Infections Nosocomiales : Étude et Prévention
Infections Nosocomiales : Étude et Prévention
Présenté par :
CHERAFA Imane.
ZIADI CHIBANE Mounia.
Membres de jury :
Président (e) : Mme Khenaka K. (MAA)
Encadreur : M. Houhamdi M. (Pr)
Examinateur : M. Rouabhia K. (MAA)
Membre : Mme. Grara N. (MCA)
Membre : Mme. Khellaf M. (MCB)
Membre : M. Adrar N. (MAA)
Juin 2017.
Sommaire
Remerciement
Introduction ………………………………………………………………………………………………… 1
I. Partie bibliographique.
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales
1. Définition des infections nosocomiales……………………………………………………………………2
2. Epidémiologie des infections nosocomiales ….………………………………………………………… 2
3. Caractéristiques évolutives des infections nosocomiales, réservoirs et mode de transmission…………. 4
4. Origine des germes………………………………………………………………………………………. 6
4.1. La flore saprophyte du malade lui-même ………………………………………………………….. 6
4.2. Le personnel soignant (médical ou paramédical)…………………………………………………… 6
4.3. L’environnement……………………………………………………………………………………. 6
5. Facteurs favorisants les infections nosocomiales…………………………………………………………...6
6. Mode de contamination…………………………………………………………………………………… 7
6.1. Auto-infection …………………………………………………………………………………….. 7
6.2. Hétéro infection……………………………………………………………………………………. 7
6.3. Xéno-infection………………………………………………………………………………………. 8
6.4. Exo-infection…………………………………………………………………………………………. 8
6.5. Patient réceptif……………………………………………………………………………………….. 8
7. Les différents types des infections nosocomiales…………………………………………………………12
7.1. Infection urinaire………………………………………………………………………………………
12
7.2. Infection du site opératoire……………………………………………………………………………
12
7.3. Pneumopathie nosocomiale……………………………………………………………………………
13
7.4. Bactériémie nosocomiale……………………………………………………………………………..14
7.5. Les infections sur cathéter …………………………………………………………………………….
14
7.6. Autre infections nosocomiales…………………………………………………………………….. 14
Annexe
Références bibliographiques.
Résumé.
Abstract.
ملخص
Remerciement
Notre premier remerciement va à dieu, le tout puissant qui nous a aidés pour réaliser
ce modeste travail.
J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants et toutes les
personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé
nos réflexions et ont accepté à nos rencontrer et répondre à nos questions durant notre
parcours et nos recherches.
A mes tendres, gentilles et adorables sœurs Nadjat et son mari Faycel ,Aida et son
mari Hacen et la petite Safa.
A mes chères cousines Amina, Bessma, en témoignage de mes plus profondes amitiés.
A mes chères tantes à qui j’exprime mes plus profonds sentiments d'amour.
A mes chères amies Bessma, Marwa, Asma, je les remercie pour le sourire qu'elles
ont su toujours dessiner sur mon visage.
A mon binôme Mounia, je la remercie pour le courage qu’elle m’a donné et tous les
moments qu’on a passé ensemble.
Imane.
DÉDICACE
A mon sourire de vie, mon adorable enfant Tedjeddine que Dieu le protège pour moi.
A mon binôme Imane, je la remercie pour le courage qu’elle m’a donné et tous les
moments qu’on a passé ensemble.
A ma chère amie Assia.
Mounia.
Liste des abréviations :
IN : Infection nosocomiales.
CMV: Le cytomegalovirus.
pH : Le potentiel hydrogène.
MH : Gélose Mueller-Hinton .
GN : Gélose nutritive.
MR : Multi resistant
Liste des figures :
N° : Titre de la figure page
02 Transmission endogène. 10
03 Transmission exogène. 11
07 Résultat de l'antibiogramme. 55
Les milieux hospitaliers sont des établissements de soins ou un personnel soignant peut
prendre en charge des personnes malades ou victimes de traumatismes trop complexes pour
être traiter à domicile ou dans le cabinet du médecin.(Gros jean , 1999) ,[10]. Mais en même
temps l’hôpital est également un lieu ou l’on peut contracter des maladies
infectieuses.(Bounab,R et al,2011), [5].
Quelques soit son statut immunitaire, la personne peut être infectée dans les milieux
hospitaliers. Une infection nosocomiale est un accident médical encore appelé événement
indésirable associé à la pratique des soins de santé. Ce n’est jamais une complication de la
maladie à l’origine des soins.(Gamer et al,1988). Ces infections nosocomiales constituent un
fléau mondial et un sérieux problème de santé publique et donc un sujet de préoccupation
croissante dans le domaine de la santé publique pour lequel l’impact en matière de morbidité
et des dépenses de santé est aussi important que celui en matière de mortalité.
1
Partie bibliographique.
Chapitre 01
Généralités sur les infections nosocomiales.
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
Les infections endémiques sont les plus répandues. Les infections épidémiques surviennent
lors de flambées de cas, définies par une augmentation inhabituelle, par rapport aux valeurs de
référence, d’une infection ou d’un agent infectieux déterminés. .([Link].2002), [9].
L’évolution des pratiques médicales a entraîné une diminution de la durée des séjours à
l’hôpital et une augmentation des soins ambulatoires. Il a été proposé d’englober dans le
concept d’infection nosocomiale les infections survenant chez les patients recevant un
traitement dans un établissement de santé quel qu’il soit. Les infections contractées par le
personnel ou les visiteurs de l’hôpital ou autre établissement de santé peuvent aussi être
considérées comme des infections nosocomiales.
Des définitions simplifiées peuvent être utiles pour certains établissements n’ayant pas accès à
des techniques diagnostiques poussées. .([Link].2002), [9].
2
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
Les bactéries responsables d'infections nosocomiales sont dominées par les bacilles Gram
négatif, notamment entérobactéries et bacilles non fermentant ; Escherichia coli, et
Pseudomonas viennent en tête. Typiquement, les germes «hospitaliers» diffèrent des germes
responsables d'infections dites «communautaires» par les espèces rencontrées et leurs
caractères de résistance aux antibiotiques. Ils sont plus volontiers associés aux épidémies,
mais la majorité des infections nosocomiale est due à des germes de type «communautaire »
encore relativement sensibles aux antibiotiques. Les infections liées à la contamination de
matériels venant coloniser ou infecter les malades par contact direct ou indirect, impliquent
plus fréquemment des germes saprophytes de l'environnement (Pseudomonas, Acinetobacter,
Serratia, Enterobacter). [1]
Bien que leur fréquence ait été réduite de plus de 50% dans les 15 dernières années, les
SARM tiennent encore une place importante en France, avec de fortes variations locales.
L'importance des SARM tient au fait que leur acquisition, essentiellement liée à une
3
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
transmission croisée, est potentiellement évitable, comme le montrent les taux très faibles
observés dans certains pays d'Europe du Nord. [1]
L'environnement hospitalier, correctement entretenu, est rarement en cause, sauf pour des
populations à risque exposées à des germes particuliers: aspergillose chez les sujets
neutropéniques (particulièrement lors de travaux), ou légionellose chez les sujets fragilisés
exposés à une eau contaminée. Il peut également contribuer à la pérennisation d'épidémies à
germes pyogènes banals (notamment staphylocoques, Entérocoques, Clostridium, Klebsiella,
Acinetobacter) du fait de la contamination de l'environnement par les malades ou le
personnel. L'entretien régulier des locaux de soins, adapté au degré de risque correspondant
aux malades qui y sont hospitalisés, est une mesure de prévention indispensable. [1]
Le personnel est rarement en cause en tant que réservoir stable ; des épidémies (par
4
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
Les infections nosocomiales épidémiques correspondent à l'inverse aux cas reliés entre eux
par une même étiologie microbienne, un même réservoir, ou un même mode de transmission.
