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Protection des Associés sans Vote OHADA

Memoire de Mouna

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Un peuple – Un but – Une foi

*********

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION


DIRECTION GENERALE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR PRIVE

MASTER 2 : DROIT DES AFFAIRES ET GOUVERNANCE D’ENTREPRISE


**********
PROJET DE MEMOIRE
*******
PRESENTE PAR :
MAIMOUNA THIAM
*****
SUJET :
LA PROTECTION DES ASSOCIES SANS DROIT DE VOTE DANS LES SOCIETES ANONYMES
DE DROIT OHADA

0
Contexte du sujet

L’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) est une
organisation internationale de plein exercice, dotée d’une personnalité juridique internationale.
L’objectif de cette l’organisation est la facilitation des échanges et des investissements, la
garantie de la sécurité juridique et judiciaire des activités des entreprises. Le droit de l’OHADA
vise ainsi à propulser le développement économique et à créer un vaste marché intégré au sein
de la zone. Pour réaliser ces objectifs, l’OHADA1 s’est dotée d’un système institutionnel
structuré autour de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, du Conseil des
ministres (organes politiques) et du Secrétariat permanent qui est l’organe exécutif et
administratif de l’Organisation, chargé d’assister le Conseil des ministres et de coordonner la
préparation et le suivi de la procédure relative à l’adoption des Actes uniformes. En effet,
l'entrée en vigueur le 1er janvier 1998 de l'Acte Uniforme de l'OHADA, créé par le traité de
port Louis et adopté par le conseil des ministres le 17 avril 1997, portant sur le droit des sociétés
commerciales et du groupement d'intérêt économique2 marque un bouleversement dans
l'histoire du droit des sociétés des pays africains membres de la zone franc. Réviser en 2019, ce
texte est venu mettre un terme, dans la plupart des pays concernés, à plus d'un siècle
d'application de la loi française du 24 juillet 1867 sur les sociétés par action. La venue de
l’OHADA a permis d’uniformiser différents types de sociétés que sont la société en nom
collectif (SNC), la société à responsabilité limitée (SARL), la société en commandite simple
(SCS) et la société anonyme. Les sociétés anonymes influences différents type d’acteur en
fonction de leur intérêt convergent ou divergeant. En effet, la diversité des acteurs de la société
assure une certaine imitation nécessaire à son fonctionnement. D'une manière générale, ce sont
les directeurs sociaux, les salariés, mais surtout les associés, qui sont à l'origine de l'entreprise
et de ce fait, ils devraient jouir de droits patrimoniaux (regroupant tous les droits de nature
économique ou financière) et des droits politiques équitables. Mais force est de constater que
tous les associés ne disposent pas du droit de vote contrairement aux dispositions de l’article
53.4 de l’acte uniforme OHADA 3. En effet, les statuts d’une SA pourrait prévoit la possibilité

1
LegiGlobe, Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires ; Publié le 17 février 2014 ; p1

2
Le préambule de l’ACTE UNIFORME REVISE RELATIF AU DROIT DES SOCIETES COMMERCIALES ET DU
GROUPEMENT D’INTERET ECONOMIQUE ; adopté le 30/01/2014 à Ouagadougou
3
1°) un droit sur les bénéfices réalisés par la société lorsque leur distribution a été décidé
2°) un droit sur les actifs nets de la société lors de leur répartition, à sa dissolution ou à l’occasion d’une
réduction de son capital ;

1
d’émettre des actions dont les droits politiques sont amputés d’une de leurs composantes
fondamentales, c’est à- dire le droit de vote 4.

C’est d’ailleurs ce qui nous a permis de choisir notre sujet : LA PROTECTION DES
ASSOCIES SANS DROIT DE VOTE DANS LES SOCIETES ANONYMES DE DROIT
OHADA.

