se déroule en une année au maximum
bisannuelle se dit d'une plante dont le cycle de végétation se déroule sur 2 années consécutives
se dit d'espèces (surtout ligneuses) dont les feuilles ne tombent pas à la fin de la
la durée de vie Persistantes saison de végétation et restent fonctionnelles plusieurs années
des feuilles
Caduques feuilles qui tombent spontanément à maturité
plante vivace ligneuse (arbre, arbuste ou liane) dont les bourgeons de
Phanérophyte
renouvellement sont situés à plus de 50 cm au-dessus du sol.
plante vivace (arbrisseaux et sous-arbrisseaux) dont les bourgeons sont situés entre
Chaméphyte
la hauteur des 25 et 50 cm au dessus de la surface du sol
bourgeons plante vivace (plantes à rosette ou en touffes basses) dont les bourgeons de
Hémicryptophyte
renouvellement sont situés au niveau du sol
plante dont les bourgeons sont situés dans le sol (plantes à bulbe, rhizome ou
Géophyte
tubercule)
Classification des plantes à graines
Gymnospermes
Spermaphytes
Monocotylédones
Angiospermes
Dicotylédones
• Les végétaux sont regroupés en taxons de différents ordres :
Embranchement Pays Embranchement Phanérogames
Ss-embranchement Région Ss-embranchement Angiospermes
Classe Ville Classe Dicotylédones
Ordre Rue Ordre Ligustrales
Famille N° de maison Famille Oléacées
Genre Nom Genre Olea
Espèce Prénom Espèce Europaea
-Les nervures les plus grosses sont parallèles
ou presque (blé, mais, palmier…)
Monocotylédones
- Un seul cotylédon lors de la germination
-Les nervures se divisent et se subdivisent pour
former une sorte de réseau (Vigne, pommier,
Dicotylédones
tomates…)
-Deux cotylédons lors de la germination
CHAPITRE 2 : ARCHITECTURE VEGETALE
I. Anatomie de la plante
1. Structure générale
A première vue, la plante possède une structure relativement simple :
• Les racines ancrent la plante au sol et permettent l’assimilation de l’eau et des
nutriments (éléments minéraux principalement) nécessaire à son fonctionnement.
• Les tiges jouent le rôle de support des organes photosynthétiques; on en distingue
2 types:
- Tige ligneuse;
- Tige herbacée.
• Les feuilles sont les usines à photosynthèse, mais elles permettent également
l’assimilation de nutriments (éléments organiques) par échange gazeux.
a. La Tige
Utilités :
• Grandir
• Transporter (sève)
• Porter bourgeons et feuilles, ramifier
• Porter boutons, fleurs et fruits
• Parfois stocker
• Parfois reproduire
• Parfois grimper, ramper, s'accrocher, se fixer, s'orienter
Forme :
Les tiges peuvent, selon les espèces, se trouver sous de nombreuses formes, dans diverses
textures (ligneuse ou herbacée) .
b. La Feuille
La feuille est le site principal de la photosynthèse et
de la transpiration dans la plante. Elle peut être simple
ou composé et est constituée de différentes parties :
• Le limbe est la partie principale de la feuille et est
recouvert de nervure.
• Le pétiole rattache la tige à la partie élargit de la
feuille.
• Les stipules, au nombre de deux, sont des petites
pièces foliaires présentes à la base du pétiole.
Cas de l’olivier :
Les feuilles sont opposées, ovales allongées,
portées par un court pétiole, entières,
enroulées sur les bords, d'un vert foncé sur la
face supérieure, et d'un vert clair argenté avec
une nervure médiane saillante sur la face
inférieure. Le feuillage est persistant, donc
toujours vert, mais cela ne veut pas dire que ses
feuilles sont immortelles. Elles vivent en
moyenne trois ans puis jaunissent et tombent,
principalement en été.
Utilités :
• Respirer (stomates : voir physiologie)
• Transpirer (stomates : voir physiologie)
• Nourrir (photosynthèse, pièges... voir physiologie)
• Parfois stocker
• Parfois reproduire (boutures,...)
• Parfois défendre (gaz ; épines...)
Formes :
Évidemment, les feuilles se présentent sous différentes formes et
couleurs selon les espèces.
