Caractérisation de ZnO pour photocatalyse
Caractérisation de ZnO pour photocatalyse
Série :…………………………
par :
Intitulé
Soutenu le : 03/07/2022
Devant le jury :
Mes remerciements vont tout premièrement à Dieu tout puissant pour la volonté, la
santé et la patience qu’il m’a données pour accomplir ce travail.
J’en suis profondément honorée et j’adresse mes remerciements les plus respectueux et les
plus sincères à Madame Faiza Meriche, Professeur à l’université de jijel, d’avoir acceptée
d’examiner ce mémoire.
J’adresse mes remerciements les plus respectueux à Monsieur Badis Khennaoui, Maitre de
conférences A, à l’université de Mila, pour m’avoir aidé au cours de la préparation de ce
travail.
I.2.1 Introduction........................................................................................................................07
I.2.3 Le photocatalyseur.............................................................................................................09
Références ........................................................................................................................................12
II.1 Introduction................................................................................................................................14
Références ........................................................................................................................................27
III.1 Diffraction des rayons X des poudres de ZnO pur et dopé Cu .............................................28
Références ........................................................................................................................................39
Les chercheurs sont récemment penchés sur l’étude des propriétés de l’oxyde de zinc à
l’échelle nanométrique, il présente de nouvelles propriétés très intéressantes qui ouvrent des
perspectives prometteuses en termes d’application. La finalité de cette étude repose sur
l’élaboration et la caractérisation des nanopoudres de ZnO avec la méthode sol-gel. Cette
méthode est simple non coûteuse et elle est basée sur des réactions chimiques. Elle nous a
permis d’obtenir des poudres homogènes et assez fines. Actuellement, la demande pour
l’élaboration de nanoparticules de ZnO est croissante dans de nombreux secteurs d’activités
comme le raffinage, la pétrochimie, la santé, la micro-électronique, la cosmétique ou encore
l’énergie.
Afin de mieux comprendre l’effet de dopage sur les propriétés de ZnO, nous avons
entrepris le présent travail qui consiste à élaborer des nanoparticules de semi-conducteur ZnO
pur et dopé cuivre par la méthode de sol-gel, et à effectuer une étude de leurs propriétés
structurale, optique et photocatalytique.
Ce mémoire est constitué de trois chapitres, une introduction générale, une conclusion
générale et les références. Il est structuré comme suit :
Le premier chapitre comprend des généralités sur le semi-conducteur ZnO, ainsi qu’un
aperçu sur la photocatyse hétérogène.
1
Dans le chapitre trois, nous discutons les résultats obtenus lors de la caractérisation
structurale par diffraction des rayons X, optique et photocalytique des nanoparticles de ZnO.
Enfin, nous terminons par une conclusion générale où sont regroupés les principaux
résultats.
2
Chapitre 1
✓ Un effet piézoélectrique élevé (e33 = 1.2 C/m², parmi les plus élevés de tous les semi-
conducteurs).
✓ Une conductivité thermique élevée de 0.54 W cm-1 K-1, comparativement à d’autres semi-
conducteurs.
3
✓ Une des liaisons excitoniques les plus élevées parmi les semi-conducteurs à large gap, de
l’ordre de 60 MeV.
✓ Une mobilité de dérive qui sature à des champs plus élevés que ceux de son jumeau GaN
✓ Un module de cisaillement très élevé ~ 45.5 GPa (indiquant la stabilité du cristal), on cite
par exemple : 18.35 GPa pour le ZnSe, 32.60 GPa pour le GaAs et 51.37 GPa pour le
silicium [5].
✓ Pouvoir être élaboré par diverses techniques sous forme de films minces ou sous forme de
nanopoudres soit par pulvérisation magnétron RF, par évaporation par faisceau d’électrons,
par évaporation réactive, par dépôt laser pulsé (PLD), par sol-gel, par dépôt chimique en
phase vapeur (CVD), par pyrolyse, par pulvérisation cathodique ou par la méthode
hydrothermale.
✓Son efficacité dans divers domaines d’applications a été prouvée comme dans les capteurs
de gaz, les cellules solaires à hétérojonction, les systèmes à laser, les électrodes
transparentes [1].
L’oxyde de zinc peut se cristalliser suivant trois structures. Sa structure peut être sel
gemme ou rocksalt (symétrie cubique) ou zinc blende (symétrie cubique) ou würtzite
4
(symétrie hexagonale). La structure blende peut être obtenue dans des couches ou lors de
synthèses réalisées à très haute pression [6], et la structure rocksalt (NaCl) est obtenue lorsque
la structure würtzite est sous pression hydrostatique (10-15 GPa). Cette dernière est une phase
métastable qui peut persister à pression atmosphérique [7].