Définition des termes juridiques

Il s’agira pour nous de définir certaines notions et d’apporter certaines distinctions afin de
mieux cerner notre sujet. D’abord, La notion d’associé renvoie à une personne qui est unie à
une ou plusieurs autres par une communauté d’intérêts, c’est l’essence même du contrat de
société5. Mais, cette notion n’a pas été expressément définie par les différentes législations. Les
législateurs ne donnent aucune définition de l’associé. La seule mention du mot associé apparaît
lorsqu’ils définissent la société6. C’est à celui qui remplit les conditions posées dans ces articles
que revient la qualité d’associé 7. Autrement dit, l’associé se définit par la mise en commun
d’apports, la participation aux résultats et la contribution aux pertes, dispose en contrepartie des
parts sociales. Et, surtout la volonté commune qui renvoie directement à la notion d’affectio
societatis. Selon la doctrine, la définition que fait l’article 1832 est une définition par emprunt
car elle est insuffisante et classique du fait qu’il y a seulement une utilisation du critère de la
notion de société8. Ainsi, le mot associé est le terme qui sera le plus utilisé dans
ce mémoire, il englobe et renvoie également à la notion d’actionnaire. Il s’agit de deux notions
désignant les mêmes acteurs. Les associés d’une société anonyme sont appelés actionnaires et
détiennent des parts de la société en fonction du nombre d’actions qu’ils possèdent. Cependant,
il est important de noter que tous les actionnaires ne bénéficient pas nécessairement du droit de

3°) le cas échéant, l’obligation de contribuer aux pertes sociales dans les conditions prévues pour chaque forme
de société ;
4°) le droit de participer aux votes des décisions collectives des associés, à moins que le présent acte uniforme
en dispose autrement pour certaines catégories de titres sociaux.

4
SA est l’abréviation de la Société Anonyme.
5
Dictionnaire Le Robert
6
E. C. MONTCHO AGBASSA, « Les droits fondamentaux de l’associé en droit OHADA », RTSJ, n°7, janvier-Juin
2015, p.67.
7
7 Article 4 de l’AUSCGIE « La société commerciale est créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent
par un contrat, d’affecter …Les associés s’engagent à contribuer aux pertes dans les conditions prévues par le
présent Acte uniforme », et Art. 1832 du Code civil « La société est instituée par deux ou plusieurs personnes
qui conviennent par un contrat …Les associés s’engagent à contribuer aux pertes. »
8
La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une qui
pourra en résulter. Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la loi, par l'acte de volonté d'une seule
personne. Les associés s'engagent à contribuer aux pertes.

2
vote. Certains associés peuvent être dépourvus de ce droit. Ensuite, la détermination de la notion
« vote » est d’autant plus essentielle pour mettre en exergue l’importance du droit de vote et ses
implications. Le vote, terme dérivé de l'anglais vote, provenant du latin votum signifiant « vœu
» est une méthode permettant à un groupe une prise de décision commune 9. En effet, le vote est
la manifestation d'une opinion, d'une volonté ou d'un choix lors d'une consultation au sein d'un
corps politique, d'un collège électoral, d'une assemblée délibérante, etc., en vue d'une élection,
d'un référendum ou d'une prise décision10. D'après l'article 1844, "tout associé a le droit de
participer aux décisions collectives". Cette règle, introduite par la loi n° 78-9 du 4 janvier 1978,
est issue du droit commun des sociétés et concerne par conséquent toutes les formes sociales.
En effet, le droit de vote des associés fait partie des principes fondamentaux du droit des
sociétés, C’est un droit politique attaché à la qualité d’associé. Le droit de vote des associés
implique une liberté d’exercice, une liberté de disposer comme il le souhaite de son vote.

Délimitation du sujet

Nous parlerons dans notre étude que des sociétés anonymes en nous basant sur la législation de
l’ohada principalement et des autres législations étrangers en cas de besoins. Notre analyse se
concentrera sur les mécanismes statutaires de protection des droits financiers et des intérêts des
associés sans droit de vote dans le contexte du droit des sociétés OHADA. Cette délimitation
spécifique permettra d'orienter la recherche de manière précise et d'obtenir des résultats
pertinents en lien avec les objectifs fixés. Toutefois, il existe des limites à l’exercice du droit de
vote des associés. D’abord, lors de la création d’une société par actions notamment la SA, les
associés font des apports en contrepartie desquels ils reçoivent des titres, ce sont des actions
ordinaires. Le nombre d’actions ordinaires détenu est proportionnel à leur apport. Ces actions
leur confèrent des droits de vote lors des assemblées générales et des droits de percevoir des
dividendes. Au sein de cette société, peut également être créée des actions de préférence. Ces
actions de préférence tout comme le droit de préférence dans la SARL sont des titres de capital
qui confèrent à l’actionnaire qui les détient11 des prérogatives particulières telles que des droits
de vote double ou, un droit à des dividendes prioritaires, un superdividende, etc. En effet, les
actions de préférence peuvent, dans certains cas, ne pas bien porter leur nom car elles retirent
des droits. Par exemple, une action de préférence peut ne pas comporter de droit de vote. Cette

