EM GABON UNIVERSITE
REPUBLIQUE GABONAISE
INSTITUT D’ETUDE JURIDIQUE ET UNION-
TRAVAIL-JUSTICE
SCIENCES POLITIQUE
LICENCE 1 TRONC COMMUN
SCIENCE POLITIQUE
SUJET I :
L’INTERNET : OUTIL OU MENACE POUR LA
DEMOCRATIE ?
Exposant(e) :
MEYET OTEVI Esther Aurore
Professeur :
Monsieur Cliff
BOUASSA
PLAN
INTRODUCTION
I- INTERNET AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE
A-Contribution à la liberté d’expression
B-Internet : un moyen médiatique
II- INTERNET : ENNEMI DE LA DEMOCRATIE
A- La vulgarisation d’internet dans la démocratie : la
désinformation
B-L’absence d’une souveraineté numérique
III- LA REGULATION D’INTERNET VISANT A LA
PRESERVATION DE LA DEMOCRATIE
A- Une politique de surveillance d’internet
B- La lutte contre la désinformation
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
Internet désigne l’ensemble des réseaux mondiaux
interconnectés qui permet à des ordinateurs et à des serveurs de
communiquer efficacement au moyen de protocole de
communication. Quant à la démocratie, elle désigne à l’origine un
régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux
décisions politiques par le vote. Toutes ces deux notions ont un lien
important à souligner.
La corrélation existante entre la démocratie et internet est que
l’évolution technologique d’internet permet aux citoyens de pouvoir
participer de manière indirect à l’évolution de la démocratie par le
biais de post et autres moyens de se faire entendre.
Internet a pris une place importante dans l’expansion de la
démocratie, il occupe une place notoire qui sert d’outil de relai à
l’information médiatique et est un fruit de la modernisation de la
démocratie. Néanmoins, internet peut être un ennemi de la
démocratie, son utilisation abusive et prohibé freine.
Il sied donc de se demander, quel est réellement le rôle
d’internet dans la démocratie ?
Dans cette analyse ; il conviendra de parler d’abord de l’aide
qu’apporte internet à la démocratie (I) ensuite du frein que pose
internet à la démocratie (II) et enfin des éventuels moyens de
régulation d’internet pour la préservation de la démocratie (III).
I- L’INTERNET : OUTIL AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE
Internet compte plus de quatre milliards d’utilisateurs, il se
révèle comme étant un outil révolutionnaire au service de la
démocratie. Il marque une distinction dans sa revalorisation de la
liberté d’expression (A) et par son moyen de médiatisation (B).
A- Contribution à la liberté d ‘expression
Internet est un moyen de contribution à l’un des droits
fondamentaux qui est la liberté d’expression qui rejoint une fois de
plus le principe de la démocratie. En effet, par le biais d’internet,
les citoyens acquiert une facilité à s’exprimer, à donner leur avis et
encore à prolonger leur participation au pouvoir décisionnel et dans
l’avancement de la démocratie de manière indirecte (les réseaux
sociaux). Comme, le droit de vote qui sert à la représentation
emblématique et continuelle de la démocratie. Les réseaux sociaux
ont d’abord été appréhendés comme des outils servant la
démocratie qui, en plaçant le citoyen au cœur de l’espace public,
mettent en place un nouveau lieu propice à l’expression de la parole
citoyenne. En créant ainsi un rapport horizontal entre gouvernants
et gouvernés. Comme illustration marquant la valorisation de la
liberté d’expression par le moyen du vote nous avons le vote
électronique en Allemagne en 2005 et au Brésil en 19996. En plus
de servir à la revalorisation de la liberté d’expression, internet un
moyen de diffusion médiatique.
B- Internet : moyen médiatique
Internet sert de moyen de communication et de support à la
diffusion d’informations politiques. Son rôle de médiateur permet de
recueillir des informations fiables utiles aux citoyens et coïnciderait
au système démocratique et permettrait de relayer le déroulement
de faits politiques. En effet, l’utilisation d’internet sert de moyen
positif à l’information sur des faits politiques et sociaux. Grace à
internet, s’informer devient plus facile et plus accessible à tous.
Dans la démocratie, l’information est véritablement importante et
internet sert de relai d’information politique aux citoyens.
Chaque citoyen peut prendre connaissance des politiques
menées, les juger et les comparer avec celles d’autres pays et aussi
découvrir les propositions alternatives de politiciens. Par internet
on peut avoir accès aux communiquer de presses, aux podcast
politiques ou encore aux résultats de votes électoraux.
II- INTERNET : ENNEMI DE LA DEMOCRATIE
Malgré sa forte contribution à l’avancement du système libéral
dans la société, internet peut se montrer comme étant un frein à la
démocratie. Ce produit naissant de la démocratie, pousse à
constater des utilisations illicites d’internet à des fins malsaines
causées par la vulgarisation d’internet dans la démocratie (A) et
l’absence de souveraineté numérique (B).
A- La vulgarisation d’internet dans la démocratie : la
désinformation
Internet freine l’évolution de la démocratie par le biais de la
désinformation. En effet, la désinformation en ligne est un réel
danger pour le principe délibératif. La désinformation en ligne
devient de plus en plus courante et prohibé. Elle semble
énormément prégnante au cœur des régimes politiques libéraux. La
désinformation est ainsi, particulièrement néfaste car la bonne
information des citoyens est une condition intangible pour mettre
en place les outils de la démocratie délibérative. Sinon, le principe
délibératif perd de sa substance, les échanges sur les réseaux ne
permettant pas aux citoyens de mener un débat raisonné. La
désinformation s’illustre par le relayage de fake news, infox, post
vérité. Par exemple, la fausse information qui fut relayée la maison
blanche concernant la réalité de la participation du projet de
l’investiture de Trump.