Généralement, le ZnO cristallise dans la structure würtzite dont le groupe d’espace est P63mc
selon la structure hexagonale compacte [8, 9], représentée sur la figure I.1, avec les
paramètres de maille suivants : a = 3.25 Å et c = 5.12 Å.
Chaque atome de zinc est entouré de quatre atomes d’oxygène situés aux sommets d’un
tétraèdre. En fait, l’atome de zinc n’est pas exactement au centre du tétraèdre mais déplacé de
0.11 Å dans une direction parallèle à l’axe c.
La structure wurtzite contient quatre atomes par maille dont les positions sont :
𝑍𝑛2+ : (0,0,0) ; (2/3,1/3,1/2)
𝑂2− : (0,0,3/8) ; (2/3,1/3,7/8)
Dans lequel les ions d’oxygènes 𝑂2− sont disposés suivant un réseau de type hexagonal
compact, et les ions de zinc 𝑍𝑛2+ occupent la moitié des positions interstitielles tétraédriques
ayant le même arrangement que les ions d’oxygène (Figure I.1).
La maille hexagonale de la structure würtzite se caractérise par trois constantes du
réseau a, c et u ; a étant le côté d’un losange constituant la base, c étant le côté parallèle à
l’axe oz et u est une coordonnée intérieure le long de l’axe c, qui détermine la position
relative des sous réseaux de l’anion 𝑂2− et de cation 𝑍𝑛2+ . La coordonnée u est définie par la
relation suivante :
1 𝑐2
𝑢= + 2
3 3𝑎
5
Figure I.1 : Structure cristalline würtzite du ZnO.
La structure cristallographique de ZnO est relativement ouverte. En effet, les atomes
de zinc et d’oxygène n’occupent que 40 % du volume de la maille, laissant des espaces vides
de rayon 0.95 Å. Il est possible que, dans certaines conditions, des atomes de zinc ou oxygène
en excès puissent se loger dans ces espaces c’est-à-dire en position interstitielle. Cette
caractéristique permet d’expliquer certaines propriétés particulières de l’oxyde de zinc, liées
aux phénomènes de semi-conductivité, de photoconductivité, de luminescence, ainsi que les
propriétés catalytiques et chimiques du ZnO.
6
Figure I.2 : Structure de bandes du ZnO.
I.1.2.3 Propriétés optiques de ZnO
L’oxyde de zinc est un matériau transparent dont la bande interdite est environ 3.37
eV et l’indice de réfraction sous la forme massive est égal à 2 [11]. Sous forme de couches
minces, son indice de réfraction et son coefficient d’absorption varient en fonction des
conditions d’élaboration. L’indice de réfraction a une valeur qui varie entre 1.90 et 2.20
suivant les auteurs [12, 13]. L’amélioration de la stœchiométrie de ZnO conduit à une
variation du coefficient d’absorption et l’énergie de la bande interdite [14, 15].
Très peu dopé, il peut être utilisé en luminescence. Sous l’action d’un faisceau
lumineux de haute énergie (E > 3.4 eV) ou d’un bombardement d’électrons, l’oxyde de zinc
émet des photons ; ce phénomène correspond à la luminescence. En fonction des conditions
d’élaboration et des traitements ultérieurs, différentes bandes de photoluminescence ont été
observées : elles vont du proche UV (350 nm), au visible (rayonnement de couleur verte de
longueur d’onde proche de 550 nm). Quelques propriétés optiques de ZnO sont récapitulées
dans le tableau I.2.
7
Transmittance (visible) 80-90 %
I.2 La photocatalyse
I.2.1 Introduction
Un autre domaine dans lequel la lumière solaire pourrait avoir un impact positif est
celui de la décomposition par voie photochimique de polluants organiques ou biologiques.
L’utilisation de l’énergie lumineuse pour la dégradation de substances organiques nocives et
toxiques, de colorants et des produits chimiques est aussi possible. C’est un procédé
photocatalytique qui comprend une étape d’absorption des réactifs puis des étapes de photo-
oxydation et de dégradation. Les matériaux qui absorbent la lumière solaire et la transfère vers
les réactifs pour assurer leur oxydation ou leur dégradation sont appelés des photocatalyseurs.
C’est le procédé, en lui-même, assisté par la lumière solaire et par un catalyseur qui est appelé
la photocatalyse.
Etymologiquement, le terme photocatalyse est composé de deux mots « photo » et «
catalyse » ce qui veut dire catalyse en présence de lumière. La photocatalyse est donc l’action
d’une substance nommée « photocatalyseur » qui augmente, sous l’action de la lumière, la
vitesse d’une réaction chimique thermodynamiquement possible sans intervenir dans la
réaction. A l’heure actuelle, on se réfère à la « photocatalyse hétérogène » dans laquelle le
photocatalyseur est un semi-conducteur et non une molécule ou un complexe métallique de
transition [17].