9
Wikipédia : Etymologie du mot « vote » (consulté en ligne le 11/03/2024)

10
"Toupictionnaire" : Le dictionnaire de politique (consulté en ligne le 10/03/2024)
11
Samuel Goldstein « L’action de préférence » ; Dernière mise à jour le 21/09/2021

3
forme d’actions va être surtout utile lors d’opérations de levée de fonds, et dont les acteurs
seront les associés fondateurs et un fonds d’investissement. Les actions de préférence pourront
être accordées à l’une ou l’autre de ces parties afin de les différencier. Ensuite, les actions sans
droit de vote sont des actions qui ne donnent à son propriétaire pas ou très peu de droit de vote
ou de droit de regarder dans les affaires de l’entreprise dont il détient les actions. L’action sans
droit de vote permet à une entreprise d’augmenter son capital sans modifier la structure du
pouvoir de l’entreprise. En fait, elle coute un peu moins chère qu’une action avec droit de vote,
car son détenteur peut exercer une pression directe sur la rentabilité de l’entreprise, mais ne
peut décider de nommer une autre direction car ses actions n’ont pas le droit de vote. Ce type
d’action est utile afin de prévenir une crise de contrôle hostile d’une entreprise. De ce fait, les
associés sans droit de vote dans les sociétés anonymes ont des actions, mais ne peuvent pas non
plus participer aux décisions importantes de la société contrairement aux associés majoritaires.
Ils ont le droit de recevoir une part des bénéfices de la société et leur droit de céder leurs actions
à d’autres personnes. Cependant, ils ne peuvent prendre part aux décisions importantes dans la
société. Partant de cette classification du droit de vote, il revient de faire une distinction entre
l’associé majoritaire et l’associé minoritaire. L’actionnaire ou l’associé a une participation
majoritaire dans une entreprise lorsqu’il détient plus de 50 % des actions à droit de vote de
l’entreprise, lui donnant le pouvoir de décider dans les réunions d’actionnaires et de contrôler
l’orientation des activités. Les actions à droit de vote permettent aux actionnaires de participer,
de s’exprimer et de voter aux assemblées d’actionnaires. Contrairement à l’associé majoritaire,
la notion même de minorité comprend plusieurs sens. D’entrée de jeu, l’associé minoritaire est
perçu généralement comme celui qui détient un capital de moins de 50% dans une société à
deux associés ou celui qui détient un pourcentage très faible en parts sociales. Toutefois, le sens
à retenir est celui qui vise la minorité dans le cadre d’une collectivité des associés, celle qui se
définit comme étant « la masse des porteurs du capital liée par les décisions de la majorité du
capital présente ou représentée »12. Par sa faible participation au capital social, l’associé
minoritaire voit la gestion de la société aux mains de la majorité. Cela laisse à penser qu’il est
réduit uniquement au profit et dont la gestion ne serait sa principale motivation. La place de
l’associé minoritaire dans la société a valu plusieurs qualifications doctrinales dont certaines
allaient dans la dévalorisation du statut du minoritaire et d’autres qualifiant leur insignifiance

12
PERCEROU, par « minorité », il faut entendre les actionnaires qui ne font point partie du groupe dirigeant de
l’entreprise, Rapport présenté au congrès international de la Haye, Ann. D. Co., 1932.211, cité par Hélène
Guebidiang a Tchoyi-Doumbe, La cession des droits sociaux de l’associé minoritaire, Thèse Université
d’Auvergne Clermont-Ferrand, 2010, p.5.