Les services de réanimation sont particulièrement exposés à ce risque du fait de la promiscuité
des malades, de la densité en soins et en personnel, et de la multiplicité des réservoirs
possibles (environnement ou matériels). Les épidémies de germes sont les plus faciles à
reconnaître, par l'espèce impliquée et souvent ses caractères de résistance aux antibiotiques
(par exemple, entérocoque résistant aux glycopeptides; staphylocoque de sensibilité diminuée
aux glycopeptides). Cependant, des épidémies d'infections par des germes différents peuvent
être reliées par un même mode de transmission (essentiellement le manuportage), une
contamination indirecte à partir d'un réservoir plurimicrobien ou d’un défaut de procédure de
décontamination d'un matériel entrant en contact avec le malade. Leur fréquence est
probablement sous-estimée, de même que celle des épidémies à germe banal, sans «marqueur
de résistance» aux antibiotiques. [1]
En pratique, une épidémie est définie par une augmentation significative du nombre de cas
d’infections regroupés dans le temps ou l'espace, ce qui suppose de connaître le taux
endémique, et donc de disposer d'un système de surveillance permettant la mesure régulière
de l'incidence des infections nosocomiales.
L'importance de l'identification des épidémies tient au fait qu'elles sont a priori évitables,
et nécessitent la mise en œuvre immédiate de mesures de contrôle, en même temps que
l’investigation épidémiologique et microbiologique, afin de déterminer le réservoir éventuel et
les modes de transmission de l'infection. [1]
5
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
4.3 L’environnement :
Il est moins déterminant dans le cadre de programme de prophylaxie que les deux
précédentes origines. Il peut être contaminé par le personnel ou par le patient. Il comprend les
divers appareillages d’assistance respiratoire et de monitorage par voie intra vasculaire, les
lavabos, les instruments (stéthoscope, tensiomètre …), les liquides et les tubulures, la
nourriture et l’air ambiant. (Samou,F.2004), [16]
6
Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
Les progrès médicaux permettent de prendre en charge des patients de plus en plus
fragiles qui cumulent souvent de nombreux facteurs de risque. Cela impose de prendre
en compte ces facteurs de risque lors de l’interprétation des taux d’infections
nosocomiales mesurés dans les enquêtes épidémiologiques. .(Vincent A.2008), [18]
Aussi, la prévention des infections nosocomiales est complexe car la plupart d’entre
elles relèvent de plusieurs facteurs. S’il est difficile de maitriser tous les facteurs liés à
la situation médicale des patients dans l’état actuel de nos connaissances, la qualité des
soins et la sécurité de l’environnement hospitalier doivent faire l’objet d’une vigilance
renforcée et d’actions de prévention. .(Vincent A.2008), [18]
6. Mode de contamination :
6.1 Auto-infection :
C’est lorsque le malade s’infecte soit par ses propres germes in situ soit à partir de
l’environnement immédiat (surface de la peau, vêtement, lit) Voir Figure N°01. Ces
infections sont dues généralement aux germes saprophytes qui deviennent pathogènes à la
suite d’une antibiothérapie itérative ou d’un traitement immunosuppresseur. Les
complications infectieuses respiratoires liées au décubitus et ses conséquences sur le drainage
des voies aériennes peuvent être des autoinfections. Enfin certains malades immunodéprimés
(aplasie médullaire, SIDA) peuvent avoir des bactériémies dues aux germes intestinaux qu’ils
hébergent. Ces infections rigoureusement endogènes sont aussi des auto-infections.
(Samou,F.2004), [16]
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
personnel soignant par ses mains, et ou ses instruments de travail. On parle d’infection manu
portée ou d’infection transmise par le matériel d’exploration ou de soin. C’est le mode de
contamination majeure lors de nombreuses épidémies et probablement le plus sensible aux
mesures prophylactiques. (Samou,F.2004), [16]
6.3 Xéno-infection :
Ce sont des infections qui sévissent sous forme endémique ou épidémique dans la
population extrahospitalière. Les agents infectieux sont importés à l’hôpital par les malades,
le personnel soignant, ou les visiteurs qui en sont atteints ou qui sont en phase d’incubation.
Ils se transmettent par voie aérienne, par contact direct ou indirect et trouvent à l’hôpital des
victimes particulièrement réceptives et des conditions de transmission facilitées. Lorsque la
maladie infectieuse est le seul motif d’hospitalisation, les mesures immédiates d’isolement
peuvent être prises. Mais dans certains cas l’infection est indépendante du motif
d’hospitalisation. (Samou,F.2004), [16] .(Voir Figure N° 01)
6.4 Exo-infection :
Cette infection est liée à des avaries techniques (stérilisation inefficace, filtre à air non
stérile, eau polluée). Les matériaux à usage paramédical ou domestique sont utilisés auprès
des malades ; ils sont susceptibles d’être contaminés et peuvent ainsi provoquer des infections
nosocomiales souvent épidémiques. (Samou,F.2004), [16]
Certaines pathologies entraînent une légère immunodépression : les malades à risque sont:
les brûlés, les grabataires avec des escarres étendues, les polytraumatisés et les porteurs de
dispositifs invasifs (assistance respiratoire, sonde urinaire, cathéters divers), les insuffisants
respiratoires, les vieillards et surtout les nouveaux nés prématurés. Ils sont donc exposés à une
infection nosocomiale. (Samou,F.2004), [16]
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
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Chapitre 01 : Généralités sur les infections nosocomiales.
rotavirus comme principal agent pathogène. Dans les pays développés, Clostridium
difficile est la cause principale des gastro-entérites nosocomiales chez l’adulte.
Sinusites, autres infections de la sphère ORL, infections de l’œil et de la conjonctive.
Endométrite et autres infections de l’appareil génital après l’accouchement. [6]
40
36
35
30
25
20
15 12,5
10,5 10,5
10 8
6 6
5
0
Voies Voies Site Peau et Voies Bactériémi B ORL /œil
urinaires U respiratoires opératoire tissue mous respiratoires O/O
basses R1 SO PTM (autres) R2
15
Partie bibliographique.
Chapitre 02
Les agents responsables des infections
nosocomiales.
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
1. Les Bactéries :
Ce sont les plus courants des agents pathogènes responsables des infections nosocomiales.
On peut distinguer :
● Les bactéries commensales :
Présentes dans la flore normale des sujets en bonne santé. Elles jouent un rôle protecteur
significatif en empêchant la colonisation par des micro-organismes pathogènes. Certaines
bactéries commensales peuvent provoquer une infection si les défenses immunitaires de l’hôte
sont affaiblies. Par exemple, les staphylocoques cutanés coagulase-négatifs provoquent des
infections sur cathéter vasculaire et Escherichia coli présente dans l’intestin sont la cause la
plus courante d’infections urinaires. (Emmanuelle.C,2013)[8]
● Les bactéries pathogènes
Les bactéries pathogènes n’existent que chez les malades, elles ont une pathogénicité
intrinsèque qu’on appelle virulence. Le plus souvent elles se transmettent par contagion, au
contraire des bactéries commensales par exemple qui sont peu pathogènes et non
contagieuses.(Emmanuelle.C,2013)[8]
Elles ont une virulence plus élevée et provoquent des infections (sporadiques ou
épidémiques) quel que soit l’état immunitaire de l’hôte.
