Médicaments et Système Nerveux Autonome
Médicaments et Système Nerveux Autonome
Définition
SNA = système végétatif ou système neurovégétatif
C’est l’ensemble des éléments nerveux qui régissent le fonctionnement des viscères. Ces éléments
entretiennent les fonctions vitales de base : respiration, circulation, digestion, excrétion.
Le SNA est divisé en système nerveux sympathique et système nerveux parasympathique.
La terminaison sympathique
Les principaux organes cibles du système nerveux sympathique
Ce système agit principalement sur :
L’appareil cardiovasculaire ;
Les bronches et l’utérus ;
Les sécrétions glandulaires ;
La pupille…
Les récepteurs adrénergiques
On retrouve ici des récepteurs alpha et bêta. Mais, nous nous intéresserons dans un premier temps à
ceux situés au niveau postsynaptique et subdivisés en alpha 1, 2 et bêta 1, 2, 3
Ce sont des structures moléculaires situées dans différents organes cibles et qui sont stimulées par les
médiateurs. Ces récepteurs sont répartis différemment au niveau des organes cibles :
- Cœur (bêta 1) ;
- Vaisseaux (essentiellement des récepteurs alpha) ;
- Utérus et bronches (bêta 2) ;
- Œil (alpha)…
Les médiateurs du système nerveux sympathique
Ce sont des amines sympathomimétiques. Ces substances peuvent être naturelles ou synthétiques.
o Naturelles (catécholamines) :
Noradrénaline, adrénaline et dopamine
Elles stimulent à des degrés variables l’ensemble des récepteurs adrénergiques.
Nous nous limiterons ici à décrire les effets physiologiques de la noradrénaline et de l’adrénaline
sensiblement identiques.
On s’intéressera dans un premier temps à l’action des deux catécholamines sur les récepteurs
postsynaptiques.
L’adrénaline est obtenue à partir de la noradrénaline au niveau de la médullo-surrénale.
Noradrénaline et adrénaline stimulent à la fois les récepteurs alpha et bêta d’où leur manque de
sélectivité contrairement aux substances synthétiques.
o Synthétiques
Ce sont des amines de synthèse mises au point récemment et sont sélectives d’un type de récepteur.
La sélectivité permet une plus grande maniabilité avec diminution des effets secondaires.
- L’isoprénaline
Elle stimule uniquement les récepteurs bêta 1, 2, 3.
- Le salbutamol, la terbutaline et le fénotérol
A faible dose voire normale, ces produits stimulent les récepteurs bêta 2 uniquement et entrainent un
relâchement bronchique et utérin ;
A forte dose, en plus des récepteurs bêta 2, il y’a également stimulation des bêta 1 cardiaques
(tachycardie).
Terminologie
En résumé, les substances ou médicaments qui vont stimuler le système le système sympathique
seront appelés des sympathomimétiques ou agonistes adrénergiques.
Ceux qui vont bloquer le système sympathique seront appelés des sympatholytiques ou des
adrénolytiques ou des antagonistes adrénergiques.
La terminaison parasympathique
Les principaux organes cibles
On retrouve les mêmes organes cibles à savoir :
L’appareil cardiovasculaire ;
Les bronches et l’utérus ;
L’œil ;
Les glandes ;
Les fibres lisses (exemple de la fibre lisse digestive)…
Les récepteurs du système nerveux parasympathique
On retrouve ici un seul type de récepteur M (récepteurs muscariniques) situés au niveau des organes
cibles.
Les médiateurs du système parasympathiques
Ces médiateurs sont encore appelés stimulants muscariniques et peuvent être des produits naturels
ou synthétiques.
o Naturels
- L’acétylcholine
C’est le médiateur endogène qui est rapidement détruit par l’acétylcholinestérase.
- La muscarine et la pilocarpine
Ce sont des alcaloïdes naturels issus de végétaux et capables de stimuler les récepteurs M.
o Synthétiques
Ce sont des esters de la choline et ont la particularité d’être peu sensibles aux cholinestérases
(carbachol). Certains sont des produits de synthèse (l’acéclidine OXOTREMORINE).
Effets physiologiques après stimulation du système parasympathique
L’activation du système parasympathique produit des effets cholinergiques encore appelés effets
muscariniques au niveau central et périphérique.
Nous nous limiterons à décrire uniquement les effets muscariniques périphériques.
Terminologie
Les substances ou médicaments qui stimulent le système parasympathique seront appelés des
parasympathomimétiques ou stimulants muscariniques.
Ceux qui bloquent le système parasympathique seront appelés des parasympatholytiques ou
anticholinergiques ou bloqueurs muscariniques. Ils sont également dits atropiniques car l’atropine
substance d’origine végétale est l’anticholinergique de référence.
Remarque :
L’acétylcholine favorise l’évacuation de l’urine, c’est pourquoi les anticholinergiques sont contre-
indiqués en cas d’adénome ou de cancer de la prostate.
L’acétylcholine favorise l’évacuation de l’humeur aqueuse, c’est pourquoi les anticholinergiques sont
contre-indiqués en cas de glaucome (augmentation de la pression intraoculaire).
Tableau récapitulatif
Les deux systèmes (sympathique et parasympathique) fonctionnent de manière quasi antagoniste. En
effet sur un même organe, la stimulation de l’un donne un effet physiologique contraire à la
stimulation de l’autre.