La photocatalyse hétérogène s’est révélée dans les années 1970. La notion
d’hétérogénéité indique qu’elle est comporte deux phases actives : solide et fluide (le
catalyseur est solide et les réactifs sont liquides ou gazeux). Elle est basée sur l’utilisation de
la lumière UV (ou visible) et un catalyseur (semi-conducteur) qui permet de catalyser une
réaction chimique, grâce à des espèces électroniquement excitées produites par l’absorption
d’un photon.
La photocatalyse est souvent employée pour minéraliser totalement de nombreux
composés organiques en phase liquide ou gazeuse. Elle peut être utilisée dans le traitement
des eaux, de l’air, pour la désodorisation et comme agent antibactérien. La photcatalyse est
aussi utilisée pour la production de l’énergie propre (production d’hydrogène).
Le traitement photocatalytique présente plusieurs avantages :
8
Transformation des polluants résistants en produits biodégradables.
Minéralisation complète de la majorité des polluants.
Diminution de la consommation d’énergie.
Diminution de l’utilisation des produits chimiques nocifs [18].
I.2.3 Le photocatalyseur
Le catalyseur est une substance chimique qui accélère la vitesse d’une réaction
chimique sans être consommé à la fin de la réaction. En photocatalyse hétérogène les
catalyseurs couramment utilisés sont des semi-conducteurs ayant une large bande interdite.
Bien souvent ce sont des oxydes ou des sulfures (TiO2, ZnO, CeO, SnO2, CdS, ZnS). Parmi
ces matériaux, le ZnO est l’un des catalyseurs qui a été largement étudié en raison son activité
catalytique élevée et sa facilité de fonctionnalisation.
L’efficacité photo-catalytique de l’oxyde de zinc dépend de son mode de préparation. Il peut
être utilisé sous forme de particules en suspension. L’oxyde de zinc en suspension dans l’eau,
est un catalyseur photochimique d’un certain nombre de réactions comme l’oxydation de
l’oxygène en ozone, l’oxydation de l’ammoniaque en nitrate, la réduction du bleu de
méthylène et de méthylorange, l’oxydation des phénols et sous forme de couche mince, il est
utilisé pour la dégradation de la rhodamine B [20].
9
hétérogène est une technique qui repose sur le principe de l’irradiation d’un catalyseur (semi-
conducteur), avec une énergie égale ou supérieure à la largeur de la bande interdite, qui
permet de faire passer des électrons de la bande de valence (BV) à la bande de conduction
(BC). Ceci résulte dans la création de photo-trous (h+) dans la bande de valence et un système
oxydoréducteur est créé. Cette étape initiale est représentée par la réaction suivante :
ZnO + h𝑣 → 𝑒− + h+
Les charges créées migrent à la surface du solide, ce qui entraine des réactions d’une part
entre l’électron photogénéré et des espèces adsorbées réductibles et d’autre part entre le trou
et des espèces adsorbées oxydables.
Dans une réaction photocatalytique, les paires électrons-trous génèrent des radicaux
libres. Les trous h+ réagissent avec des donneurs d’électrons tels que l’eau, les anions OH- et
des polluants qui sont des produits organiques (P) et qui sont, à leur tour, adsorbés à la surface
du semi-conducteur. Ces différentes réactions favorisent la formation de radicaux hydroxyles
HO• (espèce instable et très réactive dans les équations ci-dessus) et de radicaux P•. Les
électrons excités, quant à eux, réagissent avec des accepteurs d’électrons tels que le dioxygène
O2 et forment les radicaux superoxides O2•-. En milieu acide (riche en H+), le radical
superoxide peut finalement se transformer en peroxyde de dihydrogène ou l’eau oxygénée
H2O2 pour former des radicaux superoxydes O2•- puis des hydroxyles HO•. Le radical
hydroxyle est un oxydant agressif capable de dégrader différentes molécules organiques par
destruction de liaisons carbone-carbone et carbone-hydrogène. Les équations de réaction de la
photocatalyse au sein du ZnO sont présentées ci-dessous.
► Les trous h+ de la bande de valence peuvent réagir avec l’H2O ou OH- adsorbés,
donnant un radical OH• [21] :
H2O + h+ →OH• + H+
OH− + h+ →OH•
O2 + e- → O2●−
10
En parallèle, ces anions superoxydes vont mener à la formation de H 2O2. Les radicaux OH•
sont alors générés à partir de H2O2 suivant les équations [23] :
O2•- + H+ → H2O2•
2H2O2•→ H2O2 + O2
H2O2• + O2•- → H2O2•- + O2
H2O2•- + H+ → H2O2
H2O2 + e− →OH• + OH−
H2O2 + O2•- → OH• + OH− + O2
P + h𝑣 → P*
P* + h𝑣 → P•+ + ZnO+ 𝑒−
P•+ + (OH•, H2O2• et O2●−) → Polluant dégradé
11
Figure I.3 : Représentation schématique de la formation des porteurs de charge
photogénérés (électrons et trous) suite à l'absorption de la lumière.
