Mercilon : Guide d'utilisation et posologie
Mercilon : Guide d'utilisation et posologie
1. DENOMINATION DU MEDICAMENT
3. FORME PHARMACEUTIQUE
Les comprimés sont blancs, ronds, biconvexes, de 6 mm de diamètre. Les comprimés portent
l’inscription “Organon” et un astérisque “*” sur une face et un code sur l’autre face: TR au-
dessus de 4.
4. DONNEES CLINIQUES
Contraception.
La décision de prescrire Mercilon doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la
patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du
risque de TEV associé à Mercilon en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux
Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Posologie
Comment prendre Mercilon
Les comprimés doivent être pris dans l’ordre indiqué sur la plaquette, tous les jours environ à
la même heure, avec un peu de liquide si nécessaire. Un comprimé doit être pris chaque jour
pendant 21 jours consécutifs. Chaque plaquette suivante doit être commencée après un
intervalle de 7 jours sans comprimés. Au cours de cette période survient habituellement une
hémorragie de privation. Celle-ci débute habituellement 2 à 3 jours après le dernier comprimé
et peut ne pas être terminée avant le début de la plaquette suivante.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de Mercilon en période pubertaire de moins de 18 ans n’ont pas été
étudié.
Mode d’administration
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Passage d’un contraceptif progestatif (minipilule, injectable, implant) ou d’un système intra-
utérin (IUS) délivrant du progestagène
La femme peut passer de la minipilule à Mercilon à tout moment (d’un implant ou d’un IUS à
Mercilon, le jour de son retrait, d’un injectable à Mercilon au moment prévu pour l’injection
suivante), mais dans tous ces cas, on doit lui conseiller d’utiliser en plus une méthode de
barrière pendant les 7 premiers jours de prise de comprimés.
Si la femme a oublié des comprimés et qu’au cours du premier intervalle normal sans
comprimés, elle n’a pas d’hémorragie de privation, il faut considérer la possibilité d’une
grossesse.
exceptionnels, les règles doivent être retardées, la femme doit continuer avec une autre
plaquette de Mercilon sans observer l’intervalle sans comprimés. La prolongation peut être
poursuivie aussi longtemps que souhaité jusqu’à la fin de la 2ème plaquette. Pendant cette
prolongation, la femme peut avoir du spotting ou des hémorragies de privation. Après
l’intervalle habituel de 7 jours sans comprimés, la prise régulière de Mercilon est alors
poursuivie.
Pour déplacer ses règles à un jour de la semaine autre que celui auquel la femme est habituée
avec le schéma en cours, on peut lui conseiller de raccourcir l’intervalle sans comprimés
suivant d’autant de jours qu’elle le souhaite. Plus l’intervalle est court, plus le risque est élevé
qu’elle n’ait pas d’hémorragie de privation et qu’elle ait une hémorragie de privation et du
spotting au cours de la plaquette suivante (comme en retardant les règles).
4.3 Contre-indications
Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisés dans les situations
suivantes.
Si l’une d’entre elles devait apparaître pour la première fois lors de l’utilisation du CHC, le
produit doit être arrêté immédiatement.
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Présence ou antécédents de maladie hépatique grave, tant que les paramètres de la fonction
hépatique ne sont pas revenus à la normale.
Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes).
Présence ou suspicion d’affections malignes (par exemple des organes génitaux ou des seins), qui
sont influencées par des stéroïdes sexuels.
Hyperplasie endométriale.
Hémorragies vaginales non-diagnostiquées.
Présence ou suspicion de grossesse.
Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mercilon est contre-indiqué pour une utilisation concomitante avec des médicaments contenant de
l’ombitasvir/ paritaprévir/ ritonavir et dasabuvir ou des médicaments contenant du
glécaprévir/ pibrentasvir (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Mises en garde
Si la patiente présente l’un des troubles ou l’un des facteurs de risque mentionnés ci-dessous,
la pertinence du traitement par Mercilon doit être discutée avec elle.
En cas d’aggravation ou de survenue de l’un de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité
d’interrompre l’utilisation de Mercilon doit être discutée entre le médecin et la patiente.