Sympathique + systèmes + Parasympathique
Récepteurs
Médiateurs
Appareil cardiovasculaire
Bronches
Utérus
Œil
Définition
Les antispasmodiques ou spasmolytiques sont des substances ou médicaments capables de lever le
spasme de la musculature lisse.
Classification
Les médicaments spasmolytiques peuvent se diviser en deux groupes:
- les antispasmodiques anticholinergiques,
- les antispasmodiques non anticholinergiques.
Les antispasmodiques anticholinergiques = parasympatholytiques = atropiniques
Principaux produits
Les antimuscariniques
Ils s’opposent aux effets de l’acétylcholine au niveau des récepteurs muscariniques des terminaisons
nerveuses parasympathiques.
Ces produits diminuent les contractions intestinales, mais aussi les sécrétions salivaires et gastriques.
Le chef de file de ces produits est l’atropine.
Les effets de ces médicaments ne se limitent pas seulement au tube digestif, ce qui explique leurs
effets secondaires et leurs contre-indications.
L’atropine
C’est un alcaloïde de la belladone (arbrisseau). L’atropine apparait actuellement plus comme un outil
pharmacologique que comme un véritable moyen de traitement prolongé.
De nos jours elle est moins utilisée en raison des effets toxiques. L’emploi de l’atropine ou celui de
substances qui lui sont proches est rencontré dans le traitement des spasmes viscéraux divers :
- spasmes coliques, côlon irritable, constipation spastique,
- coliques hépatiques et néphrétiques,
- spasmes au cours d’examens radiologiques,
- spasmes en gynéco-obstétrique.
Les produits synthétiques
Ils ont moins d’effets secondaires que l’atropine.
Dihexyvérine SPASMODEX cp
Trimébutine DEBRIDAT cp et suspension
Mébévérine DUSPATALIN
Oxybutine DITROPAN cp contre l’énurésie mais toxique chez l’enfant.
Les antinicotiniqueou ganglioplégiques
Ils s’opposent aux effets de l’acétylcholine au niveau des ganglions (zones de relais).
Certains de ces produits sont utilisés comme anti-sécrétoires.
Présentations
N butylhyoscine BUSCOPAN cp VO
Pirifinium RIABAL anti sécrétoire jadis utilisé comme anti-diarrhéique.
Tiémonium VISCERALGINE cp 50 mg, sp VO ; ampoule injectable IM, IV ; suppositoire.
Pinavérium DICETEL cp 50, 100 mg.
Les effets ganglioplégiques ont des avantages et des inconvénients.
- Avantages : ce sont les meilleurs spasmolytiques intestinaux.
- Inconvénients : ces médicaments peuvent entrainer une hypotension orthostatique, une
rétention d’urine et rarement une impuissance.
Propriétés pharmacologiques et pharmacocinétique
Ces médicaments possèdent une action antispasmodique au niveau des fibres musculaires lisses du
tube digestif, des voies biliaires et urinaires, ralentissant la vidange gastrique et diminuant les
sécrétions gastriques, salivaires, lacrymales et sudorales. Ces propriétés expliquent en grande partie
leurs effets secondaires.
Leur résorption digestive est rapide et importante. Ils sont partiellement inactivés par le foie. Leur
élimination est essentiellement urinaire.
Ces médicaments traversent le placenta et passe dans le lait maternel.
Effets indésirables
Ces effets secondaires sont encore appelés effets atropiniques et sont dose-dépendantes :
- bouche sèche, constipation,
- mydriase, troubles de l’accommodation,
- augmentation de la pression intra oculaire,
- tachycardie,
- risque de rétention d’urine en cas d’obstacle urétro-prostatique,
- effets centraux à fortes doses (intoxication) à titre d’euphorie, hallucination et dépression
respiratoire.
Indications
Présentations
Le chef de file de ces antispasmodiques est :
- le phloroglucinol SPASFON cp 80 mg B/30, suppositoire 150 mg B/10, ampoule injectable à 40
mg B/6 IM, IV.
SPASFON LYOC comprimés sublingaux à 80 mg.
Ce produit peut à la fois lever le spasme des fibres musculaires lisses et calmer la douleur.
- Dipropyline ou alvérine METEOSPASMYL, SPASMAVERINE cp
Certains médicaments cités plus haut partagent la propriété musculotrope avec le phloroglucinol.
- Trimébutine DEBRIDAT
Comprimé 100 mg, 200 mg ; 300 à 600 mg/jour
Suppositoire 100 mg ; 1 à 2 suppositoires/jour
Suspension buvable pour E et A ; 15 ml trois fois par jour (A)
Suspension buvable pour nourrisson avec pipette graduée selon le poids
Injectable 50 mg B/5 ampoules ; IM, IV très lente ; 1 à 2 ampoules/jour.
- Mebevérine DUSPATALIN gel. 200 mg B/30, cp 100 mg ; A 200 mg 2 ou 3 fois par jour
COLOPRIV gel. 100-200 mg
- Pinavérium DICETEL cp 50 mg B/20 ; cp 100 mg B/30 ; 150-200 mg/jour au cours des repas
avec de l’eau.
Indications
- coliques hépatiques et néphrétiques (phloroglucinol) ;
- manifestations spasmodiques et ou douloureuses au niveau du tube digestif (colopathie
fonctionnelle notamment : DICETEL, DEBRIDAT) des voies biliaires et urinaires ;
- spasme du col utérin même pendant la grossesse (phloroglucinol) ;
- dysménorrhées d’origine spasmodique.
