Cuisson du poisson et métaux lourds
Cuisson du poisson et métaux lourds
MA FAMILLE
i
AVANT – PROPOS
Conformément aux textes et aux règlements qui régissent cette école, au terme de
chaque cycle, il est impératif de présenter un travail de recherche sous forme de projet de fin
d’étude pour les étudiants de troisième année, ou d’un mémoire pour les étudiants de
cinquième année. Pour répondre à cette exigence et, en vue de l’obtention du Diplôme de
Professeur d’enseignement Technique de Premier Grade (DIPET I) notre thème de recherche
est : «Influence de la cuisson du poisson d’élevage sur les métaux lourds, cas du tilapia et
du silure » ; il s’agit non seulement de montrer et d’évaluer les dangers que courent les
consommateurs de ces poissons à l’égard des métaux lourds; mais également de proposer les
méthodes à appliquer par les consommateurs, afin de limiter les risques, aussi de disposer des
poissons sains.
Nous ne prétendons pas en avoir traité ce sujet de manière exhaustive car, plusieurs
aspects de ce sujet restent encore inexplorés. Le projet de fin d’études n’étant que le fruit
d’une recherche, vos remarques et vos suggestions pour l’amélioration de ce travail le
rendront digne d’intérêts.
ii
REMERCIEMENTS
A mon encadreur Mme Isabelle Sandrine BOUELET NTSAMA, qui a trouvé le temps
malgré ses multiples occupations, de suivre le déroulement de ce travail ;
Dr/Mrs NGUIAMBA Véronique Priscille, pour ses multiples conseils
Tous les membres du jury pour avoir bien voulu examiner notre travail
Tous les enseignants du département Economie Sociale et Familiale (ESF) pour la
formation, leurs conseils permanents et leur disponibilité ;
Mes parents [Link] Jean Désiré et Mme NKE Marie Rosette pour leur soutien
sans limite, leurs prières, leurs conseils, leurs encouragements et bénédictions qui
m’ont fortifiés pendant ce travail
Ma belle-mère NGOTANG Ernestine pour ses conseils, ses encouragements, son
soutien moral et financier et sa disponibilité dans toutes les difficultés rencontrées ;
La famille BIKAE pour leur soutien inconditionnel et plus particulièrement à ma
tante NDOMO Géneviève pour son soutien financier ;
Mes grands-parents, pour leur soutien, encouragement et conseils ;
Mes frères et sœurs : Franck, Christiane, Christelle, mabelle, séraphine, Rodrigue,
bonheur, Léa, pour leurs encouragements dans la réalisation de ce travail ;
Mes amis : Consty, Chantale, bobby, Billy, Antoine, Gaëlle, Vanessa et toutes mes
connaissances qui de près ou de loin ont participés à la réalisation de ce travail ;
Tous mes camarades pour la solidarité envers moi.
iii
RESUME
Ce thème ne saurait être plus actuel pour tous car la qualité et la sécurité sanitaire des
aliments constituent une préoccupation majeure. En effet, nourrir une population de plus en
plus nombreuse est la priorité absolue de nombreux pays qui semblent ainsi davantage
confrontés à un réel défi tant pour les producteurs que les consommateurs, ceci pour assurer la
sécurité des consommateurs. Dans le cadre de cette étude sur le thème : influence de la
cuisson du poisson d’élevage sur les métaux lourds, cas du tilapia et du silure, il était
question de faire une évaluation de l’effet de la cuisson du poisson d’élevage sur les métaux
lourds, permettant de faire ressortir le risque sanitaire réel encouru par les consommateurs.
Nous avons organisé ce travail en le structurant en deux parties. Dans la première partie
enquêtes, nous avons réalisé les enquêtes auprès des consommateurs sur la base d’un
questionnaire. La seconde partie était l’analyse par spectrométrie d’émission par plasma
induit (AES-ICP) qui nous a permis de déterminer la concentration des métaux lourds dans
quelques espèces de poissons comme :Clarias gariepinus, et Oreochromis niloticus. Les
données collectées ont été analysées à l’aide du logiciel EXCEL. Les résultats des travaux
effectués montrent que 27% des populations enquêtées consomment le tilapia en bouillon
tandis que 50% de ceux-ci préfèrent également la consommation du silure sous forme de
ndomba. Aussi bien le mode de cuisson vapeur que friture sont appréciés par les
consommateurs, mais le mode vapeur reste le mode de cuisson le plus diététique et approprié
pour le poisson. Pour la concentration des ETM du Silure les valeurs varient ainsi de façon
croissante Cd < Co < Cr < Pb <As< Ni tandis que pour le tilapia Cd < Co < Pb < Ni <Cr
<As. Les valeurs restent inférieures à la norme OMS. D’après les analyses sur le tilapia cuit à
la vapeur on a l’arsenic (0,99±0,03 µg/g), le cadmium (0,08±0,103 µg/g), le Chrome
(1,19±0,040 µg/g), le Plomb (0,10±0,050 µg/g), le nickel (0,31±0,0403µg/g). Pour le tilapia
frit on a l’arsenic (1,03±0,030 µg/g), le cadmium (0,10±0,050µg/g) le Chrome (1,28±0,020
µg/g), le Plomb (0,11±0,050 µg/g), le nickel (0,52±0,030 µg/g). Ceci montre que la cuisson a
une influence de manière globale sur les métaux lourds présents dans le poisson cru. En effet
aussi bien la cuisson vapeur, que la cuisson par friture baisse les concentrations initiales
d’éléments traces métalliques. On peut donc conclure que la cuisson diminue le risque lié aux
différents éléments traces métalliques, et plus particulièrement la cuisson à la vapeur. Il serait
donc intéressant de recommander ce type de cuisson pour les autres aliments et en particulier
pour le poisson d’élevage.
Mots clés : Influence, cuisson, poisson d’élevage, contamination chimique.
iv
ABSTRACT
The quality and safety of food is a major concern. Indeed, feeding an increasingly large
population is the top priority of many countries, which thus seem to face a real challenge for
both producers and consumers, to ensure consumer safety. As part of this study, the influence
of cooking on some trace element cases of tilapia and African catfish have been done. An
assessment of cooking effect of farmed fish on heavy metals, to highlight the actual health
risk to consumers. The work was structured in two parts. In the first part survey, we
conducted consumer survey based on questionnaires. The second part was the ICP
spectrometry analysis to determine the concentration of heavy metals on some fish species
like Clarias gariepinus, and Oreochromis niloticus by six heavy metals. The collected data
was analyzed using EXCEL software. The results of the work show that 27% of the
populations surveyed consume tilapia in broth while 50% of these also prefer the
consumption of catfish in the form of broth. The steam cooking mode and frying are more
appreciated by consumers, but the steam mode remains the most dietary and most suitable
cooking mode for the fish.