1. Troubles circulatoires
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné
(CHC) en comparaison aux femmes qui n’en utilisent pas. Les CHC contenant du
lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le
plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que Mercilon, peut être jusqu’à
deux fois plus élevé. La décision d’utiliser tout autre CHC que ceux associés au risque de
TEV le plus faible doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de
s’assurer qu’elle comprend le risque de TEV associé à Mercilon, l’influence de ses facteurs
de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la
première année d’utilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du
risque lors de la reprise d’un CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui n’utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ
2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période d’un an. Cependant, chez une femme
donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque qu’elle
présente (voir ci-dessous).
On estime1 que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du désogestrel, 9 à 12
développeront une TEV sur une période d’un an ; ce nombre est à comparer à celui
d’environ 62 chez les femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel.
Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la
1 Ces incidences ont été estimées à partir de l’ensemble des données des études épidémiologiques, en s’appuyant sur
les risques relatifs liés aux différents CHC en comparaison aux CHC contenant du lévonorgestrel.
2 Point central de l’intervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base d’un risque relatif, pour les CHC contenant
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Nombre de cas de TEV pour 10 000 femmes sur une période d’un an
De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans
d’autres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou
rétiniennes.
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Remarque : l’immobilisation
temporaire, y compris les trajets
aériens > 4 heures, peut également
constituer un facteur de risque de TEV,
en particulier chez les femmes
présentant d’autres facteurs de risque
Antécédents familiaux (thrombo- En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la
embolie veineuse survenue dans la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis
fratrie ou chez un parent, en particulier avant toute décision concernant l’utilisation de CHC
à un âge relativement jeune, c.-à-d.
avant 50 ans)
Autres affections médicales associées à Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome
la TEV hémolytique et urémique, maladies inflammatoires
chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite
hémorragique) et drépanocytose
Âge En particulier au-delà de 35 ans
Il n’existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites
superficielles dans l’apparition ou la progression d’une thrombose veineuse.
L’augmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les
6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant
« Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).
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Symptômes de TEA
Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter
un médecin en urgence et lui indiquer qu’elles utilisent un CHC.
Les symptômes d’un accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
- apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse du visage, d’un bras ou d’une
jambe, en particulier d’un côté du corps ;
- apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d’une perte
d’équilibre ou de coordination ;
- apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
- apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des deux yeux ;
- céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
- perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent qu’il s’agit d’un accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de l’infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
- douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d’oppression ou d’encombrement dans la
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2. Tumeurs
Des études épidémiologiques indiquent que l’utilisation prolongée de CO comporte un
facteur de risque de développement d’un cancer du col de l’utérus chez les femmes
infectées par le virus du papillome humain (VHP), mais, il persiste une incertitude quant
à l’attribution de cette observation à des facteurs parasites (tels que des différences du
nombre de partenaires sexuels ou l’utilisation d’une contraception de barrière).
Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes et, plus rarement encore, malignes,
ont été rapportées chez les utilisatrices de CHC. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont
provoqué des hémorragies intra-abdominales mettant la vie en danger. Une tumeur
hépatique doit être envisagée dans le diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale
haute sévère, d’augmentation du volume du foie ou de signes d’hémorragie intra-
abdominale chez une femme sous CHC.
4. Autres affections
Les femmes présentant une hypertriglycéridémie, ou ayant des antécédents familiaux
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Bien que de légères augmentations de la tension artérielle aient été rapportées chez de
nombreuses femmes sous CHC, des augmentations cliniquement significatives sont rares.
Un lien entre la prise de CHC et les hypertensions cliniques n’a pas été établi. Toutefois,
si une hypertension cliniquement significative prolongée apparaît au cours de l’utilisation
d’un CHC, il est prudent que le médecin arrête le CHC et traite l’hypertension. Lorsqu’on
le considère opportun, l’utilisation de CHC peut être reprise si des valeurs normales de la
tension artérielle peuvent être obtenues par un traitement antihypertenseur.