Précautions d’emploi
Administration IV lente (3 à 5 mn).
Pour le pinavérium, il faut avaler les comprimés en position debout ou assise avec beaucoup d’eau.
Contre-indications
En dehors du phoroglucinol, il faut contre-indiquer les autres produits pendant la grossesse en raison
de l’absence de données cliniques.
Effets secondaires
Ces effets sont rares mais peuvent tout de même se manifester sous forme :
- d’épigastralgie,
- d’œsophagite (pinavérium),
- réactions cutanées allergiques imposant l’arrêt du médicament (trimébutine, phloroglucinol).
Les sympathomimétiques
Ce sont essentiellement les bêtas 2 stimulants qui sont de puissants relaxants bronchiques et utérins.
Présentations
Le salbutamol SALBUMOL, VENTOLINE
C’est la molécule la plus utilisée sous plusieurs formes :
- Formes orales : cp sécable 2 mg B/40, 1 à 2 cp 4 fois par jour ; sirop
Délai d’action=1 à 2 heures Durée d’action=6 à 8 heures
- Formes injectables :
Simple : 0,5 mg/ml B/6 ampoules en S/C, IM sans dilution préalable ou en IV perfusion après dilution.
IM IV
Délais d’action 5 à 15 mn 5 mn
Durée d’action 3à4h 3à4h
Forte : 5 mg/5ml B/10 ampoules en perfusion IV.
- Forme suppositoire : 1 mg B/12 ; 1 suppositoire toutes les 4 à 6 heures.
La terbutaline BRICANYL 0,5 mg/ml B/10 ampoules S/C, IV
Ces deux spécialités sont également disponibles en aérosols utilisés comme bronchodilatateurs dans
le traitement des crises d’asthme.
Indications obstétricales
- menace d’accouchement prématuré,
- souffrances fœtales liées aux contractions utérines,
- prophylaxie des contractions utérines après la douzième semaine de grossesse, lors des
interventions chirurgicales et cerclage du col (traitement per os pendant 24 h précédentes,
interrompu 3 h avant l’intervention et repris éventuellement après celle-ci pendant une
semaine.
Effets indésirables
Tachycardie modérée ou excessive (surdosage), tremblement, palpitations par action sur les
récepteurs Bêta 1 cardiaques.
Précaution d’emploi
Prudence en terrain d’HTA, de diabète mal équilibré (effet hypoglycémiant).
La voie parentérale est utilisée en milieu hospitalier chez la femme enceinte placée en décubitus
latéral gauche en surveillant le pouls, la TA et le rythme cardiaque du fœtus.
Ces médicaments sont à utiliser avec précaution en association avec les antidiabétiques
(augmentation de la glycémie par les bêta-2 stimulants injectables).
Incompatibilités médicamenteuses
Les bêtabloquants antagonisent les effets des bêta-2 stimulants.
Contre-indications
Absolues :
- infarctus du myocarde au stade aigu,
- angor instable,
- insuffisance coronarienne,
- infection intra-amniotique.
Relatives
Hémorragies utérines ou risques d’hémorragies utérines.
2 atosiban TRACTOCILE flacon 0,9 ml = 6,75 mg IV
C’est un utéro-relaxant réservé aux hôpitaux et à l’usage en situation d’urgence. C’est un peptide de
synthèse antagoniste de l’ocytocine qui réduit de manière significative dans les dix minutes les
contractions utérines.
Il est également indiqué dans les menaces d’accouchement prématuré de la 24 ème à la 33 ème
semaine incluse de gestation.
CONCLUSION
La drotaverine NOSPA (cp, ampoule injectable) est un antispasmodique musculotrope non encore
référencié. Il faut donc par mesure de prudence surtout chez la femme enceinte lui préférer le
phloroglucinol.
LES ANTIHYPERTENSEURS
Généralités
Le système circulatoire comprend principalement le cœur et les vaisseaux.
Le cœur fonctionne comme une pompe qui éjecte le sang reçu dans le système artériel selon une
certaine force qui influence la pression artérielle.
LES DIURETIQUES
Ce sont des médicaments qui favorisent la diurèse par leur effet natriurétique.
Les diurétiques diminuent la réabsorption du sodium au niveau de la tubulure rénale favorisant ainsi
la perte d’eau.
Utilisés seuls, ils ont une action antihypertensive propre. Ils peuvent potentialiser l’action des autres
antihypertenseurs auxquels on les associe.
Classification
Les diurétiques antihypertenseurs peuvent être classés en trois groupes. Tous ces médicaments
agissent à différents endroits du néphron qui comprend :
- Le glomérule ;
- Le tube contourné proximal ;
- L’anse de HENLE ;
- Le tube contourné distal ;
- Le tube collecteur.
Les diurétiques hypokaliémiants
Ils entrainent une fuite de K (potassium) et une accumulation d’acide urique dans le sang. C’est
pourquoi ils sont encore appelés diurétiques hyperuricémiants. Ces produits sont :
- Les diurétiques thiazidiques;
- Les diurétiques de l’anse dont le chef de file est le furosémide.
- Les thiazidiques
Ils agissent au niveau du tube contourné proximal en bloquant la réabsorption du sodium (Na+).