Références
[1] R. Ghomri, Étude des propriétés de l’oxyde de zinc non dopé et dopé, Thèse de Doctorat,
Université Badji Mokhtar-Annaba (2017).
[2] Ü. Özgür, Y. I. Alivov, C. Liu, A. Teke, M. Reshchikov, S. Doğan, V. Avrutin, S. J. Cho,
H. Morkoc, A comprehensive review of ZnO materials and devices, J. Appl. Phys. 98,
041301 (2005).
[3] R. Messaidia, Elaboration et caractérisation des nanoparticules de ZnO par
coprécipitation. Application à la photo dégradation de méthyle orange, Mémoire de
Master, Université Badji Mokhtar-Annaba (2018).
12
[4] S. Sammar, Elaboration et caractérisation des matériaux magnétiques nanocristallins,
Thèse de Doctorat, Université Badji Mokhtar-Annaba (2011).
[5] http:/ [Link]/[Link]
[6] L. Martínez Pérez, N. Munoz Aguirre, S. Munoz Aguirre, O. Zelaya Angel, Nanometric
structures of highly oriented zinc blende ZnO thin films, Mater. Lett. 139, 63 (2015).
[7] H. Bozetine, Synthèse des nanostructures de ZnO par la méthode hydrothermale et leurs
applications, Thèse de Doctorat, Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou (2017).
[8] N. H. Kim, H. W. Kim, Room temperature growth of zinc oxide films on Si substrates by
the RF magnetron sputtering, Mater. Lett. 58, 938 (2004).
[9] Fayssal Ynineb, Contribution à l’élaboration de couches minces d’oxydes transparents
conducteurs (TCO), Thèse de Magister, Constantine I (2010).
[10] T. Minami, H. Sato, H. Nanto, S. Takata, Highly conductive and transparent silicon
doped zinc oxide thin films prepared by RF magnetron sputtering, Jpn. J. Appl. Phys.
25, 776 (1986).
[11] E. M. Bachari, G. Baud, S. Ben Amor, M. Jacquet, Structural and optical properties of
sputtered ZnO films, Thin Solid Films. 348, 165 (1999).
[12] T. K. Subramanyam, B. Srinivasulu Naidu, S. Uthanna, Physical Properties of Zinc
Oxide Films Prepared by dc Reactive Magnetron Sputtering at Different Sputtering
Pressures, Cryst. Res. Technol. 35, 1193 (2000).
[13] M. Rebien, W. Henrion, M. Bär, Ch. H. Fischer, Optical properties of ZnO thin films:
Ion layer gas reaction compared to sputter deposition, App. Phys. Lett. 80, 3518
(2002).
13
[17] Ahmed Abdelhakim Ayachi, « Synthèse des nanoparticules d’oxydes métalliques pour
des applications photocatalytiques solaires : cas des nanoparticules d’oxyde de fer
alpha », Thèse de Doctorat, Universite de Constantine 1 (2015).
[18] S. Helali, Application de la photocatalyse pour la dégradation des polluants chimiques
et bactériologiques dans l’eau en utilisant des catalyseurs irradiés par des photons de
lumière naturelle ou artificielle (UV‐A/UV‐B), Thèse de Doctorat. Université Claude
Bernard Lyon 1 (2012).
[19] S. Chergui Bouafia, Photo catalyse Solaire : Application du rayonnement solaire au
traitement de l’eau, Division Bioénergie et Environnement, N°20 (2011).
[20] Hakima Bozetine, Synthèse des nanostructures de ZnO par la méthode hydrothermale et
leurs applications, Thèse de Doctorat, Université Mouloud Mammeri, Tizi Ouzou
(2017).
[21] J. C. Yu, W. Ho, J. Lin, H. Yip, P. K. Wong, Environ. Sci. Technol. 37, 2296 (2003).
14
Chapitre 2
14
sol) contenant les précurseurs moléculaires et d’initier des réactions d’hydrolyse-condensation
afin de rigidifier une structure en trois dimensions (le gel) au sein de laquelle réside le solvant
initial [3, 4].
À partir d’une même solution et en fonction du mode de séchage du gel ensuite un
traitement thermique adéquat faisant intervenir des phénomènes physiques et mécaniques,
conduit à une cristallisation d’un matériau de bonne qualité. Le schéma de la figure III.1
représente l’idée de base de ce procédé.