1.1 Les bacilles anaérobies à Gram positif : (par exemple Clostridium) provoquent
la gangrène.
Le genre Clostridium, de la famille des Clostridiaceae, regroupe des bactéries Gram positif
sporulées apparaissant sous leur forme végétative comme des bacilles en paires ou en
chaînettes courtes. La plupart des espèces du genre Clostridium sont obligatoirement
anaérobiques; cependant, certaines espèces peuvent être aérotolérantes ou capables de croître
dans des conditions aérobies. Le genre regroupe près de 200 espèces, dont seulement
16
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
quelques-unes sont pathogéniques pour l’humain. Plusieurs espèces sont toxigéniques .[2]
1.2.1 Staphylocoques :
Les Staphylocoques sont des Cocci à Gram positif classiquement disposés en amas.
Actuellement, on distingue 44 espèces. L’espèce S. aureus (plus communément appelé
staphylocoque doré) se distingue généralement des autres staphylocoques appelés
staphylocoques à coagulase négative (SCN) par la présence d’une coagulase. S. aureus est un
germe très important aussi bien dans les infections communautaires que nosocomiales.[3]
Staphylococcus aureus est un germe pathogène opportuniste qui peut causer diverses
maladies chez les humains, allant des affections qui évoluent spontanément vers la guérison à
des pathologies mortelles. Cette bactérie est une des principales causes de toxi-infections
alimentaires, résultant de la consommation d’aliments contaminés par des entérotoxines.
L’intoxication alimentaire par les staphylocoques se caractérise par une apparition brutale de
nausées, de vomissements, de douleurs abdominales, de crampes et de diarrhée. Les
symptômes disparaissent habituellement après 24 heures. Les morsures d’animaux peuvent
entraîner des infections locales, une cellulite, un érythème, une sensibilité, une fièvre légère,
une adénopathie et une lymphangite (rare) . L’érythrodermie bulleuse avec épidermolyse est
causée par des toxines exfoliatives sécrétées sur l’épiderme et elle touche surtout les
nouveau-nés et les jeunes enfants. D’autres affections cutanées peuvent être causées par ces
toxines exfoliatives : phlyctènes, perte cutanée, papules, furoncles, impétigo, folliculite,
abcès, piètre contrôle thermique, perte de liquide et infection secondaire. S. aureus peut
17
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
également causer une fasciite nécrosante chez les sujets immunodéprimés, mais c’est très rare.
La fasciite nécrosante est une maladie potentiellement mortelle qui s’accompagne d’une
importante morbidité.[4]
18
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
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Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
vésical. Elle entraîne par des douleurs lombaires avec fièvre, pyurie et signes de
cystite.(Gros [Link] al,1999) [10].
Le tractus urinaire est normalement stérile excepté au niveau des 2 à 3 derniers centimètres
de l’urèthre et de la région génitale qui sont principalement colonisés par une flore à Gram
positif (Lactobacilles, Staphylocoques coagulase négatives, Corynébactéries …). Les
infections des voies urinaires basses se font par voie ascendante et sont le plus souvent
provoquées par les bactéries Gram négatif d’origine fécale qui colonisent l’urèthre. Les
facteurs qui conditionnent le risque infectieux sont le nombre des bactéries et leur virulence
qui est liée à :
leur mobilité, la présence de pili, la production d’uréase et la présence d’une capsule.
L’infection est plus fréquente chez la femme pour des raisons anatomiques. Elle est
favorisée par des rapports sexuels. Chez l’homme l’infection est le plus souvent liée
à une instrumentation. .(Gros [Link] al,1999) [10].
Le moyen de défense naturel le plus efficace de l’arbre urinaire est mécanique : le flux
des urines. Dès lors toute stase favorise l’infection. Les facteurs d’adhérence de la
bactérie qui sont variables, d’une part la richesse en récepteurs chez l’hôte et d’autre
part leur type, expliquent les différences épidemiologiques. Certaines relations avec
le groupe sanguin et les antigènes d’histocompatibilité ont été démontrées.(Gros
[Link] al,1999) [10].
La grossesse, l’hypertrophie prostatique, les calculs rénaux, les tumeurs et tout
rétrécissement des voies urinaires sont des facteurs favorisant l’infection par la stase
urinaire qu’ils provoquent. La pose d’une sonde urinaire favorise la remontée de
bactéries dans la vessie. Le maintien d’une sonde à demeure entraîne le dépôt à la
surface de celle-ci d’un biofilm auquel peuvent s’adhérer les bactéries.(Gros
[Link] al,1999) [10].
E. coli provoque également des méningites néonatales, des pneumonies nosocomiales, des
infections hépatobiliaires, des abcès abdominaux et pelviens, des septicémies. C’est donc une
bactérie qui provoque 40 à 50% de toutes les infections nosocomiales.(Gros [Link]
al,1999) [10].
Près de 50% des souches de E. coli sont résistantes à l’amoxycilline par production d’une
-lactamase qui est la plus souvent inhibée par l’acide clavulanique et les autres inhibiteurs.
20
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
Il existe actuellement des souches productrices de -lactamases à spectre élargi qui leur
confèrent une résistance à toutes les -lactamines à l’exception des carbapénems et de la
témocilline. Ces souches peuvent poser de sérieux problèmes thérapeutiques en milieu
hospitalier.(Gros [Link] al,1999) [10].
[Link] Klebsiella :
Le genre Klebsiella compte 7 espèces : K. pneumoniae, K. oxytoca, K. ozaenae, K.
rhinoscleromatis, K. planticola, K. terrigena, K. ornithinolytica. En raison de parentés
génomiques les taxonomistes considèrent les espèces K. ozaenae et K. rhinoscleromatis
comme des sous-espèces de Klebsiella pneumoniae, soit respectivement K. pneumoniae
subsp. ozaenae et subsp. Rhinoscleromatis.([Link])[12]
Ce sont des Enterobacteriaceae toujours immobiles, généralement entourées d’une capsule
polysaccharidique, plus ou moins volumineuse selon les espèces et selon les type antigéniques
capsulaires.