B- L’absence de la souveraineté numérique
Le principe de souveraineté est un élément intrinsèque d’une
bonne démocratie et l’absence de la souveraineté numérique
entraine une manipulation perfide d’internet et met en danger
celle-ci.
Internet devient une scène malsaine dans l’information, la
communication et dans bien d’autres systèmes médiatiques.
L’absence de souveraineté numérique ouvre donc la voie à la
pluralité d’acteur intervenant sur la toile dans la protection de
cet ordre public, qui peut poser des questionnements non
seulement en matière d’efficacité mais surtout au regard de la
légitimité d’une mesure qui porterait potentiellement atteinte à
des libertés fondamentales, telles que la liberté de
communication qui relèverait de la délégation de pouvoirs de
police à des personnes privées. Face à la concentration de la
puissance numérique aux mains des acteurs privés la régulation
de ces activités est nécessairement contrainte pour les Etats.
C’est la raison pour laquelle la question de souveraineté
numérique se pose avec une urgence de plus en plus certaine.
III- LA REGULATION D’INTERNET VISANT A LA
PRESERVATION DE LA DEMOCRATION
Afin de pouvoir préserver la démocratie de tout ce qui pourrait
l’infirmer ; il est important de pouvoir mettre en place des
dispositifs pouvant engager la préservation de l’ordre public
sur et internet mais également l’expansion d’une bonne
démocratie. La surveillance de l’utilisation d’internet (A) et la
lutte contre la désinformation (B).
A- La surveillance de l’utilisation d’internet
Il est important de souligner que tout citoyen ne peut pas figuré
en qualité pour pouvoir prendre la parole sur un sujet politique
devant la toile. Et que la censure de toute désinformation publiée
sur internet soit opérer. En effet, il apparait comme essentiel de
figurer en qualité pour que tout citoyen soit sur de l’information
qu’il recevra via les réseaux sociaux et non d’être victime d’un
relai continuel de fausses informations. Une régulation plus
précise des réseaux sociaux serait donc utile pour pouvoir
maintenir et conserver la démocratie sur internet.
B-Engagement de lutte contre la désinformation
La désinformation s’impose comme étant un frein important dans
l’avancement d’une peine démocratique, c’est pourquoi la mise en
place de dispositifs de lutte contre la désinformation serait plus
qu’évidente. En effet, par le biais de la sensibilisation des
conséquences de la désinformation sur la société, sur la politique et
essentiellement sur la démocratie, elle permettrait de diminuer le
taux de désinformation. La lutte contre la désinformation comme
finalité d’ordre public a pour effet de restreindre les libertés
d’expression et de la communication qui sont constitutionnellement
et conventionnellement protégées. Et restreindre les libertés
d’expressions reviendrait à vouloir entraver à cette liberté protégée
par le bloc constitutionnel. Serait-il donc finalement possible de
totalement éradiquer la désinformation ? Les limitations opposées
au pouvoir des gouvernants supposent notamment l’expression des
critiques qui leur sont adresses par les gouvernes pouvant eux-
mêmes devenir des gouvernant, l’alternance étant le signe d’une
bonne sante démocratique. Mais la liberté d’expressions seule ne
suffit pas puisque celle-ci ne consiste qu’en une liberté d’emettre. Il
est également nécessaire, afin d’assurer le pluralisme des
expressions politiques, de favoriser l’exercice de la liberté de
communication qui consiste en la diffusion des idées émises et de
permettre aux gouvernées de recevoir cette expression. Si
l’intégration de la lutte contre la désinformation dans l’ordre public
apparait comme une nécessité afin de procéder à une régulation des
réseaux sociaux dans un cadre juridique cohérent mais à concilier
avec une approche libérale de la démocratie, cela n’est toutefois pas
suffisant pour assurer la pérennité du principe délibératif sur les
réseaux sociaux.
CONCLUSION
En somme, nous retiendrons qu’il existe une corrélation entre
internet et la démocratie. Internet est outil utile au fonctionnement
et à l’évolution de la démocratie. D’abord, il revalorise la liberté
d’expression un principe important de la démocratie. Ensuite,
internet sert de moyen médiatique pour la diffusion d’information,
autrement dit internet sert de moyen de communication important
pour la bonne information des citoyens. Toutefois, internet peut se
montrer comme étant un ennemi de la démocratie. Premièrement,
dans sa vulgarisation dans le domaine démocratique et dans
l’absence de la souveraineté numérique. Pour permettre à la
démocratie de pouvoir toujours demeurer stable sans être heurter
par les travers d’internet il est important de pouvoir réguler son
utilisation par une surveillance plus précise d’internet et d’engager
une lutte contre la désinformation.
BIBLIOGRAPHIE
[Link] (cahier de la recherche sur les droits
fondamentaux)
La démocratie contre elle-même (Marcel Gauchet )
Erudit (la construction discursive du concept de souveraineté
dans les médias canadiens lors du référendum de 1995 )
[Link] (L’internet et la démocratie- Isabelle hausser)
OpenEdition (L’internet et la démocratie numérique- Philippe
Ségur et Sarah Périé-Frey )