4
dans la société. C’est le cas d’un auteur qui les appelait de « simples bailleurs de fonds » 13, qui
sont dépourvus de tout contrôle de leur société et en générale ne forme pas un groupe cohérent.
Bien que tous les associés minoritaires ne sont pas dépourvus du droit de vote, il convient de
préciser que l’associé sans droit de vote est un associé minoritaire car ils se définissent
uniquement par le nombre d’actions ou parts sociales qu’ils procèdent, leur permettant ou non
de prendre part au vote dans la société. Par conséquent, l’associé sans droit de vote est soumis
aux mêmes règles que l’associé minoritaire. Une telle classification de l’associé sans droit de
vote soulève la question de la protection des intérêts de ce dernier du fait qu’il n’impacte pas
directement sur la gestion de la société. Par conséquent, les législateurs peuvent craindre que
les associés majoritaires ou dirigeants sociaux abusent de leurs pouvoirs et que ces derniers
dirigent la société dans leurs seuls intérêts. In facto, le pouvoir de gérer une société appartient
quasi exclusivement à la majorité du fait de leur pourcentage de participation au capital. C’est
pour cette raison que l’Acte uniforme OHADA à entendu protéger l’associé sans droit de vote
qui est classé au rang des associés minoritaires en lui reconnaissant un certain nombre de droits
spécifiques qui, pourront éviter que les associés majoritaires abusent de leurs pouvoirs. L’étude
de la protection des associés sans droit de vote dans les sociétés anonymes de droit OHADA
revêt une pertinence considérable dans la mesure où elle permettra de répondre aux
préoccupations légitimes des associés sans droit de vote et de contribuer à l’établissement d’un
cadre juridique et réglementaire favorisant une répartition équitable du pouvoir et des droits au
sein des sociétés anonymes. Par conséquent, il est essentiel de mener une recherche approfondie
sur la protection des associés sans droit de vote dans les sociétés anonymes de droit OHADA.
De plus, la notion d’associé sans droit de vote est intrigante dans la mesure où elle remet en
cause l’élément primordial et indispensable de la création d’une société : l'intention de s'associer
ou L'affectio societatis14 qui traduit la volonté des associés de collaborer ensemble à
l'exploitation de l'activité. En effet dire que l’associé n’a pas de droit de vote intrigue dans la
mesure où celui-ci décide au même titre que les autres associés de mettre ses intérêts au bénéfice
de la société mais ne dispose pas des mêmes prérogatives que ces derniers sous prétexte qu’il
ne dispose pas de droit de vote qui sont ou qui devrait être en principe le moteur de tout associé.

13
F.-X LUCAS, Les actionnaires ont-ils la qualité d’associé ? Brefs propos discursifs au tour du thème de l’associé
et de l’investisseur
14
‘’L’affectio societatis", est une locution d'origine latine utilisée pour désigner l'élément intentionnel
indispensable à la formation du lien qui unit les personnes qui ont décidé de participer au capital d'une société
qu'elle soit civile ou commerciale. L'existence de l'affectio societatis permet de distinguer la société, des
syndicats de copropriétaires ou de certains groupements ou même des indivisions qui se forment sans cette
volonté d'investir en commun et de partager les bénéfices ou les pertes de l'entreprise.

5
Problématique

Quand on connait l’importance même du droit de vote dans son entièreté qui est un droit des
plus fondamental et d’abord un droit humain, l’on ne devrait pas les soustraire à un tiers d’autant
plus qu’il est question de capitaux, d’investissements et de ses intérêts. Alors, si l’associé sans
droit de vote dans les sociétés anonymes de droit OHADA n’a pas de pouvoir décisionnel alors
comment le protéger et comment pourrait-il Veillé à l’intérêt de son investissement s’il ne peut
participer au vote ? Est-ce que l’acte uniforme OHADA a prévue des mécanismes de protection
des associés sans droit de vote dans les sociétés anonymes ? A cette question, l’Acte uniforme
énumère un ensemble de mesures permettant aux associés sans droit de vote dit minoritaires de
préserver leurs statuts dans la société sans qu’ils ne subissent des pressions du groupe
majoritaire. Des mesures tangibles ne pouvant pas être remises en cause ni par le groupe
majoritaire, ni par l’équipe dirigeante.