Elles peuvent avoir des origines très diverses : on les isole chez l’homme et les animaux,
des eaux des effluents industriels, du sol, des végétaux, des aliments.([Link])[12]
K. pneumoniae et K. oxytoca sont des bactéries ubiquistes, hôtes normaux quoiqu’ en petit
nombre de la flore respiratoire et surtout digestive de l’homme. Elles sont fréquemment
isolées dans les infections urinaires mais aussi dans les infections de plaie et les bactériémies
principalement lorsque ces infections sont nosocomiales. Certaines K. pneumoniae peuvent
être en cause dans des pneumopathies aigües.([Link])[12]
K. ozaenae et K. rhinoscleromatis sont strictement adaptées au tractus respiratoire de
l’homme. Isolées d’expectoration et de pus de sinus, ils sont souvent responsables
d’affections sévères de l’arbre respiratoire, souvent chroniques. K. ozaenae peut être l’agent
d’infections bronchiques chroniques dans les bronchiectasies ou la mucoviscidose. K.
rhinoscleromatis est l’agent du rhinosclérome.([Link])[12]
K. planticola et K. terrigena sont psychrophiles et dénuées de tout pouvoir pathogène pour
l’homme.([Link])[12]
K. pneumoniae et K. oxytoca présentent une résistance naturelle de nature chromosomique
à l’ampicilline et à la carbenicilline. La majorité des souches isolées d’infections
nosocomiales hébergent des plasmides de résistance multiple, en particulier aux aminosides et
aux céphalosporines de troisième génération.([Link])[12]
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Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
[Link] Enterobacter :
Le genre Enterobacter comprend 9 espèces dont E. cloacae, E. aerogenes, E.
agglomerans et E. gergoviae sont les plus importants. Les Enterobacter sont des
Entérobacteries mobiles qui poussent rapidement sur tous les milieux d’isolement pour
bacilles Gram négatif.([Link])[12]
On rencontre E. aerogenes et cloacae dans les eaux, les eaux usées, le sol, les aliments et
l’environnement hospitalier. Chez l’homme ces bactéries sont isolées de fécès bien qu’ils ne
sont pas entéropathogènes, des tractus respiratoires et génito-urinaire, éventuellement de pus,
sang.
E. agglomerans est une bactérie tellurique isolé de végétaux, de lé[Link] Enterobacter
sont habituellement résistants aux céphalosporines de première génération, parfois même à
celles des nouvelles générations. Depuis l’emploi nouveau céphalosporines on assiste
actuellement à une augmentation des infections nosocomiales dues à ces
Enterobacter.([Link])[12]
[Link] Serratia :
Le genre Serratia comprend 8 espèces, dont les espèces marcescens et liquefaciens sont les
plus souvent rencontrés. Certaines souches produisent un pigment rouge (prodigiosine).
Serratia était un germe pratiquement inconnu des cliniciens il y a une vingtaine d’années.
Serratia marcescens est fréquemment isolée en particulier en milieu hospitalier en raison de
sa multirésistance aux antibiotiques. S. marcescens est comme « pathogène opportuniste »
l’agent de nombreuses infections nosocomiales, principalement d’infections urinaires ou
respiratoires. On l’isole également de diverses suppurations des voies bilaires et du sang. S.
marcescens n’est pas entéropathogène mais peut colonisé le tube digestif. La transmission se
fait de malade à malade par les mains du personnel. S. liquefaciens, bactérie de
l’environnement peut aussi y être rencontrée. Les deux espèces peuvent aussi contaminer des
solutions d’[Link] céphalosporines à large spectre ainsi que les aminosides sont
habituellement actifs.([Link])[12]
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Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
1.4.1 Pseudomonas :
Les bactéries du genre Pseudomonas sont des bacilles à Gram négatif, non sporulés,
généralement mobiles grâce à une ou plusieurs flagelles polaires, aérobies à métabolisme
strictement respiratoire et chimio-organotrophes. Mais cette définition ne permet pas de les
différencier des autres bactéries à Gram négatifs, et doit être complétée par d’autres
caractéristiques phénotypiques (Palleroni, 2008),[15].
Les Pseudomonas sont des bactéries ubiquitaires que l'on rencontre dans les sols, sur les
végétaux et surtout dans les eaux douces et marines. De nombreuses souches pouvant se
développer à basse température (souches psychrophiles) contaminent les denrées alimentaires
ou produits pharmaceutiques conservés au réfrigérateur. On peut occasionnellement les isoler
de la flore intestinale de l'homme ou de l'animal mais leur capacité à résister à de nombreux
antibiotiques et antiseptiques explique leur présence de plus en plus fréquente en milieu
hospitalier. Ils se comportent comme des pathogènes opportunistes souvent à l'origine
d'infections nosocomiales.[5]
Le milieu naturel de Pseudomonas aeruginosa est l'eau, les sols humides et les végétaux.
Dans les habitations et à l'hôpital, on peut trouver la bactérie dans tous les réservoirs et
conduites d'eau. Chez l'homme en bonne santé, on trouve assez peu de Pseudomonas (de 2 à
10% de porteurs selon les sites de l'organisme) tandis que chez les hospitalisés ce taux peut
atteindre 50% sur certains sites et 60% sur les plaies de brûlures ou d'escarres. Bien entendu,
ce sont essentiellement les sujets immuno-déprimés qui auront à pâtir de cette colonisation.[5]
A l'hôpital, Pseudomonas aeruginosa est un germe dangereux parce qu'il s'y trouve en
grande quantité et qu'il y rencontre beaucoup de sujets sensibles. La forte densité de ce germe
est due à la pression de sélection exercée par les antibiotiques. Les Pseudomonas sont avec les
23
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
staphylocoques et les Entérobactéries les bactéries les plus souvent responsables d'infections
nosocomiales. Les marqueurs épidémiologiques (sérotypes, biotypes, antibiotypes et autres)
sont évidemment très utiles pour mener à bien les enquêtes à la recherche d'une source de
contamination hospitalière. La principale source de contamination est la flore endogène des
malades eux-mêmes mais l'environnement est également incriminé. L'eau des vases de fleurs,
les plantes en pot, les fruits et légumes consommés crus, les eaux des éviers, des siphons, les
aérosols à visée thérapeutique ou créés par des manipulations de récipients contenant des
liquides, les humidificateurs, les solutions "antiseptiques" sont des sources potentielles. La
transmission d'un malade à un autre est souvent manuportée ou iatrogène, surtout par les
cathéters, sondes, canules, masques ou lunettes pour oxygénothérapie.[5]
1.5.1 Définition :
Les bactéries sont dites multi résistantes (BMR) aux antibiotiques lorsque, du fait de
l’accumulation des résistances naturelles et acquises, elles ne sont plus sensibles qu’à un
nombre restreint d’antibiotiques utilisables en thérapeutique.(Meskine,Aet al,2015),[14]
[Link] Hospitaliers :
SARM : [Link] est une des deux principales espèces responsables d'infection
nosocomiale. Le développement incontrôlé des épidémies de SARM et les preuves
répétées de leur diffusion clonale justifient à eux seuls la mise en place d'un
programme de lutte contre les BMR. Les SARM représentent 5 à 10% des bactéries
isolées des infections nosocomiales,il sont résistants à toutes les ß-lactamines et très
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Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
ESBL : les Entérobactéries dans leur ensemble représentent 35 à 40% des bactéries
responsables d'infections nosocomiales. Les EBLSE représentent environ 1% des
bactéries isolées des infections nosocomiales. La tendance à la diffusion clonale des
EBLSE est bien démontrée. Les souches d'EBLSE principalement Klebsiella
pneumoniae, Enterobacter aerogenes et à un moindre degré Escherichia coli, Proteus
mirabilis, Citrobacter sp sont résistantes à de nombreuses ß-lactamines (sauf
imipénème), et souvent céphamycines pour les espèces qui y sont naturellement
sensibles, et très souvent résistantes aussi aux aminosides et aux fluoroquinolones.
(Vincent.J,2000), [19]
[Link] Communautaire :
Les BMR communautaire sont des bactéries impliquées dans les infections survenant en
dehors d'un établissement de santé, par opposition des BMR hospitaliers. Ces germes sont
caractérisés par une probabilité de résistance relativement faible, les plus fréquentes de ce
type de BMR sont les pneumocoques et les bacilles de la tuberculose.([Link]
al,2004,2006), [3]
25
Chapitre 02 : Les agents responsables des infections nosocomiales.