L’action antihypertensive se résume principalement à une diminution de la volémie et des résistances
vasculaires périphériques.
Présentations
Hydrochlorothiazide ESIDREX
Effets secondaires
- Hyperglycémie ;
- Hyperuricémie pouvant nécessiter l’administration d’allopurinol ZYLORIC ;
- Hypokaliémie ;
- Alcalose et hypercalcémie.
Contre-indications
- Allergie aux sulfamides ;
- Insuffisance rénale, hépatique.
NB : L’acétazolamide DIAMOX est utilisé contre le glaucome.
Les diurétiques de l’anse
Le chef de file de ces diurétiques est le furosémide.
Le furosémide LASILIX
C’est le seul diurétique non toxique pour le rein, mais possède une ototoxicité.
Il entraine une excrétion du sodium, du potassium, du magnésium et du calcium.
Son effet diurétique est inhibé par l’administration simultanée d’AINS.
Indications
- HTA avec insuffisance rénale ou avec risque d’encéphalopathie ;
- Traitement symptomatique des hypercalcémies.
Effets secondaires
- Allergie croisée aux sulfamides ;
- Déshydratation excessive surtout chez les personnes âgées, enfant ;
- Parfois hypocalcémie ;
- Accidents auditifs à fortes doses aggravés par l’administration IV rapide et l’usage de
médicaments ototoxiques comme les aminosides et les céphalosporines ;
- Hyperglycémie, hyperuricémie.
Présentations
- Formes orales :
LASILIX cp 40 mg ;
LASILIX FORT cp 60 mg ;
LASILIX SPECIAL cp 500 mg dans l’insuffisance rénale sévère.
- Formes injectables :
LASILIX 20 mg/2 ml en IM, IV ;
LASILIX 250 mg/25 ml en perfusion dans l’insuffisance rénale sévère.
L’usage prolongé des diurétiques hypokaliémiants nécessite une supplémentation en potassium
retrouvé dans les spécialités suivantes : DIFFU-K ; KALEORID 1 cp/jour.
Les diurétiques d’épargne potassique
Ils ne provoquent pas de perte de potassium. Il ne faut donc pas leur adjoindre une supplémentation
en potassium. On distingue dans ce groupe les antialdostérones des autres produits.
Les antialdostérones (spironolactone et canrénone)
Ils agissent sur le tube contourné distal où ils s’opposent à l’aldostérone et entrainent une élimination
du sodium, du chlore et une réabsorption du potassium.
Présentations
Les principaux produits sont :
La spironolactone ALDACTONE cp sécable 25, 50, 75 mg
Leur association avec les thiazidiques est bénéfique et permet de corriger l’effet hypokaliémiant.
Exemple d’association
Altizide + spironolactone dans ALDACTAZINE cp
Effets secondaires
- Gynécomastie avec impuissance et aménorrhées à fortes doses chez l’homme et la femme
mais réversibles ;
- Hyperkaliémie en cas d’insuffisance rénale ;
- Accidents cutanés.
Les autres produits
Ils sont actifs même en l’absence d’aldostérone
Le triamtérène TERIAM ;
L’amiloride MODAMIDE.
Ils sont également associés aux thiazidiques pour corriger leur effet hypokaliémiant.
Exemples d’associations :
Amiloride 5 mg + Cyclothiazide 50 mg = GRODUREX B/20 cp; B/100 cp
Amiloride + Hydrochlorothiazide = MODURETIC
Triamterene 150 mg + Méthylcyclothiazide 5 mg = ISOBAR B/30 cp
GRODUREX: 1 à 2 cp/jour
ISOBAR ½ à 1 cp/jour
CONCLUSION
Les diurétiques occupent une place de choix dans le traitement de l’HTA qui faut-il le rappeler est un
traitement à vie.
Ils sont cependant à éviter pendant la grossesse en raison du risque d’ischémie fœto-placentaire et
d’hypotrophie ; donc contre-indiqués dans l’HTA et l’œdème gravidiques.
LES VASODILATATEURS
Ces médicaments entrainent une baisse des résistances vasculaires périphériques. La baisse brutale
des résistances (vasodilatation) peut déclencher de manière réflexe une augmentation de la
fréquence cardiaque, du débit cardiaque et entrainer une crise d’angor.
Principaux produits
- La dihydralazine NEPRESSOL
Effets secondaires : nausées, vomissement, tachycardie.
- L’hydralazine APRESOLINE
- Minoxidil LONOTEN
Il est utilisé dans l’HTA sévère d’origine rénale après échec de la bithérapie. Il est administré par voie
orale en prise quotidienne avec une bonne durée d’action.
Effets secondaires :
Il peut entrainer une rétention de sodium et d’eau d’où son association avec un diurétique thiazidique
;
Tachycardie réflexe d’où son association de préférence avec un bêtabloquant ;
Il peut entrainer une augmentation de la pilosité (hypertrichose) mise à profit dans certaines
préparations pour cuir chevelu.
REGAINE, ALOPEXY, ALOSTIL
- Diazoxide HYPERSTAT
Utilisé comme hyperglycémiant et vasodilatateur ;
Dans les urgences hypertensives par IV directe (300 mg plusieurs fois par 24 heures.
Il peut entrainer une rétention de sodium, d’eau et est contre-indiqué en cas de phéochromocytome.