Intérêt du sujet

Ces règles sont justifiées par des raisons impérieuses d’intérêt général tenant notamment en la
protection particulière des associés sans droit de vote et à une sécurité juridique de la société.
La protection des minoritaires par les législateurs tient également à ce qu’ils ne soient pas
contraints dans leurs fonctions d’associés 15 ; qu’ils aient la pleine liberté dans l’implication de
la gestion sociale ; qu’ils adhèrent en leurs âmes et consciences aux règles et principes de la
société16. En effet, les associés sans droit de vote bénéficient des actions qui leurs permettent
de garantir et de protéger leurs intérêts et ceux de la société, puisqu’ils peuvent interroger les
dirigeants sociaux en exigeant de mettre à leur disposition des documents de la société. De plus,
par cette obligation d’information, ils ont la possibilité d’intenter des actions afin de faire cesser
certains agissements contraires aux l’idéologie commune. Les associés minoritaires bénéficient
d’une protection quel que soit l’ordre juridique auquel ils sont soumis. L’AUSCGIE 17prévoient
un panel de mécanismes permettant aux associés sans droit de vote de faire valoir leurs droits
et de pouvoir contrôler la gestion au sein de la société. Ces mécanismes pourraient les emmener,

15
Acte uniforme OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique
adopté le 30/01/2014

16
Ulrich Moundounga Mapangou, La protection des associés minoritaires : étude comparée de droit français et
droit OHADA ; Droit. Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2023.
17
AUSCGI : Acte Uniforme relative aux Sociétés Commerciales et au Groupement d’intérêt économique, du 30
janvier 2014, qui se substitue au texte initial du 17 avril 1997

6
non seulement à contrôler, mais également à prévenir ou à faire sanctionner d’éventuels
irrégularités commises par l’assemblée générale ou l’organe dirigeante.

Résultats attendus

L’étude de ce sujet apportera plus de lumière sur les mécanismes juridiques et contractuelles et
spécifiques misent en place pour protéger les intérêts des associés sans droit de vote. De plus
une comparaison des dispositions en droit ohada avec celles d’autres juridictions pourrait mettre
en évidences les bonnes pratiques ou des améliorations pourraient être apportées. Le sujet
pourrait également apporter une contribution significative à la doctrine juridique en explorant
un sujet spécifique du droit Ohada.

Méthodologie de travail

Nous allons examiner en détail, les textes juridiques Ohada pertinents, notamment le traité
ainsi que d’autres textes pertinents. Nous allons également sélectionner des cas concrets de
sociétés anonymes en droit Ohada. En outre, des entretiens vont être menés avec des
professionnels du droit, des avocats, des experts en gouvernances d’entreprise et des associés
sans droit de vote.
Echéance

Nous comptons faire notre mémoire dans une durée de (5) mois au minimum. Notre travail sera
effectué conformément à ce calendrier :

De Mars à Avril, nous procéderons à la collection de notre bibliographie.

D’Avril à Mai, nous envisagerons d’interviewer les personnes énumérées ci-dessous.

Le mois de Juin sera consacré à l’analyse des décisions rassemblées et à la présentation du plan.

Nous commencerons la rédaction de notre mémoire le mois de Juillet.

Et enfin le début du mois D’Aout sera uniquement consacré à la préparation de la soutenance.

S’il y’a des changements par rapport à la date de dépôt, nous aménagerons notre calendrier.

Plan

7
Le terme de protection ne signifie pas que les législateurs ont privilégié le minoritaire face aux
majoritaires. Mais de savoir si les mécanismes mis en place pour protéger les associés sans droit
de vote sont suffisants et efficaces. En d’autres termes : Les associés des sociétés anonymes
bénéficient-ils d’une protection suffisante de leurs droits lorsqu’ils sont eux-mêmes dépourvus
du droit de vote ? Les mécanismes de protections mis en place par l’acte uniforme garantissent
les intérêts des associés sans droit de vote dans les sociétés anonymes ? Une telle étude
permettra d’identifier l’insuffisance du mécanisme de protection des associés sans droit de vote
dans les sociétés anonymes de droit OHADA (premier chapitre) et de proposer des
recommandations pour renforcer la protection de ces associés (deuxième chapitre).