2. Les virus :
Il existe une possibilité de transmission nosocomiale pour de nombreux virus, notamment
ceux des hépatites B et C (transfusions, dialyse, injections, endoscopie), le virus respiratoire
syncytial, les rotavirus et les entérovirus (transmis par contact main bouche et par voie féco-
orale). D’autres virus comme le cytomégalovirus, le VIH, le virus Ebola, les virus grippaux,
les virus de l’herpès et le virus varicelle zona, sont également transmissibles. .([Link],2002),
[9]
26
Partie bibliographique.
Chapitre 03
La prévention contre les infections
nosocomiales.
Chapitre 03 : La prévention contre les infections nosocomiales.
27
Chapitre 03 : La prévention contre les infections nosocomiales.
Les médecins jouent un rôle très important dans la prévention et la maitrise des
infections nosocomiales par:
Leur participation directe aux soins en observant des pratiques qui réduisent le risque
d’infections.
Le respect des pratiques d’hygiène appropriées.
Par leur participation au comité de lutte contre les infections nosocomiales.
Et donc les médecins en général sont précisément chargés de protéger leur propres
patients vis a vis des autres patients infectés et du personnel hospitalier susceptible
d’être infectés.
Se conformer aux pratiques approuvées par le comité de lutte contre les infections
nosocomiales.
Se procurer les échantillons microbiologiques appropriés en cas d’infection suspecte
Signaler les cas d infections nosocomiales a l’équipe de lutte, ainsi que l’admission
des patients infectés.
Se conformer aux recommandations du comité sur l’utilisation des anti-infectieux en
ce qui concerne l’utilisation des antibiotiques.
Suivre un traitement approprié pour toute infection dont ils seraient eux même atteints
et prendre les mesures nécessaires pour empêcher la transmission de cette
infection.([Link],2002), [9]
28
Chapitre 03 : La prévention contre les infections nosocomiales.
Le personnel infirmier est chargé de mettre en œuvre les pratiques de soins assurant la
lutte contre l’infection .Il doit être familiarisé avec les pratiques empêchant la survenue et la
propagation des infections et observer des pratiques appropriées pour tout les patients pendant
toute la durée de leur séjour a l’hôpital et cela suite à :
29
Chapitre 03 : La prévention contre les infections nosocomiales.
3. Les patients :
La dépilation de la zone opératoire ne doit pas être faite par le rasoir mais a l aide d
une tendeuse ou d’une crème.
La douche antiseptique doit être réalisée de façon minutieuse et selon les directives de
l’infermière.
Le patient ne doit pas manipuler personnellement les dispositifs invasifs tels que les
cathéters, sondes, drains. [7]
4. les visiteurs :
Les visiteurs peuvent constituer une source ou un vecteur d infection pour cette raison,
il est nécessaire de respecter quelques règles :
30
Chapitre 03 : La prévention contre les infections nosocomiales.
Les visiteurs présentant une maladie des voies respiratoires ou toute autre maladie
transmissible ne devraient pas entrer dans les secteurs de soins.
Les plantes en pot et les fleurs coupées sont autorisées dans les chambres des malades
(même si de nombreux champignons et bactéries se trouvent dans la terre) .l’eau des
fleurs coupées doit contenir quelques gouttes d’eau de javel, afin d’éviter le
développement de nombreux microorganismes.
Elles sont interdites dans les services recevant des patients immunodéprimés ou risque
(réanimation, néonatologie......) et n’hésiter pas a demander conseil au personnel
soignant.
Les visiteurs doivent accepter qu’un malade soit placer en isolement, particulièrement
adapté a la prévention de maladies transmissibles et de la transmission de bactéries
résistantes aux antibiotiques .cet isolement ne préjuge pas de la gravite de l’état du
patient. [7]
31
Partie expérimentale.
Chapitre 04
Matériel et Méthodes.
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
1. Cadre d’étude :
Le but de notre travail est l'isolement et l'identification des bactéries responsables d'une
infection nosocomiale et l’étude de la biorésistance. Ce travail a été réalisé au niveau du
laboratoire de la microbiologie de l’hôpital Ibn-Zohr Guelma.
Et les prélèvements ont été réalisés au niveau de :
- Trois services : Pneumologie et phtisiologie femme, Hémodialyse, et Oncologie de l’hôpital
Ibn-Zohr.
- Et le service Chirurgie femme, d’hôpital Hakim Okbi
2. Prélèvement :
Matériel de prélèvement :
- Ecouvillonsstériles.
- Portoir.
- Eau distillé et eau physiologique.
-Glacière.
- Marqueur.
2-1 Prélèvement à partir de l'air :
Prendre les boites de Pétrie contenants (Gélose Nutritive, Gélose Chapman, et Gélose Mac
Conkey) on l'ouvrant et on l'exposant pendant 12h de temps à l'air ambiant de la salle.
Refermer les boites et incuber à 37 C° pendant 24h à 48h.
32
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
33
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
34
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
3.1. Isolement:
Après l'observation macroscopique des différents types bactériens, on cherche à isoler les
bactéries du mélange pour permettre de les identifier.
Prendre une goutte du bouillon nutritif et ensemencer des boites de Pétri contenant 18ml de
gélose, pour cela on utilise la technique d’isolement par strie sur gélose coulée dans des boites
de Pétri.
On a utilisé trois milieux
Les milieux gélosés utilisés sont :
L'isolement nécessite des milieux gélosés, contenant de nombreux facteurs de croissance et
rendus sélectifs grâce à l'addition d'antibiotiques.
35
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
- Gélose nutritive :
Caractéristiques
Est un milieud'isolement non-sélectif.
L'isolementest réalisé dans le but de contrôler la pureté d'une souche ou de purifier la
souche bactérienne si elle est contaminée
Sur cette gélose nutritive on observe des colonies différentes
Usage
Milieu d'isolement utilisé pour la recherche de FMAR (flore mésophyle aérobie
revivifiable). [18]
- Gélose de Chapman :
Caractéristiques
Permet la croissance des bactéries halophiles.
Très forte concentration en NaCl permettant l’inhibition des Gram-
Permet l’étude de l’attaque du mannitol (si baisse du pH, on obtient une teinte jaune)
Ensemencement en stries.
Incubation : 24-48h
Usage
Isolement de Staphylococcus aureus.
Numération des staphylocoques.
Lecture
S’il s’agit deStaphylococcus aureus : colonie jaunes avec halo clair. Mannitol + Les
autres colonies sont Mannitol.(Chringle), [7]
36
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
Usage
Détermine si la bactérie fermente le lactose ou pas. Il est utilisé pour Shigella et
Salmonella.
Lecture
Lactose + : colonies rouges entourées d’un halo opaque de la même couleur dû à la
précipitation des sels biliaires.
Lactose - : colonies jaunes ou incolores.(Chringle), [7]
3.2. La purification :
Après incubation, on examine l’aspect des colonies ayant poussé sur les milieux de culture
et selon la nécessite (si les boites contiennent plusieurs types de colonies), on procède à la
purification des souches en réalisant des repiquages successifs (sur le même milieu
d’isolement).