Sol
Réaction Réaction de
d’hydrolyse condensation
Gel
Traitement thermique
Recuit Séchage
15
II.2.1.1 Réaction d’hydrolyse
L’hydrolyse d’une substance est sa décomposition par le solvant comme l’eau grâce
aux ions H+ et OH- provenait de la dissolution de l’eau. Donc, c’est la substitution nucléophile
d’un ligand –OH par ligand –OR. Cette réaction s’accompagne d’une consommation d’eau et
d’une libération d’alcool (R-OH) comme le montre la réaction chimique suivante [5, 6] :
16
Il existe plusieurs types de séchage permettant d’obtenir des types de matériaux
différents :
II.2.2.2 Le recuit
Le recuit des matériaux élaborés a une importance primordiale car il permet d’éliminer
les espèces organiques présentés dans la solution de départ et de densifier le matériau car
après séchage, les groupements alkyles (-OR) sont toujours présents dans le gel.
A partir d’une même solution et en fonction du mode de séchage et recuit du gel, le
matériau final prend des formes très différentes : matériaux dense ou massifs (monolithes de
verres ou de céramiques), poudres, aérogels (séchage supercritique), fibres, composites, gels
poreux ou membranes, et, bien entendu, films ou couches minces (Figure III.2).
17
Maitrise délicate du procède et temps de processus longs.
Manipulation d’une quantité importante de solvants.
18
II.3 Elaboration des poudres de ZnO pur et dopé Cu
L’élaboration d’une poudre est une étape très importante et délicate, elle consiste dans
notre cas à une succession d’étapes qui résultent à la formation de ZnO en poudres. La
méthode utilisée impose la préparation d’une solution dite gel, à la sécher, enfin à appliquer
des traitements thermiques pour cristalliser la poudre et former le ZnO.
Les poudres sont élaborées en milieu liquide par la voie sol-gel. Au cours de ce travail,
nous avons élaboré des poudres de ZnO pures et dopées cuivre. Nous nous limitons donc à la
description de ces solutions. Pour synthétiser ces matériaux, nous avons utilisé les produits
chimiques suivants :
1. Un précurseur (source de Zn), qui est l’acétate de zinc dihydraté.
2. Un précurseur source de Cu, l’acétate de cuivre monohydraté.
3. L’acide oxalique est utilisé pour stabiliser les précurseurs précédents.
4. L’eau : elle occupe le plus grand volume.
Les propriétés physiques des produits chimiques utilisés sont regroupées dans le tableau II.1.
Pour élaborer la poudre de ZnO pur, on dissout dans 50 mL d’eau, 5.4 g de l’acétate de
zinc dihydraté et 3.2 g de l’acide oxalique ; équivalente à une proportion molaire
nacide/nacétate=1 pour augmenter la solubilité de l’acétate de zinc dihydraté.
La solution a été soumise à une agitation magnétique à la température ambiante pendant 24
heures. Pendant l’agitation, les béchers sont couverts pour éviter toute sorte de contamination.
On obtient à la fin une solution homogène de couleur blanche.
19
Afin de préparer les solutions dopées cuivre, nous avons suivi le même procédé utilisé
pour la préparation de la solution pure. Notons que les deux précurseurs l’acétate de zinc
dihydraté et l’acétate de cuivre monohydraté ont été dissous dans la même solution. Cette
dernière a été soumise à une agitation magnétique à la température ambiante pendant 24
heures.
Pour le dopage des poudres de ZnO, on a utilisé des solutions de différentes
concentrations de dopage avec le cuivre. Le tableau II.2 représente les masses de l’acétate de
zinc dihydraté (m1) et l’acétate de cuivre monohydraté (m2) utilisées pour différents taux de
dopage.
20
Cu(CH3COO)2+ 2H2O → Cu(OH)2 + 2CH3COOH
Pour que les atomes de Cu substituent les sites de Zn, les hydroxydes Cu(OH)2 participent au
réaction de condensation précédente avec les hydroxydes de zinc pour former des liaisons Cu-
O-Zn.
21
II.4 Etude photocatalytique du MBT par ZnO pur et dopé Cu
II.4.1 Choix de la molécule étudiée
Notre choix s’est porté sur le polluant 2-mercaptobenzothiazole (MBT) de formule
chimique C7H5NS2. Ses domaines d’applications sont variés et on le retrouve principalement
comme agents de vulcanisation dans l’industrie pneumatique, mais il est aussi utilisé comme
fongicide et bactéricide. Il est également utilisé dans les huiles de coupe, mélanges antigel,
graisses et adhésifs. Une importante quantité de MBT se retrouve dans les compartiments
aquatiques au cours de la fabrication des produits caoutchouteux et aussi par le biais des
produits finis qui en contiennent. En effet, le MBT a été souvent identifié dans les eaux de
rejet, dans les stations d’épuration et dans les eaux de surface.