En cas de sécheresse, les feuilles sont capables de perdre
jusqu'à 60 % de leur eau, de réduire fortement la photosynthèse et
de fermer les stomates pour réduire les pertes en eau, permettant
ainsi la survie de l'arbre au détriment de la production fructi-florale.
C'est grâce à sa feuille que l'olivier peut survivre en milieu
aride. Quand il pleut, les cellules foliaires s'allongent pour
emmagasiner l'eau. Et, en cas de sécheresse, les feuilles se rétractent
et bloquent l'activité de photosynthèse au détriment des fruits.
c. La Fleur
La fleur est constituée de pièces florales
insérées sur un réceptacle floral. La fleur est
constituée de différentes parties, de l’extérieur
vers l’intérieur :
• Le calice formé par l’ensemble des sépales.
• La corolle formée par l’ensemble des pétales.
• L’androcée correspond à l’ensemble
des étamines (organes mâles) qui produisent
le pollen.
• Le gynécée (ou pistil), formée par l’ensemble
des carpelles (organes femelles).
• Le calice et la corolle forment le périanthe.
Le pédoncule est la tige qui porte les fleurs, et
les fruits après la fécondation.
• Si les fleurs mâles et femelles sont produites sur un même individu, la
plante est dite monoïque ; si ces fleurs sont produites sur des
individus différents, la plante est appelée dioïque.
• Enfin, il peut arriver qu'une plante porte à la fois des fleurs
unisexuées mâles, des fleurs unisexués femelles et des fleurs
hermaphrodites ; dans ce cas, la plante est dite polygame.
Pollinisation
La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes (70 % à
80 % des angiospermes ont un mode de pollinisation entomophile (par les
insectes)). Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis les
étamines (organe mâle) vers le stigmate (organe femelle) soit par autofécondation
(concerne quelques plantes telles que les légumineuses ou les graminées) soit par
fécondation croisée (le pollen d'une fleur se dépose sur les stigmates d'une autre
fleur de la même espèce, processus qui fait souvent intervenir un insecte
pollinisateur tel que l'abeille.
• Cas de l’olivier : Les fleurs sont blanches avec un calice,
deux étamines, une corolle à quatre pétales ovales, et un ovaire
de forme arrondie qui porte un style assez épais et terminé par
un stigmate. Cet ovaire contient deux ovules. Les fleurs sont
regroupées en petites grappes de dix à vingt, poussant à
l'aisselle des feuilles au début du printemps sur les rameaux
âgés de deux ans.
• La plupart des oliviers sont auto-fertiles, c'est-à-dire que leur propre pollen peut
féconder leurs propres ovaires. La fécondation se fait principalement par l'action du
vent et la période de fertilité ne dure qu'une petite semaine par année.
• S'il ne pleut pas trop durant cette période, 5 à 10 % des fleurs produiront des fruits
pour une bonne production.
d. Fruits charnus
En fonction de la partie du fruit qui devient charnue, on distingue
les baies et les drupes.
Les baies, dont la majorité des fruits à pépins, sont caractérisées par
un péricarpe charnu dans sa totalité, et en contact direct avec
la graine (ou pépin). C'est le cas du raisin, de la tomate, des agrumes, de
l'aubergine, du melon...
Les drupes ou fruits à noyau sont caractérisées par leur endocarpe devenu
scléreux. C’est le cas de la cerise, de pêche, de prune…
Cas de l’olivier : Le fruit, l'olive est une drupe, dont la peau (épicarpe) est
recouverte d'une matière cireuse imperméable à l'eau (la pruine), avec
une pulpe (mésocarpe) charnue riche en matière grasse stockée durant la
lipogenèse.
Le noyau très dur, osseux, est formé d'une enveloppe (endocarpe)
qui se sclérifie l'été à partir de la fin juillet, et contient une amande avec
deux ovules, dont l'un est généralement stérile et non-fonctionnel :
cette graine (rarement deux) donnera un nouvel olivier si les conditions
sont favorables.
2- Appareil souterrain
• L’appareil souterrain est de différents type suivant la plante considérée :
• On compte les racines pivotantes , fasciculées et adventives.
• Le rhizome est la tige souterraine, généralement horizontale, de
certaines plantes vivaces.
• Le bulbe tige souterraine recouverte des feuilles écailleuses épaisses.
• Le tubercule est un organe de réserve, généralement souterrain.
Les racines de l'olivier : Ils ont une importante
capacité d'exploitation du sol. Leur développement est
étroitement lié aux caractéristiques physico-chimiques
du sol, au climat et au mode de conduite de l'arbre. Les
jeunes racines de l'olivier sont de couleur blanchâtre et
possèdent le chevelu caractéristique des dicotylédones.
A mesure que se produit la lignification, les racines les
plus vieilles tendent à brunir. A l'état adulte, l'olivier
présente deux à trois racines pivotantes qui s'enfoncent
profondément. De celles-ci part un réseau de racines
secondaires plus ou moins dense et très fourni en
chevelu à tendance traçante sur 20 à 60 cm de
profondeur.
La distribution du système radiculaire est fonction de la texture et de l'aération du
sol. Dans les sols aérés, les racines peuvent atteindre une profondeur de 6 à 7
mètres ou même plus. Alors que dans les sols moins aérés, la profondeur du
système radiculaire diminue. Dans les cultures irriguées, le système radiculaire est
relativement peu profond, la plupart des racines se trouvent concentrées à une
profondeur allant de 70 à 80 cm et seules quelques racines isolées peuvent
descendre jusqu'à 1,5 m. d'une manière générale, le système radiculaire devient de
moins en moins dense avec la profondeur.
3- Développement des plantes
A la différence des animaux, dont l’essentiel des organes se forme pendant
l’embryogenèse, les plantes présentent un développement indéterminé, et forment
de nouveaux organes tout au long de leur existence. Fixes, les plantes sont
capables de réagir aux circonstances extérieures par un développement très
plastique, qui leur permet de s’adapter continuellement à leur environnement. A
l’issue de l’embryogenèse, la graine renferme une ébauche rudimentaire de la
plante, qui comprend typiquement une radicule et une ou deux feuilles
primordiales appelées cotylédons.
• Le développement procède par réitération, la structure ramifiée de la plante étant composée
de la répétition d’un même motif. La partie aérienne de la plante est formée d’un ensemble
de tiges qui progressent par la succession de nœuds et d’entrenœuds. Les nœuds portent les
feuilles et les bourgeons axillaires dont sont issues les branches latérales.
• On distingue dans le développement de la plante la croissance primaire, qui accompagne
l’allongement des tiges et des racines, et la croissance secondaire, par laquelle les tiges et
racines s’épaississent chez certaines espèces.
• Cutinisation : l’accumulation des dépôts lipidiques (cutine)
• Lignification : durcissement des rameaux suite à la formation de lignine
• Subérification : formation de subérine (moins dûr) qu’on trouve dans les tissus de
protection
4- Multiplication végétative et Totipotentialité
Le fait que les végétaux soient des organismes fixés sans possibilité de
fuite les obligent à affronter les conditions défavorables du milieu. Cela les
conduit à conserver une grande plasticité phénotypique, c'est à dire une
grande capacité adaptative destinée à préserver la vie de l'organisme face
aux agressions du milieu.
Cette caractéristique est la qualité de totipotence est mise naturellement à
profit par les organismes végétaux pour se multiplier de manière asexuée
par la voie végétative. Ceci se fait par bouturage, marcottage, greffage...
Totipotence : La propriété d’une cellule de se différencier en n’importe
quelle cellule spécialisée
II- Histologie de la plante
• Les cellules d'un végétal vont se différencier, se spécialiser pour former différents
tissus. Le regroupement de ces tissus en vue d'assurer les différentes fonctions
donneront naissance aux organes : racines, tiges, feuilles et fleurs.
• La formation des organes et des tissus a lieu tout au long de la vie de la plante.
Ceci est une des caractéristiques des organismes végétaux puisque chez les
animaux, la formation des organes et des tissus a surtout lieu durant
l'embryogénèse.
• Chez les végétaux supérieurs (végétaux à graines contenues dans un fruit), il
existe 2 grands groupes de végétaux : les monocotylédones et les dicotylédones.
Ces 2 groupes de végétaux ont des croissances très différentes.
Les monocotylédones Les dicotylédones
L'embryon végétal L'embryon végétal
possède un seul possède 2 cotylédons
cotylédon
(= « feuille
embryonnaire »)
Les feuilles ont Les feuilles ont des
des nervures nervures ramifiées
parallèles
Les racines ne La racine principale
sont pas ramifiées se ramifie
en plusieurs petites
racines secondaires
• Les différents tissus végétaux
Les tissus végétaux sont une organisation de cellules végétales entre elles ayant la
même organisation et la même fonction. Les tissus formeront des organes tels que
les racines, les tiges, les fleurs...
Il existe plusieurs tissus végétaux (classés suivant leurs rôles au sein de la plante):
Les tissus conducteurs
Les tissus de croissance
Les tissus de protection ou tissus de revêtement
Les tissus de soutien
Les tissus parenchymateux
1. Les tissus conducteurs
Plus une plante grandit, plus les apports en eau sont indispensables et les
transports de l’eau au sein de la plante difficile à mettre en œuvre. Les tissus
conducteurs permettent ainsi un transport approprié de l’eau et des autres
éléments absorbés. On distingue le xylème présent plus en profondeur dans
la plante et le phloème présent plus à la surface.
a. Le xylème (ou bois)
Le xylème assure la conduction de la sève brute de bas en haut (des racines vers les
feuilles). Les cellules de ces vaisseaux sont mortes et sont réduites à leur paroi lignifiée
b. Le phloème (ou liber)
Le phloème assure la conduction de la sève élaborée vers les tiges, les racines, les
bourgeons, les fruits et les fleurs…. Ils sont formés par les cellules criblées, qui
chacune forment un tube perforé à ces extrémités
•
Le xylème Le phloème
2. Les tissus de croissance
• Les méristèmes sont des régions de la plantes où les
divisions cellulaires sont particulièrement importantes.
On distingue deux types de méristèmes :
• Les méristèmes primaires assurent la croissance en
longueur. Ils sont situés aux bourgeons terminaux et
axillaire des tiges et des racines.
• Les méristèmes secondaires assurent l’accroissement
des organes en épaisseurs. On les appelle aussi zones
génératrices ou cambium. Ce type de croissance est
propre aux plantes dicotylédones ligneuses (absents chez
les monocotylédones).
3. Les tissus de protection ou tissus de revêtement
Les plantes ont besoin de tissu de protection contre des évaporations trop
importantes, contre des blessures, contre la chaleur… Parmi ces tissus on
compte l’épiderme, l’assise pilifère et le suber (liège).
L’épiderme : tissu constitué d’une seule couche de cellules
superficielles vivantes, à paroi primaire très mince, présentes à la
surface de toute la plante; ce sont des cellules dépourvues de
chlorophylle et ne présentant jamais de méats.
Ces cellules sont épaissies par la cuticule qui forme un film
protecteur à la surface de celle-ci. L’épiderme est interrompu au
niveau des stomates
L’assise pilifère : Présente au niveau des jeunes racines au niveau de la
région absorbante (remplace les cellules épidermiques). L’assise pilifère
contient des cellules très perméable et indispensable à l’assimilation de l’eau
et des nutriments solubles (sels). Certaines de ces cellules sont
hypertrophiées et prennent de cette manière la forme d’un poil, dit poil
absorbant.
Suber : tissu de protection constitué de plusieurs strates de cellules mortes
dont la paroi est suberfiée. Ce tissu recouvre tous les organes à croissance
en épaisseur mais ne se trouve jamais sur les feuilles.
4. Les tissus de soutiens
• Les tissus de soutien sont constitués de cellules à paroi épaissie
lui donnant une certaine rigidité. Parmi ces tissus on compte :
• le collenchyme constitué de cellules à paroi cellulosique qui
permettent à la plante de continuer à croître dans la zone
considérée.
• le sclérenchyme constitué de cellules à paroi lignifiée, bloquant
la plante dans sa croissance dans la zone considérée.
5. Les tissus parenchymateux
Les tissus parenchymateux sont les plus volumineux au sein de la
plante (tiges, racines, feuilles…). Ils peuvent être présents soit dès
le début soit apparaître par la suite. Ils présentent des cellules
cellulosiques qui peuvent parfois être lignifiés. Ils sont composés
par des cellules vivantes à rôle très différents :
• Le parenchyme chlorophyllien a un rôle d’assimilation grâce à la
chlorophylle et il est le siège de la photosynthèse
• Le parenchyme de réserve un rôle d’accumulation (par exemple
des glucides).
• Le parenchyme ligneux a un rôle de soutien
CHAPITRE 3 : PHYSIOLOGIE DES VEGETAUX SUPERIEURS
Pour leur survie, les plantes utilisent un certain nombre de mécanismes physiologiques:
l’assimilation (ou nutrition),
la respiration,
la circulation,
l’excrétion,
la sécrétion,
la croissance
et la reproduction…
La physiologie végétale étudie ainsi le fonctionnement de ces différents mécanismes
physiologiques.
I. Assimilation (ou nutrition)
• Les plantes se nourrissent grâce à l’assimilation de nutriments sous
forme d’élément inorganiques (CO2, O2…) et minéraux (calcium,
phosphore …) :
• Les éléments inorganiques sont assimilés grâce à des tissus
parenchymateux disposés à la face inférieure des feuilles. Ces tissus
parenchymateux sont très lacuneux et permettent l’accumulation de gaz
grâce aux stomates.
• Les éléments minéraux sont eux absorbés au niveau des racines et
radicelles. Ces éléments minéraux doivent être solubles dans l’eau afin
d’être assimilé par la plante.
II. Respiration
• La respiration consiste en des échanges
gazeux, qui se réalisent au niveau de deux
structures caractéristiques :
• Les stomates qui sont présentes au
niveau des feuilles.
• Les lenticelles qui correspondent à des Stomate ouvert à la surface d’une feuille
orifices présents au niveau de l’écorce de
tissus non chlorophylliens.
III. Circulation
La circulation est un phénomène important au niveau des végétaux supérieurs
(plantes lignifiés), au niveau desquels les fluides se déplacent dans des circuits ouverts
des racines aux feuilles. Ces fluides correspondent aux sèves, qui sont de deux types :
• La sève brute caractérisée par une concentration importante en sels
minéraux provenant du sol et une circulation ascendante dans le xylème (ou bois).
• La sève élaborée caractérisée par une concentration importante en sucres et une
circulation descendante ou latérale (vers les autres organes de la plantes) dans
le phloème (ou liber).
On peut faire la remarque que la plante ne possède pas d’immunoglobuline, mais des
substances de défenses du métabolisme secondaire, de types antimicrobiens et
antifongiques, que l’on appelle des phytoagglutinines. Elles sont capables de lier des
sucres, leurs conférant des propriétés semblables aux anticorps, avec des propriétés
agglutinantes.
Hevea brasiliensis
: cet arbre de la
famille
des Euphorbiacées
fournit un
abondant latex
à partir duquel on
fabrique le
caoutchouc
IV. Excrétion, sécrétion, stockage et détoxification
1. Excrétion (ou rhizodéposition)
• L’excrétion, de déchets se réalise au niveau de poils absorbants. Cette excrétion
permet un effet rhizosphérique, c’est-à-dire que la plante participe à des apports de
matière organique utilisée par des recycleurs (bactéries …) pour la re-
minéralisation du sol. Ces minéraux seront par la suite réabsorbés par la plante.
• La rhizosphère est l’interface entre la plante et le sol. Les phénomènes de
rhizodépositions (excrétions) permettent un apport de substrat de croissance pour
les micro-organismes du sol, et modifient les caractéristiques du sol environnant.
Ceci influençant le développement de la microflore rhizosphérique et ainsi le
fonctionnement normal des mécanismes physiologiques de la plante.
On doit également parler de l’élimination de l’eau qui ne se fait pas au niveau
des poils absorbant mais principalement au niveau des feuilles grâce aux
stomates. Cette élimination se fait par transpiration permettant également un
refroidissement de la plante et jouant un rôle dans les phénomènes de
circulation.
2. Sécrétion
La sécrétion consiste en la fabrication de substances du métabolisme secondaire,
non constantes dans tout le règne végétale, qui seront éliminées à l’extérieur du végétal par
des appareils sécréteurs tels que :
• les cellules sécrétrices isolées qui sont des cellules présentes au sein du parenchyme,
contenant des vacuoles remplies des substances du métabolisme secondaire.
• les poches sécrétrices qui sont des cavités situées également dans le parenchyme et
bordées de cellules sécrétrices, contenant tout comme précédemment des vacuoles.
• les canaux sécréteurs qui sont des canaux situées également dans le parenchyme et
bordées de cellules sécrétrices, contenant tout comme précédemment des vacuoles.
3. Stockage et détoxification
• La cellule végétale a mis en place des mécanismes de stockage qui peuvent jouer le rôle
de détoxification. En effet on peut observer des stocks important des éléments toxiques
ou indésirables.
• Mais leur propriété étonnante de détoxification leur est permise par stockage des
molécules toxiques dans les vacuoles des feuilles, qui tomberont à l’automne. De cette
manière les plantes sont capables de vivre sur des sols extrêmement pollués par des
agents métalliques, on observera ainsi une précipitation de ces métaux lourds dans les
vacuoles.
CHAPITRE 4 : PHOTOSYNTHESE & NUTRITION
I. Photosynthèse
La photosynthèse est le processus responsable de la transformation de l’énergie
lumineuse en énergie chimique au niveau de la plante, autrement dit au processus
permettant de synthétiser de la matière organique (sucres) à partir de la lumière
du soleil. Elle se réalise au niveau des chloroplastes qui sont des organites
cellulaires spécialisées, et permet une consommation de dioxyde de carbone et
d’eau afin de produire du dioxygène et des molécules organiques telles que le
glucose. Pour se faire la photosynthèse se réalise en deux grandes phases, la
phase claire et la phase sombre.
• La phase claire est un ensemble de réactions photochimiques, qui dépendent
de la lumière, demandant la présence de la chlorophylle a, qui va emmagasiner
de l’énergie lumineuse et devient alors de la chlorophylle activée, afin de
produire de l’ATP (molécule riche en énergie produite à partir de l’ADP) et du
NADPH2. La phase claire permet donc directement la transformation de
l’énergie lumineuse en énergie chimique (stockée dans NADPH2 et ATP)
• La phase sombre est entièrement enzymatique et indépendante de la lumière,
au cours de laquelle l’ATP et le NADPH2 sont utilisés pour la synthèse de
composés organiques, principalement les glucides, à partir dioxyde de carbone
et de l’eau. Au cours de cette phase, c’est le gaz carbonique qui est assimilé.
• L’assimilation chlorophyllienne : Phénomène biologique grâce auquel les
plantes captent l’énergie lumineuse pour fabriquer des glucides à partir du
gaz carbonique de l’air, d’eau et de sels minéraux....
• Chez les plantes vasculaires il existe une circulation de matière entre les organes
souterrains et aériens (voir schéma ci-dessous) :
• - Le xylème constitué de cellules mortes allongées aux parois lignifiées (ie renforcées
par des dépôts de lignine) assurent le transport de la sève brute (eau et ions minéraux).
• - Le phloème constitué de cellules vivantes allongées aux parois de cellulose assurent le
transport de la sève élaborée (eau et sucres) des cellules chlorophylliennes autotrophes
vers les cellules non chlorophylliennes hétérotrophes (des racines, des bourgeons...)
• La sève brute est composée d'eau, de sels minéraux dissociés en ions (PO4, SO4, NH4,
NO3, Ca, Mg, K, Na), d'oligoéléments et de micro substances organiques assimilables.
• La sève brute est conduite des racines jusqu'aux feuilles par les vaisseaux du bois.
II. La nutrition des plantes
1. Eléments de vie
Pour assurer sa croissance et son développement, la plante sélectionne
et prélève les éléments dont elle a besoin dans le milieu environnant :
le carbone à partir du dioxyde de carbone atmosphérique, l’oxygène
dans l’air et dans le sol et enfin l’eau et les autres éléments nutritifs
qu’elle contient principalement à partir du sol.
Les sources des éléments nutritifs :
• L'air fournit à la plante, sous forme de gaz carbonique, le carbone
nécessaire à la photosynthèse et à l'assimilation chlorophyllienne.
• L'oxygène présent dans l'air mais aussi dans le sol est indispensable à la
respiration de la plante qui lui fournit son énergie.
• L'eau, outre ses rôles multiples, est dissociée en hydrogène et oxygène
au cours du processus de l'assimilation chlorophyllienne.
La plante émet de l'oxygène vers l'atmosphère.
• Le sol fournit l'essentiel de l'eau et des éléments nutritifs sous forme
d'ions minéraux. Les racines absorbent ces éléments de façon sélective
(N, P, K, Ca, Mg, S et les oligo-éléments). Les feuilles ne peuvent pas
remplacer les racines dans leur rôle nutritif, mais elles constituent une
voie complémentaire d'absorption d'eau et d'éléments minéraux utile
dans certains cas.