- Ensemencement en quadrant :
L'inoculum est déposé près du bord de la boite de Pétri. A partir du dépôt, avec une pipette
Pasteur ; on réalise des stries très serrées jusqu'à ce que l'ensemencer ait atteint le diamètre
horizontal de la boite ; ensemencer les quadrants 1 et 2. Après avoir flambé la boucle et fait
tourner la boite de 90° et on termine avec strie d'une forme Z pour obtenir des colonies
isolées, faciles à prélever.[10]
37
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
4. Identification :
L’identification des souches est réalisée par :
Condition d'examen :
L'examen macroscopique des cultures est le premier examen effectué à partir de
l'isolement après incubation. L'aspect des colonies dépend du milieu utilisé, de la durée et de
la température de l'incubation.[10]
l'incubation.
38
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
Technique :
Prendre une lame propre nettoyée avec un coton imbibé d'alcool à 95° :
Dans le cas d'une culture en milieu liquide (bouillon), déposer sur la lame une goutte
de cette culture, à l'aide d'une pipette Pasteur stérile ou un inoculum avec une anse de
platine.
Dans le cas d'une culture sur milieu solide (gélosé) en tube ou sur boite de Pétri,
déposer tout d'abord sur la lame une goutte d'eau distillée stérile ou une goutte d'eau
physiologique stérile, puis apporter et dissocier dans l'eau un inoculum bactérien ;
Recouvrir d'une lamelle,
Observer au microscope optique à l'objectif ×40 ou ×60.
Conseil pratique
Il faut régler convenablement la lumière et ne pas prolonger le temps d'observation au-delà
de 3 minutes, sinon la préparation se dessèche..(Camille.D,2008), [6].
39
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
Gram-positif apparaissent en violet foncé tandis que les bactéries Gram-négatif sont colorées
en rose ou en rouge.
NB : Cette coloration permet en général d'apprécier la pureté des souches bactériennes avant
toute identification.
5. Test biochimiques :
L’étude de quelques tests biochimiques dont : Test Oxydase, Catalase, Coagulase.
Résultat :
Le dégagement de bulles de gaz indique la présence de la catalase : test catalase +.
40
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
La méthode :
Déposer, sur une lame porte-objet propre, un disque « OX » et l'imbiber avec une goutte
d'eau distillée ou d'eau physiologique stérile. Prélever une partie de la colonie à étudier à
l'aide d'une pipette Pasteur boutonnée stérile et l'étaler sur le disque.
Une coloration violète foncé apparaît immédiatement sur le disque ou en quelques
secondes puis vire au noir : test oxydase +.
Conseil pratique :
Il ne faut pas utiliser l'anse de platine qui peut oxyder le réactif contenu dans le disque et
donner de faux positifs.
6. Galeries biochimique :
La galerie API commercialisée, est un système standardisé pour l'identification de
bactéries ; elle est composée d'un nombre variable de microtubes (10 ou 20 le plus souvent),
contenant des substrats déshydratés qui permettent de réaliser des tests
biochimiques.(Camille.D,2008), [6].
Réunir fond et couvercle d’une boîte d’incubation et répartir environ 5 mL d’eau dans
les alvéoles avec pipette pour créer une atmosphère humide.
Déposer la galerie dans la boîte d’incubation.[11]
Préparation de l’inoculum :
41
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
Créer une anaérobiose dans les tests ADH, LCD, ODC, URE, H2S en remplissant
leur cupule d’huile de paraffine.
Refermer la boîte d’incubation et la placer dans l’étuve à 35 - 37° C pendant 18 à 24
heures[11]
Lecture et détermination :
Api 20 E 20 18 à 24 Enterobacteriaceae et
autres bacilles à Gram-
non fastidieux
42
Chapitre 04 : Matériels et Méthodes.
Après étuvage à 37 °C pendant 24 heures nous pouvons obtenir des diamètres sans bactérie
(zone d’inhibition) autour des pastilles d’antibiotique.
Selon le logiciel ATB Whonet 5,3 et les diamètres mesurés on a distingués des bacteries
résistantes et d’autres sensibles ou intermédiaires.
43
Partie expérimentale.
Chapitre 05
Résultats et Discussion.
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
1. Résultat de l'enrichissement :
Après incubation pendant 24h les résultats de l'enrichissement apparaissent, un trouble a
été observé dans 50 tubes inocules. ( Voir Photo N°03)
Prélèvement
(1) Colonies blanches d'une Petites colonies blanches Petites colonies brunes
taille moyenne opaques. translucides, rondes, transparentes, d'une
-Mannitol (+). forme irrégulière.
- présence d'une odeur.
44
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
45
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
rondes bombées
(15) - Des petites colonies Des petites colonies - Des colonies de taille
blanches, plates transparentes, rondes. moyenne transparentes,
- présence d'une odeur. rondes,plates
- présence d'une odeur.
46
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
47
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
La majorité des prélèvements sont poly-microbiens. Plusieurs colonies ont poussés sur les
trois milieux. Aussi, sur une même boite de Pétri, on peut trouver plusieurs colonies
différentes.
48
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
Les photos qui suivent montrent quelques aspects des colonies isolées sur les milieux de
culture.
Photo N° 04: Culture sur GN à partir Photo N° 05:Culture sur Mac Conkey à
de prélèvement (24). partir de l'échantillon (12).
Photo N°06:Culture sur Mac Conkey à Photo N°07 : Culture sur Chapman à
partir de l'échantillon (05). partir de l’échantillon (02 et 14).
49
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
50
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
51
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
4. Tests biochimiques :
On à effectuer les tests ( Oxydase – Catalase- Coagulase) sur les souches, Les résultats
sont résumés dans le Tableau N° 08.
Ces Photos (11 et 12 ) montrent les caractères Oxydase, Catalase chez les bactéries
isolées.
52
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
53
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
54
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
6. Antibiogramme :
Après incubation sur milieu Mueller Hinton à 37C° pendant 24h, nous avons obtenus les
résultats résumés dans le tableau suivant.
Souche
Escherichia vulneris R / R S R S S / / / / / /
Escherichia sakasakii R / R S S S S / / R / / /
Escherichia cloaceae R / R S S I S / / R / / /
Enterobacter intermedius R / R R R R R / / R / / /
Serratia ficaria R / R S S S S / / S / / /
Citrobacter freundi R / / / S / S / / S R R /
Buttiauxella agrestis S / / / S / S / / / / / S
Aeromonas hydrophila / R R / / / / S R / / / S
Pseudomonas aeruginosa / / / / S S S / / I / / /
Pseudomonas fluorescens R / R S S S S / / S / / /
Micrococcus spp / R R / S / / S R / / / S
Staphylococcus sciuri / S R / / / / I R / / / /
Staphylococcus xylosus / S R / / / / R R / / / S
Staphylococcus hominis / I / / / / / R / / / / S
Staphylococcus saprophticus / S R / S / / R R / / / S
Staphylococcus aureus / / / / S / / S S / / / /
R : Résistante. S : Sensible. I :Intermidiare.
55
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
Ces Photos représentent les résultats des antibiogrammes réalisés au niveau du laboratoire.