For the concentration of trace element in African catfish, the values varies Cd <Co <Cr <Pb
<As <Ni while for the tilapia Cd <Co <Pb <Ni <Cr <As. The values remain below the WHO
standard. The steamed tilapia assays, arsenic (0.99 ± 0.03 µg/g), cadmium (0.08 ± 0.1 µg/g),
and chromium (1.19 ± 0.04 µg/g) were reported. Lead (0.10 ± 0.05 µg/g), nickel (0.31 ± 0.04
µg/g). For fried tilapia we have arsenic (1.03 ± 0.03 µg/g), cadmium (0.10 ± 0.05 µg/g),
chromium (1.28 ± 0.02), lead (0.11 ± 0,05 µg/g), nickel (0.52 ± 0.03 µg/g). This shows that
cooking has a global influence on heavy metals present in raw fish. In fact, both steam
cooking and frying cooking lower the initial concentrations trace elements. It can therefore be
concluded that cooking reduces the risk associated with the various trace elements, and more
particularly steam cooking. It would be interesting to recommend this type of cooking for
other foods and especially for farmed fish
v
SOMMAIRE
DEDICACE
AVANT – PROPOS
REMERCIEMENTS
RESUME
ABSTRACT
SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
INTRODUCTION GENERALE
CHAPITRE UN : GENERALITES SUR LE POISSON
Section 1 : Definition des concepts
Section 2 : Qualites nutritionnelle et sanitaire du poisson
CHAPITRE DEUX : LES MODES DE CUISSON
Section1 : Generalités sur la cuisson des aliments
Section 2 : Les différents modes de cuisson du poisson
CHAPITRE TROIS : APPROCHE METHODOLOGIQUE
Section 1 : contexte et cadre d’etude
Section 2 : technique d’enquete et methode d’analyse des metaux lourds
CHAPITRE QUATRE : PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION
Section 1 : presentation et interpretation des resultats
Section 2 : Discussion et recommandations
CONCLUSION GENERALE
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
vi
LISTE DES ABREVIATIONS
vii
LISTE DES FIGURES
FIGURES PAGES
Figure 1: Silure (Clarias gariepinus) 8
Figure 2:Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) 9
Figure 3:Sources et cheminements de la pollution 19
Figure 4: Vue du déversement des ordures sur les côtes de Youpwè (LEMBE, 2014) 22
Figure 5: Poissons cuits à l’eau 28
Figure 6: Poissons grillés 30
Figure 7: Poissons frits 30
Figure 8: Situation géographique de la ville de Yaoundé 33
Figure 9: Situation géographique de la ville de Sangmélima 35
Figure 10: Situation géographique de ville de Dschang 36
Figure 11: Spectromètre à émission au plasma 41
Figure 12: Répartition de la population selon le genre 45
Figure 13: Répartition de la population selon l’âge 46
Figure 14: Répartition de la population selon le poids 46
Figure 15: Répartition de la population selon la religion 47
Figure 16: Répartition de la population selon la profession 47
Figure 17:Les modes de cuisson du tilapia 48
Figure 18: Les modes de cuisson du Silure 49
Figure 19: La consommation moyenne de Tilapia 49
Figure 20: La consommation moyenne de Silures 50
viii
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAUX PAGES
ix
INTRODUCTION GENERALE
Une bonne survie dépend d’une bonne alimentation le poisson et les produits
de pêche sont sains et nutritifs et tiennent une place dans l’alimentation et les moyens
d’existence de millions de personne, partout dans le monde. Toutefois, s’ils ne sont
pas manipulés et transformés correctement, ils peuvent présenter un risque pour la
santé des consommateurs. Les principaux problèmes de sécurité sanitaire des
bactéries pathogènes, des virus, et la présence d’amines biogènes telles que
l’histamine et les bios toxines. Par exemple en chine près de 300000 personnes ont
contractés une hépatite A en 1988 après avoir ingéré des clams contaminés qui
avaient été récoltés dans une zone polluée par des eaux usées. Cet incident
d’intoxication du poisson est la plus importante qui ait jamais été enregistré dans le
monde (Huss et al.2003).En 1997 plusieurs cas d’intoxication gastro-entérite associés
à la consommation d’huitres, se sont déclarés dans plusieurs pays européens. En
1999près de 200 personnes ont contractés une hépatite A en Espagne après avoir
mangé des clams congelés provenant du Pérou (Seafood plus eurofish, 2004).Certains
poissons, mollusques et crustacés peuvent aussi contenir des concentrations élevées
de polluants industriels comme des métaux lourds et des polychlorobiphényles (PCB).
Les agents de conservation non approuvés, les résidus de médicaments vétérinaires et
l’emploi de pesticides agricoles pour lutter contre les infestations d’insectes dans
certains produits constituent aussi un risque selon (Huss et al. 2004). Entre1999 et
2002, les refus d’admission à la frontière ou les rétentions de poissons et de produits
de pêche importés en Union Européenne ont principalement été motivés par la
présence de résidus de produits chimiques et de médicaments, de contaminants
microbiens, d’histamines et de parasites. On constate au vue de tous ces faits que le
poisson bien qu’étant très nutritifs pour l’Homme peut poser des problèmes de santé
publique. D’où la nécessité de la surveillance des espèces de poissons aussi bien
sauvages qu’issus de la pisciculture. Pour combler le déficit de production locale le
Cameroun est dans l’obligation d’avoir recours aux importations de poissons et
produits dérivés pour satisfaire la demande intérieure. Cette perspective d’accroitre
l’approvisionnement du pays en poisson de bonne qualité et en quantité abondante
amène à s’interroger sur la qualité sanitaire des poissons produits localement.
L’Afrique est le continent le plus touché par les problèmes de sécurité sanitaire des
aliments. C’est ainsi que les organismes internationaux et nationaux tels que la FAO,
1
l’OMS, par le biais des programmes spéciaux aider les pays en voie de
développement à se conformer aux normes et améliorer la qualité des productions
ainsi que la sécurité sanitaire et nutritionnelle des aliments. Cette assistance permet
d’aider les pays à revoir les normes fixées, les lois et réglementations dans le domaine
alimentaire et à renforcer leurs systèmes nationaux de contrôle qualité des aliments
aussi bien ceux qui sont proposés sur le marché que ceux importés. Ces dernières
années la pisciculture a pris une ampleur telle qu’elle contribue grandement à
l’approvisionnement des populations en protéines de bonne qualité aussi bien au
niveau mondial qu’en Afrique et particulièrement au Cameroun. La pisciculture au
Cameroun est en pleine expansion et le gouvernement à travers le DSCE à décider de
booster la production nationale par la mise en place des structures de production
intensive. Cette intensification pourrait avoir des effets néfastes tels que l’apparition
des contaminants chimiques dans le processus de production. Il sera donc important
par la suite de surveiller les différents sites de production et faire un monitoring des
contaminants particulièrement des métaux lourds potentiellement présents dans la
chair du poisson. Des études menées en Afrique ont révélées la contamination des
espèces d’élevage tels que Clarias gariepinus et Oreochromis niloticus des teneurs
parfois supérieures aux normes ont été retrouvées dans ces espèces (Chatta et al.
2017). D’autres études ont également été menées sur l’influence de la cuisson sur
quelques contaminants notamment les métaux lourds dont la concentration aurait
tendance à diminuée selon le type de cuisson (Diaconescu et al. 2012 ; Atta et al.
1997). Très peu d’études sur la contamination par les métaux lourds des espèces
piscicoles existent au Cameroun et encore moins des données sur l’influence de la
cuisson sur les métaux lourds.
2
d’évaluer l’effet de la cuisson du poisson d’élevage sur les éléments traces métalliques
dans les villes de Yaoundé, Sangmélima et Dschang plus spécifiquement, il s’agit de :
3
PREMIERE PARTIE
REVUE DE LA LITTERATURE
4
CHAPITRE UN : GENERALITES SUR LE POISSON
Dans cette première section, il sera important de définir les concepts clés que
sous-entend cette étude
1. La pisciculture
C’est une des branches de l’aquaculture qui désigne l’élevage des poissons en
eaux douces, saumâtres ou salées. La pisciculture a été inventée en chine, le premier
traité de pisciculture y fut écrit par Fan Li en 473 av J-C (Vallet et F1991).
2. Poisson
3. Norme
5
Le dictionnaire petit Larousse(2010) définie la norme comme étant une règle
fixant les conditions de réalisation d’une opération, de l’exécution d’un projet ou de
l’élaboration d’un produit dont on veut unifier l’emploi ou assurer l’inter- changeable.
4. Qualité
Selon (AFNOR) la qualité est un produit dont les caractéristiques lui permettent de satisfaire
les besoins exprimés ou implicites des consommateurs.
5. Contrôle qualité
6. Commercialisation
7. Législation
9. Contaminant
6
C’est un agent, biologique, chimique ou physique présent dans les denrées
alimentaires ou les boissons pouvant avoir un effet néfaste sur la santé (PANISSET,
2003).