22
Figure II.4 : Photoréacteur utilisé pour la dégradation du MBT.
23
Où :
𝑑ℎ𝑘𝑙 représente la distance interréticulaire du réseau cristallin.
𝜆 est la longueur d’onde du faisceau incident.
n est un entier qui représente l’ordre de la diffraction.
θ représente l’angle d’incidence des RX par rapport à la surface de l’échantillon.
Cette condition dépend de la distance entre les plans réticulaires du réseau cristallin, ainsi
chaque famille de plans de distance inter-réticulaire 𝑑ℎ𝑘𝑙 est à l’origine d’un faisceau diffracté
sous un angle d’incidence θ.
Pour caractériser nos échantillons, nous avons utilisé un diffractomètre XPert MPD.
Dans ce type de diffractomètre, la source des rayons X est fixe alors que le détecteur est
animé d’un mouvement de rotation. Le détecteur donc tourne avec un angle 2θ tandis que le
goniomètre qui porte l’échantillon tourne avec un angle θ. Un balayage des angles est alors
effectué. Lorsqu’un angle correspondant à une famille de plans (hkl) où la relation de Bragg
est satisfaite, le détecteur enregistre une augmentation de l’intensité diffractée. Une fois les
photons détectés, le compteur les transforment en charge électrique, puis ils sont amplifiés par
un système électronique. Le signal électrique est envoyé vers un ordinateur qui donne l’allure
du diffractogramme avec les différents pics de diffraction.
24
II.5.1.1 Calcul de la taille des cristallites
La taille des cristallites de différents échantillons a été estimée à partir de la relation de
Scherrer [9, 10] :
0,9 × 𝜆 0,9 × 1,5406 × 180
𝐷= =
Δ(rad) × cos 𝜃 ∆(°) × 𝜋 × 𝑐𝑜𝑠𝜃
7,944
⇒ 𝐷(𝑛𝑚) =
∆(°) × 𝑐𝑜𝑠𝜃
Où : D est la taille des cristallites, 𝜆 est la longueur d’onde du faisceau des rayons X, 𝜃 est
l’angle de diffraction et Δ est la largeur à mi-hauteur de pic de diffraction (FWHM).
𝜆 𝜆
𝑎 (Å) = 𝑒𝑡 𝑐 (Å) =
√3 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑠𝑖𝑛𝜃
25
Figure II.6 : Ecart sur la position du pic dû à une contrainte [11].
26
Références
27
Chapitre 3
Résultats et discussion
III.1 Diffraction des rayons X des poudres de ZnO pur et dopé Cu
Cette étude a pour but de déterminer la structure cristalline des poudres élaborées, de
confirmer la formation de la phase cristalline et d’évaluer la taille des cristallites.
La diffraction des rayons X constitue une empreinte de chaque matériau.
L’identification de la structure d’un matériau est effectuée par une comparaison des
diffractogrammes obtenus avec les données d’une base nommées JCPDS (Joint Comite
Powder Diffraction Standard).
Les diffractogrammes ont été enregistrés par un diffractomètre XPert MPD de
l’université de Béjaia, en utilisant la source des rayons X de l’anticathode du cuivre (𝜆 =
1.5406 Å).
Le diagramme des rayons X d’une poudre de ZnO selon la table JCPDS 36-1451 est
illustré sur la figure III.1. C’est à partir des données de ce diffractogramme propre au ZnO,
que nous nous sommes basées pour identifier les différents pics de diffraction mesurés sur nos
échantillons.
28
La figure III.2 montre les diffractogrammes des rayons X de poudres de ZnO pur et
dopé cuivre. Les pics de ces derniers indiquent que toutes les poudres obtenues sont
polycristallines de structure hexagonal de type wurtzite (JCPDS 36-1451). Les intensités et
les positions de pics de diffraction observées sont en bon accord avec les valeurs rapportées
dans ce fichier JCPDS. De plus, on remarque l’apparition de quelques raies de diffraction de
faibles intensités qui sont assignées à l’oxyde de cuivre (CuO) comme phase secondaire
(Fiche JCPDS 05-0661de la figure III.3).
D’autre part, la comparaison entre les différents diffractogrammes de ZnO pur et dopé
montre le décalage des positions des angles de diffraction de tous les pics vers les petites
valeurs et/ou les grandes valeurs (Tableaux III.1 et III.2) pour tous les taux du dopage. Ce
décalage peut s’expliquer par l’existence des contraintes de dilatation et/ou de compression
qu’impliquent la déformation de la maille. Ceci permet de conclure que la maille de ZnO dans
les poudres élaborées, est dans un état de dilatation et/ou de compression [1].