56
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
57
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
Gram (-) NE
(13) Immobile Cocci Gram (+) Chapman (+) (+) / (-) Aérobie stricte API Staph Micrococcus spp
(14) Mobile Baccille Gram (-) Mac Conky (-) (+) / / Anaérobie API 20 E Enterobacter cloacae
facultative
(15) Mobile Baccille Gram (-) Mac Conkey (-) (+) / / Anaérobie API 20 E Enterobacter cloacae
facultative
(16) Mobile Bacille Gram (-) Mac Conkey (-) / / (-) Anaérobie API 20 E Citrobacter freundi
facultative
(17) Mobile Baccille Gram (-) Mac Conkey (-) (+) / (+) Anaérobie stricte API 20 E Enterobacter sakasakii
(18) Mobile Bacille Gram (+) Mac Conkey (-) (+) / / Anaérobie API 20 E Serratia ficaria
facultative
(19) Mobile Bacille Gram (+) Mac Conkey (-) (+) / / Anaérobie API 20 E Serratia ficaria
facultative
(20) Mobile Bacille Gram (-) Mac Conkey (-) (+) / / Anaérobie API 20 E Buttiaxella agrestis
facultative
(21) Immobile Cocci Gram(+) Gélose / (+) / (-) Aérobie- API Staph Staphylococcus xylosus
nutritive anaerobie
facultative
(22) Immobile Cocci Gram (+) Chapman / (+) (+) / (+) Aéro-anaerobie API Staph Staphylooccus hominis
(-) facultative
(23) Immobile Cocci Gram(+) Gélose / (+) / (-) Aérobie- API Staph Staphylococcus xylosus
nutritive anaerobie
facultative
(24) Immobile Cocci Gram (+) Gélose / (+) (+) / (+) Aéro-anaerobie API Staph Staphylooccus hominis
nutritive (-) facultative
(25) Immobile Cocci Gram(+) Gélose (-) (+) (+) (+) Aéro-anaérobie API Staph Staphylococcus
58
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
59
Chapitre 05 : Résultats et Discussion.
Discussion :
A partir des différentes analyses que nous avons réalisées, nous avons montré que les
prélèvements sont souvent poly-microbiens. D’une manière générale, nous avons isolés 17
espèces bactériennes dont la majorité appartient à la famille des Enterobacteriaceae qui
dominent avec un pourcentage de 58%. Elles sont suivies des Staphylocoques avec 28% et
enfin des Pseudomonas avec 8%. Les Aeromonadaceae et les Micrococeaceae ont été isolés
avec un pourcentage faible avoisinant 4% pour chacune.
L’étude de la sensibilité aux antibiotiques nous a confirmé que parmi les espèces
bactériennes isolées, certaines exhibent une résistance aux différents antibiotiques utilisés, tels
Enterobacter intermedius. Cette bactérie a été isolée à partir des mains d’une enfant de 3ans
hospitalisée au niveau du service de chirurgie de l’hôpital Hakim Okbi.
Nous pouvons aussi constater la présence de nombreux germes dans tous les
prélèvements que nous avons effectués. Cette variation, peut être expliquée par les
contaminations directe ou indirecte par le matériel non stérile de l’hôpital et aussi aux
déplacements du personnels et des visiteurs (personnes venant de l’extérieur) entre les
différents services sans aucun respect des modalités de prévention.
60
Conclusion
Conclusion.
Conclusion :
Les souches trouvées sont en effets citées depuis longtemps par la littérature scientifique
comme des germes responsables des infections nosocomiales. Par étude des antibiogrammes,
la majorité des bactéries isolées ont montré aussi une résistance importante aux différents
antibiotiques utilisés et commercialisés dans notre pays.
D’une manière générale, les souches bactériennes isolées et identifiées dans les deux
hôpitaux appartiennent aux familles des Enterobacteriaceae, des Pseudomonadaceae des
Staphylococcaceae, Aeromonadaceae et Micrococcaceae . Les souches isolées des services de
l’hôpital Hakim Okbi ont montré une résistance plus importante aux antibiotiques,
principalement la souche de Escherichia intermedius. Ceci nous montre que le risque
d’infection nosocomiale dans ces services est toujours présent et constitue un grand problème
pour la santé publique pour la wilaya et la région.
De ce fait, la prévention est en effet le seul moyen de lutter contre ces infections
nosocomiales. Il est dont indispensable de suivre une stratégie efficace de lutte et de
prévention contre ce fléau et ceci en respectant toutes les règles d’hygiène d’où penser à une
formation continue pour l’équipe soignante et sensibiliser les patients et les visiteurs.
61
Annexe
Annexe.
Gélose nutritive :
- Extrait de viande de bœuf ………………………………………… 1gr
- Extrait de levure …………………………………………………..2 gr
- Peptone……………………………………………………………...5 gr
- Chlorure de sodium………………………………………………. 5 gr
- Agar………………………………………………………………. 15 gr
Gélose Chapman :
La gélose Chapman bioMérieux SA est un milieu de culture ancien (Chapman, 1945),
destiné à l’isolement et à la différentiation des staphylocoques.
PH: 7.4
Préparer des boites de pétri à partir du milieu déshydraté suivant les indications du
fabricant ou utiliser des boites de Pétri prêtes à l’emploi. Laisser les boites re venir à
température ambiante avant usage
PH : 7.1
Ce milieu est disponible en boites de prêts à l’emploi. Les laisser revenir à température
ambiante avant emploi.
Bleu de méthylène :
Bleu de méthylène………………………………….20g
Acide phénique……………………………………..20g
Alcool à 95°……….……………………………..100ml
La fuchsine :
Fuchsine basique……………………………………..01g
Alcool à 95 °………………………………………10ml
ou VP A ( KOH 20 g )
Alpha- naphtol VP 2 ( Alpha-naphtol 6g ) /
ou VP B (Alpha-naphtol 12g)
Rouge de méthyle RM ( rouge de méthyle)
N, N, N, N-tétraméthyl-1,4- Oxydase reagent Oxydase
phénylènediamine
H2O2 ( eau oxygénée ) ID color catalase Catalase
Annexe.
Béta-galactosidase
Pyrrolidonyl arylamidase,
Leucine arylamidase ...
FB (Fast bleu BB) Phosphatase alcaline, Gamma
Glutamyl Transferase...
NIN (Ninhydrine) Hippurate
API 20 NE
Principe :
Les tests conventionnels sont inoculés avec une suspension bactérienne saline qui
reconstitues les milieux. Les réactions produites pendant la période d'incubation se traduisent
par des virages colorés spontanés ou révélés par l'addition de réactifs.
Les tests d'assimilation sont inoculés avec un milieu minimum et les bactéries cultivent
seulement si elles sont capables d'utiliser le substrat correspondant.
Préparation de la galerie :
Réunir fond et couvercle d'une d'incubation et répartir environ 5ml d'eau distillée ou
déminéralisée dans les alvéoles pour créer une atmosphère humide.
Inscrire la référence de la souche sur la languette latérale de la biote. ( Ne pas inscrire
la référence sur le couvercle, celui-ci pouvant être déplacé lors de la manipulation).
Sortir la galerie de son emballage individuel.
Annexe.
Lecture et interpretation :
Lecture de la galerie
- Après 5 mn, une couleur rouge indique une réaction positive, à noter sur la fiche de
résultats.
- Une réaction négative peut etre due à la production d'azote (éventuellement signalée
par la présence de microbulles) ; ajouter 2-3 mg de réactif Zn dans la cupule NO3.
- Aprés 5mn, une cupule restée incolore indique une réaction positive à noter sur la
fiche de résultats. Si la cupule devient rose-rouge la réaction est négative car les
nitrates encore présents dans le tube ont alors été réduits en nitrites par zinc.
La réaction utilisée pour l'identification de la bactérie est la réduction des nitrates ; elle est
positive si l'une ou l'autre des deux réactions précédentes (production de NO3 ou de N2) est
positive.