11. Cuisson
C’est une opération par l’action de la chaleur qui consiste à modifier l’aspect physique,
chimique, la texture, la composition, le goût et la valeur nutritionnelle des aliments. (Cours
Technologie alimentaire II, BOUELET 2016).
12. Les métaux lourds
Sont des éléments traces métalliques naturel caractérisés par une forte masse
volumique supérieure À 5 g par cm (Adriano, 2001).
1-Cas du silure
- Qualité nutritionnelle
7
Le silure est un poisson qui contient environ 20% de protéines. C’est un
poisson relativement maigre puisqu’il ne possède que 10% de lipides au maximum.
Une portion de 100g de silure fournit environ 160 calories. Il est essentiellement riche
en vitamines du groupe B, notamment en vitamine B5 (acide pantothénique) et en
vitamine [Link] silure est un poisson particulièrement riche en minéraux. Il contient
35mg de calcium, 18mg de magnésium, 200mg de potassium, 107mg de phosphore,
8µg d’iode et 40µg de sélénium et 27mg de sodium. Il contient également 0,24mg de
zinc, 0,21mg fer. Il est pourvu d’acides gras insaturés (mono insaturés et
polyinsaturés) dont 140 mg d’oméga-6 et 30g d’oméga 3. En raison de sa propension à
bio concentrer les métaux lourds, certains métalloïdes ou des polluants peu
biodégradables tels que les PCB, furanes ou dioxines, le silure peut dans certains
milieux aquatiques pollués être durablement ou provisoirement interdit de pêche, de
détention et de toute commercialisation. Le silure est un poisson d'eau douce à chair
blanche et sans arêtes présentant une bonne valeur nutritionnelle.
2. Cas du tilapia
Carcasse/muscle Viscères
Composants
91.5 % en poids 8.5 % en poids
% protéines brutes 18.4 5.5
% cendres 3.8 1.8
% matière grasse 8.4 42.4
% eau 69.4 49.2
- Qualité organoleptique
Le tilapia a une forte odeur de poisson suivi de l'odeur d'herbe, puis de terre.
Les autres attributs, notamment de viande, de lait frais, et de ranci sont présents en de
très faibles proportions. L'aspect est blanchâtre, soit gras et gris. La texture est ferme,
juteuse, huileuse collante et fibreuse. La texture dans la bouche, des poissons élevés en
étang est très juteuse et ferme puis attributs collante et huileuse (Doupoh, 2011)
PARAMETRES ATTRIBUTS
9
I-QUALITE NUTRITIONNELLE DU POISSON
1. Définition
- Protéines
- Lipides
La principale qualité des poissons est d’être peu grasse. La quantité de lipides
est très variable : entre 0,5%et20%.Les poissons maigres comme le merlan, la sole, la
carpe, limande contiennent entre 0.5% et 2% de grasse. Les poissons mi- gras
comme : le hareng, le maquereau, le thon frais, le frais qui en contiennent entre 2% et
10% de grasse. Les poissons gras comme : l’aiguille, la sardine, le saumon,
contiennent plus de 10%de grasse contrairement aux viandes gras, les poissons gras
sont conseillés. En effet, les lipides contenus dans ces poissons sont composés
d’acides gras insaturés. Il est recommandé ainsi de consommer au moins une fois par
semaine un poisson mi- gras ou gras. (ANSSA , 2013).
- Glucides
Les quantités de glucides sont négligeables
10
- Les sels minéraux
Les poissons ont une source importante iode favorisant le bon fonctionnement
de la glande thyroïde, de calcium, de phosphore pour assurer un bon équilibre
alimentaire.
- Les vitamines
L’apport en vitamines est très variable mais, comme pour les lipides, le
principal facteur de variation est l’alimentation du poisson plus la chair est grasse, plus
elle contiendra des vitamines liposolubles A et D. Si le poisson est pauvre en vitamine
C, il contient par contre des quantités notables de vitamine du groupe B. (ANSSA,
2013).
Teneur en protides
La teneur en lipides des poissons varie fortement selon les espèces, selon leur
capacité à stocker les lipides en poissons gras (le saumon, la sardine ou le hareng)
définis par une teneur en graisse supérieure à 2 %, ou en poissons maigres (le colin, le
cabillaud ou la sole). Cependant, même au sein de chaque espèce la concentration en
acides gras varie de façon importante en fonction des saisons, du poids de l’animal et
de son alimentation (LEBLANC, 2010). Les poissons sont la principale source
alimentaire d’AGPI-LC n-3, notamment d’acide eicosapentaénoïque (EPA) et d’acide
docosahexaénoïque (DHA), actuellement considérés comme des acides gras
conditionnellement indispensables. Ils sont de 0,32 % des acides gras totaux de 0 à 6
mois, de 70 mg de 6 mois à 3 ans, de 125 mg de 3 à 9 ans et de 250 mg de 9 à 18 ans.
11
Globalement, plus la chair du poisson est grasse, plus sa teneur en EPA et en DHA est
élevée (GIRARDET, 2012).
Teneur en vitamines
Les principales vitamines apportées par les produits aquatiques sont d’une part
les vitamines liposolubles (A, D et E) retrouvées dans la partie grasse de l’animal et
d’autre part certaines vitamines hydrosolubles (PP, B12 et surtout B6) retrouvées dans
le muscle. Les vitamines liposolubles sont généralement plus concentrées chez les
poissons gras ; Parmi lesquelles, la vitamine E qui fait l’objet d’une attention
particulière en raison de ses propriétés anti-oxydantes. On peut aussi noter que le
poisson possède la meilleure source de vitamine B6. Par ailleurs, les autres vitamines
du groupe B sont présentes mais en quantités modestes et contribuant à couvrir une
partie des besoins des consommateurs. La chair de poisson est pauvre en vitamine C
(1 à 5 mg/100 g), n’étant pas capable de la synthétiser, il la puise dans son
alimentation (MEDALE, 2008).
12
eicosapentaénoïque) ou DHA (acide docosahexaénoïque), ceux-ci sont essentiels pour
un développement optimal du cerveau et du système nerveux des enfants. La
consommation de poisson est donc particulièrement précieuse pendant la grossesse,
puis pendant les deux premières années de l’enfant. Ceci poussa donc la FAO et
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de conclure la réduction du risque de
déficience du système nerveux chez les enfants qui consommaient du poisson
(FAO/OMS, 2013). Par ailleurs, on souligne un effet bénéfique pour le développement
psychomoteur et sensoriel de l’enfant observé jusqu’à l’âge de quatre ans
(JORGENSEN et al., 2001). Les enfants allaités dont la mère consomme de l’huile de
poisson ou des poissons (au moins quatre fois par semaine) ont une acuité visuelle et
un quotient intellectuel, à un an et à quatre ans, supérieurs à ceux des enfants allaités
par des femmes non supplémentées. Selon la FAO (FAO, 2014), de nombreuses
données probantes font ressortir la consommation du poisson gras en particulier qui
réduit considérablement le risque de décès causés par la famille de maladies
coronariennes et cardiovasculaires qui un problème de santé mondial, dont les
personnes dans les pays en développement sont la principale cible. Par conséquent, la
présence des acides gras omégas 3 à longue chaîne dans le poisson diminue le risque
de décès de 36% au maximum (pêches, 2013). Toutefois, les produits de l’aquaculture
de même que les poissons sauvages sont une source importante de ces acides gras
oméga 3 à longue chaîne. Ainsi, un apport quotidien de 250 mg d’EPA et de DHA par
adulte offre une protection idéale contre les maladies coronariennes, et pour un
développement optimal du cerveau de l’enfant, la dose quotidienne requise est de 150
mg (pêches, 2013).