L’apparition ou l’aggravation des affections suivantes ont été rapportées, aussi bien
pendant la grossesse que pendant l’utilisation de CHC, mais, l’évidence d’un lien avec la
prise de CHC n’est pas établie: ictère et/ou prurit dû à une cholestase; lithiase biliaire;
porphyrie; lupus érythémateux disséminé; syndrome hémolytique et urémique; chorée de
Sydenham; pemphigoïde gravidique; perte de l’audition due à l’otosclérose.
Bien que les CHC puissent avoir un effet sur la résistance périphérique à l’insuline et sur
la tolérance au glucose, la nécessité de modifier le régime thérapeutique des femmes
diabétiques utilisant un CHC n’a pas été prouvée. Cependant, les femmes diabétiques
doivent bénéficier d’une surveillance étroite lorsqu’elles prennent des CHC.
Un chloasma peut survenir occasionnellement, en particulier chez les femmes ayant des
antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant tendance au chloasma doivent
éviter de s’exposer au soleil ou aux rayons ultraviolets lorsqu’elles sont sous CHC.
L’état dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à l’utilisation
de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue
un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient de
conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d’humeur et de
symptômes dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.
On doit tenir compte de toute l’information ci-dessus quand on conseille sur le choix de
méthodes contraceptives.
Consultation/examen médical
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Avant l’instauration ou la reprise d’un traitement par Mercilon, une recherche complète des
antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence
d’une grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen
physique doit être réalisé, en ayant à l’esprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les
mises en garde (voir rubrique 4.4). Il est important d’attirer l’attention des patientes sur les
informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à
Mercilon comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les
facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les
conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des
recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre
l’infection par le VIH (SIDA) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Diminution de l’efficacité
L’efficacité du Mercilon peut être diminuée, p. ex. en cas d’oubli de comprimés (rubrique 4.2)
de troubles gastro-intestinaux (rubrique 4.2) ou d’autres médicaments concomitants qui
diminuent la concentration plasmatique d’éthinylestradiol et/ou d’étonogestrel, le métabolite
actif du désogestrel (rubrique 4.5).
Chez certaines femmes, l’hémorragie de privation peut ne pas survenir pendant l’intervalle
sans comprimés. Si le CHC a été pris selon les instructions de la rubrique 4.2, il est peu
probable que la femme soit enceinte. Toutefois, si le CHC n’a pas été pris selon ces
instructions dans la période précédant la première absence d’hémorragie de privation ou si 2
hémorragies de privation font défaut, une grossesse doit être exclue avant de poursuivre
l’utilisation de CHC.
Interactions
Remarque : Il convient de consulter les informations de prescription des médicaments
concomitants afin d’identifier d’éventuelles interactions.
Prise en charge
L’induction enzymatique peut déjà survenir après quelques jours de traitement. L’induction
enzymatique maximale s’observe généralement en quelques semaines. Après l’interruption du
traitement médicamenteux, l’induction enzymatique peut durer jusqu’à 4 semaines environ.
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Interactions pharmacodynamiques
Une utilisation concomitante avec des médicaments à base d’ombitasvir/ paritaprévir/
ritonavir et dasabuvir, avec ou sans ribavirine, ou glécaprévir/ pibrentasvir peut accentuer le
risque d’augmenter le taux d’ALAT (voir les rubriques 4.3 et 4.4). Par conséquent, les
personnes qui prennent Mercilon doivent adopter une autre méthode contraceptive (par
exemple, un contraceptif à base uniquement de progestagène, ou des méthodes non
hormonales) avant de commencer un traitement avec ce schéma thérapeutique combiné.
Il est possible de recommencer à prendre Mercilon deux semaines après avoir terminé le
traitement avec ce schéma thérapeutique combiné.
Examens de laboratoire
L’utilisation de stéroïdes contraceptifs peut influencer les résultats de certains tests de
laboratoire, tels que les paramètres biochimiques des fonctions hépatiques, thyroïdienne,
surrénalienne et rénale, les taux plasmatiques des protéines (porteuses) [Link]. la globuline liant
les corticostéroïdes et les fractions de lipides/lipoprotéines, les paramètres du métabolisme des
hydrates de carbone et ceux de la coagulation et de la fibrinolyse. Ces variations restent en
général dans les limites normales du laboratoire.
Mercilon n’est pas indiqué pendant la grossesse. Si la grossesse survient pendant l’utilisation
de Mercilon, la femme doit en arrêter toute prise ultérieure. La plupart des études
épidémiologiques n’ont cependant révélé ni risque accru d’anomalies congénitales chez les
enfants dont la mère avait utilisé un CHC avant la grossesse, ni effet tératogène lorsque les
CHC avaient été pris par inadvertance en début de grossesse.
L’augmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la
reprise de Mercilon (voir rubriques 4.2 et 4.4).
L’allaitement peut être influencé par les CHC puisqu’ils peuvent diminuer la quantité et
modifier la composition du lait maternel. C’est pourquoi l’utilisation des CHC n’est en général
pas conseillée avant le sevrage complet de l’enfant. De petites quantités des stéroïdes
contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent être excrétées dans le lait, mais, il n’existe pas
de preuves d’un effet délétère sur la santé de l’enfant.
4.7 Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucun effet sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été observé.
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thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des
CHC ; ceci est abordé plus en détails en rubrique 4.4.
Plusieurs autres effets indésirables ont été rapportés chez des femmes utilisant des CHC. Ils
sont commentés à la rubrique 4.4.
Comme avec tous les contraceptifs oraux combinés (CHC), des modifications des schémas de
saignements vaginaux peuvent apparaître, en particulier au cours des premiers mois
d’utilisation. Ces modifications peuvent inclure une modification de la fréquence des
saignements (saignements absents, moins fréquents, plus fréquents ou continus), ainsi qu’une
modification de leur intensité (réduite ou accrue) ou de leur durée.
Les effets secondaires ayant un lien possible, et qui ont été rapportés chez les utilisatrices de
Mercilon ou des utilisatrices de CHC, sont repris dans le tableau ci-après1. Tous les effets
indésirables sont classés par classe de systèmes d’organes et par fréquence ; fréquent (
1/100 et <1/10), peu fréquent (1/1 000, <1/100), rare (1/10 000 to <1/1 000) et fréquence
indéterminée (ne peut être estimée sur base des données disponibles).
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Interactions
Des métrorragies et/ou un échec de la contraception peuvent être dus à des interactions d’autres
médicaments (inducteurs enzymatiques) avec le contraceptif oral (voir rubrique 4.5).
4.9 Surdosage
Il n’y a pas de rapports d’effets délétères sérieux dus à un surdosage. Les symptômes qui
peuvent survenir dans ce cas sont : nausées, vomissements et, chez les jeunes filles, légère
hémorragie vaginale. Il n’y a pas d’antidotes et le traitement doit être symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
L’effet contraceptif des CHC repose sur l’interaction de divers facteurs, dont on considère que
l’inhibition de l’ovulation et les modifications des sécrétions cervicales sont les plus
importantes. En plus d’une protection contre une grossesse, les CHC possèdent plusieurs
propriétés bénéfiques, qui, à côté des propriétés négatives (voir “Mises en garde”, “Effets
indésirables”), peuvent être utiles pour décider de la méthode de contraception. Le cycle est
plus régulier et les menstruations sont souvent moins douloureuses et les hémorragies moins
abondantes. Cette dernière observation peut résulter en une diminution de la fréquence des
carences en fer. En outre, on a montré qu’il existe avec les CHC fortement dosés (50 µg
d’éthinylestradiol) un risque diminué de tumeurs fibrokystiques des seins, de kystes ovariens,
d’infections pelviennes, de grossesse extra-utérine et de cancer de l’endomètre et des ovaires. Il
reste à confirmer si ceci s’applique également aux CHC plus faiblement dosés.
Population pédiatrique
Aucune donnée clinique sur l’efficacité et la sécurité n’est disponible chez les adolescents de
moins de 18 ans.
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Désogestrel
Absorption
Le désogestrel est rapidement et complètement résorbé et transformé en étonogestrel après
administration orale. Les concentrations sériques atteignent un pic d’environ 2 ng/ml après
environ 1,5 heures après ingestion. La biodisponibilité est d’environ 62-81 %.
Distribution
L’étonogestrel se lie à l’albumine sérique et à la globuline liant les hormones sexuelles
(SHBG). 2 à 4 % seulement de la concentration sérique totale du médicament est présente sous
forme de stéroïde libre, 40 à 70 % est lié spécifiquement à la SHBG. L’augmentation de SHBG
induite par l’éthinylestradiol influence la distribution aux protéines sériques, provoquant une
augmentation de la fraction liée à la SHBG et une diminution de la fraction liée à l’albumine.
Le volume de distribution apparent du désogestrel est de 1,5 l/kg.
Biotransformation
L’étonogestrel est complètement métabolisé par les voies connues pour la métabolisation des
stéroïdes. La vitesse de clairance métabolique du sérum est de 2ml/min/kg. Aucune interaction
n’a été observée avec l’éthinylestradiol administré simultanément.
Élimination
Les taux sériques de l’étonogestrel diminuent en deux phases. La phase terminale de
disposition est caractérisée par une demi-vie d’environ 30 heures. Le désogestrel et ses
métabolites sont excrétés dans un rapport urinaire/biliaire d’environ 6:4.
État d’équilibre
La pharmacocinétique de l’étonogestrel est influencée par les taux de SHBG, qui sont environ
triplés par l’éthinylestradiol. Suite à une ingestion quotidienne, les taux sériques
d’étonogestrel sont environ doublés à triplés et atteignent un état d’équilibre au cours de la
deuxième moitié du cycle de traitement.
Ethinylestradiol
Absorption
L’éthinylestradiol est rapidement et complètement résorbé après administration orale. Les
concentrations sériques atteignent un pic d’environ 80 pg/ml en 1 à 2 heures. La
biodisponibilité absolue résultant de la conjugaison présystémique et de la métabolisation du
premier passage est approximativement de 60 %.
Distribution
L’éthinylestradiol se lie fortement mais de façon non spécifique à l’albumine sérique
(approximativement 98,5 %) et induit une augmentation des concentrations sériques de
SHBG. On a déterminé un volume de distribution apparent d’environ 5 l/kg.
Biotransformation
L’éthinylestradiol subit une conjugaison présystémique tant au niveau de la muqueuse de
l’intestin grêle que du foie. L’éthinylestradiol est principalement métabolisé par hydroxylation
aromatique, mais, il y a formation d’une grande variété de métabolites hydroxylés et méthylés;
ceux-ci sont présents sous forme de métabolites libres et de glucuroconjugués et
sulfoconjugués. La vitesse de clairance métabolique est d’environ 5 ml/min/kg.
In vitro, l’éthinylestradiol est un inhibiteur réversible de CYP2C19, CYP1A1 et CYP1A2,
ainsi qu’un inhibiteur mécanique de CYP3A4/5, CYP2C8 et CYP2J2.
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Élimination
Les taux sériques d’éthinylestradiol diminuent en deux phases de disposition. La phase
terminale de disposition est caractérisée par une demi-vie d’environ 24 heures. La substance
non modifiée n’est pas excrétée; les métabolites de l’éthinylestradiol sont excrétés dans un
rapport urinaire/biliaire de 4:6. La demi-vie d’excrétion des métabolites est d’environ 1 jour.
État d’équilibre
L’état d’équilibre est atteint après 3 à 4 jours quand les taux sériques de l’éthinylestradiol sont
supérieurs de 30 à 40 % par rapport aux taux d’une dose unique.
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration
répétée, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction, n’ont pas révélé de
risque particulier pour l’homme, quand les CHC sont utilisés selon les recommandations.
Cependant, il faut se rappeler que les stéroïdes sexuels peuvent favoriser la croissance de
certains tissus et tumeurs hormonodépendantes.
6. DONNEES PHARMACEUTIQUES
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
3 ans
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Organon Belgium
Handelsstraat 31/Rue du Commerce 31
B-1000 Brussel/Bruxelles/Brüssel
Tel/Tél: 0080066550123 (+32 2 2418100)
[Link]@[Link]
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