La production de N2 peut cependant être utilisée seule comme test complémentaire dans le
catalogue analytique.
Test TRP :
Ajouetr une goutte de réactif JAMES. Une couleur rose diffusant dans toute la cupule
indique une réaction positive.
Tests d'assimilation :
Observer la pousse bactérienne. Une cupule trouble indique une réaction positive.
Annexe.
Des pousses d'intensité intermédiaire peuvent être observées et notées, une fois cette
lecture effectuée, l'identification doit être pratiquée comme indiqué au paraghraphe
API Staph :
Principe :
Préparation de la galerie
Réunir fond et couvercle d'une boite d'incubation et répartir environ 5ml d'eau distillée
ou déminéralisée dans les alvéoles pour créer une atmosphère humide.
Inscrir la référence de la souche sur la languette latérale de la boite.
Sortir la galerie de son emballage individuel.
Placer la galerie dans la boite d'incubation
Sur la fiche de résultats, les tests sont séparés par groupes de trois et une valeur 1,
2, ou 4 est indiquée pour chacun. En additionnant à l'intérieur de chaque groupe les
valeurs correspondant à des réactions positives, on obtient 7 chiffres qui constituent le
profil numérique.
Domaine Bactérie
Phylum Protéobactéries Actinobacteria Firmicutes
Genre Escherichia Enterobacter Serratia Citrobacter Buttiauxella Aeromonas Pseudomonas Micrococcus Staphylococcus
Échantil (03) (05-17) (06- (08- (16) (20) (04) (12-27) (01) (13) (02) (21-23)
lon 07-14-15) 09-18- (22-24) (25)
(10) 11-19) (28)
Références bibliographiques.
Références bibliographiques :
[1]. ACAR J.F., Bouanchaud D.H., BUU-HOI A. Résistance bactérienne aux antibiotiques
in Le minor L,véron m. Bactériologie médicale Flammarion Medecine Science, Paris, 1989,
2ème édition : 213-224.
[2]. ALLEN J.R., Hightower A.W., Martin S.M. , Dixon R.E. Secular Trends in
nosocomial infections : 1970-1979 [Link].,1981:70:389-392
[4]. BERGOGNE E. B., Carbon C., Collatz e., Joly V., Singlas E. Résistance bactérienne
Communication partenaire santé, N° spécial 1991
[16]. SAMOU. Fotso hamel said. Les infections nosocomiales dans le service de chirurgie «
b » de l’hopital du point g. ( en ligne).Mali : Université du Mali, 2004/2005, p 106.
Disponible sur :
« [Link] » [consulté le
11/03/2017].
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[19]. VINCENT. J.( 2000) .Bactéries multirésistantes dans les hôpitaux français : bilan en
2000et perspectives de surveillance nationale dans le cadre du Réseau d'Alerte d'Investigation
et de Surveillance des Infections Nosocomiales (RAISIN)
Référence bibliographique.
Site d’internet :
[1] [Link]
[Link] 14/03/2017
[4] [Link] le
08/04/2017
Abstract:
Nosocomial infections constitute a public health scourge, they can be directly related to care
or occur outside of any medical procedure, their origin may be endogenous or exogenous.
Our study was based on the isolation and identification of certain bacteria responsible for
nosocomial infections on the basis of the levies made in some departments of the two hospitals
(Ibn-Zohr and Hakim Okbi) Guelma. We have isolated: Enterobacteriaceae, Staphylococcaceae,
Pseudomonadaceae, Aeromonadaceae et Micrococcaceae
The sensitivity tests to the ATB confirmed the resistance of the stains belonging to the genus :
Escherichia, Enterobacter, Serratia, Citrobacter, Buttiauxella, Aeromonas, Pseudomonas,
Micrococcus, Staphylococcus.
Compliance with the rules of hygiene remains the only way to prevent the installation of these
bacteria and reduces the risk.
Key words : Nosocomial infection, Isolation, Identification, Hospital, Bacteria, Antibiotic
susceptibility test
:اﻟﻤﻠﺨﺺ
وﯾﻤﻜﻦ أن ﺗﻜﻮن ذات ﺻﻠﺔ ﻣﺒﺎﺷﺮة ﺑﺎﻟﺮﻋﺎﯾﺔ اﻟﺼﺤﯿﺔ ﻓﻲ اﻟﻤﺴﺘﺸﻔﯿﺎت أو ﺗﻨﺸﺄ ﻋﻦ.ﻋﺪوى اﻟﻤﺴﺘﺸﻔﯿﺎت ھﻲ ﻣﺸﻜﻠﺔ ﺻﺤﯿﺔ ﻋﺎﻣﺔ
. وﯾﻤﻜﻦ أن ﯾﻜﻮن ﻣﺼﺪرھﺎ داﺧﻠﻲ أو ﺧﺎرﺟﻲ،أي إﺟﺮاء طﺒﻲ
ﺗﺴﺘﻨﺪ دراﺳﺘﻨﺎ ﻋﻠﻰ ﻋﺰل وﺗﺤﺪﯾﺪ أﻧﻮاع ﻣﻌﯿﻨﺔ ﻣﻦ اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ اﻟﻤﺴﺆوﻟﺔ ﻋﻦ ھﺬه اﻟﻌﺪوى ﻣﻦ اﻟﻌﯿﻨﺎت اﻟﺘﻲ ﻣﻦ ﺑﻌﺾ اﻟﻤﺼﺎﻟﺢ
.ﺑﻤﺴﺘﺸﻔﻰ اﺑﻦ زھﺮ و ﻛﺬا اﻟﺤﻜﯿﻢ ﻋﻘﺒﻲ ﺑﻘﺎﻟﻤﺔ
Enterobacteriaceae, Staphylococcaceae, Pseudomonadaceae, Aeromonadaceae : ﺣﯿﺚ ﻗﻤﻨﺎ ﺑﻌﺰل
Micrococcaceae
Escherichia, Enterobacter, : وأﻛﺪت اﺧﺘﺒﺎرات اﻟﺤﺴﺎﺳﯿﺔ ﻟﻠﻤﻀﺎدات اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ اﻟﺴﻼﻻت اﻟﻤﻘﺎوﻣﺔ ﺗﻨﺘﻤﻲ إﻟﻰ اﻻﻧﻮاع
Serratia, Citrobacter, Buttiauxella, Aeromonas, Pseudomonas, Micrococcus, Staphylococcus
.اﻻﻟﺘﺰام ﺑﻘﻮاﻋﺪ اﻟﻨﻈﺎﻓﺔ ﯾﺒﻘﻰ اﻟﺴﺒﯿﻞ اﻟﻮﺣﯿﺪ ﻟﻤﻨﻊ ﻣﻦ ﺗﺜﺒﺖ ھﺬه اﻟﺒﻜﺘﯿﺮﯾﺎ وﯾﺴﺎﻋﺪ ﻋﻠﻰ اﻟﺤﺪ ﻣﻦ اﻟﻤﺨﺎطﺮ
اﺧﺘﺒﺎر اﻟﺤﺴﺎﺳﯿﺔ ﻟﻠﻤﻀﺎدات اﻟﺤﯿﻮﯾﺔ, ﺑﻜﺘﯿﺮﯾﺎ, ﻣﺴﺘﺸﻔﻰ, ﺗﺤﺪﯾﺪ, ﻋﺰل, ﻋﺪوى اﻟﻤﺴﺘﺸﻔﯿﺎت: اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎح