Symétries et rotations en géométrie
Symétries et rotations en géométrie
Année 2020-2021
Feuille d’exercices no 6
Exercice 1
Déterminer la composée de deux symétries vectorielles orthogonales planes.
Déterminer l’ordre de cette composée.
Solution 1
Le déterminant d’une symétrie orthogonale est −1 ; la composée r = s0 s de deux telles symétries s et s0 est
donc une isométrie directe, c’est-à-dire une rotation.
→
− − →
−
Déterminons l’angle θ de la rotation à partir des axes respectifs R→ −u et R u0 (→
u et u0 unitaires) des symétries
s et s0 . Pour cela il suffit de déterminer l’image de → −u par r, ou plutôt l’angle (→ −
u , r(→
−
u )). Puisque s(→−
u) = →
−u
→
− 0 →
− →
− →
− →
− 0 →
−
nous avons r( u ) = s ( u ) donc l’angle ( u , r( u )) est aussi l’angle ( u , s ( u )). Comme une symétrie renverse
l’orientation nous avons →
− →
−
(→
−
u , u0 ) = −(s0 (→
−
u ), s0 ( u0 ))
d’où →
− →
−
(→
−
u , u0 ) = (s0 ( u0 ), s0 (→
−
u )).
→
−
Puisque u0 appartient à l’axe de s0 nous obtenons
→
− →
−
(→
−
u , u0 ) = ( u0 , s0 (→
−
u )).
Il en résulte que
→
− →
− →
−
θ = (→
−
u , s0 (→
−
u )) = (→
−
u , u0 ) + ( u0 , s0 (→
−
u )) = 2(→−u , u0 )
→
− →
− →
−
Notons que → −u peut être remplacé par −→ −
u ou u0 par − u0 . L’angle (→ −u , u0 ) n’est donc défini qu’à π près à
partir de la donnée des deux symétries (ce n’est pas étonnant : la seule donnée intrinsèque est l’angle de droites
→
−
(R→
−u , R u0 )). Mais grâce à la multiplication par 2 l’angle θ se trouve être bien défini à 2π près.
Déterminons l’ordre de cette composée. L’ordre d’une rotation est infini si l’angle de la rotation n’est pas
égal à 2kπ 2kπ
n pour n et k entiers. L’ordre de la rotation d’angle n pour n et k premiers entre eux est n.
Exercice 2
Montrer que toute rotation plane se décompose en le produit de deux symétries.
Que pouvons-nous dire pour les rotations de l’espace ?
Solution 2
Montrons que toute rotation plane se décompose en le produit de deux symétries.
D’après l’exercice précédent on peut décomposer toute rotation plane d’angle θ en le produit de deux
symétries orthogonales : l’axe de la première est choisi au hasard, l’axe de la seconde fait un angle de θ2 avec la
première.
Il y a un résultat analogue pour une rotation de l’espace d’axe Ru et d’angle θ. Elle se décompose en le
produit de deux symétries orthogonales par rapport à deux plans vectoriels contenant Ru et qui font un angle
égal à θ2 entre eux : la restriction de la rotation au plan vectoriel orthogonal à Ru est une rotation plane.
1
2. Déterminer le groupe D8 des isométries du plan qui conservent un carré. Déterminer les ordres des éléments
de D8 . Établir la table de D8 .
3. Déterminer le groupe D2n des isométries du plan qui conservent un polygone régulier à n côtés.
Solution 3
Notons O l’origine de R2 . Munissons R2 de l’orientation géométrique.
1. Commençons par déterminer les isométries (i.e. les symétries axiales et les rotations centrées en O) qui
fixent un des sommets du triangle équilatéral. En dehors de l’identité il y a la symétrie d’axe la médiane
issue du sommet considéré. Comme il y a trois sommets on obtient ainsi trois symétries dans D6 .
Par ailleurs il y a les deux rotations centrées en O d’angle 2π 4π
3 et 3 .
En ajoutant l’identité cela fait déjà 6 éléments dans D6 . Or une isométrie affine qui conserve le triangle
équilatéral induit une permutation sur l’ensemble des sommets du triangle équilatéral qui sont au nombre
de trois. Par suite D6 est un sous-groupe de S3 .
Il y a 3! = 6 permutations de ces trois sommets donc D6 ' S3 et nous avons listé tous les éléments de D6 .
Désignons par A1 , A2 et A3 les sommets du triangle équilatéral. Pour 1 6 i 6 3 notons si la symétrie qui
laisse le point Ai fixe, r1 la rotation d’angle 2π 2 4π
3 et r2 = r1 la rotation d’angle 3 .
La table de D6 ' S3 est la suivante
id s1 s2 s3 r1 r2
id id s1 s2 s3 r1 r2
s1 s1 id r1 r2 s2 s3
s2 s2 r2 id r1 s3 s1
s3 s3 r1 r2 id s1 s2
r1 r1 s3 s1 s2 r2 id
r2 r2 s2 s3 s1 id r1
2. Notons qu’une isométrie qui préserve un carré envoie chaque sommet sur un sommet, chaque côté sur un
côté et chaque diagonale sur une diagonale.
Déterminons les isométries du plan qui conservent le carré [A1 , A2 , A3 , A4 ] et qui laissent fixe le point A1 .