L’évolution du pic le plus intense (101) est illustrée sur la figure III.4, qui indique un
léger décalage des pics liés aux échantillons dopés par rapport à l’échantillon de ZnO pur
(Tableau III.1). En effet, le faible décalage est dû au faible rayon ionique du cuivre (𝑟𝐶𝑢2+ =
0.072 𝑛𝑚 ) part rapport au rayon ionique du zinc (𝑟𝑍𝑛2+ = 0.074 𝑛𝑚). On voit aussi que les
intensités des pics de diffraction sont relativement diminuées après le dopage, ce qui peut être
expliqué en termes de dégradation de la cristallinité de ZnO à cause des défauts crées dans
son réseau cristallin. De plus, on note également l’influence de l’ajout des dopants sur la
largeur des raies de diffraction et par conséquent sur la taille des cristallites car une élévation
de la largeur est remarquée après le dopage.
29
4500
(101) * : CuO
0% 4500
(101)
4000 2% 4000
4% 3500
3500 6% 3000
(100)
8%
3000 10 %
2000 (002)
Intensité (u. a.)
(100) 1500
2500 1000
500
2000 (002) 0
30 32 34 36 38
(110) 2 (°)
1500
(103) (112)
1000
(102)
500 (201)
(111)
(202) (113) (200)
* (020)
* * (004) (202)
*
0
20 30 40 50 60 70 80
2(°)
30
4500
4000 0%
2%
3500 4%
6%
3000 8%
Intensité (u. a.)
10 %
2500
2000
1500
1000
500
0
35,5 36,0 36,5 37,0
2 (°)
Figure III.4 : Evolution de la largeur, du décalage et de l’intensité du pic (101) des poudres
de ZnO pur et dopé Cu.
31
III.1.2 Calcul des deux paramètres a et c
Un petit déplacement de la position angulaire des pics de diffraction de ZnO a été
observé par rapport à ceux indiqués sur la fiche JCPDS. Dans ce but, nous déterminerons dans
cette partie, les nouveaux paramètres de maille a et c de ZnO en fonction du taux de dopage.
Les deux paramètres ont été calculés à partir de la condition de Bragg et la relation de la
distance interréticulaire du système hexagonal, en utilisant les plans (100) et (002) (Chapitre
2). Les résultats du calcul sont regroupés dans le tableau III.2.
On remarque que le calcul des deux paramètres a et c a donné des valeurs légèrement
supérieures à celle du composé à l’état massif ath = 3.249 Å et cth = 5.206 Å à cause de
l’extension de la maille de ZnO. Cette différence pourrait être due aux contraintes exercées
par les défauts de structure.
32
innovantes de préservation de l’environnement (ITIPE) de l’université des frères Mentouri
Constantine I, dans la gamme 200-800 nm.
3,2
0% 2%
3,0
4% 6%
2,8 8% 10 %
2,6
2,4
Absorbance
2,2
2,0
1,8
1,6
1,4
1,2
200 300 400 500 600 700 800
Figure III.5 : Spectres d’absorption des poudres de ZnO en fonction du taux de dopage Cu.
33
III.2.2 Calcul du gap optique
La connaissance de la valeur de la bande interdite est indispensable dans toute étude
des propriétés des semi-conducteurs. Le calcul du gap est déterminé par la méthode de Tauc.
Cette méthode consiste à représenter la quantité (α E)2 en fonction de l’énergie E (Figure
III.6) . Les valeurs du gap optique pour les différents taux de dopage sont récapitulées dans le
tableau III.3 et représentées sur la figure III.7.
On remarque une augmentation du gap de 3.48 eV pour la poudre pure jusqu’à 3.56 eV pour
l’échantillon dopé à 2 %. Par la suite, on a une diminution jusqu’à 3.40 eV pour l’échantillon
dopé à 6 % suivie d’une élévation à 3.44 eV pour 10 % de dopage.
L’augmentation de Eg est due à l’effet de « Burstein-Moss» [2]. Les porteurs libres
(les électrons) commencent à se rassembler dans les zones inoccupées existant dans la bande
de conduction ce qui sature les niveaux situés en bas de la bande de conduction, et donc
conduit à une augmentation de la valeur du gap optique. Tandis que la diminution de Eg est
éventuellement, le résultat de l’occupation des sites interstitiels par les atomes de dopant car
ces derniers, représentent les principaux donneurs dans les poudre du ZnO. Qui produisent des
états près de la bande de conduction, induisant le rétrécissement de la bande interdite.
Il est à noter que le gap optique des nanocristaux de ZnO pur est estimé à 3.48 eV.
Cette valeur est supérieure à celle du cristal massif (3.37 eV) ; il y a donc un décalage de 0.11
eV vers les grandes énergies. Cette augmentation de l’énergie du gap est due au confinement
quantique induit par la très faible taille des cristallites [3-6]. Ce qui confirme que la taille des
cristallites de ZnO élaborées est d’ordre nanométrique.