8
INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : L’INSUFFISANCE DES MOYENS DE PROTECTION DES


ASSOCIES SANS DROIT DE VOTE DANS LES SOCIETES ANONYMES
DE DROIT OHADA
Section 1 : La protection des associés sans droit de vote limitée par les
dirigeants sociaux : entrave par les dirigeants sociaux
Section 2 : La protection des associés sans droit de vote fragilisée : Au prétexte
de l’intérêt de la société
CHAPITRE 2 : UN MECANISME DE PROTECTION PERFECTIBLE POUR
LES ASSOCIES SANS DROIT DE VOTE DANS LES SOCIETES
ANONYMES DE DROIT OHADA
Section 1 : Mise en œuvre de moyens de protection garantissant les avantages
financiers des associés sans droit de vote dans les sociétés anonymes
Section 2 : L’instauration d’un mécanisme de représentation des associés sans
droite de vote dans le conseil d’administration

CONCLUSION :

9
Bibliographie provisoire :
Ouvrages généraux :
J.L AUBERT, F. COLLART DUTILLEU, Le contrat – Droit des obligations : Paris :
Dalloz, coll. « Connaissances du droit », 4e éd., 2010
B. CAILLAUD, L’exclusion d’un associé dans les sociétés, Sirey, Paris, 1966.
D. DARBON et J. DUBOIS DE GODUSSON : La création du droit en Afrique, éd.
Kartala, 1997. F. COLLART-DUTILLEU et Ph. DELEBECQUE, Contrats civils et
commerciaux : Dalloz, coll. « Précis », 9e éd., 2011
F. DUQUESNE, Droit des sociétés commerciales, 6ème Ed. 2020
M. GERMAIN et V. MAGNIER; Les sociétés commerciales, Tome 2. p.417 et 674.
E.W. GONCALVES, Droit des sociétés, 2ème éd., Pothier, Paris, 2014, p. 47.
J. GHESTIN, « Traité de droit civil, les obligations, le contrat, formation », n° 487
Y. GUYON,
- Traité des contrats, les sociétés, aménagements statutaires et conventions entre associés,
LGDJ, 5e éd., n° 9, p. 22
- Droit des affaires, t. 1, Droit commercial général et sociétés, Economica, 1994, 10è éd.
- Droit des affaires, T1, Droit commercial général et sociétés, 12ème éd., Economica, Paris,
2003. - Les sociétés, aménagements statutaires et conventions entre associé”, in Traité des
contrats, LGDJ, 1995, 2è éd.
- Droit des affaires, entreprises en difficultés, redressement judiciaire, faillite, Tome 2, 6è éd.,
Economica, 1997.
- « Traité des contrats, Les sociétés, aménagements statutaires et conventions entre associés, 2
éd. 1995
LAPOYADE DESCHAMPS (Ch.), Droits des obligations, Ellipses 1998.
P. LE CANNU et [Link]
- Droit des sociétés, Lextenso, 5e éd., 2013, p. 73-80.
- « Droit des sociétés », 8ème édition, LGDJ

Ouvrages spécialisés :
B.M. KEM CHEKEM, Entreprises en difficultés et droits des salariés dans la zone OHADA,
mémoire de DEA, Université de Dschang, mars 2004, p. 50.

10
M. DEGUENON, « Le règlement judiciaire des litiges entre actionnaires dans le droit
OHADA », Thèse, Abomey-Calavi, 2015.
D.A TAKAFO KENFACK, L’efficacité du contrôle des commissaires aux comptes des
sociétés anonymes (OHADA), §II : L’ambiguïté des critères de déclenchement de l’alerte,
Université de Dschang, DEA 2005.
[Link]. TSHIBENDE, L’information des actionnaires, source d’un contre-pouvoir dans les
sociétés anonymes de droit français et du périmètre OHADA, Chapitre II actionnaires
épargnants, éclairés, 260 quater, Presse universitaire d’Aix-Marseille 2009.
FENET, Travaux préparatoires du code civil, tome XX, p390
F. LEFEBVRE, Protection des minoritaires, sociétés commerciales ne faisant pas appel
public à l’épargne, memento, p.115

Thèses :
CELY, Les fondements de la responsabilité civile des dirigeants. Etude franco colombienne,
Thèse, Panthéon-Assas, 2010.
D. KEUFFI, « La régulation des marchés financiers dans l’espace OHADA », Thèse 2010
Université Strasbourg.
P.F KANE EBANGA, Organisation et fonctionnement des sociétés anonymes du Cameroun
dans l’économie moderne : essai de droit comparé français et camerounais, Thèse, Nice
Sophia- Antipolis, 1993, P. 92.
M BALIMA, les sociétés commerciales en Afrique de l’Ouest, Thèse, Dijon 1979 p. 297.

11

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