13
2%)
(CONOR ,2004)
14
par semaine limande, rouget, turbot, merlu, éperlan, brochet, limande,
silure thon (conserve) merlu
1- Qualité microbiologique
1-1 Généralités :
Hors mis certains germes pathogènes pour lesquels l’environnement marin est leur milieu
naturel (vibriose), la contamination microbiologique concerne pour l’essentiel des germes
pathogènes d’origine fécale rejetés par l’homme et les animaux .De nombreux germes
pathogènes peuvent être accumulés par les poissons, parmi lesquels on trouve
principalement :
15
Selon BIOSCI, les zones fréquentées en pisciculture à pied se situent sur l’estran qui
correspond à la zone de balancement des étangs et sont donc influencées par des facteurs
naturels mais aussi anthropiques (liés aux activités humaines).Les sources de la contamination
microbiologique sont diverses :
L’assainissement non-collectif (ou assainissement autonome : défaillances ou non-
conformités des équipements (fosse septiques), épandage)
L’agriculture (épandage des lisiers et fumier, pâturage, fosse) ;
L’industrie agro-alimentaire (notamment des abattoirs) ;
Les activités récréatives du monde (incivilités : rejets des eaux noires de plaisanciers,
de camping-caristes…).
16
facilement et constituent pour certaines d’entre elles les principales ou seule sources
de protéines animales. Elles sont importante car elles contiennent des acides aminés
essentiels et certains espèces de poisson d’élevage sont de bonnes sources d’acide
oméga 3,dits « à longue chaine »(EPA et DHA)connus pour réduire le risque de
maladies cardiovasculaires (Kris-Etherton et al., 2002).Et stimule le développement
des fonctions cérébrales et du système nerveux chez les jeunes. Le poisson d’élevage
est également riche en vitamine A, B12, D etE et en oligo-éléments tels que l’iode et
sélénium. Toutefois si des contrôles adéquats ne sont pas mis en place, les poissons
peuvent comme tout aliment, présente le risque pour la santé du consommateur
notamment les risques sanitaires liés à la contamination par des substances chimiques
présents dans le milieu la révélée que cette contamination peut résulter de polluant
chimique présents dans le milieu aquatique, tels que les métaux lourds, les résidus de
pesticides agricoles, les résidus d’antibiotiques en aquaculture, certaines mycotoxines.
Selon Huss et al (2004) une exposition prolongée à de faible doses de certains
contaminants chimiques peut avoir des conséquences grave pour la sante telles que :
lésions cérébrales, malformations chez les nouveau-nés et cancers.
17
nature à entrainer des nuisances, même quand-ils sont rejetés en quantités très faibles
ou lorsque leur concentration dépasse un certain seuil. Leur toxicité se développe par
bioaccumulation le long de la chaine alimentaire (chiffoleau, 2004).
18
concentrations augmentent au fur et à mesure que l’on progresse dans la chaine
trophique (CASAS, 2005). C’est ce qu’on appelle la bioamplification ou la bio
magnification (BRYAN et al. 1979 ; GUTHRIE et al. ,1979).Les métaux lourds
essentiels tels que le cuivre, le sélénium, le fer et zinc sont des éléments nutritifs
essentiels pour les poissons, mais leur concentration excessive dans le milieu piscicole
peut causer une suraccumulation dans leur organisme et les rendent insalubre .Parmi
les métaux lourds non essentiels le plus dangereux sont : l’arsenic, le cadmium, le
chrome, le plomb, le méthyl mercure, le nickel. Ils sont difficilement excrétés et
tendent à s’accumuler dans l’organisme des poissons, et par conséquent des
consommateurs, avec des effets toxiques au fil du temps dus à leur absorption
continue. Certaines espèces tendent donc à accumuler des concentrations (et donc plus
âgés) présenteront une concentration plus élevée de la substance chimique considérée
que les poissons de petite taille (plus jeunes) appartenant à la même espèce. Il en
résulte que la présence de contaminants chimiques dans les produits alimentaires tirés
de la pisciculture dépende fortement du lieu géographique, de l’espèce et de la taille
des poissons des schémas alimentaires, de la solubilité des substances chimiques et
leur persistance dans le milieu naturel (Huss et al., 2003). Plusieurs études ont reportes
ce phénomène de bioaccumulation des métaux lourds dans les poissons (WALTING,
1983 ; TABINDA et al. 2010 ; KAMILOU et al. 2014).
19
2.1.2 Les conséquences des métaux lourds sur la santé humaine
Le mercure
Toxicité du cadmium
20
fumeurs, la principale source d’exposition au cadmium est l’alimentation. Les
aliments les plus contaminés sont les mollusques, les abats, les légumes feuilles et les
céréales. L’absorption digestive du cadmium est faible (environ 5-10%).En revanche
le cadmium est un toxique cumulatif dont la demi-vie biologique est très longue
puisqu’elle a été estimée à 20-30 ans chez les hommes .Il est classé dans la catégorie 1
« cancérogène pour l’Homme » par le centre international de recherche sur le cancer
(CIRC) les effets toxiques du cadmium sont nombreux , mais les principales atteintes
de l’organisme suite à une exposition prolongée au cadmium sont chez l’animal
comme chez l’Homme des atteintes de la fonction rénale. Ces facteurs néphrotiques se
caractérisent par une dégénérescence des tubules proximaux et protéinuries.
(WALTING, 1983 ; TABINDA et al. 2010 ; KAMILOU et al. 2014).
Toxicité du plomb
21
chimiques sont souvent incorporés aux aliments administrés aux poissons si les
éleveurs utilisent des substances chimiques non approuvées ou encore des substances
autorisées mais sans discernement , et que les résidus présents dans les poissons
commercialisés dépassent le taux des maladies dues à la consommation de ces
poissons peuvent se déclarer .Certaines substances chimiques non
approuvées ,utilisées en aquaculture sont potentiellement cancérigènes ou peuvent
causer des réactions allergiques et engendrer une résistance aux antibiotiques chez
l’Homme (HUSS et al., 2003). Les substances chimiques non approuvées parfois
utilisées en aquaculture sont les intro furanes, le chloramphénicol, la verte malachite et
la leuco base de la verte malachite, le chloroforme la chlorpromazine, les colchicines,
la diapasonne, le dimétridazole, le métronidazole et le ronidazone. Les moyens
disponibles en aquaculture pour faire face à des maladies bactériennes sont
principalement : la quarantaine ; la prévention par une bonne régie de production ; les
pratiques de biosécurités ; la vaccination et en dernier lieu l’utilisation des
antibiotiques. Ce sont des moyens à privilégier pour gérer les maladies (HARPER ,
2002). Cependant, dans l’éventualité où il y a épidémie dans un élevage qui entraîne
inévitablement des mortalités croissantes des poissons, les antibiotiques sont souvent
la dernière alternative pour sauver le cheptel atteint. Les antibiotiques sont efficace à
combattre les infections bactériennes, mais, l’utilisation réglementée et son contrôle
relève des médecins vétérinaires .Le pisciculteur doit obligatoirement obtenir une
prescription pour acheter le produit et l’utiliser. L’utilisation des antibiotiques chez les
poissons, sans prescription d’un vétérinaire est totalement interdite.