Tableau III.3 : Valeurs du gap optique des poudres de ZnO en fonction du taux de dopage
34
120
0%
6% (a)
100 10 %
80
40
20
2 3 4 5
E (eV)
300
2%
4 % (b)
250
8%
200
(E) (u. a.)
150
2
100
50
0
2 3 4 5 6
E (eV)
Figure III.6 : Courbes du gap optique des poudres de ZnO en fonction du taux de dopage
((a) : dopages 0, 6 et 10 %, (b) : dopages : 2, 4 et 8 %).
35
3,58
3,56
3,54
3,52
3,50
Eg (eV)
3,48
3,46
3,44
3,42
3,40
3,38
0 2 4 6 8 10
Figure III.7 : Gap optique des poudres de ZnO en fonction du taux de dopage en cuivre.
36
0,8
202 nm
0,7
316 nm
0,6
229 nm
Absorbance 0,5
0,4
0,3
0,2 255 nm
0,1
0,0
150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650
0,8
MBT
0%
2%
0,6 4%
6%
8%
Absorbance
10 %
0,4
0,2
265 nm
0,0
150 200 250 300 350 400 450 500 550 600 650
37
de BTSO3 ou de benzothiazole-2-sulfite BTOSO2 qui représentent des intermédiaires du MBT
lors de la dégradation photocatalytique [8].
Tableau III.4 : Temps et taux de dégradation du MBT en fonction du taux de dopage Cu.
Taux de
0 2 4 6 8 10
dopage (%)
Temps de
dégradation 20 140 20 40 20 100 20 50 25 90 20 90
(min)
Taux de
dégradation 66.57 97.42 85.59 95.59 91.23 91.67 90.94 91.67 90.56 90.88 90.40 90.72
(%)
38
Références
39
Conclusion générale
Le présent travail rassemble plusieurs et différents importants résultats concernant
l’élaboration ainsi que la caractérisation structurale, optique et photocatalytique des
nanoparticles de semi-conducteur ZnO pur et dopé cuivre. On a pu utiliser la méthode sol-gel
avec succès pour l’élaboration de nos échantillons. Ceci nous a permis une meilleure
compréhension de certaines propriétés de ces matériaux.
Les solutions utilisées ont été préparées à partir de l’acétate de zinc dihydraté,
dissolvent dans l’eau distillée comme solution de départ. Ces solutions ont été stabilisées en
utilisant l’acide oxalique dihydraté. Pour la source du dopage en cuivre, nous avons choisi
l’acétate de cuivre monohydraté.
Les principaux résultats obtenus au cours de cette étude peuvent être résumés comme
suit :
40
Résumé
Dans ce travail, nous avons élaboré des poudres de ZnO pur et dopé cuivre par la méthode de
sol-gel. L’objectif de ce travail est d’étudier l’effet du dopage sur les propriétés de l’oxyde de
zinc.
La caractérisation structurale à partir de la diffraction des rayons X a confirmé la formation du
semi-conducteur ZnO de structure hexagonale de type wurtzite. Le calcul de la taille des
cristallites révèle que toutes les poudres synthétisées sont constituées des nanoparticles. Les
spectres d’absorption optique dans le domaine 200-800 nm, ont montré la variation du gap en
fonction du taux de dopage. L’étude photocatalytique des poudres élaborées a montré
l’augmentation de la dégradation du polluant MBT et a confirmé la diminution du temps de
dégradation pour le dopage 2 %.
Mots clés : ZnO, Sol Gel, Nanoparticules, Diffraction des rayons X, Propriétés optiques,
Photocatalyse.
********************************************************************
ملخص
-قمنا في هذا البحث بتحضير مساحيق أكسيد الزنك النقية و المطعمة بالنحاس باستخدام طريقة محلول
. يهدف هذا البحث إلى دراسة تأثير تركيز التطعيم على خصائص أكسيد الزنك.هالم
بتركيبة بلورية سداسيةZnO بينت الدراسة البنيوية باستعمال أطياف األشعة السينية تبلور النصف الناقل
.وأن حبيبات كل المساحيق المحضرة هي من رتبة النانومتر
200-800 nm أما دراسة الخصائص الضوئية باستعمال المطيافية المرئية والفوق البنفسجية في المجال
أما دراسة التحفيز الضوئي للمساحيق.فقد أظهرت تغيير في قيمة الشريط الممنوع مع تغييرقيمة التطعيم
.2% و نقصان في زمن التحلل بالنسبة لتطعيمMBT المحضرة فقد أظهرت التحلل الكلي للملوث
الخصائص, انعراج األشعة السنية, المساحيق النانوية,هالم- طريقة محلول,ZnO ꞉ الكلمات المفتاحية
. التحفيز الضوئي,الضوئية