LES ASSOCIATIONS
La tendance actuelle des spécialités réservées au traitement de l’HTA penche vers l’association de
produits.
Dans ces associations, les diurétiques occupent une place de choix.
- Diurétique + diurétique
Altizide + Spironolactone dans ALDACTAZINE
- Diurétique + IEC
Hydrochlorothiazide HCT 25 mg + captopril 50 mg CARDIURINE;
HTC + ramipril dans TRITAZIDE…
- Diurétique + antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II(sartans)
HTC + valsartan 80 mg COTAREG
- Diurétique + réserpine
Bendrofluméthiazide + réserpine dans TENSIONORME
- Diurétique + bêtabloquant
Chlortalidone + asénolol TENORETIC
- Inhibiteur calcique + IEC
Amlodipine + périndopril AMLOPERIN…
Associations généralement administrées par prise quotidienne de ½ à 1 cp.
CONCLUSION
Les diurétiques occupent une place importante dans la prise en charge de l’HTA qui faut-il le rappeler
est un traitement à vie. Ils sont cependant à éviter pendant la grossesse en raison du risque
d’ischémie fœto-placentaire et d’hypotrophie ; donc contre-indiqués dans l’HTA gravidique, l’œdème
gravidique.
Les bêtabloquants, longtemps évités ne sont plus contre-indiqués pendant la grossesse.
Les antihypertenseurs centraux sont les médicaments de premier choix dans la prise en charge de
l’HTA gravidique. Dans tous les cas, dans la prise en charge de l’HTA, on ne doit pas perdre de vue
l’importance des mesures hygiéno-diététiques.
ARYLACETATES
Diclofénac VOLTAREN Cp 25, 50, 75 ; Cp LP 100 75-150 II
Suppo 25, 100 ; IM 75
VOLT. EMMUGEL Gel
OLFEN Cp 25, 50, 75; cp LP 100 75-150 II
Suppo 25, 100; IM 75; Gel
FENAMATES
Acide niflumique NIFLURIL Gélule 250; Suppo 400, 700 500-1500 II
Acide méfénamique PONSTYL Gélule 250; cp 500; suppo 500 500-1500
INDOLIQUES
Indométacine INDOCID Gél. 25 ; suppo 50,100 ; IM 50 50-200 II
sulindac ARTHROCINE Cp 100, 200 200-400 I
OXICAMS
Piroxicam FELDENE Gélule 10, 20 ; cpdisp. ; Gel 20-40 I
Ténoxicam TLCOTIL Cp 20 ; suppo 20 ; IM 20 10-20 I
PYRAZOLES
phénylbutazone BUTAZOLIDINE Cp 100 ; suppo 250 200-600 I
Formes pharmaceutiques orales, rectales, injectables, posologies chez l’adulte et gels pour
application cutanée
Les autres AINS
- Le nimésulide NEXEN, NIM, cp 100 mg
Il est faiblement inhibiteur de la synthèse des PG et inhibiteur de la fonction leucocytaire. Il est
indiqué dans le traitement des arthroses douloureuses.
- Le groupe des « coxibs »
Ce sont les nouveaux AINS plus sélectifs d’où une meilleure efficacité et une meilleure tolérance.
Exemple celecoxib CELEBREX gélule 100 mg B/20 ; 200 mg B/10.
Cependant dans leur utilisation, la même prudence doit être adoptée comme avec les autres AINS.
Les indications des AINS
Ces médicaments sont sollicités par différentes branches de la médecine. On peut les utiliser comme
antalgiques, antipyrétiques ou anti-inflammatoires :
- En rhumatologie (rhumatisme articulaire aiguë, rhumatisme inflammatoire chronique) ;
- Dans la pathologie de l’appareil locomoteur ;
- En traumatologie ;
- En médecine du sport ;
- En cardiologie pédiatrique et en cardiologie (cas de l’aspirine à faible dose) ;
- En gynécologie (surtout dans les dysménorrhées) ;
- En ORL ;
- En stomatologie (médecine dentaire) ;
Dans les trois derniers cas, le traitement est justifié lorsque le risque infectieux est maitrisé. En effet
selon les nouvelles recommandations, les AINS sont à éviter car dans certaines situations ils peuvent
aggraver le risque infectieux.
Les effets secondaires
- Hémorragie digestive voire perforation ;
- Trouble de l’hémostase ;
- Céphalées, vertiges, acouphènes ;
- Toxicité médullaire avec les pyrazolés…
Les contre-indications
- Allergie ;
- Ulcère gastroduodénal ;
- Insuffisance rénale ou hépatique sévère ;
- La grossesse surtout le troisième trimestre ;
- Syndrome hémorragique ;
- Infection ostéo-articulaire ;
- HTA car les AINS inhibent la majorité des antihypertenseurs (cas du furosémide LASILIX) ;
- Traitement par les antivitamines K ou les sulfamides hypoglycémiants ;
- L’asthme par prudence…
CONCLUSION
Les AINS présentent un intérêt dans la prise en charge et symptomatique dans toutes les affections où
un processus inflammatoire est responsable d’une douleur ou d’une fièvre.
Cependant, on doit les éviter devant tout processus infectieux non maitrisé. C’est le cas par exemple
des processus infectieux cutanés du pied où l’usage des AINS peut augmenter les phénomènes de
nécrose et exposer à l’amputation.
L’usage d’AINS doit toujours être évalué en tenant compte des effets indésirables les plus graves.