22
eaux et des sédiments de surface. La concentration des métaux lourds (Ni, Cr, Fe, Pb,
Cd, Zn) ont été mesurés par spectrophotométrie d’absorption atomique. Des résultats
obtenus, il en ressort que les éléments tels que Ni, Cr, Fe, Pb et Cd ont des teneurs
élevées dans les eaux des deux lacs comparés aux normes de l’OMS sur les eaux des
boissons et aux normes canadiennes sur la protection de la vie aquatique. En ce qui
concerne la contamination chimique des poissons et son impact sur la population, en
juin 2011des cas de contamination à la Gama line un puissant pesticide utilisé par
certains pêcheurs nigérians ont également été rapportés, causant des décès dans la
localité de Youpwé. Une étude plus récente a été menée en Mai et Juin 2012 pour une
surveillance du taux de mercure chez les habitants de Youpwé et Takèlé à la
périphérique de la ville de douala .Il en ressort que niveau de mercure dans ces zones
de douala est élevée et dépasse le niveau toléré par les directives de santé. En effet les
niveaux d’exposition au mercure est d’une valeur maximale de 3.8 microgramme par
kg (ppm) ,soit près de deux fois plus élevés que la dose de référence conseillée par
l’agence américaine de protection de l’environnement, les activités agricoles ,les rejets
des eaux usées domestiques et les décharges incontrôlées sont considérés comme les
principales sources de pollution chimique (BARKAI et al., 2014) .
Figure 4: Vue du déversement des ordures sur les côtes de Youpwè (LEMBE, 2014)
23
et des excrétés .Les eaux usées utilisées en pisciculture ne doivent pas contenir des
concentrations notamment de produits chimiques toxiques. La chimie et le devenir
dans l’environnement aquatique des produits chimiques toxiques tels que les métaux
lourds et les hydrocarbures chlorés sont complexe. Cependant les concentrations des
métaux lourds rapportés dans les poissons d’élevage en pisciculture ne dépassent
habituellement pas le niveau recommandés par la commission du codex alimentarius,
même dans le cas de poissons récoltés dans des eaux fortement polluées renfermant
des concentrations élevées de métaux. (FAO, 2015 ).
L’activité piscicole est dans la plupart des pays assujettie à une réglementation
et à des contrôles de la part des autorités compétentes, environnementales et sanitaires.
Des guides et guides de bonnes pratiques ont aussi été développés pour cette activité, y
compris pour les élevages en étang. Le constat est fait en 1939d’un important déficit
de la balance commerciale en la matière, ce qui conduit les assemblées à voter deux
lois (en 1941) pour modifier la loi du 15 avril 1829 relative à la pêche fluviale et pour
favoriser l’industrialisation de la pisciculture dans le but d’en augmenter fortement la
production ; Le législateur suit ainsi les conclusions d’un rapport présenté par Henri
24
Florian Chardon, maître des requêtes au Conseil d’État, présenté en session des 30 et
31 janvier 1939 du Conseil national économique promouvant un programme de
repeuplement des cours d’eau, la pose d’échelles à poissons pour les saumons dans les
barrage, la lutte contre la pollution des eaux et une meilleure surveillance des cours
d’eau. Il proposait aussi que soit créé un organisme professionnel ayant le monopole
des exportations et importations, et devant exercer un sévère contrôle sur la qualité des
produits piscicoles (ADJANKE, 2011).
25
SECTION1 : GENERALITES SUR LA CUISSON DES ALIMENTS
26
Tableau 7: Les modes de cuisson du type « cuisson par concentration ou avec brunissement »
Tableau 8: Les modes de cuisson du type « cuisson par expansion ou sans brunissement »
27
Tableau 9: Les modes de cuisson du type « cuisson mixte ou combinée »
Les protides
En fonction de leurs origines (animales ou végétale) de leurs compositions (Albumine,
collagène.)
- Coagulation à partir de 56°C
- Durcissement vers 75 °C
- Ramollissement au-delà de 1 à 3 heures.
Les lipides
Détérioration des acides gras, Formation d’acroléine (dangereuse pour le foie)
au fur et à mesure que chaleur s’élève.
L’eau
Ebullition, évaporation.
Vitamines
Détruites par la chaleur surtout C et B
28
Tableau 10:Température à point de cuisson des aliments
29
Effets sur le goût
Les saveurs sont préservées si la cuisson n’est pas trop longue. Vous pouvez
assaisonner directement l’eau de cuisson avec des herbes et des épices qui supportent
la chaleur, ou des bouillons (de poisson).
Effets nutritionnels
- en marmite : il faut verser de l’eau (3 cm), porter à ébullition puis déposer le poisson
dans le panier, et couvrir. Ne pas saler le poisson pour éviter toute perte d’eau.
Effet sur le goût
C’est la cuisson qui préserve le plus les saveurs ! Et contrairement aux idées
reçues, la cuisson à la vapeur n’est pas synonyme de fadeur : il est très facile
d’assaisonner ses papillotes avec des épices, des herbes, des condiments, un filet
d’huile d’olive ou une cuillère de crème fraîche pour le moelleux.
Effets nutritionnels
30
La micro-onde n’apporte rien de particulier en termes de saveur. Il s’utilise
surtout pour réchauffer.
Effets nutritionnels
Détruit les vitamines et les sels minéraux.
Effets nutritionnels
Au niveau santé, la grillade est le pire mode de cuisson qui soit ! En effet, la
cuisson violente entraîne la création d’hydrocarbures, cancérigènes à la longue.
31
Plonger le poisson dans un bain d’huile à très forte chaleur : 140 à 180°.
Utilisez impérativement de l’huile à friture, élaborée pour supporter la chaleur (ce que
ne font pas la plupart des huiles). Filtrez les déchets brûlés après chaque utilisation et
n’utilisez pas le même bain plus de 5 fois : l’huile devient toxique au fil des
utilisations.
On connaît le goût des frites bien sûr, croustillantes à souhait, Bref, tous ces
petits délices entourés de pâte à frire qui fondent sous le palais.
Effets nutritionnels
En effet, le poisson frit est très gras, surtout quand il est enrobé de pâte (qui
absorbe l’huile comme une éponge).Comme la grillade, ce mode de cuisson provoque
l’apparition d’hydrocarbures cancérigènes. De plus, la très forte chaleur détruit
énormément les vitamines.
Un mode de cuisson à réserver pour les grandes occasions donc… car il est
toujours difficile de résister aux frites (NATHALIE LAURENS, 2008)
32
Des flambées de maladies d’origine alimentaire, liées à des contaminations par
des micro-organismes, des substances chimiques ou toxines, sont sensés alerté les
consommateurs. La consommation de plus en plus élevée des poissons d’eau douce
soulève plusieurs questions de ce fait, il est impératif de connaitre l’aspect sanitaire de
ces poissons. Etant donné que de nos jours le poisson est un aliment le plus consommé
mais également dangereux compte tenu des conditions d’élevage. Des préoccupations
sur l’effet de la cuisson sur les éléments traces métalliques du poisson font l’objet de
cette étude, car certaines maladies proviennent de la consommation des poissons d’une
part et d’autre part de connaître la provenance de ces contaminants. C’est l’ensemble
de toutes ces inquiétudes qui a constitué ce projet de fin d’étude.
II-RAPPEL DES OBJECTIFS
Cette recherche porte sur l’influence de la cuisson sur quelques contaminants cas
du poisson d’élevage. L’objectif général de cette recherche est de montré l’effet de la
cuisson sur les éléments traces métalliques du poisson d’élevage dans les villes de
Yaoundé, Sangmélima et Dschang. Pour cela, les objectifs spécifiques sont de :
1- Région du Centre
La région du centre est l’une des dix régions du Cameroun située dans le centre
du pays son chef –lieu est Yaoundé qui est aussi la capital politique du pays .
33
1.2 Climat
Yaoundé vient du mot « Ongola »qui signifie enclos ou clôture car un des
premiers résistants qui s’appelait Ombga Bissogo disait à Essono Ela qui avait
accueilli les premiers « blancs »en 1889, de ne plus leur donner le terrain et de fermer
les frontières de la ville à l’aide d’une clôture. Le premier nom de Yaoundé était «
Epsum » c’est – à –dire « chez Essomba » ou encore « Ntsonum » chez Essomba Ela
Yaoundé fut dès sa fondation un poste militaire Allemand sur une colline du pays
Ewondo. Elle se développa grâce à des commerçants allemands, comme base pour le
commerce de l’ivoire.
2.1 Le relief
2.2 Le climat
2.3 La population
35
Le relief de la commune de Dschang est dans l’ensemble pittoresque, fait d’une alternance de
collines et de vallées. Les variations d’altitude confèrent à la commune de privilégier et de
disposer de trois zones agro écologiques à fortes potentialités agricoles.
3.2 Climat
Climat équatorial de type camerounéen, elle compte deux grandes saison :
3.3 Population
La population de Dschang à une superficie de 262 km avec une population de
120207 habitants la commune de Dschang connait une dynamique les seuls chiffres
officiels disponible obtenus des résultats du troisième recensement général de la
population et de l’habitat donnent pour l’arrondissement de Dschang une population
total de 120207 habitants soit 63838 habitants dans la zone rurale.
IV – INTERET DE L’ETUDE
36
Ce travail suscite un intérêt particulier et préoccupant pour les chercheurs qui
veulent approfondir ce domaine et voir l’influence de la cuisson sur les éléments traces
métalliques susceptibles de contaminés le poisson. De ce fait, il a été question de
s’attarder exclusivement aux villes de Yaoundé Sangmélima et Dschang.
2- Recherche documentaire
Les descentes sur le terrain ont été effectuées dans les villes de Yaoundé de
Sangmélima et Dschang la rencontre avec les consommateurs a permis d’élaborerdes
échantillons représentatifs par la méthode d’échantillonnage. Nous avons pris soin
d’interroger les consommateurs sur :
37
- L’identification
- Le niveau de connaissance de l’origine des produits piscicoles et mode de cuisson
de ces produits
- La fréquence de consommation
- Informations générale sur la consommation du poisson
- La perception des risques de santé publique
II-PHASE DIAGNOSTIC
1) Echantillonnage
2) Technique d’échantillonnage
C’est la manière de choisir les unités d’échantillon dans la détermination des
résultats. On distingue plusieurs méthodes d’échantillonnage empirique ou non
probabiliste et la méthode d’échantillonnage aléatoire où la probabilité d’être choisi
est connue pour les membres d’une population. La méthode retenue pour notre étude
est la méthode aléatoire, qui consiste à attribuer à chaque maillon de la population la
probabilité de figurée dans l’échantillon
3) Cible d’étude
On entend par cible l’ensemble donc les éléments sont choisis parce qu’ils
possèdent tout ou plusieurs caractéristiques communes et sont de même nature .Dans
ce cas les cibles d’étude sont la population de Yaoundé, Sangmélima et Dschang.
4) Elaboration du questionnaire
Administration du questionnaire
L’administration du questionnaire est une période pendant laquelle le questionnaire est
distribué pour un remplissage par les personnes faisant partie de l’échantillon. Dans le
cadre de cette étude, le questionnaire a été administré dans les villes de Yaoundé,
Sangmélima et Dschang en ce qui concerne les consommateurs ; la distribution c’est
fait uniquement dans les villes de Yaoundé, Sangmélima et Dschang. Nous avons
personnellement distribuée ces questionnaires et avons veillée autant que possible à
leur remplissage correct. Ce travail a été effectué pendant six semaines. Le choix de la
population cible pour l’administration du questionnaire se faisait par hasard.
39
Tableau 11:Nombre de questionnaires administrés aux consommateurs dans la région du
Centre
CENTRE
STATUT NQD NQR Total récupération en %
Consommateurs 124 124 100 %
SUD
STATUT NQD NQR Total récupération en %
Consommateurs 49 49 100 %
OUEST
STATUT NQD NQR Total récupération en %
Consommateurs 52 52 100%
n
%= x 100 n = effectif N = effectif total
N
5) Entretien
Dans l’accomplissement de la collecte des données nous avons fait des
entretiens directs avec des consommateurs. Ces entretiens permettent de recueillir le
plus de données dans les moindres détails et avec plus de précision.
III. EVALUATION DE LA CONTAMINATION EN ELEMENTS TRACES
METALLIQUES DU POISSON, L’EAU ET L’ALIMENT
1) Analyse au laboratoire
Cette analyse s’est faite sur deux types de poisson (Oreochromis niloticus et Clarias
gariepinus). Nous avons donc fait une évaluation de la contamination au Plomb (Pb),
Cadmium (Cd), Nickel (Ni), Chrome (Cr), Cobalt (Co) et Arsenic (As). L’analyse de tous ces
éléments a été faite au laboratoire de l’IITA (International Institute of Tropical Agriculture)
de Nkolbisson.
40
2) Réactifs et standards
Tableau 14:Standards
Volumes
Solutions (µl)
étalons 1 2 3 4 5 6 7
Solution 25 50
125 1 000 2 000 5 000 –
Cd, Ni, Pb, Cr, As 0 0
3) Equipements
41
3.1 Principe et théorie
42
Préparation des échantillons
Dissolution acide (aussi appelée minéralisation par voie humide)
La voie la plus fréquemment employée a été celle de la dissolution, en général
dans un acide, afin d’analyser la solution. Celle-ci est injectée dans le plasma sous la
forme d’un fin aérosol, généré par un dispositif pneumatique (nébuliseur),
ultrasonique ou physico-chimique. Les particules les plus fines sont ensuite
sélectionnées par des méthodes de ségrégation physiques (centrifugation, impact sur
un obstacle, sédimentation) dans une chambre de nébulisation.
Principe de la méthode
La méthode consiste à ioniser l’échantillon en l’injectant dans un plasma
d’argon, ou parfois d’hélium, c’est-à-dire que les atomes de la matière à analyser sont
transformés en ionspar une sorte de flamme extrêmement chaude : jusqu’à 8 000 K,
mais en général autour de 6 000 K pour les applications géochimiques. Certains
appareils sont cependant dotés d’une option dite « à plasma froid », qui chauffent à
plusieurs centaines de K tout de même, permettant l’analyse de molécules organiques
qui seraient autrement détruites.
L’échantillon pénètre généralement dans le plasma sous une forme condensée
(liquide ou solide), et doit donc subir les changements d’état suivants : fusion (pour les
solides), vaporisation, ionisation. L’introduction a lieu au centre du plasma,
parallèlement au flux de gaz plasmagène.
L’échantillon doit être introduit dans le plasma sous une forme finement
divisée, car les puissances utilisées (généralement inférieures à 2 000 W de puissance
incidente) ne permettent pas de traiter des particules de taille supérieure au micromètre
durant leur temps de résidence au sein du plasma ; si l’on veut analyser un solide, il
faut donc d’abord le transformer en une suspension de fines particules, portées par un
courant de gaz plasmagène.
43
expliquer, la pratique de la pisciculture au Cameroun, le respect des qualités sanitaires
et nutritionnelle dans l’élevage des poissons ainsi que la fréquence de consommation
de ces produits par les consommateurs surtout de l’importance qu’ils portent à la
provenance et la qualité des poissons.
Cette étude s’est faite par coupe transversale, c’est-à-dire sur une courte
période pendant laquelle nous avons menés des entretiens de courtes durées. De ce
fait, des questions via un questionnaire ont été posées à la population d’étude dans le
but d’avoir leur avis sur l’objet de cette étude.
2-Traitement et analyse des données
Au cours de cette étude nous avons été confronté à certaines difficultés telles que :
Difficultés de rencontrer les consommateurs disponibles à répondre à nos questions
Le manque de moyens financiers pour les frais de déplacements et d’hébergement
dans les différentes villes.
Rareté de la documentation
Difficultés financières sur les frais de laboratoire pour les analyses
3 Limite de l’étude
3.1 Limites thématiques
Notamment le fait que cette étude, un énorme problème social, il a été question
de s’appesantir uniquement sur l’influence de la cuisson sur quelques métaux lourds
du poisson d’élevage.
44
3.2 Limites
1) Selon le genre
%
P
O
U
R
C
E
N
T
A
G
45
E
100
80
60
40
20
0
Homme Femme
2) Selon l’âge
250
%
P 200
O
U
R 150
C
E 100
N
T
50
A
G
E 0
> 20 ans 20 et 30 ans 30 et 40 ans 40 et 50 ans 50 et 60 ans Plus de 60 ans
3) Selon le Poids
46
%
P
O
U
R
CE
N
T
A
G
E
30 a 50 kg 50 a 70 kg 70 a 90 kg < 90 kg NA
4) Selon la religion
100
%
P
90
O 80
U 70
R
60
C
E
50
N 40
T 30
A
20
G
E
10
0
Catholique protestant Musulman autres
5) Selon profession
% 160
P 140
47
O 120
U 100
R
80
C
40
20
0
e n
riv
é e nt ité ier ian
t
nair aiso p pris r ca ra vr d
n m ié re m
e r et ou et
u
ctio oyé alar ' ent om
n pl s d c
Fo ef
em c h
Cas du tilapia
%
50
Tilapia
P 45
O 40
U 35
R 30
C 25
E 20
N 15
T
10
5
A
0
G Braisé Bouillon Friture Sauce
E
48
régions ces préférences de consommation pourrait s’expliquer par la facilité de
réalisation de ces modes de cuisson et par leurs goûts et leurs textures.
60
%
P
50
O
U
40
R
C
30
E
N
20
T
A
10
G
E
0
Ndomba Sauce Friture Braise
49
moy conso tilapia
(Kg / semaine)
1.4
1.2
1
0.8
0.6
0.4
0.2
0
Entre 20 et 30 Entre 30 et 40 Entre 40 et 50 Plus de 60
50
III-DETERMINATION LA CONCENTRATION DES ELEMENTS TRACES
METALLIQUES DANS LE POISSON
4 Cas du Tilapia
51
SECTION 2: DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS
1- Discussion
52
Ceci nous permet de conclure que le ndomba domine largement pour la cuisson du
silure cette remarque pourrait s’expliquer par le fait du goût et la particularité des
préparations avec les feuilles de bananiers. Il a été également déterminé la
consommation moyenne de tilapia et de silures suivant les classes d’âge. Concernant le
tilapia les 40 à 50 ans sont les plus gros consommateurs en moyenne 1,5 kg par
semaine. Tandis que pour le Silure les 20 et 30 ans sont les gros consommateurs avec
0,75kg par semaine. Nous constatons que le silure est moins consommé que le tilapia,
en effet certains consommateurs n’apprécient pas le goût de celui-ci. Lors des descentes
sur les terrains les consommateurs ont confirmés leur préférence pour le tilapia. Très
peu de références existent sur les données de consommation des poissons d’élevage.
Concernant le deuxième objectif sur la contamination par les éléments traces
métalliques des deux espèces Silures et Tilapia, des traces de métaux lourds ont été
retrouvés. Pour le Silure on a obtenu respectivement, l’arsenic (1,17±0,4), le cadmium
(0,141±0,01), le cobalt (0,226 ±0,04), le Chrome (1,422±0,01), le Plomb (0,357±0,14),
le nickel (3,468±0,01), les valeurs varient ainsi de façon croissante Cd< Co < Cr < Pb
<As< Ni. Des valeurs supérieures ont été obtenues par Kamilou et al au togo. Pour le
tilapia on a l’arsenic (1,336±0,03), le cadmium (0,144±0,003), le cobalt (0,226 ±0,04),
le Chrome (1,007±0,01), le Plomb (0,160±0,14), le nickel (0,600±0,02), les valeurs
varient ainsi de façon croissante Cd< Co < Pb <Ni <Cr <As. Les deux espèces de
poissons présentent généralement des traces de métaux lourds mais les valeurs sont en
dessous des normes dont sans véritable danger pour le consommateur. Des études
menées, Aina et al (2012), au Benin, trouvent des concentrations moyennes en plomb
de 0,92µg/g, dans le Tilapia. Katemo et al (2010) en République Démocratique du
Congo trouve chez le Tilapia des teneurs de 1,23µg/g. Adentunji et al (2012) au
Nigéria sur le Tilapia et le Silure, présentent des concentrations moyennes en variant de
0,026µg/g à 0,039 µg/g.
Enfin le dernier objectif sur l’influence de la cuisson a été mené sur le tilapia
uniquement et deux modes de cuisson ont été testés, la cuisson à la vapeur et la friture.
Pour le tilapia cru on a l’arsenic (1,336±0,03µg/g.), le cadmium (0,144±0,003 µg/g.), le
cobalt (0,226 ±0,04 µg/g), le Chrome (1,007±0,01 µg/g.), le Plomb (0,160±0,14 µg/g),
le nickel (0,600±0,02 µg/g). Pour le tilapia cuit a la vapeur on a l’arsenic (0,99±0,03), le
cadmium (0,08±0,1) le Chrome (1,19±0,04 µg/g), le Plomb (0,10±0,05 µg/g), le nickel
(0,31±0,04 µg/g). Pour le tilapia frit on a l’arsenic (1,03±0,03 µg/g), le cadmium
53
(0,10±0,05 µg/g.) le Chrome (1,28±0,02 µg/g), le Plomb (0,11±0,05 µg/g.), le nickel
(0,52±0,03 µg/g). Dianescu et al, 2002, en Turquie obtiennent des valeurs similaires à
celles de notre étude.
Globalement la cuisson diminue dans une certaine mesure la concentration en
métaux lourds. Aussi bien le mode de cuisson vapeur que friture, mais le mode vapeur
reste le mode de cuisson le plus diététique et approprié pour les poissons car la
concentration des métaux lourds diminue plus.
2- Recommandations
Face aux difficultés rencontrées sur l’influence de la cuisson du poisson
d’élevage sur les métaux lourds, nos recommandations se situent à trois niveaux :
54
- Respecter la réglementation en vigueur ;
- Faire un contrôle régulier des étangs ;
- Suivre des recyclages pour approfondir les connaissances en pisciculture.
CONCLUSION GENERALE
55
Pour la concentration des ETM du Silure les valeurs varient ainsi de façon
croissante Cd< Co < Cr < Pb <As< Ni tandis que Pour le tilapia Cd< Co < Pb < Ni
<Cr <As. Les valeurs restent inférieures à la norme OMS. D’après les analyses sur le
tilapia cuit à la vapeur on a l’arsenic (0,99±0,03), le cadmium (0,08±0,1) le Chrome
(1,19±0,04), le Plomb (0,10±0,05), le nickel (0,31±0,04). Pour le tilapia frit on a
l’arsenic (1,03±0,03), le cadmium (0,10±0,05) le Chrome (1,28±0,02), le Plomb
(0,11±0,05), le nickel (0,52±0,03). Ceci montre que la cuisson a une influence de
manière globale sur les métaux lourds du poisson cru mais cela reste toujours un
problème au niveau ou tous ces métaux lourds ne sont pas totalement détruits par la
cuisson et continue ainsi à être un danger pour l’Homme.
Pour prévenir ces risques, il est nécessaire de mettre certaines actions en
marches, non seulement au niveau du gouvernement, mais aussi au niveau des
producteurs et consommateurs. Globalement la cuisson influence sur les métaux
lourds grâce aux analyses obtenues sur le tilapia cuit à la vapeur et frit. Les
consommateurs doivent désormais porter une attention sur la qualité des poissons
d’élevage qu’ils achètent, s’intéresser à la provenance de ces derniers et plus
particulièrement à leurs cuissons en s’orientant plus vers des cuissons a l’eau plus
diététiques et permettant de réduire les concentrations en métaux lourds dans le
poisson. Relever les stratégies pour limiter des effets de contamination des métaux
lourds, mais aussi de sensibiliser les conséquences que rencontrent les
consommateurs, interpeller les pouvoirs publics à vulgariser la pisciculture au
Cameroun, sensibiliser les pisciculteurs et les consommateurs sur la nécessité du
respect des règles d’hygiène, et aussi de montrer l’importance d’une bonne cuisson du
poisson sur la santé des consommateurs.
56
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60
ANNEXES
61
I. Effet de quelques variables sur la consommation de poisson(TCD)
Cas du tilapia
1) Effet de l’âge
62
Plus de 60
NA
Entre 50 et 60
Moyenne de Qte tilapia
Entre 40 et 50 Consommé (kg)
Moyenne de Qte silures
Entre 30 et 40 consommé (kg)
Entre 20 et 30
> 20
DEDICACE.................................................................................................................................i
63
AVANT – PROPOS...................................................................................................................ii
REMERCIEMENTS.................................................................................................................iii
RESUME...................................................................................................................................iv
ABSTRACT................................................................................................................................v
SOMMAIRE..............................................................................................................................iv
LISTE DES ABREVIATIONS................................................................................................vii
LISTE DES FIGURES............................................................................................................viii
LISTE DES TABLEAUX.........................................................................................................ix
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................1
CHAPITRE UN : GENERALITESSURLEPOISSON...............................................................5
Section 1 : Définition des concepts..........................................................................................5
I. DEFINITIONDES CONCEPTS.........................................................................................5
1. La pisciculture..................................................................................................................5
2. Poisson.............................................................................................................................5
3. Norme..............................................................................................................................5
4. Qualité..............................................................................................................................5
5. Contrôle qualité................................................................................................................6
6. Commercialisation...........................................................................................................6
7. Législation.......................................................................................................................6
8. Salubrité des aliments......................................................................................................6
9. Contaminant.....................................................................................................................6
10. Risque alimentaire.........................................................................................................6
11. Cuisson...........................................................................................................................6
12. Les métaux lourds..........................................................................................................7
II. PRESENTATIONDEQUELQUESESPECESDEPOISSOND’ELEVAGE......................7
1-Cas du silure.....................................................................................................................7
[Link] du tilapia....................................................................................................................8
SECTION 2 : QUALITES NUTRITIONNELLE ET SANITAIRE DU POISSON...............9
I-QUALITENUTRITIONNELLEDUPOISSON...................................................................9
1. Définition.........................................................................................................................9
2-Valeurnutritionnelledupoisson.......................................................................................10
2.1 Cas du poisson de pêche............................................................................................10
2. 2 Cas du poisson d’élevage.........................................................................................10
[Link] consommation de poisson et ses effets sur la santé humaine....................................12
4. Les rôles physiologiques de l’acide gras oméga 3 (EPA et DHA)...............................13
II-QUALITE SANITAIRE DU POISSON..........................................................................14
1-Qualité microbiologique.................................................................................................14
1-1 Généralités :..............................................................................................................15
1.2. Sources de contamination.........................................................................................15
1-3 Effet sur la santé........................................................................................................15
2. Contamination chimique du poisson.............................................................................16
2.1. Les contaminations chimiques minérales.................................................................17
2 .1. 1 Généralités sur les métaux lourds.........................................................................17
2.1.2 Les conséquences des métaux lourds sur la santé humaine...................................19
64
3-Lescontaminantschimiquesorganiques...........................................................................21
3-1 Les résidus d’antibiotiques........................................................................................21
4- Contamination chimique cas du Cameroun...................................................................21
5-Précautions liées à la contamination des poissons.........................................................23
6- Critères de fraicheur du poisson frais............................................................................23
III- REGLEMENTATION DANS LA PISCICULTURE AU CAMEROUN.....................23
1-Légalisation et règlementation de la pisciculture au Cameroun.....................................23
2-Lesnormesdequalité........................................................................................................24
CHAPITRE DEUX : LES MODES DE CUISSON.............................................................25
Section1 : Généralités sur la cuisson des aliments.................................................................25
I-LESTYPESDECUISSONDESALIMENTS......................................................................25
1-Action de la chaleur sur les principes alimentaires...........................................................27
Section 2 : modedecuissondupoisson.....................................................................................28
1-Les différents modes de cuisson en détail........................................................................28
1.1 La cuisson à l’eau du poisson......................................................................................28
1.2 La cuisson à la vapeur du poisson...............................................................................29
1.3 La cuisson à la micro-onde du poisson........................................................................29
1.4 La grillade du poisson..................................................................................................30
1.5 La friture du poisson....................................................................................................30
CHAPITRE TROIS : APPROCHE METHODOLOGIQUE.............................................32
Section 1 : Contexte et cadre d’étude.....................................................................................32
I –RAPPELDUPROBLEME...............................................................................................32
II-RAPPELDESOBJECTIFS...............................................................................................32
III-PRESENTATIONETDESCRIPTIONDUCADRED’ETUDE.......................................33
1-Région du Centre............................................................................................................33
a)Relief /Paysage.............................................................................................................33
b)Climat...........................................................................................................................33
c)La population, culture et tradition................................................................................33
2-La région du sud (Sangmélima).....................................................................................34
a)Le relief........................................................................................................................34
b)Le climat.......................................................................................................................34
c)La population................................................................................................................34
3) La région de L’OUEST (Dschang)................................................................................35
a. le relief.........................................................................................................................35
b. climat...........................................................................................................................35
c. population....................................................................................................................35
IV – INTERET DE L’ETUDE.............................................................................................36
[Link] le plan théorique ou social........................................................................................36
[Link] le plan spécifique......................................................................................................36
SECTION 2 : TECHNIQUE D’ENQUETE ET METHODE D’ANALYSE DES METAUX
LOURDS................................................................................................................................36
I-TYPES DE RECHERCHES..............................................................................................36
1-Recherche exploratoire et explicative............................................................................36
2-Recherche documentaire................................................................................................37
65
3-Descente sur le terrain....................................................................................................37
II- PHASEDIAGNOSTIC....................................................................................................37
1)Echantillonnage..............................................................................................................37
2) Technique d’échantillonnage.........................................................................................38
3) Cible d’étude.................................................................................................................38
4) Elaboration du questionnaire.........................................................................................38
5) Entretien.......................................................................................................................40
III. EVALUATION DE LA CONTAMINATION EN ELEMENTS TRACES
METALLIQUES DU POISSON, L’EAU ET L’ALIMENT...............................................40
1) Analyse au laboratoire...................................................................................................40
2) Réactifs et standards......................................................................................................40
3) Equipements..................................................................................................................41
3.1 Principe et théorie.....................................................................................................41
3.2 Protocole d’analyse...................................................................................................42
3.3 Préparation des échantillons......................................................................................42
IV-METHODE DE COLLECTE DE DONNEES...............................................................43
1-Approche quantitative....................................................................................................43
2-Traitement et analyse des données.................................................................................44
a.Dépouillement des données..........................................................................................44
[Link]és rencontrées..................................................................................................44
[Link] de l’étude.........................................................................................................44
CHAPITRE QUATRE : PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION.......45
Section 1 : Présentation et interprétation des résultats...........................................................45
I-RESULTATS DES ENQUETES SUR LES MODES DE CUISSON..............................45
1)Selon le genre.................................................................................................................45
2)Selon l’âge......................................................................................................................46
3)Selon le Poids.................................................................................................................46
4)Selon la religion..............................................................................................................47
5)Selon profession.............................................................................................................47
II. LES MODES DE CUISSON ET LA CONSOMMATION DU POISSON....................48
III- RESULTATS DES ANALYSES SUR LE POISSON CRUS ET SUR LE POISSON
CUIT....................................................................................................................................51
SECTION 2 : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS................................................51
1-Discussion.......................................................................................................................51
2-Recommandations..........................................................................................................53
CONCLUSION GENERALE...................................................................................................55
BIBLIOGRAPHIE....................................................................................................................57
ANNEXES................................................................................................................................59
66
67