De telles isométries laissent donc fixe la diagonale [A1 , A3 ] et donc le point A3 . Il n’y en a donc qu’une
non triviale : la symétrie par rapport à cette diagonale.
Cherchons les isométries du plan qui conservent le carré [A1 , A2 , A3 , A4 ] et qui envoient le point A1 sur le
point A2 . De telles isométries envoient donc la diagonale [A1 , A3 ] sur la diagonale [A2 , A4 ]. Il en résulte
que A3 a pour image A4 . Il y a deux telles isométries
la symétrie par rapport à la médiatrice commune de [A1 , A2 ] et [A3 , A4 ] qui envoie A4 sur A3 et A2
sur A1 ;
la rotation d’angle 3π2 qui envoie A4 sur A1 et A2 sur A3 .
Cherchons les isométries du plan qui conservent le carré [A1 , A2 , A3 , A4 ] et qui envoient le point A1 sur le
point A4 . De telles isométries envoient donc la diagonale [A1 , A3 ] sur la diagonale [A2 , A4 ] ; le point A3 a
donc pour image le point A2 . Il y en a donc deux :
la symétrie par rapport à la médiatrice commune de [A1 , A4 ] et [A2 , A3 ] qui envoie A4 sur A1 et A2
sur A3 ;
la rotation d’angle π2 qui envoie A4 sur A3 et A2 sur A1 .
Restent les isométries qui envoient A1 sur A3 en conservant le carré. La diagonale [A2 , A4 ] est alors
préservée. Il y en a deux :
la symétrie par rapport à la diagonale [A2 , A4 ] ;
la rotation d’angle π.
Notations :
r1 la rotation d’angle π2 ;
r2 la rotation d’angle π ;
r3 la rotation d’angle 3π2 ;
s12 la symétrie d’axe la médiatrice de [A1 , A2 ] ;
s23 la symétrie d’axe la médiatrice de [A2 , A3 ] ;
s13 la symétrie d’axe la médiatrice de [A1 , A3 ] ;
s24 la symétrie d’axe la médiatrice de [A2 , A4 ].
Chacune des symétries est d’ordre 2 ; r1 et r3 sont d’ordre 4 et r2 est d’ordre 2.
La table de D8 est
2
id r1 r2 r3 s12 s23 s13 s24
id id r1 r2 r3 s12 s23 s13 s24
r1 r1 r2 r3 id s13 s24 s23 s12
r2 r2 r3 id r1 s23 s12 s24 s13
r3 r3 id r1 r2 s24 s13 s12 s23
s12 s12 s24 s23 s13 id r2 r3 r1
s23 s23 s13 s12 s24 r2 id r1 r3
s13 s13 s12 s24 s23 r1 r3 id r2
s24 s24 s23 s13 s12 r3 r1 r2 id
3. Soit P un polygone régulier à n côtés. Numérotons les sommets de Pn dans le sens trigonométrique, il
s’écrit [A1 , A2 , . . . , An ].
Pour une isométrie conservant le polygone chaque sommet va sur un sommet, chaque côté va sur un côté
donc si A1 a pour image Ak alors A2 a pour image soit Ak−1 soit Ak+1 . Dans le premier cas l’isométrie
est une symétrie (car ce n’est pas un élément de SO(2, R)), dans le second cas l’isométrie est une rotation
d’angle 2kπ
n . Les axes de symétrie possibles sont
si n est pair les droites déterminées par un sommet quelconque et le centre (il y en a n2 ) et les droites
déterminées par les médiatrices des côté (il y en a n2 ) ;
si n est impair, les droites déterminées par un sommet quelconque et le centre qui sont les droites
déterminées par les médiatrices des côtés (il y en a n).
Soit r la rotation d’angle 2π n et soit s l’une des symétries de D2n . Le groupe D2n est engendré par s et r.
Exercice 4
Déterminer le groupe des isométries du plan qui conservent un rectangle non carré.
Établir la table de ce groupe.
Solution 4
Considérons un rectangle ABCD tel que "A est le coin en haut à gauche, B le coin en haut à droite, C le
coin en bas à droite, D le coin en bas à gauche, [AB] et [CD] sont les longueurs et [BC] et [AD] les largeurs."
Prenons pour origine du repère le centre du rectangle.
Une isométrie qui conserve le rectangle laisse fixe le centre du rectangle donc le groupe recherché est iso-
morphe à un sous-groupe du groupe des isométries vectorielles. Par ailleurs une isométrie qui conserve le rec-
tangle envoie chaque diagonale sur une diagonale.
Une isométrie qui conserve le rectangle et laisse fixe le sommet A laisse fixe la diagonale [AC] et donc le
sommet C et tous les autres sommets. Ainsi la seule isométrie qui conserve le rectangle et laisse fixe le sommet
A est l’identité. Il en est de même lorsque l’on remplace A par B (resp. C, resp. D). Une isométrie qui conserve
le rectangle et qui n’est pas l’identité ne fixe donc aucun sommet.
ou bien A a pour image B alors C a pour image D et cette isométrie est la symétrie s1 d’axe la médiatrice
de [AB] ;
ou bien A a pour image D, alors B a pour image C et cette isométrie est la symétrie s2 d’axe la médiatrice
de [AD] ;
ou bien A et C sont échangés et cette isométrie est la rotation r d’angle π.
On a donc un groupe d’ordre 4, abélien, dont la table est :
id s1 s2 r
id id s1 s2 r
s1 s1 id r s2
s2 s2 r id s1
r r s2 s1 id
Exercice 5
Soit n > 3 ; le sous-ensemble g ∈ D2n | g 2 = id de D2n est-il un sous-groupe de D2n ?
Solution 5
La composée de deux symétries orthogonales éléments de D2n est une rotation d’angle deux fois l’angle
formé par les deux axes. Par suite dès que n > 3 l’un de ces produits au moins est d’ordre différent de 2. Ainsi
l’ensemble des éléments d’ordre 2 de D2n n’est pas un sous-groupe de D2n .
Exercice 6
3
Quelle est la matrice de la rotation de R3 d’angle θ autour de l’axe Re2 ?
Solution 6
Le vecteur e2 est vecteur propre pour la valeur propre 1 de la matrice, i.e. c’est un vecteur fixe pour la
rotation considérée.
L’image de e1 est dans le plan (e1 , e3 ) et est égale à cos θe1 − sin θe3 .
L’image de e3 est dans le plan (e1 , e3 ) et est égale à sin θe1 + cos θe3 .
La matrice cherchée est donc
cos θ 0 sin θ
0 1 0
− sin θ 0 cos θ
Exercice 7
Soit M ∈ O(3, R) de déterminant −1.
Montrer que −1 est valeur propre de M .
Solution 7
Puisque une isométrie vectorielle conserve les normes, ses valeurs propres sont de module 1. Ceci est donc
vrai pour une matrice M de O(3, R) qui est la matrice d’une isométrie vectorielle. Si de plus det M = −1, alors
le produit des racines du polynôme caractéristique de M est −1. Par suite
• ou bien toutes les racines du polynôme caractéristique de M sont réelles et dans ce cas l’une ou trois
d’entre elles sont égales à −1 ;
• ou bien deux d’entre elles sont complexes conjuguées, leur produit étant égal à 1 la dernière est −1.
Exercice 8
Soit M une matrice orthogonale 2 × 2 et de déterminant −1.
Montrer que M est la matrice d’une symétrie orthogonale.
Solution 8
Les racines du polynôme caractéristique de M sont de module 1. Si elles sont complexes conjuguées mais
dans ce cas le déterminant de M est 1 : contradiction. Elles sont donc toutes les deux réelles, l’une valant 1 et
l’autre −1.
Il s’en suit que M est la matrice de la symétrie orthogonale d’axe la droite vectorielle propre associée à la
valeur propre 1.
Exercice 9
Soit M ∈ SO(3, R) la rotation d’angle θ. Montrer que
1
cos θ = Tr M − 1 .
2
Solution 9
Si M est la matrice d’une rotation d’angle θ, alors M est semblable à la matrice
cos θ − sin θ 0
sin θ cos θ 0
0 0 1
Par suite Tr M = 2 cos θ + 1 et cos θ = 12 Tr M − 1 .
Exercice 10
Soit s une symétrie plane d’axe D.
1. Soit t une translation de vecteur →
−
v . Montrer que la composée t ◦ s (resp. s ◦ t) est une symétrie si et
→
−
seulement si v est normal à D.
2. Soit r une rotation de centre C. Montrer que la composée r ◦ s (resp. s ◦ r) est une symétrie si et seulement
si C appartient à D.
4
3. Soient s0 et s00 deux symétries axiales. Montrer que s ◦ s0 ◦ s00 est une symétrie si et seulement si les axes
de s0 et s00 sont parallèles à D ou se rencontrent en un point de D.
Solution 10
1. Soit t une translation de vecteur → −v . Montrons que la composée t ◦ s (resp. s ◦ t) est une symétrie si et
→
−
seulement si v est normal à D.
Supposons → −v normal à D. Soit t0 (D0 ) = D0 où t0 est la translation de vecteur →
−v /2. La droite D0 est une
0
droite de points fixes par ts qui est donc la symétrie orthogonale d’axe D .
Soit t00 la translation de vecteur −→−v /2. Posons D00 = t00 (D). La droite D00 est une droite de points fixes
par st qui est donc la symétrie orthogonale d’axe D00 .
Si ts est une symétrie orthogonale s0 et si A est un point de l’axe de symétrie, nous avons ts(A) = A
−−−−→
donc s(A)A = → −v . Par suite →
−
v est normal à la droite D et d’après ce qui précède st est une symétrie
orthogonale.
Si st est une symétrie, nous arrivons à la même conclusion.
2. Soit r une rotation de centre C. Montrons que la composée r ◦s (resp. s◦r) est une symétrie si et seulement
si C appartient à D.
Supposons que C appartienne à D. Soit θ l’angle de la rotation r. Considérons la rotation r0 de centre C
et d’angle − θ2 . Alors D0 = r0 (D) est une droite de points fixes de s ◦ r qui est une symétrie d’axe D0 .
Soit r00 la rotation de centre C et d’angle θ2 . Alors D00 = r00 (D) est une droite de points fixes de r ◦ s qui
est une symétrie d’axe D00 .
Réciproquement supposons que r ◦ s soit une symétrie orthogonale d’axe D0 . Soit C 0 l’intersection de D
et D0 . Nous avons rs(C 0 ) = C 0 ainsi que s(C 0 ) = C 0 . Par conséquent C 0 = r(C 0 ) et C 0 est le centre de la
rotation r, c’est-à-dire C qui est donc sur D. Dans ce cas s ◦ r est aussi une symétrie orthogonale.
La conclusion est identique en supposant a priori que s ◦ r est une symétrie.
3. Soient s0 et s00 deux symétries axiales. Montrons que s ◦ s0 ◦ s00 est une symétrie si et seulement si les axes
de s0 et s00 sont parallèles à D ou se rencontrent en un point de D.
Supposons que les axes de s0 et s00 soient sécants en un point C. Alors s0 ◦ s00 est une rotation de centre
C et d’après 2. ss0 s00 est une symétrie si et seulement si C appartient à D.
Supposons que les axes de s0 et s00 soient parallèles alors s0 ◦ s00 est une translation de vecteur orthogonal
à la direction commune et d’après 1. ss0 s00 est une symétrie si et seulement si cette direction commune est
celle de D.
Exercice 11
Montrer que pour une translation t de vecteur →
−
u et une symétrie s d’axe D nous avons t ◦ s = s ◦ t si et
→
−
seulement si u est dans la direction de D.
Solution 11
Si st = ts, alors pour tout point M de D nous avons st(M ) = ts(M ) = t(M ) donc t(M ) appartient à D et
→
− −−−−−→
u = M t(M ) est parallèle à D.
Réciproquement supposons que → −
u soit parallèle à D. Posons M 0 = ts(M ) et M 00 = st(M ). Nous avons
−−−−−→ −−−−−−−−−→ −−−−−−→ −−−−−−→ −−−−−→ − −−−−−−→ −−−−−−−−−→
M s(M ) = t(M )s(t(M )) = t(M )M . Par conséquent s(M )M 00 = M t(M ) = →
00
u et donc s(M )M 00 = s(M )t(s(M )) =
−−−−−→0 00
s(M )M M = M 0 . Il s’en suit que st = ts.
Exercice 12
→
− → −
Soit R le réseau plan des points à coordonnées entières dans un repère orthonormal (O, i , j ).
Quelles sont les isométries affines qui conservent R ?
Quelles sont les centres des rotations affines qui conservent R ?
Solution 12
Si une isométrie affine qui conserve le réseau R a exactement un point fixe, c’est une rotation autour de
l’un des points du réseau d’angle kπ kπ
2 , ou une rotation d’angle 2 autour de l’un des centres des carrés du type
[O, A, B, C] où O est le centre du repère, A a pour coordonnées (1, 0), B a pour coordonnées (1, 1), C a pour
coordonnées (0, 1). Enfin il y a aussi les symétries centrales autour des milieux des segments du type OA, AB,
BC et CO.
5
Si une isométrie affine qui conserve le réseau R a une droite de points fixes, alors c’est une symétrie ortho-
gonale par rapport aux droites du type OA, AB, BC et CO (côtés des carrés du type [O, A, B, C]) ainsi que
AC et OC (diagonales des carrés du type [O, A, B, C]) et des médiatrices des segments OA et AB.
Si une isométrie affine qui conserve le réseau R n’a pas de point fixe, alors soit c’est une translation de
vecteur ∈ Ze1 + Ze2 (où (e1 , e2 ) est la base canonique de R2 ), soit c’est un produit d’une translation de ce type
avec les autres isométries affines déjà trouvées.
Exercice 13
Soit S la représentation graphique dans un repère orthonormal de la fonction sinus.
Quelles sont les isométries affines qui conservent la figure S ?
Solution 13
La figure S est conservée par la rotation de centre l’origine du repère et d’angle π, par les translations de
vecteurs 2kπe1 pour k ∈ Z et par les composées de telles applications.
Exercice 14
Déterminer les isométries affines qui conservent l’ensemble F des points de coordonnées (n, 0), n ∈ Z, dans
→
− → −
un repère orthonormal (O, i , j ) du plan affine euclidien.
Solution 14
La figure F est l’ensemble des points à coordonnées entières de l’axe des abscisses. Elle est conservée par
• les rotations de centre les points de F ou les milieux des segments joignant deux points de G et d’angle
π,
• la symétrie orthogonale par rapport à l’axe des x,
• la symétrie orthogonale par rapport à n’importe quelle droite verticale qui passe par des points de F ou
par le milieu du segment joignant deux points de F,
• toutes les translations de vecteur ∈ Ze1 ,
• les composées de telles applications.
Exercice 15
Notons OA(2, R) le groupe des déplacements de R2 . Soit G un sous-groupe de OA(2, R) qui contient les
rotations centrées en deux points distincts.
Montrer que G contient une translation.
Solution 15
Toute rotation se décompose en une composée de deux symétries orthogonales. Soient A et B les deux points
qui sont centres des rotations que G contient. Soit s la symétrie orthogonale d’axe (AB). Soit s1 la symétrie
orthogonale d’axe une droite quelconque D1 passant par A différente de (AB). Soit s2 la symétrie orthogonale
d’axe la droite D2 passant par B parallèle à D1 .
Les rotations s1 s et ss2 appartiennent à G ; par suite (s1 s)(ss2 ) appartient à G, i.e. s1 s2 est dans G. Or la
composée s1 s2 est une translation donc G contient une translation.
Exercice 16
Les actions considérées ci-après sont les actions naturelles.
1. Montrer que l’action de GL(n, R) sur Rn n’est pas transitive mais qu’elle définit sur l’ensemble des bases
de Rn une action transitive.
2. Montrer que SO(2, R) agit transitivement sur le cercle unité de R2 .
3. Montrer que SO(3, R) agit transitivement sur la sphère unitée de R3 .
Solution 16
1. Deux vecteurs quelconques de Rn sont dans la même orbite pour l’action de GL(n, R) sur Rn à condition
qu’aucun des deux ne soit nul : l’orbite du vecteur nul est réduite à ce vecteur nul. L’action considérée
n’est donc pas transitive.
Par contre deux bases quelconques de Rn sont images l’une de l’autre par une unique application linéaire
bijective. L’action de GL(n, R) sur l’ensemble des bases de Rn est donc transitive.
6
2. Deux vecteurs quelconques de R2 sont dans la même orbite pour l’action de SO(2, R) sur R2 à condition
qu’ils aient même norme ; les éléments du cercle unité ont norme 1, par suite l’action de SO(2, R) est
transitive sur le cercle unité.
3. Même chose qu’à la question précédente.
Exercice 17
Soit G un sous-groupe de GL(2, R). Déterminer l’orbite d’un point A de R2 r{O} quand G est le sous-groupe
engendré par :
1. une symétrie par rapport à une droite ;
π
2. une rotation d’angle 2 ;
2π
3. une rotation d’angle n (n > 0 entier) ;
2π
4. une rotation d’angle n (n > 0 entier) et une symétrie par rapport à une droite D (penser à distinguer
deux cas).
Solution 17
Notons que comme on considère l’action naturelle de GL(2, R) sur R2 les rotations dont on parle sont les
rotations centrées en l’origine O du repère, les symétries dont on parle sont les symétries d’axes les droites qui
passent par l’origine O du repère.
1. Si A est sur l’axe de la symétrie s considérée, alors son orbite est réduite à {A} ; si A n’est pas sur cet
axe, alors l’orbite de A est {A, s(A)}.
2. L’orbite de A est formée des quatre sommets du carré centré à l’origine (dont A).
3. L’orbite de A est formée des n sommets du polygone P régulier à n côtés centré à l’origine (dont A).
4. Soit P le polygone régulier à n côtés centré à l’origine. Si l’axe de la symétrie s est l’un des axes de symétrie
de P l’orbite de A est l’ensemble des sommets de P ; sinon l’orbite de A est la réunion de l’ensemble des
sommets de P et ceux de P 0 où P 0 est l’image de P par s.
Exercice 18
Rappelons que SL(2, R) désigne le groupe des applications linéaires de déterminant 1 de R2 dans lui-même.
Rappelons aussi que SO(2, R) désigne le groupe des applications linéaires orthogonales directes de R2 dans
lui-même.
Notons x · y le produit scalaire usuel sur R2 .
1. Soit G un sous-groupe fini de SL(2, R). Soit g ∈ G. Soit ϕg : R2 → R l’application définie par
Solution 18
1. Remarquons que pour tout g ∈ G nous avons ϕg (x, y) = ϕg (y, x). De plus
ϕg (x + x0 , y) = g(x + x0 )g(y)
= (g(x) + g(x0 ))g(y)
= g(x)g(y) + g(x0 )g(y)
= ϕg (x, y) + ϕg (x0 , y 0 )
7
et
ϕg (λx, y) = g(λx)g(y) = (λg(x))g(y) = λg(x)g(y) = λϕg (x, y).
Il en résulte que ψ est une forme bilinéaire symétrique.
Si ψ(x, x) = 0, alors X X
ϕg (x, x) = g(x)2 = 0.
g∈G g∈G
Or dans R2 une somme de carrés ne peut être nulle que si chacun des carrés est nul donc g(x) = 0 pour
tout g ∈ G. Toutes les applications linéaires g ∈ G sont de déterminant 1 donc inversibles ; il s’en suit que
x = 0 et ψ est définie. C’est une forme définie positive puisque pour tout x, ψ(x, x) est une somme de
carrés.
2. Nous avons X
ψ(g(x), g(y)) = h(g(x))h(g(y)).
h∈G
Puisque G est un groupe le morphisme h 7→ hg de G dans lui-même est injectif donc un isomorphisme car
G est fini. Il s’en suit que X X
h(g(x))h(g(y)) = h0 (x)h0 (y)
h∈G h∈G
Exercice 19 [Quelques propriétés de SL(2, R)]Désignons par SL(2, R) le groupe des matrices carrées de taille
2 × 2 à coefficients
réels
et de déterminant 1.
a b
Pour u = ∈ SL(2, R) notons tu = a + d.
c d
1. Quel est le polynôme caractéristique Pu de u ? Quelles sont ses valeurs propres ?
2. Montrer que Pu (u) = 0.
3. Si Pu admet une racine double, montrer qu’alors
— ou bien u = Id, ou bien u = −Id ;
— ou bien il existe v ∈ SL(2, R) tel que
1 1 1 0
vuv −1 = ou vuv −1 =
0 1 1 1
8
— il existe k ∈ N premier avec n tel que tu = 2 cos 2kπ
n .
7. Soit SL(2, Z) le sous-groupe de SL(2, R) formé des matrices à coefficients dans Z. Montrer que dans
SL(2, Z) il y a :
— un élément d’ordre 2 ;
— une infinité d’éléments d’ordre 4, explicitez-les ;
— une infinité d’éléments d’ordre 3, explicitez-les ;
— une infinité d’éléments d’ordre 6, explicitez-les ;
— aucun élément d’ordre n si n 6∈ {1, 2, 3, 4, 6}.
Solution 19
1. Soit Pu le polynôme caractéristique de u. Le produit des racines de Pu est égal à det u qui vaut 1 (puisque
u ∈ SL(2, R)). La somme des racines de Pu est égale à trace(u) = tu = a + d. Par conséquent Pu =
X 2 − tu X + 1.
2. L’endomorphisme associé à u annule son polynôme caractéristique (théorème de Cayley-Hamilton) donc
Pu (u) = 0.
3. Supposons que Pu admette une racine double. Alors t2u = 4 et ou bien Pu = (X −1)2 , ou bien Pu = (X +1)2 .
Nous avons l’alternative suivante :
ou bien u est diagonalisable et u est semblable à id ou −id, i.e. u est égal à id ou −id ;
ou bien u n’est pas diagonalisable et est semblable à sa forme de Jordan ; nous allons distinguer le cas
Pu = (X − 1)2 du cas Pu = (X + 1)2 .
1 1
i) si Pu = (X − 1)2 , alors u est semblable à . Par suite il existe v0 ∈ GL(2, R) tel que
0 1
1 1
u = v0−1 v0 .
0 1
2 1 −1 1 1
Si det v0 > 0 et λ = det v0 , alors v = λv0 appartient à SL(2, R) et u = v v.
0 1
0 1
Si det v0 < 0, σ = et v00 = σv0 , alors det v00 > 0 et
1 0
−1 1 1 −1 1 0 0
−1 1 0
u = v0 v0 = v0 σ σv0 = v0 v00
0 1 1 1 1 1
9
1
Si det v0 > 0 et si λ2 = det v0 alors v = λv0 appartient à SL(2, R) et
α 0
u = v −1 v
0 α−1
α−1
−1 0
u=v v.
0 α
Exercice 20
Faire la liste de tous les sous-groupes de D8 .
Solution 20
10
Rappelons que
Le groupe D8 possède un sous-groupe d’ordre 4 non cyclique : hr2 , si qui est abélien et isomorphe à Z2Z ×
Z via
2Z
Z × Z → hr2 , si
2Z 2Z (i, j) 7→ r2i sj .
|G| = 1 {id}
|G| = 2 hr2 i, hsi, hr, si, hr2 , si, hr−1 , si,
|G| = 4 hri, hr2 , si,
|G| = 8 D8
Exercice 21
Caractériser géométriquement l’endomorphisme f de R3 dont la matrice dans la base canonique est
2 −1 2
1
A= 2 2 −1
3
−1 2 2
Solution 21
Les vecteurs colonnes de la matrice sont des vecteurs unitaires deux à deux orthogonaux. La matrice est
donc orthogonale. De plus son déterminant est 1. Par suite A appartient à SO(3, R). La matrice A est donc une
matrice de rotation. En réduisant nous obtenons que la trace de A vaut 1 + 2 cos θ où θ est l’angle de la rotation
(bien défini au signe près). Comme la trace de A vaut 2 nous avons cos θ = 21 et θ = π3 . L’axe correspond à la
droite propre pour la valeur propre 1. Nous avons
−1 −1 2
3(A − Id) = 2 −1 −1
−1 2 −1
Cet axe est donc la droite engendrée par le vecteur (1, 1, 1).
Exercice 22
Soient A et B deux éléments de SO(3, R). Donner une condition géométrique nécessaire et suffisante pour
que A et B commutent (cette conditions fait intervenir des droites particulières de R3 associées à A et B).
Solution 22
Si A ou B est l’identité, alors A et B commutent.
11
Supposons que ni A, ni B ne soit l’identité. Ce sont alors deux rotations d’angle non nul. Si A et B commutent,
alors l’axe de B est laissé invariant par A et l’axe de A est laissé invariant par B. Notons DA l’axe de A et PA
son orthogonal (qui est donc dans le plan de rotation de A). Soit D une droite invariante par A, il s’agit donc
d’une droite propre pour A. Si A n’est pas un demi-tour, la seule droite invariante pour A est son axe (car A
n’a que 1 comme valeur propre) ; si A est un demi-tour, il y a en plus le sous-espace propre associé à −1 qui est
PA . Un raisonnement analogue s’applique à B. Il s’en suit que si A et B commutent, alors A et B ont même
axe ou alors ce sont des demi-tours et leurs axes sont orthogonaux.
Réciproquement supposons que A et B aient même axe D. Choisisons une base orthonormale telle que le
premier vecteur soit un vecteur directeur de D. Dans cette base A et B s’écrivent
1 0 0 1 0 0
A = 0 cos(α) − sin(α) B = 0 cos(β) − sin(β)
0 sin(α) cos(α) 0 sin(β) cos(β)
où α et β sont les angles respectifs de A et B. Un calcul matriciel montre alors que A et B commutent.
De même si A et B sont des demi-tour d’axes orthogonaux alors dans une base orthonormale où les deux
premiers vecteurs sont des vecteurs directeurs des axes de A et B nous avons
1 0 0 −1 0 0
A = 0 −1 0 B= 0 1 0
0 0 −1 0 0 −1
Exercice 23
Soient E un espace vectoriel euclidien de dimension 3 et S sa sphère unité. Si D est une droite vectorielle
de E, on note σD la rotation d’angle π autour de D (appelée aussi demi-tour). Par conséquent σD appartient
au groupe spécial orthogonal SO(E) dont on rappelle qu’il est engendré par les demi-tours.
1. Soit D une droite vectoriel, soit g un élément de SO(E). Reconnaître l’endomorphisme g ◦ σD ◦ g −1 .
2. Soit g ∈ SO(E). Montrer que g est un demi-tour si et seulement s’il existe x ∈ S tel que g(x) = −x.
Dans les deux questions suivantes, nous nous donnons un sous-groupe G de SO(E) agissant transitivement
sur S.
3. Montrer que G contient un demi-tour.
4. En déduire que G = SO(E).
Solution 23
1. Les deux endomorphismes g et g ◦ σD ◦ g −1 sont des rotations et ont même trace. Ces deux rotations ont
même angle, ce sont toutes les deux des demi-tours. D est la droite propre pour la valeur propre 1, par
suite g(D) est la droite propre de g ◦ σD ◦ g −1 pour la valeur propre 1. Il s’en suit que g ◦ σD ◦ g −1 = σg(D) .
2. Soit g un élément de SO(E). Si g est un demi-tour σD , alors g a pour matrice dans une base orthonormale
adaptée (e1 , e2 , e3 )
1 0 0
A = 0 −1 0
0 0 −1
Nous avons e2 appartient à S et g(e2 ) = −e2 .
3. Si G agit transitivement sur S, alors pour un x ∈ S fixé il existe g tel que g(x) = −x et donc par la
question précédente g est un demi-tour dans G.
4. Comme G est un groupe et comme SO(E) est engendré par les demi-tours il suffit de montrer que G
contient tous les demi-tours. D’après la question précédente il existe une droite D telle que σD appartient
→
−
à G. Soit D0 une autre droite. Soit →
−
u un vecteur directeur unitaire de D et u0 →
un vecteur directeur unitaire
−
de D0 . Puisque G agit transitivement sur S il existe g dans G tel que g(→
−
u ) = u0 . Ainsi g(D) = D0 . D’après
1. nous avons
g ◦ σD ◦ g −1 = σg(D) = σD0 ∈ G.
12
Exercice 24
Soit n ∈ N∗ . Soit G le sous-ensemble de M (n + 1, R) donné par les matrices de la forme
x1
..
M = A .
xn
0...0 1
où A ∈ GL(n, R) et (x1 , x2 , . . . , xn ) ∈ Rn .
1. Montrer que G est un groupe.
2. Expliciter de quelle manière le groupe affine GA(Rn ) de Rn est isomorphe au groupe GL(n, R) n Rn . En
particulier explique comment effectuer la composée de ϕ, ϕ0 ∈ GA(Rn ) où ϕ (resp. ϕ0 ) pour partie linéaire
A ∈ GL(n, R) (resp. A0 ∈ GL(n, R)) et vecteur de translation v ∈ Rn (resp. v 0 ∈ Rn ).
3. Montrer que G est isomorphe à GA(Rn ).
Solution 24
1. Montrons qu’il s’agit d’un sous-groupe de GL(n + 1, R).
x1 z1
.. −1
..
L’inverse de A est la matrice A
. . où (z1 , z2 , . . . , zn ) = A−1 (−x1 , −x2 , . . . , −xn ).
xn zn
0...0 1 0...0 1
x1 y1 x1 + z1
.. .. ..
La composée de A avec B
. . est AB . où (z1 , z2 , . . . , zn ) =
xn yn xn + zn
0...0 1 0...0 1 0...0 1
A(y1 , y2 , . . . , yn ). Il s’agit donc bien d’un sous-groupe.
2. Identifions les éléments de GA(Rn ) qui fixent 0 avec GL(Rn ). Les translations sont le morphisme du
noyau GA(Rn ) → GL(Rn ). Les translations forment un sous-groupe isomorphe à Rn par l’application
v ∈ Rn 7→ τv où τv est la translation de vecteur v.
Si ϕ, ϕ0 s’écrivent ϕ = τv ◦ A et ϕ0 = τv0 ◦ A0 , alors
La composée ϕ◦ϕ0 a pour partie linéaire AA0 et a pour partie translation, la translation de vecteur Av 0 +v.
3. Montrons que G est isomorphe à GA(Rn ). L’isomorphisme est donné par
v1
..
ψ : GA(Rn ) → G ϕ = τv ◦ A 7→
A .
vn
0...0 1
v10
v1 + w1 v1
0
.. .. 0
..
ψ(ϕ ◦ ϕ0 ) = AA
A
. = A
. .
vn + wn vn vn0
0...0 1 0...0 1 0...0 1
= ψ(ϕ) + ψ(ϕ0 )
où w = Av 0 .
Exercice 25
Soit E un espace affine euclidien de dimension n. On appelle similitude de E toute transformation affine
bijective de E dans lui-même dont la partie linéaire est la composée d’une homothétie et d’une isométrie linéaire.
13
1. Montrer que les similitudes forment un groupe.
2. Soit ϕ une similitude. Démontrer que si L est la partie linéaire de ϕ, alors L s’écrit de matrice unique
sous la forme L = HR où H est une homothétie linéaire et R un élément de SO(n, R) et que de plus H
et R commutent.
Soit ϕ une bijection de E. On dit que ϕ préserve les angles (non-orientés) si pour tous points A 6= B, C ∈ E,
\
ϕ(A)ϕ(B)ϕ(C) = ABC.
\ Nous allons montrer que les similitudes sont extactement les transformations qui
préservent les angles.
3. Montrer que les similitudes préservent les angles.
Soit ϕ une bijection de E qui préservent les angles.
4. Montrer que ϕ préserve l’alignement.
5. Montrer que ϕ est affine.
6. Choisissons une origine O dans E. Trouver une translation τ tells que (τ −1 ◦ϕ)(O) = O. Posons ϕ0 = τ −1 ◦ϕ.
−
−−−− →
||Oϕ0 (A)||
7. Soit A 6= O. Posons λ = −
−→ . Si hλ est l’homothétie de rapport λ et de centre O, montrer que
||OA||
ψ= h−1
λ
0
◦ ϕ préserve le produit scalaire et la norme. On pourra utiliser des triangles isométriques.
8. En déduire que ψ est une isométrie et conclure.
Solution 25
Désignons par hλ l’homothétie de rapport λ.
1. Rappelons que les similitudes linéaires sont les composées d’homothéties linéaires de rapport positif et
d’isométries linéaires.
Les similitudes linéaires forment un sous-groupe de GL(E). En effet soient R, S dans O(E). Comme
(hλ R)−1 = R−1 h−1λ =R
−1
hλ−1 = hλ−1 R−1 , (hλ R)−1 est une similitude linéaire. De même (hλ R)(hµ S) =
hλ+µ T où T est l’isométrie linéaire RS donc (hλ R)(hµ S) est une similitude linéaire.
Les similitudes affines sont l’image réciproque des similitudes linéaires par le morphisme GA(E) → GL(E) ;
il s’agit donc d’un sous-groupe du groupe affine GA(E).
2. Dans l’écriture L = HR, HR commutent car H est une homothétie et donc commute avec tous les éléments
de GL(E). Supposons qu’il existe deux écritures L = hλ R = hµ S avec R, S isométries linéaires et λ, µ > 0
alors | det L| = λ = µ et donc hλ = hµ et R = hλ−1 L = hµ−1 L = S. Il y a donc bien unicité.
\ est l’unique réel α ∈ [0, π] tel que
3. Rappelons que l’angle ABC
−−→ −−→
hBA, BCi
cos α = −−→ −−→ .
||BA|| ||BC||
Soit ϕ une similitude dont la partie linéaire L s’écrit hλ R avec R ∈ O(E). Nous avons
−−−−−−−→ −−−−−−−→
\ hϕ(B)ϕ(A), ϕ(B)ϕ(C)i
cos(ϕ(A)ϕ(B)ϕ(C)) = −−−−−−−→ −−−−−−−→
||ϕ(B)ϕ(A)|| ||ϕ(B)ϕ(C)||
−−→ −−→
hL(BA), L(BC)i
= −−→ −−→
||L(BA)|| ||L(BC)||
−−→ −−→
hhλ R(BA), hλ R(BC)i
= −−→ −−→
||hλ R(BA)|| ||hλ R(BC)||
−−→ −−→
λ2 hR(BA), R(BC)i
= −−→ −−→
λ2 ||R(BA)|| ||R(BC)||
−−→ −−→
hBA, BCi
= −−→ −−→
||BA|| ||BC||
= cos(ABC)
\
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5. Puisque E est un espace vectoriel réel de dimension > 2 une application bijective qui préserve l’alignement
est affine. C’est le théorème fondamental de la géométrie affine.
−−−−→
6. La translation τ de vecteur Oϕ(O) convient et c’est la seule.
7. Soit B ∈ E. Les triangles OAB et ψ(O)ψ(A)ψ(B) sont isométriques ; en effet ils ont trois angles égaux,
−−−−→ −→ −−−−→ −−→
ψ(O) = O et ||Oψ(A)|| = ||OA||. Par conséquent ||Oψ(B)|| = ||OB|| et ψ est une application linéaire
−−→ −−→
qui préserve la norme. Ensuite pour B, C 6= O puisque ψ préserve les angles et ||OB|| = ||OC||, on a
−−→ −−→ −−−−→ −−−−→
hOB, OCi = hOψ(B), Oψ(C)i. Il s’en suit que ψ est une application linéaire orthogonale qui préserve aussi
la norme.
8. Nous avons donc montré que ϕ = τ ◦ hλ ◦ ψ, i.e. la composée d’une translation et d’une similitude linéaire.
Solution 26
Montrons que (3) implique (1).
Par hypothèse il existe m ∈ E tel que f (m) = m. Pour tout k ∈ N nous avons
15