Les AINS possèdent une agressivité directe sur la muqueuse digestive, il faut donc toujours les
administrer au cours des repas.
La prudence s’impose surtout chez les sujets à risque particulièrement chez les sujets âgés.
o Bétaméthasone
Voie générale
CELESTENE cp 0,5mg ,1 mg, 2 mg ; solution buvable 0,5 mg/ml ; solution injectable 4 et 8 mg/2ml ; 20
mg/5ml.
Voie locale uniquement et IM profonde
CELESTENE CHRONODOSE suspension injectable à 3 mg ;
DIPROSTENE suspension injectable à 6,43 mg ;
CELESTODERM, BETNEVAL, DIPROSONE, DIPROLENE crème, pommade, lotion.
Les produits aux effets secondaires non compensés
Ces médicaments ont des effets secondaires plus importants. On retrouve ici :
- Des produits uniquement réservés la voie locale du fait de leurs nombreux effets secondaires.
o Fludrocortisone dans
BLEPHASEPTYL pommade ophtalmique ; PANOTILE solution auriculaire.
- Des produits administrés par voie locale ou générale
o Prednisone CORTANCYL cp 1 mg, 5 mg et 20 mg VO
o Prednisolone
SOLUPRED cp sécable, dispersibles 5 et 20 VO;
HYDROCORTANCYL suspension locale 25 et 125 mg ;
OPHTA collyre ;
DETURGYLONE solution pour pulvérisation nasale.
IV. Indications
- Indications substitutives en cas d’insuffisance surrénale ou on donne de préférence le cortisol ;
- En urgence dans la prise en charge du grand œdème anaphylactique, œdème de Quincke
(SOLUMEDROL, CELESTENE en IV) ;
- Dans l’état de mal asthmatique généralement associés aux bronchodilatateurs ;
- Dans le choc anaphylactique où on leur préfère l’adrénaline ;
- En cancérologie ;
- Transplantation d’organes, pour éviter les rechutes ;
- Affections rhumatismales (exemple Rhumatisme Articulaire Aigu en association avec la
pénicilline) ;
- Indications diverses :
Œdème cérébral ;
Affections oculaires précises (uvéite par exemple) ;
Affections dermatologiques sévères.
V. Contre-indications
- Ulcère gastro-duodénal d’évolution récente et grave ;
- Diabète ;
- HTA et accidents thromboemboliques ;
- Troubles psychiques ;
- Début de grossesse ;
- Enfant en pleine croissance ;
- Infection non maitrisée (non circonscrite) ;
- Traitement par les hypokaliémiants ;
- Association avec les AINS qui expose au risque d’accidents digestifs.
VI. Effets secondaires
Ces effets secondaires sont majoritairement dus aux effets métaboliques:
- Prise de poids ;
- Déclenchement ou aggravation d’un diabète ;
- Ostéoporose ;
- Crampes, faiblesse musculaire ;
- Accidents gastro-intestinaux ;
- Dépression du cortex surrénalien ;
- Arrêt de croissance chez l’enfant qui devient résistant à l’hormone de croissance ;
- Troubles cutanés (pétéchies, ecchymoses, vibices…)
CONCLUSION
L’usage des AIS nécessite un respect des règles élémentaires de prescription en tenant compte des
risques cités plus haut.
Il faut par ailleurs avoir à l’esprit que l’administration locale entraine à la longue des effets
systémiques.
Il faut conseiller un régime pauvre en sel et riche en potassium.
Il faut également surveiller la TA, la glycémie la tolérance gastrique et la prise de poids.
Enfin, s’assurer toujours de l’absence d’un risque infectieux (surtout la tuberculose).
Pharmacocinétique et présentations
La morphine est résorbable par toutes les voies usuelles :
- Voie respiratoire (fumeurs d’opium)
- Voie digestive
La morphine est bien résorbée par voie digestive (doses filées), mais elle subit un important effet de premier
passage hépatique.
La voie orale est de plus en plus utilisée pour l’apaisement des douleurs chroniques terminales.
Sirop de chlorhydrate de morphine
MOSCOTIN cp 10, 30, 60, 100 mg, 200 mg cp LP
Le médicament est administré à doses croissantes (doses filées).
- Voie parentérale
On utilise principalement la voie IM car la voie IV fait courir au patient un grand risque de dépression
respiratoire.
MORPHINE solution injectable, ampoule à 10, 20 mg/ml
La voie intrathécale (dans le LCR) est parfois utilisée dans les centres spécialisés (traitement antidouleur
chronique grâce à une pompe).
Les actions pharmacologiques
Ces médicaments ont à la fois des effets centraux dominants et des effets périphériques.
Effets centraux dominants
- Action analgésique à doses croissantes. Elle se manifeste par une élévation du seuil de perception de la
douleur et une modification du comportement du patient à l’égard de celle-ci ;
- Action émétique par stimulation du centre du vomissement, action antagonisée par certains
neuroleptiques ;
- Convulsion à fortes doses ;
- Dépression des centres respiratoires.
Effets périphériques
Ces effets sont responsables en partie des contre-indications et des effets secondaires.
Ces effets secondaires se manifestent sur différents appareils :
- Sur l’appareil digestif, les analgésiques centraux entrainent une constipation par spasme pylorique et
une diminution du péristaltisme du grêle ;
- Sur l’appareil respiratoire, ils entrainent une bronchoconstriction d’où leur contre-indication dans
l’asthme ;
- Sur l’appareil urinaire, ils augmentent le tonus des voies urinaires entrainant parfois une miction
impérieuse.
b. Les dérivés synthétiques
- Méthadone
Ses propriétés sont voisines de celles de la morphine et elle est utilisée pour le sevrage des héroïnomanes.
- Fentanyl FENTANYL forme IV utilisée en anesthésiologie ;
Fentanyl DUROGESIC spatch (système transdermique).
- Médicaments non-inscrits à la liste des stupéfiants
La codéine (méthyl morphine)elle entre en petite quantité dans la composition d’un grand nombre de
préparations analgésiquesou antitussives.
Préparations analgésiques
Codéine 30 mg + paracétamol 500 mg dans EFFERALGAN CODEINE cp effervescent ou pas ;
Codéine 12 mg + AAS (aspirine) 500 mg + caféine 50 mg dans SEDASPIR cp.
La codéine entraine une forte dépendance, c’est pourquoi il faut l’utiliser de manière raisonnable.
Le tramadoldans TRABAR, TRAMADIS, gélule 50 mg, ampoule injectable 100 mg
C’est un agoniste morphinique.
La buprénorphineTEMGESIC cp sublingual, ampoule injectable S/C, IM, IV
Il entraine une pharmacodépendance inférieure à celle de la morphine.
Indications
- Prise en charge de la douleur surtout en cancérologie. La morphine est indiquée dans les douleurs
intenses, sourdes, continues angoissantes, viscérales ;
- Sevrage des héroïnomanes (traitement de substitution) de l’héroïne par la méthadone ;
- Le fentanyl est utilisé en anesthésiologie.
Effets secondaires
- Constipation ;
- Gêne respiratoire ;
- Toxicomanie, accoutumance…
Contre-indications
- Allergie ;
- Insuffisance fonctionnelle respiratoire ;
- Douleurs intermittentes ;
- Constipation sévère ;
- Pathologies chirurgicale de l’abdomen, de l’encéphale ;
- Grossesse et allaitement ;
- Traitement par les IMAO.
2) Les analgésiques non narcotiques ou non opiacés
Ils sont dits non narcotiques parce qu’ils n’entrainent pas de sommeil. On distingue dans ce groupe des
produits non anti-inflammatoires et des médicaments antipyrétiques et ou anti-inflammatoires.
a. Analgésiques non narcotiques et nonanti-inflammatoires
Néfopam ACUPAN ampoule à 20 mg/2 ml en IM ou IV
Ce médicament est utilisé dans les syndromes douloureux et ne provoquerait ni dépendance ni dépression
respiratoire.
b. Les analgésiques non narcotiques et antipyrétiques
Paracétamol
C’est le principe actif de plusieurs préparations destinés aux adultes et aux enfants (formes pédiatriques). Il est
commercialisé sous les noms suivants :
EFFERALGAN, DOLIPRANE… disponibles sous plusieurs formes (suppositoire, sachet, solution, comprimé
sécable, effervescent 500 mg ou 1000 mg.
La posologie adulte varie entre 500 mg et 1000 mg 3 ou 4 fois par 24 heures.
Enfant : 60 mg/kg/jour répartis en 3 ou 4 prises.
Dans la prise en charge de la fièvre, il faut administrer le médicament pendant 3 jours, ceci pour éviter les
accidents hyper-pyrétiques surtout chez les enfants.
PERFALGAN
C’est la forme injectable (perfusion) du paracétamol en flacon de 500 mg pour enfant et 1000 mg pour adulte.
Le paracétamol est utilisable chez la femme enceinte. Il possède tout de même une toxicité hépatique et est
contre-indiqué en cas d’insuffisance hépatique.
c. Les analgésiques non narcotiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires
Les AINS
On utilise surtout les salicylés (Aspirine) et les propioniques. (Voir cours AINS)
IV. Choix de l’analgésique : la notion de « palier »
En fonction de l’intensité de la douleur à traiter, il existe donc une hiérarchie d’utilisation des analgésiques en
fonction de l’intensité de la douleur.
L’OMS préconise une graduation par palier dans le choix des préparations analgésiques en fonction de
l’intensité de la douleur.
C’est ainsi que pour une douleur de :
- Niveau I, on utilise des analgésiques non narcotiques ou non opiacés (paracétamol, AINS comme
l’aspirine) ;
- Niveau II, on utilise dans un premier temps des opiacés « faibles » (codéine, tramadol) avant de passer
aux dérivés synthétiques de la morphine par voie orale (buprénorphine…) ;
- Niveau III, on commence par administrer la morphine par voie orale avant de à la morphine et aux
morphiniques de synthèse par voie injectable.
Les analgésiques des niveaux II et III présentent beaucoup d’effets secondaires. C’est pourquoi on les associe le
plus souvent avec ceux du niveau I, ce qui permet de diminuer leurs doses et de maitriser les effets
secondaires.
On peut également associer les analgésiques de niveau I entre-eux, ce qui permet de ne solliciter les
analgésiques des paliers supérieurs qu’en cas d’extrême nécessité.
Exemples : paracétamol + AINS (ibuprofène) dans BRUSTAN ; PROFENOL… cp, sirop.
CONCLUSION
La morphine et les dérivés morphiniques sont antagonisés par la naloxone NARCAN utilisé comme antidote.
Ces médicaments sont parfois associés aux psychotropes ce qui permet d’atténuer la souffrance du malade et
de diminuer leurs doses.
Pour une meilleure prise en charge de la douleur, il faut si possible associer au traitement des médicaments
pouvant agir sur les causes de la douleur comme par exemple :
- Des anti-inflammatoires ;
- Des antispasmodiques (SPASFON, SPAMODEX…) ;
- Des antihistaminiques ;
- Des antimigraineux ;
- Des anticonvulsivants ;
- Des myorelaxants (COLTRAMYL,MYOREL,MYOLASTAN…)
Les anti-inflammatoires
Les corticoïdes (glucocorticoïdes AIS)
On peut les utiliser sous forme d’aérosol, par voie orale ou injectable (IV).
En aérosols : ils possèdent une action anti-inflammatoire locale importante au niveau des muqueuses
avec peu ou pas d’effets systémiques (généraux).
Exemple : béclométhasone BECOTIDE 50 µg ou 250 µg/bouffée utilisé chez l’adulte et l’enfant.
Corticothérapie par voie générale
Par voie orale en général en cure de courte durée dans les attaques d’asthme.
La corticothérapie prolongée doit être évitée et n’est réservée qu’à des asthmes sévères. Elle est à
interrompre dès que l’évolution clinique le permet.
Par voie intraveineuse (hydrocortisone) dans le traitement d’urgence de l’asthme aigu grave.
Les cromones
Ces produits sont utilisés à titre préventif.
Exemple : cromoglycatedissodique LOMUDAL (inhalation)
Les bronchodilatateurs
Les bêta- 2 stimulants
Ils peuvent être utilisés en inhalation, sous forme orale ou injectable.
o Inhalation (aérosols)
- Produits à action brève
Salbutamol VENTOLINE ;
Terbutaline BRICANYL ;
Fénotérol BEROTEC.
- Produits à action prolongée
Fermotérol FORADIL
o Formes orale et injectable S/C, IV
Salbutamol VENTOLINE ;
Terbutaline BRICANYL.
Les anticholinergiques
Ils inhibent la bronchoconstriction réflexe et réduisent les sécrétions bronchiques :
Ipatropium ATROVENT aérosol
Leur action est faible et lente d’où la possibilité de les associer avec les bêta-2 stimulants à action
brève
Fénotérol + ipatropium = BRONCHODUAL aérosol
Les dérivés xanthiques
Ils stimulent la libération de catécholamines (noradrénaline et adrénaline). Ils sont représentés par la
théophylline et dérivés (aminophylline et bamifylline) :
Théophylline THEOLAIR cpséc, cp LP ; DILATRANE gel 50, 100, 200, et 300 mg LP ; sirop pour enfant de
plus de 30 mois ;
Aminophylline cp sécable; injectable (hôpitaux) ;
Bamifylline TRENTADIL suppositoire adulte et enfant ; injectable IV, IM
Les antihistaminiques
Ils sont indiqués dans le traitement de l’asthme allergique ou à composante allergique :
Kétotifène ZADITEN gel 1 mg, solution buvable, cp LP 2 mg;
Desloratidine AERIUS cp, sirop…
LES ANTITUSSIFS, LES FLUIDIFIANTS BRONCHIQUES ET LES STIMULANTS
RESPIRATOIRES
LES ANTITUSSIFS
Ce sont des produits utiles contre la toux exagérée et improductive. Ils se différencient en antitussifs
opiacés et antitussifs non opiacés.
Les antitussifs opiacés
La codéine
C’est l’antitussif de référence qui agit par un mécanisme central (inhibition du centre de la toux). On
peut l’utiliser seule ou en association :
NEOCODION adulte sirop 15 mg/15 ml (c à s) ; cp 15 mg ; sirop enfant
La codéine est toxicomanogène et possède une action dépressive sur les centres respiratoires.
La pholcodine
BIOCALYPTOL sirop adulte et enfant de plus de 15 ans (6 mg/5ml)
Dextrométhorphane
DRILL siropadulte 15 mg/5 ml; sirop enfant 5 mg/ml
La noscapine
TISSUSEDAL sirop 5 mg/5 ml pour adulte et enfant. Cette spécialité en plus de la noscapine renferme
de la prométhazine.
La pholcodine, la dexthrométorphane et la noscapine sont peu dépresseurs respiratoire et peu
toxicomanogènes.
Les antitussifs non opiacés
Les antitussifs non opiacés et non antihistaminiques
Complexe gluco-protidique HELICIDINE sirop A et E ;
Fenspiride PNEUMOREL cp 80 mg, sirop pour A, E, N
Ce médicament possède une action anti-inflammatoire et antibronchoconstrictrice. Il est indiqué dans
les signes fonctionnels (toux et expectoration) au cours des bronchopneumopathies (sans retarder
une antibiothérapie générale si nécessaire. Il est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement.
Les antitussifs non opiacés antihistaminiques H1 et anticholinergiques
Pimétixène CALMIXENE sp 1 mg/5ml contre-indiqué chez l’enfant de moins de 2 ans.
Prométhazine FLUISEDAL ;
Oxomémazine TOPLEXIL ;
Alimémazine THERALENE…
Ces médicaments sont indiqués dans la toux non productive gênante à prédominance nocturne.